1663 : Face aux Feux du Soleil

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 longer les bois... pour quitter Fontainebleau

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Iwelda (
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Dim Aoû 07 2005, 11:23

Iwelda n'avait plus mot à ajouter, les gouttes glacés tombaient déjà sur ces épaules nues et sur sa longue chevelure. Elle lança un regard aux mousquetaires qui se battaient, repugant de les laisser affronter le danger sans aucun appuis, mais après un dernier regard désespéré elle se détourna pour suivre de loin le groupe, fermant la marche.

Elle se préparait à accelérer le pas afin de retrouver sa maîtresse quand elle sentit une main la saisir violemment par le bras, d'une manière ruste et brusque.
Muette de surprise, Iwelda sentit les doigts de fermes se resserer sur sa peau blanche, l'entraînant tout à coup vers la forêt.
Dans la surprise du moment elle ne pu qu'entrevoir des habits sombre de son assaillants et un vague regard mauvais.
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Héloïse
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Dim Aoû 07 2005, 13:51

La courtisane était derrière Delphine et faisait la conversation avec Iwelda. Elle parlait de tout et de rien, simplement pour détendre quelque peu l'atmosphère. Héloïse avait l'impression étrange de ne pas être écoutée. Elle se retourna pour s'apercevoir qu'Iwelda n'était pas là. Elle regarda le groupe devant elle, la jeune irlandaise n'y était pas non plus. Elle lança une exclamation d'interrogation, et Delphine se retourna pour vérifier de quoi il s'agissait. Héloïse lui fit un petit signe de la main.

"Ma chère, continuez sans moi, je crains qu'Iwelda ne nous ait perdue en route. Je vais voir si je ne la trouve pas, il serait facheux qu'elle se perde , étant donné qu'elle ne connait pas très bien l'endroit...Dès que je la retrouve nous vous rejoindrons."

Elle n'attendit pas la réponse de la cousine du Roy et pris sa robe dans ses mains afin d'avoir plus d'aisance pour marcher plus rapidement. Elle mis un châle sur sa tête pour se protéger de la pluie naissante et continua son avancée. Héloïse tenta d'accrocher quelques mousquetaires et leur demanda s'ils avaient croisé son amie, mais toutes les réponses qu'elle reçues furent négative. Ses pas l'emmenèrent à l'aurée du bois ou elle s'arrêta. Elle dévisageait les arbres se tenant devant elle, ne sachant trop si elle devait s'y aventurer...peut-être Iwelda était-elle ailleurs?
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Delphine de Valentinois
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Lun Aoû 08 2005, 03:06

Delphine n'eut meme pas le temps de repondre, l'autre avait deja fait un rapide 180. La duchesse roula les yeux. Pourquoi voulait-elle aller vers le bois, par une pluie pareille qui s'intensifiait, et alors qu'ils y etaient deja plus tot. Elle songea a regagner le palais, mais l'insistence avec laquelle le Roy lui avait demande de garder un oeil sur elle lui intima de faire autrement.

Elle la suivit, les valets avec leur parapluie, les suivirent de meme. Pauvres serviteurs, sous la pluie.

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Mes salutations distinguées,

Mlle Delphine de Valentinois

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Héloïse
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Lun Aoû 08 2005, 22:18

Héloïse entra à pas lents dans le bois. Elle apercevait quelques silouhettes se détacher du décors sombre de l'endroit. Quelques mousquetaires en finissaient avec un petit nombre de brigand. La courtisane ne prêtait pas trop attention aux personnes qui se trouvaient à quelques mètres d'elle, elle était trop concentrée sur sa tâche de retrouver son amie. Elle ne su pas si c'était la lumière qui lui avait joué un tour, mais elle cru voir une silouhette féminine un peu plus en retrait dans le bois. Elle marcha plus rapidement, mais la perdit presque instentanément de vue.

"Iwelda, est-ce vous? Revenez l'endroit n'est pas prudent!"

Elle ne reconnaissait pas vraiment les lieux, mais elle n'était pas enfoncé très loin dans le petit bois, elle voyait encore l'endroit d'ou elle venait. Elle pensait que les brigands n'oseraient pas s'attaquer à elle, car plusieurs mousquetaires étaient encore aux alentours, c'est pourquoi elle continua un peu à balayer du regard l'endroit ou elle se trouvait en espérant y voir son amie.
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Mar Aoû 09 2005, 21:06

D'Artagnan regarda de Verchère avec amusement. La témérité de son collègue l'étonnerait toujours. Revoyant toutes attaques suicides qu'avait mené son collègue, D'Artagnan pensa en lui-même qu'Elrohir serait bien mort une bonne dizaine de fois n'eut été de ses grandes qualités de combattant.

- Que diriez-vous, cher collègue, que pour une fois nous ne nous amusions pas à défier la mort et que nous tentions plutôt de nous approcher furtivement sans trop faire de bruit?, lui dit-il en arborant toujours son sourire amusé.

Ne laissant pas le temps à son collègue de répondre, D'Artagnan commença son approche. Mais il n'avait pas fait dix mètres qu'il mit malencontreusement le pied sur un branche qui craqua avec grand bruit. On entendit alors plusieurs voix affolées, qui furent suivi par l'apparition de huit rebelles qui sortirent des branchages. Tous étaient armés d'épés, et se dirigeaient maintenant vers eux en deux groupes de quatre.

Se retournant vers Elrohir et lui fit un clin d'oeil:
- Je vous disais bien que votre tactique était la meilleure, cher collègue! Je prends ceux de gauche et vous ceux de droite?

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Charles de Batz Castelmor

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Iwelda (
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Mer Aoû 10 2005, 10:38

Iwelda sentait le bras l'entraîner avec violence et elle s'en sentait terriblement paniquée. Elle entendit une voix l'appelé, elle voulu répondre mais une sorte de petit gémissement aigu sortit d'entre ces lèvres mais la mains durs et sales vint bloquer le reste.

Elle sentit un souffle chaud dans son cou.
- Si tu prononces encore le moindre mot....
Elle sentit une pointe piquante dans son dos et elle ouvrit grand les yeux de surrprise.
Puis elle l'entendit s'adresser à d'autres personnes.
- Occupez-vous de la deuxième vous autres!
Iwelda tenta de se débattre mais rien à faire, elle se sentait encore entraîné vers le creux de la forêt.
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Sylvie d
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Mer Aoû 10 2005, 11:10

Sylvie qui se promenait dans les bois toujours avec le pendentif qu'elle avait trouvé avec son nom dessus; avançait dans le bois.

IL pleuvait et elle ne savait plus ou aller. Elle se vit deja devant la cour entiere qui lui riait au nez car elle etait la premiere courtisane a se perdre dans le bois. Quelle honte!

Elle essayait de retrouver desesperement son chemin quand elle entendit les bruits de pas des chevaux ainsi que des cris. Elle continuait a s'approcher de l'endroit qui lui paraissait de plus en plus louche.

Elle arriva alors devant la scene qui lui praissait etrange, meme plus que ça . Des mousquetaires e battaient tandis que des dames etaient a l'arriere et l'une d'elle allait etre emportée par un bras mysterieux.
C'etaient des misereux qui se bataient contre les mousquetaires. Des brigands ! c'etait la premiere fois que Sylvie voyait des brigands et elle n'en avait que plus peur.

Elle s'approcha alors vers le groupe que formait les quelques dames qui etaient en retraits.
L'inquietude se peignait sur son visage.
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Héloïse
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Mer Aoû 10 2005, 15:05

Héloïse était toujours là, cherchant son amie. La pluie commença à se faire plus forte, et malgré la protection que les arbres lui offraient, la favorite n'arrivait plus vraiment à s'en protéger. Sa patience diminuait dangeureusement et elle étouffa un juron de colère contre la nature qui ne l'aidait pas dans sa recherche. Elle s'arrêta sous un grand chêne, histoire de reprendre son souffle. Ses couches de jupons étaient plus qu'encombrantes, et malgré qu'Héloïse adorait habituellement ses toilettes, elle ne pu que pester contre sa robe. Elle se retourna pour vérifier qu'elle voyait toujours l'extérieur du petit bois, et constata avec plaisir qu'elle avait toujours vue sur un petit peu de lumière venant de plus loin. La jeune fille entendait encore des lames s'entrechoquer, mais les bruits devenaient plus distants et moins fréquent. Malgré elle, Héloïse s'en sentie un peu moins rassurée. Elle décida de biffurquer là ou il lui avait semblée voir la silouhette de femme disparaître, et espéra franchement trouver Iwelda.
Elle commença à marcher, et sentie quelque chose la frapper dans le dos, elle se retourna, mais ne vit rien du tout. La courtisane continua quelques pas, puis encore, ce qui lui semblait être un petit caillou se frappa dans son dos. Elle se retourna, sa colère piquée à vif. Quel était l'idiot qui s'amusait à lui lancer des choses. Elle s'accroupie, et s'accroupie pour saisir la petite pierre. C'est lorsqu'elle se releva qu'Héloïse vit une silouhette imposante se dessiner, trop proche d'elle. Paniquée, elle fit la première chose qui lui vint à l'esprit. Elle lança le caillou au visage de l'homme qui jura, et courru le plus vite que ses robes et le poids de la pluie dessus, et ses petites chaussures à talons ne le lui permettaient... Une autre silouhette se détacha du décor juste devant elle. Elle tourna les talons, mais l'homme qu'elle venait de quitter lui barra le passage. Ses cheveux s'étaient détachés et ses longues boucles brunes lui tombaient dans le visage. Alors qu'elle allait filer encore une fois, un des brigands l'attrapa par le bras. Elle lui donnait des coup de pieds, mais il lui tordit le bras par derrière. Héloïse était beaucoup plus pompée qu'apeurée. Et au lieu de crier au secour elle réprimanda ses agresseurs qui en furent un peu surpris.


"Mais vous-êtes malade?! Lâchez moi tout de suite, ça fait mal bande de malfrats!"

Ce qu'ils ne firent pas, mais Héloïse sentit tout de même que son bras était moins tordu. Elle profita de ce moment de faiblesse pour giffler de toutes ses forces celui qui la tenait. Il la lâcha, mais son acolite l'empêcha de partir. Très en colère le "blessé", répondit par le même geste sur la jeune fille. Si elle n'avait pas été retenue, elle aurait surement revolée par derrière. Le coup était particulièrement fort et son front avait commencé à saigner au niveau de son sourcil gauche. L'homme marmonna quelque chose et cracha aux pieds de la prisonnière. Héloïse ne répliqua pas, étant un peu trop sonnée pour commander le moindre geste à son corps.


Dernière édition par le Mer Aoû 10 2005, 15:37, édité 2 fois
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Mer Aoû 10 2005, 15:13

Décidant de foncer sur sa droite, D'Artagnan embrocha un de ses adversaires avant même que celui-ci ait eu le temps d'établir une garde digne de ce nom. Retirant rapidement sa lame du corps sans vie, il la balança prestement sur gauche afin de bloquer un coup dirigé vers son abdomen. De sa main gauche, il asséna un violent coup de poing en plein milieu du visage de son assaillant, qui tomba à la renverse sans connaissance. Pratiquement au même instant, la lame de son épé transperça l'air pour atteindre à la gorge un homme venant sur sa droite. Alors que les deux autres hommes semblaient hésiter, D'Artagnan jeta un rapide coup d'oeil vers l'arrière. Deux choses attirèrent immédiatement son attention : ses hommes seraient sur les lieux dans quelques secondes et, vers l'arrière, un rebel avait échappé à l'attention des mousquetaires et en profitait pout s'en prendre à une courtisane. Dans le feu de l'action, il crut reconnaître Iwelda O'Ceannaigh, mais il ne pouvait en être totalement sûr.

Intérieurement, il poussa un juron. Comment ses hommes avaient-ils pu oublier ce rebel sur leur arrière? En une fraction de seconde, il évalua la situation. Elrohir semblait bien se débrouiller de son côté, comme d'habitude, et ses hommes, qui accouraient maintenant sur les lieux, pourraient s'occuper de ses deux derniers assaillants. Alors même que ceux-ci semblaient s'être décidés à passer à l'attaque, D'Artagnan faisait effectuer un arc de cercle à sa lame, si bien que les deux hommes durent se reculer prestement afin de ne pas y laisser leur tête. Profitant de ce moment, D'Artagnan pivota avant de se diriger au pas de course vers la dame en détresse, passant à toute allure entre ses hommes qui se demandaient maintenant où se dirigeait leur chef. Il courait maintenant entre les arbres, mais le bandit progressait lui aussi dans les bois avec sa prisonnière. Pendant un court instant, il les perdit de vu. Accélérant le pas, ils refirent cependant surface dans son champ de vision. L'homme semblait se diriger vers des chevaux qui attendaient, attachés à un argre, à la sortie des bois. D'Artagnan puisa dans ses ressources pour pressé encore plus le pas, espérant arriver à temps...

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Charles de Batz Castelmor

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Sylvie d
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Mer Aoû 10 2005, 18:36

Sylvie etait transie de peur. il y avait des cavaliers deans tout les sens. Elle vait froid : ses jupons etaient completement mouillés et pesaient tres lourds. Dans un effort de volonté elle voult s'eloigner mais un cavalier derriere elle qu'elle n'avait pas remarqué cria alors

-Ta bourse,ma mignone...

Elle se mit a paniquer. Elle lui aurait bien ceder sa bourse pour garder la vie, mais,le probleme, c'est qu'elle n'avait pas sa bourse. Elle l'avait laissé dans sa chambre bien en securité dans un tiroir de sa commode entre deux robes. Elle se mit alors a courir en bifurquant a droite de l'arbre ou elle s'etait cachée. Ses jupons alourdis d'eau et de bous lui collaient contre les jambes et ses cheveux maintenant retenus qua par quelques rubans virevoletaient dans son sillage. Continuant de bifurquer dans tot les sens elle se retourna alors pour voir ou en etait son adversaire mais ne vit rien. Elle ecarquilla un peu plus les yeux mais toujours rien. Elle sruta ce qui se trouvait autour d'elle et ne vit ques des arbres et des buissons.

En se demandant si elle etait folle ou qu'il n'y avait rien eu, elle traversa les broussailles. Ils restait en retrait une dame qui etait attaquée par un des brigands. Elle eu envie de crier mais elle s'aperçut que le grand D'Aragnan, le celebre mousquetaire l'avait aussi aperçu elle se retint.

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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Jeu Aoû 11 2005, 13:16

D'Artagnan ne tarda pas à constater que, sur le flanc arrière, le désordre régnait. Contrairement à ses instructions, ses hommes n'avaient pas réussi à évacuer les courtisans et courtisanes aussi rapidement qu'ils auraient dû. Certe, les Mousquetaires avaient réussi à contenir les attaques les plus sérieuses, mais quelques brèches s'étaient formées et quelques bandits en avait profité. Il pousuivait toujours l'homme qui s'était emparé d'Iwelda et il gagnait du terrain. Malgré son âge, D'Artagnan était encore en grande forme.

C'est alors qu'un mouvement sur sa droite attira son attention. Jetant un coup d'oeil sans ralentir sa course, il vit Dame Héloïse en fort mauvaise posture, maintenue par deux hommes. Sans même perdre un instant en réflexion inutile, il fit bifurquer sa course. Il détestait perdre ainsi de vue Mlle O'Ceannaight et son assailant, mais dans l'état actuel des choses, il se devait d'aller au plus urgent.

En se rapprochant de Dame Héloïse, il remarqua soudainement que du sang coulait sur sa joue, à partir de son sourcil. Si D'Artagnan était furieux, ce dernier détail fini de l'enrager. Prenant appui sur son pied avant, il balança son bras de côté, lançant par le fait même son épé. Pendant quelques secondes, on entendit le son caractéristique d'une lame perforant l'air en tournoyant. L'homme eut à peine le temps de détourner le regard vers l'endroit d'où venait ce drôle de bruit que la lame s'enfonça dans son dos, entre ses deux omoplates. Il s'écroula vers l'avant, la mort l'ayant frappé avant même qu'il ne touche le sol. Déjà, D'Artagnan accourait sur les lieux. Le comparse de l'homme qu'il venait d'abattre fut prompt à réagir. Lâchant Héloïse, il dégaina prestement son épé et lança une attaque vers D'Artagnan. Ce dernier eu à peine le temps de saisir son épé plantée dans le corps sans vie pour parer le coup. S'engagea alors un duel entre les deux hommes.

Le rebel était certe habile, mais ne possédait pas l'expérience de D'Artagnan. Quelque peu intimidé par le Mousquetaire qui se tenait devant lui, il lança plusieurs attaques successives, appliquant le bon vieux principe selon lequel l'attaque est parfois la meilleure défense. Mais malgré tous les efforts qu'il y mis, il ne réussit pas un instant à inquiéter D'Artagnan. Bloquant finalement la lame de son adversaire, il lui imprima un mouvement circulaire et l'arme sorti des mains de l'homme pour s'envoler dans les airs, le rebel ayant subitement dû laisser aller sa lame lorsque son poignet s'était tordu. L'épé de l'homme n'avait pas encore fini de prendre de l'altitude que son coeur était transpercé par l'arme de D'Artagnan. Tout en retirant sa lame du cadavre, le Mousquetaire rattrapa l'arme de l'homme de sa main libre. Gardant sa propre épé à la main, il rangea celle de son adversaire dans son fourreau.

Il reporta entièrement son attention sur Héloïse, qui s'était écroulée au sol lorsque le deuxième brigand l'avait lâché. Il s'approcha et l'aida à se relever.

- Est-ce que tout va bien?

En de telles circonstances, les formules de politesse étaient plus qu'inutiles. Et D'Artagnan, bien qu'il su que son devoir était de venir en aide à Dame Héloïse, d'autant plus que le Roi lui avait spécialement demandé de veiller sur elle, gardait toujours à l'esprit qu'il se devait de retrouver Iwelda O'Ceannaigh. Pour l'instant, Héloïse semblait trop sonnée pour être en mesure de vraiment lui répondre. Regardant tout autour de lui, D'Artagnan cherchait quelqu'un qui pourrait s'occuper d'elle. Il vit que ses hommes semblaient reprendre le dessus et qu'ils s'approchaient rapidement des lieux. Il vit alors, plus loin dans les buissons, la silhouette d'une jeune femme qui se dissimulait. Il lui fit prestement signe de venir les rejoindre.

- Vous, venez ici!

(HRP : cela s'adresse à vous, Mlle De L'Isle... Wink)

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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Jeu Aoû 11 2005, 13:28

[ AU PIED ! lolll]

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Héloïse
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Jeu Aoû 11 2005, 13:50

Héloïse avait reçu une deuxième claque, rapidement après la première. Son manque de coopération avec les brigands les avait particulièrement énervés, et son audace de frapper l'un d'eux les avait rendus plus que furieux. Se moquant bien de la situation de la dame, ils lui rendaient la monnaie de sa pièce sans la ménager. La courtisane s'était attendue à une réaction, mais pas à quelque chose d'aussi violent. Le sang coulait toujours sur son visage, le rouge jurant avec son teint habituellement crème. Ses cheveux si soigneusement coiffé d'habitude ressemblaient à un tas de boucles brunes en bataille.

"Alors ma belle, tu en veux une autre ou tu..."

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il fut comme foudroyé. Il tomba par devant sur la jeune femme, mort. Héloïse fut si surprise que la première chose qu'elle voulut faire était de s'éloigner du corps. Celui qui la retenait eut la même réaction et les fit reculer tous les deux. La jeune dame releva la tête et vit la silouhette de d'Artagnan arriver en courant. Elle fut brusquement jetée à terre et pendant que le mousquetaire en finissait avec le brigand restant, elle tentait de reprendre ses esprits, après les deux claques qu'elle venait de se prendre.

Citation :
Est-ce que tout va bien?

"Euh...je...oui, je pense...Iwelda!! Je la cherchais et avait cru l'apercevoir dans le bois...mais on m'a trouvé avant elle je pense..."

Elle eut un petit rire sarcastique et se releva tant bien que mal avec l'aide de d'Artagnan.

"Il faut que vous la retrouviez, je peux vous aider si vous voulez...je suis responsable d'elle, j'aurais du faire attention lorsqu'on rentrait vers Fontainebleau."

D'Artagnan l'écoutait gentillement, essayant de faire les liens entre les phrases qu'elle disait. Sans qu'Héloïse se sache vraiment comment, une jeune dame s'approcha d'eux.
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Jeu Aoû 11 2005, 15:32

Adrien de Chastignac a écrit:
[ AU PIED ! lolll]

(HRP : Ça se voulait quand même un peu plus poli que ça...! LOL! Disons qu'avec la confusion qui règne, j'ai senti le besoin de préciser... Wink)

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Sylvie d
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Jeu Aoû 11 2005, 16:36

Sylvie, toujours bouleversée s'approchait du mousquetaire qui lui intiamit l'ordre de venir. Il la prenait pour une gamine, apparement. Ses jupons completement imbibéxs d'eau pendaient lamentblemnt sur le sol en soulevant des pierres et de la terre sur son passage mais elle essayait deseperement de courir entre la pluie ses jupons et les cris de partout.

Mais apparement elle etait bien prtotégée avec D'Artagnan a coté d'elle.
Elle s'approcha alors de D'Artagnan et lui demanda d'une voix qu'elle voulaita assurée mais qui paraissait compltement angoisée.


-OUi ?
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Jeu Aoû 11 2005, 18:09

D'Artagnan était bien sûr conscient que ses manières étaient plutôt rudes. Mais dans les circonstances, il n'avait pas le choix. Il n'avait pas le temps de ménager les susceptibilités, et, pour la sécurité de tous, il valait mieux que ces demandes soient sans appel.

- Occupez-vous de cette Dame. Elle a été secoué. Retournez toutes deux vers le château, vous serez en sûreté.

Comme pour appuyer ses dires, deux Mousquetaires firent leur apparition, encadrant les deux jeunes femmes.

- Escortez-les jusqu'au château et revenez ici immédiatement. Cette enclâve doit être mieux protégée.

Sans même attendre un commentaire de leur part, il repartit au pas de course en direction de l'endroit où il avait vu Mlle O'Ceannaight et son assaillant pour la dernière fois.

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Sylvie d
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Jeu Aoû 11 2005, 19:25

Sylvie regardait la jeune femme qu'elle devait raccompagner au chateau. Elle etait en mauvais etats et Sylvie se demandait serieusement ce que les brigands lui avaint faits.Elle sortit son mouchoir propre tout blanc de sa poche et l'approcha de la femme. Sylvie se disait alors qu'elle avait eu beaucoup de chance de n'etre pas arrivée quelques minutes plus tot.

-tenez, Prenez le.Votre visage est recouvert de sang...

Sylvie regarda alternativement alors les deux mousquetaires qui allaient les accompagner. Elle reporta alors son regard vers la femme. Elle se souvenit alors qui etait cette femme : une des favorites du roi.
Avec un oeu plus de respects, elle la regarda alors en attendait qu'elle reponde ou lui prenne son mouchoir pour s'eponger le visage
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Héloïse
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Jeu Aoû 11 2005, 21:03

Héloïse n'avait pas dit un mot de plus, laissant d'Artagnan donner des ordres à ses hommes, ainsi qu'à une demoiselle de la cours. La courtisane n'avait jamais rencontré cette jeune fille encore, mais elle lui semblait très gentille. Elle reporta son attention sur les deux mousquetaires, ne les reconnaissant pas du tout. Elle sourit faiblement à la demoiselle.

Citation :
Tenez, prenez le.Votre visage est recouvert de sang...

"Merci infiniment mademoiselle...?"

En attendant la réponse, Héloïse prit le mouchoir et commença à essuyer son visage. Elle ne savait pas du tout ou le sang coulait, elle ne sentait plus rien. D'Artagnan s'assura de leur escorte une dernière fois et courru s'enfoncer dans la forêt, et la favorite espéra sincèrement qu'il ne retrouva Iwelda, ce qu'elle n'avait pas vraiment réussi à faire.
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Sylvie d
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Ven Aoû 12 2005, 08:50

Citation :
"Merci infiniment mademoiselle...?"

Sylvie ne repondit rien et hocha de la tete. Elle regarda a nouveau sa robe. Et encore si on pouvait apeller ça une robe.Elle prefera ne pas continuait son inspection. La favorite du Roi etait vraiment belle et avait une taille de guepe. Sylvie se surprie à la jalouser un peu. Mais elle se souvint alors qu'elle n'avait pas noué son corset correctement ce matin.Elle se jura alors de toujours noué a peu pres correctement son corset meme si elle ne rencontrait persone .

Un des mousquetaires s'approcha d'elle et dit assez fortement pour que les deux courtisanes puissent entendre d'une voix claire mais pressée. Apparement il voulait en finir vite...



- Mesdemoiselles, il faut y aller ...
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Héloïse
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Ven Aoû 12 2005, 14:00

Citation :
Mesdemoiselles, il faut y aller ...

Héloïse avait bien vu l'agitement des mousquetaires, mais avait du mal à se décider d'y aller. Elle jeta un dernier regard vers le fond de la forêt, espérant peut-être y voir Iwelda arriver seine et save avec d'Artagnan. Elle fut remuée par l'agitation de leur escorte et elle détourna la tête.

"Vous avez raison, je suis désolée..."

Elle avait dit cela, presque inaudiblement. Elle se sentait lourde, et avait toujours le visage enkylosé des coups reçus. Héloïse savait qu'elle devait avoir une bien mauvaise mine, mais l'heure n'était pas aux coquetteries. Elle aperçut au loin le mousquetaire de Verchère continuer à se battre ainsi que plusieurs hommes autour. Fontainebleau n'était plus ce qu'elle était. Les mousquetaires les laissèrent à l'aurée du bois, là ou le danger était écarté.

"Merci messieurs, nous vous sommes très reconnaissantes de votre escorte."

A peine eut-elle fini sa phrase que les mousquetaires repartaient déjà au pas de course. Les deux dames s'éloignèrent un peu vers les jardins, et pour la première fois depuis le début des évènements, les nerfs d'Héloïse craquèrent. Quelques larmes coulèrent sur ses joues. Comme la pluie n'avait pas cessée, elles se confondirent avec les gouttes de pluis sur le visage de la courtisane. La charmante demoiselle avec elle ne disait pas un mot, peut-être un peu timide. Héloïse vit Mlle Delphine de Valentinois, qui n'était visiblement pas rentrée. La courtisane pensa qu'elle avait du vouloir la suivre, mais n'était pas allée vers le bois.

"Nous devrions marcher vers ce groupe de personne" dit-elle en désignant Delphine et sa suite. "Excusez mon manque de politesse madame, je me nomme Héloïse de Neufchatel"
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Sylvie d
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Ven Aoû 12 2005, 14:20

Sylvie marchait d'un pas vif apres que les mousquetaires se spoient eloignés.Quelques gouttes se mirent a pleuvoir puis elles s'accentuerent.
Elle dit un mot de remerciement aux deux mousquetaires qui partirent en lui faisant un signe de tete disant que ce n'etait rien. Apparement cela les avaient soulagés de pouvoir repartir avec les autres.

La pluie maintenant la trempait encore plus qu'avant. elle se fichait un peu, elle etait soulagée un peu d'etre partie mais d'un autre coté elle aurait voulu rester. Cela n'aurait servi a rien aux autres et elle aurait ete une charge pour eux, surement.Elle etaient dans les jardins maintenant. Les courtisans restés dehors allaient s'empresser de rentrer. Elle eut alors envie d'un bain pour se laver de elle meme ainsi que des horreurs qu'elle avait vues. elle etait plus impressionée et horrifiée qu'elle ne laissait voir.

Citation :
"Nous devrions marcher vers ce groupe de personne" dit-elle en désignant Delphine et sa suite. "Excusez mon manque de politesse madame, je me nomme Héloïse de Neufchatel"

Moi, je m'apelle Sylvie De L'Isle et je viens d'arriver a la cour.


-oui nous on va le faire.[/b]
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Ven Aoû 12 2005, 18:11

(HRP : je m'excuse d'avance pour cette nouvelle brique... classée "13 ans et plus"...!)

D'Artagnan avait repris sa course folle. Il fut surpris de retrouver les chevaux là où il les avait vu, s'étant attendu à ce que l'assaillant d'Iwelda s'en serve pour s'échapper. Il passa rapidement près des bêtes, mais tout en observant attentivement les alentours, à l'affut d'un mouvement suspect. La pluie qui était tombée sur Fontainebleau quelques heures auparavant lui facilitait la tâche. Il pouvait facilement distinguer sur le sol plusieurs empreintes, dont certaines, plutôt fines, provenaient indubitablement de souliers de dames. Iwelda était passée par là. Il continuait sa progression rapide, espérant rattraper le fuyard rapidement.

Contournant un grand chêne il déboucha sur une clairière. Il entendit un cri étouffé provenant de l'autre côté, et son regard dévia immédiatement pour fixer la source du son : un homme, à l'oré du bois, tentait de maîtriser une jeune femme. Il le vit décocher un coup de poing à Iwelda qui tomba immobile au sol, inconsciente. D'Artagnan serra les poings fermement devant un tel comportement indigne. D'un pas rapide et décidé, il avança vers l'homme, sachant d'avance que dans la situation actuelle, l'autre ne pouvait refuser le combat.

- Sors ton épé, ordure et affronte ton destin comme un homme se doit de le faire.

Le brigand eut un sourire mauvais. Dévoilant des dents jaunes et noirs, il répondit au Mousquetaire :

- Ah... les Mousquetaires.. Toujours à prononcer de grandes phrases... Mais dans le monde dans lequel nous vivons, la justice n'est d'aucune utilité.

Sur ces mots, quatres hommes sortirent des bosquets. Deux vers l'arrière, un de chaque côté, tous à environ dix mètres de D'Artagnan. La situation devenait inconfortable. Entouré ainsi, elle aurait été désespéré pour n'importe qui. Mais D'Artagnan en avait vu d'autres, et des bien pires. Avait-il peur d'y laisser sa peau? Même en y réfléchissant par la suite, il ne saurait le dire. La peur était à la fois un allié et un ennemi, si on ne savait pas la contrôler. Mais au cours de sa carrière de combattant, D'Artagnan avait vu tellement d'horreur que tout cela ne l'atteignait plus. Et c'est bien là ce qui l'inquiétait le plus...

- Comme vous voulez. Je vous laisse une dernière chance de tous jeter vos armes. Après quoi, vous devrez subir les conséquences de vos actes.

Les cinq hommes éclatèrent de rire. Ce fut là leur première erreur. D'un mouvement vif comme l'éclair, l'épé qu'il avait prise aux assaillants d'Héloïse sortit de son fourreau et virevolta dans les airs. D'Artagnan ne la vit même pas se planter en plein coeur de l'homme qui se trouvait sur sa gauche car, profitant de l'élan qu'il avait pris en balançant l'épé, il pivota en faisant plusieurs grands pas vers les deux rebels qui étaient arrivés par derrière. Sa propre épé suivait le mouvement et déchira l'air à hauteur de gorge, faisant jaillir le sang du cou d'un des deux hommes tandis que l'autre parvenait à se jeter vers l'arrière assez rapidement pour éviter d'y laisser sa peau comme son compagnon. Malgré la rapidité avec laquelle ces évènements se déroulaient, l'image du champ de bataille était très claire dans la tête de D'Artagnan : deux cadavres, un homme au sol pour quelques instants en avant de lui, un sur sa gauche et un sur l'arrière, tous deux se précipitant sur lui. Toute cette analyse se fit instantanément, tandis que sa lame continuait sur son mouvement, répandant le sang du deuxième homme qu'il avait tué en fines goutelettes, pour venir parer l'attaque de l'homme de gauche. Avec une rapidité surprenante pour un homme de son âge, il saisit le rebel de sa main gauche et le tira devant lui au moment même où le chef des malfrats s'apprêtaient à lui enfoncer son épé entre les reins. Au lieu de quoi il transperça son compagnon de bord en bord, atteignant presque D'Artagnan au passage. Alors qu'il donnait un grand coup de pied dans le dos du cadavre qui était encore debout afin de le faire basculer sur son chef, il aperçut, du coin de l'oeil, un mouvement vers l'arrière. L'homme qui était au sol s'était relevé et attaquait. Dans un mouvement désespéré, D'Artagnan leva son épé au-dessus de sa tête et balaya l'air prallèlement à son dos, bloquant au-dernier instant l'attaque de l'homme. D'un mouvement fluide du poignet, il redirigea le mouvement de sa propre épé vers son assaillant, lui ouvrant le cou à la hauteur de la carotide. Sans prendre plus de temps pour admirer son travail, il reporta son regard vers l'homme qui avait frappé Iwelda O'Ceannaigh. Il était sur le sol, sous le cadavre de son compagnon dans lequel sa propre épé était toujours coincée.

Il balaya la clairière du regard, prenant finalement conscience du carnage dont il était responsable. Quatre vie enlevées en moins de trente secondes. Quatre vies gaspillées. Car même s'il s'agissait là de rebels, D'Artagnan n'y prenait aucune joie. Quatre hommes qui auraient pu mieux tournés s'ils en avaient eu l'occasion.

Il s'avança vers l'homme qui était toujours au sol et qui tentait du mieux qu'il pouvait de s'extirper de sous le corps de son compagnon. Il plaça son épé sous le menton de l'homme, qui arrêta immédiatement de se tortiller. Et il attendit.

Rassemblant ce qui lui restait de fierté, l'homme releva la tête.
- Allez-y, enfoncez votre lame. Mais d'autres comme moi viendront.

D'Artagnan restait toujours immobile, attendant que l'homme poursuive. Il ne se fit pas prier.
- Quand est-ce que le grand D'Artagnan rejoindra le peuple qu'il affirme défendre? Vous n'êtes pas mieux que les autres.

Il ne sut jamais si ces mots avaient atteints le Mousquetaires car sa tête se transforma soudainement en nuage rouge tandis qu'un bruit de détonation envahissait l'air. D'Artagnan se retourna rapidement sur sa gauche et vit un homme, à environ quinze mètres de lui, tenant un pistolet encore fumant. Il le jet au sol et en sortit un deuxième de sa ceinture.

- Il est chargé, Monsieur le Mousquetaire. Vous avez quelquechose à dire avant de nous quitter?

Mais l'homme ne put jamais mettre sa menace à exécution. Une grosse main lui empoigna l'épaule et tira l'homme l'arrière, le ramenant par la main occasion sur la lame d'une épé qu'il était pointée contre son dos. L'homme observa cette étrange objet qui sortait de son estomac, ayant à peine le temps de penser que cela n'aurait pas dû se trouver là avant de sombrer dans un sommeil éternel. L'épé fut retiré du corps, qui s'écroula finalement vers l'avant, dévoilant la silhouette de Besméatix.

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Charles de Batz Castelmor

de son petit nom :

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Besméatix
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Ven Aoû 12 2005, 19:57

Besméatix était occupé à assurer la sécurité dans les bois lorsque la situation avait soudainement dégénérée. Partie en éclaireur, il s'était retrouvé loin de ses hommes et, rebroussant chemin, il avait entendu des bruits de voix et de combats. Il était arrivé près d'une clairière au moment même où une détonation se faisait entendre. Réalisant que son chef était dans un situation critique, il n'avait pas hésité un instant et avait embroché l'homme qui le menaçait d'un pistolet.

Tandis qu'il retirait son épé du corps sans vie, qu'il tenait d'ailleurs toujours par l'épaule, un voile de tristesse masqua son regard, une tristesse empreinte d'une certaine compassion dirigée vers cette homme mort qui avait néanmoins combattu par une cause qui, selon lui, était juste. Pour Besméatix, il était clair que la plupart des hommes qui combattaient dans les bois aujourd'hui avaient été endoctrinés. On pouvait certe contester le contenu de cet endoctrinement, mais on ne pouvait qu'admirer le courage d'homme prêt à perdre la vie pour une cause qui leur semble juste. C'était là, selon lui, la tragédie principale des grandes guerres. Quittant la posture qu'il avait adopté dans sa contemplation, c'est-à-dire le corps bien droit, la tête vers le bas et son épé, au bout duquel des gouttes de sang se déversaient, pointée vers le sol, il tira, tout en marchant vers D'Artagnan, un linge de sa poche et s'en servit pour essuyer sa lame. Lorsqu'il fur près de son Lieutenant, il lui tendit le linge afin qu'il fasse de même.

Besméatix observait D'Artagnan, alors que celui-ci essuyait sa propre arme d'un geste machinal. Aucune émotion ne traversait le visage du Lieutenant, mais Besméatix savait qu'il serait secoué le soir venu. Il en avait toujours été ainsi avec D'Artagnan, et c'est ce qui faisait de lui un bon chef, selon Besméatix. C'est seulement lorsqu'on a conscience de la valeur des vies que l'on ôte qu'on peut guider des hommes de façon à ce qu'ils aient le moins souvent possible la lourde tâche de réduire à néant une existence. Les deux hommes se regardèrent pendant quelques instants, Besméatix lisant des remerciements dans les yeux de D'Artagnan. Ils ne seraient pas exprimés à haute voix, les deux hommes se connaissant depuis assez longtemps pour savoir que cela était inutile. Le chef des Mousquetaires lui sembla néanmoins dans un état inhabituel, comme si ses propres convictions avaient été secouées.

- Je crois, mon ami, qu'il vaudrait mieux oublier les morts et s'occuper des vivants.

Ces paroles semblèrent faire oublier quelques instants à D'Artagnan ses sombres pensées. Ils tournèrent tous deux la tête vers Iwelda, qui gisait toujours inconsciente.

- Oui... oui, c'est bien vrai... Vous avez raison, comme toujours, Besméatix.

Ils se dirigèrent tous deux vers la jeune femme. D'Artagnan se pencha et souleva Iwelda sans aucune difficulté, comme si elle n'avait pas été plus lourde qu'un sac de plumes. Sans un mot, ils rebroussèrent chemin pour se diriger vers Fontainebleau.
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Delphine de Valentinois
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Sam Aoû 13 2005, 15:20

Delphine avait hesite a suivre Heloise dans les bois, et le temps qu'elle arrive a l'oree du bois, c'etait peine perdue, elle l'avait perdue de vue...

Elle essaya tout de meme de scrupter les arbres, tentant de voir si elle pouvait entreapercevoir un morceau d'etoffe colore de la robe de Mlle de Neufchatel.

Un peu plus tard, alors que la pluie battait toujours, et que sa robe commencait a se tremper, elle vit quelques points de couleurs a une dizaine de metres. La pluie avait empire, elle n'y voyait plus tres clair.

"Heloise? Est-ce vous?"

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Mes salutations distinguées,

Mlle Delphine de Valentinois

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Héloïse
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MessageSujet: Re: longer les bois... pour quitter Fontainebleau   Sam Aoû 13 2005, 15:55

Les deux dames marchaient en silence, les deux exténuées et trempées. Elles entendirent la voix d'une personne les appeler, et Héloïse reconnu Delphine de Valentinois. Peut-être Sylivie ne la connaissait pas, mais elle marcha vers celle qui les appelait quand même. Elles arrivèrent au niveau de Delphine qui les dévisagea, muette. Entre ses larmes et la pluie, Héloïse répondit a la duchesse. Restant le plus fière possible, comme une dame.

"Oui mlle, c'est nous. Je vous présente Sylvie de l'Isle...D'Artagnan lui a demandé de m'escorter...disons que le bois n'était pas très sécuritaire"

Delphine dévisageait la blessée et Sylvie, sans dire un mot.
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