1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Nouveau poste, nouveaux habits!

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MessageSujet: Nouveau poste, nouveaux habits!   Lun Sep 12 2005, 22:03

Ayant réquisitionné de force une monture à Fontainbleau, un superbe hongre à la peau grise, et à la criniére blanche, Lassalle galopa d'une traite jusqu'à Paris, il se devait d'être de retour pour le soir, et son entrevue avec Monsieur, mais il ne pouvait plus décemment paraître dans ses hardes, cela aurait été une insulte à sa nouvelle fonction...

Galopant à bonne allure, il arriva dans l'après-midi à Paris, bien qu'il n'eut pas revu la ville depuis le Faubourg Saint-Antoine, il la reconnu tout de suite à son odeur, une odeur atroce, une odeur dont la puanteur n'avait aucune mesure avec toutes les villes qu'il avait traversé. Paris était la plus grand cité d'Europe, mais surêment aussi la plus puante, seule Rome pouvait soutenir la comparaison, mais dans ce cas là, la puanteur avait une nature bien différente, celle de Paris n'était que saine puanteur...

Il engouffra sa monture à travers l'enchevêtrement boueux qui formait le labyrinthe complexe des ruelles parisiens. Il traversa quelques rares passages d'espaces mal pavés.
Il régnait autour de lui une atmosphére besogneuse, fievreuse, et malheureuse, les rues étaient remplis d'artisans, de vendeurs aux détails des plus divers, de charlatans aux solutions toujours plus miraculeuses, de mendians estropiés qui n'avaient aucun des talents des individus précedents, et encore tant d'autres...

Il savait où mener sa monture, il connaissait le tailleur qu'il lui fallait, rapide et discret, un ancien tailleur du Prince de Conti, il avait au temps de sa splendeur à plusieurs reprises usés de ses services...

Une fois devant sa boutique, il constata avec joie qu'il n'avait pas changé d'adresse, sa facade avait changée par contre, elle était quelques peu delabrée, et le quartier était loin d'être les mieux famés.

Mais Lassalle savait devait depuis longtemps qu'on ne devait pas juger sur l'apparence, autrement le Prince de Condé n'aurait jamais vaincu les superbes tercios espagnols à Rocroi.
Il se laissa glisser de monture, s'assura quelle serait encore là à son retour par quelques deniers, et entra dans la boutique.

Au gling-gling de la sonnete, lui répondit le grognement maussade d'un vieillard aux cheveux blancs en bataille, à la livrée d'un autre temps, et à la physionomie d'une vie bien trop rempli, même si ses yeux malicieux laissait prèsager bien plus qu'on ne pouvait penser.
S'attablant à son comptoir, il fit d'une voix lasse:
" Et ce sera pour le Monsieur ?
- Le mousquet qui fit tant de ravages durant les barricades de la Fronde...
- Celui ci est comme votre épée, rouillée Chevalier d'Estoc...
- Tu va voir comment comme la rouille, je m'en debarasse !"

Le deux poussérent ensuite un cri de joie, et se jéterent mutuellement dans les bras, pour une acolade chaleureuse. Une fois l'émotion passé, le viellard reprit:
" Revenu en France ?
- Les femmes, et le vin me manquait...
- Ah ca, autant les femmes, autant pour le vin je ne quitterais ce pays pour rien au monde, tu t'es déjà dégotté un protecteur vieille fripouille?
- Et comment, et pas n'importe lequel, le petit Louis! Et le plus fort, et qu'au lieu de la petite bourse que je pensais obtenir, il m'a bombardé chef de la police!
- Toi ? La plus immonde crapule que j'ai jamais connu ? Toi qui pendant que nous tentions d'alpaguer l'italien au louvres, tu négociais avec lui sa fuite, alors qu'il travaillait contre ton parti!
- A la guerre, il n'y a pas de parti, que des opportunités à saisir..."

Une reflexion qui plongea à nouveau les deux anciens compagnons dans éclat de rire sonore, servant un verre de rouge au chevalier, le vieillard reprit:
" Non, je n'ai pas eu tant chance, moi j'ai perdu la clientèle de Conti en même temps que lui son honneur, et depuis les gentilshommes ont deserté ma boutique, et paris en général, le petit louis n'aime pas Paris, je le comprends, et où est le petit louis, est l'argent...
- Moi je n'ai pas oublié tes talents, et tes doigts de fée, j'ai besoin de nouveaux habits pour ce soir, un diner avec Monsieur, et pour mes nouvelles fonctions, à défaut de l'être, j'ai besoin de l'apparence d'un honnête gentilhomme...
- Monsieur ? Tu fréquentes du beau monde, par contre je savais pas que tu avais viré mignon...
- Oh ca non, tout Monsieur qu'il est, s'il essaye de me faire mignon, je lui promet un avenir de castra, d'ailleurs au niveau de ces demoiselles, je pense en emancher une avant ce soir, tu connais une bonne adresse pour ca?
- Chez Dame Cassandre, les filles ne sont pas trop mals, ni trop plombés, je te donne l'adresse, tu veux ta nouvelle garde-bourse pour ce soir, je ne travaille plus aussi vite...
- Pour des deniers tu fais des merveilles, et n'oublie pas c'est le petit Louis qui régale...
- Tu auras tout ca pour ce soir, je lui doit bien ca!"

Un nouvel eclat de rire succéda à cette boutade.

Lassalle se releva, recoiffa son chapeau, et fit:

" Je te laisse mon manche me gratte, vlà une bourse pour les chiffons, pour les souvenirs ca sera pour plus tard...
- Les souvenirs ont a toujours le temps, pour le manche jamais! và trousser la bonne donzelle de france! et vive le Roi!"

Un nouveau fou rire secoua les deux anciens compéres, un fou rire qui persista jusqu'à la sortie définitive du Chevalier.

Une fois dehors, il remonta à cheval, et se dirigea vers l'adresse noté que Arthur lui avait indiqué...
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MessageSujet: Re: Nouveau poste, nouveaux habits!   Dim Oct 16 2005, 01:39

Une fois son envie satisfaisante, il se retourna comme prévu chez Arthur pour prendre livraison de sa nouvelle livrée, où plutôt de sa nouvelle tenue de combat. Dans un monde bassement matérialiste, une apparence soignée pouvait aisement suffir à transformer le plus vil des coquins en grand prince de Cour, coquin il était à coup sûr, il se devait désormais de se montrer chez lui au milieu des Princes.

Entrant dans la boutique, il trouva le vieux tailleur en plein ouvrage, il était entouré d'une nuée de garcons de boutique, et d'acolytes à la mine patibulaire...


( sûrement des chambrelans ou membre du demi-monde) pensa Lassalle à leur égard, en tant cas que chef de la police, il se devra plus tard de lutter contre ce genre de personne, mais il n'en avait pas coeur pour l'instant.

Il se contenta de claquer du talon, et de faire tout haut:

" Hola, et ma commande !!?
- Elle avance, elle avance ! Mais patiente, à tout art, tout temps d'élaboration ! Maugrea le tailleur.
- Je suis un militaire, je n'entend rien à l'art!
- C'est pour cela que tu resteras pour toujours un va-nu-pied ! Répondit-il avant de se fendre d'un éclat de rire".

Lassalle ne releva pas la moquerie, et se décida à attendre, observant la main experte du vieux tailleur se laissant emporter par de subtils arabesques ciseau en main. Une activité fiévreuse regnait dans l'atelier, on taillait, cousait, brossait à une vitesse que seul permettait l'appât du gain.

" Voilà, voilà, encore un ou deux coup de ciseau, et tout sera fini ô mon prince !"

Une fois les coups de ciseau donné, il les reposa dans la poche intérieur de son gillet, puis il claqua des mains à deux reprises, et fit solennel au possible:

" Après la confection, l'habillement ! Veuillez ôtes vos frusques Chevalier, que nous fassions de vous un prince..."

Lassalle se décida à contre-coeur à obeir à l'injonction, et conserva son sabre, et sa main ganté malgré tout, le vieux mercenaire ne faisait plus confiance à personne depuis longtemps.

Claquant des doigts, le tailleur déclencha le vol de la nuée de garcons de boutique sur Lassalle, avec chacun en main un morceau de sa future parure. La mue débuta par l'immuable chemise en dentelle blanche, faite en soie de la bonne cité de Lyon, recouvert d'un veston en velours noir, à boutons d'or ciselés d'une fleur de lys à chaque fois, du pantalon qui allait avec de la même teinte, des hauts de chausse en peau de daim, et des bottes fourrés. On lui escamota son vieux chapeau usé, par un autre en feutre de bien meilleur facture, et on lui confia un gant de cuir pour completer sa collection, et un baudrier avec un ceinturon en or pour le garnir de son sabre et autres accesoires de sa profession.

On lui offrit un miroir pour mirer le tout, et à la vue de l'ensemble, il n'eut qu'un mot: " Bluffant !", un mot suivit d'un sourire, et d'un éclat de rire, il fit jaillir une bourse bien garnie de sa poche, et la jetta au pied du vieux tailleur. Il le salua ensuite, et sortir de la boutique.

Une fois dehors, il remonta, et éperonna vigoureusement sa monture.
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Jean de
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MessageSujet: Jean et Silvio chez le tailleur   Lun Sep 04 2006, 20:04

Nulla vi invertitur Ordo

Jean et Silvio s’arrêtèrent devant une vieille devanture, le magasin semblait bien tenu.
Jean se décida d’y entrer :
Entendant le gling gling, le maître tailleur arriva en clopinant, et s’adressa à Jean :

« Messire, que puis-je pour vous satisfaire ? »

« Il nous faudrait des habits neufs, pour ce qui me concerne, une soutane, noire, et deux costumes à porter à la Cour. Il me faudrait également une tenue d’intérieur, et deux tenues d’extérieur, dont l’une supporterait mes sorties à cheval, dit Jean.
Pour mon fils, (notre tailleur n’en croyait pas ses oreilles), deux tenues d’extérieur, idem pour le cheval, deux costumes d’étude, et un costume à porter à la Cour également. »

Notre maître tailleur, devant telle commande, se tint quelque peu en arrière, acquiésca, et amena ses nouveaux clients dans l’arrière boutique.

« Vous me disiez bien, Messire, une soutane ? »

« C’est bien cela, répondit Jean, en faisant un clin d’œil à Silvio, une soutane toute simple, boutonnée de mi corps jusqu ‘au cou. »

Le brave homme, qui en avait vu d’autres, appela une nuée de garçons de boutique, qui prirent les mesures des deux clients, ensuite, il fallait faire le choix des étoffes : seuls les vêtements de Cour posèrent problème : le tailleur n’avait plus travaillé depuis un temps certain pour Fontainebleau, mais, heureusement, il savait encore ce qui était de mise à la Cour, il proposa les rubans, fort à la mode, et des petits détails qui feraient le bonheur de celui qui le porte, et de celui, ou celle, qui le voit.

« Je préfèrerais que mes costumes de Cour soient irréprochables, de bonne qualité, mais discrets. Par contre, pour ce qui concerne Silvio, je vous laisse le choix, présentez lui ce que vous conseilleriez à un jeune Comte devant se présenter à la Cour. » Silvio, pour sa part, ne savait pas très bien ce qui se passait dans cette boutique, quelle chance qu’il soit passé dans la cuve d’eau se dit-il…C’est avec plaisir qu’il fit son choix.
Nos deux compères restèrent près de deux heures dans la boutique, Jean rassura le maître tailleur, il n’y avait pas urgence, et il lui déposa déjà une bourse.

Le boutiquier se permit :
« Connaissez-Vous le Chevalier de Lassalle ? »
« Je n’ai pas encore eu le plaisir de lui être présenté, répondit Jean »
« Si vous deviez avoir cette chance, pourriez-vous le saluer de ma part ?
« Cela ne me poserait aucun problème, Monsieur »

Avant que Jean et Silvio ne sortent, le boutiquier leur demanda leur nom, ce à quoi Jean répondit « de Canteleux ».


La première demeure de Dieu, le premier Temple à lui construire, c'est l'homme lui-même fait à l'image de Dieu

Nemo me impune lacessit
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