1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Ville des Rois, Ville d'intrigue ?

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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mer Mar 29 2006, 13:18

Citation :
Parrdonnez moi mon indiscrrétion. L'apothicaire est touchours izi? Che crrroyais qu'il était rreparti en Alsace, comme il me l'avait dit. Enfin ze zerait pourrr moi un rrréel plaissirr de le rrevoirr.

Lassalle avait de la peine à cacher désormais son excitation, l'affaire venait d''apparaitre sous un autre jour, il pensait enfin tenir quelqu'un, et foi de Lassalle, il n'était pas prêt de le lacher. Il esperait juste que l'oiseau n'ai pas déjà pris son envol.

Mais il devait en savoir un peu plus sur l'apothicaire, le Baron semblait le connaître, il se décida à l'interroger sur ce point, dans son allemand le plus pure, il n'était pas alsacien lui aussi pour rien. Il esperait que le Baron comprendrait la raison de son changement de langue:


" Ach ! Vous semblez connaitre l'apothicaire ? Pourriez vous me dire tout ce que vous savez sur ce personnage ? Et pardonnez moi si mon allemand écorche vos oreilles, je ne l'ai plus pratiqué depuis que j'ai quitté Konisberg, mais j'ai peur que les murs ait des oreilles !"

Puis en français, il ajouta:

" Le seul ordre que j'ai donné à votre sécrètaire est de vous ramener au plus vite à Reims. Il n'a à aucun mentionné l'existence de cette cachette. Il m'avait d'ailleurs affirmé que vous etiez le seul à savoir quelque chose sur ce procès. Un oubli curieux je trouve, pas vous ?"
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Cabellion
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Jeu Mar 30 2006, 16:21

[HS Je pourrais parler en allemnd mais j'ai bien peur que vous ne compreniez rien.]

Le baron fut surpris que son interlocuteur parlait aussi allemand. Il aurait pu le prévenir plus tot, il ne se serait pas donné la peine de parler en Francais où il avait énormément de mal. Non il falait que le maitre de maison se donne la peine de parler dans la langue de son invité. Rien que cette pensée le fit encore plus enragé, mais il se calmait, ne voulant pas remettre de l'huile sur le feu. Mais il se décida alors de ne parler qu'en allemand. Fini cette langue ridicule avec ces accents bizarre.

" Ach Sie sprechen auch Deutsch! Sie könnten mir vorher sagen! Sie verstehen Deutsch und das stört mir nicht. Gut! [bon je traduis la suite] Pour votre apothicaire je vous l'ai déjà dit avant je sais simplement qu'il s'appelle Maurice Leblanc. Un vieil homme cheveux grisonnants assez court sur patte qui atteint tout au plus la soixantaine, c'est tout. Mais si vous me le montrez, je n'aurais aucun mal à le reconnaitre, il a un nez de travers des yeux vert et des cheveux roux."

Mais le fait que le chevalier reparle en francais l'étonnait encore plus. Pourquoi changer de langue d'une telle facon. A quoi jouait il? Il ne doit pas etre très bon en allemand pour reparler une npouvelle fois en francais à moins qu'il ne l'ait fait expres, parce que juste avant son language était correct. Léger accent mais pas plus. Mais en quelle raison changer de langue. Il ne voulait pas se faire entendre mais de qui? Enfin il laissa vite tomber ces pensées se tournant vers les nouveaux propos du chevalier qui l'étonnerent encore plus.

"Was? [tjr en allemand] Mon secrétaire? Pourquoi ferait il une chose pareil? Pour quel motif? Je sais qu'il est très interessé par l'argent mais je ne vois comment il peut s'en procurer de cette maniere. Non je ne vois pas. Vous croyez qu'Henri ait pu commetre un tel délit?"

Le chevalier allait lui répondre lorsque la porte s'ouvrit en grand et avec une puissance. L'alchimiste, frele et timide, mais toujours calme se trouvait encadré par deux sous officiers de l'armée de Champagne. Dans sa tete à lui, tout se bousculait, l'avait on découvert? Est ce qu'ils savaient quelque chose sur ses agissements? allait on le pendre? Il était encore trop jeune pour mourir, et il avait tant de chose à découvrir. IL n'uarit jamais voulu ca. IL avait promis. De toute facon il ne trahirait en rien sa mission. Il devait tenir, il tiendrait. C'est pourquoi en rentrant il était en sueur également. Mais grace à son calme que lui procure son métier d'alchimiste, son visage ne le trahissait pas et avait plutot l'air de quelqu'un d'inquiet sur ce que ces gens lui voulaient et non pas d'une quelconque culpabilité. Ses yeux se fixerent tout d'abord sur le chevalier, impérieux derriere le bureau, qui froncait les sourcils à son approche, et un homme assez ventripotent et blond assis à sa chaise avec de nombreuses personnes derriere lui qui eux étaient debout. Mais quand ses yeux se croiserent avec ceux de cet inconnu à l'allure si noble, une pensée folle et soudaine lui revint en tete. * Serait ce... Non ca ne peut tout de meme pas l'etre* Quand il contemplait ces yeux, il apercut une lueur noir tout d'abord puis une expression de surprise. Les gardes le déposerent devant le bureau puis repartirent se mettant en fonction derriere la porte intervenant au moindre bruit suspect. L'autrichien prit enfin la parole.

" Wer ist dieser Mann? (Qui est cet homme)"
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Jeu Mar 30 2006, 17:52

Lassalle fut à peine surpris de la réaction du Baron, l'apothicaire ne correspondait à la description. La coincidence était troublante, et c'est Poulignon qui lui avait mis dans les pattes ce drôle.

Ignorant dans un premier temps la question du baron, le regard de Lassalle se fit d'une dureté polaire, les plis de son visage d'abord plutôt affable se muérent dans un masque de marbre blanc, et sa main gantée de cuir se posa sur la garde de sa lame.

Sur un ton glacial, il fit:


" Si ni vous, ni Henry, ni Poulignon ne sont responsables de la disparition des documents, alors QUI ? (hurla t-il) Ils n'ont disparu par magie tout de même ! L'un de vous me ment ou m'a menti, il a subtilisé les documents et les a fait disparaitre ! votre absence plaide en votre faveur ! Il ne reste que Poulignon et Henry comme suspects possible, l'absence de votre sécrétaire me parait tout à coup bien suspecte !"

Puis abandonnant un instant le Baron à ses interrogations, il retourna toute son attention en direction de l'apothicaire. Il n'avait ni preuves ni présomptions sérieuses pour motiver son arrestation, mais il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il n'était pas innocent à toute cette affaire. C'est un regard haineux et terrible qui se posa sur le jeune homme apothicaire, il était pret à tout pour le faire parler, tout ! Il avait déjà fait bien pire...

Reportant à nouveau son attention sur le baron:

" Voila votre apothicaire de 60 ans... permettez moi une remarque, il a la 60 bien portante..."

Puis il ajouta pour l'apothicaire d'un ton martial et brutal:

" Nom, prénom, origine, âge ! Sur le champs !"
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Ven Mar 31 2006, 11:55

Le compte rendu qu'avait fait le gouverneur l'avait laissé totalement indifférent. Il ne savait rien de cette affaire alors ce n'était pas lui le mieux placé pour savoir qui était le coupable. Poulignon, Henry... Il se dirigeait vers eux mais pourquoi? Pourquoi ne serait ce t'il pas quelqu'un d'autre??? Non ce n'était pas à lui de mener l'enquete. Il se contenterait de répondre aux questions or celles ci furent troublantes. Il ne comprit pas bien la question. Il parlait bien le francais mais là il eut peur de faire une confusion. Il s'adressa alors à son interprete. Quand il eut compris il fut révolté. L'homme que le baron avait vu avait bien 60 ans et n'avait rien à voir avec ce gringalet tout tremblotant. Il fut au tout début très surpris de voir l'homme entrer. Il croyait au début que c'était un de ces quelques malheureux de la ville et quand le chevalier le présenta et que ca le concernait il fut doublement surpris. Le baron n'était pas homme à oublier les visages.

Quant au pauvre alchimiste il comprenait de moins en moins également. Il avait 60 ans. Il était né en 1642 et il avait 60 ans. Ca pouvait etre une plaisanterie faite entre ces deux hommes, mais vu le ton sur lequel avait pris le policier, ca n'avait pas l'air de l'etre. A cette phrase il ne savait que répondre. Mais la question suivante lui parut beaucoup plus simple. Il lui demandait juste son identité. Si ce n'est que ca, il était pret à dire toute la vérité sauf de LE dévoiler. De toute facon à quoi pouvait servir son identité si ce n'est le retrouver plus tard et il savait qu'il partirait bientot avec une grande somme d'argent loin d'ici, de la france et de ses problemes, dans une de ses iles en Amériques, où l'ambiance était paradisiaque pour un alchimiste. Il se résigna donc, la mine inquiete. Il déglutit puis prononca d'une voix qu'il voulait la plus calme possible.


- B...bien. Arnaud Duquesne, 20 ans bientot 21. Je suis né 11 jours avant la naissance du Seigneur en 1642 de Mr Pierre Duquesne, et de Margot Cordonier à Saint Germain. Apres la mort de mes parents 8 ans plus tard, je fus adopté par Ghislin l'alchimiste qui m'apprit son métier. Il est décédé l'année derniere, vous pourrez le constater sur le registre. Depuis je travaille à mon compte à Paris, où j'ai vu une affiche placardé sur la grande place. Vous souhaitiez avoir un alchimiste et me voilà. Vous comprenez j'étais sans famille et sans le sou. Quand j'ai vu cette annonce je me suis dit que c'était la chance de ma vie

Mais en lui même il savait que cette prime était risible par rapport à la somme versé pour l'accomplissement de la mission.

Pendant que celui ci débitait sa vie, le baron s'était rapproché du chevalier et lui glissa quelques mots à l'oreille du chevalier.

" Monsieur je ne sais quelle plaisanterie vous me jouer, mais je n'ai jamais vu cet homme. "
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Ven Mar 31 2006, 14:22

L'affaire était encore plus touffu qu'il ne le pensait, a priori ce jeune homme semblait tout à fait étranger à ce qui se passait dans la ville, mais le fait que soit Poulignon qui l'ai mis en relation avec cette affaire ne plaidait pas en faveur. Il ne croyait à sa venue aussi fortuite ici, on ne quittait pas Paris sans une bonne raison. Il n'avait pourtant ni preuves ni rien n'a lui reprocher, mais il ne résoudait pas à croire en son inocence, et d'autant plus à le relacher.

Ignorant dans un premier temps les jérémiades du Baron, il déclara d'une voix froide et dur
:

" Monsieur Duquesne, j'ai de bonnes raisons de croire que vous me dissimulez certaine chose, je ne crois pas à la providence de votre présence à Reims. Compte tenu de ces éléments, je me vois forcé de décréter votre arrestation, et votre placement en forteresse sur le champs. La mesure est arbitraire, mais notre l'enemi l'est encore plus. Je ne reviendrais pas sur ma décision sauf si vous avez des révelations à me faire. Mais à mes yeux votre affaire est trés sérieuse, et pourrait vous falloir la corde, ou la question..."

S'emparant de deux feuilles de papier, il notifia dans un premier temps la mise en arrestation du sieur Duquesne pour "complément d'informations", et dans un second temps il rédigea un ordre de perquisition qu'il confia au lieutenant qui avait mené l'apothicaire dans son bureau.

" Vous enverrez un de vos subordonnés fouiller la maison de ce monsieur, lattes par lattes s'il le faut !"

Ce point reglé, il foudraya du regard le baron, et lui répondit trés sec:

" L'apothicaire que j'ai mandé pour un point de cette affaire, il m'a été introduit par Poulignon. De forts soupçons pésent sur lui. Vous aviez évoqué que ses hérétiques avaient mentionné l'existence d'une "pierre philosophale", c'est un vieux rêve d'alchimiste, or ce jeune a une formation d'alchimiste. C'est une coincidence de trop pour moi..."

Prenant une pause, il fit quelques pas, avant de rajouter:

" Vous n'avez pas répondu à ma question de la disparation des documents, l'affaire vous parait mineur mais moi elle me parait bien grave, elle veut dire que Poulignon ou Henry sont complices de nos enemis. L'absence curieuse d'Henry et ses mensonges font de lui un suspect en fuite. Quant à Poulignon sa disparition me parait curieuse tout à coup..."
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Ven Mar 31 2006, 16:56

Que faire? Il ne voulait pas mourir, il ne voulait pas terminer ses jours dans une cage ombraheuse et froide. Une lueur d'effroi passa dans son regard. Puis la raison vint s'interposer à l'instant.

*Que sait il de moi rien. LUI n'a pas pu me trahir, IL a trop besoin de moi. Et je n'ai rien fait me compromettant. Serait ce une technique pour me faire avouer.*

Il avait promis qu'il ne lacherait pas. D'un autre coté il n'avait pas le choix. S'il avouait il serait aussitot pendu et son maitre le tuerait bien avant dans d'atroces souffrances. S'il n'avouait pas il lui restait encore une chance de s'en sortir. Il n'avait aucune preuve contre lui. Les seules preuves auraient été Poulignon ou LUI. Mais ils ne sont là ni l'un ni l'autre, et lorsqu'il était là, Poulignon n'avait aucun interet à tout révéler. Et puis le policier l'aurait fait mandé bien avant. Serait ce alors ce baron? Ses yeux se fixerent sur lui qui se trouvait aux cotés du policier qui se baissait pour prendre des feuilles. Soudain un rayon de lumiere apparut dans son esprit il comprit enfin ce qu'il devait faire.

L'alchimiste s'emporta donc:

- Vous n'avez pas le droit de traiter d'honnetes gens comme ca. Qu'ai je bien pu faire? Moi je vois pourquoi vous faites cela. Vous etes un homme abus de pouvoir qui refuse de payer le moindre rond à un pauvre homme qui à travailler d'arrache pied pour identifier votre poudre. Vous m'accusez ainsi outrageusement pour ne pas à me payer. Je tiens à paraitre devant un tribunal. Vos accusations ne seront sans preuves. Et la véracité de mes paroles l'emporteront sur vos cupides intentions. J'ai répondu à votre appel, j'ai fais mon devoir, j'attends ma paye.

Il était très furieux. Tandis que pendant ce temps là, le baron se trouvait dans un total moment de confusion. Il ne comprenait rien de ce qui se passait. Cet homme parlait tellement vite qu'un autrichien n'a point le temps de traduire. Il laissa donc ces deux hommes en discuter, cela ne le concernait aucunement. Enfin... de l'autre coté l'homme se trouvait muscle bandé, poing serré, des rictus se formerent sur son beau visage.

Des gardes commencerent à le saisir, il ne se débatit point, sachant qu'ils n'avaient aucune preuve contre lui. Ils feraient n'importe quoi il ne parlerait pas, et s'il le mettait à la question il ferait mine de mentir pour au cas où etre traduit en justice et ainsi dénoncer devant tout ceux qui pouvait l'entendre les horreurs de la question et de la justice qui lui avait forcé à dire le contraire. Encore sur ce point là il serait protégé par le peuple. Il serait comme qui dirait un héros. Une belle fin tout de meme. Il révassait de ca, lorsque le chevalier s'approcha du garde lui tendant une lettre.

- Vous n'apprendrez rien monsieur, et je doute que vous arriverez facilement à trouver ma maison si vous n'en connaissez pas l'adresse, puisque à ma connaissance je ne vous l'ai pas donné. Mais pour vous faire part de mon innocence dans toute cette histoire je vous la donne volontiers. 6 rue des joncs à Paris. MAis je vous préviens que c'est peine perdu vous ne trouverez que de la poussiere. Mais s'il vous plait, cessez cette mascarade, relacher moi et je vous jure que je ne demande plus la prime c'est promis. Relacher moi et je m'en irai sans demander mes restes...

Mais sa voix s'étouffa. Les gardes l'emporterent hors de la salle. Le silence régna sur la piece. Cela soulageait le baron ce calme apres tout ce bruit. Il se rassit sur une chaise. Mais il se fit foudroyer par le chevalier. Mais ses propos furent dérisoire et il se mit à rire à grand éclat.

(en allemandtjr) - Ahah! Vous croyez à toutes ces balivernes. Ils cherchent tous ca. Mais croyez vous. Transformer le métal en or? La vie éternelle? Que superstition. Je n'y crois rien. Je ne vois pas ce jeune gringalet agé de 300 ans. ah...ah! Mais je vois où vous voulez en venir. Vous croyez qu'il fit partie de ces condamnés peut etre peut etre pas. Enfin je vous signale que les condamnés ne proviennent que de la région. Et non de Paris. Mais si cet alchimistes est passé ici, peut etre a t'il été accusé. Il faudrait lui demander dans ce cas là.

Puis il lui parla des documents volés. Il fut tout aussi dérouté car il ne savait pas quoi répondre.

- Que voulez vous que je vous dise. Je n'ai jamais rien remarqué de suspect ces temps dernier à part ces incessantes querelles entre le policier et le secrétaire. C'est pourquoi je les tenais souvent à l'écart vous comprenez. Mais les voir ensemble, ce serait impossible. C'est comme allier deux fourmilieres, et les mettre l'une à coté de l'autre. Les fourmis vont s'entretuer et non s'allier. Ils sont pareils.
Alors je vois ce que vous devez penser justement cela pouvait etre une couverture pour m'empecher de voir. MAis il y a eu trop de choses qui se sont passés entre ces deux hommes. Poulignon a exécuter le père d'Henry l'accusant d'etre un voleur. Henry se venga en étant à deux doigts de tuer Poulignon. Apres cela toute sorte d'incidents se sont produits. Non ces deux hommes se haïssent. Il m'a toujours amusé de voir comment le chétif Mr Henry se défendait face au Goliath Poulignon. Enfin voilà, je les crois incapables de s'allier. C'est soit l'un soit l'autre ou peut etre deux camps séparés recherchant le même but. Peut etre n'avez vous pas un ennemi mais deux voir plusieurs qui sait!!!
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Avr 02 2006, 14:10

Lassalle ne répondit pas au Baron, il n'en voyait pas l'intérêt, trop de choses lui paraissaient obscures dans cette affaire. Non, il ne voyait pas plusieurs ennemi mais un seul avec des ramifications tentaculaires. Un ennemi aussi rusé que discret, voilà deux mois qu'il était à Reims, et il n'avait quasiment pas avancé d'un pouce. La seule arrestation qu'il avait faite, était celle peut être d'un innocent. Il n'avait que des soupçons, et aucune preuve tangible. Il soupçonnait tout le monde désormais, même le baron.

Perdu dans ses réflexions, il préféra écourter l'audience
:

" Bien, Baron Streissman, je n'ai plus besoin de votre auguste personne pour l'instant. Je vous tiendrais au courant de l'évolution de l'enquête si je trouve du nouveau. Si vous vous souvenez d'un autre détail, n'hésitez pas à me le transmettre !"

S'emparant d'une feuille de papier vierge, il la tendit au Baron et ajouta:

" Veuillez me consigner tout ce qui vous revient sur ce Le Blanc, je lancerais ensuite un avis de recherche, même si je doute qu'on puisse le retrouver..."

Le saluant avec respect, il mit un terme à l'entrevue.

Une fois seul dans la pièce, Lassalle se mit à l'ouvrage, il rédigea plusieurs notes à l'attention de ses subordonnés. Deux concernaient le baron, l'une sur sa protection, l'autre sur la surveillance de ses agissements. La mesure était illégale et injustifiable, mais il n'était plus à s'embarrasser de telles choses. Les autres concernaient Reims, il avait décidé d'assouplir l'état de siége, il ne servait à rien de maintenir une telle sévérité sans résultat, il espérait même que l'adversaire, croyant la partie gagnée, sorte et commette une erreur.

Un travail administratif qui lui prit deux bonnes heures, une fois celui-ci achevé, il se décida à s'occuper de son prisonnier. Il n'avait pas sans raison perdue ses deux heures, il voulait laisser le temps de la réflexion au jeune alchimiste. On changeait souvent d'opinion après avoir passé deux heures dans une geôle humide.

S'emparant de son chapeau, il sortit de son bureau en direction des cellules que comptait le palais.

Vingt minutes plus tard, il était devant la cellule du jeune apothicaire, il l'observa un temps à travers le judas, avant de s'introduire dans le cachot.

Une fois à l'intérieur, il jeta une bourse de 30 deniers au pied de l'alchimiste, un sourire mauvais aux lèvres.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Avr 02 2006, 19:54

Ah enfin , du repos. Le baron en avait pour ainsi dire marre de cette interogatoire, et il ne souhaitait qu'une chose. Prendre un bain!!!! Il ne s'était pas lavé depuis son départ et trouvait qu'il se sentait mauvais. Il se leva donc de sa chaise aussi prestement que comme s'il venait de se réveiller. Il avait qu'une idée en tete quitter cet oiseau là. Même s'il avait un air plus sympathique que cruel. Puis il s'inclina et réponditen allemand.

- Bien si vous voulez me trouver je serais dans ma chambre, en attendant je prendrais un bon bain. Ce voyage m'a épuisé. J'espère ne pas vpous avoir fait perdre votre temps, et que mes renseignement ont pu vous éclaircir.

Il prit la lettre.

- Bien entendu et je vous souhaite bien du courage pour rattraper ces malfrats, et si mon service et ma modeste personne peut vous rendre un quelconque service, nous sommes là quand vous voulez. Au plaisir de vous revoir mon cher.

Il s'effaca par la porte, sa suite le suivait, tout comme 4 gardes du régiment de Champagne qui devait assurer sa sécurité...

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Pendant ce temps là l'alchimiste moisissait dans sa cellule. Il n'était pas dans un état désepéré, ni délabré. Au contraire il était souriant, confiant. Il lui aura suffit d'un coup d'oeil pour comprendre la suite de l'histoire. Bien naturellement il avait été surpris. Mais bon. Sa mission était d'attendre. Tout n'était qu'une question de patience. Et la patience et un des fondements d'un alchimiste. Il y était pret. Quoiqu'on le fasse endurer...

Il était entrain de méditer, jambes croisés, yeux en l'air, cherchant désepéremment le ciel à travers le plafond. Puis soudain un fracas métallique se fit entendre. L'alchimiste, ne fit aucun geste, ne remarquant rien. Toujours silencieux et calme. Yeux tjr fixé sur ce plafond noiratre. Du coin de l'oeil, il avait apercu le chevalier, mais n'en fit pas point attention. Puis un autre tintement métallique, plus léger, vien s'abattre à ses pieds. De l'argent? Il n'en avait que faire. Et puis la prime prévoyait bien plus. Alors il ne fit pas mine de faire attention. Et puis on le payerait pas ainsi. Meme la solde de tous les soldats du régiment réunis n'équivalerait en rien ce qu'on lui avait promis... Puis il fit d'une voix d'outre tombe:


- Ecoutez ce silence qui dure apres le brusque déchirement de la nuit. Vous voulez m'apporter la lumiere dorée, dans un sac de cuir. Mais cette lumiere est froide, elle ne m'interesse pas. Le Ciel, et le Monde nous ont crée, pour vivre dans l'harmonie de la vie et de la nature. Qu'adviendrait il si vous brisez nos fondements en commettant une telle injustice? Le chateau de carte s'écroulerait. Réfléchissez à deux fois avant d'agir! C'est la seule chose que j'aurais à dire.

Il avait dit ses mots d'un ton sec. Mais le plus déconcertant c'est que dans toutes ces belles paroles, seuls ses levres avaient remués. Tout son corps, ses yeux étaient élevé vers le ciel, comme s'il transmettait un message d'en haut.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Avr 02 2006, 20:54

Lassalle resta de marbre durant le discours de l'alchimiste, mais il eut du mal à étouffer un rire, et quel rire ! Un rire sombre et sauvage qui lui déchira la gorge, un rire empleint de mépris, et lourd de menaces, il n'avait que faire de toutes ses belles paroles.

S'emparant de sa lame, il la fit glisser hors de son fourreau, et la placa devant lui, avant de faire un moulinet avec:


" Voilà la seul loi auquel je crois, et tu es mauvais côté de la loi pour l'instant"

Rengainant sa lame, il poursuivit son réquisitoire:

" 30 deniers tu ne vaux pas mieux, le salaire de judas. Ne me parles pas de justice, je l'ai tellement troussé et détroussé qu'elle n'a plus aucun secret pour moi. Pour qui me prends-tu ? Un de ces philosophes pédants qui croient en la vertu de la loi ? Un de ces aristocrates enfarinés qui tremblent devant la hache ? J'ai déjà pillé, rançonné, pillé, violé, torturé et tué au quatre coins de l'europe. Moi vivant jamais tu ne sortiras d'ici en un seul morceau. Tu ne seras jugé qu'à la fin de cette affaire, et comme tu es pour l'instant mon seul suspect, j'ai tout loisir de prolonger au maximum ta détention. Et je te préviens petit frére, par le fer, le feu ou les pinces, je te ferais cracher quelque chose, et à la fin de tout ca une corde t'attendra. A moins que tu décide de m'en dire plus, ce que je doute. Les pions comme toi sont prêt à mourrir pour une cause, même si ses chefs n'en ont que faire. Il me faut bien quelqu'un pour passer mes nerfs, et je t'ais sous la main. Je sais que Poulignon est ton complice, et je le traquerais sans relache même si je dois y passer le peu qu'il me reste à vivre. Et tant qu'il sera encore en liberté, tu subiras les foudres de ma colére. Ceci est injuste, mais la vie est injuste. Je ne suis pas la pour faire respecter la loi mais pour rétablir l'ordre!"

Un long monologue conclu par un nouveau rire.

Ces vieux instincts de chef de bande, et de bandits de grands chemins, revenaient peu à peu à la surface. Il ne pourrait pas les vaincre en étant chef de la police, alors il sera chef de bande, et leur menera une guerre impitoyable.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Lun Avr 03 2006, 18:46

La seule facon à l'alchimiste de ne pas céder à la panique et de ne pas perdre était de jouer sur son propre terrain. Il devait évacuer son ame sur son monde emplis de mystere et de paix. C'est pourquoi lorsque l'épée fut dégainée juste devant sa gorge, il ne broncha pas d'un poil. Ca sera au premier qui craquera. L'un à la paisibilité déconcertante, l'autre et ses coups menacants. S'ils doutaient ne serait qu'une seule fois, il aurait perdu ce duel intérieur et n'aurait plus qu'à s'incliner physiquement. Puisque le destin aura été tracé de cette facon.

Pendant son long discours , il écouta mais ne bougea point, les yeux toujours rivés en haut. Des menaces en l'air mais ce qui était étrange c'est que de sa langue dégageait un peu de la vérité. Mais il restait impassible. Il le fallait. Tenir. Il n'avait aucun fondement. Seulement des accusations et des menaces. Il répondit calmement ne bougeant toujours pas.


- Voilà enfin vous avouez. Vous n'êtes qu'un vil tyran cruel qui ne souhaite que monter dans le pouvoir et pour cela vous n'admettrez pas que vous n'arrivez pas à cette affaire. Et pour cela vous devez trouver un coupable pour ne pas vous coubvrir de ridicule. Qui ca? Tout simplement le premier venu. Un pauvre alchimiste de Paris sans le sou, qui était venu dans cette région parce qu'il espérait trouver le fond qui le ferait ressurgir à la lumiere. Quand j'ai vu votre annonce, je me suis dit que c'était la chance de ma vie, mais je m'apercois que c'était un lache guépier. Vos précédents actes me laissent dans la perplexité, quant à votre nomination dans les renes de la justice de la France. Vous n'en avez que faire de la justice du moment que vous ressortiez dans l'honneur et que vous trouviez la personne idéal qui se sacrifierait prenant tout sur ses épaules. Sachez que je refuse d'etre votre bouc émissaire. Je veux bien répondre à toutes les questions que vous souhaiterez. Je veux bien raconter toute ma vie même si elle vous semblera inintéressante. Mais jamais je ne serais objet de vos caprices.

Pour votre premiere accusation concernant votre "Poulignon", si c'est de l'homme qui m'a accueilli alors que j'étais entrain de méditer dans la cour, je ne vois aucunement le rapport. Les seules relations qu'on a entretenu sont je vous ammene dans le bureau du gouverneur, et je vous ferai procurer des gardes en ressortant. Il me prévenait aussi des dangers que je pouvais endurer. Mais si vous voulez le retrouver apres sa disparition ca c'est votre probleme. Ce n'est pas à un pauvre alchimiste de Paris de régler les affaires de la police, notamment si celle ci se trouve en province.

Maintenant je vous écoute quant à votre interogatoire. Vous n'apprendrez rien. Et même si je jouais un rôle dans tout cela. Quel serait ma place dans tout ca? Qu'ai je fais de mal? Serait ce parce que votre disparu m'a fait entrer dans votre bureau? Serait ce pour cette raison? Je n'ai fais qu'accomplir ce que vous m'aviez demander, et je me permets de vous rappelez que j'ai réussi avec succés. Mes actes étaient tout à fait honorable, et serait ce parce que le fait d'avoir vu un homme qui a disparu ensuite je suis le coupable numéro 1. J'avais appris qu'un savant avait également disparu. Lui je ne l'ai jamais vu de ma vie. Mais je suis aussi coupable. C'est tout à fait normal. Enfin c'est votre humble personne qui en décide ainsi, et comme vous le dites si bien, la justice c'est vous.


Il était content de pouvoir apposer des pointes d'ironie dans ses paroles. Il jouait fin jeu, mais il touchait fort. Il ne devait juste que tenir et pour l'instant il posait le jeu, puisque le chevalier n'avait aucune preuve à son encontre...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Lun Avr 03 2006, 19:18

Lassalle termina le monologue du jeune alchimiste par un sourire, sans le savoir il venait d'avouer, ses paroles sonnaient faux, son plaidoyer un tissu de mensonges, il savait trop de choses pour innocent.

Il se rendait compte aussi qu'il n'avait pas compris la raison de sa présence en ces lieux, il n'était suspect que par sa seule volonté, tant que Lassalle serait en charge de cette instruction il ne sera jamais libre tant qu'il n'aura pas obtenu satisfaction, procédure ou pas.

Il tenta une ultime manoeuvre avant d'employer la menace physique.

Pliant des genoux, il se mit à la hauteur du prisonnier, retirant son chapeau, et laissant les boucles noires de ses cheveux à l'air libre, il lui fit sur un ton concilliant
:

" Ton discours pourrait plaire à un jury mais pas à moi. J'ai déjà tellement menti aux cognes que je sais désormais reconnaitre tous les mensonges. Cessons de jouer, et parlons entre hommes veux-tu ? Le monde se compose en deux catégories: ceux qui sont du bon côté du sabre, et les autres. Toi tu es du mauvais côté. Tu as deux choix désormais, soit tu t'obstines dans tes mensonges, et je te ferais appliquer la question. Sache qu'en tant qu'alchimiste je n'aurais aucune difficulté à te présenter comme un hérétique auprès de l'église. Soit je te fournis une feuille de papier, tu m'indique le lieux où se réunisse les conspirateurs Remois, et dans deux jours, tu es libre, et en route pour la destination de ton choix, et la feuille sera détruite sur le champ...
Ne m'oblige pas à user de violence sur toi, je n'aurais aucun scrupules de le faire, mais en tant que bon luthérien, j'y repugne toujours un peu"

Cette fois-ci, il ne conclua son réquisition sans sourire, ni rire, simplement une moue amer, et un regard triste. Il se doutait bien que l'alchimiste refuserait sa proposition, et il n'aurait plus qu'une seule solution.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mar Avr 04 2006, 19:36

Toujours aucune preuve, il pouvait le frapper, mais il irait à l'encontre de la justice, le ferait il? Irait il jusqu'à la mort. Tout dans ses gestes, son timbre se faisait menacant. Que devait il faire? Résister? Mais à quoi sert l'argent dans la mort. S'il le pouvait il pourrait berner les deux camps. Ou alors un seul des deux. Soudain la solution lui parut comme évidente. Solution qui apparut par un bleuet accroché sur la poitrine d'un des gardes. Pour un alchimiste tout et rien pouvait signifier quelque chose. Ce bleuet lui ordonnait la soumission. Apres le discours compatissant du chevalier, un long silence s'installait durant lequel il pensa à tout cela. Le chevalier pouvait voir sa mine changée se transformer, il avait perdu sa posture, perdu le duel. Il devait rendre ses armes. De plus les conditions étaient honorables.

- Hervé Lepertre! C'est lui qui m'a embauché. Il m'a dit que je devais me rendre chez vous et devenir votre alchimiste. Il voulait que je le tienne au courant de tout ce qui se passait. Mais je vous jure quec'est tout. Je sais juste qu'il habite à reims et fait parti des grands notables. Poulignon il est vrai m'a aidé. Dans le temps il a fait couler du sang pour résoudre une affaire, il ne voulait pas que ca se sache, mais il a été pris en tenaille par ce lepertre, et par un homme du nom d'Henry quelque chose comme ca. Poulignon avait pour mission de me faire introduire dans la place et de prévenir les autres de vos agissements. Mais il a disparu et je n'en connais pas la raison. Mais c'est tout ce que je sais. On m'a promis si je réussissais, une retraite dans les Amériques...

Sa voix avait paniqué pas par le fait qu'il s'était fait démasqué, mais pour une raison toute autre. Il avait peur des représailles. Finirait il comme Poulgnon?

- Poulignon aussi était très instable il ne pouvait pas vous le dire mais il le voulait. C'était peut etre sa cause d'enlevement. Mais s'il vous plait promettez moi de ne pas donner à Mr Lepertre l'origine de vos informations. S'il apprend que c'est moi je ne vivrais pas bien longtemps.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mar Avr 04 2006, 23:50

Lassalle n'en fit pas écho, mais il jubilait entiérement, tout se connectait enfin, il allait pouvoir agir, on s'était trop longtemps moqué de lui.

Il devait auparavant régler le cas de l'apothicaire, il se fit la promesse de tout faire pour le sortir de là, un plan se mit rapidement en branle dans son esprit ingénieux.

Trés concilliant, quasi-paternel il fit:


" Voilà ce que je te propose, je m'occupe personnellement de te changer cellule ce soir pour brouiller les pistes, et tu seras sous une trés solide protection de mes hommes les plus sûr. Je te fournirais de l'encre et un papier, et tu me coucheras dessus les noms que tu viens de me donner. Juste les noms rien d'autre, et ton sceau. Je garderais le document sur moi le temps de l'instruction, et ensuite je le détruirais. Concernant ta personne, je ferais annoncer ton décès en cellule par le médecin de la forteresse. Ainsi les conspirateurs te penseront mort, et n'auront pas idée de se venger. Demain soir à la nuit tombante, ton cercueil sera convoyé par de deux mes hommes. Tu y seras caché à l'intérieur, mais bien vivant je te le promet sur mes galons. En dehors de la ville, un cheval t'attendra, avec une bourse, et une lettre pour un navire du roi pour la destination de ton choix, ensuite je ne peux plus rien toi !"

Son monolgue achevé, Lassalle se redressa, se recoiffa, et fit mine de quitter la piéce. Mais juste avant de quitter la piéce, il se retourna brusquement, et fit d'une voix d'outre-tombe, avec un regard de braise:

" Par contre si je découvre que tu m'as menti, sur terre ou sur mer, je te retrouverais, et je te ferais subir les pires tourmentes que m'ont apprisent les routiers allemands et les sauvages turcs !"

Quittant la cellule, il toisa les deux gardes de faction, et leur fit d'une voix séche:

" Vous répondez de sa tête sur votre vie !"

Il s'empressa par la suite de regagner son bureau, une rude fin de journée l'attendait.

.....................................................................................................

Une fois dans son bureau, Lassalle se résolu tout d'abord à cacher au baron ses récentes découvertes. Le fait que ses deux plus proches collaborateurs étaient compromis dans cette affaire, le rendait quelque peu suspect à ses yeux. Il lui resta à réflechir sur sa maniére d'agir, il savait que Henry et Poulignon étaient complices, et que ce Lepertre était plus ou moins leur chef. Mais il se refusait à procéder sur le champ à son arrestation, il voulait d'abord en savoir plus sur cet homme. S'emparant de quatre feuillets, il rédigea quatre notes.

Deux concernaient des arrestations, celle de Poulignon et Henry, celle ci n'étaient que théorique mais elles avaient les mérite d'exister, même s'il se demandait bien si le sieur Henry allait oser reparaitre à Reims. La troisième concernait ce Lepertre, il ordonnait sa mise en surveillance, la plus discréte que possible, et l'engagement d'une mouche dans son personnel. La quatriéme concernait les bourgeois de la ville, et il les convocait pour un conseil dans deux heures pour leur annoncer les nouvelles mesures de police, et surtout pour savoir qui était ce Hervé Lepectre.

Une fois les notes signés, il les distribua à ses officiers les plus proches, et les plus sûrs.

Son travail achevé, il s'accorda quelques instants de répit dans la personne d'un bon cigare.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mer Avr 05 2006, 16:59

Mais ce que le gouverneur ne s'attendit point, c'est que l'ennemi était beaucoup plus puissant et beaucoup plus rusé qu'il ne paraissait. En effet, ce fut un grand moment pour le chevalier dans la cellule, une grande victoire. Mais il ne se douta pas qu'au meme moment, ce fut une grande victoire pour l'ennemi.

Alors que le gouverneur descendait les marches pour aller interoger son prisonnier, le Baron rentrait dans sa chambre en fredonnant un air d'une musique italienne tres en vogue à l'époque. Ses courtisans l'avaient laissé, ils ne voulaient se reposer et ne voir personne. Seuls 4 gardes le collaient de peur de le lacher. Ils devaient assurer sa protection coute que coute. Ils entrerent ainsi tous les 5 dans la chambre du maitre de maison. L'ambiance était plutot froide, mais le baron vint à romper le silence et dit d'une voix solenelle dans un francais rauque:


- Mezzieurs, che fé prendre mon bain. Feuillez ne pas me dérrancher!

Les gardes qui voulurent ne rien laisser au hasard, inspecterent la salle où le baron devait prendre son bain. Tout était en ordre, aucun élément ne paraissait suspect et apres quelques minutes de fouilles. Les gardes laisserent le noble dans la salle en veillant à fermer la porte à clé derriere eux. Ils s'entretinrent quant à leur disposition pour assurer cette garde. Deux gardes seraient installés devant la porte de la chambre, un sergent et son caporal. La garde de la porte de la salle à bain avait été descerné au jeune novice, et le dernier qui n'était autre que le lieutenant se tiendrait écarter pour attraper tout individu par surprise. Pourquoi les gardes avaient ils nommer le soldat seconde classe devant la porte la plus importante, tout simplement parce qu'il était le moins fort et que il avait simplement pour but d'affaiblir le plus possible l'ennemi jusqu'à ce qu'il meurt ainsi les professionnels pourront se débarasser de ce qui reste plus facilement. C'était évidemment injuste, mais rien de plus facile pour des experts de berner un jeune naif en lui montrant le coté superbe de son poste. Et puis pour le soldat c'était un moyen de montrer son talent...

Le sergent et le caporal, discutaient à l'entrée, décontracte, fumant du tabac, et s'entretenaient de la vie du régiment des dernieres nouvelles, des nouvelles facons de mener la vie dure aux nouveaux. Le soldat lui se tenait bien droit, au garde à vous, visiblement il voulait faire bonne figure. Le lieutenant se trouvait assis sur une chaise, à coté de la porte d'entrée et face à la porte de la salle à bain et du garde. Lui songeait, réfléchissait aux différentes possibilités que l'ennemi pouvait emprunter pour entrer dans cette salle. Il s'était mis là car si l'ennemi réussissait à passer la porte, en ouvrant celle ci il ne remarquerait pas le lieutenant tapi derriere, et ne verraitb que le frele petit garde, une proie idéal. Et puis ce poste lui permettait d'avoir une vue sur la salle de bain, et d'entendre ce qui se passait à l'entrée. Il était vrai que c'était bizarre cette chambre. On rentre dans un salon et la porte que vous voyez en face et celle pour se laver... Gout curieux de l'architecte. Enfin, il s'en passera, c'était plutot à son avantage.

Quelques temps plus tard, le soldat entendit derriere lui le ruissellement de l'eau. Le baron prenait sa douche. Il fit un signe de tete au Lieutenant qui en comprit le sens. Ils n'avaient plus qu'à attendre. dés fois le soldat se demandait pourquoi tout cet excés de zèle. Ses supérieurs lui avaient répondus que lorsqu'on lui donnait un ordre, il devait le respecter à la lettre et etre le plus performant possible. Le régiment de Champagne était en effet réputé pour son ordre, l'exces de zele de ses soldats, mais surtout l'efficacité. C'est pour cela qu'il devait etre pret. Meme s'il n'y avait pas de dangers, il devait faire comme si c'était le cas.

L'eau continuait toujours de couler. Ca devait faire dix minutes que le baron se trouvait à l'intérieur, lorsque la chose se produisit. Un bruit sourd mais que le lieutenant et le soldat avaient bien entendu. Ce bruit ne venait pas de la salle de bain mais de l'entrée. Le lieutenant s'était subitement redréssé et s'adressa d'une voix sereine et autoritaire au soldat.


" Toi tu restes là quoiqu'il arrive. Je vais aller voir ce qu'il se passe."

Il ouvrit grand la porte et disparut dans l'embrasure. Le soldat restait planté là son mousquet serré dans ses mains. Il contemplait cette porte, béante dont rien ne surgissait. Le temps passait, les minutes défilerent et personne n'avait reparu. Une lueur d'inquiétude puis de frayeur s'installa dans le regard du jeune novice. Qu'est ce qui se passait? Que faisaient les autres? Pourquoi ne revenaient ils pas? Ses mains commencerent à trembler. Il fit un pas en avant et dit d'une voix peu assuré.

- Arretez messieurs. Cette farce n'est pas amusante. Si vous ne vous remettez pas à votre poste, je le ferai signaler au commandant.

A chaque pas il lanca des appels. Il avancait tout doucement comme dans ces grands Thriller, où le héros avance tout doucement devant la porte grande ouverte d'où se dégageait pleins de mysteres. Puis au bout de ces interminables minutes dans la peur et l'angoisse, le soldat passa sa tete dans l'encadrure. Il s'attendait à ce que le sergent lui fit une tape sur l'épaule en rigolant de sa grande voix caverneuse et lui qui se retiendrait de le frapper, mais à son plus grand déplaisir, le sergent ne lui posa pas la main sur l'épaule. Il ne lma poserait plus. Il était là, assis contre le mur, un trou rouge en son coeur. Il était fierement entouré du lieutenant et du caporal qui avaient connu le même sort.

Le soldat pétrifié regarda autour de lui dans le couloir, personne. Qui était à l'origine de tout cela. Qui avait réussi à terrasser trois soldats qui comptaient parmi les meilleurs? Sa premiere idée fut d'appeler du secours, mais il se remémora les paroles du lieutenant. La personne visée n'était pas lui ni les soldats, mais le baron. S'il allait chercher de l'aide, qui sait ce que le baron subirait. Il allait alors crier de l'aide. Peut etre quelqu'un l'entendrait. Ensuite il préviendrait l'autrichien. Il inspira un grand coup, ouvrit la bouche, et... un cri strident vint retentire comme un éclair. Ce cri ne venait pas de sa bouche mais de la salle de bain. Une voix qu'il connaissait bien puisqu'elle l'avait agacer de ces musiques stupides. Il accourut donc vers la porte de la salle de bain. La porte était fermé. Il ouvrit avec la clé et ouvrit la porte. Ce qu'il découvrit, le fit lacher son arme.

Dans la vapeur se détachait une ombre. Une ombre noir et affreuse. Il fit un vif coup d'oeil autour de lui, mais il n'y avait personne. Le Baron n'était plus là. Soudain un nauage noir vint se répandre devant ses yeux. Il ne voyait plus rien. Et quand ce nuage se dissipa l'ombre n'était plus là. Au diable l'ombre il devait retrouver ce qu'il en restait du baron. Il inspecta la salle, mais ne découvrit plus rien. Le baron avait bel et bien disparu. Il se dirigea vers la porte, mais à son plus grand étonnement, elle avait été fermé à clé!!! Il était enfermé à l'interieur et ne pouvait plus en sortir. Il n'avait plus la clésur lui. Sa peur fut à un tel extase qu'il allait devenir fou. Ce fantome devant lui qui faisait disparaitre le baron et qui disparaissait également devant ses yeux comme par magie. Tout comme la clé et la porte qui se ferme toute seule. Si l'ombre était passé par là il aurait pourtant entendu la porte s'ouvrir et se refermer or ce ne fut pas le cas!!! Il tambourina, hurla de toutes ses forces contre la porte en espérant qu'on vienne le secourir.

Cet aide se révéla etre un courtisan qui arrivait dix minutes apres son enfermement. Au son des cris, sa curiosité l'avait poussé à aller voir sa provenance. Les cris provenaient de la chambre du baron. Il entra donc sans remarquer de détails apparent. Et s'arreta devant la porte d'où provenait tout ce vacarme: la salle de bain. Il fit un bonjour et lui demanda s'il pouvait etre d'un quelconque utilité. Le soldat lui fit ordonner de faire venir le gouverneur qui se trouvait dans le bureau du baron. Le courtisan s'interogea, mais obéit tout de suite. 2 minutes plus tard il entra dans le bureau et apercut le baron tout sourire avec un cigare dans sa bouche. Celui ci leva sa tete surpris de cette intrusion.


- Monsieur, venez vite. Quelq'un demande votre aide. Il est enfermé dans la chambre du baron.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mar Avr 11 2006, 22:34

Lassalle une fois averti se rendit rapidement sur place, le soldat libéré, il dû démeler avec difficulté la masse d'informations que lui débita de façon desordonné le jeune homme. Il tenta bien à plusieurs reprises de le raisonner par des paroles adéquates mais rien y fit, le soldat était terrorisé. Lassalle le comprenait un peu, lui même, il aurait pu dans sa jeunesse connaitre une même peur devant un tel événement, mais vu son âge, il avait vu trop de choses désormais, même le diable ne le faisait plus trembler.

Plutôt que d'exploser, Lassalle resta plongea dans une profonde réflexion, il avait trois nouveaux cadavres sur les bras, et une disparation, et quel disparition ! Rien de moins qu'un baron d'Empire ! Mais il s'interrogait sur la raison de ce rapt. Le Baron ne lui avait finalement pas revélé grand chose, et Lassalle constatait que deux des personnes "disparus" étaient souvent impliqués dans cette affaire. Il ne portait aucun soupçon particulier envers l'Autrichien, mais un doute subsistait toujours, ses deux plus proches collaborateurs n'étaient-ils pas coupables ? Comment pouvait-il ignorer leur agissement ?

Lassalle se mit à réflechir sur l'attitude à avoir face à ce nouvel avatar, dans un premier temps, il décida de mettre tout en oeuvre pour fouiller de fond en comble la salle de bain à la recherche du moindre indice. Il regrettait de plus avoir sous la main un alchimiste ou un apothicaire pour l'assister dans cela, mais il ne faisait plus confiance à personne. Deuxiement, il pris la décision de ne modifier en rien son dispositif, mais il se mit une date buttoir, s'il n'avait rien à la fin de la semaine, il ferait arrêter ce Hervé Lepectre. Qu'importe si cela provoque la fuite des oiseaux, il ne pouvait plus se permettre de perdre des plumes.

Une fois sa réflexion achevée, il s'attacha lui même à examiner en profondeur la salle de bain, et la blessure des gardes, à la recherche du moindre indice.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Jeu Avr 13 2006, 11:46

Les seuls indices que pouvait trouver le gouverneur était un coussin blanc au fond de la salle, de la poussiere noire par terre et une petite porte qui donnait sur la chambre d'à coté. Chambre qui était en général réservé aux maitresses du baron... Baron qu'on disait très fidele à son épouse, et surtout un maniaque de la propreté puisqu'il s'enfermé tres souvent dans la salle de bain. Voilà les indices que pouvait trouver le chevalier pour avancer dans la résolution de cette disparition. Le plus étrange, c'est qu'il n'y avait aucune trace de combat et pas de sang. Tout était propre. Que déduirait le chevalier???


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Mais contre toute attente l'ombre n'en avait pas fini. Dés qu'il eut refermé la porte sur le pauvre et malheureux soldat, il se précipitait déjà dans le sous sol. Il rasait les murs, il ne devait pas se faire voir. Il repensait à ce qu'il avait sur lui. Deux couteaux glissés dans ses deux bottes, une lame glissée à l'avant de ses deux chaussures. Il éspérait de tout son coeur de ne pas y recourir. Il avait déjà tuer trois hommes, il n'était pas là pour faire une boucherie. Quoique il fut plutot content de sa prestation. Il arriva rapidement dans le sous sol où se trouvait les cachots. Comme il le prévoyait, aussitot l'alarme donnée, le gouverneur quitterait la cellule pour accourir au secours du baron et l'alchimiste resterait alors seul. C'était une belle diversion que celle ci. Une poiçgnée de garde tout au plus pourrait monter la garde. Il suffirait de les endormir et le tour sera joué.

Il arriva enfin au terme de son excursion.Au bout d'une longue recherche il trouva enfin le cachot où l'alchimiste était retenu. Il apercevait 6 gardes. 2 à l'entrée, un aux deux bouts du couloir, et deux dans la cage avec le prisonnier. Finalement le chevalier ne laissait rien à la légere. Sans compter qu'il devait y en avoir d'autre postés dans une cache, pret à passer à l'action à la moindre intrusion. Il se refusait de tuer d'autres personnes, mais il devait bien se défendre. La solution lui vint sous la forme d'une barre de métal. Il devait surement etre un ancien barreau d'une prison mais vu la décrépitude de cette endroit, cette barre à du se détacher de sa place initiale. Elle mesurait moins de deux metres, une épaisseur qui s'harmoniait bien avec la paume de sa main. Elle était toute rouillée mais conservait malgré cela une certaine solidité. Elle était peut etre lourde, mais entre les mains d'un expert comme lui qui avait déjà porté des armes beaucoup plus lourdes. Cela ne lui posait aucun problème.

Il prit donc la barre et s'avanca doucement pres des gardes. Ils se tenaient fierement debout. Ils n'avaient pas de mousquet mais tenaient dans leur main des puissantes hallebardes, et à leur ceinture, des épées de bonne taille. Ils le dévisageaient d'un regard noir. Les hommes aux bouts de couloir, les rejoignit encerclant ainsi le nouvel arrivant.


- On ne passe pas. Identité! Nom, prénom, votre objectif!

L'ombre répondit d'une voix glaciale et morte

- Je viens raccompagner quelqu'un dans un autre monde. Ceux qu'ils veulent l'accompagner, je ne les en empeche pas, il y a de la place.

Et avant tout avertissement, la barre fouetta l'air et vint s'abattre sur les mains des gardes qui tenaient l'hallebarde. Le temps que les autres gardes réagissent il fut trop tard. Ils commancaient à retirer leur épée du fourreau, mais l'ombre tournant sur lui meme et se baissant en meme temps les renversa en portant un coup au mollet. Dans le meme mouvement, il fit remonter sa barre d'un coup sec sur le ventre d'un des gardes qui portaient l'hallebarde il n'y a pas deux secondes. Celui ci se plia en deux. Mais pendant ce temps, l'ombre était dejà passer à l'autre garde qui avait porté une hallebarde et qui finalement avait réussi à prendre son épée tentant de lui porter un coup. On entendit le choc métallique. Puis l'ombre refit un coup sec en arriere qui vint s'écraser bruyamment contre la face du garde qui était plié. Celui se coucha à terre. Il ne se relèverait plus avant un bon bout de temps. Mais à la meme seconde, la barre de l'ombre revint au contact de l'épée du garde qui n'avait toujours pas recu de coup. Le garde fit une attaque de haut vers le bas que parada facilement l'ombre, mais celui ci fut plus rapide, que dans la meme action, la barre vint s'abattre dans l'entre deux cuisses du garde.

Les deux qui s'étaient ecroulés les premiers instants, se relevaient, impressionnés et surpris de la rapidité de leur adversaire. En effet le temps qu'ils se relèvent, c'est à dire prestement, l'ombre avait réussi à mettre à terre les deux gardes. Les deux gardes l'encerclerent deleur épées. Le métal résonna. Les gardes n'arrivait pas à prendre l'ascendant, deux gardes sortirent enfin de leurs cachettes portant main forte, tout comme les deux gardes qui étaient resté interdit de l'autre coté des barreaux de la prison et qui avait mis du temps pour ouvrir la cage.

Maintenant l'ombre était encerclé par six gardes redoutables. Cette fois ci il ne devrait plus se contenter de sa seule arme, mais aussi de ses poings et de ses pieds. Cela sera compliquer. Il avait l'habitude d'avoir des armes blanches, il n'avait rien. Tout d'abord il devait se libérer de cette prison et donc bouger beaucoup pour prendre au dépourvu ses ennemis. Le point positif: l'espace. En effet la salle était plutot étroite, et il pourrait se servir des murs. Les gardes se rapprochaient doucement de lui, épée pointée sur lui qui ne bougeait pas. Les gardes croyaient en sa soumission. Mais ils restaient tout de meme sur leurs gardes.

Soudain sans rien prévenir, il fonca sur l'un des gardes, la barre pointée vers l'avant, la tenant comme s'il s'agissait d'une perche, il atteignit le garde en plein ventre. Le choc était si violent que celui se renversa tout à fait, et comme au saut à la perche, l'ombre s'éleva ainsi dans les airs. Il prit appui sur un mur et fit un retourné au dessus des gardes qui accouraient sur lui. D'un tournoiement de sa barre, il atteignit l'arriere du crane d'un garde et le nez de l'autre. Ceux ci également se renversèrent. Il en restait donc trois. Il atterit sur ses deux pieds, mais était déjà entouré es trois gardes. Si bien qu'à son atterissage il fit une rondade arriere en tenant toujours dans ses mains sa barre. Ses pieds entraient en contact avec le menton, d'un garde, qui se vit voltiger dans les airs.

Ils ne sont plus que deux qui accourent devant lui. Le premier arrivé lui pointe la lame sur lui en plein sur son ventre. Heureusement pour l'ombre, cella ci se baisse en arriere juste à temps la lame le frole juste au dessus de lui, mais il en profita pour planter sa barre dans le ventre de son agresseur et en basculant en arriere, il le fit basculer dans les airs, et le garde s'écrasa contre les barreaux de la prison devant les yeux horrifiés de l'alchimiste. Se relevant rapidement, l'ombre parada l'attaque du dernier garde, et apres plusieurs parades, il prit appui sur l'épée de son ennemi pour faire un salto avant, il fit une vrille de 180° atterit sur les épaules du garde. (regardant ainsi dans la meme direction que lui) Puis fit dans un meme mouvement un salto arriere emportant ainsi le garde qui voltigea pour atterir lui sur le mur opposé.

L'alchimiste n'en revanit pas il fallait etre extremement doué pour maitriser des techniques pareils. Cela ne ressemblait à aucun combat qu'il n'avait vu dés lors.

Sur les huit gardes un seul était apte à combattre, il n'était pas KO, mais il était blessé et trouvait que cela ne servait à rien de combattre seul l'ombre qui était bien plus fort que lui. Au moins il pourrait rapporter au gouverneur ce qu'il verra.

L'ombre s'approcha de la prison, l'alchimiste lui reculait. L'ombre retira doucement son foulard et lui fit un clin d'oeil, puis il le remit aussitot. Le garde ne put voir le visage, il ne vit meme pas cette action qui fut si breve. Mais l'alchimiste comprit et poussa des cris de secours. Il sembla horrifié, comme s'il voyait la mort en face de lui. Mais soudain un coup de vent s'entendit et les torches s'éteignirent. Le garde se demandait comment les trrches pouvaient s'éteindre alors que l'ombre se tenait bien en face de lui, pres de la cage, alors que la torche se trouvait derriere lui. Il regarda derriere mais ne vit rien. Tout était noir. Il ne vit plus rien à partir de cet instant à part les cris horrifiés de l'alchimiste, puis un rale. Il se traina vers la prison essayant d'apercevoir quelque chose mais il ne put rien apercevoir. Puis ce fut le calme. Quelques secondes plus tard, les torches se rallumerent. Quelle sorcellerie cela pouvait etre, l'ombre et le prisonnier avaient disparus. Surement dans l'autre monde comme l'avait dit le monstre intrépide.

Il courut donc en direction du bureau du gouverneur, mais n'étant plus là il se fit dériver vers, la chambre du baron. Il le vit donc ainsi entrain de fouiller les recoins d'une piece qui devait etre une salle de bain. Son nez était de travers et ensanglanté. Il passa les gardes et vint alerter le gouvrneur.


- Monsieur venez vite voir. L'alchimiste a disparu!!!

[HS Je sais ca peut paraitre bizarre tant d'enlevement en peu de temps, mais j'attends ton post et je posterais ensuite pour tout révéler. Tout ce qui s'est déroulé dans l'ombre. Wink ]
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mer Avr 19 2006, 22:06

Lassalle inspecta avec minutie les lieux de l'enlevement, sans grand résultat. Il pu recueillir un peu de poudre noir qu'il conserva dans une fiole, tout en se demandant ce qu'il pourrait en faire puisqu'il n'avait personne pour l'analyser. Il fut surpris par l'absence de traces de bagarre, et de sang. Comment avait-on pu abattre trois de ses meilleurs hommes sans qu'il puisse réagir ? Soit le ou les assassins étaient des maitres dans leur art, soit il y avait un mystére qu'il se devait de résoudre.

Suite à de plus amples recherches, il découvrit une porte qui menait à une chambre sécrète, il comprit rapidement la nature de cette chambre.
Il se demandait si elle avait joué un rôle dans la disparition du baron.

Cette inspection posait plus de question qu'elle ne faisait avancer son affaire, il se décida à lancer une enquête de voisinage pour voir si quelqu'un avait quelque chose à dire, il en doutait, mais il en était plus à ça près.

L'irruption d'un garde de la forteresse le plongea dans des pensées un peu plus sombre. Son récit fut encore plus incroyable que celui concernant l'enlevement du baron. Il se demanda à plusieurs reprises si çelui qui était en face de lui n'était pas ivre. Un homme, ou plutôt une "ombre" aurait mit à terre sept gardes, et subtilisé à lui seul un alchimiste ! Il y avait là le tour de force digne du plus grand des magiciens !

Surtout qu'il avait frappé juste après avoir agis ici, comment avait-il pu faire aussi vite ? Comment avait-il pu s'introduire dans une forteresse aussi facilement ? Cela lui semblait impossible. Il devait avoir un passage secret qui permettait ce tour de force, mais il n'avait pas le temps de le chercher, il devait se rendre sur le champs sur les lieux du crime.

Une fois sur place, il s'attacha dans un premier temps à faire évacuer les septs gardes dans un état plus ou moins grave, il s'occupera du témoignage des vivants plus tard. Faisant isoler le lieux du reste du monde, il du à nouveau effectuer une inspection.

Sa première découverte fut une bague en or, frappé des initiales de son concepteur: HP, Hervé Lepectre. Supposition confirmé par le fait qu'il était le seul orfévre de la ville. Il voulait attendre, mais il ne pouvait plus, il fallait qu'il passe ses nerfs. Il ordonna l'envoi d'une brigade à l'assaut de la boutique de ce Lepectre pour le ramener sur le champ ! Lui, et son entourage proche.

Deuxieme découverte: une trace de pas sur un mur, ce qui voulait dire que son adversaire marchait sur les murs, et avait une pointure forte, ce qui pourrait être utile au moment des confrontations.

Ultime indice: une odeur ! Une forte odeur d'alcool régnait dans les couloirs, elle était forte quand on se rapprochait des torches. Il se souvenait que le garde lui avait dit que les torches s'étaient éteintes brusquement. Il devait avoir un rapport avec cette odeur, mais il se demandait bien lequel. Il interroga un de ces gardes pour savoir s'il reconnaissait cette odeur.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Jeu Avr 20 2006, 16:00

[HS J'apporte un peu de lumiere à toute cette histoire... Wink ]

Nous ne connaissons rien de cette ombre, à part ses brefs apercus. Attardons nous plutot sur ce qui ensuivit à son dernier coup d'éclat. L'ombre était entrain de courir dans les couloirs des cachots suivit de derrière de très près par l'alchimiste. Aucun des deux n'avaient disparu par enchantement, ils recherchaient tous deux la sortie. Mais pour l'ombre qui connaissait la demeure dans ses moindres recoins, il savait qu'il y avait un renfoncement dans le mur d'un cachot et que celui là menait sur un tunnel qui acheminait vers la lumiere. Comment il connaissait ce passage? Par le biais de Poulignon.

C'était en fait l'oeuvre d'un grand criminel, qui ne cherchait qu'à s'échapper. Il fit creuser ce tunnel tout en camouflant l'entrée avec une grande efficacité. Un beau jour il atteignit la lumiere du jour mais il fut tout de suite repris par Poulignon et ses hommes qui le tuerent sans sommation. Celui ci se chargea seul de découvrir le mystere et se garda le secret. Personne ne s'était attardé à comprendre la mort du criminel puisque d'un autre coté ca les arrangeait.

Sauf que ce cachot se trouvait à l'opposé de là où ils étaient. Ils coururent donc en évitant les gardes. Et avec de la chance ils ne sont point fait repéré. Ils prirent le petit tunnel et le reboucherent puis partirent droit devant eux. Tout était sombre et inquiétant mais ils arriverent rapidement à la lumiere. Cela menait dans la cour d'une maison qui se trouvait à quelques metres de la demeure du baron. Apres avoir inspecté les lieux et apercut qu'il n'y avait personne. Ils sortirent. L'alchimiste le suivait inquiet. Ils monterent sur le toit. Et de toit en toit arriverent à l'entrée de la ville. C'était selon lui le seul moyen de ne pas se faire repérer. Ici attendait près d'une chapelle un corbillard. Celui qui le conduisait était un de ses proches qui allait accomplir cette mission pour lui. Il devait transporter le corps d'une vieille dame originaire de Lille et qui souhaitait voir son corps reposé là. Ils avaient mis dans le cerceuil un double fond. L'alchimiste reposerait là pendant le trajet. Normalement le corbillard devrait passer inapercu. Les gardes n'avait en aucun droit de souiller la tombe d'un mort. Et si un garde échappait à cette regle, si un garde ouvrait le double fond, un dispositif enverrait une fléchette empoisonnée sur l'alchimiste. Celui ci ne connaissait en rien du dangers qu'il courrait. L'ombre n'était pas cruel car il respecterait tout de meme la volonté de son homme, mais il préférait assurer ses arrieres.

A Lille, le chauffeur du corbillard le délivrera de son cerceuil grace à une clé rompant le dispositif de mort. Il l'enverrait à Dunkerque où il prendra le bateau pour y voyager à fond de cale jusque dans les iles. Et à bord il y aura des proches de l'ombre pour le protéger. Donc l'alchimiste n'avait en gros rien à craindre. Son argent lui parviendra dés qu'il touchera le sol de ses iles.

Apres lui avoir fait un salut et que l'alchimiste l'eut benni de mille graces, le corbillard partit et l'ombre s'enfuya à nouveau par les toits. On ne pouvait le voir à cause de son foulard et sa capuche mais il jubilait entierement. Un sourire se dessinait sur ses levres. Mais pourquoi? En quoi ce coup d'éclat fut si éclatant? Il avait fait disparaitre le mathématicien, Poulignon son fidèle, le baron, et l'alchimiste qui était également de son coté. Quel était le rapport entre ces hommes? Aucun évidemment, mais pour lui toutes ces disparitions avaient un lien.

Il arriva dans les bas lieux de Reims, dans une petite batisse toute délabrée. Quelqu'un qui aurait essayé de le suivre, n'aurait pas pu continuer, tellement que l'ombre se déplacait vite sur les toits. A l'intérieur tout était sombre moisi, rongé par le temps.Seul quelques éléments contrastait dans ce décor de mort. Tout d'abord une grande malle, ouverte avec pleins de vetements colorés et d'accessoires étranges. Puis reposant sur une vieille table auquel il lui manque un pied, un miroir d'assez grande taille. Puis sous cette table, un seau rempli d'une eau noiratre et visqueuse. Il fit allumer une bougie et la posa pres du miroir. Il vit sa silhouette (Imaginer le nazgul dans le seigneur des anneaux mais avec en plus un foulard couvrant le bec à la facon cow boy)

Ses mains s'attarderent sur le haut de la capuche, comme s'il s'appretait à l'enlever, et c'est ce qu'il fit. On voyait maintenant les yeux, des yeux bleux, des yeux qui laissait transparaitre une expression déjà vu auparavant. C'était la seule chose qu'on voyait du visage. Le haut du crane était recouvert par un large bandeau noir et sa bouche et son nez par un foulard noir. Mais la suite arrive. Il commenca à défaire son bandeau noir laissant apparaitre une chevelure blonde couleur paille. Plus de doute. Ce regard, ces cheveux. Il lui reste à enlever son foulard mais plus de doute à se faire cette figure c'était bien celle... du BARON!!! Sa moustache de la meme couleur et ses joues bouffies et rougeaudes transparaissaient dans la glace.

Pourquoi lui? Qu'avait il à en tirer? Mais bientot un spectacle étonnant se produisit. Le Baron se mit à cracher deux morceaux de platre. Deux morceaux qui avaient une forme arrondie. Et soudain son visage changea. Il n'avait plus cette tete bouffie mais plutot une tete d'un homme plutot maigre. Le Baron aussi était plus bedonnant. Or là il avait une carrure normal et non excessive. Il se passa de l'eau sur son visage, et l'étonnnat spectacle contnuait encore. Les joues rougeaudes du baron devinrent plus blanches. Sa moustache blonde commencait à déteindre et devenait d'un noir de jais. Ces sourcils aussi déteignirent. Son maquillage partit également. Ce visage était celui d'un homme tout autre. Puis il passa sa main dans ses cheveux et les retira. Cette chevelure blonde n'était qu'une perruque, et laissa place à une belle chevelure brune. Puis il enleva des petits objets sur son visage et qui étaient cachés, par le maquillae justement ce qui eut pour but de détendre certains traits qui étaient tirés et de libérer certains traits qui étaient trop amassés.

Ce visage apres 15 minutes de transformation n'avait rien à voir avec celui du baron. Il n'appartient qu'à un seul homme. Un homme puissant et riche, proche du Roy et grand fondateur d'un mouvement révolutionnaire, j'ai nommé Casachris Cabellion. Le même qui fut à l'origine de l'escapade dans Reims et qui libéra les prisonniers.

Il rangea ses affaires de déguisements dans sa malle qui servait justement à cette usage et l'entreposa dans une carole d'un marchand d'accessoires qui venait d'arriver dans la rue. Tout avait été préparer avec minutie. Normalement Cabellion ne s'attendait pas à avoir fini aussi tôt. Il croyait que le marchand serait déjà là entrain d'attendre depuis longtemps, mais finalement tout était bien organisé. Aussi il avait mis du temps pour se démaquiller. Evidemment avant de ressortir il avait remis son foulard, son bandeau et sa capuche. Le marchand avait pour but de rentrer à Paris, et de déposer discretement la malle au domaine de l'arbre de Provence. Personne ne le soupçonnerait.

Lui Cabellion, s'enfuirait sur son cheval noir. Le même qui fit le voyage éclair pour sauver les prisonniers. Il passerait par la porte est. Elle était de son coté et c'était là le quartier mal famé et les policiers ne fréquentait guere la porte. Ou alors il y avait des minables et le temps qu'ils préviennent le gouverneur de la Bastille il serait déjà bien loin donc aucun probleme. Et puis le sachant partir à l'Est, le gouverneur au pire des cas enverrait ses troupes également à l'Est. Alors que Cabellion cherchait à atteindre Paris donc l'ouest...

Il monta sur son cheval puis galopa dans les ruelles étroites. Il rencontra quelques personnes. La plupart ne l'avait pas remarqué, mais ceux qui l'avaient remarqué s'écartait prestement du chemin, se réfugiant là où ils le pouvaient. Cabellion arriva aux portes de la ville et passa sans encombre. Avait il donner l'alerte il ne savait pas. Mais de toute facon le gouverneur aurait aucune chance de le retrouver. Mis à part le fait qu'il aille à l'Ouest et non à l'Est, il possédait aussi un cheval extremement rapide surclassant largement ceux que possédait l'armée ou encore ceux de la milice. Il était donc assuré de ce coté là.

Puis il arriva dans les champs. Il fit donc un petit contour vers le sud puis dix minutes apres, fila vers l'Est à travers les plaines et les forets évitant les routes. Il n'était peut etre pas tres bon cavalier, mais son cheval savait ce qu'il faisait, donc aucun soucis à se faire là dessus. C'est qu'il l'avait acheter très cher à un marchand oriental qui lui affirma que c'était le meilleur. Mais il ne pensait pas à ca. Il pensait plutot à tout ce qui s'était passé. Cette mission qui était normalement fini. Il n'aurait sans doute plus à agir, sauf si retournement brutal de la situation.

Il en était fier, même s'il n'était pas à l'origine de tout ca. Ce n'était pas lui le cerveau de toute cette opération. Elle avait été imaginé par quelqu'un d'encore plus rusé. Tout avait commencé avec ce fichu baron. Il avait ordonnée la mort de tous ces prisonniers, pour vider ses prisons et parce qu'ils étaient hérétiques. On pouvait cependant croire à une forme de racisme dans son jugement. Poulignon en fut outrée, c'est lui qui informa Mr Tcheng de cette catastrophe et de l'exécution du membre de sa famille. Ainsi informé, Cabellion et Tcheng s'étaient empressés de délivrer les prisonniers, et l'hécatombe des policiers? Poulignon n'aurait jamais permis d'envoyer ses hommes à la mort. C'est pour cette raison qu'il avait envoyé les fidèles du baron pour tenir en ordre l'exécution.

Poulignon s'en fichait un peu de la mort de ces hommes qui servait un homme sans morale. Cabellion et Tcheng repartirent, content d'avoir fait une bonne action. Mais une vision se dessina dans la tete de Poulignon. Ah Poulignon. Cabellion le connaissait bien parce qu'il participait également à la premiere réunion de la CL. Il lui avait fait un rapide bonjour, et Poulignon fervent révolutionnaire s'était empressé de lui apporter son aide, et qu'il ferait tout pour faire naitre dans le cour des francais l'idée de révolution et de liberté. Cette preuve de racisme des aristocrates étaient une fois de trop et il avait un bon moyen pour tout faire chambouler.

Il avait appris qu'un nouveau dirigeant était à la Bastille. Il s'était lié avec le marquis de la Motté parce qu'il était très influent, et il pouvait à tout moment controler certaines choses. Pour lui ca aurait été un excellent moyen de diffuser ses idées au sein de la police. Il avait réussi à convertir le marquis qui en avait marre et qui voulait se faire bien voir de la population francaise. Mais ce nouvel arrivant pouvait lui causer des soucis.

Et il eut un plan génial qui lui permettait de combiner toutes ses idées, sans que le gouverneur puisse s'en douter puisqu'il serait camoufler par cette affaire de pendaison et de tuerie. Mais pour cela il avait besoin d'expert en la discrétion, et Cabellion se révélait l'homme idéal. Il avait été impressionné par sa rapidité d'exécution à délivrer tout ce monde et sa facilité à l'épée. Si bien que rapidement après il s'en alla de Reims, passa au domaine de l'arbre de Provence pour y poser sa these qui fut tout de suite accepté par Casachris puis repartit en direction de Paris pour prévenir le gouverneur de la Bastille. Il savait que le nouveau serait là, mais autant jouer un jeune naïf. Cela accroitrait la croyance de l'autre. Il fit donc toute une scene comme pour effrayer le nouveau gouverneur. C'était une maniere de le tester en quelques sortes. Et il apercut l'homme à qui il avait à faire. Un homme strict, sévere et discipliner. Et Poulignon comptait se servir de ces qualités du chevalier pour les retourner contre lui même.

[HS je coupe ici il parait que la longueur de mon texte dépasse la limite autorisée]
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Jeu Avr 20 2006, 16:00

[HS Voilà la suite]

A Reims ils firent l'état des lieux. Il ne savait pas encore qui seront les cobayes de son plan, mais il savait déjà qu'il en ferait parti. Le gouverneur avait besoin d'un savant. Il n'y en avait qu'un à Reims et effectivement il était fou. Sa perte ne dérangerait en rien. Il avait besoin également d'un apothicaire ou d'un alchimiste. Et là bingo. Cabellion en tant qu'armateur était entouré des plus grands apothicaires et alchimistes de France qui travaillaient jour et nuit pour fabriquer des matériaux plus légers et plus solides pour la confection de ses canons. Evidemment dans une entreprise il y a souvent des incapables, et Cabellion, qui fut alerter par son majordome qui découvrit l'affiche sur la place de Paris, envoya un qui avait aucune compétence et qui souhaitait etre riche. Cabellion n'avait pas confiance et il avait peur qu'il fasse une gaffe à propos de Poulignon. C'est pourquoi Poulignon devait jouer le jeu qu'il prenait las ordres de Cabellion.

Et voilà, le piège de Poulignon était en place. Cabellion avait pour role d'enlever tous ceux que croisait le chevalier de Lassalle. Pourquoi sur le moment il n'en savait rien? Sa premiere chose était d'enlever le savant en faisant croire à sa volatilisation. Il ne s'est jamais volatilisé. Cabellion était arrivé sur place, entré dans la maison, tué les gardes, et assoma le savant. Il lui avait fait avaler une potion qui le rendrait amnésique de toute chose. Puis il le cacha dans le toit. Et enfin il repartit. Poulignon devait s'occuper que personne ne découvre le corps. chose faite. Il passait régulierement ensuite à la maison et fit disparaitre le savant en Prussie où il établitune nouvelle vie. Pauvre savant, il n'énervera plus personne avec ses formules.

Puis l'effet escompté se prodisit. Le chevalier mécontent de l'incompétence de la police de Reims, fit venir l'armée et la tension s'installa dans la ville. Une partie de Reims était au courant du mouvement révolutionnaire et tout ca. Poulignon avait déjà fait circuler la rumeur, mais pour la plupart il faut voir pour croire. Et les habitants de Reims ont vu et maintenant ils croivent fermement. Certaines associations ont été crées par des grands bourgeois dont un certains Hervé Lepectre. Grand orfevre un homme très riche.

Cependant Poulignon devait faire face à une autre difficulté, le Baron. Il ne pourrait pas survivre face à lui. Le baron avouera etre l'auteur pour cette pendaison, mais il nommerait aussi les antécédents du chef de Police et là une enquete approfondi se ferait et il serait condamné. Il confia cela à cabellion qui reprit finalement les rennes de l'opération. Maintenant il avait compris où voulait en venir Poulignon. Mais il fallait peaufiner. Il proposa à Poulignon de choisir. Entre sa mort qui entrainerait la perte de la révolution et sa démission. Poulignon raisonnablement choisit la derniere. Il ne démissionna pas, mais Cabellion eut l'idée de l'enlever. D'un autre coté ca brouillerait les pistes du gouverneur. Au meme moment il alla voir l'alchimiste et lui proposa un plan de secours lorsque tout irait mal. Un plan qu'il nommait tout simplement le plan B.

Puis Cabellion partit en direction de la Prussie. Ca faisait à peu pres une semaine que Henry le secrétaire était partit. Le gouverneur avait apporté sa suite, Cabellion ne pourrait donc pas agir. Mais il attendit la nuit. Le baron et sa suite avec le secrétaire dormait dans une auberge pas loin du Rhin. Il arriva doucement dans l'auberge et assassina sans bruit le baron et son secrétaire. Il les emporta tous deux et les jeta au fond du fleuve. Il revint dans la chambre du baron puis se déguisa grace aux accessoires qu'il avait emporté dans une malle. La ressemblance était troublante. La suite n'avait pas remarqué, à part que le baron était plus excité que d'habitude. Mais ils n'allaient pas en faire la remarque.

Ils arriverent donc à Reims où il put voir le chevalier droit dans les yeux. Ils étaient si proche. Le ministre des commerces en face du gouverneur de la Bastille et chef des polices de France. Le combat s'annoncait serré. Mais en tant que ministre du commerce, Cabellion se révélait très doué en langue, et parlait l'allemand comme l'un des leur. L'accent germain il avait réussi facilement à avoir, mais il espérait qu'il n'aurait pas trop à parler germain.

Il devait raconter une histoire plausible. Dans l'affaire il y avait trois hommes. Le baron, Poulignon et le secrétaire. Cabellion devait se protéger et lui et Poulignon. Ca serait le secrétaire qui ferait office de bouc émissaire. de toute facon il était mort. Il avait prétendu qu'Henry état parti en Autriche. Mais bientot le gouverneur apprendrait qu'il ne sera jamais parvenu là bas. Justement Cabbelion juste avant d'arrivée avait envoyé une lettre anonyme à un journal pour qu'il publie la disparition du secrétaire. La nouvelle apparaitrait demain.

Malheureusement son adversaire était beaucoup plus fort qu'il ne croyait. Parce qu'il nommait un alchimiste, il allait faire emprisonner le sien. Malgré le fait qu'il dise qu'il était agé de 40 ans donc une description totalement aux antipodes de la réalité, l'alchimiste s'était tout de meme fait arreté. Losque celui ci était arrivé, le baron/Cabellion avait fait un clin d'oeil dans le dos du chevalier. D'où la lumiere de compréhension dans l'oeil de l'alchimiste.

Cabellion devait tout de meme continuer sa mission, simuler la disparition du baron. Poulignon lui avait prévenu auparavant qui était ses alliés dans la place et tous les passages secrets. Tout d'abord il devait penser à prévenir l'alchimiste de changer de plan et passer à celui de secours au plan B. Et pour cela il avait préparer un bleuet. Pour un alchmiste, il était aisé de econnaitre le nom de fleurs. Cabellion le donna à un des fideles de Poulignon qui garderait la cellule. Il lui donna le bleuet discretement et le policier comprit ce qu'il avait à faire. Il le montrerait à l'alchimiste qui se demanderait pourquoi un bleuet. Puis cette fleur et le baron qui était un allié et surement LUI, lui revint en tete. Bleuet commencait par B. Et la pensée de cette homme et cette fleur lui firent comprendre qu'il fallait changer de tactique. Ce fut la seule chose bien que fit l'alchimiste. Il débita cette histoire avec Hervé Lepectre. Quoique d'un autre coté il aurait pas tout à fait faux, puisque Hervé est instigateur d'un mouvement révolutionnaire dans Reims. Cabellion ne le connaissait pas, seulement par une bague portant ses initiales et qu'il avait trouvé dans les appartements du baron.

Il partit à la salle de bain où il savait qu'il y avait un passage menant à la chambre voisine qui était celle réservée aux belles dames qu'invitait le baron. Ensuite on dit que le baron passait énormément de temps enfermé dans sa salle de bain il ne fallait pas s'en étonner. Et c'est ainsi que ce fut fait. Cabellion/baron entra dans sa salle de bain accompagné de 4 soldats. Il ferma à clé, puis fit croire qu'il prenait un bain. Il laissa couler l'eau, puis enleva un coussin qui lui donnait cet aspect rond qui le génerait pendant le combat. Il s'habilla ensuite de ses vetements de combats. Sa tenue noire... Il prit le passage secret, puis tua sans bruit les deux soldats qui gardaient la porte. Il s'aggripa à une lampe en hauteur puis attendit la venue d'un autre garde. Ce fut fait et il le tua comme les autres, sans bruit. Il savait qu'il y en avait un autre. Et c'est celui là qu'il fallait laisser en vie pour raconter les évenements. Il aligna les morts pour crée de la panique puis regagna la salle de bain par la chambre voisine. Et là il se mit dans le bain les pieds dans l'eau et poussa un grand cri avec une voie rauque comme celle du germain. Ce qui eut pour effet d'ammeuter le dernier garde. Celui ci vint et eut peur de la vision qu'il voyait. Ce pauvre petit était traumatisé. il souffla sa poudre noire celui ci essayait de se dégager, mais Cabellion en profita pour prendre la clé et sortir en refermant la porte. Le temps qu'il prévienne les autres il avait tout le temps de s'occuper de l'alchimiste.

Il descendit prestement et eut une petite discution avec les gardes qui étaient les alliés de Poulignon et leur donna un ordre précis, ils étaient 5. Puis il redescendit encore seul, et arriva dans les cachots. Il y eut le combat. Il avait vu en contempolant le carnage qu'il y en avait un qui l'épiait. Mais il avait tout prévu. Il s'avanca vers l'alchimiste. Le garde normalement devait etre attirer par lui et non sur ce qui était derriere. Il se serait retourné il aurait remarqué que des gardes arrivaient doucement pres des torches? Puis d'un commun accord les gardes éteignirent les 5 torches en meme temps créant l'obscurité la plus totale. Le garde pouvait se retourner il ne verrait rien. Ensuite il fallait redétourner son attention. L'alchimiste poussa de grands cris. Pendant ce temps là les 5 gardes tracaient sur le mur une ligne faite avec du Rhum!!! Une ligne qui s'était établi entre les torches. Ils en avaient meme mis sur les bougies. Il tracerent ce trait rapidement. Cabellion et l'alchimiste partirent, les gardes aussi, et le dernier alluma le bout de trait de rhum. Même s'il y avait très peu d'alcool, cela suffisait pour faire déplacer la flamme vers les torches et les embrasés comme tous les feux du diable. Vu le peu d'alcool sur les murs la flemme sur la ligne s'estompa et seul restait les flammes des torches...

Voilà comment tout s'était déroulé. Ensuite il s'est enfuit...

Cabellion était maintenant sur son cheval, se rapprochant de son domaine. Il voyait les conséquences qui étaient encore mieux que ce qu'il espérait. 5 personnes avaient disparus. Le savant, Poulignon, Henry, le Baron et l'alchimiste. Leur point commun? Ils ont tous étaient en contact avec le gouverneur de La Bastille. Une rumeur circulera, et rien ne fait plus mal qu'une rumeur. Le gouverneur arrive alors que c'ets déjà un moment de malheur, et peu à peu tous ceux qui auront été en contact avec lui, se sont fait enlever par le diable. Rumeur et superstition. Il n'y a pas un seul morceau de vrai, mais c'est ce qui va enforcer la croyance. Mélangez ca à de l'oppression. ca vous fait un beau ménage. Il souhaitait une bonne chance intérieurement au chevalier, pour se débrouiller dans tout ca. Finalement sa discipline et son autorité lui auront causé bien du soucis. Que va t'il faire? Va t'il s'acharner à reprendre le controle ou va t'il fuire....

[HS Vous remarquerez que c'est un gros pavé un peu long. Donc il est bien possible que j'ai oublié certains point. dsl d'avance je vous répondrais par mp si y a des chti problemes]
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Avr 23 2006, 01:09

Le plan de Cabellion était parfait, il ne comportait aucune faille, mais comme toujours il y avait un petit grain de sel qui pouvait brouiller une belle mécanique si celui-ci était bien exploité...

Le vertueux Lassalle avait connu bien des revers de fortune lors de son périple européen, il avait fait tous les métiers, et notamment celui de chef de bande, compte tenu de la difficulté de cette affaire, il avait conclu la nécessité de renouer avec certaines de ses relations. Il pourrait ensuite les répandre dans les bas quartiers à recherche de gras pour la fortune. Eux seuls sauraient s'introduire dans ces endroits proscrits des Condés, et il leur faisait une confiance absolue. Il les savait en outre tous d’une compétence rare, et niveau respect de la loi, ils en savaient le minimum pour le maximum d’efficacité.

En cette soirée, le destrier noir de Cabellion eut la mauvaise idée de bousculer un vieux gaillard, celui-ci bien sur n'arrêta pas sa course, et oublia bien vite l'incident. Mais l'homme qu'il avait bousculé non, celui-ci n’oubliait rien. Le vieux Guntred le More, ancien routier hollandais, compagnon d'arme de Lassalle pendant 5 ans, spécialisé dans le déguisement et les interrogatoires, avait la particularité de tout retenir.
L'attitude du cavalier lui parait bien suspect, anodin pour beaucoup, mais pas pour lui il avait trop d'expérience pour ça. Se relevant à tout vitesse, il cracha sur le sol, et fit :

« Toi, mon gars, soit tu as le diable aux trousses, soit tu as des choses à te reprocher… »

Il s'empressa de rejoindre un autre membre de la bande dans une auberge.

L’auberge des doigts d’or avait désigné repaire de la bande pour le secteur.
Assis dans un coin sombre de la salle, un homme encapuchonné sirotait un thé chaud, cet homme s’appelait Tahar Ibn Zayd. Guntred l'informa de sa rencontre en quelques mots en hollandais, Tahar lui répondit en arabe, et se décida à prendre en chasse le fuyard.

Enfourchant son pur sang arabe, Tahar ibn Zayd ne tarda pas à retrouver la piste, et lança une lointaine, et discrète filature. Tahar dit la Foudre, syrien de naissance, ancien soldat des armées du grand Turc, fait prisonnier par Lassalle au St Gothard, mais comme il ne pu négocier aucune rançon pour un si piètre butin, il le conserva comme esclave, puis comme compagnon d'arme. Ils avaient 20 ans de route ensemble, et il avait appris à apprécier ses compétences. Sa spécialité était la filature et la discrétion, il n'avait jamais perdu une seule piste de son existence, et savait toujours disparaître quand on commençait à pouvoir soupçonner sa présence.

Une fois Tahar chasse, Guntred se décida à rejoindre la forteresse pour avertir Lassalle de ce qui se passait, et de la conduite à suivre.

Au même moment Lassalle avait finalement découvert d’où venait cette forte odeur d’alcool, elle provenait d’une ligne de rhum qu’on avait tracé sous les torches, ce qui expliquait pourquoi le garde les avait vu se rallumer brusquement tels les « feux du diable », mais cela ne résolvait pas le mystère qui les avaient faites s’éteindre tous ensemble en même temps.
L’Ombre ne pouvait pas être responsable de tous, il était en pleine lutte à ce moment là, et comme il ne croyait toujours pas à l’intervention d’un quelconque malin, il fallait s’en résoudre à l’action d’une tiers force. Il ne voyait pas beaucoup d’individus capables de fournir une aide à l’Ombre en ces lieux, il avait des soupçons mais pas de conviction profonde, mais si le chef était coupable, son ancienne milice ne devait pas être au mieux. Il devait désormais d’agir à leur encontre, il réglerait leur cas avec douceur et discrétion pour une fois.

Un mystére résolu, il devait en résoudre un autre, çelui de l'évaporation de l'Ombre et de l'alchimiste. Il était dans l'hypothése d'un quelconque passage secret, il lança ses hommes à la recherche du moindre son creux. Mais il fut interrompu par l'irruption d'un garde qui une fois à sa hauteur, le salua et lui tendit un as de pique:

" Un inconnu m'a remis ceci pour vous, il m'a refusé de m'en dire plus.
- Introduisez le auprès de moi sur le champ "

Le soldat claqua des talons et s'éxecuta....

L'as de pique, il avait donné à chacun des membres de son "organisation" une carte de jeu, afin de les reconnaitre au moment opportun, ainsi il ne relevait que de lui, et pouvait agir dans le plus grand secret.

Une fois Guntred en sa présence, il l'attira dans un coin en retrait, et s'adressa à lui en turc:


" Qui a t'il le More ?
- Ce soir un quidam bien louche à pris la poudre d'escampette sous mes yeux, j'ai lançé Tahard à sa suite, j'attends de savoir Ecorcheur.
- Laisse Tahard voir ce que cela donne, si jamais la piste est fumeuse, nous aviserons ensemble...
- A tes ordres Ecorcheurs"

Guntred récupera sa carte, salua Lassalle, et s'éclipsa discrétement.

Entre temps, un soldat avait mis à jour le passage secret, Lassalle ordonna son exploration, même s'il doutait du résultat.

Il n'avait pas le temps de la conduire lui même, il devait rentrer dans son bureau où on venait de lui annoncer qu'on y avait amené Hervé Lepectre, muni de la bague et de la dénonciation, il regagna son bureau.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mer Avr 26 2006, 10:10

Cabellion était maintenant à 20 kilometres de son domaine. Il regarda derriere lui, personne ne l'avait pris en chasse. Mais il devrait tout de meme aller au point de rendez vous cela était important. Suivi ou pas il le devait. Il entra ainsi dans une foret. Il savait que son pere devait aller à Paris pour régler certains points, il lui laisserait son cheval. La foret devenait de plus en plus touffu, il restait juste de koi faire passer un cheval. Puis d'un arbre sauta une autra ombre,vétu de la meme capuche. Cabellion dit d'une voix légerement amusé:

- Bienvenue à vous mon cher Tcheng. Cela vous dérange t'il si je vous fausse compagnie.

Puis en un éclair il repéra une branche solide et sauta. Il s'y agrippa tel un chat et monta à la cime de l'arbre. Un chene tres touffu. Il se tenait là immobile contre le tronc. Parfaitement invisible. Il attendit 5 minutes puis dix minutes. Et c'est à ce moment là qu'il entendit un petit trot. Un cavalier examinait par terre. Le cheval avait laissé de belles traces, et vu l'espacement avait conservé son allure. La branche sur laquelle il avait sauté ne laissait aucune trace. Rien n'aurait pu trahir sa présence. Si bien que le cavalier ne put trouvé rien de suspectet bien décidé à filer l'ombre, continua sa route sans rien remarquer. Cabellion le vit s'éloigner. Puis il attendit encore 15 minutes. Personne d'autre ne vint. Il repensa au cavalier. Lorsque Tcheng sortira de la foret, le cavalier n'y verrait que du feu. Lui et Tcheng était sensiblement de la meme taille, et ils étaient vétu tout deux de la meme façon. Meme un grand expert aurait pu se faire berner par cette échange. Dans son arbre Cabellion enleva sa tenue la roula en boule puis la fourra dans un petit sac qu' il avait gardé sous lui.

A terre il ramassa des champignons au pied de l'arbre, quelques feuilles, et certaines herbes qui poussaient ici et là. Puis il regagna tranquillement son manoir. Mais d'une facon particuliere. Il savait qu'en pleine automne et il le voyait, des millions de feuilles s'étalaient par terre, et il était aisé de laisser des traces. C'est pourquoi il ne marcha que sur le bas des troncs des arbres. Cela pendant plus de 5 kilometres. Ca était long et fatiguant. Ces chevilles lui faisait souffrir le martyr. Mais au bout de cette disatnce où il ne cessa de se retourner, il marcha normalement par terre. Il arriva enfin aux portes de son domaine. Certaines batisses de paysans se trouvaient ici et là. Il eut une idée si on arrivait tout de meme à le suivre jusque là. Ce qui l'étonnait tres fortement vu toutes les mesures prises.

Il arriva devant une maison sans se faire repérer puis repartit vers son manoir. De sorte que les traces de pas venant de la foret s'arretait devant la maison. Et comme, les fermiers allaient tres souvent vers le manoir, ses pas se confondirent avec les autres. Il était enfin rentré chez lui. Il allait s'asseoir à sa table où était réunis de nombreux convives, comme à l'accoutumée...


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Le soleil brillait à travers les carreaux. Le souffle du vent qui tonnait contre les vitres étaient rythmés par l'assourdissant tic tac de l'horloge. Le bois des mobiliers qui avaient été vernis il y avait peu de temps, brillaient de tous leur éclat. Mais cette lumiere chaleureuse n'arrivait pas à comblé la froideur de la piece. Un homme, à la longue chevelure orée se trouvait au centre de la piece, boudeur. Un homme d'un charisme époustouflant, des yeux d'un beau bleu profond, un nez droit et fin, une bouche vermeille, des dents si blanches qu'elles éblouissaient, des épaules larges, des mains à la fois fine et puissante. Cet homme avait de quoi tout pour plaire aux jeunes dames de sa région, mais il n'était pas marié préférant consacré sa passion à l'orfévrerie. Il n'avait aucune trace de cupidité, il s'était fait orfevre, premierement pour continuer la noble tache de son pere, et deuxiemement parce qu'il y mettait tout so amour à son travail. ET il l'aimait. Et en effet les bagues Lepectre étaient bien connus en Champagne. Il y avait meme des intéressés un peu partout en France.

Son argent il le partageait avec ses amis, et ceux qui étaient dans le besoin. A la tete d'une belle fortune, il ne s'est jamais interessé à l'argent. Mais de par son charisme, de son argent et de sa volonté, il faisait un leader hors pair.C'est pour cela qu'il était resté interdit face à cette répression militaire, et il voulait à tout prix faire réveiller les gens de Reims. Ces temps ci il organisait des réunions dans des bars chez lui ou chez des amis, pour savoir comment ils allaient s'y prendre. Ils avaient les arguments, mais il leur faudrait des armes. Il avait appris de par un journaliste qu'Henri avait disparu, personne n'y comprenait rien. L'un de ceux qui l'ont vu en dernier était le gouverneur de la Bastille. L'un des derniers qui vit le savant avant sa disparition, le gouverneur encore. Poulignon également frappé par la malédiction venait de voir le gouverneur avant de se faire enlever. Et pour couronner le tout, il venait d'apprendre juste avant son arrestation que le Baron qui était revenu d'Autriche avait également disparu, à cause d'une force maléfique, disparition qui ensuivit à une conversation avec le gouverneur. Ou encore l'alchimiste avec qui il a eu une conversation en prison qui disparut à son tour.

Depuis cette histoire de pendaison, le malin s'est abattu sur la ville, et il a envoyé sur Terre son émissaire qui n'est autre que le gouverneur. Soudain cette pensée lui vint en tete. Mais oui. Il avait appris sa récente nomination par Poulignon, bonhomme avec qui il partageait que peu d'interet. Récente nomination qui eut lieu quelques jours avant cette pendaison. Pour lui il n'y avait plus de doute. Le malin voulait s'amuser sur cette ville. Il a fait accéder son envoyé à ce haut poste certains qu'on lui demanderait de l'aide. Seulement ce n'était pas de l'aide que le gouverneur apportait mais tout le contraire. A chaque fois qu'il voyait quelqu'un sa disparition par une ombre maléfque s'ensuivit. Cela se trouve l'ombre maléfique n'était autre que le guverneur lui meme???

De l'effroi s'installa dans son regard. Il allait également bientot rencontré ce damné, heureusement il portait toujours accroché à son cou la croix qu'il avait recu dés sa naissance et qui lui portait toujours chance.

Soudain la porte s'ouvrit à la volée. La premiere chose qu'il vit de cet esprit démoniaque était son regard noir qui lancait des éclairs. S'il se trouvait là dans ce bureau, il ne le savait que trop bien. Le gouverneur a du avaoir vent de ce mouvement dans la ville, et avait mis la main sur le cerveau. le détruire et il détruirait tout le reste. Mais bon il y ferait face de tout son etre et défendrait ses amis et sa patrie (qui se limitait à la seule ville de reims) Il dit ainsi d'une voix tres ironique:


- Bienvenue monsieur en quoi puis je vous etre utile?
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mer Avr 26 2006, 12:27

Lassalle perçut l'ironie mais ne le releva pas, il préféra regarder avec gravité ce Hervé Lepectre, assurement il avait tout de la jeune coqueluche des basses-cours, un de ses êtres capable de fédérer en son nom tous les malcontents, et d'expoiter cette colére.

Il avait du mal à percevoir le rôle de ce Lepectre, mais pour Lassalle il n'était qu'un sous-fifre de plus, le tous était de pouvoir en tirer le maximum, il redoutait ce genre d'individus car ils étaient prêt à mourrir pour leur cause, le tout était de faire comprendre qu'il était dans son intêret de se mettre à table.

C'est pour cela que Lassalle décida d'attaquer de front, à la hussarde, sans maniére ni politesse:


" Pour moi ? Rien ! Pour vous ? Pas grand chose ! Pour les votres ? Beaucoup !"

Prenant une pause après cette premiére salve, il se servit une coupe de vin, puis reprit l'offensive:

" Monsieur, je vous accuse de Haute-trahison, de Complot contre la surêté de l'état, de meurtre ou de complicité de meurtre, ce qui vous vaudra au miminum la roue ! Ne prostestez pas de votre innocence puisque ce sont vos complices qui ont tout fait pour que vous portiez le chapeau ! La preuve est cette bague..."

Sortant la bague de sa poche, il la déposa sur la table bien en vue:

" Je l'ai trouvé sur les lieux d'un horrible méfait perprété aujourd'hui qui a placé 7 de mes hommes entre la vie et la mort. Placé là volontairement pour faire de vous le seul coupable de cette affaire, et ca j'en ai l'intime conviction ! Et c'est de vos complices qui m'a revelé la premiére fois la participation dans cette affaire ! En d'autre terme, on vous a "chargé " mon petit monsieur, et grâce à vos amis vous irez droit à la potence !"

Et Lassalle conclua son intervention par un rire mauvais, destiné à enfoncer un peu plus son interlocuteur.


" Vous avez désormais deux options: vous vous taisez, et vous porterez sur vos épaules l'ensemble des crimes ! Vous parlez, et je verrais auprès du Roi pour adoucir vos tourments. La seconde solution a le mérite d'être avantageuse pour vos proches, car comprennez moi bien ! Maintenant que je vous ai sous la main, je ne vais pas vous lacher, et encore moins vos proches ! Le moindre parent, le moindre amis, le moindre proche, je le ferait arrêté comme complice, et je le ferrais passer à la question sous yeux jusqu'à ce que leurs cris vous rendent fou, on ne m'a pas surmonné Ecorcheur pour rien ! Alors réflechissez y petit chapon, si vous et les votres ne veulent pas être le dindon de la farce, vous feriez mieux de passer à la table, avant qu'ils passent à la casserole..."

Satisfait de son discours, Lassalle se délecta de la lueur de terreur qu'il avait fait naitre dans les yeux de son adversaire, un sentiment de tout puissance unique l'envahissait à chaque fois à ce moment là.

Contractant sa main ganté, il rajouta sur un ton un plus concilliant:


" Et puis pensez un peu à vos concitoyens, tant que je serais là, Reims en souffrira ! Vous me dites tout, et je ferrais bientôt mes baggages. Je ne veux pas la ruine de cette ville, Reims est la ville des Rois depuis Clovis, son sort est lié à la monarchie Française, et j'en suis le protecteur, je me dois de protéger Reims. Prenez en compte cet aspect monsieur, vous êtes commercant, et vos amis aussi, combien de richesses chaque courronnement royal ne drainent-ils pas sur la ville ? Persistez dans votre mutisme, et la ville court à sa perte ! Parlez, et son cauchemar prendra fin !"

.........................................................................................................

La ruse du cavalier aurait pu tromper n'importe qui, mais pas Tahar. Il était capable de suivre une piste en pleine montagne ou alors en plein désert, alors dans une forêt ! Il remarqua vite qu'il avait un probléme, celui qu'il poursuivait avait changé de poid, de maniére de conduire sa monture et d'odeur, c'était trop pour Tahar qui décida de rebrousser chemin. Il préféra ignorer le nouveau venu, seul le premier cavalier l'intéressait. Il retourna précisement à l'endroit où la piste commencait à se modifier. Descendant de sa monture, Tahar observa la zone, il ne découvrit aucune trace au sol, et comprit que son gibier s'était réfugié dans un arbre. Scrutant les arbres aux alentours, il en découvrit finalement un où une des branches étaient brisés, et une trace de main contre la souche. Au sol, il découvrit des traces de pas autour de l'arbre, crachant sur le sol, il jura, puis éperonna sa monture en suivant les nouvelles traces.

A plusieurs reprises, il faillit perdre la piste devant les précautions de son adversaire, mais jamais il n'abandonna, et par l'odorat ou le moindre détail, il pu reprendre la traque. Au bout d'un moment la piste se fit plus facile car son adversaire marchait à nouveau sur le sol, répérant avec précision sa pointure, il poursuivit sa trace.

A l'aube, il déboucha enfin à l'orée d'un manoir. Il cria alors " mektoub !" et décida de rebrousser le chemin. Il savait désormais où vivait sa proie, il ne lui restait plus qu'à avertir le chef.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mer Avr 26 2006, 13:23

Hervé aimait bien cet homme il se croyait le plus fort, mais à Reims le maitre c'était lui et non pas le ptit nouveau de service nouvellement promu au commandement du poste de police. Jamaisil ne perdrait la face meme face à quelconque menace.

Il entendit les chefs d'accusations. Cela déclancha un petit rire d'Hervé qui voulut tout dire


- Ah oui rien que ca.

Il aimait bien cet homme pour les quelques broutilles dont il faisait part sous la forme d'une enorme catastrophe. Haute trahison, il est vrai qu'il s'était détourné du pouvoir du gouverneur de la Bastille. Le Roy il le respectait, il avait juste un compte à régler avec ce chevalier. Donc HAUTE trahison envers sa simple personne. Monsieur le chevalier se prenait il pour sa majesté? Complot contre la sureté de l'Etat. Complot oui, contre l'Etat au contraire. Il complotait contre un tyran oppresseur, qui faisait naitre le chaos dans la ville. De meurtre? Il est vrai qu'hier il a marché sans faire attention sur une fourmi. Ca mérite absolument la corde ca. Ah non le chevalier préfere la roue ah bon...

Puis il apercut... un anneau de sa fabrique. Il n'entendit rien, du reste du discours du gouverneur, mais il n'arrivait pas à contenir sa colere. Puis il entendit les manieres cruelles dont le chevalier allait faire preuve. Il est vrai une frayeur passa dans son regard. Mais frayeur qu'un tel homme puisse exister. Cela ne faisait plus de doute, cet homme avait été envoyé par le diable. La preuve il lui demandait de choisir entre deux choix, la mort ou le péché. Il était tentateur en plus, aucune justice dans ses mots. Il fallait se débarasser de cette vermine au plus vite. Apres tout ce n'était qu'un homme. Envoyé du diable mais toujours homme. Il était donc mortel... enfin normalement. Il ne devait pas faiblir. Sa main se posa une nouvelle fois sur son torse où se tenait sa croix.

*Seigneur si vous m'entendez, donnez la force à votre pauvre serviteur. Pardonnez la folie et le péché de l'humanité, aidez nous à remettre cette créature de là où elle vient. *

Finalement le démon se tut et Hervé s'échauffa:


- Alors il est fier. Il a réussi ce qu'il voulait faire le petit ange. Vous m'accusez de toutes les facons pour que je prenne tout sur mon dos. C'est ca? Et pour cela vous essayez une tentative aussi lache soit il d'employer une oeuvre que vous ne méritez meme pas de regarder. (fit il en désignant l'anneau.) Et vous etes censé représenté la justice, quelle belle justice que vous nous montrez là. Des accusations sans preuves. Vous dites que j'ai été dénoncé par un complice faites le paraitre!

Vous vous croyez peut etre tout puissant. Vous vous croyez surement plus fort à votre poste, Chef des polices francaises, et vous croyez que ce statut vous permettra de faire tout ce que vous voulez. Mais il y a une chose que vous avez oublié, ne pas prendre ses inférieurs pour des dupes. On peut vous dégrader comme... come ca

Il fit un claquement de doigt.

Vous m'avez accusé de multitudes de nom sans fondement et sans preuve. Mais oui j'avoue, j'ai mené un complot. Un complot non pas comme vous dites envers sa majesté, mais envers un usurpateur, tyrannnique, oppresseur, et pour courronner le tout cruel. Reims ne sera jamais l'esclave de vos caprices. Et vous nous dites contre la sureté de l'Etat. Mais là vous vous trompez sur toute la ligne. On la sauve au contraire. Depuis que vous etes arriver, la ville regne dans le chaos, et tout n'est que peur et souffrance. Vous voulez me faire mener devant le Roy, moi je vous ferai mener à Rome devant le pape et ses exorciseurs. Vous vous croyez peut etre cruel, monsieur l'ecorcheur. Mais que fait l'écorcheur face à un exorciseur. Leur technique ne sont pas tres douce à ce que j'ai cru entendre.

Maintenant je veux vous prévenir. Ici vous n'avez aucune emprise. Sur cette ville il n'y avait que deux personnes qui pouvait avoir un pouvoir sur cette ville. Son gouverneur, le baron, et moi. Me voilà entre vos mains, tuez moi et vous aurez achever le cerveau de la ville. Elle se débattra, et vous aurez enfin réussi à créer le chaos le plus total. Touchez moi ne serait ce qu'un cheveux, elle se soulevera. Si vous voulez rétablir l'ordre dans cette ville, je n'ai qu'une chose à dire: PARTEZ!!! Emportez votre malédiction avec vous et laissez cette ville en paix.

En disant ces mots il s'étaient levé brusquement et avait désigné la porte
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mer Avr 26 2006, 14:50

La réponse du bourgeois n'eut qu'un effet sur Lassalle, le faire éclater de rire ! Un rire franc et bruyant, qui résonna dans toute la piéce, et même au delà. Ce drôle osait le menacer, comme s'il se croyait en mesure de le faire, ce n'est pas la menace d'un soulevement quelconque qui lui faisait peur, une volée de poudre en l'air et la menace sera dissipée, on se révolte pas pour si peu...

Etouffant son éclat de rire, il essuya les larmes qu'il avait aux yeux, avant de reprendre
:

" L'auteur de la dénonciation vous l'avez fait occir, mais j'ai sur moi une lettre où votre nom, et celui de Poulignon sont inscrits, et désignés comme chef de la conspiration qui agite la ville depuis mon arrivé "

Sortant la lettre de sa poche, il la tendit à l'accusé:

" N'essayez pas de lui faire un sort, j'en ai une copie, enfin si vous voulez persistez dans cet attitude, vous irez vous expliquer devant le Roi. Je pars pour le voir à Fontainbleau dés demain, je vous y emenerai et nous verrons bien si vous continuez à fanfanronner comme polichinelle ! Avec la lettre, la bague et vos propos séditieux envers un officier du roi, il y en a sufisament pour vous voir inculpé. Rien que votre silence suffit pour me convaincre du chef de haute-trahison, protégez vos chef si cela vous chante ! Ils vous ont laché entre mes griffes, et vous en subirez les conséquences"

S'emparant d'un papier, il griffona quelques instants dessus, appela un officier, et lui transmis ses ordres:

" Veuillez mener une enquête discréte sur les relations de ce Monsieur, et établir autant de mouches qu'il faudra autour d'eux que la raison d'état nécessite. Je verrais la suite à donner une fois de retour..."
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Jeu Mai 11 2006, 17:04

Ces nouvelles menaces lui mirent du baume au coeur. Le diable commencait à faiblir, il continuait à prononcer calomnies qui n'ont aucun prix, puisque sans valeur. Et puis pour essayer de se mettre à son niveau il faisait part du Roy. Comme si cela l'intimiderait mais le point du monde.

- Bien emmenez moi voir qui vous voulez, ne serait ce que le diable votre maitre cela me serait égal. Et vous parlez maintenant à tort de notre bon Roy d'où sa puissance vient des mains du Ciel et de ses bienfaits. Vous osez porter la voix sur le Seigneur, vous qui ne méritez la terre et le feu brulant. Vous osez dire du mal de notre Roy, car ne dit on pas que sa majestée est homme de peuple et que sa justice venant du Ciel n'a point d'égal. Il saura démentir tout vos propos séditieux. Oui! ammenez moi là bas. C'est la meilleure chose que vous avez à faire. La justice triomphera du chaos et de la zizanie que vous créez.

Vous voulez faire enquete sur Reims, ce serait provoquer une nouvelle panique. Vous obstruerez le peu de liberté qui nous reste, notre vie.

Il fit un petit sourire:

- Moui, regardez moi ce grand et très bel homme tout chamaré d'or et de bonté infernal. Il arrive avec ses chevaux majestueux. Et que se passe t'il en ville? Le justicier des étoiles descend bien bas pour discuter avec un illustre savant dont sa connaissance ,n'a point d'égal. Quelques jours plus tard, notre vénérable génie de culture s'en va faire un tour bien au chaud avec un ami de vos connaissances. Au moins sa vie, si c'en est encore une, sera mélé de plusieurs rebondissements, il aura la chance de ne pas s'ennuyer. Ensuite notre fameux protecteur de l'ordre et de la liberté livre un combat avec un représentant de la ville. Un homme qui par sa gentillesse mélé à la poigne du fer, son intelligence mélé à l'ardeur de sa jeunesse a toujours su nous protéger de tous cauchemards. Il fut plus coriaces n'est ce pas. Mais vous avez réussi enfin de compte à l'envoyer en promenade sur les rives du fleuves où le bruit est inexistant et le silence et roi. Mais ce ne fut pas assez, face à quelques mots dits doucement de deux ou trois citadins, le vaillant chevalier, de son grand courage ramena 1000 épées pour le protéger, décimant bien des coeurs pour une pomme ou une miche de pain. Le baron, le secrétaire tous deux parti également rejoindre les deux autres, entrain de rire à vives voies, de la fessée que donne vos petits anges. Maintenant j'apprends de votre sourire flamboyant qu'un autre pauvre homme à dû avoir l'honneur supreme de s'etre adonnée au plaisir du sage policier qui l'appliqua à la grande et à la petite torture, surement en présence d'un chirurgien qui lui tatait le pouls, jusquà ce qu'il soit en danger de mort, puis qu'à cela ne tienne on recommence; et comme dit très bien la comédie des Plaideurs, de notre grand dramaturge (Jean racine Wink ) "Cela fait toujours passer une heure ou deux" Si monsieur s'est divertit, il a réussi à arracher quelques mots et le dépouiller d'un très bel anneau venant ainsi enrichir sa noble collection. Il ne m'étonnerait pas qu'à votre fol ennui, il ait rejoint tous les autres en bas. Au moins votre chef et ses sbires pourront poursuivre la noble tache que vous avez si bien entammé.

Maintenant vous voilà devant moi, votre dernière barrière avant votre victoire. Mais sur le Ciel que j'implore, et le Soleil rayonnant, de toute ma sueur de tout mon sang, jusqu'à mon silence, jamais je ne vous accompagnerais dans votre petit paradis. Et... pour une fois que votre langue fourchue dise une chose censée, Reims et la ville des Rois, la ville où se firent bénir tant de grands hommes, là où le Ciel est venu maintes fois. Mais le Ciel ne veut pas de vous, comme nous gens de Reims ne voulons pas de vous non plus. Retournez à votre diabolique demeure, et demandez, si ce n'est trop pour votre cruelle sainteté, à votre maitre le seigneur Lucifer, d'avoir l'obligeance de mettre fin aux souffrances de nos amis.

Il repensa qu'après ce dernier discours, il ne serait peut etre plus. Si il venait à disparaitre, il avait charger Doumergue l'Ancien qui devait avoisiner les 60 ans, chose rare à l'époque, et D'Alembert le jeune qui avait tout juste de 18 ans de reprendre le flambeau de Reims. En effet Doumergue était un homme très respecté ici dans cette ville et D'Alembert était son disciple de philosophie. A lui il lui faisait tant de beaux discours, sur différents thèmes de la société. Ce grand homme perdurera et aura la brillante idée de faire part de tout son savoir à ses descendants. Un sievle plus tard, un D'Alembert fera une rencontre avec un certains Diderot et écriront ensemble une encyclopédie...
Enfin Lepestre ne le savait pas encore, il n'était pas au point devin... Il était au point fureur.
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