Nom, prénom: François Honorat de Beauvillier, comte de Saint-Aignan
Âge: né le 30/10/1607, il part sur ses 57 ans.
Personnage incarné: courtisan, membre de l'académie Française, gentilhomme du Roy.
Histoire: François est né à Paris le 30 octobre 1607. Originaire de Beauvilliers, il embrassa d'abord la carriere militaire, combattant avec acharnement la Fronde. Puis, devenu plus agé, rentra a la cour. Son incroyable esprit et son élégance l'on vite fait remarquer de la Cour et il fut pris en affection par le Roy, qui se souvint de son engagement durant la période de terreur de son enfance. Au bout d'un temps, il le considéra comme son ami et confident. Reconnaissant de son dévouement qu'il découvrait chaque jour un peu plus, il le fit comte de Saint Aignan, duc et pair, chevalier de ses ordres, premier gentilhomme de la chambre et membre de l'académie Française dès 1663. Saint-Aignan, gaté, ne se reposa pourtant pas sur ses lauriers, cherchant toujours à plaire aux grands.
Il est les oreilles et les yeux du Roy, écoutant pour assouvir son inépuisable curiosité, rapportant a Louis XIV ce qui lui rendrait faveur. Confident du Roy, il aida celui-ci dans ses entreprises amoureuses, cherchant avec toute son ingéniosité comment échapper aux griffes de Madame pour voir La Valliere.
Excellent danseur, spirituel, protecteur des gens des lettres, Saint Aignan est un homme qu'on pourrait qualifié de populaire, même aupres des dames. Il cherche par tous les moyens a satisfaire tout le monde, s'attirant les éloges, flairant les "bons coups", même si, dans l'ombre, le comte est un intriguant avertis.
Le comte est de toutes les fêtes et de tous les plaisirs, affichant sourire toujours plus radieux, que cela l'amuse, ou non. La plupart des préparation des divertissements lui échouant, ceux-ci sont souvent plus synonyme de travail qu'autre chose.
D'ailleurs, François n'est pas homme à chômer. Et bien qu'il ne soit plus tout jeune, marié depuis le premier janvier 1633 à une peste du nom d'Antoinette, et père de onze enfants, son coeur impulsif et sentimental s'éprit pour Mme de Montespan, alors que le Roy avait des vues sur elle. Malheureux de ne recevoir aucun regard de la belle Athénaïs, il fit moins profiter de sa vive intelligence, réfléchissant moins a ses dires, et un jour plus triste que les autres, un mot trop brusque lui échappa, et le pauvre comte devint en froid avec une des maîtresses du Roy. Celle-ci tenta alors de baisser son estime aupres du souverain, et François évitait des lors de mander trop de faveurs.
Apparence physique: Saint Aignan n'est plus tout jeune, mais prend soin de son corps comme tout courtisan. Des yeux vifs et intelligents, un sourire doux et charmeur, François n'est pas une laideur, ni une beauté. On remarque chez lui des vestiges de grande vigueur, une taille élancée, des mains de soldats, des épaules carrées... mais la cour a ramolli ses bras qui ne lui servent plus qu'a écrire et à danser, et l'endurance nécessaire pour porter une épée lui ferait sans nul doute défaut aujourd'hui. Saint Aignan pourrait donc passer inaperçu à cause de son physique sans rien d'exceptionnel, si on faisait fi de son élégance et de son gout pour les belles choses; Le comte est toujours habillé avec raffinement. Agréable, il affiche un visage presque toujours jovial, quoiqu'il ressente intérieurement.
Psychologie du personnage (caractère, défauts/qualités etc...):Curieux, tres curieux, trop curieux peut-être, voilà comment on pourrait définir Saint Aignan. Fidèle à ses amis, ceux qui lui rendent la pareille en somme, il fait un excellent compagnon. Sans nul doute son intelligence et sa noblesse de coeur lui ont fait une bonne réputation et nombre "d'amis". Le comte n'est pas un modèle de courage pourtant. Enfin, il se sentait peut-être plus à l'aise en compromettant sa vie sur les champs de bataille qu'en la compromettant, ainsi que son honneur, devant une des grandes et hautaines dames de la cour.
François est un homme tres paradoxal. Doux et réfléchis, il réagit pourtant avec ce qu'il ressent, et chacune de ses actions a autant été analysée avec son coeur qu'avec son esprit. Rien de ce que fait Saint Aignan n'est accomplit avec insensibilité.
Le comte a une prédisposition à l'action, et plus exactement à l'impulsion et à la capacité d'entreprendre : il a à cœur d'initier les projets qu'il a en tête, de démarrer les choses, de les créer. C'est pour lui la partie la plus importante qui donne l'enthousiasme et l'adrénaline, sans lesquels il peut rapidement se lasser. Il est en général plutôt individualiste - parfois trop ? - et affirmé et laisse le soin aux autres de consolider et de faire ensuite évoluer les constructions qu'il a bâti avec ardeur.