1663 : Face aux Feux du Soleil

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 pour les yeux de la marquise...

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Alexei
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MessageSujet: pour les yeux de la marquise...   Mer Avr 01 2009, 07:32

(Suite des Ailes, Appartement d'Alexei)

Un serviteur avait fait porté un court mot à Mme de Montespan.

"Mme... il me plairait de vous offrir, en gage de ma dévotion pour votre ravissante personne, un cadeau pour honorer votre féminité triomphante sur le voile monotome trop souvent affiché par les membre de la cour de Sa Bonne Majesté. La grande valeur de mon présent, m'oblige néanmoins. à vous le présenter en personne à vos genoux. Je vous prie donc de me rejoindre et me recevoir dans l'un des salon du château cet après-midi. Que Dieu veille sur votre persone.

Duc Alexei. "

Alexei était parvenu dans l'un des plus beau salon du château. Malgré son allure élégante et séduisante, son regard hostile et sombre fit comprendre à tout les innoportuns de s'éloigner des lieux et surtout loin de lui. Alexei songea un moment à demander a ce que quelqu'un reste non loin, afin de veiller en chaperon, pour qu'aucune mauvaises rumeurs surviennent a l'issus de sa rencontre avec la Marquise. Alexei détestait ce protocole, mais la Marquise y tenait. Mais de toute facon, il doutait qu'elle vienne seule, une de ses dames de compagnie l'accompagnerait sûrement...

Et si elle venait seul, eh bien ceux qui serait tenter de faire courir des ragots sur elle et lui serait sévèrement punit! Le Duc et la Marquise était des personnages puissants! Se moquer impunément était dangereux. Alexei ne tolérait aucune offense, et sa cruauté et son arrogance froide lui permettait de se venger avec dignité et talent.

Il préparait maintenant ses batteries de séduction et sa flamboyante répartie pour accueillir la Marquise. Edovkia sa servente, la seule personne qui accompagnait le Duc, déposa un coffret sur une petite table, et se fit toute petite. Elle savait bien tenir sa place, de toute facon le duc l'ignorait. Elle le regarda, sa tenu était élégante, simple, mais brillante. D'un blanc d'une grande pureté. Le soleil qui étincellait aux travers des fenêtre faisait scintiller les lieux.

Il patianta...c'était long! Que faisais elle? Son messager avait il trainer en chemin pour siffler des sourires à une servente? Le bougre! La marquise avait'elle était retarder par des courtisans ignares avident d'obtenir d'elle quelques faveurs honteuses! Peut-être n'avait'elle pas de robe de circonstance... il aurait dû lui en faire confectionner une par la jeune couturière à qui il avait commander également une tenue..

En fait il ne s'était pas écouler 5 minutes, et déja Alexei grognait. Il porta la main à un verre de vin sur une table. Edvokia fit craquer alors une des fleurs qu'elle tenait dans les mains pour l'empêcher de céder au vice. Alexei la regarda furieusement! Marquise ou pas, nul ne l'empêcherait de boire quand même! Aucune femme n'avait ce pouvoir!


Il se rapella sa dernière rencontre avec la Marquise ou il avait tenter de la droguée doucement pour qu'elle s'égare doucement dans ses bras. Mais sa stupide dame de compagnie avait tout fait gâcher en buvant la mauvaise coupe! Et ce monsieur de Saint-Agneau, agnant, aimant, enfin...cet ursurpateur c'était fait le devoir d'être le protecteur d'une dame plus haute en grâce que les talents de son vieil âge lui permettait de prétendre . Alexei l'avait défier dans un concours particulier. L'affaire en était resté là. Peut-être plus tard...

Cette fois Alexei n'avait pas de plan, pour l'heure il devait d'abord s'abreuver tranquillement sous les rayons de voluptés de la Marquise, avant de reprendre une manoeuvre sidérante et complexe. Il l'accueillerait en toute amitié, avec un coeur pur devant Dieu, d'une sérénité étincellante. C'était avant tout un instant de retrouvaille. Le cadeau n'était qu'un prétexte, bien qu'il ravirait la dame.
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: pour les yeux de la marquise...   Mer Avr 01 2009, 12:27

Quand la sobre missive lui parvint, Athénaïs n'en fut par surprise. Elle se
doutait fort que le jeune fils de souverain barbare de l'Est ne fut pas homme au renoncement facile... Néanmoins, il s'agissait bien là d'un fils de souverain. Et voici ce qui empêchait la Dame de la Reine mère de faire répondre à ce bel importun un "non".

Il allait de soit qu'elle ne pouvait par contre se rendre seule à ce petit ultimatum galant... Sa petite dame de compagnie suffirait-elle à faire barrage à l'ouragan des steppes ? Uhm pensa la Montespan, à priori oui. Nous étions à Fontainebleau et pas au milieu de la forêt russe. Une marquise bien née ne se prenait pas comme forteresse, c'est à dire de force et le petit rejeton de tsar se devait de le savoir.

Elle pensa un moment demander à son Altesse royale si elle était
intéressée par une rencontre avec la jeune homme... mais la reine était
faible ces derniers temps et, de plus, il n'eut certainement pas convenu qu'elle rencontra souverain ou fils de souverain étranger sans permission de son divin fils. Bon, dit tout haut la belle je ne peux demander une fois de plus à ce bon Saint-Aignan de veiller sur ma vertu... Et elle ajouta un soit fort décidé en quittant l'élégante bergère dans laquelle elle adorait s'alanguir.

Après avoir convoqué la demoiselle Aurore qui était sa dame, et quelques
servantes pour l'appuyer, elle décida de choisir tenue qui pourrait faire
l'affaire dans ce genre de cas.

- Il ne convient pas, dit-elle, que ce que je porte puisse faire penser à ce jeune homme que je compte le séduire et encore moins qu'il
pense que je viens m'offrir tel un joli cadeau enrobé de soieries...
Néanmoins, il ne convient pas non plus que je
puisse croiser qui que ce soit dans nos couloirs qui puisse penser que la marquise de Montespan se laisse aller... ou qu'elle devient adepte d'une quelconque bigoterie.

Les dames étaient perplexes, on le serait à moins, que proposer qui ne paraisse ni trop affriolant ni trop prude. Les tenues habituelles de la belle
de Montespan étaient conçues de manières à mettre en valeur ses attributs... Ne disait-on pas qu'elle avait une gorge magnifique et des bras qui poussaient au doux baiser. Elle possédait aussi différentes tenues destinées à accompagner la reine mère aux vêpres et autres messes,
mais les splendides mantilles de soie noire ne convenaient pas non
plus à un rendez-vous de ce genre.

La petite Emerine, une jeune femme astucieuse, proposa au bout de quelques longues minutes de déballage un intéressant compromis.

- Il me semble, dit la petite donzelle, que cette robe d'après midi
de soie prune, délicatement relevée de broderies
évoquant des camélias, associée à une mantille mise au moment où vous pénétrez dans le salon serait du meilleur effet, non ?

La Marquise devint pensive, brièvement, et enfin ses beaux yeux s'éclairèrent :

- Superbe idée, mon enfant, cette robe presque trop foncée mettra mon teint en valeur et je pourrai grâce au voile signifier à ce bourreau des corps que je ne suis pas disponible... de suite.

dit la marquise sans rougir. En fait cette relation avec le prince étranger était trouble pour la belle Athénaïs, d'un côté il était brutal, menaçant,
pénible et d'un autre... D'un autre il était clair que le Montespan ne partageait plus son lit depuis son retour de couche, et il était tout aussi clair que l'hommage de ce jeune homme, fougueux mais beau et bien né,ne laissait pas la belle totalement indifférente...
Le fougueux jeune homme en question devait bouillir d'impatience car
après des dizaines de minutes perdues à la réflexion puis au choix de la tenue, il était certain que l'habillage, comprenant le nouveau choix de
diverses parures qui convenaient ou nom au complément de la robe, prendrait lui aussi son lot non négligeable de précieuses minutes.
Une adorable parure de petits rubis qui venait d'un don de la reine mère à sa Première, vint sauver quelques minutes, les dames se déclarant
unanimement contentes de ce judicieux choix...

Le maquillage ne pris lui que quelques secondes, la Marquise ne se poudrait
jamais, elle avait la chance d'avoir une peau d'une teinte parfaite, un blanc éclatant de jeunesse, un blanc qui n'était jamais exposé à quelques rayons de soleil que ce soit... On se contenta donc de renforcer un peu ses
doux yeux de quelques fards légers.

Au bout d'une si petite heure, la marquise émergea des appartements
de la Reine mère, accompagnée uniquement de sa petite dame de compagnie, la jeune Aurore, éclatante de beauté dans une somptueuse
robe prune, son long cou blanc rehaussé de délicats rubis. Sa jeune dame portait comme une relique une belle mantille de soie, agrémentée de jai, une belle mantille importée d'Espagne. Athénaïs ne la posa sur ses cheveux auburns qu'avant que sa dame ne la fasse annoncer dans le salon retenus pas le jeune rustr... euh russe. Elle avait pendant le parcours ignoré
tout nobliau de cour, n'adressant un regard qu'à ses pairs, en dessous de fils ou fille de duc rien n'existait pour elle.

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Alexei
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MessageSujet: Re: pour les yeux de la marquise...   Mer Avr 01 2009, 14:16

L'on annonca enfin la dame qu'il attendait. Il se retourna de la fenêtre qu'il observait. Il l'observa un court moment, jetant sur elle ses yeux sombres de fauve, un regard profond, insistant déterminer, sans faille, le regard de ceux qui hardi à la bataille et de ceux qui respectent les vertus viriles primitives. Alexei était un admirateur de la beauté, mais celle naturelle, pure, la beauté du Créateur (dieu) et de son oeuvre, le travail de la main de l'homme lui était plutôt imparfait, car ceux qui détenaient une ame parfaite, (les nobles) ne se seraient jamais rabaissé a travailler. Ils étaient la pour cueillir les fruits du Seigneur, vertu, piété, honneur, gloire, richesse et bien sur une compagne féminine idéale.

Bien sur jamais Alexei ne songeait à demander la main Athénais, d'abord elle était de confession différente, une grave différente, ensuite elle était déja mariée, cela ne l'aurait cepandant pas arrêter, ensuite elle était légèrement trop âgé, ensuite elle était favorite d'un puissant Roi, et finalement sa mère n'accepterait jamais un mariage avec une étrangère. Ce genre d'union serait inutile.

Il la poursuivait pour la gloriole et la passion. D'ailleurs qui n'était pas marié qui n'agissait pas ainsi? Un duc sans maitresse, une princesse sans favori, cela était bien monotome et triste, c'était le signe d'un éclat descendant. Il y avait quelques mérites dans ces jeux d'amour entre la frontière du scandale et de la passion.

Alexei s'avanca enfin et prit la parole.

-Ah Madame, l'éclat de votre beauté viens me sauver d'une ennuyeuse réflexion. Je vois que vous portez une tenue qui surpasse toute celle que j'ai pu voir dans maints chatêau au pays ou l'on prétend connaitre la beauté. Mais toutes ces merveilles palliraient sous la douceur de votre souffle assurée. Je suis enchanté de vous revoir. J'ai prier Dieu à chaque jour qu'il veille sur vous, votre Protectrice, et votre mari.

Il s'approcha d'elle lui prit la main avec sa fameuse poigne habituelle. Il encercla le poignet de la Marquise sous une poigne douce mais ferme. Un geste emplis d'une confiance et d'une arrogance d'une masculinité qui ne faisait pas que conquerir, mais qui exigait que l'on succombe à l'impérativité de la puissance. Alexei lui fit alors le fameux baise-main. C'était là un grand honneur; car il n'avait pas de compte à rendre à cette femme, sinon un hommage virile, sa position de fils d'un souverain pourrait le pousser même à exiger d'elle le même geste. Mais un baiser sur la main? Non il voulait bien plus!

-Je suis heureux de constater que vous m'honorez d'une grande confiance...pas de protecteur cette fois-ci? Grand bien en fasse, car je suis fatigué des duels et de jetté par les fenêtres ceux qui m'ennuient! Je vous promet une protection infallible et qui gagnera les soupirs de vos yeux pour toute récompense. Les richesses sont lassantes, mais votre émoi est si étourdissant.

-Mais comme d'habitude vos prières restent silencieuses, vous n'exigez pas d'exploits ou de graces particulières, et cela est fâcheux pour moi puisque je dois vous prouver ma dévotion en me comportant comme un odieux courtisan! Mais je vous pardonne puisqu'il s'agit de vous! Je vous offrirai donc un cadeau puisqu'il nous faut suivre les politesses pour l'amour de vous...

-Mais j'aimerais un jour vous faire partager la saveur d'un instant passionné par l'âme et le coeur. Un geste issus des profondeurs sauvages et indompté de nos natures si vibrantes, certes la peur s'ouvre d'abord sous nos pieds, mais alors lorsque l'on sentira la candeur d'une émotion véritable, vive, naturelle, noble et humble, l'on vient de faire un pas vers Dieu et la rédemption... Une vie sans cette quête de rédemption est une vie bien triste.

-Il y a dans vos yeux, cette vive intelligence pour la passion naturelle, pour l'émotion teinté de féminité docile et vibrante, pour le cri virile, puissant et saissisant. La curiosité de goûter à ce qui se dérobe du commun des hommes, de goûter à un instant d'une liberté si dévastrice, qu'il ne restera que devant vous, les gouttes des larmes de votre douceur et votre candeur...

Alexei cessa de parler un moment, pour laisser le silence embarassant s'allier à lui et saisir la fragilité de la Marquise. Elle avait encore l'un de ces chaperons. Ah ca chaire était bien à l'abri! Mais comment protégerait-elle son esprit et son coeur? Pour cela il n'y avait aucune protection. Alexei abbatait tout les obstacles et fraccassait les portes. Sa voix portait des merveilles enchanteresses que seul un poète de la steppe et de la violence masculine pouvait glisser à l'orreille de sa motiée.

Elle était brillante et charmante dans ses atours radieux et inégalable. Mais Alexei voulait plutot la dénuder d'une toute autre facon; par la maitrise d'une élocution, la tentation d'une passion inconnue, la complicité de la pureté et la fermeté d'un guerrier. Les bijoux de la Marquise brillait autant que son regard. Le blanc de sa tenue était aussi pâle que le teint enchanteur d'Athénais. Leur noblesse s'épousait en dignité et en droiture. L'Harmonie était une autre tentation. Les femmes aimaient fondres de cette facon. Alexei exploitait la sensibilité en la pincant comme une lyre.

- Vous convenez certainement que nous sommes au dela de ceux qui échanges des mondaines paroles... que nous sommes inspiré par une volonté supérieure. Que nos pensées sont tout ce qui vaut la peine d'être échangées... que j'offre pour vos genoux la plus dévoué des étiquettes que vos yeux me tyranise de la même façon que je maitrise les hommes et la violence... que vos joues me brulent les yeux d'admiration courtoise et sage. Que ce palais est un temple trop petit pour honorer vos mains.

-Que l'écho de nos sensations est maintenant si haut, que nous devrons chercher ensemble l'éclat des étoiles que nous avons appercu dans vos yeux néanmoins, qu'avec votre sagesse et ma hardiesse, nous pouvons partager une complicité véritable...

-Parlez je vous prie...ma voix est plutot sourde, bruyante et hardi, et il ne m'en reste hélas plus! (Alexei avait trop soif maintenant.) la votre rassure, appaisse et brille par la mélodie de votre voix....

Personne dans ce château ne pourrait lui parler de cette facon, avec cette richesse et cette dévotion pour elle. Il en était persuader. Comment pourrait-elle n'ignorer, si cela devait appauvrir sa compagnie et par là sa dignité et son éclat? Il y avait des hommes plus courtois que lui, plus polis, plus prompt a s'incliner plus bas pour la flatter. Mais qui avait-il pour tenter de la rassurer, de la comblée à la fois de séduction, de passion et de rêveries? Alexei était un parfois un rustre parcequ'il jugait tout simplement qu'aucun autre prince ne l'égalait! Et maintenant il venait pour prendre le sourire de la plus adorable... Refuser ces paroles seraient du gaspille! Supporterait-elle après tout qu'il aille les chanter à une autre dame? Elle devait les accepter!
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: pour les yeux de la marquise...   Jeu Avr 02 2009, 12:11

Elle entra, digne et un peu raide dans le salon, sa mantille posée sur les cheveux lui donnait l'allure d'une belle andalouse. Elle allait saluer quand le déluge de déclarations l'atteignit...
Cela n'était rien comparé à ce baise main, trop fougueux, trop chargé de désir, trop exprimant le mâle qui hume la femelle, qui malgré elle troubla Athénaïs... Elle eut un léger frisson, léger mais existant ce qui la mis peu à l'aise.

Néanmoins, le déluge verbal de son hôte lui permis de reprendre totalement ses esprits et de préparer ses répliques... Au fond, elle trouvait ce jeune russe amusant, il était une sorte de prince exotique, à la fois dérangeant et séduisant... Elle eut quelques sourires à son long monologue, le premier vint quand il dit avoir prié pour le Montespan... Seigneur quelle idée saugrenue, même Athénaïs ne priait pas pour son époux.
"Les richesses lassantes" eurent aussi droit à un léger haussement de sourcil, voici bien le vrai riche, pensa la belle, seul à se lasser de la richesse... ou du moins à le dire.
Elle redevint mal à l'aise quand il parla de "partager la saveur d'un instant passionné par l'âme et le coeur" et de "la passion naturelle", le rustre était loin d'être bête. Elle se connaissait assez pour savoir qu'il était tout proche d'avoir raison, si proche... Il allait de soit que la bonne éducation, rude éducation, des soeurs du Poitou avait éteint en partie l'incendie des sens que souhaitait le prince mais il était tout aussi certain que les braises sous cette montagne de cendres catholiques ne demandait qu'à être rallumées à la moindre brise...

Plusieurs fois, elle faillit interrompre ce feu verbal, mais, non, elle décida de laisser le fougueux jeune homme terminer, il convenait de laisser parler les hommes, de laisser parler les princes... elle eut quelques sourires, quelques levers de sourcils de toute beauté et quand, enfin, il le lui demanda explicitement parla :

- Votre Altesse, permettez moi de vous présenter mademoiselle de Fontoile, ma Dame de Compagnie et permettez moi aussi de vous remercier pour l'honneur que vous nous faites en nous recevant ici toutes les deux...

Sur ce elle salua d'une de ces terribles révérences de cour imposées à Fontainebleau...
Relevant son buste délicatement et en souplesse elle eut un sourire, léger... amusé aux lèvres.

- Sachez, Monsieur, que vos compliments me vont droit au coeur, mais sachez que je suis certaine de ne pas les mériter... Il me semble, pour peu que vous permettiez que je vous adresse une légère critique, que vous me surestimez beaucoup... Je ne suis pas au delà de l'échange mondain pour la bonne raison que je ne peux pas l'être.

Elle pris une attitude modeste, une de ces postures que seules les jeunes filles ayant 10 années d'éducation conventuelle peuvent prendre...

- De plus vous voyez en moi créature digne de roman, les passions ou élans que vous prêtez ne sont que chimères... Si notre Créateur a voulu me prêter des traits agréables à l'oeil c'est juste pour m'éprouver, me pousser à lutter contre la lascivité ou la passion que la morale réprouve, ne croyez-vous pas ? Et pas pour que je succombe même s'il est possible que je sois tentée... Surtout s'il s'avèrais que je le fusse.

Soeur Marie Françoise de l'Enfant Jésus n'eut pas osé rêver entendre ceci dans la bouche de l'indisciplinée fille des Rouchechouart... son ancienne novice.

- Néanmoins, vous m'offrez, si je vous entends bien, votre dévotion... elle eut un sourire moins modeste...Et bien sachez qu'il est possible que je puisse accepter cet hommage, aucune gente dame n'a été perdue par une offre de dévotion venant d'un homme bien né... Tel que vous l'êtes indéniablement.
Soyez chevaleresque, soyez français, n'est-ce pas pour cette raison que vos parents vous ont envoyé à cette cour ? Ne voyez-vous pas l'immense défi que représente pour vous cette action, ce refus de céder à l'animale et prégnante pulsion qui semble vous pousser...

Son ton s'était animé, à dessein, elle fit semblant de regretter cet émoi... passager.

- Mais je m'emporte en vous appelant au calme ... n'est-ce pas paradoxal ?

Elle eut un adorable petit rire perlé... et finit sur un :

- Que pensez-vous de cela Altesse ?

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Alexei
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MessageSujet: Re: pour les yeux de la marquise...   Lun Avr 06 2009, 23:40

Alexei apprécia les politesses et l'habile réponse de son interlocutrice. Depuis qu'il l'avait rencontré, elle ne n'avait décu! Au contraire il cherchait à mieux la connaitre et à honorer leur heureuse rencontre en la comblant de courtisie.

-C'est cela qui m'attriste bien madame vous me demandez de penser, alors que je suis bien loin du courtisan qui pense sans cesse... Que pourrais-je bien penser d'autre sinon qu'une brillante affection à votre égard? C'est de vous donc je veux remplir mes pensées... Je suis de ceux qui agissent et je le prouverai...

-Je bien aisé de votre tendre modestie, la sagesse guide votre coeur généreux...mais je vois sous votre paupière que vous brulez de briller permis les fleurs du jardin de la cour... Mais il convient que vos admirateurs vous pares d'abord...

-C'est pourquoi je suis venu m'incliner sous vos soupirs pour vous offrir un cadeau... Maintenant assisez vous je vous prie....

Alexei désigna un grand fauteuil afin qu'elle y prenne ses aises. Alexei l'aida a s'installer en lui tenant courtoisement la main afin qu'elle brille de grâce et la comblée d'attention. Alexei en profita aussi pour continuer d'admirer son buste délicat et généreux qu'elle ne cessait de présenter lorsqu'elle s'inclinait poliment et habilement. Elle était d'un charme très intense.

Juste devant le fauteuil se tenait la petite table avec le coffre du duc. Alexei l'ouvrit alors d'un geste vif et habile. Il y dévoila, un magnifique collier de perles, d'émeraudes et de pierres précieuses, destinées au cou d'Athénais. Tout cela vallait une véritable fortune! C'était un présent de Reine, ou du moins de princesse. Il la laissa admirer le bijoux un moment, car il savait les femmes avides devant la joillerie, surtout lorsqu'elle leur est destinée.

-Puisque vous dites que Dieu à choisis de vous éprouver en vous offrant des attraits féminins si aiguissés, et que vous repoussez avec brillo les voies dangereuses du vices...eh bien je vous offre cette ultime récompense, moi l'un des favori de Dieu puisque je vis pour le servir....

-Ultime récompense ou ultime tentation? Mais le choix vous appartient t'il madame? Je vois votre cou délicat qui se présente sous mes yeux, qui se dresse pour y recevoir ce bijoux, qui se présente avide de recevoir des mes mains viriles et puissantes ce cadeau qui vous assure fortune et gloire...

-Acceptez vous que j'accroche ce présent à votre auguste personne Marquise?

Alexei brulait d'envi d'accomplir ce geste si significatif et terrible. Mais alors il fallait continuellement qu'il la garde victime de son charme et qu'il reste déterminé.

-Soyez chevalresque soyez français? Je ne voudrais certes pas devenir ennuyeux madame! je préfère vous offrir un goût de la puissance de la steppe et de ceux qui honore dieu par leur vaillance...

Puis il reprit avec ce ton mi-impératif, mi-séducteur, mi-ironique.

-Et maintenant vous...soyez féminine, soyez gracieuse, soyez docile et humble, et accepter ce présent au nom de notre amitié. Si mes compliments ont vraiment atteindre votre coeur, vous devriez accepter avec une complicité bonne enfant. Si vous prétendez ne pas méritez ces paroles hardis, eh bien ne mériteriez vous pas une suprême parure pour votre rang et vos titres?

Maintenant qu'elle était venu jusqu'ici, il était trop tard pour reculer! Elle devait accepter sa protection.
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Alexei
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MessageSujet: Re: pour les yeux de la marquise...   Lun Avr 06 2009, 23:42


Bijoux offert par le Duc à la Marquise.
Un splendide collier destiné à son cou délicat...
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: pour les yeux de la marquise...   Mar Avr 07 2009, 13:06

Le début de la réponse du prince russe à sa petite ruse lui plut...
Cet Alexeï de Russie était loin d'être sot, non,qu'elle eut douté de son intelligence mais quand même...

Donc,il reconnaissait le jeu, décidait de s'en amuser tout en lui disant implicitement qu'il n'en croyait mot et ... cerise sur le gâteau, la mettait au défi de ne pas accepter un cadeau pour qu'il ne l'approche pas. Et quel cadeau !

La marquise était de fort haute noblesse, non pas de la famille royale,
mais de ces rares familles "ducales" qui arrivaient juste après les princes de sang. Néanmoins, cette famille, si prestigieuse soit-elle, n'était pas une grande fortune, son frère, jeune homme par ailleurs charmant, ami du roi, élevé à la Cour comme un petit compagnon de Louis, avait eut la plus
grande part de la fortune des "Mortemart"... Athénaïs de haute naissance fut de ce fait peu dotée et du se contenter d'un mariage en dessous de sa condition avec un marquis pas si riche qu'elle l'eut voulu.
Pensionnée par la Reine Mère, elle n'était pas nécessiteuse mais... fort dépensière, l'apparence d'aisance comptait à la Cour, l'apparence coûte
beaucoup et tenir son rang obligeait souvent la haute noblesse de province à fortement dépenser. Il est notoire que c'était là fait voulu par le Roi, pendant qu'elle s'endettait pour se mettre en valeur la haute noblesse ne pensait plus à se révolter et ces grands vassaux, qui frondèrent il y a si peu, étaient tous entrés dans le rang... des semi-nécessiteux.

Ce qu'Alexeï de Russie présentait là était une merveille... Une parure digne d'une reine. D'un simple coup d'oeil avisé, elle vit que cela frôlait le sublime, que c'était un bijou qui valait une baronnie... et que c'était beaucoup trop
beau.

Néanmoins, ses yeux de femme de pouvoir s'allumaient, quel était donc ce prince qui pour très éventuellement mettre dans sa couche une noble dame lui offrait un tel présent ?
Quelle disproportion aussi, non que la Dame fut facile, mais le cadeau était ... énorme.

Et de par son énormité, il était quasi inacceptable... quand allait-elle porter ce fabuleux bijou ? Et, surtout, si elle le portait, que dirait la Cour ? Elle dirait simplement qu'elle avait accordé ses faveur à ce jeune
prince fortuné et fou...

Inacceptable ? Uhm... Bon, elle resta un petit moment interloquée, rêveuse
regardant le fabuleux bijou et le fils du Tsar, un sourire aux lèvres, de surprise... non feinte. Puis elle pris place dans l'accueillant et bienvenu fauteuil, cela lui donnait une contenance et évitait de monter qu'il y avait de quoi en perdre l'équilibre...

- Prince, sa voix lui semblant un peu éraillée et elle toussota délicatement avant de poursuivre, Prince, vous invoquez ma modestie et puis vous me tentez avec un cadeau que reine rêverait de recevoir à son couronnement... Elle eut un sourire de reproche un peu outré... Vous avouerez que voilà manières un peu cavalières, et loin de l'esprit de chevalerie qui eut voulu que vous m'adressiez un poème, que vous me coupiez de vos propres mais une fleur encore imprégnée de rosée.

Elle marqua une pause, semblant hésitante entre blâmer le Prince ou le remercier... Puis elle rejeta sa chevelure flamboyante en arrière, dégageant son cou fin et élégant...


- Mais je ne puis résister à la tentation de passer cette merveille à mon cou... ou, comme vous le proposez de vous donner l'autorisation de me passer le collier au cou...

Elle venait de "permettre de le lui passer", pas plus mais pas moins...

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Alexei
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MessageSujet: Re: pour les yeux de la marquise...   Mer Avr 08 2009, 16:37

Le moment intense approchait... Alexei prit le collier de son écrin et contourna le fauteuil ou était assise la marquise afin de pouvoir lui glisser le collier autour du cou. Alexei ne savais pas exactement comment cela se portait! Il était habitué de recevoir de l'aide pour se vêtir. Et il était plus habile pour arracher les tenues des dames que de les aider à se parer. Il se retint pour grogner cepandant, car il excellerait sans nul doute dans sa facon d'effleurer la peau de la belle. Il continua aussi doucement à parler en s'exécutant, mais avant ses paroles voici la façon dit il s'y prit pour glisser le collier.

Alexei admira l'espace d'un souffle la majestueuse chevelure d'Athénais. D'une main il déplaca cette crinière sur la droite dans une caresse habile. Le cou s'offrait alors entièrement vulnérable pour les mains du jeune homme. Puis sa main aggripa doucement l'épaule de sa proie pour y prendre équilibre. Sa main fut comme l'eau qui coule. Une pression délicate mais ferme, entourant les formes sensuelles de l'épaule. Puis la main s'approcha du cou geste de prélude pour ouvrir la voie au bijou. De son autre main Alexei fit dérouler le collier autour du cou de la marquise et vint en chercher l'extrémité.

Les pierres étaient froides. Si la dame en frémissait, la chaleur dégager par le contact physique réchaufferait vite sa charmante invité. Alexei finit ensuite d'attacher le collier à la croisé de son cou et de son dos, sur la nuque que sa main effleurait doucement comme pour en prendre possesion et faire montée le désirs de la favorite du Duc. Le collier se renferma dans un clique strident. L'on aurait dit qu'il lui passait alors une alliance et qu'en acceptant se présent la marquise n'avait plus qu'à accepter l'emprise de son chevalier sur elle. Lorsqu'elle voulut baisser le menton trop bas, la main d'Alexei lui releva d'un geste rapide, tout en profitant pour reglisser la main en suivant la ligne du cou.

-Je vous suis gré de cette autorisation chère Athénais... Hélas je ne suis poète que libre dans les étendues sauvages et à la guerre en dansant dans le tourbillon des lames qui s'entrochoquent... mes mains sont trop rudes pour les roses, et celles-ci trop épineuses pour que je m'y risque. La seule fleure qui est agréable pour la paume de mes mains, c'est la ligne grâcieuse de votre cou...Et malgré tout les pointes des épines de vos charmes, de vos résistances s'enfonce dans mon âme si peiné de ne pas pouvoir voir danser délicatement sous la rosée du matin.

Alexei fit un sourire amusé et provocateur. Il cessa alors son contact avec la chaire d'Athénais. Il ne fallait pas abuser non plus, sa peau si blanche porterait un petit moment la marque rouge d'un contact prononcer, mais le collier cachait le tout. Les pierres brillaient aussi vivement que les yeux d'Alexei, qui revient sans se pressé devant son interlocutrice.

-Vous voila magnifique. Vous êtes aussi bien parée que les princesses du grand Tartar. Je suis satisfait de vous voir heureuse et plus riche. Voulez vous un boire un peu de vin Madame? Ou un thé peut-être?

Alexei prit un verre non loin, il le but, ahh sans une goutte de vodka il avait bien cru qu'il allait mourir. Maintenant le feu était rallumé. Un verre était peu cepandant, mais il ne souhait pas effrayer son invitée et se faire gourmander par elle.

-Notre rencontre est heureuse; avec vous j'en oublis mes quelques soucis. Mais dites moi madame vos affaires et vos amies se portent elle bien?

Alexei jugea bien opportun de prendre des nouvelles de l'entourage de la Marquise car il savait qu'elle était soucieuses et attentionné pour ses proches. Puis il lui glissa une nouvelle invitation.

-Saviez vous que je compte faire oeuvrer des artistes pour qu'ils érigent une statue de ma modeste personne? Ce travail sera très intéressant. J'aimerais beaucoup vous y inviter lors d'une scéance. Une personne aussi bien éduquée que vous certainement tout connaitre des arts et les apprécié avec un oeil passionné.
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: pour les yeux de la marquise...   Jeu Avr 09 2009, 08:36

Elle savait qu'elle provoquait en s'offrant ainsi au contact physique... En s'offrant, bien au fond d'elle, elle voulait tester si les effleurements faisait monter son propre désir.
Elle ne fut pas déçue. Le frémissement qu'elle eut bel et bien n'était pas tant du à la froideur des sublimes pierres qu'à la main du jeune homme... Les délicats frôlements dus au jeu subtil qu'elle imposait au prince la mirent en émoi. Néanmoins, elle savait au fond d'elle que n'importe quel jeune homme eut provoqué chez elle le même émoi. Et c'est cet état qui l'inquiétait. Sa sensualité naturelle, ses envies d'encore jeune femme, bridée le rendait vulnérable à toute tentative de séduction un peu appuyée.

Elle fut sincèrement gréée au jeune prince de ne pas insister, elle n'eut qu'un regard, étrange, mi regret mi reconnaissant, adressé à ce bourreau qui jouait trop bien le jeu dont elle avait défini les règles...

Elle répondit à la première déclaration du prince :

- Vous êtes bien plus poète que vous le prétendez, Alexeï - énoncer ce prénom la fit frémir, il se dégageait de fait du simple usage du prénom une sorte d'intimité, nouvelle relation acceptée, cooptée par les deux protagonistes de cettte histoire -. Et vos mains, si je ne doute pas un instant qu'elles sont capables de la rudesse du combat, quelque soit lé définition du mot combat, elle me semblent tout aussi faites pour le doux effleurement... Elle ne rougit pas un instant, la nouvelle intimité permettait ce genre de confidence quasi à double sens.

Puis elle le laissa cesser le jeu et passer à un autre, celui de la conversatiion mondaine... jeu qui lui était plus habituel.

Quand il proposa du vin, elle décida d'accepter, le vin ne lui montait pas à la tête en général, sans être grande buveuse, elle savait contrôler l'étrange état que peu provoquer un peu d'alcool...
Elle se contenta d'un :

- Merci, partager un peu de vin avec vous me sièrait parfaitement...

Elle ne commenta pas le fait de ressembler à une princesse orientale, et but délicatement quelques gouttes du doux breuvage...

Quand, enfin il abborda "ses affaires" et "ses amies", elle sut que le moment très intime et sensule était passé, ou du moins mis en pause, et réagit de fait en dame du monde. En dame du monde, soit, mais avec un juste un regard un peu trop appuyé, juste un regard amusé... pendant de celui qu'avait adressé le prince à la marquise en relachant son cou...

- Oh, Monsieur -déjà le prénom disparaissait - je suis heureuse de vous faire oublier vos soucis et ose espérer qu'ils ne sont que petites rides à la surface d'un lac... Quand à mes affaires, elles vont plutôt bien, mon service aupès de la Mère de notre Roi me comble... Vous ne connaissez peut-être pas la Reine Mère mais vous ne pouvez imaginer comme elle est fine mouche, intelligente, politique et cultivée... Si ce n'était sa terrible maladie, elle serait certainement un astre de cettte Cour. Je ne compte pas le temps que je passe auprès d'elle, par pur plaisir et nonpar devouement, et n'ai de ce fait guère le temps de fréquenter d'autre dames... Seules les dames de la Reine et mes propres dames sont mes compagnes. Je regrette un peu d'avoir perdu de vue Madame, qui reste une amie pour moi, mais suis comblée par tout ce que m'apporte la fréquentation de la Mère de Louis... de France.

La petite hésitation la fit un peu rougir... mais elle se repris vite, répondant à suggestion du Prince de juger une sculpture le représentant...

- Il me convient d'apporter mon modeste jugement à la valeur artistique d'une sculpture vous représentant, Prince... puis elle eut un petit sourire. Et je serais charmée d'assister à une scéance de pose pour peu que vosu ayez plutôt choisi de vous faire représenter en prince de Russie et pas en Mercure ou en Apollon, non que vous ne puissiez ressembler à un dieu grec mais... ce ne serait pas très décent d'assister en simple spectatrice à ce genre de scéance, non ?

Elle reprenait son jeu préféré, celui du double sens...

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Alexei
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MessageSujet: Re: pour les yeux de la marquise...   Jeu Avr 09 2009, 11:58

Alexei hésitant entre lui tenir des propos rassurants qui l'ennuyerait, ou des propos plus colorée qui la tiendrait amusée et séduite. Il choisit bien sur le mystère. De toute facon il savait qu'elle se doutait bien qu'elle ne risquait rien sur sa nouvelle invitation. Ce n'était pas celle qu'elle voulait entendre, elle voulait éprouvait l'esprit par la morale. Alexei en était un peu indigné, car lui préférait éprouver le corps par la passion. Mais il jouait habilement sur les deux tableaux bien sur.... Aussi pour tenter de la garder en haleine il lanca:

- Madame si je vous privais de la surprise sur cette scéance de pose vous risqueriez de me repprocher de me faire ennuyant. La pose est pour les yeux, venez donc y jettez un regard curieux. Ainsi si vous ne savez pas l'on pourra pas vous y reprocher une indécence de votre part. Aussi votre délicate précense pourra veiller à ce que toute les vertus morales soit sauvegarder, non? Vous un véritable ange de la bienscéance...

Sa dernière affirmation était tout aussi emplise des doubles sens donc elle raffolait. Il se pencha alors pour lui glisser des paroles complices destinée à elle seule et pour la provoquer d'une facon amusante. Ces paroles étaient pour sa personne intime et pour entretenir le feu d'un désir, qu'Alexei et elle jonglait habilement avec ces flammes dangereuses et vives.

-Et puis ou se retrouverait donc l'incédence sous ces douces paupières qui frémissent lorsque en effleure la nuque d'un geste maladroit uniquement en votre honneur... L'indécence s'est glisser sur vos lèvres à demi-rougie, mais d'un souffle habile vous la repousser, mais ou va t'elle aller se cacher? Je l'ai perdue de vous car vous tenez mes yeux en votre pouvoir.

Il sous entendait certainement par ses dernières paroles ce buste si généreux et la courbe de ses reins d'une ligne si idéale. Mais il n'oserait jamais le dire à vive voix. Elle ne devait pas croire non plus qu'il tenait trop à elle.

- Aussi L'indécence ne serait-il pas ce collier qui scintille à votre cou et que vous avez accepter à la fois pour me plaire et pour grimper dans l'arbre de la fortune? Vous n'êtes pas uniquement spectracice, mais l'actrice de votre volupté si affirmée. Laissez vous admirer chère Athénais...

Alexei retourna ensuite à son verre. Après lui avoir dit des paroles aussi charmante et indécence il revint à la discution mondaine, lui laissant le soin d'une prochaine réplique adroite, touchante et emplise de la subtilité donc elle ne cessait de se vêtir. Sauf si elle pouvait se dévêtir cela serait mieux! Enfin! La boisson l'aiderait à ce que ses yeux puisse accomplir cette rêverie.

-Votre dévotion et votre piété est plus qu'admirable. Je suis triste pour la Reine Mère aussi. C'est au service de la générosité que brille la féminité. Tout cela me rapelle ma pauvre mère bien inquiète pour moi, elle m'écrit quelques fois et je me retrouve aussi vulnérable qu'un jeune homme loin de l'amour maternelle. Je lui ai parler de vous, et je crois qu'elle vous écrira aussi.... pour vous éprouvée.

Alexei en fait ne lisait que ces lettres à motiée, il laissait sa servente composé les réponses et éplucher l'essentiel des "recommendations" maternelles. Mais il serait doux qu'Athénais le voit comme un fils idéal. Il l'était certes! Mais ce surplus d'affection de sa mère était un danger pour sa virilité exemplaire.

-Vos fréquentions sont exemplaires et vous éloignes certes des frivolités que je déplore un peu trop chez les courtisans trop avides de se faire remarquer. Ces jeux les éloignent de Dieu, et l'on ne prie que pour éviter l'infortune d'un faux pas. Ce qui me fait penser qu'il faudra partager une prière ensemble...

Mme de Montespan pouvait alors découvrir le sérieux, peut-être trop fanatique de l'implication d'Alexei dans la religion. Car lorsqu'il parlait de Dieu son regard s'enflammait et l'on sentait qu'il ne tolérait pas un seul écart sur le chapitre de la foi. Que sa dévotion n'était pas celle du croyant servile, mais celle du terrible pourfendeur d'infidèles . Alexei faisait d'ailleurs beaucoup d'effort pour respecter la foi romaine... Et bien sur il imaginait Athénais comme une dévot tout aussi exemplaire.
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