1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Le bureau du Commandant de la Place

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MessageSujet: Le bureau du Commandant de la Place   Dim Oct 23 2005, 14:48

Lassalle fut rapidement introduit auprès du commandent de la place, le billet du Roy valait toutes les cannonades pour vous ouvrir des places en France...

Il se retrouva dans le bureau du commandant de la place, le Marquis de Motté, un homme rond, au visage rongé par la vérole, à la mise desordonnée, et à la mine nerveuse. Et une fois Lassalle en sa présence, il ne cessa de lui jetter des regards de biais, il se méfiait du nouveau venu, il savait sa place confortable, et il ne voulait pas la perdre.

Mais Lassalle n'était pas là pour se perdre dans de subtils querelles de juridiction, si cet être ce montrait gênant, il n'aurait scrupule pour s'en debarasser, et par tous les moyens s'il le fallait.

Les deux adversaires se jaugérent un instant, ce fut Motté qui fit le premier pas, il se leva, et vint saluer Lassalle, et fit d'une voix mieleuse


" Bravo pour votre nomination Monsieur de Lassalle. J'espère que nous serons travailler en parfaite harmonie."

Lassalle répondit par un regard glacial de son unique oeil, se contentant de lisser sa moustache, il fit tout de même de facon abtupt:

" Je l'espère aussi. Veuillez réunir sur le champ vos hommes dans la Cour, j'ai une déclaration à leur faire...
- Mais les usages...
- Il est toujours temps de s'en préocuper. Execution !"

Motté surpris par le ton martial ne répondit pas, il s'inclina, et partir précipitament éxécuter les ordres de Lassalle.

Lassalle lui, fit jaillir un cigare de sa poche, et l'alluma, en degustant une bouffée, il la recracha, et se mit à rire, avant de faire tout haut
:

" Préfet de Police ! Ah ah ah quel farce !"
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Cabellion
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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Mar Oct 25 2005, 16:06

Suite de Pendaison à Reims

[HS Je jouerais le chef de la police de Reims Wink ]

Son chapeau noir légerement de travers, un homme galopait sur la route aux abords de Paris. Un homme massif et d'une taille impressionante pour l'époque. Un homme auquel on n'aimerait pas s'y frotter. De longs cheveux noirs tombaient de son chapeau sur son visage dur et pale. Un visage dont les traits étaient grossiers et une cicatrice parcourant sa joue gauche. Seul ses yeux trahissaient toute cette puissance et cette froideur. Des yeux horrifiés et inquiet qui laissait présager rien de bon. * Comment peut on arriver à une telle boucherie? Comment un homme ou plutot une ombre a t'il pu oser s'en prendre à la justice de Louis XIV? Serait ce le mal qui s'abattrait sur la terre. Serait ce le jour de l'Apocalypse?* Ces pensées le hanterent, lui fervent chrétien. Il aurait préféré devenir curé mais son pere n'avait pas été de cet avis et il dut se ranger du coté de la justice. En pensant à tout cela, il n'avait pas remarqué qu'il se trouvait déjà dans les rues sombres de Paris. Cette grande ville bruyante, désordonnée et sale où on voyait se découper au dessus des maisons la célebre forteresse de la Bastille. C'était là, précisément qu'il souhaitait avec tant de hate se rendre. Une affaire comme celle ci relevait de la plus haute importance et un petit chef de police de province comme lui ne pouvait rien faire. Ses réflexions le menerent devant l'entrée de la forteresse. Le garde l'interpella avec tant de haine dans ses yeux et tant de force que cette puissance fut enormément affaibli à la seule vue de l'inconnu. Celui ci répondit:

- Je suis Mr Poulignon, chef de la police de Reims, voici le sceau si vous avez des doutes. Si vous en avez encore, croyez vous que je me serais donné la peine, de faire 6 heures de route, rien que pour visiter le coin?
- Euh...
- Alors levez moi cette herse avant que je vous fasse noyer dans un sac.
- Tout de suite messire.

Ces paroles étaient dites avec tant de rage et tant de colere, que le garde devint bleme et qu'il ne demanda pas ses restes. La herse fut ouverte et Poulignon put entrer. Sitot fait, il descendit de son cheval et regagna le bureau du marquis de Motté, un ami à lui et commandant des lieux. Il frappa à la porte en criant:

- Mr le marquis? C'est Poulignon, je viens de Reims pour vous parler d'une affaire plus qu'importante. J'ai absolument besoin de votre aide et de vos conseils...
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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Mer Oct 26 2005, 22:02

Le même Motté qui était au même moment en pleine âpre discussion avec Lassalle, discussion sur les prérogatives, prérogratives qu'il avait désormais bien du mal à défendre, un rapport auprès du roi, et il se retrouverait à chasser le brigand dans les vallées désolés des pyrénées...

Lassalle lui proposa un marché, Motté aura la geôle, et lui le clé, son domaine se limitera à la bastille, et il ne s'aventura jamais sur celui de Lassalle.

Lassalle était un train de dissiper les derniers doutes de Motté, quand on se mit à plastronner à la porte. Ce qui eut le don de rendre furieux le Chevalier
:

" J'avais poutant demandé que personne ne nous dérange, décidement il y a grand besoin de disclipne ici..."

Décocha t'il furieux envers Motté.

Puis haussant d'un ton, il fit d'une voix grave:


" ENTREZ !!!".
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Cabellion
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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Jeu Oct 27 2005, 08:46

Ne reconnaissant pas la voix, Poulignon crut d'abord se tromper de salle. Mais il entra quand meme et tomba sur un seigneur qu'il ne connaissait pas. Il crut d'abord à l'assistant du marquis ou à un chef de police comme lui qui demandait conseil du marquis pour quelques petites affaires. Puis il s'inclina devant l'inconnu.

- Excusez moi messire de vous avoir déranger, mais vous n'auriez pas vu le marquis de Motté. C'est que je suis un peu pressé et je dois m'entretenir de toute urgence avec lui.

Une voix sortit de l'obscurité et le chef de la police de Reims pu le voir, le marquis.

- Comment a... allez vous mon cher? Lai...laissez moi l'honneur de vous présenter le Chevalier de Lassalle, nouveau gouverneur de la Bastille.
- Trop d'honneur que de rencontrer mon supérieur. dit il en s'inclinant une autre fois. Mais venons vite au fait de ma venue. Mr le marquis, il s'est passé une chose terrible à Reims. Une vrai boucherie. Laissez moi vous raconter. Il était midi et nous pendions des condamnés à mort. Quand soudain deux hommes vétus de noir, des "ombres" comme disaient mes policiers, vinrent s'abattre sur la place. L'un d'eux délivrait les prisonniers tandis que l'autre défiait mes hommes. Je n'ai pas compté le nombre d'homme qui ont été au tapis, mais les autres ont fuit pour me prévenir. Aussitot j'ai envoyé toute la garnison de la ville mais c'était trop tard, il ne restait plus que les cadavres de mes policiers. On essaye de les rannimer en ce moment, mais leur état est tres critique. Ensuite comme tout chef qui se respecte, j'ai voulu faire enfermer les fuyards, mais ils m'ont répondus que de se battre était de la pure folie. Il me racontait la diablesse et l'aisance que prenait l'ombre à se battre. En plus, devinez ce qu'on a retrouvé sur les cadavres? On a retrouvé, gravé dans leur chair, trois 6.
C'est pour cela que je suis parti à Paris. Une affaire comme celle ci ne releve plus d'un simple chef de province. Vous comprenez...

Le coté comique de la situation était que le policier de Reims, n'avait toujours pas compris que Lassalle était le gouverneur de la Bastille, donc le commandant en chef de la police. Et il parlait plutot au marquis. Peut etre par habitude, peut etre par le lien de l'amitié...De toute maniere sa voix apeuré contrastait énormément avec sa carrure puissante. Un homme qui aurait pu étouffer un boeuf de ses seuls bras, térrorisé par deux hommes qui défiaient la justice.
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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Mar Nov 08 2005, 19:29

Lassalle resta d'un silence glacial durant la durée de l'exposé des faits, son unique oeil valide se contentant de fixer un point imaginaire, et son visage ne laissait rien apparaitre, pourtant un tremblement imperceptible de sa main gantée était le signe d'un colére froide qui montait en lui...

Motté fut le premier à vouloir répondre, mais Lassalle ne n'en lui laissa pas le temps en se levant, il se leva lentement, sans colère ni brusquerie.

Il s'avanca en direction du nouveau venu, le jaugea un instant en tirant sur sa moustache, puis fit d'une voix sec:


" Chapeau !"

Avant d'ajouter " Nom, prénom, fonction tout abord ! Tudieu il y a beaucoup trop de dissipation dans votre entourage Marquis ! Comment osez vous présenter devant un supérieur sans un minimun d'usages ?Répondez vite ou je vous envoie aux galéres !"

Son ton était sec, sa voix froide, il réprimait de justesse une colére dévastatrice...
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Cabellion
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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Mer Nov 09 2005, 16:18

Citation :
Nom, prénom, fonction tout abord ! Tudieu il y a beaucoup trop de dissipation dans votre entourage Marquis ! Comment osez vous présenter devant un supérieur sans un minimun d'usages ?Répondez vite ou je vous envoie aux galéres !"

Mais... bégaya t'il

Ce chef à la noix était entrain de s'occuper de toute la paperasse. Il ne connaissait pas bien l'ordre de ses priorités. Bientot il lui dirait de remplir un formulaire... * Si la Terre devait bruler,je parie que ce gouverneur m'aurait dit de remplir trois tonnes de papier avant d'aller sur les faits pour les contrer * La rage de ses pensées paraissait sur son visage bleme. Et il dit à contre coeur au garde à vous:

- Poulignon, Jean, chef de la police de Reims. Je suis venu messire pour vous faire part d'une catastrophe qui s'est produite tout pret de chez moi. Une catastrophe ne relevant plus de mon pouvoir... Que penses messire sur notre facon à agir? fit il avec un sourire forcé en s'inclinant malgré lui.
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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Mer Nov 09 2005, 18:47

Lassalle ne fut guére satisfait de la présentation de ce Poulignon, mais il décida de ne pas s'appeusentir sur la question, il y avait désormais bien plus urgent à faire, une urgence qui l'ennuyait, il avait tant affaire ici, il n'avait pas le temps de s'occuper des aternoiements de tous les petits chefs locaux...

Pour autant sa charge l'exigeait, il se devait de s'occuper de cette affaire, c'était sa prémiére il ne pouvait pas l'occulter.

Reflechissant à toute vitesse, ses ordres se mirent à jaillir, sec et executoire.

Il se tourna en premier vers le marquis de Motté
:

" Marquis faites équiper sur le champ vos six plus solides gaillards ! Et tenez vous prêt à me distiller autant de renfort que je vous demanderais !"

Puis il se retourna en direction de Poulignon:

" Nous partons dés que les hommes seront prêts ! Vous m'expliquerez la situation en détail en chemin ! Par contre tenez le vous pour dit, une fois là bas, j'ai tous pouvoirs pour rétablir l'ordre, mon action sera courte mais vigoureuse, et je ne ferais aucun compromis... et je ne supporterais aucune entrave de votre part, je n'hésiterais à briser tous ceux qui s'opposent à l'enquête..."

Récuperant son chapeau, il se recoiffa avec, claqua des talons et se dirigea vers la sortie:

" Tout doit être prêt dans 5 minutes! "

Fit-il en ouvrant la porte, avant d'ajouter:

" Et une derniére chose Marquis, si à mon retour la disclipne n'est pas retabli ici... nous manquons de policier de valeur dans certaines villes de notre belle province..."

Avant de claquer la porte bruyement.
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Cabellion
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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Mer Nov 09 2005, 21:05

Citation :
Nous partons dés que les hommes seront prêts ! Vous m'expliquerez la situation en détail en chemin ! Par contre tenez le vous pour dit, une fois là bas, j'ai tous pouvoirs pour rétablir l'ordre, mon action sera courte mais vigoureuse, et je ne ferais aucun compromis... et je ne supporterais aucune entrave de votre part, je n'hésiterais à briser tous ceux qui s'opposent à l'enquête...

*Il est fou. Pourquoi entraverais je la justice puisque j'en fais parti?????* Poulignon était ébahi de la réflexion du gouverneur.

- Mais pourquoi vous empecherais je d'éclaircir l'affaire puisque c'est également mon but.

Mais le seigneur ne repondit pas à la question et s'en alla.

Citation :
" Et une derniére chose Marquis, si à mon retour la disclipne n'est pas retabli ici... nous manquons de policier de valeur dans certaines villes de notre belle province..."

Puis la porte claqua et resonna. Quand le silence revint, Poulignon fit remarquer au marquis:

- Pas commode le nouveau chef. Pourquoi le Roy nous a envoyé un homme pareil?
- Je.. je ne sais pas. répondit le marquis. Il doit surement avoir ses raisons. En attendant il va falloir obéir aux ordres.
- On ne va pas finir de s'amuser avec lui répliqua ironiquement le policier de Reims
- Non, venez je vais chercher les 10 gardes qu'il souhaite, puis vous partirez. C'est si grave que cela, vous croyez que ca soit une puissance maléfique qui ait fait cela?
- Je n'en sais rien, mais tout porte à croire que oui.

Puis sous le regard horrifié du marquis ils descendirent les marcheset arriverent dans la cour. Il passa dans les appartements des gardes. Ceux ci étaient à moitié débraillé, ils buvaient, jouaient aux dés... Quand ils arriverent tous les deux, ceux ci n'eurent aucun réflexe, meme pas un salut. Puis le marquis haussa la voix.

- J'aurais besoin de 10 volontaires pour faire un voyage.

L'un d'eux, le plus proche répondit, un peu bourré

- Ah... Et, et on va où hips. Un endroit où on peut prendre un petit verre?
- Mieux que cela je vous sort le Champagne
- HOURRAH répondirent tous en coeur les gardes
- Mais à une condition, que ces 10 fassent preuve d'une grande discipline. Le nouveau gouverneur qui vous menera n'est pas du genre à rigoler et il fera mettre aux fers ceux qui dévie à cette discipline, qui est partant?

A son grand étonnement, tout le monde se leva et se pressa à lui pour faire parti du voyage. Le champagne avait plus d'effet que le gouverneur. Il en prit 10 au hasard, ceux qui étaient les moins bourréset leur demanda de s'habiller corectement en moins de 3 minutes. Tous furent pret sur la cour au garde à vous. Les dix gardes étaient alignés attendant le gouverneur, à son bout se tenait Poulignon fixe et immobile. Le marquis était parti avertir le gouverneur que tout était pret.
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Mar Nov 15 2005, 05:06

L'heure était tardive, mais D'Artagnan espérait toujours pouvoir trouver le nouveau chef de la police dans ses quartiers de fonction. Aussi, il se fit annoncer par un homme à l'entrée, qui le conduisit dans un pièce attenant au bureau du Commandant. La pièce était bien décorée, simplement mais avec goût. Le Lieutenant des Mousquetaire lança un regard vers le Sous-Lieutenant de Verchère, qui l'avait accompagné, afin qu'il demeure tranquille, question de ne rien brisé...

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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Mer Nov 16 2005, 13:56

Elrohir entra dans la salle et demeura appuyé sur le mur de la porte d'entrée. Il était venu pour voir ce qu'il se passait ici et surtout, pour aider à planifier l'Attaque. Il était le seul mousquetaire à bien connaitre les égouts. Lui qui avait passé quelques jours sous terre à errer pour trouver un homme. Il avait également trouver des choses qui semblaient prédire qu'un évènement allait se produire.

Il attendait, avec D'Artagnan, que le discussion commença

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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Mer Nov 16 2005, 21:15

L'attente commençait à se prolonger, au grand déplaisir de D'Artagnan qui, dans les circonstances, ne se sentait pas des plus patient. Il avait plutôt hâte que le soleil se lève sur une nouvelle journée, afin d'expier sa colère sur quelques malfrats. Cette attitude ne le prenait que rarement, mais aujourd'hui, le vase avait débordé.

Dans un geste d'impatience, il se releva et commença à faire les cent pas, réfléchissant aux options qui se présentaient. Il jeta un coup d'oeil sur l'heure... Neuf heure du soir... Bien tard pour une rencontre... et bien tard pour patienter ainsi! Mentalement, il se dit qu'il patienterait encore une quinzaine de minutes. Après tout, c'était par pure courtoisie que D'Artagnan était venu en ces lieux. Les Mousquetaires étaient bien assez nombreux pour l'opération qu'envisageait D'Artagnan, et les prisons des quartiers du Régiment pourrait accueillir temporairement les prisonniers, avant qu'ils ne soient transferés à La Bastille. Il tournait en rond dans la pièce, tentant de prévoir les moindres détails, l'équipement à amener... quand soudain il s'immobilisa devant Elrohir.

- Quatre divisions, quatre points d'entrée différents, et nous les prenons en tenaille. Vous en pensez quoi, de Verchère? Il faudra prévoir des torches en suffisance, ainsi que du cordage en quantité pour attacher solidement les prisonniers.

Il recommença à tourner en rond, sans attendre la réponse du Sous-Lieutenant, le laissant plutôt réfléchir aux éventuels problèmes... Pendant ce temps, l'esprit de D'Artagnan aussi vagabondait. En fait, il commença même à parler tout haut.

- Je veux que chaque homme graisse ses bottes afin de les imperméabiliser, et que chaque lame soit recouverte de suie, afin de dissimuler notre avance. Que chaque homme tienne son mousquet chargé, et amène des munitions en bonne quantité. Je ne ressortirai pas de là tant et aussi longtemps qu'il y restera âme qui vive.

En disant cela, il avait abattu son poing sur un bureau, faisant vibrer un encrier qui, heureusement, garda l'équilibre.

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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Jeu Nov 17 2005, 14:03

Elrohir regarda son supérieur qui marchait et qui lui donnait des indications pour la descende. IL inclina la tête en signe d'aprobation pour chaque ordre que celui-ci donnait. Graisse, corde, suie et quatre groupes, tout ce qu'il demandait.

Elrohir attendit de longues minutes avec son supérieur. Il se leva et commença à faire les cents pas tout comme son supérieur. MAis bon Dieu, que pouvait faire cet homme, c'était si long.

Elrohir donna un coup de pied dans le bureau mais le défonça, et fit tomber l'encrier sur le bureau. Il se hata à le ramasser en disant:

- God damn shit

Il se retourna vers D'Artagnan qui semblait peu surpris du geste d'Elrohir, mais davantage pour son langage, il lui dit:

- C'est un dialecte anglais, désolé.

Elrohir finit par enlever les papiers de l'écoulement d'encre tout en prenant soin de ne pas se salir, mais ne parvint pas à dégager son pied toujours coincé dans le bureau. D'un geste vif, il tira sur sa jambe, qui finit par se dégager. Il tomba à la renverse... Couché sur le sol, il passa une main dans son visage et il dit:

- Cette foutu malédiction ne me lachera donc jamais....

Il se releva pour retourner s'appuyer calmement sur le mur

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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Jeu Nov 17 2005, 15:15

Plusieurs minutes s'écoulèrent, et D'Artagnan eu l'impression que qu'il allait finir par abîmer le plancher à force de repasser sans cesse au même endroit. Un bruit de planches cassées vint enterrer le son de ses propres pas, suivit d'une exclamation pour le moins étrange. Elrohir, d'un bon coup de pied, venait de défoncer le bureau, et se battait avec l'encrier. Habitué à la maladresse de son sous-lieutenant, il ne s'étonna guère de la situation.

Citation :
- C'est un dialecte anglais, désolé.

- Et bien, mon ami, je vous conseille de ne point en abuser, car l'Anglais n'est point dans les bonnes grâce du Royaume, à l'heure actuelle.

C'était surtout un fait, et non un reproche. D'Artagnan en était venu à la conclusion qu'il était inutile de réprimander sans cesse le Sous-Lieutenant : on ne changerait pas sa fortune avec des sermons. Il observait toujours Elrohir, notant mentalement la présence d'une traînée d'encre sur le côté de sa main droite, malgré toutes les précautions qu'il avait prise. Le pied toujours coincé dans le bureau, il essayait de s'en sortir tant bien que mal. Ce petit manège attira encore quelques instants l'attention du Lieutenant, qui finit néanmoins par reprendre son sentier circulaire. Un second fracas vint rompre le silence relatif de la pièce, alors qu'Elrohir alla s'écraser sur le sol. D'Artagnan se tourna juste à temps pour voir le Sous-Lieutenant s'étendre une trace d'encre de long en large sur la figure.

Citation :
- Cette foutu malédiction ne me lachera donc jamais....

D'Artagnan se contenta de hausser les épaules. Il regarda de nouveau sa montre, et pris une décision.

- Bien, je crois que nous avons assez attendu.

Il se dirigea vers la sortir.

- Elrohir, je vous charge de prévenir les sergents de compagnie afin qu'ils transmettent mes directives. Je veux que nos hommes soient regroupée en quatre compagnie dans la cours de Fontainebleau demain à la première heure, prêts à partir.

Il poursuivait sa route, observant les lumières éclairant la ville par les quelques ouvertures dans les murs de pierre de la prison.

- Et vous aurez plus de crédibilité si vous vous nettoyez le visage auparavant... Quant à moi, je vais probablement passer la nuit dans mon bureau. Si quelque chose va de travers, vous saurez où me trouver.

Peu avant de quitter le bâtiment, D'Artagnan avisa un garde à l'entrée.

- Dites au Chevalier de Lassalle que le Lieutenant D'Artagnan est passé le voir. S'il veut me rendre visite à Fontainebleau, lorsqu'il en aura l'occasion, nous pourrons probablement échanger nos points de vue sur plusieurs sujets.

Pensant soudainement à un détail qu'il avait oublié, il se tourna vers Elrohir :

- Tâchez d'aller me chercher quatre ingénieurs de la ville, avec des plans des égoûts. Ils nous accompagneront sous terre demain. Ne leur révélé pas la raison de leur convocation, et allez les cueillir séparément. Je ne voudrais pas que nous soyons attendu lorsque nous commencerons le ménage, demain.

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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Mar Nov 22 2005, 14:48

Elrohir s'inclina en signe d'aprobation de tout ce que D'Artagnan venait de dire.

Il tira la chaise du chef de la police et il s'installa confortablement, les deux pieds sur le bureau, du moins ce qu'il en restait. Il attendait Lasalle de bien ferme

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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Jeu Mai 04 2006, 13:06

[HS] ( bon je doute qu'Elohir est attendu trois mois dans mon bureau, donc je fais comme ci y avait personne) [HS]

Lassalle et ses lieutenants se répandirent dans son bureau, le Chevalier retrouva son bureau, où il s'installa tel un pacha. Motté fermait la marche, et dû faire de même avec la porte de la même occasion.

Se fut Lassalle qui déclencha la première salve:


" Marquis, je vous présente mes meilleurs hommes, ils sont désormais soumis à ma seule responsabilité, et n'auront de compte à rendre à personne d'autre. Ils sont tous nomnés sur le champs au grade de capitaine avec les fonctions qui vont avec..."

Les propos du Chevalier eurent le don d'estomaquer le Marquis, qui se trouvait court-circuité par cette décision, il dissimula mal une certaine colére, à peine revenu, il trouvait son nouveau chef bien arrogant, et ignorant de son pouvoir. Il se promettait de lui en faire voir toutes les couleurs.

Mais pour l'instant, il préféra feindre la soumission:

" Si tel sont vos ordres Excellence..."

Lassalle n'était pas dupe, mais pour l'instant il ne pouvait pas comprendre, le Marquis était encore trop puissant pour qu'il s'y heurte de front, il devait temporiser, le dépouiller de ses réseaux, enfin alors il pourra s'en défaire sans probléme, et devenir le seul maître à bord.

S'adressant à ses hommes en hongrois, il leur fit:


" Vous voyez ce petit gros, je veux tout savoir sur lui, et je veux que d'ici trois mois vous ayez mis la main sur tous ses réseaux ! Considérez le comme enemi à abattre..."

Les dix hôchérent la tête sans rajouter un mot, mais Motté commenca à prendre peur, il n'avait pas compris un traitre mot des derniéres paroles du chevalier. Découvrant au même moment, les dix hommes qui l'entourait, il sentit une sueur froide lui traverser l'épiderme quand il vit les figures patibulaires de certains, l'un d'entre eux avait le visage dissimulé par un foulard, mais ses petits yeux jaunes avaient le don de terroriser Motté. Pretextant une affaire urgente, le Marquis obtint l'autorisation de se retirer, ce qu'il fit avec un certains soulagement, le bureau avait l'air d'un coupe-gorge à ses yeux.

Souriant à cette retraite piteuse, les dix prirent aussi congé de Lassalle, chacun avait reçu une mission tacite, chacun était prêt à agir.

Satisfait de cette premiére entrevue, Lassalle s'empara d'un pile de dossiers, et fut pris d'une frénésie scripturale.
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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Jeu Mai 04 2006, 17:35

La lecture des premiers rapports confirmait Lassalle dans sa première impression, il régnait ici incurie et mauvais emploi de la police. Celle-ci ne devait pas être employé simplement pour arrêter quelques malandrins, ou des gourgandines imprudentes. Sa mission était de se faire craindre suffisamment pour établir un rapport de force qui créait un état d'ordre. Au fond c'est tous ce que réclamaient, citoyens comme les chefs de bande, l'ordre ! Le seul propice au bon déroulement des affaires.

Un ordre policier tentaculaire qui faisait régner sur chacun une épée de damoclés permanente, au fond on avait plus besoin d'un bon réseau d'espions que d'une importante police. Le quadrillage de la ville par ses mouches sera sa première grande tâche.

Mais auparavant, il devait se contenter d'observer pour comprendre les rouages de la société parisienne. Il devait connaître les chefs, leurs activités, leur territoire et les conflits qui les opposent, ce qui comprenaient chef de bande et hommes d'influences. Il s'accordait un mois pour connaître sa ville. Ensuite il se mettra à agir.

Sa première tâche serait aussi d'organiser son domaine, la bastille sera sa cour, qui nécessitait l'existence d'une chancellerie efficace et peu coûteuse. Il se devrait d'engager quatre secrétaires et des aides administratifs qui filtreront la masse d'information que ses réseaux lui fourniront. Ils seront rétribués par une caisse spéciale alimentés par certaines amendes, et des expédients qu'il entendait développer.

Le soir même il s'attacha à rédiger les principes essentiels de la nouvelle police qu'il voulait mettre en place. Il les résuma en trois mots: Discrétion- Efficacité- Omniprésence.
Deux principes semblaient antagonistes, Discrétion et Omniprésence, mais pas dans l’esprit du Chevalier. Ils lui étaient même parfaitement complémentaires. Il profita pour notifier la création d’un office du renseignement, dont il confia la direction à Guntred, celui-ci n’avait pas son pareil dans ce genre de tâche. Deux des futurs membres de sa chancellerie seront employés spécialement à cette officine dont l’existence devra rester aussi sécrète que possible.

Ses travaux achevés, il en profita pour déguster un bon cigare, avant de se décider à effectuer une petite sortie, aussi discrète que possible, chose qu’il se jurait d’effectuer tous les soirs durant ce premier mois d’observation.


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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Jeu Mai 11 2006, 20:28

Les sorties nocturnes de Lassalle se poursuivirent toute la semaine, il n'y avait pas un estaminet, ni un bouge, ni une auberge, ni une hostellerie douteuse qui échappèrent à ses investigations. Discrète, très discrète, il avait suffisamment d'expérience pour poser quelques questions sur les propriétaires, et leurs petits trafics, sans jamais se faire remarquer. Il essaya bien de ranimer quelques anciennes connexions, mais il avait du constater que beaucoup avait passé l'arme à gauche depuis longtemps. Ces virées lui coûtèrent parfois quelques piécettes pour obtenir un peu plus de fraîche, mais il fallait ce qu'il fallait. Il aurait tout le temps de se rembourser plus tard, au pire il connaissait deux ou trois usuriers israélites qui lui devaient d'avoir survécus à la Fronde.

Au petit matin, il consignait soigneusement tout ce qu'il avait appris, et après un court repos, il recevait le rapport de ses "capitaines" qui étaient tous du même acabit. Il avait engagé un secrétaire, un ancien officier du barreau, radié après quelques incartades, pour recueillir ce que Lassalle considérait le plus important, et le retranscrivait en un langage codé, et ça en deux exemplaires. L'un pour Lassalle, l'autre pour les archives de la bastille. Lassalle ne conservait que les éléments les plus importants, ceux qui concernaient des huiles, et leurs petits plaisirs interdits. Avec cette liste, il allait pouvoir mettre Paris et ses autorités à sa botte.

En même temps, il s'occupa de sa propre milice, à un à un, il reçut les chefs d'escadrons, et les examina soigneusement. Les plus intelligents, il leur fit part de ses projets, les plus intègres il les ignora, et les plus douteux, il s'en débarrassa, soit par des mutations, soit par des accidents regrettables dans des bagarres. Il plaça peu à peu ses fidèles à la tête de la police, le Marquis tenta bien de remédier à cet influence grandissante, mais Lassalle brisa une à une ses intrigues. Le Marquis se retrouva bientôt isolé, et lui aussi se résolu finalement à faire sa soumission à Lassalle, sa vie en résultait.

Le premier volet de sa stratégie se mit en place, il lui restait à passer à la deuxième phase.


Celle-ci concernait la mise en place du réseau d'espionnage qui ferait la force de sa police. La toile invisible qui allait engluer ses ennemis dans ses serres. Il y avait deux types d'espions. Les "cousins": petits malfrats, putains, mère maquerelle, patron de bouges plus ou moins louches, apothicaires douteux, bref les petites mains du milieu, ceux qui fréquentaient les bandits de grands chemins, ou côtoyaient les puissants de la ville. En échange de leurs informations, ils obtenaient quelques facilités dans leur "commerce", protection, et élargissement plus rapide. La seconde catégorie était celle des "gris", on les surnommait ainsi car c'était des individus de rang très modeste, petits fonctionnaires du parlement, commis de commerce, agent de change, etc. Souvent ils avaient été attrapés dans des moments délicats de leur existence, et ils n'avaient pas eu le choix, ils durent collaborer. Ils n'étaient pas perdants pas au change puisque si les informations étaient jugées vraiment importantes, ils recevaient de quoi mettre du beurre dans leur ordinaire.

Ce réseau représentait une masse d'information sans précédent collectée tous les jours. Elles étaient toutes centralisées à la bastille, triées, résumées, codées et transmis à Lassalle par quatre secrétaires, dont trois nouvellement recrutés. Rien n'échappait à Lassalle, il savait tous, même sur les pratiques les plus sécrète et les plus sordides des puissants, il pouvait tutoyer tous les grands chefs de bande. Il contrôlait tout, une toute puissance qu'il renforçait chaque jour par de nouveaux espions.

Un réseau financé par les commissions que devaient lui verser ses "protégés", nul tripot ne pouvait s'ouvrir sans son autorisation, nul commerce douteux n'existait sans avoir acheté une licence auprès l'un de ses capitaines. Lui même entretenait un réseau de tripot, de bar et de bordel qui assuraient un complément certains au financement de son armée. Régulièrement, il faisait des descentes, et faisait fermer quelques tripots, afin de montrer qu'il agissait quand même. Mais les patrons étaient en général prévenus à l'avance, et ils pouvaient rouvrir leur commerce un peu plus loin quelques jours plus tard. Une richesse qui lui permit de consolider son réseau, de recruter de nouveaux gardes, et d'augmenter significativement les soldes. Comblés de richesse et d'honneur, ils formaient désormais un corps soudé, qui adulait leur chef avec fanatisme. Ils leur avaient apportés la fortune, et un pouvoir sans précédent, ils ne pouvaient que l'en remercier.

Les "capitaines" de Lassalle eux aussi n'avaient pas à regretter leur fidélité, ils percevaient une commission sur chacune des transactions, et avaient à leur disposition un escadron de 20 cavaliers qui étaient sous leur seule autorité. Le seul à ne pas vraiment s'enrichir était encore leur chef, le Chevalier voulait faire preuve d'austérité afin d'échapper à toutes critiques sur ce point. On acceptait un chef de la police tout puissant, même corrompu, s'il se gardait d'en faire étalage. Le seul luxe qu'il se permettait, était une troupe de 50 hommes, sélectionnés un par un pour leur loyauté, et leur état de service exemplaire, une sorte de garde prétorienne qui lui était dévoué corps et âme. La sinistre "Garde Noir" accompagnait partout Lassalle, dirigé par son fidèle Tahar, elle contribuait à renforcer la crainte qu'il inspirait partout.
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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Sam Mai 20 2006, 15:41

Guntred transmit au Chevalier la note que lui avait fourni l'homme "gris", celui-ci l'examina soigneusement, et se laissa aller à quelques minutes de réfléxion. Il ne pouvait pas laisser passer ca, ces gens là se croyaient décidement si puissant qu'ils disertaient tout haut de leur complot dans une auberge, tant d'impudence méritait une petite leçon.

S'emparant d'une feuille papier, il rédigea ses ordres, et les expliqua en hollandais à Guntred:


" Surveillance discréte pour ce Comte, quant à son acolyte, mets Lorenzo sur l'affaire, dés qu'il pourra qu'il me le cravate et me le ramene dard dard à la bastille. On va leur montrer qui est le maitre ici..."

Son ordre fut conclu par une contraction de sa main gantée, ce qui n'annoncait jamais rien de bon...

Guntred claqua des talons, et s'empressa d'obeir....

Quelques minutes plus tard, Lorenzo di Cola, et ses hommes quittaient la forteresse pour battre le pavé tant qu'il était encore chaud...



Mais Lassalle avait une autre affaire en tête, elle lui tenait à coeur depuis son retour à Paris. Il l'avait préparé dans les moindres détails, ce qu'il allait effectuer nécessitait rapidité, efficacité et souplesse. Il savait que ces capitaines connaissaient leur affaire, mais il ne voulait rien laissé au hasard. Il avait depeché Tahar et Vlatcko sur le terrain pour assurer la logistique, et préparer le terrain. Ce n'était désormais plus qu'une question de jour, il allait enfin pouvoir savourer une vengeance bien légitime. On avait défié le vieux borgne, ses adversaires se croyaient à l'abris retranchés dans leur tour de verre, ils allaient leur faire payer cher cet humiliation.
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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Dim Sep 24 2006, 20:05

Lassalle savourait un bon cigare, en dégustant un café bien chaud, confortablement installé dans son bureau, il venait d'achever la lecture du rapport de la semaine de Guntred, et des derniers développement de l'affaire Rémoise...

Lorenzo avait évité de justesse un bain de sang, mais il avait tout de même rempli sa mission, d'Alembert avait été arrêté, et les Rémois avaient reçu une petite leçon, bien sûr celle-ci était incompléte, mais il espérait qu'elle était suffisante. Il regrettait de ne pas avoir sous la main une bande d'écorcheur, elle aurait fait comprendre à ces priviligiés d'un Etat d'ordre que tout ceci avait un prix...

Il devait s'attaler ce soir à la rédaction de son rapport qu'il avait promis au Roi, il repoussait sans cesse son exécution car beaucoup d'éléments lui manquaient, des preuves surtout, il avaient des soupçons mais rien pour les étayer...

Il fut tiré de sa douce torpeur par le glissement d'un pan de mur, qui révela un passage secret, d'où une silouhette fine et ténébreuse fit son apparition. Celui dont on voyait que les prunelles jaunes, le reste étant couvert d'un long voile de couleur noir, seul son sabre à la crosse d'or et de nacre étincellante, offrait une note de fantaisie dans le costume de l'austère Syriaque. Tahar était le seul à avoir le droit de s'introduire à tout moment dans le bureau du Chevalier sans son autorisation. Il avait en lui une confiance totale.

Tahar se placa à sa hauteur en silence, pour lui transmettre un petit cylindre de cuivre, Lassalle en prit rapidement information du message qu'il contenait. Avant de faire disparaître son contenu sous la chaleur de son cigare. Souriant devant les bonnes nouvelles qu'il contenait, il remercia Tahar, qui s'éclipsa avec autant d'éclat que son arrivée.

Souriant toujours, Lassalle leva les yeux au ciel, resta songeur un instant, avant de prendre la plume...
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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Mar Jan 23 2007, 04:16

Après plusieurs mois d'un long assoupissement, une certaine activité pointa à nouveau son bout du nez dans les bureaux du commandement...

Une armée de valet se mirent à aérer la piéce, nettoyer la poussière, déranger quelques araignées en plein sommeil, faire bruler quelques batonnets de senteurs parfumés, bref redonner un semblant de vie à un endroit qui n'avait plus de tels éclats depuis quelques temps...

On annonce un retour, reste à savoir quand...
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MessageSujet: Re: Le bureau du Commandant de la Place   Sam Jan 27 2007, 22:37

" Comment va paris Lorenzo ? "

Fit Lassalle en observant les depêches sur son bureau, en prenant rapidement note de leur contenu,

" Calme Signore Lassalle, trop calme j'ai envi de dire... Paris est oune marmite, toujours en train de bouillir, mais il manque toujours une étincelle pour qu'elle explose... Pour l'ordinaire, les habituels réglements de compte, larçins et intrigues diverses qui parcourent la ville...

- Et nos réseaux ? "

Toujours le nez dans les depêches, Lorenzo ne répondit pas tout de suite, s'accorda le temps de la réflexion, puis ajouta:

" A mon humble avis, ils sont trop nombreux pour être efficace, nous savons tout mais nous oublions l'essentiel... "

Lassalle tiqua à la réponse du spadassin italien, car tout désagreable qu'elle était, elle n'en avait pas moins un fond de vérité, il le savait, et ne pouvait le nier.

Il lâcha une réponse laconique:


" Nous ferrons le nettoyage en temps voulu..."

En écrasant dans sa main gantée sa pile de depêches.

" Des nouvelles de nos insurgés ?

- Aucune, la bande semble s'être volatilisé.

- Dommage, une belle corde leur aurait fait hommage..."

Lorenzo salua alors le Chevalier, et prit congé.
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