1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Le Petit Salon de Madame.

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Henriett
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MessageSujet: Le Petit Salon de Madame.   Jeu Aoû 11 2005, 16:24

[Salle de jeu]

La Duchesse pénétra dans la pièce meublée avec goût. Elle avait elle même choisi l'arrangement, Mais elle se plaisait à changer parfois l'emplacement des fauteuils et de la table. Le clavecin trônait en bonne place, particulièrement depuis que ses progrès en chant lui avaient permis d'accompagner l'instrument de sa voix. Qu'existait-il de meilleur que la musique pour évacuer des sentiments trop forts comme la colère ou la tristesse ? Toutefois, il ne fallait exclure le charme qu'avaient les musiques composées par Lully, en toutes circonstances.

La tête encore pleine de l'évolution de ses relations avec Saint-Aignan, Henriette se dirigea vers un petit meuble d'un bois sombre et poli, finement réhaussé de dorures. La clé qui en ouvrait les tiroirs, elle la sortit des plis de sa robe où était dissimulée une poche. Ici elle entreposait toutes les lettres qu'elle recevait qui soient d'ordre privés ou concernant les scandales de la Cour. Et nul n'aurait pu le forcer, car malgré son apparence, le bois était épais et robuste.

Elle relit une lettre du Comte de Guiche, mais aucune phrase ne réussit à la distraire. Elle referma brusquement le meuble, se sentant brusquement agacé de l'absence de ses suivantes, alors même qu'un peu plus tôt elle en avait été soulagée. Mais c'est qu'elles recevaient une pension pour la "suivre" justement, et elle fronça les sourcils en se disant que nombreuses étaient celles qui ne le méritaient pas. Particulièrement celles qui n'étaient à son service que par faveur du Roy ou pour servir ses favorites. Elle n'ignorait rien de toutes ces manigances qui l'exaspèraient au plus haut point.

Quelqu'un viendrait-il enfin ? L'une d'elle se souviendrait-elle de ses obligations ? A défaut d'affection.
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Dim Aoû 14 2005, 11:39

Le Roy était arrivé en silence jusqu'a la porte de la duchesse d'Orléans, prenant garde a chaque pas de ne pas faire craquer le parquet, ou crisser les dalles, il s'aretta soudain, surpris de voir un valet devant l'entrée des appartements : Madame était déjà rentrée ? Cela compromettait tout ses plans...

Avec l'intention de s'esuiver, Louis fit un demi-tour le plus discret possible, mais, comme si la malchance le suivait, le valet l'aperçut et en un mouvement humble et surpris, ouvrit la porte de l'appartment en lançant de sa vois fluette de garçonnet :


-Je préviens dans l'instant Madame de la visite de Sa Majestée...

Louis ne pu rien faire d'autre que de reprendre un air le plus digne possible... c'était trop tard, Henriette devait déjà avoir tout entendu, et ordonner le silence au valet lui aurait donné des certitudes a la place de ses soupçons : adieu donc, les visites secretes et si rares a Louise de La Valliere, enfermée et persécutée a longueur de journée...

Ainsi le monarque se tint aussi droit que possible, aussi détendu que si la rencontre d'avec sa cousine était prévue. Il en cherchait le prétexte en son esprit... afin de ne pas paraitre trop ridicule en balbutiant quelques inquiétudes a propos de sa santé... que tout le monde savait excellente.

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Dernière édition par le Mer Oct 12 2005, 12:38, édité 1 fois
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Henriett
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Dim Aoû 14 2005, 15:38

Un valet. Elle en fut irrité. Qu'avait-elle à faire d'un de ces...

" Madame. "il s'inclina profondément. "Le Roy est présent." Il s'inclina de nouveau sans qu'elle lui accorde plus d'un regard.

Son expression se fit acide un moment. Quelle raison pouvait pousser le Roy à venir dans ses appartement si ce n'est la "boiteuse" ? Elle ne se faisait aucune illusion sur ce point. Jamais il ne serait venu que pour le plaisir de lui parler. Et pour toute chose importante, il l'aurait fait mander au lieu de se déplacer lui-même. Elle aurait été bien naïve de croire le contraire. Sa bonne humeur en prit un coup.Et dire que cette journée s'était si bien annoncée, pourquoi fallait-il qu'on lui rappelle l'existence de La Vallières et des faveurs que le Roy lui accordait, la reléguant, elle toujours à un plan moins intéressant.

" Retournez à vos occupations."dit-elle congédiant le valet assez sèchement.

Pourtant, par égard pour la fortune qui lui avait accordé un si agréabl entretien avec Saint-Aignan un peu plus tôt, elle décida de faire contre mauvaise fortune bon coeur et d'essayer de trouver plaisir à cette rencontre inattendue. Elle s'efforça de penser aux bons moments qu'elle avait passé depuis le matin, afin de faire revenir un sourire sincère à ses lèvres fraiches.

Henriette pénétra dans la salle où se trouvait le Roy, l'antichambre et se courba immédiatement en une gracieuse révérence correspondant à son rang.

" Majesté."

Sa voix était tout aussi gracieuse. Elle tendit la main dans sa direction avec élégance, montrant qu'elle était de celle qui restait toujours maîtresse d'elle même.

" Que me vaut l'honneur et le plaisir de votre visite ? "

Elle leva joliment ses sourcils en signe d'interrogation, s'apprêtant déjà à faire mine de croire le pieux mensonge qu'il allait tenté de lui faire gober.
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Lun Aoû 15 2005, 15:45

Louis fut a pein surpris de cette grace constante qu'affichait Henriette, cachant ses sentiments sous des airs toujours souriants... avec un geste machinal, mais néanmoins aussi élégant que s'il y mettait tou son coeur, Louis baisa sa main d'un blanc laiteux et la releva comme il devait le faire a sa cousine et belle soeur.

D'un coup d'oeil rapide, alors qu'on lui demandait la raison de sa visite, il balaya toute la piece. Il remarqua ainsi, avec un certain dépit, qu'Henriette était seule, ses suivantes surement enfermées dans leur mansardes...

Mais Louis ne devait pas paraitre distrait aux yeux alertes de sa cousine, aussi lui répondit-il d'une voix tout-à-fait naturelle, sans précipitation et ne regardant que son interlocutrice, elle devait avoir l'impression, a tout prix, d'être le centre de l'attention.


-Je peste d'avance de vous importunez pour si peu chere duchesse, mais l'information que je viens vous donner vous concerne en particulier....

Il conduit Henriette a l'un des fauteuils par la main, et lui faisant signe de s'assoir, il s'executa de même. C'était lui qui avait établis les regles de l'étiquette, il se permettait alors de les enfreindre quelque fois, agissant un peu vite et oubliant les convenances... mais jusqu'a présent personne n'avait osé le lui reprocher.

-Vous le savez surement déjà : madame de Montespan, l'une de vos dame d'honneur, a quitté la cour il y a peu. En cela je ne vous apprend rien, mais ce qui va suivre me touche personnellement et je connais en vous une grande confidente et conseillere. La vrai raison de son départ n'est connue que de moi, et bientot de vous : elle est en réalité grosse de quelques mois déjà, et préfere quitter la cour jusqu'a la naissance de l'enfant.

Le monarque avait déjà réglé la question depuis longtemps, et n'avait pas senti le besoin de révéler cela a la duchesse, mais c'était bien la seule information qui aurait pu le faire déplacer lui-même... et quelle importance, apres tout, si sa cousine était au courant ?
Le plus dur était a faire pourtant : trouver pourquoi il serait inquiet de cette grossesse inattendue...


Il se rapprocha un peu d'elle, afin de ne pas avoir a parler trop fort.

-Je vous consulte en réalité afin que vous ne soyez pas surprise de voir réapparaitre soudain dans quelques mois une nouvelle mere et que le scandale éclate, qu'une rumeur ne courre que j'en sois le pere : ce qui est naturellement faux.

Pourquoi chercher tres loin des excuses ? Louis donnait là ses vrais appréhensions, il n'avait donc pas a jouer le role tres sérré, et pouvait parraitre plus facilement sincere.

-Je vous prie donc de rester discrete sur le sujet, mais cette demande est inutile, vous savez tres bien lorsque l'on vous confie un secret....

Louis se redressa, il avait finis ses cachoteries... sa derniere phrase avait été dites sans la moindre intonation suspecte, et on pourrait être dans le doute quant a savoir si c'était ou non de l'ironie.

Il repris ensuite sur le ton du badinage, comme s'il voulait dissimuler une révélation capitale... ce qui n'était pas le cas, mais il fallait jouer le jeu jusqu'au bout.


-Alors, je vois que vous vous portez a merveille : votre teint est ravissant. Serait-ce la chasse de ce matin qui vous réussi tant ?

Il lança un coup d'oeil malicieux a Henriette, comme pour lui signifier qu'il avait connaissance de tout et que rien ne servait de lui cacher quelque chose...

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Henriett
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Lun Aoû 15 2005, 16:49

Elle l'écouta feignant l'attention. Cependant, elle n'y mis pas autant d'ardeur qu'à l'accoutumée. Si Louis devinait qu'elle ne le croyait pas, quelle importance. Ce qu'il lui disait, elle le savait déjà et pas seulement que Mme de Montespan quittait Fontainebleau, mais aussi qu'elle était grosse. Croyait-il vraiment qu'elle n'avait pas placer des bonnes qui lui soient fidèles auprès de chacune de ses suivantes ? La grossesse de n'importe laquelle d'entre elles ne pouvaient lui échapper.

Quant à prétendre qu'il n'était le père... Si ce n'était lui,alors qui d'autre ? Alors qu'elle était avec Saint-Aignan la plus au courant de toutes les affaires de coeur de la Cour. Elle se sentait vexé par ces pieux mensonges, ne pouvant s'empêcher de les prendre comme un affront. En fait elle se demandait presque si elle n'allait pas effectivement demandé à l'une de ses bonnes de lancer une rumeur justement. Voilà qui serait une douce vengeance. Mais qui ne servirait malheureusement à rien.

Peut être était-ce effectivement pour ça qu'il était venu, peut être pas. Elle avait acquiescer quand il lui avait demandé implicitement de ne rien révéler mais qu'il finisse cette conversation si déplaisante par un compliment fit naître un sourire sur ses lèvres rosées. Oh, bien que ce ne soit pas visible, ce n'était pas le plaisir qui l'avait fait venir, mais le toupet du Roy.

" Merci Majesté. Peut être est-ce effectivement la chasse de ce matin. Mais en ce cas, il faudra que je pense à la recommander à l'une de mes suivantes, Mlle de La Vallières. On ne peut dire que la pauvrette respire la santé en ce moment. "

Henriette dit tout cela avec grâce et sourire, sachant pertinnement l'effet que cela pourrait avoir sur son cousin. Mais puisqu'il agissait comme si elle n'était au courant de rien, alors elle pouvait se le permettre.
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Mar Aoû 16 2005, 20:07

Elle ne répondit rien, hochant la tête avec grace. Louis pressentit sous ce silence et ses yeux d'un bleu limpide une réfléxion assidue, quelque nouveau plan machiavélique, qui sait ? Le monarque repérait facilement lorsqu'on voulait le tromper, c'était son role, apres tout. Lui, il déjouait les complots que ses courtisans élaboraient dans l'ombre. Bien sûr qu'il intriguait aussi, mais grace a l'intermediaire de Saint-Aignan... ainsi pouvait-il se féliciter d'être intergre de ce coté.

Henriette, contrairement a Monsieur, avait l'incroyable don de dissimuler toute pensée suspecte jusqu'a sa réalisation, ce qui rendait extremement ardue la tache de Louis et de ses alliés... Que tramait-elle en cet instant ? Impossible de savoir, mais l'on pouvait toujours tenter de deviner.
La résolution d'un mystere passe en effet par la formulation de moults hypotheses aussi farfelues qu'elles soient : c'est en relevant ensuite les indices que l'on élimines les théories une par une pour approcher a un semblant de vérité.

Ainsi Louis supposa plusieurs cause a ce mutisme parlant.. Elle pouvait être incrédule quant a la raison de sa visite, et elle avait raison, ou quant a sa non-paternité, et elle avait tort. Montespan lui avait toujours refusé jusque là la vue de ses jupons. Ou encore le prenait-elle pour un niais de lui débiter ainsi un discours sans queue ni tête, dont elle ne paraissait pas le moins du monde surprise (connaissait-elle déjà la raison du départ d'Athénaïs ?). Il pouvait aussi s'agir de tout autre chose, une conjuration méditée depuis longtemps et qui rejaillissait a la vision de son acteur principal...


Citation :
" Merci Majesté. Peut être est-ce effectivement la chasse de ce matin. Mais en ce cas, il faudra que je pense à la recommander à l'une de mes suivantes, Mlle de La Vallières. On ne peut dire que la pauvrette respire la santé en ce moment. "

Louis se sentit touché directement au coeur par la pique que lançait Henriette. On pouvait dire qu'elle n'était pas tendre avec lui aujourd'hui. Apres le premier mouvement de surprise au nom de La Valliere, qu'il réprimenda dans l'instant, ses épaules s'affaisserent d'impuissance. Madame avait tous les droits sur sa suivante, et même de la railler.

Pauvre Louise ! Elle si fraiche et si pure, si rieuse d'habitude, la voilà forcée de se cacher des regards de la cour, persécutée et haïe de tous. La voilà grosse et malade, affichant des regards mouillés autant qu'elle affichait des sourires autrefois.... son adorable boitillement habilement dissimulé était accentué par cette grossesse qu'elle n'avait pas désiré, et elle avait a présent si honte qu'elle ne bougeait presque plus de son fauteuil, même lorsque Louis lui rendait visite.

Celui-ci, l'abattement passé, se décida a ne pas laisser aller la duchesse sans lui avoir rendu la monnaie de sa piece, ou tout du moins lui faire sentir qu'elle était aussi fragile que lui sur certain point.


-Allons, La Valliere est bien trop bonne pour se permettre de tuer de pauvres bêtes, quoiqu'un portrait d'elle en Artémis fut adroitement réalisé, et je dois avouer qu'il est splendide, elle y parait presque aussi belle que vous, sans même être retravaillée.
La chasse a courre ferait sans doute un bien meilleur effet a l'humeur changeante de Monsieur mon frere, qui s'ennui beaucoup du chevalier de Lorraine partit en voyage, allant jusqu'a s'afficher avec le comte de Guiche pour favori.

Peut-être le roi en avait-il trop fait, émoussant ainsi la pointe de sa fleche, mais il n'avait pu s'empecher de chercher loin, surement trop, dans la vie de sa cousine. Ainsi il lui piquait sur la beauté de Louise et sur les moeurs contre nature de son époux auquel elle était enchainée... il y avait ajouté Guiche, ne sachant pas vraiment si elle en ressentirait de la jalousie. Enfin, s'il y avait a être jaloux, c'était bien Monsieur qui le pouvait, au grand dam d'Henriette. Sentiment insinué sous le "humeur changeante".

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Henriett
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Mer Aoû 17 2005, 16:30

De toutes les piques qu'il lui lança, seule l'évocation de son époux fit mouche. Elle était ravie de ne pas avoir eu à le supporter de tout ce début de journée, et n'appréciait pas le simple fait qu'on parle de lui. En vérité elle comprenait difficilement sa jalousie, connaissant ses appétits si particuliers. Quant au reste, le Roy avait fait erreur. Il avait dit " presque aussi belle que vous" et cela suffisait à Henriette pour ne pas se sentir dévaloriser. Et concernant le comte de Guiche... Eh bien elle savait qu'il était de ceux qui avaient brûlé la chandelle par les deux bouts, ce qui avait permis sa position auprès de Monsieur. Cependant, elle savait que le seul amour qu'il éprouvait était pour elle, ou il ne serait pas resté si longtemps à ses côtés alors qu'elle lui avait donné les preuves de la non-réciprocité de ce sentiment par des boutades blessantes lors de ses sautes d'humeur.

Mais actuellement, il restait encore trop de sa bonne humeur initiale pour que même la pensée de son époux ternisse vraiment le tableau de cette journée. Elle afficha donc un sourire, d'autant plus grand et sincère qu'elle montrait ainsi au Roy sa capacité à esquiver ses piques.

" J'avoue que la chasse ferait beaucoup de bien à Monsieur mon époux. Malgré qu'il passerait alors ses journées loin de ses devoirs matrimoniaux. Mais je saurais alors ne pas m'en offusquer. Après tout, une femme ne doit-elle pas se réjouir de la bonne santé de son époux ? Et comme vous l'avez si bien dit, je ne doute pas qu'elle serait merveilleuse s'il sortait plus."fit-elle avec un sourire malicieux qui avait plu à tant d'hommes, provoquant les grincements de dents du Duc d'Orléans.

Car assurément sa propre santé s'améliorerait si le Duc s'absentait plus souvent. Ce qu'elle ne pouvait naturellement pas dire ouvertement. Comme le Roy le savait parfaitement. Pique sur pique, Henriette se sentait parfaitement d'humeur à affronter les courtisans le soir venu. Bien sûr, il faudrait achever de préparer la fête, et se préparer elle-même, ce qui lui fit songer qu'elle n'avait toujours pas vu l'une de ses suivantes. Une conversation s'imposerait avec les plus frivoles concernant leurs libertés. Elle n'était pas maîtresse difficile dés lors que chacun remplissait ses devoirs. Malheureusement à la Cour, seules quelques unes correspondait à l'idée qu'elle se faisait de femme capable.
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Sam Aoû 27 2005, 17:45

Le Roy ne se sentait pas a l'aise avec la duchesse... il était venu pour voir sa maitresse, pour consoler les pleurs de sa douce Louise et ainsi soulager sa propre mélancolie, et voilà qu'il se retrouvait a guerroyer avec sa cousine. Il n'était pas d'humeur a la bataille, et il perdait sans cesse du terrain. Plus il manquait d'assurance, plus Henriette souriait de sa victoire, et plus elle souriait, plus le Roy sentait l'abbatement l'envahir.

Allons, elle semblait un canal : aucune de ses railleries dissimulées ne semblait l'avoir touché, tout glissait sur elle...
Ce silence, ces levres qu'elle s'obstinait a garder closes, ce sourire malin avant de prendre la parole, c'était autant de supplice que Louis devait souffrir en silence. Il serrait discretement l'étoffe de velours de l'accoudoir, afin de ne pas faire de scene en partant dans l'immédiat. Enfin, enfin, la dame se décida a achever cette torture qu'elle entendait bien.


Citation :
" J'avoue que la chasse ferait beaucoup de bien à Monsieur mon époux. Malgré qu'il passerait alors ses journées loin de ses devoirs matrimoniaux. Mais je saurais alors ne pas m'en offusquer. Après tout, une femme ne doit-elle pas se réjouir de la bonne santé de son époux ? Et comme vous l'avez si bien dit, je ne doute pas qu'elle serait merveilleuse s'il sortait plus."

Louis était quelque part soulagé de ce discours : Henriette ne l'attaquait plus, préférant cracher son venin sur son frere qu'il haïssait surement autant qu'elle.
Un instant le monarque posa son regard sur le parquet ciré, puis glissa ses yeux sur le bas de la robe de taffetas garnie, soyeuse d'où un bout de soulier dépassait, comme enfreignant l'interdit avec timidité. le regard remonta lentement vers le visage, passant au peigne fin tous les atours de la duchesse, tout se qui pouvait trahir le moindre énervement ou autre sentiment.

L'énervement, comment Henriette pouvait-elle le laisser paraitre ? C'était plutot lui qui ressentait cela... il avait envie que cette entreveue se termine, au plus vite !


-Oui, vous avez raison, une femme doit savoir être heureuse de savoir son époux s'amuser, même loin d'elle, du moment qu'elle trouve a son tour distraction... ou la personne qui distrait.
Enfin, savoir mon frere s'amusant a courir dans les bois me ferait grand bien a moi aussi, et je suis heureux que nous trouvions enfin un point commun, n'est ce pas ?

Cette phrase était plutot sarcastique, mais renfermait aussi beaucoup de vérité... pourtant Louis, grisé par cette derniere bataille, qu'il voulait terminer en beauté afin de pouvoir se retirer content, se refusa a stopper en si bon chemin :

-Je crains que se soit par contre a vous de lui glisser cette idée dans la tête, étant fort occupé moi-même, et puis c'est votre devoir d'épouse... a moins que l'idée de combler ce devoir-ci vous ennuie, rappelant d'autres devoir matrimoniaux que vous n'avez pas souvent honoré non plus, a ma connaissance...

Louis n'y était pas allé par quatre chemins, sachant pertinemment que l'idée de passer la nuit avec Monsieur révulsait la duchesse... il était si excité de partir qu'il n'avait pas vraiment chercher a cacher le sens de la phrase sous des demis mots... au risque d'offenser Henriette.
Enfin, il se leva et vint prendre le bras blanc et doux de celle-ci, la baisant avec une tendresse apparente.


-Apres tout, je me mele de chose qui ne me regarde nullement... dit-il en se relevant, et je sais votre esprit assez aiguisé pour trouver des moyens qui vous satisferont pleinement.

Des moyens de quoi ? D'emmener Philippe a la chasse, de l'éloigner de la cour, de changer ses moeurs ou de combler sa couche ? Louis était plutot interessé par le fait de l'éloigner des affaires politiques, qu'il s'obstinait a vouloir y fourrer son sale nez, tandis que la duchesse lui donne ou non un héritier ne l'interessait pas le moins du monde.

-Permettez vous que je me retire a présent ? J'ai encore deux trois petites affaires qui m'attendent...

Louis bougeait son pied dans sa botte, nerveux, bien décidé a partir de cette cage dorée où l'ogre menacait sans cesse de le croquer...
L'atmosphere était douce et chaude, comme si Henriette avait apporté le printemps de son sourire et de ses soieries, ou autres parrures. Elle était radieuse, les rayons du soleil ne semblant s'attarder que sur sa peau de lait ou ses boucles parfaites. Mais Louis connaissait cette beauté par coeur, ce charme qui l'avait envouté il y a peu, mais qu'il avait finallement laisser pour la douce candeur de La Valliere. Ainsi il y était presque insensible, quoiqu'il ne se refusait pas a jeter parfois des regards discret dans le décolleté de la dame. Mais dans ces moments d'agitation, même le plus léger des vêtements et le plus suave des parfums ne l'aurait pas distrait de son envie de partir.

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Henriett
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Dim Aoû 28 2005, 18:27

Citation :
Je crains que se soit par contre a vous de lui glisser cette idée dans la tête, étant fort occupé moi-même, et puis c'est votre devoir d'épouse... a moins que l'idée de combler ce devoir-ci vous ennuie, rappelant d'autres devoir matrimoniaux que vous n'avez pas souvent honoré non plus, a ma connaissance...

" Oh Sire, ne me faites pas l'offense d'oublier mon adorable Marie-Louise."

C'est bien le fait de parler de la fillette qui sauva Henriette de l'amertume que provoquait inévitablement l'évocation des moeurs de son époux. Bien que n'en s'occupant que très peu, l'enfant étant naturellement confiée à des gouvernantes, la Duchesse ne pouvait s'empêcher d'éprouver de la tendresse pour cette petite fille de tout juste un an. Une tendresse qu'elle éprouvait bien rarement pour n'importe qui d'autre. Et c'est cela qui transforma son sourire, le faisant paraître un instant presque doux. Un instant seulement, elle n'était pas de celles qui se laissent facilement aller à de tels sentiments.

Cependant, elle devait bien avouer qu'elle tenait autant que Philippe à avoir un héritier, seul point sur lequel ils ne divergeaient pas. Mais malheureusement ce bel accord était perpétuellement gâché, tantôt par les aventures d'Henriette, tantôt par celles de son mari. Sans compter les inombrables disputes non propices à des telles choses et qui demandent, ma foi, des circonstances bien plus plaisantes. Pourtant, il avait été prouvé qu'aucun des deux n'était stérile, et qu'un enfant de leur couple pouvait parfaitement être sain, et la chose ne restait donc pas sans espoir.

Elle observa le Roy. De toutes évidences il désirait se retirer au plus vite et après les quelques piques qu'elle lui avait lancées, elle ne s'en étonnait pas. Elle inclina légèrement la tête en réponse au baise-main. Sa phrase la fit se demander un instant s'il arrivait parfois qu'à la Cours, les Grands parlent autrement qu'à demi-mots et si tel était le cas, qui le croirait ? Elle même chercherait toujours l'anguille sous la roche. Et l'expérience lui avait appris qu'il y avait peu de recherches qui ne fussent fructueuses, même si vous trouviez une écrevisse plutôt qu'une anguille sous votre rocher.

" Mais je vous en prie votre Majesté. Je suis à votre service et il serait malséan que je vous retienne alors que le devoir vous attend."

Elle se leva à son tour, en un froufroutement de soierie et de dentelles. La duchesse apprécia l'éclat que prenait sa nouvelle bague dans les rayons du soleil presque sans y penser. Mais après tout, pourquoi avoir des scrupules à se parer des plus beaux bijoux quand on a pour époux l'homme le plus riche de France ? Ce soir, elle avait prévu de s'habiller de parures plus élégantes encore, et dont le ton irait bien entendu avec les décorations tout autant qu'avec la lumière non plus du soleil, mais des chandelles. Henriette aimait plaire, même si cela ne devait jamais servir et elle y réussissait souvent. La jeunesse était faite pour resplendir de tous ses feux et elle s'y employait autant qu'elle s'employait à faire des fêtes de la Cours, les plus belles qui soient de la Chrétienté.
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Sylvie d
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Lun Aoû 29 2005, 07:53

Sylvie allait prendre son service de demoiselle d'honneur de Madame aujourd'hui. C'etait une belle journée et on lui avait dit que Madame etait la femme la plus jolie du Royaume et la plus gentille envers ses sujets. Si Sylvie avait accepté ce poste c'etait que travailler chez Madame c'etait travailler avec la cour jeune et vive.

Elle s'arreta devant un valet et lui demanda d'annoncer Mlle de L'Isle, demoiselle d'honneur de Madame.Le valet partit. Sylvie attendit dans l'antichambre qui etait une piece magnifique. En attendant que le valet revienne avec les Ordres de la Duchesse, Sylvie observa la piece.
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Lun Aoû 29 2005, 08:01

Citation :
" Oh Sire, ne me faites pas l'offense d'oublier mon adorable Marie-Louise."

Si Louis n'avait été que Louis, sans le titre qui l'accompagnait depuis l'enfance, s'il avait été faible, il aurait sans doute fondu en larme. La voix d'Henriette avait été si sucrée, comme un murmure caché dans du velours. Un murmure qui semblait dévoiler tout son amour maternel et tout le désarroi qu'elle éprouvait a ce qu'elle soit laissée de coté, par le simple fait qu'elle n'était qu'une fille...

Louis se rapellait son fils qu'il avait visité en secret avant de monter a ces appartements, il se rapellait le soufflet au coeur qu'il avait éprouvé en apercevant, caché de lui pourtant, ces petits pieds, ces petites mains et ces grands yeux qui ressemblaient tant aux siens... c'était son sang. Henriette devait ressentir la même chose en ce moment, et alors Louis, grace a cette visite, et seulement grace a elle, la compris. Il aurait voulu le lui dire, lui crier "pardon", mais il resta impassible, obéissant a son devoir de Roy. Il avait le devoir de n'éprouver aucun sentiments qui pouvaient ensuite le compromettre.


Citation :
" Mais je vous en prie votre Majesté. Je suis à votre service et il serait malséan que je vous retienne alors que le devoir vous attend."

Louis ne chercha même pas a savoir si elle se gaussait de lui en cette phrase : il avait enfin l'autorisation de partir. "Adieu, monstre du palais" pensa-t-il tout d'abord, se souvenant de toutes ses tentatives pour l'éloigner de La Valliere, oubliant maintenant qu'il avait pu sympathiser avec elle en son état de mere, seulement quelques minutes plus tot.

A présent il n'était plus le pere sensible au devenir de ces petites choses, c'était l'amant froissé dans son orgueil, l'amant qui n'avait pu même simplement entrevoir le visage de sa maîtresse, par la simple présence d'une gêneuse.

Elle se leva aussi, l'accompagnant jusqu'a la porte. Quoique se fut la moindre des choses, une regle de l'étiquette, Louis s'en offusqua "Quoi ? se dit-il, veut-elle jusqu'au bout vérifier que je ne cours et défonce la porte de sa suivante ?"
Sa colere subite a peine quelques secondes apres s'être séché les yeux pleins de larmes n'était dû qu'a la frustration de sa visite inutile, et ne se réveillait qu'au moment du départ. Louis était ainsi : un enflammé qui change de sentiment comme il change de chemise, a la haine hargneuse et a l'amour versatile.
Il aurait sans doute mieux valu qu'Henriette reste dans son fauteuil en outrageant le protocole plutot que son Roy.

Louis sortit avec un sourire, pour cacher la rougeur de ses joues. Ce sourire forcé qui n'en parut pas un était indispensable, quoiqu'une autre épreuve...
A peine sortit dans le corridor qu'il eut l'idée folle de courir en chantant l'air de la liberté retrouvée... idée réprimée, bien heuresement. Et puis qu'est ce, la liberté, quand l'amour n'a pu être satisfait ?
Il croisa dans le couloir une jeune fille qu'il lui semblait avoir déjà vu, mais trop absorbé par ses pensées, il continua son chemin sans lui adresser une parole.

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Henriett
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Lun Aoû 29 2005, 18:16

Comme toujours, la visite du Roy laissa un brin d'amertume. Un brin seulement car la bonne humeur d'Henriette empêchait que ce ne fut trop amer. Il est des journées où rien ne semble pouvoir vous atteindre. Ces journées devraient être interminables, car le lendemain est souvent très difficile, lors du retour à la normale, des agacements, des inquiétudes, des frustrations et des peines. On pouvait être l'une des femmes les plus influentes de la Cour et éprouver quelques regrets de n'avoir pas quelqu'un en qui la confiance soit suffisemment grande pour pouvoir se confier sans crainte. Il est pourtant si bon de pouvoir déverser ses sentiments dans l'oreille compréhensive d'une personne proche. Mais inutile de rien espérer de sa famille : le Roy était définitivement inaccessible, sa mère ne l'avait jamais vu que comme un moyen d'attirer les faveurs, son père était mort et son frère chéri était séparé d'elle par une mer aussi pleine d'animosités plus ou moins cachées entre deux pays que d'une foultitude de poissons.

Quant à son mari... Las, le sujet ne valait pas qu'on s'y attarde par pareille journée. Elle fut fort heureusement distraite de ses pensées qui dérivaient dangereusement vers un thème sensible, par un valet. Après s'être respectueusement incliné, celui-ci annonça l'arrivée d'une jeune femme Sylvie de L'Isle, destinée à être l'une de ses suivantes. D'un geste elle lui signifia de la faire entrer. L'arrivée de nouvelles femmes à son service provoquait toujours moult questions : était-elle envoyée par quelqu'un et si oui par qui ? Pourquoi s'était elle mise à son service ? Comment allait-elle être ? Serait-ce enfin une jeune femme ayant assez d'esprit et de fidélité envers sa maîtresse pour ne pas avoir de Dame d'Honneur que le titre, mais aussi le comportement et la tenue ? Beaucoup l'avait déçue, une partie oubliait leurs devoirs. Henriette savait parfaitement qu'être à son service était une manière de se faire remarquer et que rares étaient celles qui désiraient vraiment lui être agréables.

Elle laissa pourtant un joli sourire s'épanouir sur ses lèvres, se préparant à accueillir la jeune femme tout autant qu'à la jauger. Jamais elle n'avait commencé une rencontre autrement qu'avec sympathie. Simplement parce que c'était le meilleur moyen d'être la jeune femme tant aimée à la Cour et qu'elle avait besoin de cela pour ne pas sombrer.
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Sylvie d
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Mar Aoû 30 2005, 08:33

Sylvie remit quelques meches de cheveux rebelles dans as coiffure. Elle eu a peine le temps de terminer qu'un valet vint la chercher. C'etait le meme valet qu'elle avait envoyé. Pleine de questions elle le suivit. Comment serait la belle-soeur du Roi ? On disait qu'elle etait d'une grande beauté. Elle savait qu'elle n'etait pas la premiere dame ni peut etre la derniere a venir. On disait Madame tres dure envers ses prpores dames. Elle repoussa la question Pour plus tard et suivit le valet.

Le valet la conduisit dans des pieces tres richement meublées. A travers des Antichambres. Elle le suivit sans rien dire. Arrivés devant le petit salon de la Duchesse, le valet l'annonça ouvrit la porte avec une reverence parfaite qui disait bien qu'il n'etait pas là que depuis hier. Elle s'avança vers la Duchesse et fit une reverence qu'elle croyait parfaite. La duchesse souriait et la mettait en confiance.Elle se sentit mieux apres.
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Henriett
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Mar Aoû 30 2005, 12:11

" Bien le bonjour Mademoiselle Sylvie de L'Isle ? J'espère ne pas avoir écorché votre joli nom. Vous venez entrer à mon service je crois ? "

Ce n'était pas vraiment une question. Madame connaissait déjà la réponse mais la courtoisie, même avec des personnes de moins haut rang, était une chose élémentaire qu'il convenait de garder en toutes circonstances, y compris avec ses ennemis de telle sorte que si piques il y avait, elles soient lancées dans les règles de l'art et non pas comme dans n'importe quelle rue de Paris. La révérence de la jeune femme laissait entendre qu'elle n'était pas encore familière des us et coutumes de la Cours mais ce n'était pas un problème en soi. Elle apprendrait d'elle même. En fait, cela dénotait même d'une certaine fraicheur qu'il conviendrait d'entretenir sans qu'elle soit affectée.

Mais la jeune femme avait l'air sérieuse. Même si Henriette se refusait à ne juger qu'aux premières impressions, celle-ci semblait prometteuse. Peut être trouverait-elle enfin quelqu'un qui puisse lui être fidèle autrement qu'en façade. Enfin ne jugeons de rien trop vite. Quelques questions habilement posées pendant la présentation des lieux pouraient lui apprendre plus.

" Ce soir, j'aimerai que vous m'aidiez à me préparer pour la soirée, nous verrons alors vos compétence dans ce domaine. Mais en attendant, je dois avouer que mon temps est libre et qu'il ne me désagrée pas de vous présenter les lieux. Ainsi vous serez plus familière de l'endroit. Qu'en dites vous ? Résidiez vous déjà à Fontainebleau ? "

Elle arqua joliment un sourcil. La première question était posée. La réponse en appellerait d'autres.
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Sylvie d
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Mer Aoû 31 2005, 08:37

Citation :
Bien le bonjour Mademoiselle Sylvie de L'Isle ? J'espère ne pas avoir écorché votre joli nom. Vous venez entrer à mon service je crois ?

Sylvie fit un signe de tete en signe d'aquiescement.Madame conaissait surement deja la reponse. Juste de la courtoisie. Elle esperait ne pas faire de faute dans ce qu'elle venait de dire. Fille d'honneur de Madame... C'etait un bon poste pour elle en tout cas elle le jugeait bien et ainsi elle esperait ne pas se mettre a dos sa Maitresse.



Citation :
Ce soir, j'aimerai que vous m'aidiez à me préparer pour la soirée, nous verrons alors vos compétence dans ce domaine. Mais en attendant, je dois avouer que mon temps est libre et qu'il ne me désagrée pas de vous présenter les lieux. Ainsi vous serez plus familière de l'endroit. Qu'en dites vous ? Résidiez vous déjà à Fontainebleau

Sylvie ressentit un melaange d'exitation et de peur. Habiller Madame! Coiffer madame, maquiller madame ! Elle avait la chance de le faire ! Elle savait que cela comportait des risques. Quant a Visiter les leix cela lui plaisait au plus haut point. Deja l'antichambre qu'elle avait vue etait toute dorée... A quant ressemblerait le reste des lieux ? Elle allait le savoir. Pour se donner une contenance elle se permit juste un petit sourire qu'elle effaça aussitot.

-Je ssuis toute a vous, Madame! Je vous preparerais avec plaisir ce soir.C'est un grand honneur que vous me faites en me faisant visiter les lieux. Je loge deja dans les appartements de vos filles d'honneur.
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Henriett
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Mer Aoû 31 2005, 12:45

L’enthousiasme de la jeune fille la toucha. Henriette le sentait à la manière de parler de la jeune fille. Celle-ci n’avait fort heureusement pas encore pris les manières de la Cour tendant à tout faire pour que même les sentiments sincères puissent paraître cacher plus qu’ils n’étaient. La Duchesse appréciait cette fraîcheur, espérant que cela éviterait d’avoir affaire à une hypocrite. Et qui disait absence d’hypocrisie, disait début de conversation intéressante. Elle ignorait encore si Sylvie avait de l’esprit, mais elle avait du temps devant elle. La visite des lieux, puis plus tard sa préparation pour la soirée lui donnerait tout le loisir de vérifier si telle ou telle allusion faisait mouche, si la jeune fille avait des réflexions philosophiques, comment elle appréciait le théâtre, la poésie, la musique.

Henriette se permit donc un sourire plus sincère, et par là-même, plus gracieux.

« En ce cas, sachez que vous vous trouvez dans mon petit salon. C’est ici que j’ai coutume de recevoir l’ensemble de ceux qui requiert une faveur ou simplement un entretien. Si l’on vous demande un jour de faire en sorte de pouvoir me parler officiellement, vous serez aimable d’amener ces personnes dans l’antichambre puis dans cette salle. A ce propos, d’où êtes vous originaire dites moi ? Je n’ai jamais entendu votre nom auparavant. Venez vous de province ? »

Tout en parlant, elle se dirigea élégamment vers une autre porte, toute décorée de dorures sur peinture blanche, invitant par son attitude sa nouvelle demoiselle d’honneur à la suivre. Elle espérait que la jeune fille, si elle venait effectivement de province, n’avait pas eu encore trop de contact avec la Cour. Le meilleur moyen de se faire des fidélités, c’est d’être la première personne à accorder faveurs et sourires, qu’ils soient sincères ou affectés. Et Henriette souhaitait avoir des gens de confiance au sein de sa maisonnée. Jusque là malheureusement, de part les raisons qui poussaient les jeunes filles à entrer à son service, seules ses servantes avaient pu la combler sur ce point. Les dames d’honneur, quant à elles…

Elle arqua gracieusement les sourcils en signe d’interrogation en détaillant discrètement Sylvie.
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Sylvie d
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Ven Sep 02 2005, 08:06

Sylvie pensait avoir fait assez bonne impression. Cela la confortait dans son attitude. Elle se detendit un peu . Les appartement etaient beaux et luxueux. Ce devait etre tres agreable de rester pour travailler ou tout simplement ne rien faire. Madame etait agreablement gentille nevers elle. Elle pensa aussi que les appartement etait aussi agreable que la maitresse des lieux : C'etait charmant.



Citation :
En ce cas, sachez que vous vous trouvez dans mon petit salon. C’est ici que j’ai coutume de recevoir l’ensemble de ceux qui requiert une faveur ou simplement un entretien. Si l’on vous demande un jour de faire en sorte de pouvoir me parler officiellement, vous serez aimable d’amener ces personnes dans l’antichambre puis dans cette salle. A ce propos, d’où êtes vous originaire dites moi ? Je n’ai jamais entendu votre nom auparavant. Venez vous de province ?


Elle hocha de la tete grassieusement pendant que les premieres instructions que'elle recevaient arrivaient.

-Je vous remerci chaleuresement pour l'attention que vous portez ! Je suis originaire de une petite Ile pas loin de Belle-Isle en Bretagne, au large.Je viens de province de mon vicomté. Je vivais avec ma famille quand une epidemie de maladie m'a rendue vicomtesse des lieux.Je n'y etait pas destinée,car, ayant un frere et une soeur j'etait la cadette.
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Comte de
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Sam Sep 03 2005, 15:55

De Guiche arriva sur son cheval à la cour, il le confia à un laquais et s'empressa d'aller voir Henriette, l'amour de sa vie. Mais devant la porte du salon, un hérault l'arrêta et lui demanda qui il était et ce qu'il voulait. Le comte s'empressa de repondre

-Je suis le Comte de Guiche, Madame me connaît, faites-moi entrer !

-Je vous prie d'attendre un moment monseigneur, je vais vous faire annoncer

-Faites vite, pardieu!

L'hérault tourna les talons et annonça de Guiche à Madame et lui demanda s'il pouvait entrer. Quant au comte, il ne pouvait plus attendre, il fesait des cent pas nerveux dans l'antichambre, tel un lion dans une cage, attendant sa nourriture
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Dim Sep 04 2005, 12:48

Un Valet frappa a la porte discretement et tendit un parchemin scellé a la demoiselle d'honneur qui se présenta avant de partir vaquer a ses propre occupations.
Le papier était destiné a la duchesse.

"Madame est conviée a la grande chasse qui aura lieue demain, ainsi que son époux et deux autres de ses gens de son choix.
En esperant vous revoir en grande forme,
Louis."

La lettre était plutot protocolaire, et différait énormément de celles que Louis envoyait lorsque son coeur battait pour Henriette, des phrases enflammées et des demis mots parlants, pourtant les billets étaient toujours tres courts ; témoignant de son agitation. Les lettres étaient restées courtes, mais l'amour n'y transparaissait plus.

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Henriett
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Dim Sep 04 2005, 22:31

(Désolée pour le retard, mais mon week-end était un peu chargé^^)

Madame sourit à la jeune femme. Eh bien, cette première conversation était plus agréable que prévu, même si le ton et le sujet restait badin. La jeune fille était donc entré à son service pour les raisons qui auraient du être habituelle. En générale, les jeunes femmes se faisant dame d’honneur souhaitaient découvrir la Cour et s’y trouver un mari, offrant elles-mêmes en général un bon parti au moins pour la petite noblesse. Sylvie en l’occurrence devrait prendre garde que ses éventuels soupirants ne soupirent justement plus après son vicomté qu’après elle. Mais si sa relation avec sa nouvelle suivante continuait dans la bonne voie qu’elle avait commencé par prendre, la Duchesse se chargerait avec plaisir de faire son éducation sur ce point.

« Je suis absolument désolée pour votre famille. Mais n’ayez crainte, que vous n’ayez été destinée à cette charge initialement ne signifie nullement que vous ne vous montrerez pas à la hauteur de votre titre. Nous allons passé… »

Elle s’interrompit par l’arrivée d’un valet et du héraut presque simultanément. Ce qui la fit sourciller car elle avait horreur d’être interrompue, par qui que ce soit. Elle posa un doigt sur ses lèvres intimant l’ordre au second de se taire le temps qu’elle lise la lettre du premier. Une chasse. Merveilleux. Du moins l’aurait-ce été sans la présence de son époux. La Duchesse pinça ses jolies lèvres. Le Roy avait, semblait-il, trop pris ses demi mots à la lettre. Ne restait plus qu’à espérer que le Duc d’Orléans n’y participerait pas ou qu’être en public le retienne de lui être désagréable. La lettre se retrouva sur une petite table tandis qu’elle se tournait de nouveau vers le héraut.

« Eh bien ? »

Eh bien le Comte de Guiche était de retour. Son visage se figea un instant. Toute l’emprise qu’elle avait sur elle même n’aurait suffi à le masquer complètement. Tel qu’elle le connaissait, il serait bien incapable d’attendre. Et pourtant il lui avait été donné l’ordre de ne plus s’approcher d’elle, alors ? Alors elle hocha la tête en direction de l’homme qui attendait sa réponse (très bien, faites le entrer), avant de se tourner vers Sylvie. Le moment où elle avait perdu le contrôle n’avait été qu’un instant, une seconde que Saint Aignan aurait remarqué mais qu’il aurait été difficile à la jeune femme non habituée aux usages de la Cour de voir.

« Mlle de L’Isles, auriez vous l’obligeance de nous laisser seuls un moment je vous prie ? Je ne peux laisser cet homme dehors et je doute qu’il accepte de se montrer patient. Je vous ferai mander dés que j’aurai recouvré ma liberté, et nous pourrons ainsi achever cette aimable conversation. »

Henriette tourna de nouveau ses yeux vers la porte, la tête pleine de question non formulées.
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Comte de
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Dim Sep 04 2005, 22:48

Le hérault tourna les talons et sortit du salon pour annoncer la reponse de Madame au comte. Pour de Guiche, c'était la petite étincelle qui déclencherait un énorme feu, un feu d'espoir! Sans rien demander de plus, il écarta un petit peu le hérault car celui-ci restait toujours devant la porte et c'eut été difficile que de passer autrement. Ainsi donc, le comte écarta le hérault et ouvrit la porte à la volée. La femme qu'il aimait plus que tout était là en compagnie d'une autre. Il ne se souciait pas de qui était cette deuxième -qui le fit ralentir immédiatement dans sa fougue- mais il préféra tout de même rester discret. Armand se dirigea donc d'un pas lent et majestueux vers Henriette, faisant un effort surhumain pour contenir toute son émotion. Seul son regard en disait long.
Arrivé devant la soeur du roi Charles II d'Angleterre, il s'inclina jusqu'au sol devant elle et lui fit un baise-main. Ensuite il se tourna de telle façon à ne pas être de dos ni à l'une ni à l'autre et salua Sylvie profondement priant Dieu pour qu'elle les laisse seuls car il sentait sa volonté, à ne rien vouloir laisser paraître, faiblir...


-Pourrais-je avoir le grand honneur et privilège de vous parler seul à seul Madame?
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Henriett
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Lun Sep 05 2005, 12:36

Avant que n’interviennent les deux importuns, Henriette avait été sur le point de pénétrer dans son cabinet afin de le présenter à sa nouvelle dame d’honneur. Et elle se dirigea de nouveau vers la porte y menant, son attitude signifiant au Comte de l’y suivre, sans prononcer un mot. Imprudent, il l’était complètement, et plus pour lui même que pour elle heureusement. Quelle idée que de s’annoncer de cette manière. Le héraut, comme n’importe quel domestique du château finira par bavarder avec ses pairs, même s’il était quelqu’un de confiance en règle général, Henriette n’ignorait pas que quelques verres généreusement offerts permettaient de s’attirer bien des confidences. Si elle pourrait prétendre ne l’avoir accepté que pour lui adjoindre de ne plus désobéir aux ordres du Roy lui demandant de se tenir éloigné d’elle, et d’ailleurs elle avait effectivement l’intention de le lui conseiller, quelle serait son excuse à lui ?

Mais en vérité, l’absence d’amour ne signifiant pas l’absence d’affection, elle ne pouvait s’empêcher d’apprécier quelque peu sa présence. Il avait une vitalité que peu pouvait se targuer d’avoir et à la Cour, c’était encore bien plus rare, caché que chacun était derrière des faux semblants. Cela ne voulait pas dire qu’elle ne s’inquiétait pas de sa présence en ces lieux. S’il apportait de la vie au milieu de toutes ces façades hypocrites, il n’en restait pas moins cause de nombreux soucis et la Duchesse n’était pas près d’oublier à quel point il l’avait compromis l’année passée.

Enfin quelques unes de ces questions trouveraient bientôt leurs réponses, il suffisait de se montrer patiente. Et cela, elle savait très bien le faire, même si son esprit rongeait parfois son frein.


[ Cabinet de Madame ]
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Sylvie d
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Lun Sep 05 2005, 15:15

La Conversation n'etait pas desagreable, loin de là.Elle etait plus rassurée et plus detendue apres cette petite conversation.

Citation :
Je suis absolument désolée pour votre famille. Mais n’ayez crainte, que vous n’ayez été destinée à cette charge initialement ne signifie nullement que vous ne vous montrerez pas à la hauteur de votre titre. Nous allons passé…

-Je vous remercie de votre bonté. Vos paroles sont tres bien re_ues ne vous en inquietez pas...


Cela lui rechaufa le coeur que quelqu'un s'interesse a elle. La Blessure dans son coeur etait encore vive. Cela faisait a peine 1 ans que ses parents etaient morts; elle avait parcouru beaucoup de chemin en cette année. Cadette de l'Isle,future nonne puisque en soeur cadette elle etait enconbrante. Puis Vicomtesse de l'Isle enfin elle avait quitée sa Province natale pour la Cour, dame d'honneur de Madame.





Citation :
Mlle de L’Isle, auriez vous l’obligeance de nous laisser seuls un moment je vous prie ? Je ne peux laisser cet homme dehors et je doute qu’il accepte de se montrer patient. Je vous ferai mander dés que j’aurai recouvré ma liberté, et nous pourrons ainsi achever cette aimable conversation

- Je me retire pour vous laisser ce moment d'intimité. Je reviendrait des que vous m'aurez apellée.

Sur ce, elle se retira
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Duc d'Al
Invité



MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Ven Sep 09 2005, 22:08

[->grande chasse du mois]

Le duc était arrivé dans la cour, après quoi il sauta à terre et se dirigea vers les appartements des princes.
Il se dit que tout d'abord, Madame, serait la première qu'il verrait vu que c'était une dame et cet honneur lui était dû!
Arrivé devant ses appartements, il chercha un pretexte de sa visite, sachant qu'il en fallait un vu qu'il n'était pas connu d'elle. Ne trouvant rien, d'Albray haussa les épaules et se dit qu'il improviserait.
Il fit appeller un valet et lui demanda de le faire annoncer, et il attendit dans l'antichambre tandis que le valet fesait ses devoirs.


Dernière édition par le Dim Sep 11 2005, 13:10, édité 1 fois
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Henriett
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MessageSujet: Re: Le Petit Salon de Madame.   Sam Sep 10 2005, 12:42

[ Cabinet de Madame ]

L’entrevue avec De Guiche l’avait rendue morose. Certes elle ne regrettait pas ses paroles et ses gestes, néanmoins, l’affection amicale qu’elle ressentait pour lui l’avait poussé à une compassion qui ne pouvait qu’être spectatrice. Sans compter le besoin de tendresse qui semblait avoir refait brusquement son apparition et qui se retrouvait tout aussi brutalement frustré. N’éprouvant pas d’amour, c’était donc bien égoïstement qu’elle se préoccupait de l’affaire. Mais on ne peut se forcer à éprouver plus de sentiments que l’on ne peut, aussi Henriette se résolut à n’y plus penser, et à reprendre son quotidien comme si de rien n’était.

Et force était de constater que le hasard était décidément avec elle en cette si gracieuse journée, puisqu’un valet vint lui annoncer la présence du Duc D’Albray. Elle ne connaissait pas grand chose à son sujet, et ne voyait guère ce qui pourrait le pousser à lui demander un entretien. Aussi sentit-elle la curiosité s’emparer fort opportunément d’elle, la détournant de ces précédentes pensées.

Elle renvoya le valet répondre affirmativement, et s’employa quelques instants à remettre de l’ordre dans les plis de sa robe. Le sourire qu’elle réservait aux inconnus de noble rang aux lèvres, elle pénétra de nouveau dans le salon, gracieuse et maîtresse d’elle-même, prête à accueillir le visiteur tout autant qu’à en apprendre sur lui. A la Cour, il était bon d’en savoir le plus possible sur nombre de courtisans, pour quelques raisons que ce soit.
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Le Petit Salon de Madame.
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