1663

France. 1663. Le roi Louis XIV a 25 ans, et les intrigues sont reines au palais royal et à Fontainebleau. Incarnez votre personnage et changez l'histoire a vos gouts
 
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les appartements de Jean-Jean Chanteloup

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Louise de frenolec
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Ven 25 Aoû 2006, 17:53

Elle le retint quelques secondes .

-Je me demandais si vous ne pourriez pas inculquer de temps à autre à mon cousin quelques rudiments de l'éducation d'un gentilhomme ,je vous paierai !Si vous etes d'accord dites le moi.Quand à Silvio il a trouvé en vous l'image paternel qui lui manquait et j'en suis heureuse pour lui ,il ira vous rejoindre dans quelques instants à la chapelle je pense .
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Jean de
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Ven 25 Aoû 2006, 18:09

"Louise, répondit Chanteloup, pas de question d'argent entre nous n'est-ce-pas : je donnerai quelques rudiments d'éducation à votre jeune cousin, et même plus. Vous ne devrez pas me payer, je peux vivre sans problème à la Cour sans me faire payer.

Quant à Silvio, s'il vous marque son accord, c'est avec plaisir que je remplirai ce rôle de père : je vous demanderai également qu'il ne soit plus valet, et qu'il puisse habiter, dans un premier temps, mon appartement. Qu'il me rejoigne tout à l'heure à la Chapelle.

Je vous souhaite une agréable journée, et, espère vous revoir bientôt, en compagnie de Madame de Montespan."

La première demeure de Dieu, le premier Temple à lui construire, c'est l'homme lui-même fait à l'image de Dieu

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Jean de
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Sam 26 Aoû 2006, 16:58

Déjà, dans les cages d’escaliers, Silvio questionnait Chanteloup :

« Vous me demandez bien tôt en vos appartements, messire. Y-at-il un problème, dois-je vous aider à l’une ou l’autre lourde tâche ? Ou, n’êtes-vous pas satisfait de la progression dans mes nouvelles études ? «

Chanteloup le laissa questionner de sa petite voix chantante, et ils arrivèrent dans les appartements. Chanteloup demanda à Gabriel de préparer la table du petit-déjeuner, table que partagerait Silvio. Ce dernier ne comprenait plus rien…

« Viens, mon fils, nous passerons d’abord dans les fauteuils, en attendant que Gabriel soit prêt. »

« Ne dois-je aider Gabriel, messire Chanteloup ? ».

« Non non, lui répondit-il, prends place, et prête oreille attentive à ce que je vais te raconter, te dire et te demander.

Chanteloup commença par expliquer le déroulement de sa vie à Silvio, et lui fit remarquer que sur certains points, leurs chemins se croisaient.

Ensuite, il entra dans le vif du sujet :

« Vois-tu, Silvio, ta gentillesse et ton naturel font que j’ai décidé de m’occuper de toi, de te prendre à ma charge, et ce, non en tant que valet, mais en tant que « fils », fils que je ne peux avoir, étant donné que je suis dans les ordres. Mais je peux être ton tuteur, t’aider à devenir ce que tu mérites, c’est-à-dire un gentilhomme. Tu pourras même, je le pense, porter mon nom, mais tout cela devra se régler devant un Notaire. Ce matin tôt, j’ai fait envoyer une lettre au Père Abbé qui est à la tête du monastère qui m’a éduqué, lui demandant une bonne et sérieuse adresse. Nous aurons rapidement des nouvelles.

Quant à la Baronne de Frénolec, elle a beaucoup d’affection pour toi, et m’a précisé :

« Concernant Silvio, vous savez........J'ai beaucoup d'affection pour lui, ce sera difficile pour moi de le laisser partir, mais si tel est son destin, je n'y vois pas d'inconvénient. ».

Vois-tu, tout est réuni pour que commence pour toi une nouvelle vie. Cette nouvelle vie te plaira-t-elle ? Veux-tu devenir un gentilhomme ? Veux-tu faire ce qu’il nécessaire pour le devenir ? «

Pour toute réponse, Silvio sauta au cou de Chanteloup, et laissa couler quelques larmes, larmes de contentement.

Chanteloup ne savait que dire, ne savait que faire, mais, ce petit, foi de Génovéfain, deviendra quelqu’un. Et pour y arriver, avant tout en ce beau matin d’hiver, il fallait manger, à sa faim, et correctement. Et ensuite, place au latin.

Chanteloup appela Gabriel, le mit au courant de la situation, et lui demanda de trouver, et d’installer un lit pour Silvio.

Ensuite, ils passèrent à table.

A la fin du repas, il demanda à Silvio d’aller chercher le cousin de la Baronne de Frénolec, qui sera, pendant quelque temps, son compagnon d’études.


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Louise de frenolec
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Lun 28 Aoû 2006, 12:09

Silvio s'éxécuta et vint chercher le cousin de la baronne ,il n'était pas en très bon terme avec lui mais le bougre n'était aps un méchant garçon.Il frappa à la porte de la baronne qui l'accueillit d'un charmant sourire et appela

-Nicolas ,viens donc ici c'est l'heure de tes études,tu ne verras pas je pense d'inconvénient à etre en compagnie de Silvio tu sais le petit italien qui a partagé ta chambre.

Pour toute réponse ,un grognement se fit entendre .Nicolas n'aimait guère tout ce qui était contraignant comme les études mais il n'avait pas le choix ,quand à ce petit Silvio ,il était jaloux de l'affection que lui portait Louise.

-Cher Silvio ne fais pas tant de cérémonie avec moi.Je sais ce sera formidable ,les études t'aideront souvent mais il faudra t'accrocher mon cher petit et ne me remercie pas c'est normal.

Une voix retentit

-J'arrive ma cousine ,j'arrive .Je suppose que je n'ai aps el choix!


Il arriva alors et ce fut l'étonnement complet pour Silvio car l'inconnu qui s'avançait vers lui ne pouvait etre nicolas!Des cheveux très bruns mais fraichement coupés et coiffés impeccablement,de petites mèches soyeuses encadrant un beau visage quemque peu bronzé,de grands yeux marrons .......ces yeux.....NON.....et pourtant si c'était bien le jeune gentilhomme,le cousin de Louise.Il était vetu d'un costume très à la mode à la cour qui se mariait parfaitement avec sa silhouette .Il rehaussait sa grandeur .C'était ,pensa Silvio,merveilleux ,Nicolas paraissait si beau et élégant ainsi paré.


-Bonjour Silvio ,comment te portes tu ?

-Bien merci messire ,venez ,je vais vous indiquer le chemin.

Nicolas suivit Silvio qui frappa à la porte de Chanteloup.
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Jean de
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MessageSujet: les deux élèves s'y mettent ...   Lun 28 Aoû 2006, 13:44

Nicolas et Jean-Jean entrèrent dans les appartements de Messire Chanteloup.

Celui-ci ne reconnut pas Nicolas, il était métamorphosé. Après quelques solennités, Chanteloup proposa à ses jeunes élèves de prendre place à table : aujourd’hui, le latin, la religion, l’histoire et la géographie ne formeront qu’un.

« Nous commençons aujourd’hui, chers Nicolas et Silvio, l’étude de « La Légende Dorée », écrite par Jacques de Voragine. Il s’agit de l’histoire de certains Saints, écrite au XIIIème siècle.
-Nicolas, as-tu déjà quelques notions de latin ? demanda Chanteloup

-Pas vraiment admis Nicolas, que le travail ne rendait pas plus heureux. J’ai bien suivi quelques cours à la maison, mais l’équitation et la chasse me semblent bien plus utiles que l’écriture, il y a bien toujours quelqu’un pour me lire et traduire les rares lettres qui me sont remises !

Chanteloup se dit que ce n’était pas gagné d’avance…

« Messire Nicolas, dit Silvio, nous ne sommes que deux, vous verrez, nous nous en sortirons »

Sur ce, Chanteloup intervint : « mes bons élèves, sachez que pour ce qui me concerne, vous êtes égaux pendant les cours, donc je demanderai à Silvio d’appeler Nicolas par son unique prénom ». Les deux gamins se regardèrent, voilà bien la première fois que Silvio devint l’égal d’un noble, et, vice versa, Nicolas se demandait ce qui lui tombait sur la tête : non seulement, il fallait faire un effort pour étudier, mais, de plus, lui, issu de noble famille, devint l’égal d’un serviteur. Uniquement durant les cours, mais quand même…

Et Chanteloup commença par la première histoire de « La Légende Dorée » : l’histoire de Saint André. Il est vrai que, pendant cette première leçon commune, Nicolas et Silvio n’avaient pas grand-chose à faire : en effet, Chanteloup avait décidé, dans un premier temps, de leur parler de Saint André, de sa vie, ses voyages et miracles.

Cela dura deux heures, Nicolas et Silvio étaient attachés aux lèvres de Jean-Jean, et, se disant qu’il valait mieux poser des questions, afin de retarder l’étude du texte, Nicolas, en tête, posa mille questions après l’histoireSilvio, qui avait compris, s'y mit également….Et les premières quatre heures de cours prirent fin, sans qu’ils aient à écrire quoique ce soit. Demain, suite du programme annonça Chanteloup.

Nicolas, pressé et content, prit congé, et dans un bon vieux réflexe, Silvio le suivit : Messire Chanteloup le rappela, et tous deux se mirent à rire. Nicolas ne comprenait rien, et refusa gentiment d’accompagner Chanteloup et Silvio à la Chapelle. Chanteloup dit à Gabriel qu’ils déjeuneraient dans une heure. Chanteloup et Silvio se rendirent à la Chapelle, et profitèrent du temps sec pour faire une promenade dans le parc.
Gabriel, quant à lui, trouvait que le temps passait bien plus rapidement chez son nouveau maître : l'histoire de Saint-André, ce n'était pas mal !


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MessageSujet: ah vérité, quand tu nous tiens   Lun 28 Aoû 2006, 13:54

Entre temps, Gabriel déposa une lettre du Père Abbé sur la table.
Voilà bien rapidement des nouvelles…Si cela se passe très rapidement, Chanteloup sait que le message est d’importance.

Après avoir mangé, Messire Chanteloup s'assit, et lut la lettre, pendant que Silvio apprenait à calculer :

« Mon Cher Père Chanteloup,
Cher Jean-Jean,

Je suis bien aise de recevoir de vos nouvelles, nos Génovéfains peuvent être fiers de leur fils, votre présence à la Cour, la première d’un de nos frères, et d’autre part, votre volonté d’aider spirituellement et matériellement ses membres.

Il va de soi que nous mettons à votre disposition les fonds nécessaires à l’éducation du jeune homme, nommé Silvio. Nous comptons d’ailleurs sur vos connaissances pour en faire d’une part un gentilhomme, et également un bon serviteur de notre Seigneur.

Nous vous proposons de vous envoyer les fonds nécessaires à l’achat des différents livres, et autres matériels que vous ne pouvez trouver à Fontainebleau. Si je ne me trompe, la Bibliothèque est bien fournie, et ceci est un euphémisme, de plus, votre idée d’utiliser « La Légende Dorée » est très bonne, votre protégé y apprendra le latin, en s’amusant, et en profitera pour faire ses débuts en géographie, et en histoire. Bon choix, mon Père.

Vous me précisez, dans votre lettre, vouloir transmettre votre nom au dénommé Silvio…
Voilà que vous nous mettez mal à l’aise…Nous allons vous demander de prendre contact avec un de nos notaires à Paris, Maître de la Plume, excellent notaire, habitué aux demandes quelque peu difficiles : son notariat est composé d’une vingtaine de clercs, qui seront à votre disposition. Nous prendrons, par ailleurs, les frais à notre charge….

Ce qui suit va probablement vous étonner, et peut-être vous attrister : nous avons toujours voulu vous aider, et cela, dès votre plus jeune âge. Et vous protéger également. Mais aujourd’hui, suite à votre envie de transmettre votre nom, il me faut vous avouer, après plus de quarante années, que votre nom n’est pas « Chanteloup ».

En effet, souvenez-vous, enfant, vous aviez à vous présenter à la porterie le quatrième jour de septembre, et vous aurez remarqué qu’un carrosse s’arrêtait durant quelques minutes, avant de reprendre son chemin.

En réalité, en ce carrosse se trouvait votre maman. Jamais elle n’a voulu nous dire qui était votre père. Par contre, elle vous a transmis, en dehors d’une bonne partie de sa fortune, que nous gérons pour vous, également son nom : votre maman était Noble Dame Marguerite, Comtesse de Canteleux, nom que vous pouvez porter dès ce jour, et transmettre à Silvio.

Votre maman n’est plus de ce monde, mais je peux vous dire qu’elle nous venait de la bonne ville de Namur.

J’espère ne pas avoir éveillé en vous de tristes pensées. Je vous connais, Jean, car tel est votre vrai prénom, et le Seigneur vous aidera à porter ces nouvelles, le temps que vous vous fassiez à votre nouvelle identité, que vous pouvez porter avec fierté, votre maman ayant fait tout ce qu’il était possible de faire pour son enfant chéri, que, malheureusement, elle ne pouvait garder auprès d’elle.

Prenez rendez-vous avec le Notaire de la Plume, je lui envoie dès ce jour les papiers attestant de votre véritable identité, et de l’identité prochaine de Silvio. D’après le testament de votre maman, que j’envoie au Notaire, votre descendance, naturelle ou non, pourra également porter vos nom et titre.

Enfin, je vous propose que notre abbaye continue, comme cela était le cas auparavant, à gérer votre fortune, dont le Notaire de la Plume recevra, d’une part, un descriptif, un résumé de la manière dont nous avons géré vos biens jusqu’à présent, et ce que nous proposons pour l’avenir.

Mon Cher Père,
Cher Comte,
Cher Jean,

Je vous remercie de ce beau travail que vous nous préparez, et restons toujours à votre disposition, ainsi qu’à la disposition de Silvio, qu’il nous ferait plaisir de rencontrer bientôt.

Que votre Maison et ses habitants soient bénis,

Votre Père Abbé
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Louise de frenolec
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Lun 28 Aoû 2006, 13:58

Nicolas ,finalement décida de suivre Silvio et Chanteloup à la chapelle ,il ne pouvait aps chasser ici et guère plus monter à cheval ,de plus sa cousine serait furieuse si il n'allait aps faire ses dévotions ,il soupira un bon coup et puis appela

-Messire Chanteloup ,finalement je vous accompagne,je n'ai rien d'autre à faire .Mais messire allez vous bien vous semblez ......étonné ...ébahi...surpris...et attristé à la fois.J'espère que cette lettre ne vous annonce rien de grave?

Silvio regarda nicolas puis Chanteloup inquiet.
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Mer 30 Aoû 2006, 13:31

Jean de Canteleux, puisque tel est son nom, regarda les deux petits hommes effectivement avec tristesse : cette lettre le ramena près de quarante années en arrière, il rassura Nicolas, et Silvio. Il leur proposa de continuer d’étudier, à table.

Puisque tel était son destin, il décida, non de se rendre chez Maître de la Plume, mais de le convier, pour ce soir encore, à Fontainebleau.
Il lui écrit en vitesse une missive, et demanda à Gabriel que cette lettre parvint au Notaire dans les plus brefs délais, afin, se disait-il, de clarifier au plus vite la situation : non seulement la sienne, mais également celle de Silvio. Il le regarda étudier, remarqua que même Nicolas était appliqué, il se disait qu’il ne devait pas faire montre de bonne humeur…

Nicolas rejoint sa cousine vers 16 heures.

Silvio, après la leçon, demanda au clerc s’il pouvait disposer, et aller se promener, avant de passer à table.

Jean le lui accorda, mais le retint encore un instant, et lui dit :

« Silvio, mon enfant, es-tu bien certain de vouloir porter mon nom, et de rester auprès de moi ? »

« Oh oui, répondit Silvio, interloqué par ces questions, en doutiez-vous ? »

« Non mon garçon, mais il me faisait vraiment du bien de me l’entendre répéter. Ce soir, après le repas, je vais recevoir un homme qui sera important pour toi et pour moi, je te demanderai de rester dans ta chambre, ou d’aller te promener dans les jardins, durant notre conversation. »

« Sans problème dit le bon garçon, mais si vous me le permettez, je vais me détendre dans les jardins, et, qui sait, j’y rencontrerai peut-être Nicolas, et sa cousine. »

Sur ce, Silvio dévala les escaliers, et partit pour sa petite promenade.

Pendant ce temps, Jean réfléchit longuement, relut la lettre, et se dit que le plus important était la nouvelle condition de Silvio, qui, du jour au lendemain, passera du statut de valet à celui de noble, Silvio, Comte de Canteleux. Il allait falloir agir doucement, afin que celui-ci ne prenne « pas la grosse tête », et continue d’étudier.



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MessageSujet: Jean et Silvio de Canteleux   Mer 30 Aoû 2006, 18:24

Aujourd’hui, l’après midi fila à une vitesse inégalable, Gabriel mit le couvert à 18.00, le Notaire de la Plume étant attendu vers 19.00.

Il y avait quelque fébrilité à table, Silvio ne sachant pas très bien ce qui l’attendait, et Jean se demandant ce que le Notaire allait lui annoncer.

Le repas terminé, Gabriel rangea l’appartement, afin que le Notaire ait une bonne impression en arrivant. Annoncé vers 19.00, il se présenta vers 19.15. C’était un homme de près de cinquante ans, aux cheveux parsemés, vêtu, non pas à la dernière mode, mais élégamment.
Jean fit entrer son invité, Silvio le salua, en le scrutant, se demandant ce que cet homme pouvait bien faire « chez eux ! ». Il s’excusa par la suite, et dit qu’il se retirait dans sa chambre, pour réviser la vie de Saint André.

Voilà qui était surprenant pour notre homme, Jean lui présenta de s’asseoir à table, et de lui expliquer ce qui se passait :

« Monsieur, dit le Notaire, suite à votre lettre destinée à votre supérieur, il me fallait vous voir au plus rapidement : le fait que vous vouliez être le tuteur de ce charmant garçon, et que vous avez émis le désir de lui transmettre votre nom, nous ne pouvions plus perdre de temps.
Comme votre Père Abbé vous l’a appris, vous portez, officiellement, le nom de famille de votre maman, ainsi que ses titres. De plus, votre maman, qui a toujours veillé à votre éducation, a été très généreuse avec vos bienfaiteurs.
Néanmoins, dans son testament, que je vous donnerai à lire plus tard, elle stipule que dès que vous porterez officiellement son nom, tous ses biens, gérés actuellement par votre Père Abbé, vous reviendront, ainsi que leurs rapports. »

Jean se demanda ce qui l’attendait, pas vraiment pour lui, mais surtout pour le futur de Silvio.

« Je vais donc, mon Père, vous énumérer vos biens immobiliers, pour ce qui est des biens mobiliers, je vous donnerai une liste, et vous me ferez savoir ce qu’ils doivent devenir, mais ce soir, le temps nous est compté.

Vous héritez donc de votre maman, la Noble Dame Marguerite de Canteleux, les biens suivants :

Le château d’Aische-en-Refail, y situé, composé d’un château, son mobilier, deux fermes, et 300 bonniers de terre et de bois. Sa valeur, avoisine les 80.000 florins.

L’Abbaye d’Heylissem, entourée 800 hectares vous revient par les ducs de Brabant. Actuellement, le lieu est occupé par des moines norbertins.

Enfin, votre maman sachant que vous voyagiez, et que vous passiez du temps à l’Abbaye de Paris, a également acheté deux biens en France : un hôtel particulier à Paris, ainsi qu’un petit château, situé non loin de Saumur, le long de la Loire.

Vos biens sont actuellement loués, sauf l’Abbaye, occupée à titre gratuit par les norbertins.

Comme je vous l’ai dit, vos biens mobiliers sont repris sur une liste.

Pour ce qui concerne le rapport des différents biens, ceux-ci sont bien suivis par votre Père Abbé, et ne sont pas confondus avec les biens de l’Abbaye.

J’avais déjà préparé une lettre manuscrite, afin que vous puissiez immédiatement porter le nom auquel vous avez droit. Je vous propose de la signer, et de préparer ensemble la lettre concernant Silvio, que, m’a appris votre Père Abbé, vous avez pris sous votre protection. Vous pouvez, d’une part, et si vous le souhaitez, plutôt que d’être son tuteur, devenir son père : en effet, s’agissant d’un cas « d’adoption », cela ne présente pas de problème. Pouvons-nous lui demander de nous rejoindre ? Je vous propose, dans un premier temps, de ne pas lui parler des biens que vous héritez, et qui lui reviendront un jour, nous avons le temps de le préparer… »

Silvio vint, les yeux brumeux, s’étant probablement endormi « sur la vie de Saint André ».

Le Notaire de la Plume, prit immédiatement l’initiative :

« Silvio, Messire Chanteloup m’a fait part de son désir de t’aider dans la vie, et de faire de toi un gentilhomme, es-tu toujours d’accord ? »

« Oh oui Messire », répondit-il.

« Veux-tu encore, comme le souhaite Messire Chanteloup, porter son nom ? »

La réponse fut à nouveau affirmative. Sur ce, le Notaire lui dit :

« Mon cher Silvio, à partir d’aujourd’hui, lorsque ces papiers seront signés et contre signés, tu pourras appeler Messire Chanteloup « papa », mais, de plus, tous deux, vous porterez dorénavant un nouveau nom : tu t’appelleras Silvio de Canteleux et ton papa Jean de Canteleux.

Silvio regarda son père, l’embrassa, ne comprenait pas très bien ce qu’il se passait au niveau des noms, et attendait avec impatience que les papiers fussent signés et contresigné. Sur ce, le Notaire de la Plume salua son bon monde, et sortit.

Jean fit venir Gabriel, lui indiqua que lui-même et Silvio s’appelleraient dorénavant Canteleux, Comte de Canteleux, et lui demanda de leur apporter à tous deux une tasse de chocolat, afin de fêter l’évènement.

Dès que la porte fut refermée, Silvio se jeta au cou de Jean, le remercia, et lui dit être très content qu’ils soient à nouveau à deux.


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Jean de
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MessageSujet: ah le chocolat...   Jeu 31 Aoû 2006, 12:36

Nulla vi invertitur Ordo.

Nos deux compères dégustèrent leur tasse de chocolat chaud, se souhaitèrent une bonne nuit, et se mirent au lit. Il devait être 23.00.

Tous deux eurent du ma à trouver le sommeil, et entendirent la petite pendule sonner les heures, et les demies.

Lorsque deux coups sonnèrent, Silvio, n’y tenant plus, se leva, et vint reluquer dans la chambre de Jean : celui-ci vit les yeux innocents de Silvio, lui demanda s’il avait un problème.
« Oui, répondit-il, je ne trouve pas le sommeil, et il me semble que vous êtes dans le même cas ! »

C’était la vérité, ils décidèrent de se lever, et Jean prit Silvio près de lui. Tous deux étaient contents, mais fatigués. Peut-être était-ce la surexcitation de la soirée, ou, comme l’avait un jour lu Jean de Canteleux, peut-être était-ce l’effet du chocolat, qui, d’après sa description, pouvait tenir son consommateur éveillé.

Silvio en profita, pour demander à Jean, pourquoi tous deux s’appelaient dorénavant Canteleux. Jean, lui raconta son histoire, ainsi que la visite du Notaire de la Plume, en occultant, bien évidemment certains détails, importants, mais à glisser au compte goutte.
Mais, puisque Silvio le demandait, Jean se voyait dans l’obligation morale de lui dire que tous deux portaient, d’une part le même nom, mais que tous deux portaient dorénavant le titre de Comte. Il promit à Silvio de lui conter le lendemain, ce que cela impliquait.

Silvio, fatigué, mais intrigué, lui demanda s’ils étaient riches. Jean lui répondit que non, mais que la noblesse se portait dans son cœur, et non dans sa bourse.

Sur ce, ils retournèrent chacun dans leur lit, et Silvio s’endormit, en rêvant de chevaliers et de mousquetaires…



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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Jeu 31 Aoû 2006, 17:38

Le lendemain à 5 h précise ,Gabriel dut aller se lever pour ouvrir la porte.
C'était Louise de Frenolec et Nicolas.Ils étaient habillés correctement sans prétention ,enfin rien ne changeait de d'habitude.


-Je voudrais juste passer dire bonjour à votre Maitre ,gabriel.Et puis je vais laisser Nicolas pour sa leçon.

Elle semblait en parfaite forme et Nicolas ne semblait aps trop malheureux de devoir subir les cours.
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Jean de
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Ven 01 Sep 2006, 18:44

Nulla vi invertitur Ordo.


Heureusement, ou malheureusement, nos deux hommes n'avaient dormi que deux heures.

Jean put recevoir la jeune Baronne, et son cousin, Nicolas de Ploustel. Celui-ci venait suivre à nouveau une journée de cours chez Jean. Celui-ci n'avait pas vraiment l'esprit à enseigner aux deux élèves. Sachant que l'un n'étudiait pas avec enthousiasme, et que l'autre allait devoir s'habituer à une nouvelle vie, une idée lumineuse le traversa : "mens sana in corpore sano", aujourd'hui, équitation de bon matin.
Jean proposa à Louise de partager le petit-déjeuner, ce qu'elle fit de bon gré. Les voilà donc à quatre à table !
Louise avertit "ses" hommes qu'elle serait quelque peu moins disponible, et que Nicolas devait continuer à étudier. La bonne nouvelle ne se fit pas attendre : Jean s'adressa à Nicolas et Silvio :
"Mes deux garnements, je vous propose, aujourd'hui, de veiller à votre bonne forme, j'aimerais que vous fassiez du cheval. Nicolas pourra aider Silvio, qui n'a pas encore monté ! Allez les grands, en route!"
Silvio se demanda ce qui se passait, un valet ne monte pas...Puis un sursaut : il avait oublié que dorénavant il s'appelait Canteleux, Silvio de Canteleux. Et qu'un jeune noble se devait de monter. Après avoir salué Louise et Jean, nos deux gars y allèrent, direction écuries, Silvio monterait le cheval de son Père, et Nicolas trouvera sans problème un cheval. Seuls, Jean décida d'expliquer à Louise ce qui s'était passé la veille.

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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Ven 01 Sep 2006, 19:51

Louise rit de bon coeur à cette nouvelle

-Ha mon cher ami ,je vois que vous avez trouver la bonne méthode ,comme le dit le proverbe latin ...enfin je crois que vous l'aviez déjà pensé.Vous avez raison Nicolas pourra aider Silvio car il est excellent cavalier ,vous luia vez fait drolement plaisir c'est une de ses passions!

Effectivement Nicolas était d'excellente humeur et il se "rabaissait "à parler avec Silvio .Il plaisantait meme avec lui.

-Vous semblez vouloir m'avouer quelque chose ,dites le donc messire.
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Jean de
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Ven 01 Sep 2006, 21:18

Nulla vi invertitur Ordo


“Louise, dit Jean, hier soir, j’ai reçu la visite du Notaire de la Plume : en effet, mon Père Abbé a jugé qu’il était temps que je sache qui je suis, et donc, quel nom porterions Silvio, et moi-même. »

Jean dévoila une partie de la lettre, concernant sa mère, et les dispositions testamentaires qu’elle avait prises, mais sans entrer dans le détail.

« Je devrai donc élever Silvio de la meilleure manière qui soit, lui inculquer les préceptes qu’il devra défendre, non seulement en tant qu’être humain, mais également en tant que noble, au service du Roi et de la Patrie.

Les cours que j’ai prévu de lui donner ne suffiront plus, je devrai également tenir compte du fait qu’il pourra, ou devra, un jour porter les armes, qu’il devra peut-être s’en servir ; de plus, je devrai le préparer à affronter les intrigues de la Cour.
Je pense que notre vie ne sera pas de tout repos.

Pour ce qui me concerne, je devrai également veiller à être en mesure de porter et défendre notre nom : je ne me vois pas, en tant qu’homme d’Eglise, porter les armes, mais, néanmoins, je devrai servir mon Roi ! »

Jean ne parla pas de l’héritage matériel que lui a légué sa mère, ne sachant d’ailleurs pas ce qu’il comptait en faire.

La Baronne, quant à elle, écouta Jean avec attention, voilà le genre d’histoire que l’on aime raconter le soir, autour du feu…


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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Ven 01 Sep 2006, 21:31

Elle tapa gaiement dans ses mains.Elle semblait ravie.

-Oh c'est formidable cette histoire ,on en se rend pas compte de ce que la vie peut réserver ,que de rebondissements.Votre vie est plus palpitante que la mienne.Alors comme cela vous etes comte ,je me sens toute petite moi la baronne de province!!!Je n'aurai jamais cru!

Elle se rembrunit tout à coup

-Mais je suis désolée pour votre mère.Je sais ce que c'est ma mère est morte en me mettant au monde.Silvio mon petit ancien valet futur comte ,je ne vais pas m'en remettre mais qu'importe ce qui compte c'est qu'il soit cultivé.
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les appartements de Jean-Jean Chanteloup

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