1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Ville des Rois, Ville d'intrigue ?

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Cabellion
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Ven Fév 03 2006, 17:20

Le soleil fit son apparition. Poulignon se réveilla. Il remarqua que les gardes avait fait la meme chose que lui. Ils étaient avachis en ronflant d'un bruit sonore. En temps normal s'il avait été le chevalier, il les aurait mis aux fers, mais il était trop fatigué pour y penser. Il prit une tasse de café qu'il avait fait chauffé sur le poele, mis son manteau puis partit en donnant un sérieux coup de pied dans le ventre d'un des gardes pour le réveiller. Celui ci et les autres se reveillerent en s'excusant. Il sortit, et la bourrasque chargée de fine goutelette d'eau le tailladerent le visage. Il n'y a rien de plus désagréable que la pluie sous un vent violent en début de journée lorsqu'on est pas réveillé. Il marcha dans les rues désertes et atteigna la maison du gouverneur. Il questionna le garde pour savoir où était le gouverneur de la Bastille et il eut sa réponse. Avant de monter au bureau il remarqua un jeune homme de belle carrure, aux dents blanches et aux cheveux noirs qui se tenait assis au milieu de la cour sous la pluie entrain de regarder le ciel. Poulignon se tint pres de lui, mais celui ci ne réagissait pas fixant constamment les nuages gris. Alors c'est ce que fit le policier, regardant en l'air ce qui pouvait capter autant son attention. Soudain le jeune homme prit la parole ses yeux ne quitterent pas l'emplacement d'origine, laissant croire qu'il parlait dans le vague.

- Je vois que vous etes sur le chemin de votre légende personnel, vous faites le bon choix.
- Quoi?!! s'exclama le chef de police qui ne comprenait rien à tout ce charabia.
- Non laissez tomber, dit l'homme en se relevant et en sortant de sa transe. Vous ne pouvez comprendre. Alors je crois comprendre que vous avez besoin de moi pour jeter un oeil approfondi sur une poudre étrangere.
- Oui et...Comment savez vous cela? dit Poulignon de plus en plus perplexe
- Les signes, ne se trompent, jamais.

Poulignon toujours surprit le prit pas le bras et le fit monter les escaliers. Il frappa à une porte et l'ouvrit.

- Monsieur voici votre apothicaire...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Sam Fév 04 2006, 12:44

L'irruption de Poulignon avait fait sursauté un Lassalle encore assoupi, une surprise qui faillit le faire tomber de sa chaise. Il se rattrapa de justesse d'une chute plus humiliante que douloureuse.

Une fois la chute évité, il deploya sa grande carcasse, il n'avait plus la souplesse de ses vingt ans, il du se résoudre à quelques étirement. Ignorant pour l'instant apothicaire, il fit à Pouligon:


" Qu'un de vos hommes me trouve en vitesse un litre de café noir, il me faudra bien ca après une telle nuit...."

Finissant ces étirements, il lissa avec soin ses moustaches, rajusta son baudrier, et son bandeau, puis tourna son attention en direction du nouveau venu. Il le jaugea un instant de son unique oeil, avant de lui dire:

" Monsieur vos connaissances vont nous être bien utile. Monsieur de Poulignon à mis à jour une poudre suspecte qui pourait avoir jouer un rôle dans une affaire d'une gravité certaine. En tant que chef de la police du Roy, je requiert vos capacités dans cette affaire. L'étude de cette poudre nous permettra de mieux comprendre à qui nous avons affaire. Personnellement je penche pour une substance hallucinogéne genre hashic ou mescaline, mais vous êtes seul juge, moi je ne suis que la marechaussé..."

Tout en débitant ses mots, Lassalle en profita pour se bourrer une pipe, il la mit entre ses lévres à la fin de son monologue, l'alluma, et savoura à juste titre les premiéres bouffées de tabac...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Sam Fév 04 2006, 13:03

Poulignon s'executa laissant l'apothicaire seul. Celui ci regardait l'homme devant lui d'un air vague et écoutais distraitement ses paroles. Chef de a police du Roy? Qui fume du tabac par dessus tout ca? Lui qui croyais que le Tabac était considéré comme une substance maéfique et que sa Majesté en est interdit la consommation. Voilà que ses fideles sujets transgressaient cet ordre d'une maniere toute banale.

- D'accord monsieur je suis à votre disposition.

Puis Poulignon revint avec un pichet, d'où se dégageait de la fumée, dans les mains. Ses mains commencaient à bruler. Il posa prestement le pichet sur la table et dit

- Voilà votre café monsieur. Je crois que je dois présenter cette fameuse poudre à notre ami.

Sur l'affirmation du chevalier, Poulignon sortit de sa poche une petite boit contenant de la petite poudre noire. Il la fourra dans les mains de l'apothicaire. Celui ci la porta à son nez et commenca à renifler les odeurs. Il fut tout d'abord surpris puis commenta en contemplant l'oeuvre.

- L'homme qui l'a faite doit etre un grand artiste. Je n'ai jamais vu une mixture pareil. Mais ne vous inquiétez pas je sais la déchiffrer.
Humm... clous de girrofle, extrait d'amanite, pointe d'écorce de pin, tabac, cacao, et si je ne me trompe pas, feuilles de bouleau macéré dans du vin. Du Champagne. Le tout a du etre haché en tout petit morceau et chauffé à haute température. Et ca a donné cette petite poudre noir. Par contre je suis désolé, je ne connais pas ses propriétés, je ne connais pas l'effet que ca peut avoir sur un individu. Mais peut etre qu'avec une étude plus approfondie... Je trouverais à quoi ca sert...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Sam Fév 04 2006, 16:15

Tout en fumant sa pipe, Lassalle nota précisement la liste d'ingrédients que lui décrivait l'apothicaire, il souligna deux fois l'un de ses ingrédients.
Se servant une tasse de café noir, il la bu d'une traite, avant de répondre
:

" Vous avez toute lattitude pour cette étude monsieur, sous couvert bien sur d'une protection. Protection qui n'est pas négociable, nos adversaires sont dangereux, et prêt à tout..."

Se servant une nouvelle tasse de café, il étudia à nouveau la liste, et interrogea alors Poulignon:

" La mixture est assez complexe, mais les ingrédients aisés à trouver dans le commerce. Sauf un le cacao, ce produit colonial est encore assez cher pour le commun des mortels. Les fournisseurs à Reims ne doivent pas courrir les rues. Si nous pouvions trouver le fournisseur, nous pourrions trouver peut être le client. La piste est bien sur maigre, mais elle est peut être intéressante à étudier, qu'en pensez vous Pouligon ?"
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Cabellion
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Fév 05 2006, 14:30

L'alchimiste fit un hochement de tete. Le danger, il n'en avait pas peur. Un alchimiste était obligatoirement à la fois savant et philosophe. La mort il l'avait déjà étudié, il l'avait déjà compris, et cela ne l'effrayait pas. Car la seule chose qui effrayait l'homme c'était l'inconnu. Une fois que celui se familiarise avec un endroit il n'éprouve plus de peur...Mais la différence entre les hommes, c'est que certains ne veulent pas savoir et s'empetrent dans leur peur et d'autres, les plus curieux et les plus avides, n'ont peur de rien. Voilà quelle était sa philosophie sur la peur. Le danger il l'avait déjà étudier pour ne pas en avoir peur. Alors que Poulignon allait répondre, l'apothicaire rajouta:

- Monsieur si je puis me permettre. Ce cacao, a un caractere spécial. Il ne ressemble à aucun que je connais. Mais si tel est ce que je crois, cela vient des Amériques. Et un spécimen comme celui ne court pas les marchés. Celui qui à du ramener cette poudre devait surement etre du coin. Je ne crois pas me tromper quand je dis que cette personne possédant une telle chose devait etre originaire de là bas. Enfin je peux aussi me tromper. Mais ce que je suis sur, c'est que vous n'allez jamais trouver ca chez le premier venu.

Poulignon ne savait pas s'il devait répondre et obéir à l'ordre avec les dernieres infoirmations de l'inconnu...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Fév 05 2006, 16:46

Lassalle apprécia à sa juste valeur les précisions de l'alchimiste, une précision qui ne faisait que confirmer les doutes du Chevalier, et les suppositions de Poulignon. L'un des membres de la conspiration était originaire ou avait vécu dans nos colonies, le tout était de savoir si c'était plutôt Saint-Domingue et ses esclaves noirs, ou la Louisiane et ses chamans.

Une précision importante mais qui ne faisait guère plus sans arrestation, il lui fallait désormais des noms, et des figures à mettre sur les coupables.

S'adressant à Poulignon, il se fit très clair:


" Désormais nous savons quoi chercher, des hommes fortunés ayant vécu ou ayant fait un voyage récent aux colonies... une fois découvert, des arrestations devront vite suivre..."

Puis se tournant en direction de l'apothicaire, il ajouta:

" J'attend très vite les conclusions de vos études, il nous faut connaître les effets de cette poudre pour mieux la connaître..."
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Sam Fév 11 2006, 09:38

Poulignon acquiesca. Enfin ils allaient pouvoir tenir les coupables. Enfin il allait pouvoir mettre en valeur ses talents de policier. L'apothicaire lui s'inclina et apres l'avoir remercié s'en retourna et sortit de la piece. Poulignon lui fit signe de l'attendre dans la cour pour lui confier deux gardes...

Puis poulignon se repencha vers le Chevalier.


- Monsieur, croyez vous vraiment à tout cela. Si nous faisons une erreur, tout les grands de la région se plaindront devant vous. Enfin je ferais ce que vous direz. Je m'en vais quérir les grands bourgeois et les nobles de la région. Au fait je ne sais pas si cette information peut vous apprendre quelque chose, mais je sais que le Baron a fait il y a un an un voyage dans les antilles... Bon je vais aller voir notre ami l'apothicaire pour lui fournir des hommes, je m'en vais voir les avancements de notre savant et je débusquerai avec une troupe tous les suspects... Cela vous convient il monsieur comme plan d'action?

Le gouverneur acquiesca. Et apres un salut, il descendit les escaliers pour rejoindre, l'apothicaire. Ils s'approcherent l'un de l'autre et marcherent ensemble dans la cour vide.

- Je vais vous fournir deux hommes qui vous escorteront. Deux hommes de confiance bien évidemment...

Puis l'apothicaire lui dit d'une voix basse et qui changeait de la voix de tout à l'heure. Cette voix là était plus sombre plus sérieuse...

- C'est LUI qui m'envoie. IL voudrait savoir comment avance l'affaire...
- Bien,bien. Mais je ne vois pas pourquoi IL a demandé à faire venir cet homme là. C'est un coriace et il m'a fallu tout mon talent pour réussir.
- Vous savez, IL est comme ca. IL veut s'amuser. IL prétend qu'IL veut laisser des chances au Roy de s'en sortir. Sinon IL veut avoir le compte rendu détaillé.

Poulignon regarda autour de lui. Tout était désert, ils marchaient toujours comme si de rien était et vu la puissance de leur voix personne ne pouvait les entendre.

- Voilà! Je lui ai fait comprendre que les suspects sont des riches personnes de Reims. On va chercher fouiller toute la ville. Ca va durer des semaines... J'ai réussi à mettre le chapeau sur le Baron et sur son pauvre secrétaire. Mais celui ci lui a envoyé une lettre pour le faire revenir. Et s'il revient c'est la catstrophe car lui seul connait les prisonniers. Et en tombant sur l'un il pourrait tomber sur LUI.
- Hmm bien je le LUI dirait.
- Sinon il y a le savant, mais il est tout à fait inoffensif. Il est entrain de travailler sur une statue apartenant à un sauvage. Cela va rendre encore plus confuse les pîstes.
- Y a t'il des chances pour qu'il te soupconne?
- Peut etre, peut etre pas. En tout cas il doit trouver des preuves et pour l'instant il n'en a aucune, et il n'en aura jamais. La seule personne qui puisse lui donner une preuve de ma culpabilité, ce serait le baron. Car lui seul sait que j'ai été au courant du nom des prisonniers. C'est grace à cela que j'ai pu LE prévenir.
- D'accord. Je ferais parvenir le message à LUI. Il emploiera les méthodes pour contrer cette menace. Ce ne sera pas compliquer. Mater un petit baron de province, ce n'est pas difficile pour LUI. Bon je tiens à te dire en son nom qu'on est tres satisfait de ta performance. Tu agis pour la noble cause.
- Je sers la France et c'est mon plus grand honneur. Soyez en sur. La garnison de Champagne est à vos cotés...

Ainsi ils se séparerent. Personne n'avait dérangé leur conversation et personne n'aurait pu l'entendre d'ailleurs, car dans cette cour il n'y avait aucune cachette possible. Poulignon appela deux hommes pour escorter l'alchimiste. Et il appela le reste de la troupe à venir avec lui débusquer les ennemis de la Liberté. Parce que leur but était justement d'accuséles grands nobles qui les avaient tant souffert. Et le chevalier avait été rondement bienmené dans ce guépier...

[Voici les révélations. Si je les ai faites c'est pour quand meme que tu sois au courant. Mais ne joue pas les super Héros qui peuvent lire dans les pensées des autres. Si je ne te l'ai pas dis depuis le début c'est pour que ca ait l'air naturel... Wink ]
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Sam Fév 11 2006, 14:19

((( Je suis pas dans la merde hmmm )))


Le départ de Poulignon fit sursauter Lassalle, ses derniers mots surtout, il n'avaient nul envi de procéder à une fournée d'arrestation sans preuve tangible, et encore moins sans l'accord du Roy. Se couvrant, il s'empressa de sortir de la piéce, il devait rattraper Poulignon avait que celui-ci ne comette un impair. Il se devait de ménager la chévre et le choux.

Au prix de glissades, et de cascades dans les escaliers, il déboucha dans la Cour. Au loin il vit Poulignon en train de rassembler ses hommes, il s'empressa de le hêler de sa voix portante
:

" Poulignon un instant ! "

Poulignon détourna le regard sa direction, Lassalle s'empressa de le rejoindre, une fois en face de lui, il précisa sa pensée:

" Je n'ai jamais dit qu'il fallait procéder à de quelconques arrestations sur le champ, nous le ferrons si jamais des éléments tangibles viennent etayer nos accusations. Il sera bien temps ensuite d'établir une chambre ardente pour juger les coupables. Mais soyons prudent, et discret pour l'instant, je ne voudrais pas faire fuire les rats avant d'avoir posé les piéges"

Prenant une pause, Lassalle rajusta son manteau, et sa cape, avant d'ajouter:

" Et puis le temps de seller mon cheval, et je vous accompagne chez le savant, j'ai besoin d'un peu d'air frais après cette nuit poussiéreuse..."

Lassalle donna alors l'ordre de faire avancer sa monture à un palefrenier qui passait par là. Quelques instants plus tard, sa monture était prête, et Lassalle dessus...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Fév 12 2006, 09:39

[HS tu crois cela???]

Poulignon fut surpris par la soudaine apparition du gouverneur. Il aurait cru qu'il serait rester tranquille dans son bureau. Mais il voulait faire part de l'expédition. Bien sur ca présenterait un certain handicap, mais d'un autre coté ca présentait un avantage. Le fait que Poulignon ne fasse aucune erreur sous sa présence le fera déculpabiliser. Ainsi il ne voulait plus les arreter rapidement bon c'est pas grave. Ce serait une petit échec mais rien de garve, il serait encore maitre de la situation... Le savant? Il était empétré dans cet indice de la statue. Il fera comme il voudra. Mais tel qu'était parti Mignard, il parlait d'une possibilité de provenance des Amériques, cela ne ferait que confirmer tout ce qu'ils pensaient...

Il fit donc appeler un cheval pour ses hommes et fit sceller toute la troupe. Ils sortirent tous enfin au pas de la cour. Tout était calme et paisible, mais ils ne tarderent pas à arriver dans la masse bruyante de la foule. Les policiers eurent du mal à les écarter, mais ils arriverent tout de meme à franchir cette barriere. Quelques instants plus tard la troupe arriva devant la maison du savant. Mais là pour comble de l'horreur. La porte avait été enfoncé, des fenetres avaient été brisés. Poulignon fut le premier à descendre de selle et à courir vers la maison. Tout à l'intérieur avait été mis sens dessus dessous. Les chaise avaient perdus leurs pieds, les tables aussi été amputées. Des débris de fiole, trainait par terre. Et pour couronner le tout on percevait deux corps qui gisaient par terre. Les deux gardes. Mais comment cela avait il pu se passer? Il venait de sortir de cette maison ce matin meme.et ce midi il la retrouve completement dévasté. *Serait ce un des leurs?*, *pourquoi avaient ils tué deus des leurs?* Il n'en savait rien mais soudain une lumiere se fit. Il se dit intérieurement, *ah oui je me souviens maintenant...*

Le gouverneur arriva.


- Voyez vous monsieur ce désastre?
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Fév 12 2006, 16:27

La vision du désastre désarçona un temps Lassalle, une piste venait de s'évaporer, la situation se dégradait plus vite que prévu, la maigre garnison de Poulignon s'effritait à vue d'oeil, et il n'avait pas avancé d'un pouce.

La colére s'empara de lui, une colére froide et furieuse, il avait besoin de passer ses nerfs sur quelqu'un, et malheureusement ce fut Poulignon qui ramassa les plâtres
:

" Poulignon! Je suis fort mécontent de vous ! Quelle est cette cité où en plein jour on attaque des maisons, on les saccage, et on tue vos hommes sans aucune reaction ! Il régne ici une grande incurie, et vos hommes n'ont pas les épaules pour une telle affaire ! Je ne voulais pas en arriver là, mais je vais devoir prendre des mesures exceptions..."

Faisant trotter sa monture, il passa en revue la foule, et proclama:

" Citoyens de Reims au vu des gravissimes événements survenus en ces lieux, moi Chevalier de Lassalle chef de la police du Roy, Je proclame la loi martial, et l'instauration du couvre-feu après la tombée du soleil, toute individu surpris dans les rues passé cette heure sans autorisation sera arrêté sur le champ, et soumis à la question..."

Puis détournant sa monture en direction de Poulignon, il le foudraya de son unique oeil, et accusateur il fit:

" Et comme vos hommes sont incapables de remplir cette tâche, alors deux de mes hommes iront quérir l'autorisation du Roy de faire intervenir dans la ville le régiment de Royal-Champagne afin de rétablir l'ordre !"

Sautant de cheval, il darda un regard féroce sur tout ceux qui se trouvait autour de lui, puis un ordre sec s'abattit:

" Poulignon faites moi encercler le périmetre par vos hommes, arrêtez tous ceux que vous trouverez, trouvez moi aussi tous les voisins, et ramenez les moi, je veux savoir ce qu'il s'est passé ici, et je le saurais ! Et même s'il faut torturer ou faire brancher des coquins pour cela..."

Claquant des talons, il jeta un dernier regard noir à Poulignon, puis s'engouffra dans la demeure du savant...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Lun Fév 13 2006, 18:52

Poulignon faisait celui qui ne comprenait rien.Il revint dehors et le gouverneur lui donna une sérieuse correction. Il se posta devant son cheval et lui dit d'un ton presque suppliant.

- Mais comment aurais je pu savoir. J'avais mis les meilleurs gardes et pourquoi s'en prendrait on à un fou. C'est insensé. Je n'y comprends rien. Reims la ville la plus paisible et il a fallu de cette condamnation pour que toute la ville devienne de feu et de cendres. Comment aurais je pu savoir?

Mais le gouverneur le regardait à peine et il s'était retourné déjà vers la foule. Il prononca un discours qu'il jugea sévere, mais qui n'eut que pour répercussions l'effet escompté. IL avait eu raison. IL avait dit qu'il ferait durer cette comédie deux jours durant... Question? Les pauvres gens. Ils vont en baver...

Puis il dut recevoir de nouvelles menaces. *Oui, oui c'est ca* Il lui reprit d'une voix désolée

- Mais je vous l'ai dit. Reims est une province paisible, rien ne s'y passait jusqu'à maintenant. C'est aberrant. C'est pour cela que nous avons jamais eu une grande troupe.

Le second ordre fut facile à obéir. Il déploya tout son monde et firent reculer les passants curieux. Ils entrerent de force chez les voisins et les ramenerent de force au centre. Poulignon commencait à leur poser les questions.

- Avez vous remarqué quelque chose ce matin. Le passage d'une personne louche ou d'un étranger. Avez vous entendu un bruit particulier? Ce qu'ils faisaient ce matin...

Il posa énormément de question dont certaine n'avaient aucune utilité. Mais il valait mieux trop que pas assez. Il ne souhaitait pas recevoir un nouveau savon de la part de son chef. Le résultat? Médiocre. Personne n'avait rien vu de suspect, normal tout le monde était occupé. Ceux qui étaient dans leur maison à ce moment là dormaient ou faisaient des taches ménageres. Par contre certains entendirent des bruits étranges. L'un entendit des bruits de carreaux brisés, mais il n'avait pas réagi, il savait bien qu'il habitait à coté d'un fou, et une vitre cassé l'étonnait peu. On lui demanda s'il avait pas entendu des épées féraillés, il répondit sur la négative, il ne savait pas trop. Un autre leur avoua qu'il avait entendu et vu un cheval noir partir au grand galop avec une silhouette dessus. Seule chose qu'il avait remarqué de spécial car les cavaliers ne passaient pas beaucoup dans ce quartier, surtout au galop. Puis il y eut d'autre rumeur, mais moins convaincant ou qui n'avait aucun rapport avec l'enlevement. Le temps passa interminable. Ils arretaient maintenant un par un les curieux qui étaient présents. Rien niet. Jusqu'à tomber au bout de deux heures, sur un petit garcon de 7 ans.

- Ah si monsieur, j'étais là. Je jouais aux cailloux avec le Gros Louis. Vous savez il est tres fort. Et à ce moment là alors que j'allais gagner pour la premiere fois, y a un fantome qu'est arriver sur son cheval tout noir. Il s'est arrete en plein milieu sur notre parti. Je voulais protester. Mais il faisait peur. On s'est tous les deux enfuis en courant. On croyait que c'était le faucheur qui voulait nous capturer. Le gros Louis était parti chez lui chez sa maman. Moi je suis revenu en arriere et me suis caché derriere un panier. J'ai entendu de drole de bruit. La maison était entrain de se casser. Des fenetres se cassaient. Puis le faucheur est repartit sur son cheval. Ensuite j'ai fuis le plus vite que j'ai pu et je me suis dit Pierrot c'est la derniere fois que tu triches aux cailloux. mais je vous jure je ne l'ai pâs fait expres...
- Quand il est reparti, était il seul. Est ce qu'il y avait quelque chose de changer?
- Et bien non. Il est parti comme il est arrivé. Sauf qu'il à du tué tout le monde...
- Il n'a pas capturer le "fou"?
- Si je vous dis il l'a envoyé en enfer.
- Mais le fou est il sortit de la maison?
- Non.

Poulignon remercia le petit garcon pour ces informations précieuses et le supplia de rester ici. Il lui promit une petite friandise s'il lui obéissait. Le petit garcon tout content d'avoir pu rendre service, accepta de tout coeur. Et enfin Poulignon s'approcha du gouverneur qui était lui aussi partit avec une troupe à la recherche de renseignement. Savant que eux n'avaient rien trouvé, il s'approcha du gouverneur et dit:

- Ca y'est on sait maintenant comment ca s'est passé. C'est le petit garcon là qui m'a donné les renseignements. Il était présent lors de l'agression. D'apres ses dires le coupable serait un homme en noir, qui serait entrer dans la maison. Là il aurait tout détruit puis il est reparti. Seul. Il n'a enlevé personne. C'est cela qui étrange. et c'est un mauvais signe pour notre savant. Je propose qu'on fouille la maison sur le champ. Si le Savant a été tué, on devrait retrouver sa dépouille quelques part à l'intérieur.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mar Fév 14 2006, 15:30

" Même les enfants en savent plus que vos hommes dans cette ville..."

Un sarcasme qu'il regretta, il se devait de maîtriser ses nerfs maintenant, la colère avait ses vertus, mais elle était un signe de faiblesse. Se reprenant, il ne répondit pas tout de suite à la proposition de Poulignon. Le problème n'était plus le savant, mais la manière dont il pourrait entraver les actions de ces obscurs adversaires. Le savant n'était qu'un pion, un pion sacrifiable. Ils étaient d'ailleurs tous des pions sur un echéquier de la taille de Reims dans un jeu qu'il livrait à un formidable adversaire tapi dans l'ombre. Il allait devoir sacrifier d'autres pions pour obliger l'ennemi à sortir de sa cachette. En attendant, il devait donner le change:

" La situation se dégrade plus vite que prévu Poulignon. Dés ce soir je manderais deux mes hommes pour porter deux messages. L'un à Fontainebleau pour obtenir l'autorisation de l'emploi de régiments royaux. L'autre à la Bastille, où il reviendra avec 50 hommes supplémentaires, contingent qui permettra de renforcer votre garnison en attendant la réponse Royal. Dans une semaine nous serons fixés, d'ici là j'attends avec impatience le retour du Baron, il détient des informations que je crois décisive pour notre affaire..."

Observant à nouveau les débris éparses qui traînaient un peu partout, Lassalle se mit à réfléchir sur ce qu'il devait penser de cette attaque, un point obscur le tiraillait, un point qu'il confia à Poulignon:

" Notre adversaire dispose de pouvoirs peut être hors du commun, mais je me demande bien quand même comment on t’il su que nous utilisions ce savant dans notre enquête ? Nous n'étions que tous les trois dans la confidence. Certes, notre adversaire a pu poster des espions autour de la maison du savant, mais cette hypothèse me parait fumeuse... Il n'avait aucun intérêt à se soucier du savant qui ne pouvait pas lui causer grand tort... En outre cela écarte l'hypothèse de la culpabilité du Baron et de son secrétaire, ils sont absents de Reims depuis que nous avons conclu ce pacte avec le savant... Il y à la grande précipitation dans tous ça... Mais en tout cas une chose est à retenir de cette bien sombre mésaventure... Il y a autour de vous Poulignon quelqu'un qui travaille pour nos ennemis. Les renseignant sur nos moindres faits et gestes, une fois rentré, je souhaiterais que vous me dressiez la liste des collaborateurs auxquels vous aviez fait part de notre marché avec le savant, celle-ci sera bien utile pour mettre à jour le ver dans le fruit pourri..."


Sa réflexion achevée, il décida de suivre l'opinion de Poulignon sur les recherches à conduire dans la maison du savant. Mais avant de débuter les recherches, il ne pu s'empêcher de lancer une dernière pique en direction de Poulignon:


" Monsieur de Poulignon, et avec toute l'estime que j'ai pour vous, encore une faute de ce genre, et je vous casse ! Tenez le vous pour dit..."
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Jeu Fév 16 2006, 17:42

Poulignon ne remarqua pas de constater que le gouverneur réfléchissait beaucoup avant d'entamer ses suppositions. Que pouvaient ils bien trotter dans sa tete. Il n'en savait rien et il ne cherchait pas à le savoir. Tout ce passait comme c'était prévu. Le savant enlevé, la panique, l'embrouille. Tout était parfait. Enfin le gouverneur prit la parole.

*Ainsi il veut plus de gens sur l'affaire. Bientot, il voudra toute l'armée francaise pour résoudre cette broutille...*

Cette pensée le failli le faire étaler de rire. Mais il se controla intérieurement ne laissant rien transparaitre. En essayant de clarifier les choses avec plus de main d'oeuvre, le gouverneur rendrait compliqué quelque chose qui était déjà simple... Et chose normal il attendait impatiemment le retour du Baron.

*Non c'est vrai! Mais ton baron n'est pas là, et le temps que le messager aille en Autriche et revienne avec le Baron, on aura le temps de se reposer sur nos lauriers. Pour l'instant c'est moi qui controle la situation mon petit bougre*


- C'est sur, mais le temps qu'il arrive, bien des choses peuvent se produire. Il est vrai que s'il n'était pas parti, les affaires se résoudraient bien plus rapidement. Il avait chargé son secrétaire de diriger à sa place. Chose stupide puisque celui ci est idiot.

Poulignon ne manquait jamais de montrer son aversion envers ce secrétaire qui le rabaissait sans arret et qui empoisonnait la vie des gens... Il n'en avait pas honte et en avait cure des réflexions qu'on pouvait lui faire la dessus. Puis Poulignon entendit le chevalier grommeler longuement en écartant les quelques débrits. Bien sur, il ne comprit rien, mais soudain sortant de sa torpeur, son supérieur se confia à lui, de sa voix autoritaire qu'il affectionnait particulierement. Sa confidence se faisait grave. Ainsi il commencait à comprendre qu'il y avait un réseau derriere tout ca. Et de plus en plus, la méfiance du chevalier reposait sur lui et sur son entourage. Quand il eut terminé il prit la parole pour répondre à cette injustice:

" Mais monsieur. Il m'arrive peut etre dés fois de faire des erreurs, comme celle ci. MAis jamais, et je peux vous le garantir, que je puisse etre à l'origine de tout ca. Je n'ai jamais confié cette information à quiconque. Les seuls qui étaient au courant, c'étaient les trois gardes, et encore ils ne savaient pas..."

Mais il se coupa net dans ses paroles. Dans la piece il voyait bien un mort, deux morts, mais pas le troixieme. Soudain il eut un doute affreux. Il appela un de ses gens qui fouillaient la maison.

" Oh! Toi! Où est le troixieme garde?
- Quel troixieme garde???"

Puis celui ci repartit à ses occupations, ce qui laissa Poulignon de marbre. Ses yeux croiserent ceux du gouverneur. Ses yeux montré tout l'étonnement imaginable.

" Mais monsieur ce n'est pas possible pour quel motif? Pourquoi prendrait il la peine d'enlever ce savant alors qu'il ne savait en rien de ses agissements??? Ce n'est pas logique. Je n'y crois pas en tout ca. Vivement que le Baron arrive. Enfin pour consolation le secrétaire est parti ce matin... Il viendra plus trainer dans mes pattes celui là..."


Citation :
Monsieur de Poulignon, et avec toute l'estime que j'ai pour vous, encore une faute de ce genre, et je vous casse ! Tenez le vous pour dit

Mais si notre ennemi comme vous le dites si bien est aussi puissant que vous le pretendez. Que puis je y faire pour connaitre ses manigances??? Je ferai surveiller notre apothicaire avec plus d'homme avant que ce genre d'acte ne recommence...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Jeu Fév 23 2006, 23:21

Les propos de Poulignon firent naître le doute dans l'esprit du Chevalier, Poulignon se contredisait et semblé depassé par les événements, sa fidelité n'était pas remis en cause, mais ses compétences si. Il le tenait pour responsable de ce qui venait d'arriver, à même titre que le Baron, s'il voulait poursuivre son enquête sans probléme, il allait devoir l'en écarter, le réleguer sur une tache subalterne où il ne serait plus un danger pour personne...

Mais ce Poulignon était le seul interlocuteur qu'il avait pour l'instant dans cette cité, il tenait les reseaux, et contrôlait les hommes. L'éliminer c'était se priver de son soutien et de sa milice, il devait temporiser, attendre le retour du Baron, et le renfort de ses troupes.

Adoucissant son humeur, il se contenta de sourire au propos de Poulignon, et de répondre avec fermenté
:

" N'y voyez aucun soupçon de ma part, mais j'irais moi même monter la garde auprès de l'aphoticaire avec cinq de mes propres hommes. Contentez vous de vos fonctions habituels de police, et du respect des mesures que j'ai prise. Une fois de plus, sachez que cela n'est pas dirigé contre vous, mais quitte à faire une faute autant que je sois responsable"

Lissant sa moustache, il prit la pose un instant, main gantée sur le pommeau de son épée, avant de rajouter:

" Il faudra tout de même que vous m'expliquiez comment nos enemis ont su pour le savant, si nous n'étions que deux à savoir..."

Se saissisant de son chapeau, il l'épousseta avant de se recoiffer:

" Reprenons la recherche monsieur, ce savant a le droit à une sépulture digne..."
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mar Fév 28 2006, 12:33

[HS Il ne se contredit pas. Il dit juste qu'il a prévenu les gardes de protéger le savant et c'est tout. Mais il ne leur a pas confier l'importance de celui ci. Sinon dsl je crois qu'on va avancer un peu. lol. Par exemple deux ou trois jours apres voir plus.]

Leur entrevue se termina ainsi. Poulignon approuva les paroles du chevalier. Mais c'est sur il avait du mal à tout gérer. Personne ne retrouva le corps du savant mais on fit sa sépulture comme le disait le chevalier. Celui ci d'apres sa volonté, passait ses jours aupres de l'alchimiste et ne constatait rien d'anormal, a part les méthodes tres étranges de celui ci. Ils aboutirent enfin à un résultat. Cette poudre était bien ce qu'il pensait... Il posa au gouverneur la nature de celle ci. C'était bien un produit fabriqué aux antilles, mais pas n'importe où. Du Yucatan!!! Ainsi commenca l'histoire.

" Monseigneur. Connaissez vous le tres célebre Hernan Cortés. Vous savez ce qu'il a fait. Il est allé aux amériques détruisant les peuples qui y vivaient et les pillant de leur fabuleuses richesses. C'est ainsi que de grands empires disparurent. Tel l'empire Azteque, le plus magnifique. On dit d'apres certains archives, que peu survécurent, se réfugiant dans les forets impénétrable du Yucatan. Cette histoire date d'il y a un siecle déjà il est vrai. Mais faites le lien! Poudre mystérieuse fabriquée au Yucatan et peuple mystérieux trouvant refuge au Yucatan. Selon mon expérience, le hasard n'existe pas. Seuls les signes existent. Si vous voulez tout savoir de cette poudre, la voici. Je ne peux vous dire quel sont les effets de celle ci, mais tout porte à croire que c'est une médecine Azteque. Et comme ce peuple a disparu avant qu'on le comprenne, nous ne saurons rien de plus. A moins que messire veuille pousser les recherches et veuille que je fasse des expériences. En ce cas là, il me faudrait un lot de rat...
En bref si je résume tout cela. On ne connait rien de cette poudre, sauf que c'est une médecine étrangere. Et vous savez comment l'Eglise considere toute forme de médecine inconnu ou étrange. Elle la considere de sorcellerie et d'hérétique."

Parallelement les soldats arriverent. Toute une armée défilaient dans les rues de Reims, causant la frayeur parmi les habitants. Le gouverneur régnait sur la ville d'une main de fer. Le couvre feu avait été mis en place et les quelques malins, se firent corriger de bon coup de crosse. La tension devenait presque insuportable pour les habitants. Un jour lorsque le soleil était haut dans le Ciel. Un homme voulut se rebeller. Il vint vers un soldat et se plaigna. Il voulait qu'ils déguerpissent tout de suite et de les laisser tranquille. Il fut raisonner d'un coup de crosse puis un coup de feu s'ensuivit. Ce fut le premier mort. Le soldat nia des millions de fois de n'avoir jamais tiré sur cette homme. Mais toutes les preuves étaient contre lui. Les habitants présents sur la place et meme d'autre soldats qui assistaient à la scene pouvaient le confirmer. Le soldat avait cogné l'homme puis l'avait pointé de son mousquet et s'ensuivit une détonation. Une balle en plein front. Cela n'avait qu'augmenter la frayeur et la colere de la populace.

Le soldat fut évidemment séverement puni par le gouverneur. Mais l'acte restait là malgré tout. Les gens de Reims savait maintenant de quoi était capable le gouverneur et à travers lui le Roy.

Et une idée revint dans la tete de certaines personnes. Une de ces personnes là avait été présente dans les profondeurs de Paris. Une grande réunion où ils causaient révolution. Au début il était vraiment pour, il soutenait de tout son coeur le meneur. Il avait fait part à son entourage. Ils étaient tous enthousiaste également. Mais le temps vint effacer tout cela. Ils n'eurent plus aucune nouvelle, ils crurent que le meneur ait été tué discretement, jusqu'au jour où le représentant de Reims recut une lettre confirmant la poursuite de leur projet.

Déjà cela lui fit renaitre espoir, mais le fait qu'un soldat du Roy tue l'un des leurs parce qu'il faisait part de son avis, c'était trop. Et cet élan se communiqua dans toutes les rues de Reims. La plupart était du meme avis que le représentant, d'autres s'en fichaient un peu. Etonnament, ceux qui s'en fichaient, c'étaient les artisans moyens. Ceux qui avaient de quoi vivre mais qui s'en fichaient du reste. Les plus enthousiastes étaient les grands bourgeois, mais ils le cachaient. Tant de fois ils avaient révé de ravir le pouvoir aux nobles. Mais il y avait aussi les pauvres artisans et les paysans. Ils ne comprenaient rien aux belles paroles.

Mais les bourgeois comme Yves Latour, Guillaume Dumas, Jean Letissier... venaient dans les chaumieres et expliquaient les bénéfices que pourraient provoquer une révolution. C'est ainsi que doucement l'esprit révolutionnaire revint dans le coeur de Reims la ville des Rois. Bien évidemment ce bruit courut dans toute la région. Les bourgeois n'avaient jamais entendu parler du meneur, mais ils étaient tous d'accord pour tenter quelque chose. Ils allaient et venaient discretement parler de cela. Ils organisaient en cachette des clubs, où ils s'entretenaient de cela.

La question qu'on pourrait se poser c'est pourquoi maintenant et pas avant. C'est tres simple à comprendre. Vous avez un feu qui brule en vous. Vous avez la furieuse envi de la communiquer à tous, mais vous avez peur de leur réaction. Alors vous ne faites rien, car la peur vous ronge de l'intérieur. Mais dés que l'un d'eux ose faire une avancée meme minime, d'autre qui ont un feu tellement puissant lache leur idée sachant qu'ils auront au moins un allié et qu'ils ne se sentiront pas seul. Car la peur de l'homme, c'est justement, la solitude et l'exclusion. Et quel est son étonnement lorsqu'il s'aprcoit que beaucoup de mon se rallit à lui et qu'il pensait comme lui. Ca fait apparaitre la joie et les rires. Se moquant d'avoir été aussi bete de ne pas l'avoir fait plus tot. Il aura fallu d'une lettre et d'un petit accident, pour ouvrir la porte de l'un et ouvrir la porte des tous les autres. Il n'a fallu que d'un seul grain de riz pour faire pencher la balance.

Poulignon lui comme tous les policiers et soldat, ignorait totalement de l'agitation qui régnait dans la ville. Les rondes se faisaient nombreuses, mais les villageois n'étaient pas stupides, et leur discussion au passage des soldats devenaient des partis d'échecs, des jeux d'argent, des commentaires des nouvelles ou des derniers ragots.

Le corps du savant avait bel et bien disparu. Poulignon n'a jamais pu remettre la main dessus. Ce n'est pas faute d'avoir chercher. Il avait fait ratisser des centaines de fois la maison au peigne fin de long en large, par une trentaine d'homme. Il a regardé aux alentours, dans toute la ville dans la région. Mais rien. Rien du tout. ENtre temps il faisait la recherche de ceux qui avaient fait un voyage récemment aux Amériques ou en Afrique. Il y en avait peu. Il avait recensé ce Yves Latour qui avait fait une croisiere sur le Saint Laurent, un artisan venant de l'Afrique francaise et c'était tout. Et aucun des deux n'avaient ce profil qu'il cherchait. Il y en avait d'autre mais cela remontait à plusieurs années donc impossible sinon la poudre seserait déteriorer. D'apres lui il n'y avait qu'une personne plausible, le baron...

Depuis la disparition du savant, 8 jours ont passés. Poulignon avait calculé qu'il fallait une semaine pour un messager pour faire l'aller retour Reims Vienne. On compte un jour de plus pour les préparatifs du baron. Donc le baron ne devrait pas tarder à arriver. LE laisserait il seul. IL avait promis de résoudre ce probleme. De toute facon, IL avait trop besoin de lui. Car si le baron arrivait, ce serait la catastrophe pour lui. IL va s'en occuper oui. IL saura faire face. IL a bien tenu tete à ses hommes. En ce jour venteux, mieux valait de s'éloigner du gouverneur et de sa crise de colere sur son incapacité. Sans cesse il recevait des menaces, mais rien ne se passait. Il savait que s'il le dégradait pour incapacité, personne saura faire mieux que lui, et il mettrait à dos la garnison de Reims, et toute la ville... Sur ce coté là il avait une protection. Mais s'il apprend qu'il est coupable, personne ne pourra plus rien faire... Mais personne ne trouvera. Le seul qui est au courant c'est le baron. C'est tout.

Il se baladait seul, dans les ruelles sombres. Le soleil se levait mais n'arrivait pas à réchauffer le corps engourdis du chef de police. Il décidait de retourner dans la maison hantée. C'est comme cela que les villageois l'appellent, depuis la disparition du savant. L'enfant a bien dit qu'il n'était jamais sorti. Donc le savant avait disparu dans la maison. La rumeur courait que son corps aurait volatiliser, et que seul son ame survivait. Et la plupart y croyait dur comme fer. Tout le monde se regroupait autour du petit enfant. Et il se rappela bien du cavalier noir. Le spectre qui flottait dans les airs. Puis la volatilisation du savant avec des cadavres de policiers. Tout cela quelques jours apres l'apparition de démons dans la villes. Pour eux cela ne faisait aucun doute. La malédiction était sur eux. A qui la faute? Apres les fautes des soldats qui venaient juste d'arriver ils en étaient sur. Le gouverneur de la Bastille attirait le malheur sur la ville. Tel était leur pensée en ce moment. Et ils en étaient sur, après la disparition du savant, ce serait au tour de Poulignon et de l'homme que gardait farouchement le gouverneur. En bref tous les contacts du gouverneur.

Poulignon s'en moquait un peu de cette superstition, si les gens pouvaient savoir au moins de quoi s'était. Mais il s'en gardait bien de leur dire. Il arriva dans la rue, la rue hantée où nul ne s'y aventurait plus. Puis la maison sombre se dressa devant lui. A l'encadrure de la porte, deux gardes. Fier. Droits. Deux soldats du régiment de Champagne. Il passe devant eux. Ils saluent. Il se tient immobile au centre de la piece. Il regarde autour de lui. Il marmonne. Il essaye de trouver un repaire.


*Où peut il se trouver?*

Mais il ne put faire attention à ce qui se passait dehors. Dans la rue rougeatre, un cavalier fit son approche. Un cavalier noir, et sombre comme une nuit sans lune. Pas de doute c'est l'homme recherché. Les deux gardes mettent leur arme en joue. Ils tirent et abattent le cheval. Le cavalier réussit à s'en sortir d'un saut prodigieux. Ce qui retint l'attention des deux gardes, c'est le silence que faisait cet homme. Quand il atterrit on entendit aucun son. Il marchait vers eux comme s'il flottait. Ils furent saisi de panique mais leur courage leur dit de rester en place. Si bien qu'ils furent tous deux paralysés et n'oserent pas bougé. L'un commenca a réarmé son arme, l'autre fonca sur lui fébrilement, épée pointée vers l'inconnu. L'ombre esquiva sans probleme et d'un souffle, s'avanca vers la maison où se trouvait l'autre garde. Il courrait sans bruit et cela donnait l'impression qu'il flottait dans les airs. Il passa aux travers d'une fenetre et rentra dans la maison. Les deux hommes furent tous deux étonnés qu'il ne s'en prenne pas à eux. Et soudain une expression de torpeur s'alluma dans leurs Yeux. Poulignon!!!!! Mais trop tard lorsqu'ils entrerent. Ils le virent disparaitre en criant à mort dans des voluptes de poussiere d'un noir d'encre. Ils foncerent vers lui mais lorsque le nuage disparut, le corps de Poulignon disparut aussi. Un masque de frayeur s'afficha sur leur visages. Ils appelaient Poulignon en tout sens lorsqu'il vit. L'ombre dans l'encadrure de la porte, s'en aller vers l'extérieur.

"Il ne peut plus nous échapper, il n'a plus de cheval."

Mais quand ils arriverent à l'extérieur quel fut leur désarroi en ne l'apercevant nulle part.

"Mais ce n'est pas possible il n'y a aucune cachette dans cette rue. Et elle est longue donc on le verrait au moins courir."

Soudain l'autre leva la tete au ciel et crut l'apercevoir sur un toit.

" Alerte le gouverneur je vais essayer de le rattraper."

Aussitot dit aussitot fait. Le téméraire, entra dans la maison et monta les escaliers, il arriva rapidement sur une fenetre et arriva sur le toit.

Il le vit, droit, au centre. Ne bougeant plus. Il s'approcha de lui et dit
.

"Voici la fin mon bonhome. Allez sois raisonable, viens avec moi et ne fais pas de gestes de désespérés."

Il fut tout proche de la personne. Mais pour réaction celui ci fit tournoyer sa cape, et un nuage noir apparut à son emplacement. Le soldat toussa et toussa. Lorsqu'il rouvrit les yeux. Le nuage se dissipa. Et l'homme fit place a un gros chat noir. D'un geste surpris et effrayé, il fit un geste de recul et il glissa. Il glissa et la chute...

[HS Il n'est pas mort. Mais presque. En fait quand tu vas venir il te dira ce qu'il aura vu puis au revoir...]
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mer Mar 01 2006, 23:10

Lassalle était furieux, une furie qui se traduisait par une irritation constante envers tous ceux qui l'entourait, il ne cessait de pester contre les lenteurs administratives, et la stupidité de ses subordonnées.

Faisant les cent-pas dans la cour du palais, il ne cessait de retourner le probléme dans tous les sens. Signe de son état, sa main gantée le démangeait, et pour qu'une main en bois démange son propriétaire, il en fallait beaucoup !

L'inexpérience de l'un avait failli provoquer une émeute, il ne s'en serait tenu qu'à lui, il l'aurait fait brancher, mais le colonel du régiment s'y refusait sous pretexte qu'un civil n'avez pas à lui dire comment tenir ses hommes. Vertouchou ! Il l'aurait bien souffleté ce godelureau sans duvet de colonel, il avait suffissament d'experience pour savoir comment tenir une troupe.

Il savait ses mesures impopulaires, grâce à son propre réseau d'espions, il savait qu'il sufirait d'une étincelle pour que la poudriére n'explose. Il jouait sa tête sur cette affaire, le Roy ne lui pardonnerait pas un tel deployement de force sans résultat. Les résultats étaient plus que maigre pour l'instant, une poudre mystérieuse, unn savant disparu, et un enemi qui ne cessait de le narguer. Il allait devoir modifier sa tactique, obliger l'adversaire à sortir de l'ombre, il devait lui donner l'occasion de faire cette faute qui le conduirait à sa perte.

Interpellant un officier dans la cour, il lui fit:


" Lieutenant convoquez moi pour ce soir 8h00 un corum de notables de la ville, je voudrais avoir leur avis sur de nouvelles mesures..."

Mais il fut interrompu par l'irruption d'un soldat, un soldat qui avait surgit dans la Cour. Un soldat qui en quelque mots le mit au courant des derniers développements. Lassalle a la lueur de cela jura, et pas qu'une fois. Puis il se fit seller à toute vitesse une monture. Une fois en selle, il s'elança à toute vitesse en direction des lieux du drame.

Une fois sur place, il ne trouva que le cadavre d'un cheval, un de ses hommes agonisant sur le pavé, et l'habituelle foule de badauds tout autour. Faisant établir un cordon de sécurité, il fit aussi mander un médecin, et s'empressa ensuite de rejoindre l'agonisant.

Un agonisant dont il recueilla les derniers mots...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Jeu Mar 02 2006, 14:51

[HS Dsl si c'est un peu court. Mais j'avé fait ce matin un gros pavé de malade et bug a tout éffacé ...]

Tout était sombre à ses yeux. Christian Deschamps étaient là sur la rue affalé, la respiration saccadée. SOn sang coulait sur les pavés de Reims, se mélant à la poussiere des mauvais jours.

Tout défila dans sa tete. Sa pauvre famille qui avait à peine de quoi se nourrir, sa volonté d'aller dans l'armée, parce qu'ainsi il gagnerait de la'argent sans obliger le souper à ses parents. Il revit son chemin, coment il avait rapidement passé les grades grace à sa bravoure. Raison pour laquelle on lui avait confié le poste de garde de la maison hantée...

La foule accourait autour de lui, le visage stupéfait, la mine horrifiée. Certains lui nettoyaient les plaies, mais des gards arriverent au trot pour les écarter. Le gouverneur avait fait vite, il était là suivi de son compagnon. Un homme arriva rapidement. Un homme qui le fit redresser, et lui compressa les plaies. MAis c'était trop tard il le savait. Il allait bientot murir. Il aurait tant aimé revoir une derniere fois sa famille mais il ne le pouvait pas. Il devait en revanche accomplir sa derniere mission. Il devait réunir ses dernieres forces pour tout dire au Gouverneur. Il prononca d'une voix étouffée yeux dans les yeux.


"Mon... Monsieur. C'est... c'est le Mal. Il est ici. Il... Il a enlevé Poulignon. L'ai poursuivi... Sur les toits... Disparu... sous mes yeux... transformé en chat du démon. Le Mal m'a puni. P... Pere pardonnez moi. Benissez votre mi.. sérable fils.
- Il est entrain de nous quitter messire, affirma le médecin."

Soudain le mourant prit fébrilement mais prestement la main du gouverneur et continua.

-Pré... Prévenez ma famille. Do... nez lui ma... prime. Et... dites lui que... que...

Et il s'effondra, prononcant dans un râle:

"...que je l'aime"

Le médecin regarda le gouverneur et fit signe qu'il n'était plus. Son compagnon le sergent Beaufix était en face de lui. Tete basse, chapeaux en main.

" C'était un grand homme. Sincere et courageux. Jamais je n'en ai connu aussi bien que le sergent Deschamps. Sa loyauté était sans faille. Qu'il repose ainsi vers les terres du Ciel, où il s'élevera tel un oiseau blanc devant nous pour nous évlairer. Nous homme du régiment de Champagne. Il va beaucoup nous manquer."

Un silence se fit. Silence qui se fit rompre par la meme personne une minute apres. Pour répôndre à la question du gouverneur qui voulait comprendre à tout cela, il répondit avant que celui ci ne la pose:

" Monsieur. Le Sergent Deschamps étaient un homme sincere. Je vous narre ce qu'il s'est passé. C'était le matin. On a vu comme à l'accoutumée Poulignon qui à chaque fois continuait à rechercher les traces du savant. Vous savez on dit qu'elle est hantée maintenant cette maison. Mais le Sergent Deschamps n'y croyait pas, et comme peu souhaitait prendre le rôle de garde de cette maison, il se désigna volontaire. J'avoue cette maison ne m'inspirait pas plus que les autres, mais je le suivis parce que c'était un ami. Or ce matin, apres l'arrivée de Poulignon, apparut le cavalier noir. Nous étions sur de l'identité et comme monsieur nous l'avait ordonné nous avons tiré. Par malheur, il réussit à échapper aux balles. Le temps de charger nos mousquets il avait tout loisir de nous trancher la gorge. C'est pour cela que le sergent Deschamps courra à lui brandissant son épée pendant que moi je rechargeais mon arme. Je fus émerveillé par le courage de cet homme. Jamais je n'orais osé m'approcher de cet ombre. Mais il s'en moquait car il n'y croyait en rien à ses balivernes. Etonnante chose aussi. L'ombre l'esqiva mais ne l'acheva point. Elle se contenta en flottant dans l'air de se jeter à travers la fenetre sans bruit. J'avais l'impression qu'on me plaquait des boules de laines dans les oreilles. On accouru à l'intérieur pour protéger le chef de Reims, mais il disparu dans un nuage maléfique, on ne retrouva plus sa trace. On l'appela en tout sens aucun son ne revint. Et l'ombre s'en alla comme il est rentré, comme si de rien n'était. On accouru dehors, et mon compagnon l'a vu sur les toits. Il m'a ordonné de vous quérir tandis que lui partirait à sa suite. Voilà ce que je sais."

Mais d'apres les dires de son ami, son teint palissait étrangement en y repensant. L'ombre s'était également volatilisé pour se trransformer en chat noir ou pourquoi pas un chat en feu.... Comment l'avait il tuer, c'était une bonne question... Mais en tout les cas, il se passait de droles de choses autour de la maison du savant... Le Mal y rodait furieusement. Apres le savant c'était au tour de Poulignon. La question qu'il fallait se poser était qui sera le prochain sur la liste....
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Sam Mar 04 2006, 14:28

Lassalle bouillait d'un rage froide, un de ses hommes venaient de passer dans l'autre monde sous ses yeux, la premiére victime de cette ténébreuse affaire qui comptait réellement pour lui, il n'avait aucun scrupules à sacrifier des pions, mais pas les siens...

Sa premiére réaction fut ôter son chapeau, et d'ordonner une minute de silence, une fois la minute écoulée, il ajouta:


" Faites transportez ce corps au palais, et qu'un prêtre lui donne l'extrême-onction. Il sera ensuite enterré chez lui, et sa famille recevera sa solde et une double prime. Je prendrais à ma charge les frais..."

Il faisait désormais de cette affaire une affaire personnelle, il se fit la promesse de voir pendu les coupables, il avait d'ailleurs une furieuse envie de faire brancher quelques coquins, et de mettre à feu et à sang cette ville, qui tenait plus du nid de vipére que de la charmante bourgade de province.

Les événements rapportés auraient de quoi désarçonner plus d'un, mais son esprit froid et rationnel se refusa à verser dans la superstition. A ce fatras magique, il voyait une main humaine derriére ces actions.

Mais l'enemi venait de lui porter un coup bien épineux, la disparition de Poulignon le privait d'un collaborateur, bien qu'incompétent, utile par sa connaissance de la ville. Il était désormais bien seul pour résoudre cette affaire.

La question était pourquoi Poulignon ? Il n'était pas un obstacle trés sérieux pour les agissements de l'enemi, il saissisait mal la raison de cette "escamotage", ou alors c'est que Poulignon lui avait dissimulé quelque chose, et que l'enemi avait voulu le faire taire. En tout cas, il ne voyait pas comment réagir à cet attaque, il manquait d'informations pour çela. Il devait attendre le retour du Baron, lui seul connaissait les tenants de l'affaire.

Il envoya quelques hommes fouiller l'immeuble par acquis de conscience, avant de se décider à régagner le chateau. Une fois sur place, il décida l'envoi d'une solide escorte à l'avant du Baron.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Mar 05 2006, 09:33

Mais le gouverneur ignorait l'étendu de la puissance de son ennemi. Un ennemi invisible causant quelques breves piqures par ci par là, destabilisant ainsi la Police. Son plan était en marche. Il avait son role à jouer, mais ce role lui empecherait de faire ses escarmouches. Ce serait donc à son pere de s'occuper de cette affaire. Ainsi le gouverneur n'affrontera plus un ennemi invisible mais deux. Il partit au grand galop en direction de l'Est.

3 jours plus tard le baron arriva avec la solide escorte qu'avait envoyé le gouverneur. Tout d'abord il était surpris du message qu'avait apporté son fidele Henri. Des problemes à Reims. Des meurtres à répétition. La police. Soupçons... Iol ne se l'était pas dit deux fois. Apres avoir salué l'Empereur, il partit en direction de la France. Une longue traversée, où ils ont du galoper dur. Autre particularité, dans la précipitation, Henri avait oublié une affaire de la plus haute importance à Vienne. Ce départ le Baron l'avait autorisé, insouciant qu'il était. Le jours d'apres, une patrouille vint à leur rencoontre et fit escorte au Gouverneur de la ville. Ils ne tarderent pas à arrivé dans la vile qui connut de grands moments sombre. Les soldats le mirent rapidement au courant, mais il n'était pas persuader pour autant croyant à une blague de ces officiers... Le temps passa et il arriva dans sa demeure.


"Mais qu'est ce qu'ils ont fait à ma maison, il y a là des boueux qui trainent la terre de ma Cour!!! C'est intolérable."

Ces boueux c'étaient les policiers qui attendaient patiemment les ordres. Mais pour lui, policier, paysan ou bourgeois, cela lui était la meme chose. C'était tous des hommes au sang rouge. Sans rien de spécial. Il monta au bureau, à SON bureau escorté par les deux plus hauts officiers. En ouvrant la porte il tomba sur un feu qui crépitait et en face un homme qui devait etre le gouverneur.

"Que faites vous en ma demeure? Et qu'est cequi se passe ici???"
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Mar 05 2006, 14:28

Lassalle ne répondit pas tout de suite, son unique oeil répondit pour lui, un regard noir, si le regard était mortel, le Baron aurait été foudroyé sur place. Lassalle haissait les autrichiens, et les officiers qui abandonnaient leur poste, le baron réunissait les deux malheureusement pour lui.

Ainsi Lassalle ne décida de ne pas le ménager, et avec rudesse, il se décida à répondre
:

" Qu'est qui se passe ici ? C'est votre rôle de le savoir ! Si vous l'ignorez alors c'est au-délà de l'incompétence ! Voilà deux semaines que je suis ici, et je trouve une ville sans-dessus dessous, noyauté par un infame complot, et un de mes hommes a déjà perdu la vie dans cette affaire !"

Reprenant son souffle, et son calme, Lassalle ajouta:

" Et tout ceci avec point de départ, un procès, et deux pendaisons sur lequel je n'ai ni le motif, ni le jugement, ni les notes du procès, et la procédure dans tout ca tudieu ! Je vous somme de tout me dire sur ce procès, ou moi en tant que chef de la police de sa majesté je vous ferais briser !"

Le moment était décisif, soit le baron lui apportait des informations décisifs, soit il ferait mettre à feu et à sang la ville.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Mar 05 2006, 19:50

La colere du Gouverneur, et le fait qu'il se croit tout puissant dans SA maison le fit gonfler encore plus de colere. Ce policier avait du bien prendre ses aises ici. Il l'imagina dans son plus beau fauteuil entrain de se prelasser aupres du feu avec une cuisse de poulet dans les mains. Cette vision le dégoutait. Tout comme cet homme.

Il répondit d'une voix encore plus forte que le gouverneur avec aussi son accent autrichien.


- Et z'est pourrr zela que Fous prrrenez fos aises à me postillonner dezzus. Zachez que che zuis un homme d'Etat, zachez que che zuis un grrrand ami de l'Emperreurrr. Et qu'il fous en couterrrait bien cherrr de lefer la main zurrr la famille des Habsbourrrg. Zachez que che zuis en tout poufoirrr chez moi et que fous afez l'honneurrr et la chanzede ne pas rreparrtirrr avec la langue coupée.

Il prit un temps de silence et continua sans laisser le temps au gouverneur de reprendre.

- Mais comme fous etes de la justice, il fit un sourire, je fous autorrrise à me demander ze que fous foulez du moment que fous ne fazziez point de brrruit.

SOn valet pendant ce temps là avait préparé un café qu'il tendit au gouverneur qui en but une lampée avant de reprendre.

- Ainsi je fous répondrais. Fous safez, che n'ai pas l'habitude de quitter cet endrrroit. Je rrrezte ici entrrain de m'occuper de l'entrretien de la ville avec mes collaborrateurrs. Henrrri prrremierrrement qui z'occupe de tout écrrirre et de me rremplazer dans zertains cas où che parrrtirrais en prromenade à Fontainebleau. Puis aussi Poulignon, mon chef de police, un homme rremarrquable. Il a touchourrrs su rrésoudrre les prrroblemes. Chamais il ne m'a décu. Ach! Enfin fous foulez que che fous parrrle de ce prrocés. Ach! Z'est tout naturrel. Les caizzes de la région baizzait étrrrangement. On ze disait qu'il y avait un détourrnement d'arrgent. Je penzais au début à Henrri trres prroche de za. Alorrs je fis mon enquete. Henrri m'aidait. Poulignon je le laizzais écarrter, il afait autrre chose à fairre. Et Henrri troufa des indizes puis des preufes. Z'était des petits marrchands étrrangers qui afaient besoin d'arrgent pourr leurr affairre. Prrocés fut fait. On y achouta afec zes dix hommes, des chens qu'on qualifiait d'hérétique. Ach ja! Nous afons fait fenir puissant fabrricant de pozion. Il nous a dit que le détenteur de zette poudrre, deviendrrait immenzement rriche. Il parrlait d'une pierrre philosophale ou che ne zais plus quoi. Ach j'ai décidé de zupprimer tous zes hommes de malheurrs. Z'était peut etrre une zanczion zéverre, mais zi on le faisait pas, l'Eglise nous pourrchazzerait. Z'est pourquoi ch'ai proclamé la pendaisson de ces hérétiques. Malheurreusement deux chours afant, che recut une lettrre de l'emperreurr. Che defait parrtirr laissant le soin de la fille (ville) à mon zecrétairre que je zafai parfait pourr cette mizzion. Et voilà qu'une zemaine aprres je le rrevois entrrain de m'annoncer que tout fa mal. Ch'était tres en colerre moi meme de cet incompétenze que fous dites."

Il s'interrompit posant sa tasse.

"Mais foilà qui confirrme la bon flairr qu'a eu za macheztée de me nommer à ze poste pourrr mon zens de l'orrdrre. Foyez ze qui ze pazze quand che zuis pas là."
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Mar 05 2006, 20:28

Lassalle n'était pas homme à se laisser desarçonner par de tels menaces, il n'avait que faire d'une menace impériale, tant qu'il conservait la confiance du roi c'est bien la seule chose qui comptait pour lui, et il s'empressa de lui faire savoir:

" Nous sommes en France Monsieur, les derniers impériaux que j'y ai vu c'était à Lens, il y a plus de 20 ans, ils ont laissé leurs armes, et leur honneur sur le champ de bataille! Notre seul maître ici est le Roi, et j'ai toute sa confiance..."

La mise au point faite, Lassalle médita un instant sur les propos du baron, Poulignon avait omit de lui parler de ce fabrican de potion, une omission bien curieuse.


Tirant une feuille de papier, et un encrier, il la tendit au baron, et d'une voix séche, il ajouta:

" Le nom, la profession, et une bréve description des accusés, du moins de ce que vous pourrez vous souvenir le moindre détail compte. Notamment concernant ce marchand de potion"

Prenant une pause, il laissa le Baron à l'ouvrage, tentant de reprendre son calme en lissant sa moustache, il se décida à faire un bref résumé de la situation:

" Je ne sais pas si tout est calme dans votre cité, mais depuis que je suis ici, cinq soldats de sa garnison sont morts, un des miens aussi, un savant a été enlevé, et Poulignon a disparu. Votre cher Poulignon m'a d'ailleurs bien déçu, il s'est montré plus qu'incompétent à tenir sa cité, et la seul piste qu'il m'a offert, c'est la votre, il vous pensait responsable de tout ca ! Mais votre absence plaidait entre votre faveur, j'ai donc ecarté cette idée..."
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Jeanne C
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Lun Mar 06 2006, 21:14

Citation :
" Le nom, la profession, et une bréve description des accusés, du moins de ce que vous pourrez vous souvenir le moindre détail compte. Notamment concernant ce marchand de potion"

Le baron s'indigna et manqua de s'étrangler.

- Quoi. Fous fous inzulteriez fous de ma perrrzonne. Fous m'outrager mein Herr. Et che devrrais répéter une autrre fois pourr fous dépoucher les orreilles. Comment fous foulez qu'on retienne tout zela. Za fait trrrop de nom. Et intellichent que che zui che ne peux pas tous les mémorriser. Désolé. C'est mon zecrétaire qui z'occuppe d'écrirre che fous ai dit. Est ce que fous retiendrrez ca une bonne fois pour toute. Mais ne fous inquiétez pas si fous foulez les preufes par écrit, ils zont cachés dans un endroit zecrrret.

Il s'approcha du mur et frappa à coté d'un tableau représentant une scene de combat maritime entre des navires espagnols et des navires anglais. En frappant, il trouva une partie qui sonnait creux. Il ouvrit en glissant son doigt dans une inserstice qui était parfaitement invisible, et apparut une toute petite porte. Il prit sa clé d'or qu'il tenait dans sa poche et ouvrit. Dedans se trouvait des dossiers, des affaires personnels qu'on souhaitait cacher comme le corset d'une courtisane de la Cour et des objes plus génants... Mais il savait bien se retrouver. Il attrapa le dossier. Affaire 1663. Il avait un petit dossier à chaque année. Il le posa sur le bureau, apres avoir refermé derriere lui. Il s'installa sur une chaise et commenca à tourner les pages pour trouver le passage qu'il cherchait...

- Nein! Nein! Und Nein. Ach che ne comprends pas. Elle devrrait etre là normalement. A moins que...

Il se leva et vint du coté du bureau où se trouvait le gouverneur de Lassalle. Il fouilla dans tous les tiroirs avec une grande rapidité qu'on se demandait s'il en louper pas quelques unes, mais il arrivait tout de meme à se repérer. Et il referma le dernier tiroir rageusement car une idée lui revint en tete.

- Ach il n'est pas là non plus. Et che suis perzuadée de l'afoirr mis dans mon coffrre. Hum. Ce ne peut etrrre que Henrri. Lui zeul pozzédait le double et connaizzait la cachette. Je lui afais montré dés les premiers chours. C'était tout de meme mon azzocié. Warum? Pourrquoi a t'il prit cette feuille.

Bon que ch'en rrefienne à ce fabricand de pozion. Ze n'est pas un marrchand. Z'est un... un...

Il glissa un mot dans l'oreille de son suivant à ses cotés qui renvoya l'appareil. On pouvait aisément deviner que cet homme était son traducteur.

... un apotiguere. C'est comme za que fous dites? Che ne fois pas à quoi za pourrait fous serfir de connaitrrre zon nom. Mais bon si fous y tenez frraiment. Il z'apellait Mauriz euh...Mauriz Leblanc z'est za. Maurize Leblanc. Un alsazien agé de 60 ans à peu prres. Z'est tout ce que je zais zur lui désolé. Fous me l'auriez demandé afant j'aurrrais pris toutes les messures pourrr connaitre za vie depuis zes trisaïeux. Enfin.

La révélation du policier lui fit un choc. Lui qui tenait Poulignon dans son estime, le voilà qui l'accusait... Etrange. Enfin il était toujours content de son travail et la seule raison qu'il trouvait à ce que Poulignon ne découvre pas l'affaire était soit il était à l'origine ce qui l'étonnait fortement, soit parce que l'enquete était trop complexe. Il se resservit une autre tasse de café ne prenant pas la peine d'en proposer au policier.

- Ch'en apprends des noufelles. Poulignon m'était trrres fidele. Enfin che ne lui en feux pas. Il est frai que za peut parraitre étranche le fait que je partes deux chours afant la pendaison et que le chaos rrregne. J'afais auzzi des bons motifs. J'avoue je zuis un peu entete zur l'arrgent et que je zouhaite à tout prrix l'or.. l'orrd... Ach Scheisse! ... l'orrrdrre en exécutant les infideles. Mais cha fous chure zur l'Empereur que che n'ai rien fait. Mais auzzi qu'entends che? Poulignon incompétant? Che trouvais au contrrairrre que ch'avais de la chance d'avoir un auzzi bon élément que lui. Tant de fois ch'ai voulu le faire présenter devant l'anzien gouverneur de la Baztille. Zelui zi était d'accord afec moi. Nous foulions le nommer chef de la police de l'est, un grrrand poste, et celui qui l'occupait était beaucoup moins bon que Poulignon. Ach en grrand modeste il rrefusa prréférrant son petit poste. Ch'ai pas foulu le contrrrer. C'est un afantage pourr moi. C'est pourr cela que che ne suis pas d'accord afec fous. Moi che crois qu'il en safait plus que fous. Mais il est auzzi de naturre cafalier zeul. Si fous me disez qu'il foulait éclaircir l'affaire zeul ze ne zerait pas la premiere fois et za ne m'étonnerrrait pas. Queztionnez fous la dezzus. Pourquoi a t'il dizparu, hum? A mon afis on l'a enlefé parze qu'il en savait trop. Mais che ne feut pas fous déstabiliser. Z'est fous le policier pas moi. J'exprime zeulement ma penzée.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mar Mar 07 2006, 14:01

Mine de rien, Lassalle se rendit compte que sans le vouloir le baron venait de faire avancer de façon significative l'enquête. Et cela pour deux raisons, deux raisons sufisament importante pour que Lassalle oublie un instant le caquettage du baron. La premiére concernait la disparition des documents, la cachette n'étant connu que de deux personnes, le Baron, et son sécretaire, or le sécrétaire avait oublié d'y faire mention durant leur précédente échange, une omission bien curieuse, surtout que les documents semblaient avoir manifestement disparu...

L'autre information concernait la présence d'un apothicaire dans cette affaire, or des apothicaires à Reims, il n'y en avait qu'un seul, une connaissance de Poulignon de sucroît...

De nouvelles piéces venaient de prendre place dans le puzzle, un puzzle qui paraissait fou, et dont les connexions faisaient peur à Lassalle. Son esprit se mit ainsi à imaginer des pactes contre-nature, et les haines de facade ne semblaient plus qu'un jeu d'acteur !

Il se devait d'agir vite.

Coupant le baron, il appela une officier, un officier qui se présenta avec dilligence dans la piéce
:

" Lieutenant prenez une compagnie avec vous, et rapportez moi l'apothicaire, et je le veux vivant coûte que coûte "

L'ordre était sec et furieux, l'officier le comprit bien, et s'empressa d'obéir.

Lassalle ne tenait plus en effet, il sentait le temps de l'action poindre, il voyait enfin peut être une lueur dans le brouillard, mais il se devait d'être sûr:


" Votre fidelité n'est pas remise en cause Baron, ni votre compétence. j'ai besoin d'une reponse précise à une question simple: à part vous, et votre sécretaire, qui connaissait votre cachette ? Car votre sécrétaire ne m'en a pas parlé, et m'a même affirmé que ce type de documents n'existaient pas. Je voudrais donc être sûr que ce ne soit qu'un oubli de sa part."
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Ven Mar 10 2006, 17:13

Le baron s'effondra sur son fauteuil, hors de lui. On voyait qu'il écumait de rage intérieurement. Son double menton s'accentua, et ses cheveux blonds et sa moustache blonde contrastait furieusement avec la couleur rouge sanguine que prenait sa face. Son monocle sauta meme, et s'abattit à terre. Par chance il ne se cassa pas. Il agrippait de toutes ses forces les accoudoirs. Il n'en revenait pas qu'on lui ait volé des documents à lui et qu'on ait fouillé dans sa cache. Un instant il croyait à une farce, et que l'homme qui se tenait devant lui n'était qu'un pantin qu'avait fait ordonner son secrétaire. * Retourné en Autriche pour avoir oublier de dire quelque chose à l'Empereur. Mon oeil, Henri a du me fausser compagnie pour me faire cette blague.*l se calma et décida de jouer le jeu de celui qui s'était fait volé...

Ach Ja che fois ce que fous foulez dire. Et bien pourr fous répondrre encorrre une noufelle fois. Cette cache zeul moi et Henrri connaissions l'existence et afaient la clé. Alors peut etre l'aurrraient ils réfélés ca dans une auberrrge en bufant comme un trrou. Mais Henrrri ne quittait prrresque chamais zon poste zi ze n'est pourrr une mizzion. Attendez, peut etre Poulignon. Henrrri et lui se déteste énorrrmément. Nein! Unmöglich (impossible)! Lé fait qu'ils se détestent attestent de la surrrfeillance d'Henrri. Chamais il ne confierrait za moindrre chauzette à Poulignon. Z'est zon ennemi numéro 1. Alorrs penzez pourrr une clé d'une telle valeurrr. Il se ferrrait tuer que de la perdrre et de la laisser entrrre les mains de Poulignon. Alorrs je ne fois pas. Un polizer? Un grran bourgeois? Ca pourrait etre n'importe qui...

Enfin je ne zais pas zi za peut vous aider. Mais conzerrnant Henrri. Il est venu nous cherrrcher et a commencé à nous rramener izi. Et en courrs de rrroute, il nous exclama qu'il afait oublié de transmettrre un mezzage à l'emperreur. Que z'était trrres important. Mais bon laizzez tomber z'est zurrement fous qui lui afez donné l'orrdrre... N'est ze pas?

Il s'arreta et se leva en réfléchissant. Sa main frolait la table.

Parrdonnez moi mon indiscrrétion. L'apothicaire est touchours izi? Che crrroyais qu'il était rreparti en Alsace, comme il me l'avait dit. Enfin ze zerait pourrr moi un rrréel plaissirr de le rrevoirr.
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