1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Arrivée

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Jehanne-
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MessageSujet: Arrivée   Lun Sep 26 2005, 17:13

Une calèche s'arrêta dans la somptueuse allée menant à la cour du château de Fontainebleau. Une demoiselle et une dame en descendirent, nobles mais pauvrement vêtues, devant être mère et fille.

- Mère, il nous faudra songer à nous changer, annonca la jeune demoiselle, qui ne devait pas dépasser les 16-17 ans, cette folle course m'a épuisée et mon jupon est froissé comme un soir d'orage !
- Détrompez-vous, chère enfant, répondit la dame d'un air désinvolte, figurez-vous que j'ai eu la présence d'esprit de bien placer mes jupes lorsque j'ai pris place dans le fiacre.

La plus jeune, demoiselle fort jolie aux cheveux roux foncés formant de longues anglaises et au yeux de biche azur, arborait une robe rouge sang aux dentelles nacrées toutefois légèrement usées çà et là, soutenues par de faux rubis. Elle avait ôté son chapeau assorti affublé de quelques plumes de paon.
Sa mère portait le même ensemble en vert et noir, seulement à la robe moins froissée sur le postérieur.


- Mère, il faut absolument...
- Plaît-il, Jehanne-Marie ? coupa sèchement la dame.

Une servante apparut et déchargea les malles de mesdames aidée d'un valet de pied.

- Je vous souhaite le bon jour, commenca une femme imposante venue à leur rencontre, et qui devait être une sorte d'intendante, veuillez agréer ma respectueuse bienvenue.
- A vous aussi le bon jour, renchérit la dame avec une révérence, je suis Perrine de Beaufort et voici ma fille, Jehanne-Marie.
- Bien sûr, mesdames de Beaufort. Vous étiez parties en voyages, je ne me trompe ?
- Eh bien étant en dure convalescence, j'eus décidé d'aller faire un tour de notre beau pays. Jehanne-Marie a seize années à présent, elle entre à la cour de madame la Reine.

L'autre femme, Annaelle de Sévigny, une des principales courtisanes, se tourna vers Jehanne.

- La dernière fois que je vous ai vue, mademoiselle, vous aviez à peine quatorze ans. Les changements vont vite, à ce que je vois.
- Veuillez me pardonner, Annaelle, dit précipitamment Perrine de Beaufort, mais je me dois de prendre congé. Jehanne, je vous retrouve ce soir à la réception royale.

Sur l'acquiescement de sa fille, Madame de Beaufort s'éloigna vers le château suivie du valet de pied portant l'épaisse valise. Annaelle de Sévigny fit de même.

- Allez, Nathalie, allez, fit Jehanne pour pouvoir rester seule, je me débrouillerai.
- Bien, mademoiselle.

Avec une révérence, la servante dénommée Nathalie prit congé à son tour.

"Eh bien, ca ne va pas être fanfaron", songea Jehanne avec dépit.
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Elisabel
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MessageSujet: suite des arrivées   Mer Oct 26 2005, 17:03

Quelques heures plus tard, une seconde calèche arriva. A son bord, on pouvait distinguer Elisabelle de L'Antelle accompagnée de son père, le duc d' Anjou, et de son mari, monsieur de L'Antelle, un ancien mousquetaire. Déjà, l'on pouvait voir que la jeune femme semblait heureuse de venir séjourner à la demeure royale. Elle avait obtenue cette chance, car son père et son mari étaient déjà courtisants. Ils l'étaient devenus pour services rendus à la couronne. Par conséquence, les deux amis avaient décidés de faire découvrir à Elisabelle les plaisirs et l'insouciance de la cour.

Enfin, ils apperçurent les toits de château. Déjà, Elisabelle imaginait tout ce qui pouvait l'attendre. De nouveaux amis, le plaisir des fêtes royales, et, qui sait, pêut-être allait-elle un jour rencontrer le Roy en personne?

-Vous rêvez, ma chère? lui demanda le vieux mousquetaire, qui semblait avoir compris la cause de cet air d'être ailleur qu'avait sa femme Personnellement, je pense être trop vieux pour apprécier cette athmosphère à sa juste valeur. Mais, étant votre mari, je me dois de vous faire connaître les plaisirs royaux!

Monsieur de L'Antelle était une personne très agréable, mais, hélas, beaucoup trop âgé pour convenir à sa femme, à peine adulte. Elisabelle le considérait plutôt comme son grand-père que comme son époux.

-Je m'imagine déjà là bas... j'ai tellement hâte d'y être!!!! Mais, comment cela ce passera-t-il, lorsque nous seront au château de Fontainebleau? demanda Elisabelle, impatiente de connaître la suite des événements.

-Et bien, réponda son père dès notre arrivée, nous rencontrerons nos amis déjà présents à Fontainebleau. Puis, disons que nous improviseront!!!

Ils arrivèrent enfin aux grilles du palais qui s'ouvrirent à leur approche. Jamais de toute sa vie, Elisabelle n'avait vu cela de sa vie. Le jardin était somptueusement décoré. Les haies étaient parfaitement taillées. Quant au château, il était splendide. Elisabelle était sûre qu'elle serait à son aise ici. Enfin, la calèche s'arrêta devant le palais. Deux servants vinrent pour prendre leurs bagages et Elisabelle pouffa lorsqu'elle vu le pauvre garçon qui avait bien de mal à soulever sa lourde malle!

-Venez, ma chère. Entrons.
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Arrivée   Lun Oct 31 2005, 14:24

Un carosse arriva bon train dans l'allée royale, les sabots des chevaux martelant le sol et soulevant un épais nuage de poussières sur leur passage.

Deux yeux verts se reflétaient dans le miroir et scrutaient avec minutie chaque boucle de cheveux bruns savamment assemblés et fixées avec des épingles à tête perlée.
"Est ce que ça va?"
La jeune fille qui finissait d'ajuster le corsage d'Evangéline releva la tete vers sa maitresse.
"Cela me semble bien, Madame..."
"Bien?! "Bien" ne suffit pas, Marie. Ca doit etre "parfait"!"
Evangéline soupira. Quel aise de devoir se changer en quatrième vitesse dans un espace si petit... Cette maudite robe l'encombrait... Après tout ce temps, elle avait encore du mal à s'y faire...
"As-tu rangé les habits de cavalier dans la malle?"
"Oui, Madame."
"Surtout prend en bien soin. Lave les toi meme. Ne les confie à aucune lavandière rattachée au château!"
"Bien Madame!"
Marie sourit légèremment en coin sans que la dame ne s'en apperçut. 2 ans qu'elle avait les mêmes recommendations à chaque fois que celle ci revenait de mission...

La cadence de l'attelage se mit à ralentir sensiblement:
"Seigneur, nous y sommes..."
Marie finissait d'aider Evangéline a enfilé ses souliers lorsqu'ele lui demanda:
"Vous avez bien vos documents surtout, Madame?"
Avec un regard rieur, Evangéline posa une main sur son corset, un peu en dessous de sa poitrine:
"N'aie crainte! Ils sont plus en sureté que dans n'importe quel coffre!"
Evangéline regarda par la fenêtre tandis que commençaient à se profiler les ailes de Fontainebleau, et dit pensivement, se souvenant de ses denières semaines:
"C'est qu'il ne fut pas aisé de trouver la faille de ce cher procureur... Ses petites affaires avec les Provinces-Unies étaient soigneusement gardées et il prenait grand soin d'éloigner de sa personne tout soupçon..."

Le carosse s'arrêta enfin dans la cour et le cochet descendit pour abaisser le marche-pied et ouvrit la porte à Evangéline.
Celle-ci prit une inspiration profonde et souffla avant de sortir:

"Que le spectacle commence!"

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Philippe
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MessageSujet: Re: Arrivée   Lun Oct 31 2005, 17:47

Le marquis Philippe de Condor avait demandé que l'on avance son carosse car il devait faire quelques achats en ville. Il était habillé comme à son habitude de manière fort élegante, et avançait d'un pas nonchalant en direction de son carosse.

C'est alors que Fronsac, son fidèle bras droit sortit du palais es document dans sa main droite qu'il agitait ésperant ainsi attisé le regard de son maître et qu'il daigne l'attendre.


"Monseigneur.. vous alliez oublier ceci."

Le Marquis de Condor fut surpris dans ses pensées et se retourna. Alors qu'il était d'habitude si prévoyant il avait oublié les documents qu'il voulait voir et analyser dans la journée.. et surtout les avoir sur lui que personne d'autres ne puissent y jeter un coup d'oeil lors de son absence.. bien trop de domestiques qu'il jugeait pourtant digne de confiance serait apte à le trahr si une bonne bourse remplit d'argent leur soient présentée.
Il attendit alors son bras doit qui vint le rejoindre d'un pas précipité lui tendant les dits documents, qui avaient été rangés dans une pochette en cuir.
Il inclina la tête, de ce geste le remerciant. Puis continua son chemin pour prendre son carosse.

C'est alors qu'une autre carosse arriva, la marquis fut intrigué par la présence de celui-ci bien qu'il y avait fort évidemment des allés et venus de ceux-ci à Fontainebleau. En fait ce n'était pas tant la présence du carosse qu'il n'avait encore jamais vu mais surtout la curiosité de savoir qui pouvait être la personne ou les personnes présentes à l'ntérieur.
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Arrivée   Mar Nov 01 2005, 12:44

Evangéline descendit avec grâce la marche qui séparait la porte du carosse du sol, s'aidant de la main tendue par son cochet et ressemblant ses jupes avec sa main droite.
Le soleil l'éblouit un instant et elle cligna des yeux.


*Déjà le Soleil me rappelle à mon bon devoir!* pensea-t-elle.

Déjà les valets s'occupaient de sortir ses malles et elle se retourna vers Marie qui prenait ses effets personnels.
A partir de ce moment, elle quittait sa peau d'espionne, bien qu'elle supporta mal ce nom, pour celle d'une simple courtisane parmi tant d'autres. Elle rieait de futilités autant que de sujets graves, s'amuserait du ridicule de certains mais en bonne catholique dévôte irait se faire confesser tous les dimanches. Elle menerait cette double-vie que tous les courtisants, pantins entre les mains de Louis XIV, derrière ces murs détestaient sans pour autant pouvoir s'en affranchir. Mieux valait pour eux de vendre leur âme au Diable que de se voir refuser à la Cour... Evangéline eut un léger sourire:

*Et qui la dissimulatrice dans l'histoire..."

Son regard s'arrêta alors sur Philippe de Condor qui semblait, lui, sortir du château. Elle leva les yeux au ciel sans que personne ne s'en apperçut.

*Mon Dieu, il fallait que ce soit la première personne que je croise en revenant ici! Si j'avais eut maitre en matière d'intrigues et de coteries, je n'aurais pas pu trouver mieux!*

Se gardant bien de laisser transparaitre de telles pensées, elle le salua bien courtoisement alors que leurs chemins se croisaient.

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Philippe
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MessageSujet: Re: Arrivée   Mer Nov 02 2005, 15:57

Evangeline de Montberry, sa renommée n’était plus à faire, et elle était toujours aussi charmante que ce soit sur scène ou au milieu de la cour, mais cela ne devait changer pas grand chose pour elle, car il valait mieux avoir des talents d’acteurs pour évoluer à Fontainebleau sans contraintes, mais il ne savait en réalité le double-jeu qu’elle jouait et le formidable rôle d’actrice qu’elle interprêtait alors pour l’effectuer. C’était sans doute l’un des points communs des deux jeunes gens qui ne savaient pas réellement à qui ils avaient à faire.

Lorsqu’elle arriva à sa hauteur, il enleva son chapeau lui prennant par suite la main pour lui faire un baise main.


“Ma chère... Comment vous portez vous ?”

Il avait eu l’occasion de la rencontrer sans vraiment la connaître, seulement de nom et de renomée, et il l’avait déjà croisé mais ne trouva pas où, ce n’était sans nul doute pas à Fontainebleau puisqu’il venait d’arriver et qu’il n’y était allé que de très très rare fois pour des occasions bien spécifiques et bien sûr s’il trouvait un interêt à sa venue... peut être l’avait-il vu sur scène.. Il se maudissait intérieurement d’être dans l’incapacité de se souvenir de la dernière fois où il l’avait croisé.

“J’aurai souhaité pouvoir faire quelques pas avec vous, mais la raison me pousse hélas à refuser. Voyez vous quelques affaires à régler... “

[i]Son ton était fort convaincant mais cette fois ci il était des plus sincères, il aurait aimé faire d’autant plus connaissance à la jeune femme qui était d’une grande beauté.[/i
]
“Mais je serai d’avis que nous puissions nous revoir.. ainsi peut être pourriez vous me donner le secret de votrebeauté et de votre charme tout deux des plus exquis et des plus appréciables.”
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Arrivée   Mer Nov 02 2005, 18:52

Philippe de Condor a écrit:
“Ma chère... Comment vous portez vous ?”

Evangéline accueilla son salut avec un sourire:

"Fort bien monsieur... Un peu lasse des désagréments de la route depuis Paris, aussi vais je m'empresser de regagner ma chambre pour y prendre un peu de repos..."

Elle considéra l'homme qu'elle avait déjà croisé dans quelques salons parisiens et sans doute au théâtre au détour d'une représentation. Elle se souvenait de lui comme d'un personnage peu bavard et léger. Son air semblait contenir une part de mystère, dont elle ne pouvait soupçonner la teneur, mais qu'elle avait appris à sentir et à reconnaitre chez ceux qu'elles avaient eut à surveiller. Aussi cet homme la mettait-il dans une sorte de malaise qu'elle préfèrait éviter...

Philippe de Condor a écrit:
“J’aurai souhaité pouvoir faire quelques pas avec vous, mais la raison me pousse hélas à refuser. Voyez vous quelques affaires à régler... “

*Quel dommage!* pensea Evangéline ironiquement.

Ses lèvres dirent simplement:

"Je vous en prie monsieur, je ne saurais souffrir d'etre la cause de votre retard! Les affaires sont les affaires... Il y aura un temps pour les badinages..."

La jeune femme crut un moment discerner le regard de Philippe s'attarder au niveau de sa gorge. Elle ne sut pas si elle avait vu juste ou non, mais ceci ne fit qu'augmenter son désir de rentrer vite et de couper court à cette discussion.

Philippe de Condor a écrit:
“Mais je serai d’avis que nous puissions nous revoir.. ainsi peut être pourriez vous me donner le secret de votrebeauté et de votre charme tout deux des plus exquis et des plus appréciables.”

*Fuis Evangéline! Fuis!* se disait-elle.

Son sourire se fit plus grand et elle esquissa une légère révérence qui indiquait courtoisement que l'entrevue touchait à sa fin:

"Ce serait un immense plaisir pour moi aussi! Mais si vous demeurez ici, il ne fait aucun doute que nous aurons à nous revoir d'ici peu! Serez-vous à la loterie que le Roi organise ce soir dans ses appartements? J'ai ouï dire qu'il y aurait des lots de très grands prix!"

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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Arrivée   Sam Nov 05 2005, 17:09

Saint-Aignan, qui passait par là, quoique se ne soit pas anodin, aperçut enfin le carosse de la dénommée Evangéline de Montberry. Tres belle, cette femme n'avait pourtant nul autre pareil pour manoeuvrer en cachette... c'était d'ailleurs la seule personne dont François ignorâ les secrets. Peut-être parce qu'elle avait jusqu'a la protection du Roy... on le disait, mais le comte n'avait jamais voulu appuyer la rumeur, ayant l'ordre express du Roy de se taire.

Quelle dommage qu'elle était en compagnie d'un homme a la toilette pompeuse et la silhouette imposante que François ne connaissait que de nom. Tant pis, le Roy avait demandé a voir Evangéline, il en serait selon les volontés du Roy.

Alors le comte de Beauvilliers s'approcha-t-il nonchalemment comme un promeneur en quête de compagnie, appuyé sur sa canne avec toute la grâce dont il savait faire preuve.

Les gravillons craquaient sous ses talons hauts et le soleil tapait rude, faisant miroiter ses dentelles et brocarts sertis d'or qu'il s'évertuait pourtant a ajancer de la maniere la plus simple et la plus confortable qui soit.

Une fois qu'il fut assez pres pour que les parleurs le remarque sans qu'il eut le besoin de parler, François s'inclina en une révérence qui aurait fait tomber sa perruque si elle n'avait pas été fixée avec soin.


-Madame, Monsieur... belle journée n'est ce pas ?

Dit-il du ton le plus badin qui soit une fois relevé. Ses sourcils broussailleux se froncerent a la vue seule d'Evangéline lui signifiant bien plus de choses que la pluie et le beau temps.

-J'ai ouïe dire qu'une loterie s'annonçait ?

Comme s'il ne le savait pas...

-Sachez madame que je m'y trouverais surement alors, mais pour cela je dois demander une invitation a sa Majesté n'est-ce pas ?

Où voulait-il en venir ? C'était a se demander jusqu'a ce qu'il présente son bras a Evangéline. Il ne voulait pourtant pas faire offense au marquis, et esquissa un sourire d'excuse.

-J'aurais grand plaisir a ce que vous m'accompagnez mademoiselle... puis, se tournant vers le marquis; mais si vous désirez être convié vous aussi, je peux vous procurez une invitation monsieur le marquis de Condor n'est ce pas ?
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Arrivée   Lun Nov 07 2005, 13:20

Saint-Aignan a écrit:
Alors le comte de Beauvilliers s'approcha-t-il nonchalemment comme un promeneur en quête de compagnie, appuyé sur sa canne avec toute la grâce dont il savait faire preuve.
[...]
Une fois qu'il fut assez pres pour que les parleurs le remarque sans qu'il eut le besoin de parler, François s'inclina en une révérence qui aurait fait tomber sa perruque si elle n'avait pas été fixée avec soin.[/i]

-Madame, Monsieur... belle journée n'est ce pas ?

L'oreille à l'affût, Evangéline avait entendu des pas se diriger vers elle et Philippe de Condor avec qui elle s'entretenait. Elle n'avait pas oser tourner la tete pour voir de qui il s'agissait pour ne pas paraitre impolie et montrer qu'elle pouvait se laisser distraire de la conversation.
Elle fut autant soulagée d'entendre Saint-Aignan l'interrompre dans son entretien avec le marquis que de constater qu'il s'agissait du comte. Elle connaissait pour ainsi peut etre Saint-Aignan, pourtant il lui était sympathique. Ses manières étaient courtoises mais ne semblaient pas empruntées et elle se fiait au bon jugement du souverain qui paraissait avoir confiance en lui.

Evangéline salua sa venue avec une légère révérence et un sourire qui n'était pas feint.


*Mon sauveur!*

"Bonjour Monsieur le comte! Vous profitez du temps doux pour faire quelques pas? C'est un plaisir que de vous voir!"

Evangéline remarqua alors l'air étrange que Saint-Aignan avait pris en s'adressant plus particulièrement à elle. Elle s'en étonna mais quoiqu'il en fut, pour l'instant, il la sauvait d'un entretien dans lequel elle n'était pas à son aise et pour cela elle lui adressa un regard de gratitude.

Saint-Aignan a écrit:
-J'ai ouïe dire qu'une loterie s'annonçait ?
[...]
-Sachez madame que je m'y trouverais surement alors, mais pour cela je dois demander une invitation a sa Majesté n'est-ce pas?

*Mais qu'est ce qu'il fait?*

Elle mit un instant à comprendre l'instance du comte sur les mots de "sa Majesté". Elle ne doutait pas que cela soit un appel venu du Roi lui-même, pourtant le comte n'était pas dans la confidence de ses actions pour le souverain. Peu lui importait, elle savait Saint-Aignan proche de Louis XIV, lui servant souvent d'intermédiaire pour des messages bien plus futiles.

Saint-Aignan a écrit:
-J'aurais grand plaisir a ce que vous m'accompagnez mademoiselle...

Evangéline faillit pouffer de rire en voyant le bras de Saint-Aignan se tendre vers elle. Quel manège! Le marquis de Condor devait perdre son latin devant l'impudence du comte!


"Mais certainement, mon ami! Je comptais d'ailleurs m'y rendre dans les plus brefs délais!"

Elle prit bien garde de ne pas trop laisser transparaitre son empressement à saisir le bras du comte pourtant elle lui semblait comme une bouée de sauvetage. Elle prit congé de Philippe avec ces mots:


"J'ais été ravie de converser avec vous monsieur. Au plaisir de vous revoir..."

Puis elle se dirigea avec Saint-Aignan vers le château d'un pas qui se voulait léger et lorsqu'ils furent assez loin pour ne pas etre entendu elle lui souffla avec un petit rire dans la voix:

"Je ne saurais jamais comment vous remercier monsieur, vous venez d'abréger les minutes les plus longues de mon existence..."

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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Arrivée   Jeu Nov 10 2005, 06:19

[dsl de te faire attendre Evangéline ! je te répond ce soir promis ! Tu sais ce que c'est... la premiere S... bref, demain c'est le 11 novembre je vais pouvoir souffler un peu... et faire du RP ! ]
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Arrivée   Jeu Nov 10 2005, 15:03

[Mdrrrr! ne t'en fais pas! je suis passée par là! lool! pas S mais L par contre! lol! Prends ton temps!]

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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Arrivée   Ven Nov 11 2005, 09:29

[ouah la premiere L !! Ca me fais parfois tellement envie... raah j'ai le cerveau ravagée de l'équation... ! un peu trop ! lol]

L’air soucieux et d’incompréhension qu’affichait Evangéline lorsque François déballa un discours sans queue ni tête dans le seul but de l’amener au Roy ne la rendait que plus belle… comme François aimait la beauté ! La beauté de la jeunesse et des femmes, tout ce qui l’avait quitté.

Le visage de La MontBerry avait tout d’abord été marqué d’un soulagement a peine visible, mais Saint-Aignan en avait été ragaillardi. Ainsi, on pouvait encore apprécier sa présence quelque part ! Il avait regardé un instant le marquis, l’évaluant, et compris parfaitement que la damoiselle désire s’échapper.. il semblait si pédant !

Ainsi François partit-il avec la demoiselle a son bras, sans gêne, et même s’il ne désirait pas se faire d’ennemi, il n’avait réellement cure du marquis… il était bien trop haut placé pour s’inquiété et puis… on pouvait toujours invoqué la raison d’Etat ! Car c’était bien le Roy qui avait demander a voir Evangéline, apprenant son retour. Il avait demandé a son homme de confiance, sur un ton de confidence, de partir l’accueillir.
François ne s’en serait pas intrigué outre mesure, il avait déjà bien conspiré avec le Roy a propos de quelques femmes… Pourtant, cela faisait quelques temps déjà qu’Evangéline et le Roy se voyait sans pour autant qu’un bruit de liaison ne transpire du cabinet. Alors soudain la dame avait pris une importance grandissante aux yeux de Saint-Aignan qui cherchait sans cesse a percer le mystère de cette intrigante a chaque fois qu’il la croisait sans jamais y parvenir… Bien qu’une foule d’émotions transparaissaient dans les yeux de la belle, jamais elle ne trahit son secret.

Au pas tranquille du comte, il avançaient vers le château, s’éloignant du marquis. Lors, elle se mit a pouffer et Saint-Aignan sourit d’entendre ce rire si vrai . Sans même savoir pourquoi. Il se plaisait juste a comprendre qu’elle n’était pas fausse en sa présence.

« Je ne saurais jamais comment vous remercier monsieur, vous venez d'abréger les minutes les plus longues de mon existence... »

François alors tourna la tête vers celle, mignonne, d’Evangéline, le sourire élargis jusqu’au oreilles avec ce petit air malin qu’il prenait parfois. Il tapota d’une main amicale celle qu’elle avait passé autour de son bras, et pris comme un air de sollicitude soudain.


-Oh mais vous m’en voyez navré… les minutes de la jeunesse passent bien assez vite sans avoir besoin de les tuer !

Et semblant curieux et soucieux a la fois :

-Ce marquis connaîtrait-il donc le secret de la fontaine de jouvence pour allonger ainsi la vie jusqu'à lui en faire perdre sa saveur ?

Finalement, ne désirant pas éterniser sa boutade, le comte se dérida et repris ce sourire qui le rajeunissait et faisait pétiller ses prunelles d’une lueur nouvelle.

-Le Roy, en vérité, vous réclame madame. Considérant que vous faire chercher par un valet serait la pire des injures, il m’a confié cette dangereuse mission que de vous arracher aux vilains monstres qui gardent l’antre du palais doré. Je l’ai accepté de bonne grâce, et me voilà qui revient, en triomphateur, avec au bras la plus heureuse des récompenses….

Saint-Aignan avait perdu durant plusieurs semaines cette nature flatteuse qui lui était pourtant si chère… mais le naturel revenant au galop, le poète béat en cette journée avait chassé le philosophe maussade. En curieuse, et belle, compagnie, en une compagnie qui le ravissait et qui le lui rendait bien, il en avait oublié ses amis partis…
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Arrivée   Ven Nov 11 2005, 15:32

Pendue au bras de Saint-Aignan, Evangéline, après avoir haté son pas pour s'éloigner de Philippe de Condor, ralentit maintenant l'allure. Son air se fit concentré lorsque le comte dit:

Saint-Aignan a écrit:

-Le Roy, en vérité, vous réclame madame. Considérant que vous faire chercher par un valet serait la pire des injures, il m’a confié cette dangereuse mission que de vous arracher aux vilains monstres qui gardent l’antre du palais doré. Je l’ai accepté de bonne grâce, et me voilà qui revient, en triomphateur, avec au bras la plus heureuse des récompenses….

Voilà que ses pensées se confirmaient donc... L'heure était venue de rendre des comptes au Roi. Elle espèrait de tout son coeur que les preuves qu'elle avait pu trouvé sur le procureur du parlement de Paris satisferaient sa Majesté... De Marigny, législateur chevronné, entretenait depuis plusieurs mois, avec les Provinces-Unies, une correspondance assidue, intriguante et fort préjudiciable pour les interêt de son Royaume et de son Roi... De "noble", il n'avait que le titre... Un noble "de robe", qui avait acheté son titre et sa charge plutôt que de les mériter... Son visage s'était fait moins léger et souriant. Prenant subitement compte que Saint-Aignan avait du le remarquer, elle s'empressa de reprendre ses esprits. Son ton redevint rieur:

"Vous êtes un flatteur, Monsieur le comte! Cependant, je suis bien heureuse que vous soyez mon escorte et puisque vous vous êtes acquitté de cette tache avec brio, ne faisons pas attendre notre Roi plus longtemps..."

Se souvenant soudain que les documents compromettant le procureur était soigneusement dissimulés et à l'abris de son corset, elle ne pouvait guère se présenter ainsi devant Louis XIV...

"Je vous avoue que mon voyage depuis Paris fut assez éprouvant... Et j'apprécierais fort de monter un moment dans ma chambre afin de me raffraichir et aussi de changer de toilette pour paraitre devant notre souverain..."

Elle rajoutant en adressant au comte un regard entendu et dit avec auto-dérision :

"Vous connaissez la coquetterie des dames, mon ami... Elle nous perdra toutes!"

suite

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Dernière édition par le Lun Mai 15 2006, 14:42, édité 2 fois
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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Arrivée   Sam Nov 12 2005, 09:46

Citation :
"Vous êtes un flatteur, Monsieur le comte!

Saint-Aignan sourit simplement, avant de s'incliner :

-Je prendrais cela comme un compliment...

Citation :
Cependant, je suis bien heureuse que vous soyez mon escorte et puisque vous vous êtes acquitté de cette tache avec brio, ne faisons pas attendre notre Roi plus longtemps..."

-Oh vous savez, le Roy peut tout se permettre, alors pour vous, il se permettra bien d'attendre !

Il avait dit cela sans railleries, sans méchanceté, il n'oserait jamais parler en mal de Louis... mais celui-ci était peut-être encore aux jardins a calmer sa colere sur D'Artagnan devant un amoncelement de cadavres, et François voulait lui donner le temps d'arriver et de se remettre de ses émotions...

Soudain, Evangéline changea completement de ton, ce qui laissa d'abord le comte un peu pantois de surprise :


Citation :
"Je vous avoue que mon voyage depuis Paris fut assez éprouvant... Et j'apprécierais fort de monter un moment dans ma chambre afin de me raffraichir et aussi de changer de toilette pour paraitre devant notre souverain..."

Elle qui était d'abord si pressée de rencontrer sa Majesté... oh puis zut, ce devait être une réaction a la phrase précédente de François... il l'avait assurée que le Roy pouvait patienter, elle en profitait.
Elle l'assura dans cette voie par un beau mot et un sourire que Saint-Aignan lui rendit :


Citation :
"Vous connaissez la coquetterie des dames, mon ami... Elle nous perdra toutes!"

-Et bien soit ! Je serais votre serviteur, grand bien m'en fasse, quelques minutes de plus !

Et sans plus attendre, le visage toujours aussi joyeux, il la guida vers les appartements de dames...

[tu crées ta chambre ?]
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Arrivée
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