Comte de la Fère Dramaturge


Inscrit le : 17 Avr 2006 Messages : 211 rang : Gatineau, "Blois, domaine de Bragelonne"
| Sujet: Re: Réunion Sam 09 Sep 2006, 20:49 | |
| La soudaine intervention de cette véritable foule de contribuables eut pour effet de cesser sur le champ la bataille. Les hommes de de la Toque, enfin, ceux qui étaient encore debout, hébétés doublement de cette apparition et de la disparition de leur chef, rendirent leurs épées et furent sur le champ emportés. Athos avança de son pas tranquille vers Lorenzo, s'appuyant sur le bras du chevalier. La blessure faite traîtreusement par Themis quelques temps plus tôt se faisait plus cruellement sentir, ainsi que les effets de la perte de sang sur son visage pâli.
" Foutre Dieu! Imbécile! Vous avez tout fait raté bande de ladrons ! Je voulais oune opérazion sans heurt ni effusion de sang, et yé une masse de cadavre sur les bras! C'est vous peut être qui allez remplir toute la paperasserie que cela implique ! Ma non, vous n'êtes que des moustiquaires, sabre au clair, cheveux aux vents! Aucune sens des responsabilités! Des capitan de Carnaval ! Vous m'auriez laissé faire, nous aurions récuperé l'enfant sans effusion de sang... Où est l'épée? Personne ne sortira d'ici, tant que je ne l'aurais pas en main propre, au premier geste hostile, je laisse les Von Gortz vous abattre comme les cabots que vous êtes..."
Athos regarda l'italien lancer sa longue diatribe sans que le calme ne quitte sa physionomie. Le chevalier, par contre, aux premiers mots prononçés, s'était légèrement avancé, l'air sombre, sa main sur la garde de son épée, et son regard fixé sur Lorenzo.
Le comte, voyant cela, s'avança d'un pas en s'interposant entre les deux hommes.
- Si réellement nous étions tels que vous nous décrivez, Monsieur, et si réellement nous étions toujours mousquetaires, vous ne seriez plus en vie, à l'heure qu'il est, pour nous avoir insulté de la sorte. Nous avons chapardé vos plans, dites-vous, et nous avons mis à mal vos efforts? Pourtant, vous ne vous êtes pas manifesté, ce tantôt, lorsque vous nous avez vu entourés de ces hommes, lorsque de la Toque tenait fermement le garçon, une lame sur sa gorge, et lorsqu'il m'a troué la poitrine. Ce que nous avons fait, Monsieur le policier, nous l'avons fait en légitime défense, et nous nous sommes bien gardés d'attaquer les premiers. Mais avouez qu'il eut été stupide de notre part de sottement nous laisser transpercer de part en part par ces hommes pour épargner vos petits plans!
Aramis, qui s'était jusqu'alors tut, dévisageant Lorenzo d'un air coléreux, s'approcha également, se plaçant à côté du comte.
- Laissez, comte, nous n'avons pas à nous justifier auprès de cet homme pour nos actions. Moi, duc d'Almada, en tant qu'ambassadeur de Sa Majesté très Catholique, et Monsieur le comte de la Fère ici présent, c'est à dire un fidèle serviteur de la couronne, un ex mousquetaire de Sa Majesté, nous ne répondrons que devant le roi, hors duquel nous ne reconnaissons aucune autorité.
Il se tut un bref moment, puis continua en plissant les yeux.
- Pour ce qui est de vos sbires, qu'ils osent seulement nous toucher du doigt, et je verrai personnellement à ce que leurs tête et la vôtre roulent sur le sol avant la fin de cette semaine...
Là-dessus, Aramis s'éloigna, et d'un mouvement impérieux de la main, ordonna aux hommes de Lorenzo de s'écarter de devant lui, ce qu'ils firent, peu empressés de voir la menace du duc se concrétiser. Athos, quant à lui, tendit la fameuse épée à Lorenzo, sans ajouter un mot, puis prenant l'enfant par la main, il s'éloigna d'un pas tranquille en direction de la place du marché. _________________ En souvenir des jours passés...
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Di Cola Lorenzo & Vin Poete


Inscrit le : 24 Juil 2006 Messages : 28 rang : Capitaine de la Police Royale
| Sujet: Re: Réunion Dim 10 Sep 2006, 12:39 | |
| La réaction des deux hommes fit grandement sourire Lorenzo, des vrais petits capitans de bazar ! Il fut à deux doigt de décharger son pistolet dans le chapeau du Duc d'Alamba, puis leur apprendre qui était les nouveaux maitres de la capitale...
Mais il se ravisa, cela aurait été trop facile pour le Corbeau, il fallait plus de tragédie, de coup de thèâtre et d'effets de manche, une mignonne petite cabale se mit à germer dans sa tête....
Les Von Gortz n'avaient guére apprécié l'insolence des deux hommes, ils bouillaient de rage sur place, mais Lorenzo les dissuada de poursuivre, il ordonna par contre qu'on fasse le ménage, il ne devait rester plus aucune de trace de tout ceci demain, ce qui n'allait pas l'empêcher de faire courrir le bruie que deux mousquetaires s'étaient encore battus dans les rues...
Il observa un instant l'épée, et quel fut sa surprise quand il vit une marque qu'il ne connaissait que trop bien sur la garde: un Roi de Pique ! Le sceau du vieux borgne, ce qui voulait que cette épée était l'une des siennes ! Il ne pouvait avoir qu'une explication à tout ca....
S'enfonçant dans le dédale de couloir, après quelques detours,il trouva son frére, affalé contre un mur, dans une attitude d'atente, Lorenzo vociféra en italien en le voyant:
" Vincenzo ! Combien de fois t'ais-je dis de ne pas méler le vieux borgne à nos histoires ? - Ca rajoute du piment au jeu ! - S'il 'apprend, tu sais ce qu'il va nous faire ? - Mille plaisirs ! - Imbécile ! "
En lui donnant l'épée, avant de poursuivre son chemin, en secouant la tête devant l'inconscience de son frére.... |
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