Nom : Jean Racine
Âge : 24 ans
Personnage incarné : Dramaturge
Histoire : Il est né le 21 Décembre 1639 à la Ferté-Milon dans une famille de la moyenne bourgeoisie. Devenu orphelin dès son plus jeune âge, le petit Jean est recueilli par ses grands-parents puis par sa tante, religieuse à Port-Royal.
Après avoir effectué trois années d’études chez sa tante, il revient à Paris afin d’y apprendre la philosophie. Dès lors il fréquentera la société des mondains et des lettrés.
Il se lance rapidement dans l’écriture de la tragédie mais ses premières œuvres sont refusées par les comédiens du Marais.
Après un bref séjour en Province, il regagne Paris en 1662 où il écrit une ode sur la convalescence du Roi ce qui lui vaudra ses faveurs.
Apparence physique : Longtemps raillé pour son physique peu avenant, Racine a pris sa revanche en devenant un jeune homme particulièrement beau. Ses cheveux courts, son nez droit et ses lèvres bien dessinées attirent la gente féminine.
Ses yeux, reflétant les nombreuses chimères qui nourrissent son esprit, semblent toujours plongés dans le vague de l’infini.
Il a dut s’adapter à la mode de la cour qu’il fréquente depuis une année : son apparence d’abord provinciale et négligée est devenue raffinée, effet renforcé par un maintien irréprochable qui pourrait révéler quelqu’un de suffisant !
Psychologie du personnage : Ce qui montre que l’apparence ne reflète pas toujours l’esprit, c'est que celui de Racine est aussi tortueux que son physique est lisse… Il n’a de cesse de se plonger dans la noirceur des sentiments humains ce qui l’entraîne vers une vie de plus en plus solitaire.
Son seul lien restant avec la cour est sa recherche incessante d’une Muse. En effet, la Femme, toujours au centre des tragédies qu’il crée est sa principale source d’inspiration. Il l’idolâtre autant qu’il la craint.
Revenu à Paris dans le seul but de trouver sa Muse, il sait qu’elle lui permettra d’écrire la plus grande tragédie de tous les temps et de la porter sur les planches.
Cette quête contraste avec sa personnalité renfermée, le laissant trop souvent balancer entre ce qu’il est et ce qu’il voudrait être, entre ce qu’il fait et ce qu’il devrait faire !
Allant de déception en déception, croyant à chaque instant atteindre son but, il oscille entre des périodes d’abattement et d’euphorie.
Il ne veut pas voir que le but qu’il s’est fixé est illusoire et qu’il est en fait venu rechercher quelque chose qui n’existe pas : l’accord éternel entre l’écrivain et sa source d’inspiration.