1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Anne d'Autriche

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Anne d'Autriche
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Date d'inscription : 30/04/2009

MessageSujet: Anne d'Autriche   Jeu Avr 30 2009, 18:55

Ana Maria Mauricia de Austria, plus couramment appelée Anne d'Autriche

¤¤¤

I-Me, myself & I


Date de naissance et âge :
21 septembre 1601, 62 ans

Origines
:
Espagnoles

Classe sociale
:
Haute noblesse

Métier/Titre
:
Reine Mère de France

¤¤¤

II-Racines


Famille :
Fille de Philippe III, roi d'Espagne, et de Marguerite d'Autriche, doublement Habsbourg: son père appartient à la branche aînée de la famille régnant sur l'Espagne et ses possessions, sa mère est issue de la branche cadette régnant à Vienne.

Histoire :
L'Infante d'Espagne est arrivée en France en 1615, porteuse de paix, du moins tout le monde souhaitait le croire. Elle était un gage d'amitié entre les deux pays, troquée sur la Bidassoa contre sa belle-soeur Elisabeth de France qui partait en Espagne épouser le frère d'Anne, futur Philippe IV. La royauté est affaire de famille...

En France, elle découvre son mari, Louis XIII. Le puissant roi de France passe à l'époque pour un « enfant enfantissime », un bègue idiot disent les plus mauvaise langue. Du pouvoir il n'a alors que l'apparence. L'autorité réelle c'est sa mère Marie de Médicis qui la détient. Mais la « grosse banquière », indolente et piètre politicienne, est elle-même gouvernée par ses favoris, le couple Concini. La femme, Leonora, passe pour être une sorcière toute-puissante sur l'esprit de Marie. Le mari, Concino, est un aventurier parvenu et détesté, notamment du jeune roi. Celui-ci ne fera pas dans la dentelle pour reprendre le pouvoir: il fera assassinner Concino, brûler Leonora pour sorcellerie et exilera _ emprisonnera plutôt _ sa mère au château de Blois.

Ayant ainsi fait le ménage en 1617, il ne semble pas pour autant se souvenir qu'il a une épouse. Après une nuit de noces humiliante et peu concluante, il s'écoule quatre ans avant que les époux repartagent une même couche. Ce n'est qu'en 1619 que les cours d'Europe peuvent s'extasier à l'envi sur la perfection du mariage royal français et qu'Anne pourra profiter des « joies du mariage ».

Courtes joies. En 1622, c'en est fini de la lune de miel royale. L'incompatibilité d'humeur entre un roi austère et jaloux et une reine coquette et mondaine se cristallise autour d'une fausse couche déclenchée par l'imprudence de la reine: s'amusant à faire des glissades dans la salle du trône avec ses amies, elle a chuté et heurté l'estrade de bois où l'on place le trône pour les cérémonies. Chute qui a entraîné la perte de l'enfant qu'elle attendait, Louis XIII en est convaincu, ancré dans cette idée par sa mère revenue d'exil et qui compte bien retrouver la première place en discréditant sa jeune bru ! De cette date, il partagera encore de loin en loin le lit de son épouse pour accomplir son devoir d'époux, mais la tiendra rigoureusement à l'écart des affaires et placera sa confiance en sa mère, et surtout dans le ministre que celle-ci lui procure: le Cardinal de Richelieu.

Or Anne va détester ce dernier, se rebeller contre ses décisions et celles de son mari. Au fond de son coeur, elle reste espagnole et la guerre qui reprend entre sa patrie d'origine et son nouveau royaume, d'abord larvée puis ouverte, la trouve entièrement dévouée à la cause hispanique. Elle correspond abondamment avec son père Philippe III, puis avec ses frères: Philippe IV, le nouveau roi d'Espagne, et Ferdinand, cardinal-infant qui gouverne les Pays-Bas au nom de l'Espagne. Et cette correspondance n'est pas toujours innocente: le peu d'informations dont elle dispose, elles les communique à ses frères. Malgré l'interdiction de son époux, elle poursuit ses échanges épistolaires après la reprise officielle des hostilités, par des voies secrètes et détournées.

Complotant avec l'extérieur, elle est aussi _ ou on la prétend _ de toutes les conspirations intérieures: Gaston d'Orléans, Chalais, Montmorency, Cinq-Mars... Tous ceux qui brandissent l'étendard de la révolte contre Louis XIII et son tout-puissant ministre s'associent à la reine. Ou font croire qu'ils ont son soutien. A chaque complot découvert, le roi la croit complice, et le fossé de s'élargir encore entre les époux...

Et Anne n'a toujours pas d'enfant. Elle vit chaque jour sous la menace d'une répudiation honteuse. Il ne manque pas de prétexte pour défaires les mariages des puissants... La Reine tremblera jusque en 1638. Année bénie où, enfin, après vingt deux dans de mariage et de multiples fausses couches, elle parviendra à mener une grossesse à terme et donnera le jour à un dauphin, Louis Dieudonné. De ce jour et jusqu'à la mort de son mari, elle vivra avec une autre épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête: la menace d'être séparée de ses enfants. Car une autre naissance a suivi la première, celle de Philippe. Et ses enfants deviennent le centre de sa vie. Finies la correspondance étrangère, les complots et les cabales. La reine dorlote ses enfants.

Et attend. Car le temps joue désormais pour elle: la santé de Louis XIII, de tous temps fragile, se dégrade rapidement. Et elle est mère du futur roi... La lente agonie de son époux en 1643 lui permit de méditer sur sa situation. Le spectacle des ambitions déchaînées est un spectacle sinistre...Anne a eu quelques amis au temps où elle était une reine délaissée. La naissance du Dauphin, renforçant sa position, lui en a amené d'autres. Elle en voit à présent affluer des centaines, prêts à « adorer le soleil levant ». Jamais elle n'a eu tant de partisans, jamais elle n'a été aussi recherchée. Mais tous ne servent que leurs propres intérêts, ils exigent déjà des récompenses, réclament charges et prébendes, pour tout dire se partagent le pouvoir. Ils seront vite déçus.

Deux jours après la mort de Louis XIII, avec l'appui de Gaston d'Orléans et du Prince de Condé, elle fait casser le testament du feu roi par le Parlement de Paris et se voit reconnaître la régence pleine et entière. Etonne la Cour en conservant les ministres de son mari. Puis la stupéfie en nommant le cardinal Mazarin premier ministre et président du Conseil. Guidée par ce prélat dont nul à part eux ne sait s'il était, est ou sera ou non son amant, elle poursuit la politique menée par Louis XIII et Richelieu. Mais cette politique autoritaire est difficile à imposer pour une régente, moins légitime qu'un roi, et un ministre étranger. Et bientôt la révolte gronde et flambe la Fronde...

Des années durant, elle verra les nobles en révolte ouverte, les villes se soulever. Elle devra fuir en catimini la capitale avec ses fils, se verra abreuvée d'injures et de libelles orduriers, devra malgré elle se séparer de Mazarin contraint de fuir à l'étranger. Et pendant des années elle tiendra bon, obstinément, attendant la majorité de son fils contre qui la rébellion est bien plus grave que contre une régente... Elle gagnera cette bataille. Son fils déclaré majeur reprendra possession de son royaume, sera sacré à Reims et verra venir s'humilier devant lui les principaux Frondeurs auxquels il accordera son pardon.

Elle voit également se terminer enfin l'épuisante guerre entre France et Espagne. En 1659, elle a la double joie de voir ses deux patries en paix, et son fils épouser sa nièce l'infante Marie-Thérèse, seule épouse possible pour lui au yeux de la reine mère.

En 1661, le deuil la frappe: Mazarin s'éteint. Son fils annonce son intention de gouverner seul.

Et maintenant? :
En 1663, la reine mère voit sa santé décliner, premiers prémices du cancer du sein qui l'emportera trois années plus tard. Avec l'âge, sa piété tourne de plus en plus à la dévotion, voire à la bigoterie. Retirée des affaires publiques, elle s'occupe le plus souvent de visites aux couvents et autres charités, ou de tenir compagnie à sa belle-fille, quelque peu délaissée par son royal époux. Elle tâche de lui apprendre à mener la vie de cour, à « tenir son cercle »...

¤¤¤

III-Etats d'âme


Traits de personnalité :
La Reine Mère a conscience de son rang et adopte toujours en public un maintien digne et fier. conservé malgré l'âge tout son orgueil d'infante Habsbourg. Néanmoins, une piété réelle tempère cet amour-propre: Anne s'efforce de vivre chétiennement et de respecter les enseignements de l'Eglise. Le reste de son caractère est à l'avenant de cette dualité: demeurée coquette malgré les années, irritable, parfois hautaine, elle s'efforce de tempérer ces sentiments peu dévots.

Goûts :
Visiter les couvents, faire la charité, mais également le théatre dont elle n'a jamais pu se passer, même pendant son veuvage.

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IV-Etre et paraître


Caractéristiques générales :
De taille plutôt petite, marquée d'un embonpoint certain. Parle avec un léger accent espagnol dont elle n'a jamais pu se défaire.

En détails
:
Cheveux châtains, yeux marrons éclairés de reflets verts, les mains d'une finesse si célèbre qu'on l'évoquera jusque dans les oraisons funèbres... Elle a choisi pour coiffure des cheveux lisses partagés par une raie sur le dessus et tirés vers l'arrière en un chignon haut placé, accompagnés de fines boucles encadrant les joues.

Habitudes :
Extrêmement coquette et raffinée, très attentive à son apparence, elle exige pour son linge des tissus d'une douceur extrême, use de parfums mais aussi _ plus insolite _ de bains fréquents. Elle s'habille sans luxe ostensible mais avec goût, et a renoncé au maquillage depuis son veuvage.

¤¤¤

V-La vie en société


La Reine Mère est très attachée à ses fils, que leurs goûts _ trop porté vers les femmes pour l'un, pas assez pour l'autre_ éloignent malgré tout d'elle désormais. Elle éprouve également beaucoup d'affection pour sa bru et nièce Marie-Thérèse, dont on dit parfois qu'elle ressemble à sa tante lorsque celle-ci était jeune. Elle est en revanche beaucoup plus sévère pour son autre bru, Henriette d'Angleterre, choquée par le mode de vie de Madame.

Plus rancunière, et moins politique, que le roi, elle n'a jamais vraiment pardonné aux Frondeurs, Condé en tête, et conserve à leur égard un solide mépris.

Du fait de son âge et de son penchant pour la dévotion, elle est le centre d'une « vieille cour » où dévots et bigots se mêlent pour condamner les moeurs de la jeunesse avide de plaisir rassemblée autour du roi et de son frère.

¤¤¤

VI-Et puis le reste...



Prénom : Claire
Age : C'est impoli de demander l'âge d'une dame :p
Expérience et niveau RP : plusieurs années de rp derrière moi et un niveau que mes partenaires de jeu ont en général la gentillesse de trouver bon ^^
Présence sur le forum : régulière
Comment l'avez-vous connu? : par un hasard que je qualifierai volontiers « d'heureux »
Mot magique : [Edit Admin Ok]



Voilà, j'ai essayé de ne pas faire trop long mais il y avait beaucoup à dire.... Tellement que j'ai du en oublier (ou en enlever) d'ailleurs ! Les détails historiques (quasiment toute la fiche donc en fait ^^) ont été glanés au fil des lectures, notamment dans le « Anne d'Autriche » de Claude Dulong et dans les deux volumes de Simone Bertière « Les deux régentes » et « Les femmes du roi Soleil ».
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Jean Racine
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MessageSujet: Re: Anne d'Autriche   Jeu Avr 30 2009, 19:21

Et bien ça me semble parfait tout ça !
La fiche est bien écrite, j'aime les tournures de langage qui font honneur au français.

Entre ton test RP et ce portrait d'Anne d'Autriche, c'est check pour moi Wink

Sois la bienvenue !

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MessageSujet: Re: Anne d'Autriche   Ven Mai 01 2009, 00:02

Bienvenue,

tu ne prends pas partie sur l'amour supposé entre Mazarin et Anne d'Autriche, c'est habile, surtout après la première histoire, supposée elle aussi, avec Buckingham (quel succès cette Anne love )

Je donne mon check à mon tour:

CHECK#2

et le #2 ça veut dire: you can play ! (Autrement dit dans une langue moins barbare: Tu peux jouer )

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Charles de Batz Castelmor

de son petit nom :

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Jean Racine
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MessageSujet: Re: Anne d'Autriche   Ven Mai 01 2009, 08:14

[Je déplace, avec joie, dans les validés...]

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