1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Bureau de D'Artagnan

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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Bureau de D'Artagnan   Mar Sep 06 2005, 18:23

D'Artagnan pénétra dans le bureau, Placeboïn le suivant de près.

- Asseyez-vous, jeune homme.

S'avisant que toutes les chaises étaient encombrées, il changea soudainement d'opinion.

- Euh, je crois finalement qu'il serait préférable que nous restions debout.

Il fouilla ses papiers et finit par retrouver l'ordre de transfert du jeune homme.

- Bien. Les recommandations de vos anciens supérieurs semblent éloquentes. Cependant, j'aimerais avoir votre avis sur la question. Pour quelle raison croyez-vous que vos supérieurs vous ait recommandé pour cette promotion?

(HRP : avant de devenir Mousquetaire du Roi, il faut avoir fait un service militaire, raison pour laquelle je te pose ces questions...)

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Charles de Batz Castelmor

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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Lun Oct 24 2005, 17:15

--- Rencontre avec un fournisseur de sacoches ---


Vers le début de la soirée, deux Mousquetaires escortèrent un homme, un dénommé Guillaume Marigny, jusqu'au bureau du Lieutenant des Mousquetaires. L'homme, loin d'être aux arrêts, avait été escorté jusqu'ici pour interrogatoire, relativement à l'histoire de l'explosion de la route de Bordeaux. Les deux soldats s'arrêtèrent au garde à vous devant leur Lieutenant. Ce dernier, assis à son bureau, avait passé les dernières heures à réfléchir, suite à sa rencontre avec le Roi. La stature de ses hommes le fit sourire.

- Repos Messieurs.

Indiquant Marigny du doigt :

- Qui est ce gentilhomme, Sergent de Bruges?

- Lieutenant, il s'agit de M. Guillaume Marigny, qui travaille en liaison avec les lombards italiens dans l'importation de divers accessoires. Il a reconnu le sceau Lieutenant.

D'Artagnan jouait avec sa moustache, son intérêt soudainement éveillé.

- Bien. Messieurs, vous pouvez nous laisser. M. Champigny, je vous remercie d'avoir accepté de vous déplacer. Veuillez prendre place.

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Charles de Batz Castelmor

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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Lun Nov 07 2005, 23:16

L'homme s'assit en maugréant. On l'avait déranger à l'heure de la fermeture, alors qu'il s'apprêtait à rentrer chez lui pour retrouver sa femme et ses enfants... en faisant, au préalable, un court détour par l'appartement de sa maîtresse. Il lui faudrait donc remettre à un autre jour certaines activités... L'attitude de l'homme n'avait pas passée inaperçue aux yeux de D'Artagnan.

- Bien. Je suis conscient que l'heure est plutôt mal choisie pour une discussion, et que vous aviez probablement d'autres plans en tête, aussi, si vous répondez à mes questions, cela ne devrait pas être bien long. Ces quelques minutes pourraient, M. Marigny, vous attirer des récompenses de la couronne.

Aussitôt, les yeux du dénommé Marigny s'illuminèrent... L'or, décidémment, était toujours le meilleur des arguments.

- Mais il est tout à fait normal que j'accomplisse mon devoir de bon citoyen, Lieutenant.

L'homme paraissait soudain mieux disposé. L'interrogatoire put commencer.

- Ainsi vous avez reconnu le sceau que mes hommes vous ont montré

- Oui, Lieutenant.

- Et où l'aviez-vous vu auparavant?

- Sur une sacoche d'un modèle que nous n'achetons que rarement.

- Ah? Et pourquoi cela?

- Parce que cette sacoche, Messire, est souvent trop coûteuse pour l'homme moyen. Elle est fait en cuir de très bonne qualité, et est très résistante.

- Pas assez pour une explosion cependant...

Sans s'en apercevoir, D'Artagnan avait parler tout haut... L'homme fut surpris.

- Comment?

- Non, rien... je me parlais. Mais malgré tout, M. Marigny, malgré le coût de cette sacoche, j'imagine que vous avez de nombreux clients bien nantis? Cet objet doit donc être populaire dans une certaine classe, non?

- En fait, Messire, cette sacoche a un autre défaut : elle est bien grande. Idéale pour des documents, somme toute, mais bien peu pratique pour des usages normaux. Elles sont surtout utilisés par des coursiers qui portent message, et encore, seulement ceux qui effectuent de longs trajets. Il y a, à Paris, nombre de gens importants. Mais peu d'entre eux le sont suffisamment pour avoir recours assez fréquemment à des coursiers, du moins pas assez souvent pour que cela vaille la peine de si bien les équiper.

- Hum hum... Êtes-vous les seul détaillants de ces sacoches, M. Marigny?

- Je dois bien être l'un des rares à en faire l'importation, en effet.

- Excellent.

- Mais les marchands lombards, auprès de qui je m'approvisionne, en font aussi la vente au détail.

... et soudain D'Artagnan fut moins enthousiaste!

- Ah... voilà qui ne m'aide pas... Bien, j'aurais maintenant deux ou trois petits services à vous demander, M. Marigny.

- Tout ce que vous voulez, Messire.

- Dans un premier temps, je voudrais obtenir le nom de votre fournisseur.

- C'est que voyez-vous Monsieurs...

- Vous serez très bien dédommagé.

- ... ça devrait être possible.

- Ensuite, je veux la liste de vos clients. Si cet objet doit être commandé, il doit bien exister des traces, non?

- Pas tout le temps, Messires. Il m'arrive d'en avoir en réserve, suite à des annulations de commande.

- Et pour les commandes en grand nombre?

- Alors là, tout est noté.

- Excellent, je veux cette liste. Finalement, vous allez me vendre une de ces sacoches. Je laisse le prix à votre discrétion.

Le marchand, en se relevant pour serrer la main du Mousquetaire, était ravi de la bonne affaire qu'il venait de faire... C'est avec le sourire qu'il sortit de la pièce en regardant sa montre. Après tout, il aurait peut-être le temps de visiter sa maîtresse...

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Charles de Batz Castelmor

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Elrohir
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Jeu Nov 10 2005, 14:21

Elrohir arriva vivement dans la salle du réunion. Il croisa un homme à la porte, s'inclina légèrement en signe de politesse. Elrohir vit D'Artagnan dans la salle de réunion, ce qu'il s'attendait.

- D'Artagnan. Je propose de faire notre escapade dans les égouts immédiatement. En plein jour, les brigands dorment. J'ai même un plan détaillée dans ma tête qui nous indiquera le chemin et les nombreux trous à brigands. Il va de soit que nous irons avec une armée de mousquetaire, entrant par différentes entrées pour encercler les brigands.

Elrohir s'éclaircit la voix. Il continua:

- Il y a quelque chose de mal qui se trame sous terre. Je pense bien qu'en y mettant un terme le plus rapidement possible, nous pourrions mettre le peuple ainsi que la France en sécurité

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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Mar Nov 15 2005, 04:25

(HRP :
Elrohir a écrit:
- D'Artagnan. Je propose de faire notre escapade dans les égouts immédiatement. En plein jour...

D'Artagnan a écrit:
On l'avait déranger à l'heure de la fermeture...

En plein jour, tu disais? Wink)


Le marchand Marigny venait à peine de sortir de la pièce qu'Elrohir y pénétra, demandant à ce que soit devancée l'attaque dans les engoûts. D'Artagnan regarda Elrohir avec une expression de doute profond, avant de se lever et de se diriger vers la fenêtre. Lentement, il souleva le rideau, montrant à Elrohir le spectacle du soleil se couchant sur Paris.

- Je crois plutôt que la journée de travail de nos adversaires vient tout juste de commencer, mon ami.

Et il retourna s'assir, l'air soucieux.

- Mais ne vous inquiétez pas, notre petite visite est prévue pour demain. Je tenterai de discuter ce soir d'une collaboration possible avec le nouveau chef de la police de Paris, afin qu'il nous prête quelques hommes. Plusieurs gens d'armes seront requis, étant donné le nombre important d'arrestations qu'il faudra faire.

Depuis la macabre découverte dans le jardin, D'Artagnan avait eu le temps de reprendre contenance. Sa prestation avec le marchand en était d'ailleurs la preuve. Tout autre que lui, dans les mêmes circonstances, eut plutôt tabassé le pauvre homme jusqu'à ce qu'il collabore.... Mais le temps et la réflexion chassent la mauvaise impulsivité, et la colère du Lieutenant serait maintenant une arme plutôt qu'une faiblesse. Toutes ces bonnes gens allaient être interrogés, et ils parleraient. Ça, il y veillerait. Et on découvrirait bien vite ce qui se trame sous terre...

- Je vous tiendrai au courant des développements.

Il se leva et prit son chapeau.

- Pour l'instant, je dois aller régler les détails avec le Chef de la Police. Si vous voulez m'accompagner, Messire Elrohir, je n'y vois point d'inconvénient.

Sur ce, invitant de Verchères à le suivre, il passa la porte de la salle de réunion, donnant au passage un message scellé de son sceau personnel à un valet.

- Portez ceci aux appartements de Dame de Valentinois, jeune homme.

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Delphine de Valentinois
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Jeu Nov 17 2005, 04:41

Le jeune mousquetaire retourna avec un visage empreint d’une grande fierte. Il avait dument accompli la premiere mission que lui avait donne son superieur! Il cogna a la porte du bureau du veteran et les yeux plein de respect et d’admiration, il osa entrer lorsqu’il recu une reponse positive.

"Monsieur le Lieutenant, j’ai fait comme vous le vouliez. La duchesse de Valentinois m’a remis cette lettre pour vous."

Il etait tout content de sa reussite. Il s’avanca d’un pas, remis le papier cachete et afficha un grand sourire de satisfaction. Vivement que D’Artagnan le congedia, qu’il puisse aller raconter a sa mere qu’il avait porter une lettre pour D’Artagnan. Il ne devoilerait pas le destinataire a sa mere, mais il voulait qu’elle sache que son fils avait ete a la paix de la nation.

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Mes salutations distinguées,

Mlle Delphine de Valentinois

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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Jeu Nov 17 2005, 19:42

À peine revenu de son escapade infructueuse chez le Chevalier Lassalle, D'Artagnan s'était enfermé dans son bureau avec les plans des égoûts, tentant de cerner les meilleurs points d'entrée et de sortie. À peine la carte avait-elle été étendue qu'on cogna à sa porte. Un peu contrarié, le Lieutenant lança un "Entrez" peu convaincu, mais son expression changea lorsqu'il vit le Sergent Courchêsne faire son entrée, tenant à la main une petite lettre.

Prenant possession du message, D'Artagnan congédia son sergent.

- Merci, Sergent Courchêsne. Ne vous éloignez pas trop car il se pourrait que le Sous-Lieutenant de Verchère vous donne quelques occupations. La journée de demain sera fort chargée pour tout le monde.

Lorsque le sergent fut sortie, le Lieutenant observa plus attentivement le plis qu'on venait de lui remettre. Une effluve fruitée semblait montée de la mince feuille de papier cachetée du sceau de Valentinois. Avec un petit couteau, il coupa finalement la petit couche de cire, avant de faire la lecture de la courte missive. Un bref sourire se forma sur son visage: voilà au moins une bonne nouvelle dans cette journée qui avait, franchement, été plutôt pénible. En même temps, D'Artagnan réalisa qu'il y avait bien longtemps qu'il ne s'était pas permis un jour de repos. Après la dure journée d'action qui l'attendait demain, une promenade dans Paris lui serait des plus bénéfiques. Il pourrait ainsi constater, de ses propres yeux, le résultat de ses actions et prendre le poulx de la ville, mais il espérait aussi que ce nouveau contact avec le vrai monde l'aiderait à envisager son travail sous un nouveau jour. Certes, c'est avant tout pour le peuple qu'il exerçait son métier, mais ces derniers temps, il avait parfois l'impression de faire dans l'auto-persuasion...

Finalement, il devait aussi s'avouer que la présence de la Duchesse de Valentinois ne le laissait pas indifférent. Ils n'avaient eu que quelques contacts, mais D'Artagnan avait eu l'impression de trouver chez Delphine une ouverture d'esprit qu'il ne trouvait que trop peu rarement chez les courtisans et courtisanes de la cours. Mis-à-part Elrohir de Verchère et Besméatix, il y avait bien peu de gens à qui D'Artagnan croyait pouvoir se fier. Oh, il y avait bien eu Aramis, mais il était retourné battre la campagne dans un quelconque racoin du Royaume.

Machinalement, D'Artagnan pris la clé qui pendait à son cou, en compagnie de la petite croix de bois que lui avait jadis donné sa mère, et il ouvrit un petit tiroir dissimulé sous une plaque de bois amovible. À cet endroit, il conservait quelques papiers précieux. Il y rangea la lettre de Delphine et referma le petit casier. Reprenant son sérieux, il se pencha au-dessus des plans des égoûts, cherchant les meilleurs points d'attaque, prenant des notes avec sa plume... Les rares gardes qui parcouraient, en ces heures, les couloirs du palais, virent la lumière briller fort tardivement dans le bureau du Lieutenant des Mousquetaires.

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Charles de Batz Castelmor

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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Jeu Mar 02 2006, 21:19

Un homme se fit indiquer la direction du bureau de D'Artagnan par un mousquetaire qui passait, à l'entrée du bureau se trouvaient deux gardes . L'homme se présentât :
-"Lieutenant Jacques de Fournier, service du Roy, j ai un pli pour le capitaine D'Artagnan"
Il donna le pli au garde, c'etait un pli scellé avec le sceau des Di Negrar : Un lion surmontant trois colines avec la devise familiale "Veritas est vigor militis"
Après avoir donné le pli au garde le messager disparut.
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Robert
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MessageSujet: nouvelle vie, nouveaux habits   Jeu Mar 16 2006, 08:27

Robert, une fois arrivé à Paris, demanda la route de la caserne des mousquetaires.

"C'est par là" lui indiqua un hotellier en indiquant la direction aproximative des lieux.

"Merci mon brave" répondit Robert avant de se diriger vers la dites destination qui lui sembalait bien vague.

Une fois qu'il eut trouvé la caserne, il descendit de son cheval et tendit les renes à un palfrenier quelconque qui se présenta.

Il se dirigea ensuite vers le bureau du capitaine de la garde, conscient des formalité administratives à remplir avant de pouvoir porter l'uniforme.

Il toqua à la porte et attendit le bon vouloir du capitaine, dont il avait appris que le nom était D'Atagnan.
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Jeu Mar 16 2006, 14:51

Bien confortablement assis dans son bureau, le Lieutenant D'Artagnan réfléchissait aux derniers bouleversements au palais, tâchait de se faire une idée claire. Aussi, absorbé qu'il était, un bruit le fit sursauter : on cognait à la porte.

- Entrez!

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Robert
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Jeu Mar 16 2006, 15:01

Robert n'eut pas longtemps à attendre, au bout de quelques instant, il avait entendu une voix lui dire:

"-Entrez!"

Il entra et après avoir salué le capitaine de la garde entra dans le vif du sujet

"-Capitaine, j'aimerai savoir comment faire pour intégrer cette magnifique compagnie qu'est celle des mousquetaires du Roi" lui dit il d'un ton très calme plein de dignité.
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Ven Mar 17 2006, 18:53

D'Artagnan vit avec surprise l'homme entrer dans la pièce, se mettre au garde-à-vous de manière un peu maladroite, avant de finalement demander à entrer chez les Mousquetaires. Un sourire amusé apparu sur le visage de D'Artagna : lui aussi avait été jeune, et avait cru que l'on pouvait obtenir tout ce qu'on voulait simplement en demandant.

- Bien. Dans un premier temps mon ami, vous n'avez pas besoin d'adopter une attitude aussi militaire. Veuillez vous assoir, nous allons discuter un peu.

Lorsque le jeune homme se fut assis, D'Artagnan enchaîna.

- Tout d'abord, j'aimerais bien connaître votre nom, jeune homme, car si je suis prêt à donner une chance aux nouveaux venus, encore faut-il que je sache comment je dois les appeler. Pour ma part, je suis le Lieutenant D'Artagnan.

Il lui tendit la main au-dessus du bureau.

- Au fait, d'où arrivez-vous comme ça, mon ami?

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Comte de la Fère
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Jeu Avr 20 2006, 04:53

Dix heures sonnaient à la Samaritaine lorsque le comte de la Fère ainsi que le jeune vicomte de Bragelonne entrèrent dans la cour de l'Hôtel des mousquetaires. Athos jeta un regard autour de lui, appréciant la scène animée de jeunes soldats énergiques et volontaires. Que de souvenirs lui revenaient à cette vue!

Il regarda son pupille. Âgé d'à peine 15 ans, le jeune homme avait pourtant l'étoffe d'un gentilhomme. Son regard franc, ses manières dignes et son caractère faisaient la fierté du comte qui ne doutait pas que le jeune homme ferait son chemin de manière digne et honorable.

-Venez, Raoul, j'aimerais que vous rencontriez le capitaine. C'est un de mes amis les plus chers, et une des premières lames du royaume. C'est lui qui jugera si vous êtes digne d'être reçu mousquetaire du roi.

Le vicomte sourit, les yeux brillants d'une joie presque enfantine.

-S'il est de vos amis, Monsieur, alors je me fais une joie de le rencontrer.

Attendri, le comte sourit à son tour. Puis il arrêta un valet alors que celui-ci traversait la cour et lui tendit un pli cacheté.

-Va porter cette missive au capitaine d'Artagnan. Annonce-lui que Athos désire le voir.

Le valet prit la missive sans un mot, inclina la tête et partit prestement. Le comte sourit à cette promptitude du serviteur, dans laquelle il reconnaissait la discipline militaire de son ami. Raoul serait ici entre de bonnes mains, il en était persuadé.

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Dernière édition par le Sam Avr 29 2006, 05:36, édité 1 fois
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Comte de la Fère
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Ven Avr 21 2006, 20:22

Après avoir envoyé le valet, le comte entra dans l'Hôtel même avec le jeune homme, qui observait tout, fasciné par ce qu'il voyait. Athos lui-même avait peine à reconnaître cet Hôtel où lui et ses camarades venaient rendre compte au capitaine de Tréville, il y a de cela vingt ans.

L'Hôtel avait changé d'aspect en changeant de capitaine. Tréville aimait s'entourer de luxe, d'Artagnan semblait aimer les armes davantage!

Le comte regarda l'heure sur la grande horloge qui avait survécu depuis Tréville. Dix heures quarante-cinq... Décidément, le capitaine semblait occupé!

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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Ven Avr 21 2006, 22:10

[c'est à dire qu'en dehors du forum... on a une vie! mdr! ]

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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Sam Avr 22 2006, 02:36

Adrien de Chastignac a écrit:
[c'est à dire qu'en dehors du forum... on a une vie! mdr! ]

Tiens donc, c'est quoi ça, une vie? Razz

* essaye de se lever de sa chaise, s'aperçoit qu'elle s'est enracinée dessus...

-Tonnerre! chuis prise!!!

mdrrrrr!

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Comte de la Fère
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Lun Avr 24 2006, 20:08

Après avoir attendu un bon moment, le comte jeta un coup d'oeil sur son jeune pupille. Celui-ci s'était assis dans un fauteuil, et s'était endormi de fatigue. Ils arrivaient d'un long voyage depuis Blois, et n'avaient pas encore eu le loisir de rechercher un logement.

Apercevant le valet, le comte l'interpela d'un signe.

- Nous devons partir, car nous ne pouvons plus attendre. Donne simplement le pli au capitaine, je reviendrai plus tard, lorsqu'il se sera quelque peu libéré de ses obligations.

- Bien monsieur.

Lorsque le valet se fut éloigné, Athos éveilla doucement Raoul et ils sortirent de l'Hôtel.

Le comte regarda autour de lui, quelque peu indécis. Il avait pensé prendre un logement dans la ville, mais il lui semblait qu'il serait plus à l'aise dans la campagne environnante.

Ils prirent leurs chevaux et se dirigèrent vers la campagne.

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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Ven Mai 05 2006, 04:41

(HRP : je veux bien prendre la missive... mais y'a quoi d'écrit dessus au juste? loL! Wink)

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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Sam Mai 06 2006, 17:27

(Désolée, je viens de voir... voici la missive...

Le pli se lisait comme suit :

Cher d'Artagnan,

Voici près de vingt ans que nous ne nous sommes vus. J'arrive à Paris, et je vois avec bonheur tous les heureux changements que le temps apporte. Permettez-moi d'abord de vous féliciter pour votre grade, cher ami!

J'ai quitté ma retraite de campagne pour introduire mon pupille, le jeune vicomte de Bragelonne, à la cour de Sa Majesté, que Dieu ait en sa Sainte Garde. Et aussi pour vous le présenter. J'ai je crois fait de lui un gentilhomme accompli, et je vous l'amène afin qu'il prenne l'exemple sur vous et devienne un bon serviteur du roi.

Il me serait doux de vous revoir, et de trinquer avec vous au parpaillot, comme au temps de nos amitiés.

Toujours à vous,

Athos

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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Lun Mai 22 2006, 12:19

Avant de se rendre chez ce d'Artagnan, Lassalle régla auparavant le cas d'Hervé Lepectre, qu'l ordonna de faire conduire à la bastille, où il y sera incarceré pour une durée indeterminée. Il s'accorda ensuite trois heures de repos, un repas frugal et un sérieux coup de brosse pour ses effets.

Il se rendit ensuite au quartier général des mousquetaires, la recommandation du Roi lui permi de s'introduire jusqu'au bureau du sieur d'Artagnan. On lui annonca qu'il devait attendre, ce qui était de bonne guerre. Il se demandait s'il devait lui rendre la pareille en démolissant son bureau. Il ne pouvait pas faire quelque chose d'aussi spectaculaire, mais il se mit à réflechir à une réponse de sa part.

En attendant, il rabatti son chapeau, et se laisser aller à une courte sieste...
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Dim Juil 02 2006, 22:10

(HRP : TOUTES MES EXCUSES! Voici la réponse... mieux vaut tard que jamais... Wink)

Lorsque D'Artagnan pénétra dans les locaux des Mousquetaires suite à sa promenade avec Delphine, il vit un homme qui attendait dans la salle d'attente. Il lui adressa un signe poli de la tête avant de rejoindre son bureau. Il y trouva une note, qu'il parcouru rapidement, releva la tête vers l'homme qui attendait et se dirigea enfin vers lui.

- Messire de LaSalle, je présume? Je suis le Lieutenant D'Artagnan. Enchanté de faire votre connaissance. Je crois que vous avez à m'entretenir de choses importantes?

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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Lun Juil 03 2006, 23:26

Les mots du mousquetaire surprirent un Lassalle à demi assoupi, il se redressa sur les champs, se décoiffant de son feutre avec précipitation, il mit un instant à reprendre tous ses esprits. Il faillit jurer tant sa faute était grande, lui qui ne commettait jamais une erreur, il avait baissé sa garde un instant, vaincu par un corps qui ne le suivait plus. Face à un ami, c'était malheureux, face à d'Artagnan c'était humiliant, face à un inconnu, c'était une faute !

Mais l'ancien mercenaire reprit rapidement tous ses moyens, une gifle faisait mal, mais ce n'était pas une raison pour se laisser abattre.

Sa morgue avait toujours été l'une de plus de ses plus grandes armes, elle lui a permis de sortir de cet impair sans trop de dommages:


" Pardonnez moi, voilà quatre jours que je n'ai pas débotté, il y a quatre ans j'aurais pu le supporter, mais l'âge est le plus terrible ennemi de tout guerrier ! "

Sa faute évacuée, il resta un instant, à observer le gascon de son unique oeil. Voilà plus de dix ans qu'il ne l'avait pas revu, il n'avait pas vraiment changé, toujours aussi impressionnant, et sûr de lui: un Gascon ! Il se demandait s'il se souvenait de lui par contre ? A l'époque de la Fronde, Lassalle a la tête d'une des bandes qui tenait la rue, avait négocié la fuite de l'Italien, Monsieur de Batz faisait parti des négociateurs, même si de tous c'était lui qui avait le moins envi de négocier. Il aurait voulu à lui seul ouvrir la voie, quitte à fracasser à coup de sabres tout ceux qui auraient voulu l'en empêcher. C'est ce qui avait décidé Lassalle à ne pas demander trop à l'époque, il s'était rattrapé par la suite avec l'argenterie de la Reine. Lassalle ne pensait pas que d'Artagnan se souvienne de lui, à l'époque, il était déjà borgne mais pas manchot, et il était surtout bien plus jeune, les épreuves de dix années de route lui avait fait prendre vingt ans de plus.

Chassant tous ses vieux souvenirs, il se concentra sur les faits, et reprit le même discours qu'il avait tenu devant le Roi:


" Voilà trois mois, alors que je venais tout juste de prendre mes fonctions à la Bastille, en tant que gouverneur et lieutenant général de Police, quand un certain Poulignon, chef de la police de Reims, est venu me voir. Des curieux et graves événements avaient eu lieu sur place durant une pendaison d'hérétique. Une sorte de "démon" était intervenu durant l'office causant la mort de six soldats, et délivrant les prisonniers avant de s'évaporer dans le néant. Ne croyant pas à cette explication démoniaque, je me suis rendu sur place pour tenter d'apporter mon avis sur cette affaire. Une fois sur place, je fus témoins de pratiques bien curieuses. Il n'y avait aucune note sur le procès de ses hérétiques, et le responsable du jugement, le baron Straussman était alors en séjour en Autriche, Poulignon fut incapable de me renseigner sur leur identité et leur crime. Ce premier avatar fut le point de départ d'une longue série de déconvenue. Ce démon poursuivit son oeuvre avec une habilité incroyable.

Il réussit à faire disparaître un savant, le chef de la police, un alchimiste prisonnié de mes geôles, puis le Baron Straussman revenu entre-temps. Il a ridiculisé toutes mes mesures de sûreté et de sécurité ! Concernant son identité, et celle de ces complices hérétiques ni Poulignon, ni le Baron, ni son secrétaire n'ont été capable de me renseigner ! J'ai navigué durant cette lutte dans un épais brouillard où tout le monde a tout fait pour me perdre ! J'ai finalement découvert qu'il disposait de complices, dont ce Poulignon, mais il a disparu avant que je puisse l'arrêter pour l'interroger. J’ai eu aussi des soupçons sur le secrétaire du Baron, mais celui-ci s’est mystérieusement volatilisé sur le chemin du retour. A chaque fois que j'ai cru tenir une piste, "l'Ombre" comme je l’ai surnommé est intervenu, à chaque fois que je tenais un suspect celui s'est dérobé, il semblait toujours avoir un coup d'avant sur moi... Ses derniers coups d'éclats furent d'avoir fait disparaître le Baron alors qu'il était sous la protection de 5 hommes, et d'avoir libéré un complice alchimiste gardé par huit hommes ! Depuis j'ai la conviction qu'il a quitté Reims après m'avoir soigneusement à nouveau humilié..."

Lassalle marqua un temps d'arrêt après ce monologue bien long, s’épongeant un instant le front, il ajouta:

" Durant toute cette affaire, je n'ai pu procéder qu'à deux arrestations, un alchimiste complice de l'Ombre, et un bourgeois local, une sorte d'illuminé qui me considère comme le diable en personne, souhaitant soulever la ville contre ma tyrannie "maléfique". Mon seul suspect sérieux est ce Poulignon, et il est fuite. L’identité de l'Ombre reste pour moi toujours un mystère. J'ai découvert aussi récemment qu'une partie de la garnison de Reims était complice de son ancien chef, et travaillait pour l'Ombre. Mais le plus grave dans cette affaire reste le mobile qu reste pour moi bien obscur. Cette affaire va bien plus loin que la simple libération d'hérétiques, un véritable réseau de conspirateur existait à Reims, et les moyens déployés ne me paraissent augurer rien de bon, j'ai l'impression que tout ceci n'était qu'une mise en bouche avant quelque chose de plus sérieux. Je sais que tout ceci doit vous paraître bien ridicule, mais comme vous êtes Commandant des Mousquetaires du Roi, j’ai pensé qu’il était utile de vous tenir au courant de tout ça. Tout ceci doit vous paraître bien obscur, mais soyez assuré que je ne suis pas homme à m’inquiéter pour rien, sans éléments sérieux je ne vous aurais sûrement pas dérangé pour si peu. Je ne sais pas quel est le but de toute cette mascarade, mais il dépasse Reims…"

Lassalle épuisé par ce nouveau rapport, fut à deux doigt de défaillir, seul son immense orgueil l’en dissuada…
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Mer Aoû 23 2006, 14:30

Premier post En jeu du D'Artagnan nouveau.

Au premier regard, en bon officier, d'Artagnan jaugea le bonhomme, il ne se souvenait absolument pas de leur rencontre, il faut dire que sa mémoire avait quelques défaillance ces derniers temps, l'âge sans doute...

*D'Artagnan : "Ah un borgne ! J'aime bien les borgnes : on se fatigue moins à les regarder dans les yeux.
Sa main gantée est bien raide je trouve... Manchot donc, en plus...
Hum, il cumule ce brave homme...
Il n'a pas non plus une jambe de bois ? Visiblement non, il y a du sang la dedans... Cela manque à sa panoplie. Tous les malheurs du monde ne lui sont donc encore point tombés dessus ? Selon sa mine épuisée, c'est pour dans peu de temps...
Et puis à voir sa vêture, le bougre fleure son Huguenot à 20 lieues, et on ne les prise guère par ici...
Belle épée par contre, facture...mmmm... espagnole... curieux pour un calviniste. Enfin méfions nous des modestes et des premières impressions : le cardinal (Mazarin) était si rat qu'il ne faisait jamais repriser sa robe pleine de trous à faire rougir de honte un gruyère... Et pourtant c'était un bon catholique et l'homme le plus riche de France."*

Citation :
mais l'âge est le plus terrible ennemi de tout guerrier !

A cette phrase, d'Artagnan s'exclama :

D'Artagnan : "ça c'est bien vrai mordioux ! Moi même je commence à en ressentir les effets ! Maudite jeunesse qui se défile avant qu'on ai pu en profiter tout son sou !"

Il écouta ensuite avec attention le récit du chevalier, fronçant plus fortement les sourcils à mesure que l'intrigue se complexifiait. Il ne l'interrompit qu'une fois, au début quand il fut question de démon :

D'Artagnan : "Un démon ! Ah ! Vertuchoux, rien que celà ! Je m'étonnais aussi de n'en point avoir encore croisé ! "

A la fin du récit, voyant le chevalier au bord de la syncope il le soutint par le bras et le fit asseoir sur une chaise.

D'Artagnan : "Palsembleu ! Vous tenez à peine sur vos quilles. Asseyez vous là chevalier, voici de quoi vous retapper ! "

Tandis qu'il versait dans un gobelet un peu de vin très fort d'un pichet qui traînait sur la table, table sur laquelle s'affalait doucement le chevalier, D'Artagnan retournait dans sa tête le récit qu'il venait de lui faire des évènements de Reims.

Il posa le gobelet devant le chevalier et n'omit point de se servir lui même un verre en s'asseyant en face de lui.
Il lui dit :


D'Artagnan : " Alors, si je vous ai bien suivi, il se cache une bien vilaine floppée de renégats dans la ville de Reims !
Tous plus corrompus et retords les uns que les autres : la justice qui n'écrit plus ses minutes, la police qui laisse échapper ses truands avec son traitre de chef, ce "Poulignon" qui joue la fille de l'air, la garnison qui félonise en pactisant avec le mauvais chef en fuite et le tout couronnée par un démon qui est en fait une ombre... "

D'Artagnan inspira profondément avant de poursuivre :

D'Artagnan : "Ceci mérite en effet éclaircissements et vous avez bien fait de venir m'en faire part car le Roi ne peut qu'être fatalement concerné par cette histoire :
Le simple fait que tout ce charivari se déroulât dans la ville où l'on sacre les rois de France, constitue déjà en soit une matière de complot.
Il est des symboles qu'il ne faut point titiller et Dieu sait si en notre temps les symboles sont importants, presque plus que les hommes."

D'Artagnan avança brusquement sa chaise vers la table en la faisant racler le sol. Il ajouta, en se penchant vers le Chevalier :

D'Artagnan : "Dites moi gouverneur, ces drôles que vous avez serrés, l'alchimiste et l'illuminé, que vous ont-ils appris quand vous les avez convenablement "questionné" ?
N'ont-ils point donné de détail qui puisse nous aider à identifier cette "ombre" ? J'imagine que vous avez soigneusement étudié les procès verbaux des interogatoires.
N'y avait-il point un mot, un élément insignifiant d'apparence qui vous semblât suspect ?
Et que dit on de toute cette affaire chez les bourgeois Reimois ? Y a-t-il vent de sédition ? Avez vous été soutenu ou n'a-t-on fait que mettre des bâtons dans les roues à l'autorité royale ?
Et puis... Qu'est ce qui vous fait penser qu'une suite "de grande ampleur" est à redouter ?"

D'Artagnan abreuvait de questions le chevalier l'oeil allumé par la perspective d'une conspiration à déjouer.

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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Lun Aoû 28 2006, 11:50

Citation :
D'Artagnan : "Palsembleu ! Vous tenez à peine sur vos quilles. Asseyez vous là chevalier, voici de quoi vous retapper

" Ce n'est rien Monsieur de d'Artagnan, c'est juste que cela fait une semaine que je n'ai pas débotté, ne goûtant qu'un maigre et bien peu réconfortant repos à la belle étoile, ce qui n'est plus vraiment de mon âge..."

Au gobelet, il ajouta deux gouttes d'une mixture ocre, elle était extrait d'une fiole qu'il avait fait surgir de sa poche, il vida ensuite le godet d'un trait, ce qui eut pour effet de colorer ses joues d'un peu plus de vie...

" Mais si le service de notre Roi, exige de tels sacrifices, je suis prêt à les subir..."

Il jugea avec gravité les observations du Mousquetaire, il hocha la tête même à plusieurs occasions pour marquer que ses raisonnements lui semblaient bon. Celui-ci conclua par une batterie de question:


Citation :
Dites moi gouverneur, ces drôles que vous avez serrés, l'alchimiste et l'illuminé, que vous ont-ils appris quand vous les avez convenablement "questionné" ?
N'ont-ils point donné de détail qui puisse nous aider à identifier cette "ombre" ? J'imagine que vous avez soigneusement étudié les procès verbaux des interogatoires.
N'y avait-il point un mot, un élément insignifiant d'apparence qui vous semblât suspect ?
Et que dit on de toute cette affaire chez les bourgeois Reimois ? Y a-t-il vent de sédition ? Avez vous été soutenu ou n'a-t-on fait que mettre des bâtons dans les roues à l'autorité royale ?
Et puis... Qu'est ce qui vous fait penser qu'une suite "de grande ampleur" est à redouter ?"

Auquelle Lassalle ne répondit pas tout de suite, il réflechissait à la riposte à adopter, beaucoup de question lui était sans réponse, tout n'était pas achevé à Reims, il préféra temporiser:

" Sachez tout d'abord Monsieur que mon action n'est pas fini à Reims, une fois notre entretien achevé, je compte retourner dans cette ville pour régler le cas de la milice dont certains membres sont complices des agissements du chef de la Police. Ensuite que je compte dés mon retour à Paris faire un rapport détaillé de tout ca, il ne serait pas du luxe, car je m'y perds aussi parfois... Pour répondre à vos questions, mes réponses seront par contre incompléte vous en conviendrez..."

Faisant claquer sa main gantée, il s'accorda un court silence pour capter l'attention de son auditeur, puis ajouta:

" Les deux interrogatoires des " drôles" que j'ai serré, n'ont guére été satisfaisant. Le premier l'alchimiste n'a fait que confirmer ce que je pensais- la culpabilité de Poulignon, et il m'a donné un nom - un certains Hervé Lepectre, bourgeois de Reims, il était pour lui le chef des conspirateurs- malheureusement il a disparu avant que je me livre à son contre-interrogatoire, et j'avoue en y pensant que sa confession me parait bien sujette à caution... Après tout c'est aussi un conspirateur, le nom qu'il m'a donné n'était-ce pas une maniére de se défausser ? Un élément me met la puce à l'oreille, c'est une bague que j'ai retrouvé dans la cellule de l'alchimiste suite à son evasion. Elle portait le nom de Lepectre, ce messieur est d'orfévre de surcrôit, limpide pour ma colère, grotesque avec le recul. Un être qui déploye des trésors d'ngéniosité dans ses méfaits, et oublie une bague avec son nom lors du dernier ? Farce !
Quoi qu'il en soit, j'ai procédé à l'arrestation de ce Lepectre, et à son interrogatoire... Mais j'avoue qu'il ne m'a pas appris grand chose, à part que je suis le diable en personne, que je complote pour devenir Roi et qu'il faudrait me livrer à l'inquisition... J'avoue certes que je la mérite, mais sûrement pas pour ca...

Las de son verbiage, je l'ai fait transferer à la bastille, où il croupi au frais jusqu'à nouvel ordre... Si vous souhaitez l'interroger vous-même je vous le donnne ! Mais je doute qu'il est grand chose avoir avec tout ca ! Encore un de ceux qui a trop lu de mauvais philosophes, et qui pense changer le monde avec de belles théories ! L'Ombre s'est simplement defaussé sur lui, après l'avoir endoctriné, pour m'induire en faute ! Il a d'ailleurs bien réussi son coup, je n'ai pratiquement rien sur lui, juste qu'il est trés habile, et dispose de connaissances scientifiques que je n'ai pas ! Je n'ai qu'une seule piste, elle ne tient pas à grand chose, je préfére d'ailleurs la garder pour moi pour l'instant, pardonnez moi elle releve plus de l'intiution que de la preuve..."

Reprenant un instant son souffle, il se servit un nouveau gobelet d'alcool, et le versa d'un trait dans un gosier mis à sec par un tel monologue:

" Quant à Reims ! Mordieu, Tudieu, Vertuchoux et Schliess ! Ses habitants passent leur temps à comploter, mentir et à vous mettre des bâtons dans les roues ! Je n'ai pu compter sur personne d'autre que moi même pour agir ! Les bourgeois, quant à eux, se taisent ou complotent contre vous. Lepectre était en train de monter une sédition quand je l'ai arrêté, ca j'en suis sûr, indépendamment des accusations de l'alchimiste, je suis persuadé que c'est un coquin ! Quant à l'action de grande ampleur que je soupçonne... Comment dire ? J'ai beau chercher je ne vois pas le mobile de tout cette affaire.... L'Ombre n'a rien volé, si elle n'était qu'un simple criminel, sa logique peut paraitre curieuse... Elle s'est contenté de tuer des soldats en faisant disparaitre chacune des preuves que j'aurais pu avoir sous la main, comme si elle craignait que je découvre quelque chose d'important... En outre ce bandit n'est pas qu'un être isolé, il a pu compter sur la complicité du chef de la police Remoise, et d'une partie de ses hommes, il a tout fait aussi pour monter les notables contre moi ! Bref ses actions ne sont pas celle pour moi d'un simple gredin de grand chemin, elles me semblent être celle d'un factieux, qui souhaite introduire le trouble dans les coeurs des sujets de notre Roi, le fait que cela se déroule à Reims n'est pas innocent... Bien sur je manque de preuves pour étayer mes doutes, mais je voulais tout de même vous en faire part, après si la sécurité du Roi est menacé, vous êtes le premier à devoir s'en soucier..."[/code]
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MessageSujet: Re: Bureau de D'Artagnan   Mar Aoû 29 2006, 16:06

A mesure que le chevalier lui contait son affaire D'Artagnan se redressait sur le dossier de son siège en sirotant son vin.
De temps à autre il caressait lentement son bouc ou bien frisait sa moustache entre ses doigts avec un air concentré.
Au moment où Lassalle évoqua l'état insurectionnel de la ville, il se tira si fort sur les poils qu'il se fit mal.
Son visage grimaça légèrement de douleur et en regardant entre ses doigts les trois poils qu'il venait de sépiler il dit d'une voix grognon :


D'Artagnan : "Si mes fonctions m'en laissent le temps j'irai rendre visite à ce "Lespectre"."

[Hj : D'artagnan prononce mal, il est un peu distrait par ses problèmes pileux]"

Puis secouant ses doigts il s'exclama :

D'Artagnan : "Et Bien mordioux quel échevaux ! Une chatte ne retrouverait pas ses petits dans un tel nid de vipère. C'est à la flamme qu'il faut passer cette ville de coquins !
Qu'est ce qu'il leur prend donc à ces Champenois ? Seraient-ce les bulles de leur vin mousseux qui leur montent à la tête ou bien le saint crême-t-il tourné dans son ampoule et empoisonné l'esprit de toute la ville ?! Il ne s'y trouve donc plus un seul esprit "sain"..."

D'Artagnan sourit à demi, content de son jeu de mot, il enchaîna :

D'Artagnan : "Bigre, c'est une affaire qui relève encore de la justice.
Moi je ne suis qu'un militaire et tant que la ville n'aura pas été ouvertement déclarée rebelle, je n'y puis rien faire... En tous cas rien d'officiel sans ordre du Roi dont seul je dépends.
Le plus grand risque c'est que l'émeute s'étende à d'autres grandes villes de notre frontière orientale qui est toujours fragile et dont reims n'est pas si éloignée...
Si par malheur certaines d'entre elles venaient à se déclarer villes ouvertes...
Vous imaginez les conséquences si les Espagnols ou les Hollandais en venaient à vouloir jouer les protecteurs des libertés urbaines...
Ce n'est pas qu'une guerre me déplairait, mais notre devoir est de tout faire pour l'empêcher, jusqu'à ce que le Roi en ai décidé lui même."

D'Artagnan se redressa sur son siège, le dos bien droit. Inspirant fortement il applatit brusquement ses deux mains sur la table avec violence et dit :

D'Artagnan : "Bien ! Je ne saurais que trop vous recommander la plus extrême fermeté avec ces gueux de Reimois, au moins tant que le noeud de la conspiration n'est pas déjouée. Il faut empêcher l'épidémie de se propager tout en surveillant les autres ville où la maladie fait seulement mine de naitre.
Si vos déductions sur l'extension du complot sont justes, alors les coupables ne manqueront pas de trahir leur présence en d'autres lieux parce qu'ils utiliseront les mêmes méthodes. Vous pourrez ainsi suivre leur chemin criminel et augmenter vos chances de les attraper."

D'Artagnan qui ne tenait pas en place se leva brusquement et ajouta en regardant Lassalle dans son oeil unique.

D'Artagnan : "Alors, hormis ces bons conseils, en quoi le capitaine des Mousquetaires peut-il vous aider, cher Gouverneur Lieutenant général ?"

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Dernière édition par le Mer Aoû 30 2006, 15:53, édité 1 fois
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