1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Cabinet

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Henriett
Invité



MessageSujet: Cabinet   Lun Sep 05 2005, 12:54

[ Petit Salon de Madame ]

La salle était plus petite, et le luxe différent, plus dans le goût personnel de la Duchesse, que dans celui fait pour impressionné ses visiteurs. Ici, dans cette pièce qui lui servait de bureau, elle appréciait des moments de solitude ou d’intimité avec les personnes les plus proches d’elle. La fenêtre plein Ouest laissait entrer la lumière dorée du soleil entamant sa descente en cette douce fin d’après midi. L’élégant tapis au sol étouffait le bruit des talons de la Duchesse qui se dirigeait élégamment vers l’un des sièges capitonnés. Bibliothèques, buffets et bureau étaient les autres composants du mobiliers qui meublaient l’ensemble, rehaussé de tableaux commandés, entre autres, à Mignard.

Elle s’assit dans le fauteuil sans se laisser aller contre le dossier. Ainsi, elle restait maîtresse de la situation autant que de son attitude. Rester debout trahit parfois vos sentiments par vos gestes et vos déplacements, et elle ne voulait pas de cela avant de connaître le pourquoi et le comment de toute la chose. Ses yeux bleus se posèrent alors sur le Comte, pleins d’une légère lueur interrogatrice. Mais si elle ne souriait pas, son expression n’était en aucun cas agressive, au contraire, elle était paisible, attendant simplement la suite des évènements.


« Eh bien, Monsieur, je suis surprise que vous ayez bravé l’interdiction de notre souverain pour venir me voir. Est-ce donc d’une chose importante que vous désirez m’entretenir ? »

Elle n’avait user de son prénom comme autrefois, et ce n’était pas anodin. En réalité, elle espérait presque que sa réponse serait affirmative. Mais espérer ainsi était peut être trop. La vie n’avait rien de tranquille à ses côtés, même si cela avait son charme, et en vérité, Henriette ne savait trop ce qu’elle préférait. La suite ne dépendrait donc que de lui.
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Comte de
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MessageSujet: Re: Cabinet   Lun Sep 05 2005, 14:31

[->petit salon de madame]

Ce qu'il voulait - c'est à dire être seul à seul avec Madame - arriva. Il ne pouvait pas esperer mieux. Tel un serviteur dévoué, le comte suivit Henriette. Entre-temps sa main se crispa sur sa poitrine, en dessous de son manteau rouge, et fesait des ravages avec les dentelles de sa belle chemise blanche. Il avait peur qu'elle le renie ou fasse quelque chose de ce genre-là. La perdre était pour lui l'enfer. Il n'imaginait pas la vie sans elle et mettrait sans doute fin à ses jours si jamais cette chose horrible lui arriverait.
A cette pensée, Armand se mordit la lèvre et regarda Madame s'assoir derrière son bureau.


Citation :
« Eh bien, Monsieur, je suis surprise que vous ayez bravé l’interdiction de notre souverain pour venir me voir. Est-ce donc d’une chose importante que vous désirez m’entretenir ? »

A cette phrase, il craqua, il ne pouvait plus resister : le comte se précipita vers sa bien aimée à genoux et lui prit sa main qu'il serra dans les siennes.

-Oh! Henriette, pour vous je braverai tous les dangers! Si vous me le demandez, j'irai trahir ma famille, ma patrie, mon roi ! Oh! Madame! Vous ne pouvez savoir à quel point vous m'avez manqué! Je n'ai cessé de penser à vous, je vous ai écrit tous les jours et je n'ai jamais reçu de reponse. J'ai commencé à m'inquieter, vous pensant en mauvaise santé, j'ai abandonné mon regiment et me suis précipité vers la cour. Et me voilà madame!...mais je vous vois en parfaite santé, et ne puis m'empecher de demander pourquoi? Pourquoi n'ai-je donc rien reçu de votre part? Je me serai grandement contenté de seulement votre signature. Mais même cette faveur là, je ne l'ai guère eue.

Il s'arrêta de parler et essaya de calmer sa poitrine haletante. Ses yeux se voilèrent mais le comte eut la force de retenir les larmes.

*serait-il possible qu'elle m'ait oublié après tout ce merveilleux temps passé ensemble? ... *
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Henriett
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MessageSujet: Re: Cabinet   Lun Sep 05 2005, 15:27

Elle s’était attendue à quelque chose de ce genre, mais à ce point ? Non certainement pas. Dire le contraire serait un mensonge. En vérité, il était très difficile de ne pas être touchée par une telle marque d’affection. Et cela l’adoucit suffisamment pour que son ton ne soit pas cassant quand elle prit finalement la parole, et suffisamment également pour qu’elle ne retire pas la main qu’il avait prise. Pour autant, elle restait droite, en une attitude fière qu’elle avait gagnée par son éducation qui bien que religieuse, restait celle de la fille d’un des plus puissants monarques au monde. Elle dominait et le savait parfaitement. La Duchesse ne ressentait aucun besoin de le faire sentir encore plus par sa voix, qu’elle garda donc calme et posée.

« Mais Monsieur, dois-je vous rappeler les raisons de votre départ ? Et les conditions de votre retour ? Assurément si vous vous en souvenez vous comprendrez le pourquoi de l’absence de réponse à vos lettres. »

A ce sujet, elle songea à son mari. Lui avait été ravi du retour de son favori sachant qu’il lui était interdit de revoir sa femme. Elle ne l’en avait détesté que plus à ce moment. Mais à cet instant, elle ignorait encore ce qu’elle déciderait. La balance restait parfaitement équilibrée, et la situation se prêtait difficilement à la réflexion. Soudainement, le reste de sa journée semblait oubliée, partie en fumée, tout comme son entrain. Ne restait qu’une hésitation qu’elle se gardait bien de montrer.

Son regard restait donc sereinement posé sur le Comte, retrouvant les traits qui l’avait si souvent accompagné depuis son arrivée à la Cour. Il avait toujours été de ceux qui provoquaient, aux mœurs fantasques. Un personnage romantique, digne de roman. Mais bien sûr, ce genre de personnage avait toujours beaucoup de mal à accepter certaines limites imposées par une réalité bien plus morne et froide qu’il ne l’était, comme une vieille bigote avec une jeune fille extravertie. Ses songeries la fit se rendre compte qu’elle se laissait attendrir et elle se reprit sans que rien dans son visage ni son attitude n’ait rien trahi de ce qui se passait derrière ces jolis yeux bleus à aucun moment.
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Comte de
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MessageSujet: Re: Cabinet   Lun Sep 05 2005, 16:32

La reponse à sa question pouvait, à ce moment-là, être comparée à une lame d'épée transpersant sa poitrine. Il détourna sa tête, faisant mine de reflechir mais en fait, c'était pour essuyer avec son épaule la seule et unique larme qui déborda. Le comte ne dit rien pendant un instant, il reunissait ses forces pour garder, ou essayer de garder ses émotions cachées. Lorsque ce fut fait, il la regarda et essaya de repondre, mais en sentant sa voix trembler il s'arrêta tout à coup et recommença cette fois avec un peu plus d'assurance

-Madame, je pensais votre amour...que dis-je? Vous ne m'aimez pas! Je pensais que votre amitié envers moi serait plus grande qu'un ordre royal ! Mais je me trompes. A ces sujets-là, je me trompes tout le temps. Tel est mon défaut...

Armand s'arrêta un instant pour reprendre de l'assurance car vers la fin de sa phrase, sa voix commençait à trahir ses émotions. Puis il ajouta

-Mais pourquoi? Pourquoi madame ne m'aimez-vous point? N'aurais-je donc pas quelque chose que les hommes que vous seriez prête à aimer? Car je sais que vous n'aimez pas le frère du roi.

Il voulut poursuivre sa phrase mais ne le put pas. Cette fois il avait juste assez de volonté pour ne retenir que les larmes.
Et le comte resta donc assis sur ses genoux, tenant la main d'Henriette, la regardant dans ses yeux et ne pouvant détacher son regard d'elle. Pourquoi le destin lui fesait-il autant souffrir? Pourquoi lui? Et pourquoi Madame ne l'aimait pas? Il aurait préféré mille fois être transpersé de part et d'autre par des épées que de continuer à souffrir du manque d'amour
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Henriett
Invité



MessageSujet: Re: Cabinet   Lun Sep 05 2005, 19:02

Citation :
Madame, je pensais votre amour...que dis-je? Vous ne m'aimez pas! Je pensais que votre amitié envers moi serait plus grande qu'un ordre royal ! Mais je me trompes. A ces sujets-là, je me trompes tout le temps. Tel est mon défaut...

Qu’il l’ait fait inconsciemment ou pas, elle ne put s’empêcher d’être touchée par cette pique. La croyait-il donc sans cœur ? A ce moment elle fut heureuse d’avoir pris la précaution de s’asseoir parce que debout, elle se serait détournée. Amertume, amertume. Son existence semblait définitivement en être pleine. Mais l’on ne se changeait pas. Pourtant son visage était bien moins froid tout d’un coup, le masque de sérénité affecté se fendillant quelque peu.

Citation :
Mais pourquoi? Pourquoi madame ne m'aimez-vous point? N'aurais-je donc pas quelque chose que les hommes que vous seriez prête à aimer? Car je sais que vous n'aimez pas le frère du roi.

Elle eut un sourire désabusé. Comment aurait-elle pu aimé son mari ? Pour elle, il n’éprouvait que de la jalousie. Et ajouté à cela elle devait sans cesse vivre avec l’image d’une femme dont l’époux préfère l’autre gent. Au début, elle n’avait accepté les hommages du Comte de Gramont que pour l’enrager de voir son favori lui préférer sa femme, même si elle s’était finalement prise d’affection pour de Guiche, sans que cela n’aille jamais jusqu’à l’amour qu’il désirait. Ni même jusqu’à l’amour tout court. Il avait raison de parler d’amitié. Une amitié très intime où elle lui donnait plus qu’elle n’aurait donné à d’autres.

Lorsqu’elle répondit enfin, sa voix était beaucoup plus proche de celle de n’importe quelle femme, moins hautaine, moins pleine de son rang. Elle ne la perdait qu’en présence de proches très intimes.


« Ce n’est point ma faute si je ne vous aime de la manière que vous désirez. Suis je mauvaise ? Je ne crois pas avoir jamais été amoureuse comme vous dites l’être. Mon amitié vous est toute acquise, et ce n’est pas cela qui vous a éloigné de la Cour. Si vous vous teniez de la manière que le Roy attend de vous, qui sait si vous n’aurez pas le temps de me montrer comment l’on aime. »

Jolie manière détournée de mettre à la foi du baume sur la plaie, tout autant que de le supplier de ne pas se donner en public de telle sorte qu’un nouveau scandale éclate. Elle ne les aimait que lorsqu’ils ne la touchaient pas, comme la majorité des gens, naturellement. Il y avait une différence entre laisser courir une rumeur et fournir des preuves mettant en péril une femme mariée. Mais il faut dire qu’elle était tout de même d’humeur soudainement beaucoup plus mélancolique qu’à peine une heure plus tôt.
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Comte de
Invité



MessageSujet: Re: Cabinet   Lun Sep 05 2005, 19:29

La reponse d'Henriette était la goutte qui fait déborder l'océan. "se tenir de la manière que le roi attend de lui"? Mais dans ce cas là, il ne verrait plus jamais la femme à laquelle il offrit le plus grand amour que puisse offrir un homme. Soit malentendu soit vraie interprétation, le comte comprit qu'elle ne voulait plus qu'il la voie. Il se leva, vexé et déçu au plus haut dégré, et tira une révérence profonde faisant ressentir ses émotions à celle à qui cela était adressé. Ensuite il recula vers la porte, l'air mélancolique et un sourire triste sur le visage et repliqua :

-Je vous ai pourtant offert tout ce que je possedais et vous aime et aimerai éternellement de la même façon.

Il l'embrassa une dernière fois du regard et laissa échapper un soupir remplaçant un "qui d'autre aura la pretention d'en dire et d'en faire autant?". Puis il tourna sur lui même, mit sa main sur la poignée et attendit deux secondes, ayant toujours un espoir, enfoui dans son coeur, d'être arrêté par sa voix. Mais aucun son ne sortit de la belle bouche de cette femme qu'il aimait tant. Il sourit sinistrement car il avait prévu cette non réaction. Armand ouvrit la porte et franchit le seul pour la refermer et de s'adosser contre celle-ci. Il se mordit la lèvre inférieure, et pour ne pas qu'elle entende le bruit de ses sanglots, il enfouit son visage dans ses mains et pleura toutes les larmes du monde. A ce moment-là, ce fut l'homme le plus malheureux qui puisse exister sur terre.

Et c'est depuis cette scène la que les hommes commencèrent à pleurer pour les femmes.

La fierté lui fit secher ses larmes, il releva sa tête et sortit des appartements de Madame


[-> appartements du Comte de Guiche]
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Henriett
Invité



MessageSujet: Re: Cabinet   Mar Juin 27 2006, 15:13

Plus tard


Un esprit intriguant ne dort jamais. Quand rien ne vient rassasier son appétit, il crée de toutes pièces ce qui lui donnera le plaisir de contrôler les grâces, les disgrâces, les trouvailles et les séparations, les retrouvailles et les disparitions, d’être l’esprit orchestrant de nombreux ballets dans cette ruche infatigable que constituait la Cour de France. Et lorsqu’on ne pouvait avoir le premier rôle d’une pièce, faire en sorte d’être les trois Parques toutes à la fois présidant à la destinée d’un autre, faire preuve de toute la subtilité, tout l’esprit retors et de tout le doigté possible pour ne jamais perdre le contrôle, pour ne pas s’en mordre ses jolis doigts.

Henriette d’Angleterre tout juste vêtue de sa nouvelle robe d’un rose pâle mettant élégamment son teint en valeur, songeait une foi de plus à un nouveau coup de théâtre. Et si celui-ci se déroulait comme prévu, il lui donnerait triple satisfaction. Celle d’abord d’être assurée de ne pas avoir perdu la main dans le domaine brumeux des intrigues de la Cour ; celle ensuite de s’allier deux nouveaux appuis, l’un déjà en place et l’autre qui en aurait à la parfin, une excellente ; celle enfin de savourer une vengeance toute féminine.


« Jeanne, soyez assez bonne pour partir à la recherche de Mme de Montespan. J’ai à m’entretenir avec elle. Vous la trouverez certainement aux jardins. Je sais qu’elle y passe du temps. Vous lui donnerez ce billet. »

Billet sur lequel était écrit :

Ma chère,

Il n’est de jour où je ne me félicite de vous avoir pris à mon service. Et j’entends que mes dames les plus fidèles ne regrettent jamais d’être à ma maison. J’ai donc décidé de prendre mes dispositions afin que la place que vous occuperez dorénavant à la Cour soit celle que vous méritez.
Je vous prie donc de me retrouver en mes appartements pour que nous en discutions plus avant.

Avec toute mon affection

Cela se passait de signature.

En bonne observatrice, et aussi parce qu’elle était particulièrement bien placée pour le savoir, autant de par sa position que pour la multitude de mouches qu’elle entretenait au château, la Duchesse d’Orléans n’ignorait pas les ambitions pourtant bien camouflées de sa Première Dame. Pour les mêmes raisons, il lui aurait été difficile d’ignorer longtemps les regards de Saint-Aignan pour cette même Marquise. Quoiqu’il en soit, les pièces d’un échiquier déjà bien rodé s’étaient finalement mises naturellement en place.

Une autre lettre avait été écrite qui fut confié à une autre de ses filles, choisie pour être bien connue comme appartenant à sa maison et dont le destinataire n’était autre que François de Saint-Aignan :


Monsieur,

Le temps ne m’a pas fait oublier le charmant entretien qui nous a tenu autour d’un jeu de cartes voilà quelques jours. Je dois avouer qu’en vérité il me plairait assez de renouveler le plaisir de votre conversation, qui, j’en suis sûre, ne manquera pas d’être intéressante. Que diriez-vous de venir partager une légère collation plus tard cette après-midi ?

J’ose espérer de mon côté, que vous avez trouvé la solution au problème que posaient les puces de votre cher animal de compagnie. Quant à moi, j’aurais plaisir à vous montrer les résultats de la floraison de mes plus belles fleurs. Je sais que vous suiviez l’évolution de l’une d’elle de près.

Là encore, aucune signature. La messagère suffirait.

Celle-ci partie, Henriette, contrairement à ce qu’on aurait pu attendre d’elle, se leva, ne comptant visiblement pas attendre la dame de Montespan, appela à elle quelques-unes unes de ses dames et s’apprêta à quitter ses appartements pour rejoindre la Cour, laissant des instructions à celles qui restaient afin qu’elles indiquent à la jeune Marquise lorsqu’elle viendrait où elle se trouvait.


[ Jeux d'esprit et jeux d'adresse ]
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Cabinet   Mer Juin 28 2006, 07:58

Ah ... ces fleurs de fin d'automne se fanent un peu ... comme elles, j'ai quelquefois la nette impression de m'étioler... mon miroir et le regard des hommes semblent dire le contraire mais ... mon Dieu... pour combien de temps. Comme notre condition de femme est ingrate, comme si seul mon pouvoir de séduction pouvait intéresser, c'est si fragile une taille bien mise et un frais visage, c'est si ... les pensées de la Marquise furent interrompues par l'arrivée de ... tiens Jeanne, une des gentilles damoiselles de Madame ... Timidement le mignonne tend un billet... Uhm une missive de Madme ... Enfin pensa Athénaïs ... son beau visage s'éclaira, ses trop beaux yeux prirent un éclat triomphant.

Henriette d'Angleterre a écrit:


Billet sur lequel était écrit :

Ma chère,

Il n’est de jour où je ne me félicite de vous avoir pris à mon service. Et j’entends que mes dames les plus fidèles ne regrettent jamais d’être à ma maison. J’ai donc décidé de prendre mes dispositions afin que la place que vous occuperez dorénavant à la Cour soit celle que vous méritez.
Je vous prie donc de me retrouver en mes appartements pour que nous en discutions plus avant.

Avec toute mon affection


Ma place à la Cour... elle eut un mal fou à ne pas se metrre à danser au coeur du jardin, devant les courtisans errants ... elle se tourna vers sa soubrette ...




ma belle , continuez à rassembler les fleurs pour Madame, essayez de cueillir les moins fanées ... Narcissa, retour à ma chambre, juste pour me raffraichir ... et ... Allons voir Madame Henriette qui nous mande

Elle essayait de ne pas se précipiter mais son pas volait littéralement vers les appartements de Madame... Les courtisans errants devaient être stupéfaits par son allure de jeune fille se rendant à un premier rendez-vous ... Dans sa robe damassée ivoire, qui mettait en valeur son teint laiteux délicat, elle semblait avoir 18 ans ... Un bref passage dans ses appartements - jamis elle ne dirait "chambre", jamais- juste le temps de raffraichir sa chelure, de réajuster son maquillage, un peu de poudre là... tu es belle Athénaïs, disait le lourd miroir de Venise...

Suivie d'une Narcissa sidérée par la transformation de sa maïtresse ... elle se fit annoncer de Madame, congédiant sa propre Dame de compagnie d'un geste sec... elle voulait paraître seule devant Madame, pour une vraie conversation... entres femmes.

Ah, l'appartement de Madame -jamais on aurait dit "chambre" ici- délicat et subtil à son image ... et Madame, elle même, était absente...
Seule da,s le bel appartement, une dame d'honneur signalant le départ de Madam pour le salon de jeu... Mdame qui y attendait Athénaïs ... qui eut du mal à ne pas courir dans les couloirs... qui fit appel à la lignée des de Mortemart pour rester celle qu'elle était !
{ edit by admin : évite le orange stp, c'est la couleur d'administration ^^, de plus Madame est partie de son appartement à ce que j'ai compris whistle }

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