1663

France. 1663. Le roi Louis XIV a 25 ans, et les intrigues sont reines au palais royal et à Fontainebleau. Incarnez votre personnage et changez l'histoire a vos gouts
 
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Intrigues et mousquetaires...

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Adrien de Chastignac
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Inscrit le : 04 Juin 2005
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MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Sam 15 Avr 2006, 10:41

[ Vincent... LOOOOOOOOL!!!! /la rose : c'est AUberge, pas Oberge mdr]
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Humbre
Invité




MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Sam 15 Avr 2006, 10:46

[HS: effectivement desolés, j'edit.]
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Dom Juan
Invité




MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Sam 15 Avr 2006, 11:31

Dom Juan arrivait. Il apercut la scene où l'ivrogne s'étalait de tout son long. Il était pris d'un fou rire qu'il contenait à grand peine. Il avanca tout de meme. Il était à trois metres de la table lorsque il s'exprima devant le drole de couple.

Citation:
Si ça ne vous gêne pas, je sais que vous parlez de sel, mais j'ai traversé toute la pièce pour cette salière... seriez gentils de me la laisser. D'ailleurs, je ne comprends pas vos histoires de clans de Mousquetaire sur fond d'épice... Le sel, c'est bien, mais y'a pas de quoi former une secte autour...Soit dit en passant, vous êtes très jolie Mademoiselle!


Il voyait pas de quoi il parlait à propos de ces mousquetaires et de ces épices. Mais il savait comment s'y prendre. Il voyait déjà la mine des personnes à la fois géné, et desespéré. Oui l'ivrogne était vraiment désespérant ca il pouvait le confirmer.

Il s'avanca donc derriere l'homme qui l'avait invité, et tendit devant son nez la saliere qu'il avait pris à sa table.


- La voilà votre saliere. Si vous vous étiez donner la peine de regarder vous auriez pu éviter de faire tout un détour. Mais peut etre dois je vous faire acheter une nouvelle paire de yeux.

Il prit les bras de l'ivrogne puis se pencha vers la table du couple. Il n'arrivait pas à apercevoir le visage de l'homme en capuche, mais il put voir celle de la demoiselle. D'une somptuosité, à en faire palir les plus grands artistes de leur incompétence à accomplir un si pure chef d'oeuvre. Un soleil rayonnant, et la flamme qui naissait dans ses yeux faisait fondre son coeur... Il s'adressa à eux d'une certaine facon qui faisait prendre Besméatix soit pour un enfant soit pour un fou.

- Veuillez excusez mon compagnon. Il est vraiment incorrigible (accentuant sur le "in" de incorrigible). Je ne sais plus quoi faire pour le tenir en place. Je ne sais comment vous pardonner.

Ecartant l'ivrogne de la table qui tenait enfin dans sa main la saliere, il fit un salut d'au revoir à l'homme mystérieux, puis fit un baise main à la demoiselle lui faisant un clin d'oeil que seul elle apercut et lui adressa dans un murmure de son plus beau sourire.

- Gardez toujours votre charme.

Puis il partit en compagnie de l'ivrogne. Il lui prit la maingauche de sa main gauche et sa main droite lui prit l'épaule droite. Et il marchait ainsi cote à cote vers leur table. Ils étaient encore proche de la table mystérieuse, lorsqu'il s'adressa à Besméatix comme à un abruti, de sorte qu'ils puissent écouter...

- Allez viens mon petit, tu vas venir boire un autre verre et tu me raconteras la fin de ton histoire. Et si tu veux quelque chose demande le moi ou regarde sur la table avant de déranger d'honnetes gens. D'accord?

Puis ils s'effacerent ainsi, laissant les deux révolutionnaires dans la perplexité...

[HS Tu vois moi aussi quand je le veux lol Wink ]
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Besméatix
Poete
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Inscrit le : 12 Aoû 2005
Messages : 171

MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Dim 16 Avr 2006, 23:00

(HRP : désolé pour la petit incohérence temporelle... mais avouez que c'est plus drôle comme ça...! Wink)

Malheureusement, Besméatix n'eut pas le bonheur d'entendre la voix de la douce. Car, sorti de nul part, ce fut l'invité précédent du Sous-Lieutenant, et non l'aubergiste, qui vint se mêler de la partie, fourrant dans la main d'un Besméatix fort perplexe une salière sortie d'on ne savait trop où. Alors que Don Juan se livrait à ses tactiques habituelles, le Mousquetaire se grattait la tête en fixant le drôle de petit contenant de bois. En fait, le Mousquetaire tentait si fortement de comprendre qu'il n'opposa aucune résistance lorsque son élégant invité l'attrapa pour le raccompagner.

- La salière... mais vous l'avez fait apparaître?

Ils n'avaient pas encore tout à fait rejoint leur table que le Sous-Lieutenant se libéra soudainement de l'emprise de son compagnon.

- Seriez-vous un sorcier?

Et il dégaina son épé d'un geste vif... si vif, en fait, qu'il ne put, dans son état d'ébriété plus qu'avancé, contenir son propre mouvement. L'épé vola vers le haut et se planta au plafond, pendant que Besméatix, recouvrant son équilibre dans un mouvement relevant autant du burlesque que du miracle, se retrouvait dressé, au beau milieu d'une foule étonnée, le bras levé vers le haut. Surpris, il resdescendit ses mains et les regarda tour à tour...

- Mon épée... vous... l'avez... fait disparaître?

Nul besoin de spécifier que, dans le même mouvement, la salière avait volée au loin. En fait, la dite salière, qui n'avait jamais rien demandé à personne, se noyait, tête vers le bas, dans une pinthe de bière à l'autre bout de la pièce, tandis que son propriétaire observait, le visage maculé de houblon liquide, sa chope avec un regard ahuri. Cinq pièces gaspillées...

- Et maintenant j'ai plus de salière... Messire, vous êtes un vilain farceur!

Éclatant de rire, il envoya une forte claque dans le dos de Don Juan, jeune homme décidémment bien trop coincé pour savoir s'amuser comme il faut! Incapable de conserver son attention fixé sur un même point pendant plus que quelques secondes, le Sous-Lieutenant en oublia cependant le sort du jeune homme, et se redressa le visage illuminé par le souvenir.

- Et cette jeune femme qui ne m'a même pas donné son adresse...

Secouant la tête de dépit, il fit brusquement demi-tour, écrasant le pied du général qui se tenait encore au comptoir par la même occasion, et se dirigea de nouveau vers la table occupée par les deux étranges personnages. Après tout... il avait toujours besoin de cette foutue salière! Se rappelant ce détail, il accéléra le pas. Dans les faits, ceci eut pour seul résultat de lui faire parcourir une distance plus grande, alors que chaque pas semblait le déporter vers la gauche ou la droite. Il atteignit néanmoins sa destination sans trop bousculer de clients, et s'accota derechef sur la table occupé par la jeune femme et le mystérieux individu.

- Z'êtes gentils de m'avoir gardé la salière...

Il se redressa, au garde-à-vous militaire, tenta d'adopter une posture digne de son rang.

- Mademoiselle, ze vous en serai éternellement reconnaissant, et je vous le rendrai au centuple lorsque Condé ne sera qu'un mauvais souvenir pour mes narines!

De nouveau, il adopta une attitude pensive, jouant dans sa moustache avec ses doigts, le regard levé vers le plafond.

- Oui bon, j'ai aucune idée de ce que vous pourrez bien faire de cent salières... mais si votre rassemblement d'amateurs de sel compulsif est important, pourrez leur en donner chacun une!

Réalisant qu'il avait oublié l'interlocuteur de la belle, il se tourna subitement dans un mouvement qui avait toutes les allures d'un saut de kangourou miniature aux facultés affaiblies.

- Et vous aussi, monsieur... mais faudra attendre un peu... parce que deux cent salières, ça ne se trouve pas dans un buisson!

Imaginant un tas de salière dans un rosier, le Sous-Lieutenant éclata de rire, balançant la tête et tenant son ventre à deux mains. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il faisait maintenant face à la jeune femme. Retrouvant son sérieux et enlevant son chapeau, il posa un genou au sol.

- Au fait, vous ai-je dit que vous êtes jolie, mademoiselle?


(HRP : tu ne te débarasseras pas de moi si facilement... demon )
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"And you breathe in, and you breathe out for it
Ain't it so weird, how it makes you a weapon?"
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Lun 17 Avr 2006, 13:04

[HRP : MDRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR!!! La prochaine fois c'est ma mort assurée! ]
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Jean Winderfield
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MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Mar 18 Avr 2006, 21:16

Jean remarqua le soldat qui parlait à une table en compagnie du prétentieux de merde qu'il avait vu juste avant. Il y avait une femme ainsi qu'un homme sous ses vêtements. Rien de bien inquiétant.

Lorsque le petit prétentieux quitta la table seul, Jean saisit une poivrière et il la balança en lobe sur la table que les jeunes personnes parlaient. Avec du sel, il fallait prendre du poivre. Il l'avait lancé sans même se retourner, alors définir d'où provenait ce contenant était plutot impossible.

Par chance, le contenant ne s'était pas ouvert pour se répandre, si ce n'était que quelques grains rebels. Il entendait maintenant l'homme crier au meurtre.

Durant l'agitation dans la salle, Jean se leva rapidement de son banc. Il se mit à penser à ne pas quitter son but des yeux, ne pas le lacher. L'homme tentait désespéremment de calmer Besméatix mais trop tard, Jean était déjà derrière Don Juan, lui donnant un violent coup derrière la tête, et ça, au beau milieu de la foule sans aucun témoin. Don Juan tomba raide inconscient.

Jean lui donna un coup de pied sur la tempe pour être sûr qu'il soit bien dans les vapeurs et il retourna s'assoir, devant sa bière. Il regarda le spectacle, portant son attention sur le soldat et surtout le petit homme en capuche.

(HS et un Don Juan bien chaud Wink)


Dernière édition par le Mer 19 Avr 2006, 14:13, édité 1 fois
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Cabellion
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MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Mar 18 Avr 2006, 21:36

[HS j'attends la rép d'Eva. Elle a tant de choses à repondre lol. Elro tu vas me payer ca Wink ]
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Jean Winderfield
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MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Mer 19 Avr 2006, 14:13

(HS désolé, il n'y a pas d'Elrohir ici)
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Eva
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MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Ven 21 Avr 2006, 02:03

(Désolée d'avoir reépondu si tard...école oblige!)

Lorsqu’Eva eu donné son nom, elle fut d’abord étonnée de voir l’absence de réaction de son interlocuteur. Elle aurait pensé qu’il aurait cherché à s’assurer de son identité, alors qu’il ne fit que l’observer quelques secondes avant de baisser les yeux une nouvelle fois. Ces yeux étaient perçants, et ils étaient la seule chose que la demoiselle arrivait à discerner; le visage de l’homme était masqué. L’orage faisait toujours rage au dehors et après quelques brefs mots de salutation, il entama un assez long monologue.

Eva écoutait avec la plus grande attention chaque parole prononcée par le Japonais, et constata que les dirigeants de la CL en savait beaucoup plus sur elle, qu’elle sur eux ou du mouvement en tant que tel. Après qu’il eu terminé de parler, la courtisane ne prononça aucun mot, et resta pensive pendant quelques temps. Membre à part entière de la CL? Elle l’avait bien entendu toujours voulu depuis qu’elle connaissait l’existence de l’organisation. Elle croyait profondément en son projet et avait très envie d’en faire partie. Eva ne réfléchit pas très longtemps avant de donner une réponse positive. Son jeune âge l’entraîner sur cette voie, la jeune demoiselle était très impulsive et n’avait aucune conscience du danger. Peut-être était-elle irréfléchie et irresponsable, mais elle allait pourtant accepter la proposition quand même.


« Monsieur, je serais honorée de faire partie de cette division de la CL dont vous venez de me parler, le danger ne m’effraie pas et rien ne m’horripile plus que cette monarchie incapable et dépensière. Vous pourrez compter sur mes services… »

Elle coupa nette sa réponse, en voyant un homme imposant arriver derrière son interlocuteur. Au premier coup d’œil elle su qu’il était ivre, elle passait ses soirées et nuits avec ce genre de personnes. Il baragouinait quelques paroles incohérentes sur le sel, tout en observant avec beaucoup d’attention le décolleté de la courtisane.

Citation:
Soit dit en passant, vous êtes très jolie Mademoiselle!


Eva eut presque le réflexe de l’envoyer promener, mais elle préféra ne rien dire. Pour le bien de sa rencontre avec ce membre de la CL, la discrétion était de mise. Ce dernier ne disait rien, et son souffle était tellement bas qu’il semblait ne plus exister. Pour se débarrasser de l’ivrogne, la demoiselle étira le bras afin de lui donner la fameuse salière qu’il désirait. Cependant, un nouveau venu fut plus rapide qu’elle et s’empara de l’objet. L’éclat de ses yeux rencontra les prunelles noires d’Eva, qui ne broncha pas. Elle ne désirait rien d’autre que de continuer son entretient pour en savoir un peu plus. Ce Dom Juan était également tout un numéro. Sortant tous ses charmes et exploitant une politesse aussi parfaite qu’énervante, il tentait d’amadouer la jeune femme.

Citation:
Veuillez excusez mon compagnon. Il est vraiment incorrigible. Je ne sais plus quoi faire pour le tenir en place. Je ne sais comment vous pardonner.


Eva lui sourit gentiment, espérant qu’il s’en aille bientôt, ce qu’il fit d’ailleurs, en prenant soin de baiser la main de la demoiselle. Pourtant, le mousquetaire saoul ne semblait pas vouloir démordre de son but et revenait à la charge, mélangeant quelques paroles « charmantes » incohérente des salières. La courtisane jeta un coup d’œil furtif à son interlocuteur qui semblait rester de marbre. La situation commençait à prendre de trop grandes proportions pour revenir au calme initial. L’ivrogne se rapprochait un peu trop d’Eva à son goût…elle s’inquiétait plutôt de la discussion privée qu’elle était sensée entretenir avec le Japonais. Elle le repoussa doucement, histoire de ne pas créer de bagarre. Simplement, celle-ci sembla s’engager d’elle même, car un homme qu’elle ne connaissait pas était en train de frapper Dom Juan, ce qui sembla déclencher un émoi général. La courtisane lança un regard à l’homme en face d’elle, et tentait de savoir si oui ou non ils iraient continuer leur échange ailleurs.
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Cabellion
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MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Ven 21 Avr 2006, 12:07

Drole de scene que celle ci. Ils étaient entrain de discuter de l'avenir de la France enfin peuit etre un choix qui ferait balancer la face du MONDE et voilà qu'un individu un peu trop épanché sur la bibine venait les agacer pour une poignée de sel. Il est vrai qu'il aurait bien été tenté de lui balancer la saliere en pleine face, mais son métier l'avait appris à se controler. C'est pourquoi oui il restait de marbre. Attendant que ce corbeau de mauvaise augure s'en aille. Mais voilà qu'un autre corbeau se prenait de la parti. Lui avait plutot l'air d'un vautour arrogant, et il aurait pu etre plaisant à voir ces deux oiseaux roucouler, s'il n'était pas en pleine mission. Les tuer et les faire taire à jamais? Il avait ce qu'il fallait. *Mais la mort ne résouds rien* comme le disait son vieux sage. *Et chacun à un role à jouer.* Role qui peut etre lui serait à son avantage une autre fois. Sa main s'était attardé sur ses disques de fer à pointes qu'il aurait pu les lancer sur la gorge des deux oiseaux, au moins ils lui voleraient plus dans les plumes, mais il resta tel une statue de pierre, et de son oeil percant tel un aigle, il fixa d'un regard noir ces deux petits moineaux.

Enfin le vautour, d'une tentative maladroite, réussit à raisonner son compere. Il pourrait parler en paix. Il se pencha sur la table pour lui répondre. Mais le corbeau était déjà de retour et il se remettait à parler. Une vrai pie qui faisait des avances à son doux coucou. Si ce pigeon ne dégageait pas il l'abattrait sans ménagements. Mais un autre incident se produisit derriere le corbeau. Le vautour se fit attaquer par derriere par un lache renard qui était resté depuis lors dans sa tanniere. Cette fois c'en était trop. Il voulait quitter au plus vite cette scene de ménagerie. Des ivrognes, des fous, des arrogants, et des laches. Il aurait bien aimé décimé tout le monde mais ne le fit point. Eva le regarda d'un air interoger. D'un regard commun il lui fit signe de prendre ses affaires et d'aller dehors. Le matin s'était déjà lever. Ils iraient par des petites ruelles calmes, et ils pourraient parler en paix...

Il se leva et tel un souffle de vent passa à coté de l'ivrogne comme s'il eut été invisible. Puis fixa d'un regard pénétrant le renard. Seul les ambitieux agissaient par derriere. Cet homme il était sur il le reverrait un autre jour dans des circonstances plus dramatiques et dans un autre décor. Il passa également à coté de lui tel une ombre...
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Jean de
Invité




MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Jeu 27 Avr 2006, 11:25

L’auberge était en pleine agitation lorsque Jean De La Bruyére entra en compagnie de son ami, le docteur Minxit.
Vêtu d'une cape vénitienne rouge doublée de satin portée sur une roupille rouge.
Chemise blanche à Jabot, culotte de cuir rouge.
Bottes noires guêtrées, la tête couverte d'un grand tricorne en gros feutre de laine noire.
Il s’installa à une table, dans le fond de la salle, évitant de peu un mousquetaire ivre soutenu
Par un jeune homme encore un peu dans les vapeurs d’une rixe.
Le docteur prit place en face de lui.
Un couple quitta l’auberge, un petit homme en capuche et une femme vêtue d'une robe noire et crème et à la chevelure jaie, humide de la pluie.
Manette, la fille de l'aubergiste, leur apporta un pot de vin.
Ils discutèrent de la première mise en place de l'académie de peinture.
Puis Jean expliqua une de ses bottes, la botte de Nevers, au docteur Minxit, ce dernier l’ayant vu la pratiquer à maintes reprises, pour se défendre.
-Pendant le premier tour de préparation, tu déstabilises l'adversaire par un saut de côté et un coup sur la main qui tient l'arme. Pendant le deuxième tour de préparation, tu fais tourner l'adversaire sur lui-même dans un beau mouvement de hanches et le désarmes en douceur pour ne pas qu'il se blesse et pour lui cacher le changement de main de l'arme par la même occasion. Au déclenchement de la botte, tu frappes entre les deux yeux avec l'autre main à la grande surprise de l'intéressé qui en meurt sur le coup! Cela suffit.
Ils discutèrent encore un peu de choses et d’autres, et le docteur prit congé.
Les choses commençaient à se calmer dans l’auberge.
Jean y avait une chambre, en attendant de trouver une maison à vendre, voir, un appartement.
Des yeux il parcourut la salle.
Le mousquetaire et le jeune homme discutaient.
Un homme, grisonnant sur le coté de la tête, bien rasé, observant la salle également.
Des servantes, des boutiquiers.
Manette allait et venait, servant les clients, riant avec l’un, avec l’autre.
Il aimait ainsi observer les gens, discrètement, sans animosité. S’amusait parfois de leur réaction, leur attitude, sans raillerie aucune, mais avec une pointe de curiosité.
Il y avait tant à apprendre en les observant, en les écoutant, d’une oreille discrète.
La taverne était à nouveau paisible.
Il avait encore un peu de temps, avant de retrouver son oncle, pour son cours, ce dernier étant maître d’armes aux cadets de Gascogne. Régiment que Jean avait quitté quelque temps plus tôt.
Il recommanda un pot de vin frais.
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Aurore F
Invité




MessageSujet: L'homme en rouge   Jeu 27 Avr 2006, 22:15

Aurore, vêtue en homme, s’introduisit dans la taverne.
Jeta un regard circulaire dans l’assemblée.
Elle venait de chevaucher de longues heures pour revenir de son fief natal
Où elle avait passé les trois derniers jours à régler les affaires courantes.
Son regard fut capté instantanément par cet homme, tout harnaché de rouge.
Elle adressa un sourire à Manette, la serveuse.
Il y avait aussi ce beau jeune homme, mais accompagné d’un mousquetaire ivre.
Personne d’autre n’attisa son regard.
Elle n’aimait pas s’asseoir seule à une table dans l’auberge, étant trop souvent, rapidement importunée.
Elle avait entendu dire que Mlle La Maupin était à Paris.
Aurore aurait aimé rencontrer cette femme qui avait, sans le savoir, influencé son adolescence. De plus, Melle La Maupin pourrait la parrainer pour infiltrer la compagnie de monsieur Pocquelin, que certain appelaient Molière.
D’un pas alerte, elle se dirigea donc vers l’homme en rouge.
Il avait l’air paisible, pas ce regard qu’ont les courtisans, toujours en quête d’une proie.
Ho, en cas de besoin, elle était de taille à se défendre, mais elle préférait toujours éviter les situations scabreuses.
Par sa tenue, il ne semblait pas être un noble, même si ses vêtements semblaient être de qualité, de fort bonne qualité même. Il était clair qu’il n’était pas non plus un gueux.
Un chevalier, un artiste peut être. Peu lui importait, elle ne se sentait pas en alerte avec lui.
Elle commanda une cruche de vin rosé à Manette en lui faisant un signe vers l’homme en rouge.
Se présenta devant l’homme, les deux jambes écartées, les mains sur les hanches.
Le fixa droit dans les yeux, ce qu’elle regretta aussitôt.
Le regard de cet homme lui fit une drôle de sensation.
Ces yeux dans les siens affolèrent son cœur, son ventre, et elle se sentit stupide en même temps que ses joues devenaient rouges. Comme si son regard l’avait pénétré jusqu’au cœur.
Elle savait être effronté, venait d’en faire acte pour se trouver aussitôt confondu par ce regard si doux, ce visage si amène, et ce sourire qu’il lui adressait, si engageant.
Reprenant une position plus conventionnelle, elle réalisa qu’elle devait réagir, parler, dire quelque chose.
Cette place est-elle libre gentilhomme ?
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Jean de
Invité




MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Ven 28 Avr 2006, 16:07

Jean de La Bruyère était amusé de voir cette jeune effrontée se planter devant lui.
Il l’avait vu entrer quelques instants auparavant.
Une femme habillée en homme était déjà peu courante, mais avec un tel aplomb cela
relevait de la provocation.
Il est clair qu’elle voulait paraître ce qu’elle n’était pas, pleine d’assurance.
Et si tel était le cas, elle perdit cette assurance quand leur regard se croisèrent.
Il lui adressa un sourire ravi.
Ravi qu’une jeune fille avec tant d’attraits se dirige vers lui, alors que le jeune homme
Accompagnant le mousquetaire, à ses yeux, devait posséder plus d’agréments que lui.
Il était, non pas timide, mais réservé, parlait peu, et il y avait, dans l’auberge, bien plus fortuné que lui.
Alors que pouvait bien vouloir cette jeune jouvencelle ?
Il y avait d’autre part, des places vides où elle aurait pu s’attabler.
Certes, il était seul à une table de quatre.
De retour à Paris après deux bonnes années d’absence, il ne connaissait plus personne, ou presque. Son ami Minxit l’avait informé que Paris grouillait d’espions, hommes et femmes.
D’intrigants et de conspirateurs qui recrutaient à tour de bras.
Pour ou contre le roi, Nec pluribus impar c'est à dire supérieur à tous! (La devise du roi).
Les ennemis de sa grandeur sont nombreux, Jean le savait.
Gaston d'Orléans, frère du roi, qui se voyait déjà héritier du trône.
Fouquet, le favori de Mazarin. Et tant d’autres.
Mais lui, Jean de La Bruyère, aime ce roi, enclin aux divertissements tels que la musique, la chasse ou le ballet, le théâtre ou les belles lettres.
Cette majesté, qui malgré son jeune âge, surprend toute la cour en décidant à la plus grande stupéfaction de ne pas prendre de principal ministre et de gouverner par lui-même.
La France est ingouvernable, Jean le sait, le peuple est rebel et ce n’est pas nouveau. Il est de ce peuple, mais lui, servira le roi, car c’est dans sa nature.
Et si cette jouvencelle vient tenter de le séduire pour le corrompre, jouant le jeu avec elle, probablement, il en toucherait un mot au capitaine des mousquetaires, pour autant que celui –ci se révèle un dévoué et loyal serviteur du roi.
-Mais je vous en prie, prenez place.
Une voix derrière lui questionna :
Puis-je également me joindre à vous ?
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Eva
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MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Mar 02 Mai 2006, 21:53

(Suite Cabellion et Eva: Au détour d'une rue)
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Jean Winderfield
Poete
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Messages : 108

MessageSujet: Re: Intrigues et mousquetaires...   Jeu 11 Mai 2006, 21:35

Jean, qui était toujours assis dos à la salle, regardait subtilement derrière lui, à gauche et à droite. Il put conclure au but de quelques coups d'oeil qu'il n'y avait vraiment pas grand chose à espérer dans un endroit pareil et que ce n'était pas ici qu'il aurait son contact. Mais au moins, il y avait de la bonne bière ici et cela était un facteur très acceptable

Jean commanda un deuxieme verre de bière à l'aubergiste. Il lui prit la bière après avoir payé et il se dirigea vers le fond de la salle. Il remarqua une table libre. Il s'y dirigea d'un pas assuré. Il voulait pouvoir maintenant voir la salle d'un autre oeil.

Une fois assis, il sirota sa bière, regardant attentivement les gens qui entrait et sortait. Il étudiait les possibilités et tous les scénarios possibles à faire dans un genre d'Endroit.
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Intrigues et mousquetaires...

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