1663 : Face aux Feux du Soleil

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 François Honorat de Saint Aignan

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Saint-Aignan
Dramaturge


Nombre de messages : 337
Date d'inscription : 15/06/2005

MessageSujet: François Honorat de Saint Aignan   Sam Mar 28 2009, 23:44

[François Honorat de Beauvilliers]

¤¤¤


I-Me, myself & I


Date de naissance et âge :
né le 30 octobre 1607, il part sur ses 56ans.

Origines :

Françaises

Classe sociale
:
Un des plus grands aristocrates de la Cour de France

Métier/Titre
:

Comte, puis Pair de France et Duc de Saint-Aignan (1663 – création de la duché-pairie de Saint-Aignan à partir des terres du Comté de Saint-Aignan, de la Baronnie de Chémery, des Terres et Seigneuries de Contres, Saint-Romain, Soings, Billy, Châtillon-sur-Cher, Thisée, Noyers, Châteauvieux, Faverolles, Mareuil, Sez, Coussy, Cloué, Poullay et Saint-Julien-de-Chedon )
Vicomte de Valognes,
Baron de La Ferté-Hubert et de Chémery,
Seigneur d'Aix-d'Angillon,
Elu à L’Académie Française en 1663 (reçu le 8juillet)
Premier Gentilhomme de la Chambre du Roi depuis 1649.
Chevalier de l’ordre du Saint Esprit


¤¤¤

II-Racines



Famille :

Fils de Honorat de Saint Aignan et de Jacqueline, fille de François seigneur de Montigny.

Il épouse en 1633 Antoinette, fille de Nicolas Servien seigneur de Montigny. Il en a 11 enfants (il en aura 3autres d’un second mariage en 1680, pour l’anecdote) :
- François né en 1640, comte de Séry, mort le 01/10/1666.
- Pierre Le Chevalier de Saint-Aignan né le 14/08/1641, tué en 1664.
- 2 fils morts dans leur plus jeune âge.
- Paul né en 1648, duc de Saint-Aignan et comte de Buzançois et baron de La Ferté-Hubert (etc), pair de France (25/04/1701), grand d'Espagne, mort le 31/08/1714.
- Anne abbesse de Beauvoir, morte en 1668.
- Gabrielle abbesse de Beauvoir.
- Elisabeth-Anne abbesse de Notre-Dame de Romorentin.
- Anne-Catherine abbesse de Nidoiseau.
- Anne abbesse de La Joye.
- Marie-Antoinette née en 1654, morte le 13/11/1730.


Histoire :

Né dans le Berry, troisième enfant et second fils d’une fratrie de 11enfants, François semblait prédestiné à se démarquer. N’étant pas l’aîné, se perdant dans la foule de ses frères et sœurs, il chercha depuis l’enfance les armes pour aller toujours plus haut et satisfaire son ambition. D’abord attiré par la poésie, il comprit vite qu’il n’avait pas le talent suffisant pour lui faire pousser des ailes qui pourraient le porter vers les cieux qu’il visait.

Alors, après s’être marié à 26 ans à Antoinette qui s’avéra une peste sotte mais fertile, il embrassa la carrière militaire (peut-être également pour fuir sa furie de femme ?), et s’avéra particulièrement doué. Il participa à quatorze campagnes, fut nommé gouverneur de plusieurs provinces, dont Piombino (Italie), Berry, Loches et Touraine. Mais cela résumerait un peu vite la carrière militaire de François qui fut particulièrement riche –notamment en émotion- .

Ainsi, il participa aux campagnes d’Allemagne (1634-1635), de Franche-Comté (1636), et des Flandres (1637), mais fut envoyé à la Bastille pour avoir perdu la bataille de Thionville, dont il en sorti en 1640.
Il était de Rocroi et fut ensuite nommé maréchal de camps en 1644, se distingua au siège de Saint-Ya et à bien d’autres batailles.

Quand, en 1649, il fut nommé Premier Gentilhomme de la Chambre, naquit dans son cœur une reconnaissance et un amour éternelle pour Anne d’Autriche et son fils, alors âgé de 11ans.
Son ardeur pour combattre la Fronde ne fit que décupler, et cela restera gravé à jamais dans la mémoire du futur Roi Soleil.

François, malgré sa charge, refusa d’abandonner les champs de batailles qu’il avait appris à connaître.
Mais, en 1656, six ans après une première embuscade où il avait reçu trois balles –deux au visage, une à la main-, on lui tendit de nouveau un piège. Il se promenait seul dans un petit bois proche de son domaine de la Ferté quand quatre hommes armés de pistolets et d’épées l’attaquèrent. Il fut gravement blessé mais tua deux de ses agresseurs, se saisit d’un troisième et mit l’autre en fuite.

Cet événement inquiéta le Roy et sa mère, qui le demandèrent à la Cour. Le comte accepta de demeurer auprès de Louis, et de ne plus participer qu’aux missions qu’il lui donnerait, comme aller à la rencontre, en 1660, de Marie Thérèse. Ce temps passé à Fontainebleau lui permit de devenir l’homme de confiance du Roy qu’il est aujourd’hui, et l’un des hommes les plus influents de la Cour de France.

En 1662, Louis XIV fut victime d’une attaque de quatre hommes armés, et Saint-Aignan le défendit seul, et réussit à en abattre trois. Reconnaissant, le Roy lui promit à cette occasion le titre de Duc et Pair. Mais cette action valeureuse n’avait demandé à François aucun effort ni aucune hésitation : il adorait tout simplement l’homme qu’il avait vu grandir et monter sur le trône de France. Il avait même participé au quadrille du Roy exécuté au Carrousel cette année là.

Outre ses faits d’armes particulièrement riches, la vie de Saint-Aignan, qui commence à se faire vieux, est également remplie de mille autres façons. Ainsi, protecteur des arts et des lettres, versé dans la poésie, la danse, l’art des conversations, il a eu l’occasion de fréquenter bien du beau monde. Il a notamment rencontré à son arrivée à la Cour la belle Françoise de Montespan, dont les yeux lui ont offert de quoi se noyer d’Amour. Il lui voue un culte éternel, et a même fomenté avec elle une association diabolique afin de l’aider à supplanter LaVallière, qu’il a pourtant lui-même placé là où elle est.

Protecteur de Jean Racine, il a fait jouer sa pièce en son absence devant l’impatience du Roy, ce qui brisa leur amitié, et provoqua la disgrâce de ce dernier après sa fameuse esclandre devant le cabinet royal.


Et maintenant? :

Saint-Aignan, surnommé « le Paladin » par Madame de Sévigné, sert d’yeux et d’oreilles à Sa Majesté. Il est son confident, et le maître des rumeurs. Il attend avec impatience son titre de Duc et Pair, et pour cela, cherche à ne pas commettre de faux pas aux yeux du Roi et des Grands.
Il est un protecteur des arts et des lettres.


¤¤¤

III-Etats d'âme


Traits de personnalité :

Curieux, trop curieux peut-être, voilà comment on pourrait définir Saint Aignan. Lorsque quelque chose pique sa curiosité, il ne sait faire autrement que de l’assouvir, et ne sait alors que se montrer impatient.

Il ne connaît pas la notion de trahison et de fidélité, ou plutôt les a réinventées à son goût. Il ne réagit en réalité que selon ses propres intérêts. Ainsi, il pourra garder des années entières un secret qu’un ami lui aura confié car cela est conforme à ses ambitions, et le révéler au moment opportun pour lui, bien qu’effectivement, il s’agisse de mettre un ami dans l’embarras.

Il faut cependant mettre le mot ami entre guillemets. Saint-Aignan peut apprécier des personnes, mais il s’en lasse vite si elles ne peuvent avoir aucune influence sur sa vie. Le pouvoir, la puissance, que ce soit d’esprit, acquis par la naissance, l’argent ou le corps, sont seuls sources de respect pour lui.

C’est pourquoi des flatteurs qui chercheraient à se faire introduire auprès de grands personnages par son intermédiaires doivent faire attention à leurs paroles, car si elles ne possèdent aucun talent, et n’ont pas la possibilité de jouer son avenir, pourraient se voir très compromises à la suite d’une simple conversation qu’il se fera un plaisir de rapporter et de déformer.

François est un homme très paradoxal. Doux et réfléchis, il réagit pourtant avec ce qu'il ressent, et chacune de ses actions a autant été analysée avec son cœur qu'avec son esprit. Rien de ce que fait Saint Aignan n'est accomplit avec insensibilité.

Le comte a une prédisposition à l'action, et plus exactement à l'impulsion et à la capacité d'entreprendre : il a à cœur d'initier les projets qu'il a en tête, de démarrer les choses, de les créer. C'est pour lui la partie la plus importante qui donne l'enthousiasme et l'adrénaline, sans lesquels il peut rapidement se lasser. Il est en général plutôt individualiste - parfois trop ? - et affirmé et laisse le soin aux autres de consolider et de faire ensuite évoluer les constructions qu'il a bâti avec ardeur.

Il se fatigue rapidement des projets de longue haleine, c’est pourquoi il n’a jamais publié et préfère encourager les artistes qui ont la patience et le talent qui lui font défaut.

Si le spleen avait été inventé au XVIIe siècle, ç'aurait été le fait de Saint-Aignan. Mélancolique et dépressif, il l'a toujours été, mais ses phases de replis sur soi son de plus en plus fréquente depuis qu'il vit à la Cour, là où la cruauté de l'Homme se révèle dans toute sa splendeur.
C'est dans ces moments-là qu'il est le plus productif en poésie : ayant l'impression de ne plus comprendre le monde et que celui-ci le lui rende bien, ou, au contraire, se sentant alors d'une incroyable lucidité, remettant parfois en cause jusqu'au sens de son existence même, il ne s'adresse plus qu'à lui, et couche ses émotions sur papier.

Goûts :


François, grâce à ses années passées face à la mort, ne manque pas de courage, et est toujours capable de participer à des activités physiques et dangereuses, même s’il préfère désormais se consacrer à la poésie et à l’élévation de son esprit.

Il entretient désormais son corps plus grâce à la danse, qu’il affectionne particulièrement, que par des exercices militaires qu’il laisse à ses deux fils aînés, qui semblent avoir hérité de son goût pour les belles victoires bien méritées. Il leur croit un avenir prometteur.

Il aime la contemplation de toutes sortes de beautés qu’il peut trouver dans n’importe quel lieu, et à n’importe quel moment, du classique lever de soleil rougeoyant (beaucoup de sang a coulé cette nuit) à l’épuisante agonie d’un papillon pris dans une toile d’araignée.

Et s’il voue un culte au Beau, il honnit la sottise, la grossièreté, la vulgarité, le rustre : il serait capable de détruire la réputation de quelqu’un qui lui aurait déplu sur ce point.

Il est également le plus fervent admirateur du genre féminin ("le beau sexe", n'est ce pas ?) ce qui fait de lui naturellement l'un des hommes les plus galants de la Cour, lui donnant un petit côté chevaleresque qui n'aura pas échappé à Madame de Sévigné.

¤¤¤

IV-Etre et paraître



Caractéristiques générales
:

Saint-Aignan est de taille moyenne et bien bâti. Il est bien conservé pour son âge, et est loin encore de se sentir agonisant (il vivra jusqu’à 80ans). Cependant, il commence à connaître les effets de l’âge et de la décrépitude : quelques crises de rhumatisme l’empêchent parfois de monter à cheval, sa colonne vertébrale s’affaisse désormais et sa vision baisse.

En détails :

Saint-Aignan, sous d'épais sourcils, a des petits yeux vifs de couleur marron, encadrant un nez busqué : long, fin, mais large à l'arrête, qui se brise haut pour redescendre d'une hauteur vertigineuse jusqu'à la lèvre supérieure.

Sa bouche semble toujours se gausser de la stupidité du monde, une petite ride même est venue se ficher à chaque extrémité et accentuer ce trait.

Il a le menton épais et grossier, qui s'empâte un peu depuis que la nourriture trop riche de la Cour n'est plus compensée par d'harrassants exercices.

Cheveux gris, perclu de rides, il doit désormais porter perruque et se farder longuement pour dissimuler sa vieillesse. D’ailleurs, sa fidélité à la poudre date de 1650, où lors d’un combat il s’était pris deux balles au visage, afin de dissimuler de disgracieuses cicatrices.

François a honte de son âge, les signes de sa lente déchéance lui son insupportables : ses muscles qui fondent, son ventre qui rebondit, ses maux ponctuels sont des catalyseurs de plus à la révélation de sa nature dépressive.

Habitudes
:

Saint-Aignan est un homme raffiné, et son immense richesse lui permet de satisfaire ses goûts de luxe en ce qui concerne sa garde-robe. Un peu conservateur, il suit la mode timidement, et préfère de classiques étoffes précieuses, finement coupées, aux extravagances des toutes dernières nouveautés.

¤¤¤

V-La vie en société


Saint-Aignan connaît tout le monde et tout le monde le connaît, mais, plus particulièrement :

Il exècre sa femme, qu’il ne considère que comme une poule pondeuse (il est d’ailleurs persuadé que son cerveau ne doit pas égaler le volume de celui du volatile).

Le Roy est son seul point d’ancrage, le seul homme qu’il ne pourrait trahir, car il ne s’agit pas d’un homme, mais presque d’une divinité. Sa mère, Anne d’Autriche, est pour lui une des personnes qu’il respecte le plus.

Quant à Madame de Montespan, l’on ne pourrait qualifier l’Amour qu’il lui porte. Il s’agirait plus d’une adoration lyrique, tendant vers le tragique, puisqu’il pourrait se sacrifier pour la laisser au Roy, mieux, la pousser dans ses bras.

Il ignore ce qu’est devenu Racine, son protégé le plus prometteur, et n’a plus grand espoir quant à son retour à la Cour.



portrait robot du jeune Saint-Aignan

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VI-Et puis le reste...



Prénom : Méduse
Age : 4000 ans
Expérience et niveau RP : Diaboliquement longue
Présence sur le forum : Lorsque l’envie de vous hanter me prendra… mwahahahaha
Comment l'avez-vous connu? : Je suis omnisciente
Code : Champy se promène dans les champs. Champy trouve un champignon dans les champs. Champy chante que le champignon des champs chent bon. Il le mange et meurt. END
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Alexei
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MessageSujet: Re: François Honorat de Saint Aignan   Dim Mar 29 2009, 12:36

Voila un perso que j'appréciait beaucoup.... dieu vous garde monsieur, et moi je garde les déesses, si il s'en trouve par contre...

L'élite féminine tarde a venir nous rejoindre...! Sans cela je vais périr et me flétrir moi...je suis trop sensible pardi...
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Jean Racine
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MessageSujet: Re: François Honorat de Saint Aignan   Dim Mar 29 2009, 19:19

J'aime beaucoup le conte de Champy et du Champignon !

Youpi, rebienvenue à mon ex-re-futur-protecteur ! Wink

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Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux ;
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: François Honorat de Saint Aignan   Dim Mar 29 2009, 20:03

Je tiens juste à préciser que ses titres, sa généalogie, et tous ses faits d'armes (jusqu'au sauvetage du Roy) sont véridiques.
J'aurais préféré qu'il soit un peu plus couard, pour ma part, mdr.

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MessageSujet: Re: François Honorat de Saint Aignan   Mar Mar 31 2009, 09:40

J'ai édité, je ne pouvais décidément m'approprier un personnage si courageux et si vertueux. Saint-Aignan lui-même n'aurait pas apprécié être ainsi lol.

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Jean Racine
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MessageSujet: Re: François Honorat de Saint Aignan   Mar Mar 31 2009, 13:53

[Je déplace d'ailleurs ! Wink]

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