1663 : Face aux Feux du Soleil

Changez l'Histoire de France, personnifiez votre héros...
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 La Voisin....

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Desdemon
Invité



MessageSujet: La Voisin....   Sam Oct 15 2005, 16:47

Desdemone était sorti discrètement de l'auberge mais elle était persuadée que la femme de l'aubergiste l'avait vu. A cette pensée, Desdemone rougit, honteuse et confuse. Elle avait gardé le grigri. Il pendait autour de son cou et le long de sa poitrine. Une étrange chaleur en émanait. Desdemone se sentait mal à l'aise. Elle savait qu'au lieu de courir les rues à la recherche de certitudes elle aurait dû rendre le grigri à la femme de l'aubergiste et oublier toute cette histoire. Mais c'était trop lui demander. Une force, une volonté qui la dépassait, l'entrainait dans les bas fonds de Paris, à la recherche de La Voisin.

Au détour d'une ruelle, un homme ivre interpella la jeune femme.
"Pardon mam'zelle..."commença-t-il...Effrayée et surprise, Desdemone fit un bond en arrière. "Faut pas avoir peur..."ricana-t-il. L'homme fit un geste que Desdemone ne compris pas. En réalité, il s'adressait à quelqu'un d'autre, à l'un de ses compagnons. Desdemone ne s'était pas aperçue qu'ils étaient plusieurs. Trois en réalités et ivres de surcroit. La jeune femme plus pâle qu'à l'habitude tenta de rebrousser chemin mais l'un des trois hommes lui barrait la route. Il était vêtu de guenilles et arbhorrait un sourire édenté. "Faut pas partir si vite", dit-il en attrapant Desdemone par le bras. La jeune fille tenta de se défaire de cette étreinte qui lui broyait le poignet. Mais l'homme la serrait trop fort. Il était plus grand et batit comme une montagne. Desdemone entendit les rires gras et cruels des deux autres brigands. La jeune fille se sentait défaillir mais si elle cédait, s'en était fini d'elle...
Revenir en haut Aller en bas
Jean Racine
Administrateur Adjoint
avatar

Nombre de messages : 1212
Age : 31
rang : Dramaturge
Date d'inscription : 02/07/2005

MessageSujet: Re: La Voisin....   Dim Oct 16 2005, 10:29

Racine avait laissé se refermer la porte de sa chambre dans un claquement bruyant... Une fois les fenêtres complètement calfeutrées et la clé tournée deux fois dans la serrure, il se sentit en sécurité et libre de respirer. Il ne savait pas pourquoi mais ce soir, il avait vue l'angoisse monter en lui et lui dévorer l'esprit ! Pourquoi fallait-il qu'il se retrouve attaché à Desdemone ! Pourquoi avait-il l'impression de mal faire alors qu'il l'utilisait pour réussir le seul but de sa vie...

Il était perdu, il ne savait plus. Il ne reconnaissait pas la douleur qui l'étreignait et il en avait peur ! Il moucha la chandelle et crut que dans le noir sa crainte disparaîtrait, mais elle s'en trouva amplifiée... Il eut une incroyable envie de hurler et de se sauver loin de cette femme qui semblait presque nocive à sa santé !
Peut être que tout simplement, c'était Elle... Cette souveraine jeune fille qui regnerait sur son âme et son inspiration !!

Il sortit, tremblant de la tête aux pieds, et franchissant la distance qui le séparait de la porte de la chambre de sa Muse, il frappa suite à une impulsion subite que nous lui connaissons bien...
Rien. Il reitéra son appel, mais aucun bruit ne parvenait en réponse... L'avait-il vexée en s'enfuyant de la sorte ?


- Desdemone... Ecoutez, je suis navré de mon attitude. Je n'ai pas voulu vous blesser... Je... J'ai quelque chose d'important à vous avouer...

Mais la Demoiselle s'obstinait dans son mutisme. Il finit par entrer, doucement : il fallait qu'il lui parle, qu'il la voit au moins... Peut être était-elle tout simplement endormie ?
Alors que ses yeux s'habituaient peu à peu à l'ombre, il s'aperçut que le lit était vide : Personne !
Le Dramaturge fut pris d'un doute... Il descendit rapidement à l'étage inférieur. Il restait quelques avinés dans la grande salle mais il n'y avait nulle part la silhouette gracieuse de sa Comédienne. Il s'approcha de l'aubergiste :


- Monsieur ! Il y avait avec moi tout à l'heure, une jeune femme avec une chevelure noire... Savez-vous où elle se trouve ?

L'homme haussa un sourcil interrogateur et répondit de manière bourrue :

- Mon petit monsieur, il ne faut jamais abandonner une femme au cours d'un repas, c'est fort impoli ! La Drolesse s'en trouvait toute chagrinée...

L'Ecrivain sentit le remord frapper à son coeur, en même temps que le sang y affluait... Il dut devenir extrêmement pâle car la maîtresse des lieux s'approcha de lui et tint ce discours :

- Eh ! Il ne faut pas s'étonner qu'elle soit partie !

Racine fit volte face et lâcha avec effroie :

- Partie !

La bonne dame le scruta de ses yeux de fouine et continua :

- Oui je l'ai envoyée voir une dame de ma connaissance qui pourrait l'aider...

Le jeune homme ne la laissa pas achever et l'empoignant par les épaules, il cria :

- Quelle direction a-t-elle empruntée !!!

Son interlocutrice montra un air heberlué : elle ne s'attendait visiblement pas à ce genre de réaction de la part de quelqu'un qui semblait si chétif auparavant... Elle indiqua à Racine la route empruntée par Desdemone.
L'Auteur s'y dirigeait à grand pas quand, soudain, le Tavernier mis une main sur son épaule, le retenant encore :


- On ne sort pas à ces heures dans Paris sans se munir d'une arme !

Et, ce-disant, il lui confia une épée que Racine s'appropria avec un signe de tête en guise de remerciement.
Il s'élança dans la nuit, à la recherche de celle qui était tout et qu'il ne voulait pas perdre, pas maintenant ! La brume l'enveloppa, alors que déjà il frissonnait, imaginant le pire...

_________________
"L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une âme :
Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux ;
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.
"

Avatar by Golden Fish
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://btvs.forum2jeux.com
Desdemon
Invité



MessageSujet: Re: La Voisin....   Lun Oct 17 2005, 11:24

Desdemone se trouvait désormais dans une situation difficile. Son poignet, toujours fermement tenu par l'ivrogne, lui faisait mal. "Dieu, s'il continue ainsi, il va me le briser !" pensa-t-elle horrifiée. La jeune femme sentait le souffle chaud de l'homme contre sa joue. Elle fut prise de nausée. La jeune femme tenta de se débattre, enfonçant ses ongles dans la figure de l'homme. Le sang perla. Il poussa un cri de douleur. La jeune femme en profita pour se défaire de l'étreinte de son aggresseur et s'enfuir. Malheureusement, dans sa précipitation, Desdemone buta contre un des pavés de la ruelle et tomba à genoux sur le sol. Les joues en feux, elle tenta de se relever tant bien que mal alors que dans son dos, les ricanements des trois hommes se faisaient de plus en plus proches, lui écorchant les oreilles. Chancelante, Desdemone tenta de reprendre sa course mais elle avait perdu trop de temps et ses aggresseurs étaient déjà arrivés jusqu'à elle. L'un d'eux la ceintura par la taille. "Non !!" La jeune fille cria de dégout, d'horreur et de désespoir. Des larmes de rage lui vinrent aux yeux tandis que l'homme qui la maintenait, lui carressait le visage, la nuque puis les épaules, lui chuchotant à l'oreille des paroles incompréhensibles. Desdemone ne pouvait rien faire, elle n'avait plus de force. "Dieu, s'en est fini de moi", pensa-t-elle. L'image flou de Jean Racine lui vint aux yeux. Desdemone sourit faiblement. "Je ne pourrais donc jamais l'aider à porter sa tragédie devant le Roi..."
Revenir en haut Aller en bas
Adrien de Chastignac
Administratrice
avatar

Nombre de messages : 1895
Date d'inscription : 04/06/2005

MessageSujet: Re: La Voisin....   Lun Oct 17 2005, 17:09

Perdu. Voila le meilleur adjectif que l'on puisse attribué a Chastignac. Perdu, paumé, egaré, errant, on ne pourrait le définir autrement...

En piteux état, il donnait presque l'impression d'un clochard qui aurait volé un cheval de seigneur... celui-ci trottait allegrement dans la nuit, se dirigeant de lui-même, a faut de l'être par son maître, entre les dédales des rues de la ville. Dans la nuit noire, seuls les claquements sonores des sabots sur les pavés résonnaient soudain aux oreilles des insomniaques, pour disparaitre aussi vite qu'ils étaient venus.

Chastignac, lui, dodelinait de la tête, fatigués, les cheveux sur les yeux, incapable de rester droit sur sa monture. Hereusement, Saint-Aignan avait prévu un animal assez frais pour supporter le voyage harrassant et le fardeau, bien plus qu'un cavalier, le fardeau donc, appuyé lourdement sur son encolure.

Adrien voyait défiler sous son nez les dalles de pierres, les crottins et toutes sortes d'immondices qui se ressemblaient toutes. Il avait renoncé a essayer de se repérer, se concentrer lui donnait même l'envie de vomir. Le sommeil... il n'attendait que cela. Mais quand enfin arriverait-il a dormir ? Peut-être lorsque son cheval abandonnerait cette allure saccadé qu'il prenait surement expres pour le tenir eveiller... enfin, c'était l'avis du comte.


-Oh La !

Adrien n'avait pu retenir ce cri de surprise lorsque son cheval s'était cabré en frappant on ne sait quoi de ses antérieurs, ce qui avait manqué de renverser son cavalier... merci cher pommeau de selle !

Il lui sembla entendre un bruit sourd, comme un corps flasque et opulent qui tomberait inanimé sur le sol. Chastignac se pencha a peine, le temps de remarquer une jeune fille aa coté d'un homme au crane fracassé, surement celui là même que son cheval avait frappé. Mais déjà, sans qu'il n'ai rien demandé, le comte se faisait de nouveau entrainé dans une autre ruelle au rythme cadencé d'une musique inaudible que seules l'ouïe fine de son cheval percevrait.

Déjà, il ne pensait plus a l'incident alors qu'il n'avait traversé que deux rues apres... le fait d'avoir failli tombé avait achevé de le réveiller. Mais la question qui le turlupinait était celle-ci : où aller ?
Soudain une idée lumineuse lui vint : la seule personne étrangere au chateau qu'il connaissait a peu pres et qui l'avait convié chez elle était cette petite paysanne reconvertis en bourgeoise... comment se nommait-elle déjà ? A mais oui ! Mlle Cabellion... elle semblait l'avoir a la bonne en plus.

Le comte se souvenait vaguement du visage de la demoiselle, mais le nom du domaine ne lui avait pas échappé... la Provence, oui, les grillons... la lavande... il avait déjà eu l'occasion de s'y promener alors que sa soeur ne l'avait pas encore quittée. C'était d'ailleurs afin de recontrer le futur mari que la famille était partie en voyage.

Mais non, ce n'était pas la Provence ! L'arbre de provence ! Voilà ! Le domaine de l'arbre de Provence... il ne restait qu'a demander la drection a suivre... tache ardue : trouvé quelqu'un d'honête a cette heure encore éveillé et dehors se révélait du mirâcle.

_________________


Dernière édition par le Sam Nov 12 2005, 09:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean Racine
Administrateur Adjoint
avatar

Nombre de messages : 1212
Age : 31
rang : Dramaturge
Date d'inscription : 02/07/2005

MessageSujet: Re: La Voisin....   Lun Oct 17 2005, 19:40

Racine ne marchait plus, il courrait au travers des inombrables ruelles parisiennes qui se ressemblaient toutes et qui lui donnait l'impression d'avoir été aspiré dans un manège géant ! Tout tourbillonnait autour de lui ... ou était-ce lui qui tournait en tout sens ? Il ne savait plus, son esprit était aussi brouillé que le vague plan de Paris qu'il essayait en vain de se remémorer !

En effet, la direction indiquée par la femme de l'Aubergiste était plus que vague ! Et l'idiot n'avait même pas essayé de demander plus amples informations !! Il s'était élancé tête baissée croyant voler au secours de sa Muse alors que maintenant, il était quasiment perdu et donc inutile !

Le Dramaturge maugréait contre son manque de sang froid ! Mais il s'agissait de Desdemone ! Comment pourrait-il regarder le jour de nouveau se lever sans elle ? C'était son inspiration, sa Comédienne !
Il essaya encore de se ressaisir et s'arrêta au beau milieu de la voie, afin de s'orienter... Mais il faisait sombre, les chadelles avaient toutes été mouchées et il n'apercevait pas âme qui vive !

Soudain, un bruit familier ! Le pas d'un cheval, ce bruit mat et rassurant sur le pavé !! Il vit se détacher dans la pénombre la silhouette de l'animal équin et de son cavalier... Il ne réfléchit pas à la démarche à suivre, ni à la politesse, il s'élança aux devants de l'homme en criant :


- Eh ! Monsieur ! Qui que vous soyez, j'ai besoin d'aide !

Plus il se rapprochait de son mystérieux sauveur plus il entrevoyait une aide potentielle... Après tout les brigands ne se balladaient pas à cheval dans Paris à la nuit tombée ! Au mieux c'était le gué, au pire, un quelconque gentilhomme revenant d'un rendez-vous galand !
L'Ecrivain finit par se mettre en travers de la route du promeneur et implora :


- Je n'ai aucune mauvaise intention... mais je suis perdu et je cherche quelqu'un !

De sa voix ressortait ce cruel désespoir qui lui mordillait le coeur...

_________________
"L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une âme :
Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux ;
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.
"

Avatar by Golden Fish
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://btvs.forum2jeux.com
Desdemon
Invité



MessageSujet: Re: La Voisin....   Mar Oct 18 2005, 11:15

Pendant ce temps, Desdemone était toujours prisonnière de ses aggresseurs. Le premier la maintenait toujours fermement contre lui. La jeune femme bonbait son corps afin de trouver une échappatoire, mais rien à faire. L'ivrogne plaqua ses lèvres contre celles de la jeune femme, tentant de lui entrouvirent la bouche. Il poussa un cri lorsque Desdemone le mordit. Il la gifla. La jeune femme apercevait dans le noir, le sourire édenté de l'un de ses compagnons et les gestes d'envie de l'autre. Ces derniers se rapprochérent d'elle.

L'ivrogne avait sorti un canif de son pantalon et déchirait son corset. Desdemone, horrifiée, tenta de crier. Elle n'en eu pas le temps. L'un des hommes la fit taire en lui donnant un coup de poing dans l'estomac. La jeune femme, le souffle coupé, était sur la point de s'évanouir.

Soudain, Desdemone, à moitiè inconsciente, entendit le bruit des pas d'un cheval martelant les pavés. Le bruit était de plus en plus proche, devenant réalité pour la jeune femme. Desdemone se mit à esperer sachant cette aide salutaire.

Tout à coup, le cavalier surgit au galop. Sa monture se cabra au pieds de Desdemone et de son aggresseur. La jeune femme profita de la surprise de son assaillant pour se détacher de son étreinte évitant ainsi de justesse des coups de sabots. L'ivrogne hurla. Son corps tomba inanimé aux pieds de la jeune femme. Une mare de sang se répandit sur les pavés de la ruelle. L'homme avait le crâne fendu. Pétrifiée, Desdemone recula.

Le cheval ne s'était pas arrêté. Il avait continué sa course folle, laissant la jeune femme dans le désarrois le plus total. Dans l'obscurité, Desdemone aperçut un objet briller. C'était le canif de l'homme qui était mort. La jeune femme se pencha pour le ramasser.

Les deux aggresseurs avaient tenté d'arrêter le cavalier mais en vain. L'un deux, s'agenouilla près du corps sans vie de leur compagnon. Relevant la tête, il jeta à Desdemone un regard de haine. Puis les poings serrés, ils se dirigea vers elle. Desdemone recula le plus possible. Malheureusement, elle se heurta contre un mur. La jeune fille ne pouvait plus reculer. Elle n'avait plus qu'une seule solution pour rester en vie. Dans sa main droite, elle tenait toujours serré le canif dont la lame brillait sous la lumière de la lune.

[hj : franchement, faudrait penser à venir me sauver...Je commence à me découvrir des goûts un peu....sado maso (pour mon personnage bien sûr) et ça commence à me faire peur ! ^^"]
Revenir en haut Aller en bas
Jean Racine
Administrateur Adjoint
avatar

Nombre de messages : 1212
Age : 31
rang : Dramaturge
Date d'inscription : 02/07/2005

MessageSujet: Re: La Voisin....   Mar Oct 18 2005, 14:29

[MDR ! Dès qu'Adrien me répond... sauf que ça ce fera certainement pas en un seul post... nous allons nous reconnaître, il va me dire où tu te trouves, je vais lui indiquer le domaine qu'il recherche... Bref j'arriiiiiiiiive ! lol !]

_________________
"L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une âme :
Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux ;
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.
"

Avatar by Golden Fish
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://btvs.forum2jeux.com
Adrien de Chastignac
Administratrice
avatar

Nombre de messages : 1895
Date d'inscription : 04/06/2005

MessageSujet: Re: La Voisin....   Mer Oct 19 2005, 12:04

Adrien avait renoncé à trouver un quelconque quidam dans cette ville puante et sombre telle l'antre du cyclope... ou plutot telle le labyrinthe de Dédale.

Mais sur quel minautore finirait-il par tomber ?
La voix qui s'éleva des ténebres n'apparut pas pourtant aux oreilles de Chastignac comme le râle bestial et terrible du taureau mais comme la voix fluette du jouvenceau appeuré...

Alors seulement Adrien tourna la tête pour n'apercevoir qu'une ombre frêle et cepandant assurée qui se jetait, les bras en croix, sur la trajectoire de son étalon. terrible vision qui ne dura que quelques secondes, tout s'enchainant a une rapidité que nul ne réussit a comprendre. L'homme se révéla a un rayon de lune les bras en croix, comme un martyr ou un ange déchu... Le cheval d'Adrien se cabra une nouvelle fois, majestueux et silencieux, comme s'il était accoutumé a ce genre de réaction... évitant de justesse l'homme dont la vision avait aveuglé le cavalier.

Toujours aussi piteux, une fois le cheval immobilisé, le comte se retourna une nouvelle fois, s'aggripant a la criniere soyeuse de sa monture pour se relever. Mais le mirage avait subitement disparu, l'ange n'était plus qu'une ombre.

La bouche pateuse, il réussit pourtant a articuler distinctement quelques mots avant de souffler :


-Qu'êtes vous ? Qu'es' vous me voulez ?

L'homme s'approcha alors encore, sans peur, pour lui répondre d'une voix guillerette dans laquelle on distinguait tout de même de l'anxiété.

Citation :
- Je n'ai aucune mauvaise intention... mais je suis perdu et je cherche quelqu'un !

-Ah...

Chastignac soupira. Autrefois, il aurait rit, déclarant qu'il ne pouvait que proposer de se perdre a nouveau ensemble lui même égaré... ou peut-être serait-il resté méfiant et n'aurait pas dévoilé son état de peur de se faire voler plus facilement ? Comment savoir ?
Mais là son raisonnement était altéré, il était quasiment incapable de réfléchir, seule quelques idées lui venaient a l'esprit comme "qui il cherche ? C'est pas un ange... je suis perdu"


-Monsieur je regrette mais.... je n'ai recontré presque personne ici et je ne suis pas capable de me repérer moi-même... alors vous guider...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean Racine
Administrateur Adjoint
avatar

Nombre de messages : 1212
Age : 31
rang : Dramaturge
Date d'inscription : 02/07/2005

MessageSujet: Re: La Voisin....   Mer Oct 19 2005, 19:38

C'était la voix de quelqu'un de las... si las... Mais l'honnêteté arrivait jusqu'aux oreilles de Racine, le son étant le seul repère restant, la vue étant condamnée par la brume de cette nuit sans Lune !
L'Ecrivain se rapprocha pour entendre la déclaration du Cavalier :


Citation :
-Monsieur je regrette mais.... je n'ai recontré presque personne ici et je ne suis pas capable de me repérer moi-même... alors vous guider...

Le jeune homme faillit tomber à la renverse, son aide providentielle s'était envolée d'un claquement de doigt ! Il pensa à voix haute :

- La Peste soit de cette journée !! Peut-être est elle morte à l'heure qu'il est... ou m'a-t-elle tout simplement abandonnée ? Ah, Desdemone...

Les épaules du Dramaturge s'affaissèrent devant cette terrible fatalité ! Il ne pensait même plus à ce que la situation fut Tragique et donc immense source d'inspiration... Non ! Pour la première fois de son existence, tout son esprit était tourné vers une seule et même personne : Sa Muse !
Il releva soudain la tête, s'apercevant que ce monologue devait fort ennuyer son compagnon d'infortune ! Il reprit :


- Excusez mes propos, mais je suis desespéré ! Quant à vous, mon gentilhomme, je ne puis vous aider sans savoir où...

Tout à coup, Racine vit que le Destin ne l'abandonnait pas !! Il reconnut la silhouette familière du vieux Théâtre où répétait Molière ! Il savait enfin où il se trouvait ! Il s'écria :

- OUI ! C'est cela ! Je n'ai fait que tourner... Et me voilà à nouveau à deux pas de l'Auberge...

Certes mais tu ne sais toujours pas où est ta comédienne lui rappela sa conscience qui s'égarait sous le coup d'une euphorie soudaine... Il blemit à nouveau mais cela ne pouvait être tout à fait visible à son interlocuteur. Il ajouta :

- J'ai au moins retrouvé mon chemin... Peut être pourrais-je vous aider Monsieur...

Il ne semblait pas convaincu, abattu par la frayeur qu'il avait de perdre Desdemone !

_________________
"L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une âme :
Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux ;
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.
"

Avatar by Golden Fish
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://btvs.forum2jeux.com
Adrien de Chastignac
Administratrice
avatar

Nombre de messages : 1895
Date d'inscription : 04/06/2005

MessageSujet: Re: La Voisin....   Ven Oct 21 2005, 19:12

Le Jeune homme commença un charmant monologue auquel Chastignac ne preta pas la moindre attention jusqu'a... jusqu'au mot "auberge". Alors il leva la tête et écouta soigneusement ce que disait Racine... qui sembla s'apercevoir du manege d'Adrien et parla, on ne sait si narquoisement ou non, ainsi :

Citation :
- J'ai au moins retrouvé mon chemin... Peut être pourrais-je vous aider Monsieur...

Le comte se renfrogna, de peur qu'on se raille de lui.

-Je... je ne sais pas... je cherche le domaine de l'arbre de Provence mais je doute fort qu'il soit assez proche pour que je puisse m'y rendre dans l'immédiat... alors un endroit pour finir la nuit me suffirais amplement, les rues sont si peu sécurisées...

A son tour il commenca a parler pour lui même, un peu dans les vappes, le regard lointain et la tête dodelinante.

-J'ai encore croisé ce qui semblait des gitans il y a deux minutes... une femme aussi...

Il se secoua un peu, s'apercevant du ridicul de la situation pour lui soudain. Et réengagea la conversation, la voix beaucoup plus assurée, peu être un peu trop pour paraitre crédible :

-Alors, vous connaissez un établissement où loger ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean Racine
Administrateur Adjoint
avatar

Nombre de messages : 1212
Age : 31
rang : Dramaturge
Date d'inscription : 02/07/2005

MessageSujet: Re: La Voisin....   Ven Oct 21 2005, 23:45

Citation :
je cherche le domaine de l'arbre de Provence mais je doute fort qu'il soit assez proche pour que je puisse m'y rendre dans l'immédiat...

Racine releva vivement la tête vers le Cavalier et laissa partir une petite exclamation soudaine ! L'Arbre de Provence ? Le manoir de son ami Cabellion ? Il dit sans réfléchir :

- Oh mais je connais très bien cet endroit ! J'y habite pour tout vous dire... Casachris est une vieille connaissance ? Mais vous vous rendez pour ?

L'Ecrivain n'acheva même pas sa phrase, blemissant lorsque l'homme lui parla d'une femme ! Il devint même presque fou :

- Que dites-vous ? Une femme ? Les cheveux noirs ? Belle ? Avec des Gitans ?

Le Sang du Dramaturge ne fit qu'un tour, il ne tint plus en place et regardant en tout sens implora :

- Dans quelle direction ! Je vous en prie ! C'est peut être elle !!

Le fait que Desdemone puisse courir un quelconque danger le rendait comme ivre !! Il passait de la fureur à la consternation... Il en perdait la raison ! S'il lui arrivait malheur, ce serait de sa faute : il perdrait sa Muse et sa Comédienne ! Et peut être... celle qu'il aimait !

_________________
"L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une âme :
Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux ;
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.
"

Avatar by Golden Fish
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://btvs.forum2jeux.com
Adrien de Chastignac
Administratrice
avatar

Nombre de messages : 1895
Date d'inscription : 04/06/2005

MessageSujet: Re: La Voisin....   Sam Oct 22 2005, 15:17

Jamais Racine ne lui répondit, il fit au contraire plus attention a ces paroles sans queue ni tête qu'il avait proféré il y a quelques instants....
Et soudain il se mis a tourner sur lui même, hurlant sans des paroles sans sens que Chastignac avait du mal a suivre. D'abord surpris d'une telle réaction, il avait reculé instinctivement, de peur qu'il lui saute dessus pour lui arracher des renseignements.


-Qu'en sais-je moi si elle était belle ? Je ne l'ai pas observer moi ! Je cherche une auberge pas la cour des miracles !

Puis, craignant sans doute un nouvel acces, de fureur cette fois, de la part de Racine, il lui indiqua du doigt la direction qu'il pensait avoir prise.

-Je pense qu'elle est a deux rues d'ici, par cette route...

Il se cala un peu mieux sur la selle, un peu géné d'avoir été l'acteur d'une scene de folie...
Pret a repartir vite fait bien fait, il serra un peu mieux les renes de cuir..


(http://1663.forumactif.com/viewtopic.forum?p=7289#7289)

_________________


Dernière édition par le Sam Nov 12 2005, 09:32, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean Racine
Administrateur Adjoint
avatar

Nombre de messages : 1212
Age : 31
rang : Dramaturge
Date d'inscription : 02/07/2005

MessageSujet: Re: La Voisin....   Sam Oct 22 2005, 19:44

Racine virevolta dans la direction que lui indiquait le Cavalier... Il s'élançait quand il se souvint des règles de conduite en présence de gentilhommes ! Il se retourna vivement et lança à Chastignac :

- Prenez la rue en face de vous et tournez dans la deuxième à gauche, vous trouverez une Auberge fort bien tenue ! Merci Monsieur, vous ne vous doutez même pas du service que vous m'avez rendu !

Il n'attendit pas de réponse, courrant à toutes jambes vers l'endroit où il pensait trouver Desdemone... Etait-elle encore vivante ? Cette seule pensée lui glaça le sang et il accelera sa course !!
Puis, il entendit un cri ! C'était elle, il aurait reconnu sa voix au milieu d'une foule de manants, alors dans l'obscurité et le silence de la nuit, il ne pouvait pas se tromper ! Il arriva enfin là où la jeune femme, se trouvait menacée par deux bandits... Elle était coincée entre ses agresseurs et le mur d'une maison !
L'Ecrivain allait pousser un cri de rage devant un tel spectacle mais il se retint : l'effet de surprise serait bénéfique ! Il se rappela alors de la rapière que lui avait prêté l'Aubergiste... le seul problème, c'est qu'il savait à peine comment la tenir ! Il posa donc une main mal assurée sur la garde et la sortit de son fourreau, la lame brilla un instant alors que la Lune se dégageait de son manteau de nuages.
Il se glissa dans l'ombre, à petits pas vers les deux hommes menaçant, aucun n'avait entendu le Dramaturge arriver... Racine ne réfléchit pas à son action, et ni une ni deux, il dit :


- Savez-vous Messieurs, que vous êtes en train de menacer Ma Muse ?

L'un fit volte face et, sans que le jeune homme n'eut un quelconque mouvement à faire, il vint de lui-même s'empaler sur la longue épée qu'il maintenait fermement à l'horizontal...
Racine sentit la chair de l'homme se transpercer, puis il vit la vie quitter peu à peu le brigand. Epouvanté de son geste, c'était la première fois qu'il tuait un homme, le Dramaturge ouvrit des yeux terrifiés et il retira vivement la lame du corps de son ennemi : il libéra alors un flot de sang qui vint tacher son pourpoint.
L'autre comprit soudain que son compagnon était mort lorsqu'il entendit le bruit mat du corps qui s'affaissait sur le pavé ! Il jetta un rapide coup d'oeil au visage de Racine puis, comptant mentalement le nombre de vivants et de morts, il réalisa qu'il était en nombre inférieur... Peut être que l'expression de l'Auteur avait également quelque chose d'effrayant ! Toujours est-il qu'il s'enfuit...

Racine leva ses yeux, sans la moindre étincelle de vie, vers Desdemone. Il ne pu la rassurer par un sourire : il venait d'ôter la vie de quelqu'un ! Celui qui baignait dans son sang à ses pieds ! Prenant toute la mesure d'un tel acte, il s'effondra.

_________________
"L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une âme :
Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux ;
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.
"

Avatar by Golden Fish


Dernière édition par le Dim Oct 23 2005, 08:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://btvs.forum2jeux.com
Desdemon
Invité



MessageSujet: Re: La Voisin....   Sam Oct 22 2005, 21:08

Les deux manants se rapprochaient de plus en plus. Dans sa main droite, Desdemone tenait fermement serré le canif. La jeune femme était essoufflée. Elle ne résonnait plus et agissait avec instinct. Les deux hommes étaient de plus en plus proches, toujours plus menaçant. La jeune femme se redressa afin de se défendre lorsqu'une voix dans la nuit se révéla :

Citation :
- Savez-vous Messieurs, que vous êtes en train de menacer Ma Muse ?

Desdemone n'en croyait pas ses oreilles, elle avait reconnu la voix de Jean Racine et dans le noir, la jeune femme parvenait à distinguer sa silouette. Il était là ! Son coeur bondit de joie dans sa poitrine. Ses yeux brillaient. "Maintenant, il ne peux plus rien m'arriver", pensa-t-elle.

Tout s'enchaina vite. Un bruit semblable à celui d'une déchirure se fit entendre. Desdemone sursauta. L'un des deux aggresseurs avait été transpercé par une rapière que l'écrivain tenait entre ses mains, puis s'écroula sur le sol. L'autre détala dans les rues sombres de Paris au grand soulagement de Desdemone.


"C'est terminer" se dit-elle. Un élan de joie la transporta. Alors qu'elle allait s'adresser à Jean Racine, ce dernier, plus pâle qu'à l'ordinaire, s'effondra. La jeune femme eut juste le temps de tendre les bras pour le rattraper. L'écrivain était inconscient. Desdemone sourit tendrement en regardant le visage de Jean Racine baigné par la clarté de la lune. "Merci", lui murmura-t-elle. La jeune femme passa le bras gauche de Jean Racine autour de ses épaules et, puissant dans ses dernières forces, elle entreprit de le ramener à l'auberge.
Revenir en haut Aller en bas
Jean Racine
Administrateur Adjoint
avatar

Nombre de messages : 1212
Age : 31
rang : Dramaturge
Date d'inscription : 02/07/2005

MessageSujet: Re: La Voisin....   Dim Oct 23 2005, 08:34

La Suite : Refuge

_________________
"L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une âme :
Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux ;
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.
"

Avatar by Golden Fish
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://btvs.forum2jeux.com
Jean Racine
Administrateur Adjoint
avatar

Nombre de messages : 1212
Age : 31
rang : Dramaturge
Date d'inscription : 02/07/2005

MessageSujet: Re: La Voisin....   Sam Mai 06 2006, 21:50

Port-Royal


Encore tout essoufflé de son galop effreiné sur les chemins de campagne, Racine évoluait avec aisance dans les rues de Paris en direction du quartier de son enfance : Port-Royal.
Bien décidé à rentrer chez lui au plus vite, il prit un raccourci, coupant par une ruelle étroite et se trouva bientôt devant la porte de l'imposante bâtisse qui abritait le petit logement qu'il occupait avec sa Cousine et sa Tante.

Il poussa d'un coup d'épaule la lourde porte de bois et monta à l'étage. Arrivé sur le palier, il frappa. En effet, il avait perdu ses clefs dans toutes ces péripéties !
Personne ne répondait. Il frappa plus fort et plus longtemps tout en rageant intérieurement. Il était fatigué, il avait soif et il avait hâte de changer de vêtements !

Au bout d'un certain temps, la porte s'entrebailla sur le visage mal-aimable d'une femme qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam ! Il demeura un moment en arrêt, cherchant ses mots puis finit par demander :


- Hum... Que faites-vous chez moi ?

La femme le toisa et répondit, sèchement :

- Jeune homme, je ne sais pas ce que vous me voulez, mais je suis ici dans ma demeure et je compte bien y rester. Si vous louiez à Marguerite Deschamps, adressez-vous à elle. Elle habite dans l'hôtel particulier de son mari.

L'Ecrivain essaya d'analyser lentement cette phrase. Son logement ? Vendu ? Marguerite ? Pourquoi sa cousine s'appelait-elle Deschamps maintenant ? Mariée ?

- QUOI ? Que... Mais... Ma Tante... Mon Ode... Mes affaires...

La propriétaire dut considérer l'entretien terminé car elle claqua la porte sans plus de cérémonie laissant Jean dans le plus grand desarroi ! A croire qu'il ne faisait que ça ces derniers jours !
Encore sous le choc, ne comprenant vraiment pas ce que faisait cette étrangère chez lui, comment sa cousine s'était mariée aussi vite (A moins qu'il s'agisse d'une autre Marguerite ?) ni pourquoi sa Tante avait vendu, il se retrouva dans la rue, les bras balands.

Rebroussant chemin, sans avoir véritablement de but précis, à part celui de retrouver sa monture, il surpris une conversation entre deux gentilhommes :


- Vous savez mon cher que j'ai été un des rares conviés à la représentation de Desdemone ?

- Non ! Sang-Dieu ! Vous dîtes vrai ? N'est-ce pas cette Tragédie de cet Auteur qu'on dit prometteur à la Cour... Comment s'appelle-t-il déjà ? Jean...

- Jean Racine. Oui c'est cela.......

COMMENT ??? La bouche de Racine s'ouvrit et se referma sans qu'il émette le moindre son, comme une carpe hors de l'eau qui chercherait l'air, en vain.
Il plaqua sa main gauche contre un mur, sentant un étourdissement venir. Il arriva à se maintenir sur ses jambes, mais son esprit lui, s'éffondrait comme un château de cartes. Qu'était-ce donc tout ceci ? Dans quelle histoire était-il fourré ? Pourquoi disait-on à la Cour qu'il avait écrit une tragédie ? Ou plutôt, quel était l'infâme qui avait emprunté son nom ? Et à quelle fin ?

Il n'y avait plus qu'une seule solution pour tirer le fin mot de l'histoire : Se rendre à Fontainebleau.
Le Dramaturge attendit que la terre sous ses pieds cesse de tanguer dangereusement puis il retrouva son cheval à une des grandes portes. Il ne savait pas s'il pourrait encore supporter un autre voyage. Pourtant, il le fallait !


La Suite : L'Entrée à la Cour de Fontainebleau

_________________
"L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une âme :
Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux ;
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.
"

Avatar by Golden Fish
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://btvs.forum2jeux.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La Voisin....   

Revenir en haut Aller en bas
 
La Voisin....
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Voisin Du Dessin (VDD)
» Le voisin du dessous
» Mon voisin du dessus [RP VERSION]
» Mon voisin du dessus
» Mon voisin du dessous

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
1663 : Face aux Feux du Soleil :: ARCHIVES :: 1663 V1-
Sauter vers: