1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Ville des Rois, Ville d'intrigue ?

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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Jeu Mai 11 2006, 19:27

Lassalle soupira devant le flot d'inepties religieuses que déversa ce petit homme, mais pour qui se prenait-il ? Un martyr ? A Reims ? Sa prétention l'aurait presque fait sourire si la situation n'était pas si grave.

L'observant d'un regard morne, Lassalle fit avec amertume:


" Pour de tels propos, je devrais vous faire livrer à l'inquisition, ils sont encore plus hérétiques que ma confession, j’en sais quelque chose..."

Se levant lentement, il se rapprocha de la fenêtre, et se laissa aller à un instant de rêverie, il se demandait s'il avait finalement bien d'accepter ce poste, il n'aspirait qu'à la paix. Mais on l'avait défié, et il ne pouvait pas laisser passer ça. Ce sous-fifre suffisait pour longtemps, il lui permettait d'abolir l'état de siége sans perdre la face.
Il ajouta:

" J'ai cette lettre, et vos propos ça me suffit. Vous porterez le chapeau pour tous les autres. Grâce à votre arrestation, dans deux jours, Reims ne sera plus en état de siège, et toutes mes mesures restrictives abolis. J'ai encore une affaire à m'entendre avec le roi, et je pourrais retirer mes troupes de votre cité"

Fermant son poing ganté, il fit quelques pas, avant de laisser éclater une courte colère:

" Votre silence est une trahison ! Vos complices ont répandu la mort, et la terreur dans la ville durant toute cette affaire, ils ont fait disparaître des coupables, et des innocents ! Si tel est la vertu que vous prônez alors oui je veux bien être le diable de votre folie ! Je serais le diable de l'ordre, et de la prospérité du peuple contre les beaux parleurs comme vous ! Car je les connais les idéalistes dans votre genre, ils parlent de liberté mais n'ont jamais connu la servitude, ils parlent de bonheur mais n'ont jamais connu la faim, et ils utilisent le peuple mais le méprisent au fond ! J'ai bien trop combattu auprès de gens comme vous pour avoir une once de pitié. Moi j'ai connu la faim, la soif, le froid et la misère, alors ne venez pas me servir vos beaux discours de robins ! Le peuple se passe bien de vous..."

Il n'avait pas l'habitude de se laisser aller avec de tels éclats, mais celui-ci lui avait fait beaucoup de bien. S'asseyant à son bureau, il rédigea trois notes en ignorant soigneusement tout ce que pouvait lui dire ce Lepectre. Il avait déjà oublié ce petit homme insignifiant. La première note concernait Reims, et la fin de toutes ses mesures, sauf celles en rapport avec les entrées et les sorties, à tout hasard. La deuxième note concernait l'entourage de ce monsieur, il avait décidé de les mettre sous une surveillance discrète. La dernière se rapportait à ce Lepectre, il ordonnait son placement au secret pour la nuit, et son transfert pour la bastille dés demain.

Alors qu'il finissait de rédiger, on vint frapper à sa porte, un officier d'ordonnance entra, et transmit à Lassalle un valet de pique. Celui-ci hocha la tête, et se leva:

" Gardez le moi un instant, je reviens..."

Lassalle passa dans un petit cabinet adjacent à son bureau, là il eut un court entretien en arabe avec le titulaire du valet de pique, Tahar Ibn Zubair. Une fois ses directives transmises, il salua Tahar, et prit congé de lui.

Regagnant son bureau, il remercia l'officier, et se retrouva à nouveau nez à nez avec Lepectre.


" Cette nuit, c'est moi qui m'occupe de votre garde, je ne fais plus confiance à personne d'autre pour ça. Demain, première heure, nous quitterons Reims pour Fontainebleau. Si cela vous chante, je vous propose une partie de carte pour passer le temps. Autrement taisez vous, j'ai beaucoup à faire..."
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Ven Mai 12 2006, 11:50

Mais maintenant il se tut. Il avait dit ce qu'il avait à dire, il ne continuerait pas à se répéter face à un animal aussi borné soit il. Il s'assit donc sur une chaise, écoutant le floc de paroles inutile du Chevalier. Il se désistait de tout commentaire et s'assit dans un coin sur une chaise. On verra bien devant le Roy. Il n'avait aucune crainte. Il savait la justice de son coté.

Il avait une aversion pour les idéalistes, une aversion pour ce qui rendait un peu de bonheur dans ce monde avilit par le pouvoir. Bien entendu, né dans une famille bourgeoise, il n'avait jamais connu la faim et la pauvreté ni la servitude. Mais jamais il n'avait mépriser les gens de la ville ses amis. L'entente entre tous était d'une solidité inébranlable. Le voilà qui était venu pour tout bouleverser...

Il demanda simplement d'un ton montrant le dégout:


- Les cartes ne seront point nécessaires. Apportez moi juste de quoi écrire et du papier.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Ven Mai 12 2006, 19:54

Lassalle s'empara d'une feuille de papier, et d'un encrier et tendit le tout au petit homme, il lâcha un monotone:

" J'aurais bien sûr un droit de regard sur vos écrits, mais au fond laissez libre cours à votre pensée, je me désintéresse de votre petite personne de martyr sans envergure, plaignez vous de votre malheur, décrivez moi comme Lucifer, je m'en contrefiche..."

Puis Lassalle retourna à son travail, il avait tant à faire avant son départ, il ordonna une première réduction des effectifs de l'armée, et il conseillait à son remplaçant durant son absence, de se faire le plus discret possible. Reims avait déjà suffisamment souffert. Il rédigea d'ailleurs une nouvelle proclamation en direction des habitants de Reims. Il les remercia pour leur patience, et les loua pour leur fidélité, il promit de rapporter leur conduite exemplaire au Roi. Il conclu sa déclaration par un vibrant " Vive le Roi". Une fois, l'administratif achevé, il s'occupa de petit détail qui lui tint à coeur.

Il dégusta un cigare, et un litre de café, il proposa la même chose à son prisonnier, mais celui refusa, blessé dans sa dignité outrée de petit robin de province. La nuit s'écoula ainsi lentement, le robin se laissa aller à une courte sieste, mais Lassalle lui ne ferma pas un oeil, en même temps, il n'en avait qu'un.

Le petit matin arriva avec son lot de cernes, et de bâillements, mais le Chevalier en avait connu d'autres, et il en fallait plus que ça pour abattre sa résolution. Il convoqua un officier auquel il donna l'ordre de faire seller son cheval, et un autre pour le détenu.

Il réveilla le Robin, lui proposa du café que celui refusa toujours, et lui permit de transmettre sa lettre à l'officier, sans même la relire. Il avait bien autre à faire.

Appelant deux gardes, il fit escorter le prisonnier jusque dans la cour. Là l'attendait deux chevaux, et une centaine de cavalier qui lui servira d'escorte. En fait, il s'agissait de son détachement de la bastille qu'il avait décidé de rapatrier sur Paris. Une fois son prisonnier solidement amarré à sa monture, Lassalle éperonna le sien, et quitta avec satisfaction l'enceinte de la forteresse.

Avant de bientôt quitter Reims pour Fontainebleau.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mar Juin 06 2006, 21:58

Après une nuit de repos dans une auberge de fontainebleau, et un solide déjeuner, Lassalle dû se résoudre à reprendre la route une dernière fois pour régler les derniers détails de l'affaire "Rémoise". Il voulu agir vite, il avait déjà perdu trop de temps dans ce qui n'était, selon lui, qu'une mise en bouche. Il fallait tout de même achever le travail, et nettoyer la ville pour de bon !

Il laissa Lepectre dans une des cellules de la Bastille, et prit la route au petit matin. Trois longues étapes de trois jours, avec des bivouacs à la belle étoile, lui permirent de rejoindre la ville. La course avait été rude, et harassante, ses vieux os n'oublièrent pas de lui rappeler son âge, et que ce genre de choses n'était plus pour lui. Mais le service de la France valait bien quelques courbatures, sa fortune dépendait de la santé de ce pays. Il jouait la carte du petit Louis désormais, il ne pouvait plus se retirer du jeu sans dommage, il se voyait mal à nouveau courir la grande route, il n'espérait plus qu'à la paix.

Il arriva dans la pénombre à la forteresse où il allait prendre une dernière fois ses quartiers. Regagnant le bureau qu'il occupait une semaine plus tard, il s'attacha à régler les derniers détails de son action. Convoquant le chef provisoire de la milice Rémoise, il lui annonça qu'il allait effectuer quelques grandes manoeuvres dans les grandes plaines de champagne, et que la milice y participerait afin de parfaire sa discipline. Ce qui ne lui révéla pas, c'est qu'il profitera de ses manoeuvres pour régler le cas de la milice. Autre décision importante, il proposa la réunion pour le courant de la semaine prochaine qui concernera les principaux notables de la ville. Une fois en leur présence, il leur annoncera le nouvel organigramme administratif qui allait régir la ville. Ce n'était pas vraiment de sa compétence, mais le Roi lui avait donné toute latitude à son action, alors il n'allait pas hésiter à utiliser ce pouvoir.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mer Juin 07 2006, 12:52

[HS Parfait comme ca il pourra y avoir d'autres embrouilles avec d'autres persos... lol]

Pendant cette longue semaine tout se chamboulait dans la ville. Le lendemain de l'arrestation , la presse faisait les gros titre. Non sur la dispârition de leur leader mais de la disparition d'Henry qui a vu son corps disparaitre par un envoyé du diable dans les environs de la Foret Noire. Pour eux c'était une fois de trop, et Lepectre lui n'était toujours pas revenu d'après les dires de sa femme. Et nombreux sont ceux qui avaient vu Lepectre se faire arreter par des soldats du gouverneur. C'en était trop. Certains avaient déjà brandit leur fourche, cette poignée de la population déambulait dans les rues, appelant à la révolte. Certains vinrent les rejoindre mais les plus couards fermaient leur volets. Les voici qu'ils s'étaient tous rassemblé devant la maison du vieux Doumergue. Ils attendaient ses directives. Lui même sortit de sa maison et essaya de faire maintenir le calme dans toutes ces clameurs. Les murs tremblerent, la terre étaiot rythmée par la cadence des pieds. Doumergue commenca un discours appelant à la population de se calmer et il pronait qu'on devait tout d'abord essayer de s'expliquer avec le gouverneur qui était, le faisait il remarquer, l'envoyé du Roy. Mais à l'opposé un autre homme se fit entendre, un homme beaucoup plus jeune, presque encore un enfant mais qui avait la parole d'un de ces grands sages aux longues barbes. C'était le jeune d'Alembert. Lui était très peu connu dans la ville. La seule chose qu'on savait de lui, c'est qu'il passait beaucoup de temps avec Lepectre. Tout le monde se retourna vers lui qui s'était réhaussé en se tenant debout sur une charette.
Il commenca ainsi sur un longs discours, relatant les derniers faits qui se sont produits dans la région, l'apparition du gouverneur, la disparition de tous ceux qui l'avaient approcher... Pourquoi fallait il couper court au plus vite, et pourquoi ils devaient attaquer tout de suite. Personne n'y comprit quoique ce soit dans toutes ces tournures digne des plus grands philosophes, mais par le ton et la détermination tout le monde comprit qu'il fallait agir, et cela faisait bien de se faire mené par un homme cultivé et de savoir
Ainsi ils le suivèrent indifférent des quelques mais d'indignation du vieux Doumergue, qui les suivit tout de même résigné. Lui qui souhaitait faire tout cela calmement, voilà qu'un petit jeunot lui dictait la conduite en mettant de l'huile sur le feu. La foule arriva devant la maison du défunt baron et forcèrent le passage. Il y eut quelques heurt avec la police, mais la foule fut étonné de ne voir que si peu de monde. Ils n'eurent aucun mal à forcer le passage des quelques policiers. Très peu de sang fut couler à ce moment là. Le jeune D'Alembert à leur tête recut un coup de mousquet à l'épaule. Il fut contraint de rebrousser chemin malgré sa fougue et sa vaillance. Ce fut ainsi Doumergue qui reprit les rennes et sachant qu'il ne pouvait plus calmer ce brasier ardent, il gravit les marches suivit de la foule vers le bureau, du gouverneur. Quand ils ouvrirent la porte, ils furent surpris de ne voir que le lieutenant de la garde, celui qui avait pris la place de Poulignon. Ils le sommèrent de leur dire où se trouvait le gouverneur, et il leur soulagea en disant qu'il était repartit à Paris.
Certains clamèrent haut et fort après cette nouvelle:


- Hourra!!! Le mal est parti!!!

Puis une clameur enthousiaste se propagea dans toute la foule, mais Doumergue, lui, resta sceptique. Pourquoi ce départ?

C'est ainsi que la nuit même il fit réunir les plus grands notables de Reims. Un débat s'installerait où il serait le président. Evidemment D'Alembert qui s'était vu refuser l'accés, fut soutenu par la populace et donc put participer au conseil. Le président fit part de son scepticisme à propos du départ du gouverneur. Pourquoi était il partit? Alors qu'enfin il avait main basse sur toute la ville puisque plus aucun dirigeant. En effet Doumergue le reconnaissait, il n'avait pas l'ame d'un chef. Seul D'Alembert aurait pu y prétendre mais il était beaucoup trop jeune et trop impulsif. Il y eut plusieurs réponses, mais celle de D'Alembert fut plus convaincante que les autres et une partie de son discours en étonna plus d'un.


" ... Voyez vous messieurs, cet homme n'est pas plus diable que vous et moi. Mais ce que j'accuse en ce sombre personnage est le fait que tous ceux qui l'ont approché ne sont jamais ressorti vivant. Serait ce un hasard? Moi je n'y crois pas. Et a ce stade de 6 disparitions, le hasard ne peut plus avoir. Tout cela est louche et tout tourne autour du gouverneur. Nous remarquons que tous les grands dirigeants ont péri. Le baron, son secrétaire, Poulignon, et maintenant Lepestre. Mais le savant et l'alchimiste ne collent pas à cette règle. Vous dites tous que le gouverneur veut nous affaiblir, mais d'après moi cette raison n'est pas suffisante. Non le motif est encore plus excessif à mon avis. Pourquoi avoir éliminé deusx hommes qui n'avaient aucune importance dans la ville. Leur seule particularité, était le fait qu'ils étaient tous deux à la solde du gouverneur et devait je présume trouver des indices sur l'affaire de la pendaison... Ce qui m'ammene à dire que le gouverneur les a supprimés parce qu'ils devaient en savoir de trop sur sa mission. Mais quelle mission?

- Mais pourquoi répondit Doumergue, les a t'il choisit alors si c'était pour les supprimer juste ensuite. Ne croyez vous pas que le gouverneur en honnete homme, je rappelle qu'il a été choisi par le Roy, aurait tout simplement essayé de découvrir qui était ces hommes encagoulés, et que ce serait eux qui auraient neutralisé tout ce petit monde, le gouverneur servant de bouc émissaire se trouvant au milieu de toute cette histoire.

- Mon pauvre Doumergue,votre mémoire défaillante vous joue des tours. A quoi ca leur aurait servi à ces deux hommes de revenir sur le lieu du crime. Ils étaient passés sans laisser de trace, alors prendraient ils la peine de revenir pour en laisser des bien visible. Et je ne crois pas que'un homme puisse être assez fou pour tenter chose pareil. Votre idée tombe à plat."

Et en effet Doumergue se tut. Ce fut la deuxieme victoire de la journée du jeune sur l'ancien. D'Alembert reprit alors:

" Voyez messieurs. La situation est claire. Ma première hypothèse était dans le fait que supprimant les grandes têtes de Reims, il pourrait asseoir sa domination sur la ville. Or il est parti, signifiant qu'il voualait affaiblir la ville ,mais qu'il ne s'y intéressait pas. Or comme vous le dite si bien Doumergue, qui est à l'origine de l'envoi du gouverneur, notre bon Roy. A mon avis le gouverneur a profité de la confusion de cette pendaison pour affaiblir la ville pour qu'on soit à la bonne disposition de sa majesté. Diviser pour mieux régner. Je vous parie qu'il va revenir et poster dans les hautes spheres des hommes proches du Roy, et voyez ce que ca a donné: les armées dans les villes, la terreur qui règne, avez vous envie de ca? Il est bien clair que depuis la Fronde, notre roi veut tout maitriser, il veut nous prendre nos vies pour qu'on ne puisse plus penser à notre manière mais à sa manière. Comment? En faisant naitre cette terreur. Et le gouverneur représentait bien cela. On peut donc le nommer alors sans crainte qu'il est le diable en personne.

- Et les deux savants? reprit un notable

- Les deux savants ont du écouter certaines chose qu'ils ne devaient pas entendre. C'est tout. Mais vous voyez. Le gouverneur s'attend que privé de tête la ville soit dans le désordre le plus total ne savant plus se diriger. Or doit on leur laisser ce plaisir? Nous devons agir en conséquence. Je propose que nous élisions un conseil qui régirait la ville. Les finances, la vie de la ville, les animations, les décisions politiques, la justice... Tout cela en un conseil. Le roy ne peut pas avoir des yeux partout. Il a supprimé le pouvoir d'un seul homme. Peut etrfe sera t il plus ravi lorsque le pouvoir sera à un ensemble d'individu. Bien sur cette proposition se fait contraire à tout, mais je suis convaincu que la vie de la ville se porterait mieux et puis il est plus facile de tuer un homme que des centaines de petits insectes. "

Son discours continua ainsi dans cette mesure, montrant les cotés positifs de cette nouvelle forme de gouvernement. On ne lui manquait pas de montrer les points négatifs mais sa parole et sa raison furent plus que convaincantes à la réponse des problemes. C'est ainsi qu'au vote final Une petite majorité adhéra aux idées du jeune homme. Doumergue s'y étant évidemment opposé, se vit résoudre une nouvelle fois de suivre la majorité. Doumergue n'était pas un grand chef mlais il était très sage. Et il savait reconnaitre dui respect envers les choix de ses proches. Et puis dans sa tête il se dit: "Voyons bien où cela va nous donner."

Le temps passa et quelques jours apres on apprit que dans certaines villes, il y avait eu des changements de chef de police et de gouverneurs. Ce qui ne faisait que provoquer des sourires sarcastiques envers Doumergue qui était obligé de se mettre à l'évidence. La population ignorait totalement du débat qu'il y avait eu. Aucun des participants ne souhaitèrent s'exprimer la dessus. Si bien que chacun avait sa propre histoire, mais la plus récurente était celle du diable qui venait du Ciel, pour maudire la ville.

Le conseil n'avait rien fait de particulier, à part panser les douleurs des citadins, lorsque le gouverneur refit son apparition. Bien que ce fut dans la nuit, les queqlues ivrognes s'écarterent de son passage et coururent horrifiés en tout sens. Ilc coururent au fenetre criant, "Il est revenu". Le plus sain accouru à la maison de Doumergue, et lui relata ce qu'il avait vu. N'arrivant pas à croire à cette soudaine apparition et contre toute attente, il luçi ordonna de faire quérir D'Alemebert. Bien que leurs idées soient différentes, ils étaient tous les deux unis face à ce sombre homme et à la survie de la ville. Ainsi le matin, D'Alembert et Doumergue firent lever la foule en compagnie des ivrognes qui appuyerent leur dire, une petite partie de la ville se réveilla arme au poing, mais cette petite partie était en somme suffisante, et à la moindre effusion de sang, le reste de la ville suivrait. La foule marcha d'un pas pressant et déterminé vers le centre où se trouvait la maison du baron. Encore une nouvelle fois, ils firent face aux gardes, qui étaient déjà plus nombreux que la derniere fois. Les révoltés reussirent à atteindre la cour, mais ne purent aller plus loin surveiller par les fusils des gardes qui se faisaient menacant cette fois ci. Le gouverneur était bien là. Doumergue et d'Alembert aussi au devant de la scène. Un homme lanca une pierre de rage contre une vitre de la demeure qui se révélait etre la fenetre du bureau...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mer Juin 07 2006, 14:10

Lassalle qui avait passé le reste de la nuit dans le bureau, fut reveillé au petit matin par un curieux bruit, celui du verre qui se brise, et d'un corps lourd qui s'abat sur le sol. Emergeant lentement de sa courte nuit, il mit quelques instant à se rendre compte de la situation. Une de ses fênetres avait été fracassé, et l'objet du délit reposait sur le sol, une pierre. Au même moment, un jeune officier d'ordonnance entra avec fracas dans son bureau, il semblait affolé:

" Excellence ! La racaille a envahi la forteresse ! "

Lassalle constata de lui même la situation, une vision qui faillit le faire bondir de rage, non seulement cette ville se révelait un nid de comploteur, mais en plus elle était dirigée par la racaille. Il regrettait son passée de mercenaires, à son époque, un tel comportement aurait provoqué le sac sauvage de la ville, mais il était officier du Roi et ne pouvait plus se le permettre. Retrouvant vite son sang froid, il fit d'une voix atone, sur un ton glacé:

" Rappelez la garnison, mettez toutes les piéces en batterie... et surtout préparez moi un litre de café, je vais en avoir besoin...
- Mais Excellence, ne....
- Rompez !"

L'ordre fut sec et dur, il convainquit l'officier de ne rien ajouter, et quitter le bureau après avoir salué une derniére fois Lassalle. Le Chevalier observa une derniére fois la situation, sentant une ombre dans son dos, il fit:

" Guntred qui sont les chefs de cette mascarade ?
- Un certain Doumergue, et un godelurau du nom de d'Alembert, le premier a peur de vous soutenir, et le second est un exalté...
- Un froussard et un exalté ! Baste, j'en fais mon affaire..."

Coiffant son feutre, il quitta lui aussi son bureau pour gagner la Cour, il n'oublia pas de passer par les box, où il récupera sa monture. Monté, il aura plus de superbe pour affronter la racaille. C'est en trottant que le vieux borgne fit son apparition à la foule en colère. Il avait le visage livide, l'oeil rouge de fatigue, mais ses effets et sa monture noires formaient un furieux contraste. Il s'abrita derriére le cordon de soldat rassemblé en arc de cercle. Il trotta pendant de longues minutes dans une silence de mort. Puis un premier ordre se mit à retentir:

" Soldat, contre les enemis du Roi, enjoue !"

Les soldats obéirent et braquérent leur mousquet sur la foule, prêt à la hacher menue au premier geste. Lassalle entama ensuite une furieuse harangue:

" Ainsi es ce vrai ! Reims est peuplé d'enemi de notre grand Roi ! Moi qui trois jours auparavant assurait sa majesté de la loyauté de ses sujets Rémois ! Il sera grandement décu d'apprendre le contraire, alors que la royauté française a toujours fait la fortune de la ville ! Non c'est une ville de coquins, d'assassins et de comploteurs ! Le Roi m'a confié tout pouvoir pour rétablir l'ordre ! Je ne serais pourtant pas celui qui versera le premier le sang français ! Je n'ai pas combattu à Rocroi pour ca ! Mais une fois de retour auprès de notre Roy, je l'informerais de la deloyauté de ses sujets ! Je suis sûr qu'il saura prendre les mesures qui s'imposent devant tant grattitude !"

Observant un instant le résultat de son harangue, il reprit:

" Pour autant, je ne vous laisserais pas livre au pillage, et dévaster la ville des Rois si facilement ! Soldats ! Tire de semonce !"

Les soldats s'éxecutérent sur le champ, braquant leur mousquet vers le ciel, ils firent feu, mais un feu à blanc, conformement aux consignes, Lassalle ne voulait blesser personne, simplement terroriser ! Puis il ordonna au tambour de battre la charge.

" Baionettes au canon ! N'ayez crainte soldats, les artilleurs de la forteresse sont prêt à vous soutenir ! "

Ce dernier ordre fit passer un vent de panique dans la foule, elle était certe surexcitée mais pas au point de s'opposer à une armée réguliére appuyée par des pièces. Lassalle laissa planer le doute un instant quant à ses intentions, foudroyant du regard les émeutiers.

Puis il ajouta:


" Soldats ! Crosse en l'air, je ne veux pas de mort aujourd'hui ! Par contre..."

S'adressant à nouveau la foule:

" Que les chefs félons de cette mascarade s'avancent, que les Monsieurs Doumergue et d'Alembert se présentent, plutôt que de se cacher derriére le peuple ! Qu'ils montrent leur courage, je jure sur mon honneur et sur la personne sacrée du Roi qu'il ne leur saura fait aucun mal ! "
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Jeu Juin 22 2006, 11:23

Les clameurs tonnaient aussi fort que les plus grands fracas de tous les canons. D'Alembert déjà blessé se trouvait au troixième rang aux cotés de Doumergue. Ce premier ne voulait pas tenter une nouvelle fois de s'attenter à la vie, le dernier lui était là pour le soutenir au cas où. Enfin le gouverneur apparut sur le perron, et répandit sur la foule un vent glacial de terreur. MAis la population ne cessait pas pour autant de se manifester, en poussant des gardes, en les houspillants. Mais très tôt le gouverneur les fit mettre en cercle et en joue. Les gens commencèrent ainsi à se calmer ne souhaitant pas se retrouver avec une balle dans le corps, mais ceux qui étaient loin des premieres lignes ne stoppèrent pas leurs vociférations. La voix du gouverneur se fit entedre, puissante et forte. Il essayait de parler comme le faisait Cicéron en son temps, ce qui naturellement faisait sourire D'Alembert qui était était pris de pitié pour cet homme qui il en était convaincu était une espèce de marionnette du Roy qui voulait tirer son jeu, et voulait s'en sortir le plus intact possible de cette situation tout en pensant aux bénéfices.
Durant le discours, D'alembert glissait des paroles sarcastiques au vieux Doumergue.


Citation :
...de la loyauté de ses sujets Rémois !

- C'est sur il reste plus beaucoup de monde à Reims maintenant que le travail a été fait.

Citation :
de coquins, d'assassins et de comploteurs !

- Là je crois qu'il nous flatte pour qu'on soit plus respectueux à son égard.

Citation :
Je ne serais pourtant pas celui qui versera le premier le sang français

- C'est bien à lui de dire cela.

Citation :
Je suis sûr qu'il saura prendre les mesures qui s'imposent devant tant grattitude

- Comme il l'a fait auparavant. c'est maintenant qu'il voit qu'il n'a pas fini sa misin et qu'il a pas assez détruit la ville comme cela. Voyez mon cher, croyez vous maintenant à ma parole? C'est le Roy qui est derrière tout ca. Ce cher gouverneur l'avoue de ses propres dires. Il a envoyé le gouverneur pour chasser les grandes têtes comme s'il s'agissait d'hérisson bien génant. Maintenant qu'il les a chassé par l'intermédiaire de son vautour, il peut enfin s'asseoir sur son trone sans crainte d'etre piqué. Il veut tous nous domestiquer. Il veut que l'on soit ses esclaves. Sauf que nous deux nous lui piquons les jambes comme l'avait fait Lepestre. Si tel est le cas, nous connaitrons un destin similaire à notre cher compagnon et je vous parie que d'ici peu, il nous appelera tous les deux. Qu'entendez vous?

- J'entends que vous avez eu raison depuis le début. Pardonnez moi d'avoir mis votre parole en doute, mais voyez vous je craignais que tout cela soit la fougue de votre jeunesse que j'eus connus aussi de mon temps. Mais maintenant je vois avec certitude que notre compagnon lepestre vous a bien former et que vous etes comme lui un grand homme. Je vous soutiendrais Mr D'Alembert quoiqu'il arrive.

- Je vous remercie monsieur Doumergue de l'honneur que vous me faites. Sachez également que vous avez été pour moi avec l'orfevre un modèle dont je me souviendrais touours...

Pendant qu'il conversait de la sorte, la population qui n'avait rien compris au discours continuait à huer l'harangueur, seul un homme, un notable de la ville qui se trouvait derrière les deux leaders avaient entendus leur conversation. Bientot quand ils surent que des canons étaient pointés sur eux la plupart se tut, et un semblant de calme s'installa. Le gouverneur appela D'Alembert et Doumergue, mais là ce ne fut pas D'Alembert qui fut sarcastique mais le vétéran de la ville.

- Comme vous le disiez très cher...

Et ils sortirent des rangs pour rejoindre le regard noir, le gouverneur qui les défigurait en leur rendant un même regard...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Jeu Juin 22 2006, 13:37

Lassalle toisa un instant les deux chefs de la rébellion, trotant devant eux, il les foudroya de son unique oeil, avant de déclarer avec une certaine irritation:

" Elle est trés mal organisée votre émeute, vous êtes vraiment des bleus dans cette exercice..."

Descendant de sa monture, il se placa à la hauteur des deux rebelles, claquant du talon, il s'empara de son pistolet, et de son sabre et les offrit à ses contradicteurs en ajoutant:

" Suivez moi dans mon bureau, je vous donne ma parole d'honneur qu'il ne vous sera fait aucun mal, d'ailleurs si jamais je manque à ma parole, je vous offre la possibilité de m'abattre comme un chien avec mes propres armes..."

Faisant ensuite un demi-tour, il s'engouffra d'un pas lent dans la forteresse, il semblait las et amer de toutes ses contrariétés.

Une fois à son bureau, il constata avec satisfaction qu'on lui avait fait servir le litre de café qu'il avait demandé, il s'empressa de s'en offrir une bonne lampée, avant d'en proposer à ses invités:


" Café Monsieur ?! Il est bon et fort, de quoi réveiller un homme, qui comme moi n'a pratiquement pas débotté depuis une semaine pour tenter de régler votre affaire, à mon âge ce n'est plus vraiment conseillé..."

L'échange d'amabilité achevé, il se cala dans son bureau, tout en sirotant son café, il décida d'ouvrir les hostilités sans préliminaires:

" Contrairement à ce que je pensais, Reims est bien une ville de coquin et d'assassin, qui tue, kidnappe, saccage en pleine conscience dans une vaste conspiration dirigé contre la personne du Roi. Dire que je m'apprêtai à convoquer les notables de cette ville pour leur remettre les pouvoir sur leur ville, quel sot j'ai été ! J'aurais du savoir qu'une fois le ver introduit dans la pomme, celle-ci est pourri irrémediablement ! Pourtant c'est ce que je ferais quand même, qu'importe que ce soit une folie, votre ville m'insupporte, j'ai passé l'âge du gout des intrigues. La dernière grande intrigue que j'ai suivi en France était celle du Grand Condé durant la Fronde, elle m'a coûté une main, et vingt d'an d'exil dans toute l'europe. A cause d'elle, j'ai connu la soif, la faim et le froid, je vous avoue désormais en avoir une aversion. Je devrais faire raser votre ville vous le savez ? D'ailleurs je sais m'y faire pour ce genre de choses, j'ai provoqué autant de révolte que j'en ai maté, une de plus ou de moins c'est une bagatelle pour moi ! Sauf que celle-ci est française, je n'ai pas perdu un oeil pour elle à Lens pour verser son sang. Je me contenterais d'en informer sa majesté, et de lui conseiller de placer la ville en quarantaine. Ce qui veut dire que je pense que sa majesté ira se faire sacrer ailleurs..."

Il prit une pause pour avaler son café, il avait la gorge sèche, avant de reprendre:

" Mais après tout Henri IV l'a déjà fait, et ce ne fut pas un mauvais roi. Bien sûr, cela voudra dire pour Reims la fin des immenses revenus que générent une telle cérémonie, privé d'une telle mane financière votre cité devrait le ressentir durement. Mais si tel est votre choix, ce qui me surprend de vous Monsieur Doumergue, un honorable bourgeois, je vous croyais plus soucieux que cela du bien être de vos concitoyens, vilaine chose en outre pour votre orfeverie que cet absence de commande lié à la perte du sacre. Je le regrette, mais on peut oindre un Roi dans une ville où mille couteaux s'aiguisent en permanence pour l'abattre. D'ailleurs Monsieurs, je ne goûte guére vos méthodes, si c'est un monde nouveau que vous souhaité bâtir ce n'est pas en versant tout ce sang que vous y parviendrez, il ressemble pour moi beaucoup à l'ordre ancien. J'en ai eu un apercu quand j'ai traversé les terres d'Allemagne devasté par la guerre, ce n'est pas beau à voir. Comptez moi dans l'enemi de votre nouvelle ordre, j'ai passé l'âge des bains de sang. Maintenant, qu'avez vous à me dire pour votre défense ? Comme ce Monsieur Lepectre, que je suis le diable en personne venu ouvrir les portes de l'enfer ? J'ai soupé des illuminés et des exaltés, alors soyez pour moi clair et prècis..."

Pensant sa tasse de café, il toisa d'un regard noir les deux rebelles, et entendit leurs réactions, sans avoir trop d'illusions sur celle-ci.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Lun Juil 31 2006, 10:06

Les deux hommes avancèrent gravement. sur la remarque cinglante du gouverneur qui était tout de même bien entouré par une rangée de mousquet, D'Alembert de son insolante jeunesse osa:

- C'est qu'on fait ce qu'on peut monsieur. C'est que vous nous avez pris sur le fait et qu'on aurait agi en conséquence si vous nous auviez prévenu de votre venu.

Il disait cela comme si de rien était. Et malgré la dizaine de mousquet qui le pointait il avait l'audace de faire une telle remarque. Le gouverneur descendit de son cheval, furieux. Bien que ce mot semble si peu face à la colère qu'on pouvait voir. Celui ci mit la main sur son pistolet et on commencait à craindre le pire. Doumergue commencait à palir, D'Alembert sentait des gouttes de sueur lui perlait le visage bien que ses poings resterent serrés et inflexibles. Mais quand le gouverneur lui tendit ses armes cela ne fit que surprendre les deux révoltés. Le jeune savant se rappelait les paroles de son maitre.

" Aime tes ennemis. C'est le meilleur moyen de leur porter sur les nerfs. Par ce fait ils perdent tout controle d'eux même et tu puis les utiliser à volonté."

Et c'était ce que faisais le gouverneur, il cherchait à les déstabiliser. Et rien que le fait d'etre en contact de ce cadeau de fraternité qui n'était qu'en fait un véritable poison il le rejeta en disant:

- Il ne sera pas nécessaire!

Ils monterent tous deux à sa suite puis se tinrent tous deux dans le bureau. Un homme vint apporter le café, cette matiere étrange qui venait des iles. Ils refuserent bien évidement la tasse que proposait le gouverneur qui put entrer sur le fait.

Le vieux bourgeois dont le gouverneur faisait mention, écoutait avec grande attention comme s'il buvait chaque mot, chaque lettre prenant l'attitude du grand sage. L'autre était entrain de se ronger les ongles en regardant par terre, totallement indifférent à toute cette scène. Lorsque le gouverneur prit fin, Doumergue voulut répondre sur les remontrances mais son compagnon n'en lui laissa pas le temps.


- Vous voulez que je vous dise. Votre vie ne concerne que vous. Que nous importe le fait que vous soyez à Lens ou que vous soyez coupez une main pendant la fronde. Toute cette logorrhée inutile, tout comme votre sermon sur l'ancien temps, n'est plus d'actualité. Regardez les choses en face! Regardez cette foule à la fenetre! Croyez vous qu'elle est là pour bailler aux corneilles? Elle est prete à prendre du plomb dans l'aile s'il le faut. Votre diabolisation tout le monde le pense. Comment se fait il que toutes les mouches tombent autour de vous, personne ne le sait. Mais tout ce qui est clair c'est que, superstition ou non vous ne voyez pas que vous attirez suffisamment le malin dans notre région? Si cela peut vous rassurer, je suis tout de meme un peu plus évolué pour ne pas tomber dans l'irréel et vous prendre comme l'a fait mon prédécesseur pour je ne sais quel diable.

Maintenant si vous nous prenez tous pour des misérables pouilleux ignorants, nous ne le sommes pas au point de ne pas remarquer votre vil combine. Croyez vous que tout cela nous a échappé? Croyez vous que votre police secrète soit toujours aussi... secrète? Les cités les plus proches nous ont fait part de leur étouffement après votre soi disant amélioration des choses. Si vous ne voyez pas ce que je veux dire je peux tout simplement éclairer votre lanterne. Nommer des personnes de votre entourage dans les plus hauts postes de fonctions soit! Que certains de ces gens là aient toujours vécu dans l'ombre tel des criminels cela passe encore. Mais que vous instauriez une pression sur la vie locale, on ne puit le tolérer. Le fait de pouvoir tout controler vous donne l'assurance de maintenir l'ordre selon votre avis, mais en faisant cela vous portez atteinte à la vie privée de chaque individu. On nous supprime déjà plusieurs libértés comme celle de s'exprimer ou encore celle de manger et vous nous supprimez en plus notre liberté de vivre. Voilà ce que nous tolérons point. Nous ne voulons pas de vos sages conseils. Nous ne voulons pas de vos hommes à Reims. Vous vouliez convoquer les notables de la ville? Ils sont à votre fenetre. Mais je crois que votre acceuil à coup de fusil laisse un peu à désirer.

Puis ce fut Doumergue qui continua. Les paroles de D'alembert eurent l'effet escompté dans son ame vieillissant. Il parlait tel un orateur et cet image qu'il avait devant lui c'était son ami Lepestre, en mieux, qui se penchait au dessus u gouverneur. Après la fougue de la jeunesse, il contrasta de sa voix calme, emplit de sagesse:

- Veuillez pardonnez votre seigneurie la fougue de mon compagnon. Vous savez la jeunesse... tout le monde l'a été.

Une lueur d'inquiétude traversa le regard du jeune homme. Il avait peur que le vieux le lache, mais la suite le rassura.

- Mais voyez vous, on dit aussi que la vérité sort de la bouche des enfants. Et force est de constater que ce jeune homme a raison. Je suis désolé de vous avoir déçu. Je sais que perdre ce statut de ville sacré poterait atteinte déjà à notre orgueil. La ville des rois et tous les titres qui vont avec. Je sais aussi que cela portera un coup dans notre économie, mais cela ne sera rien de trop grave, il y a des régions qui connaissent pire, et notre bon vin nous permettrait de survivre. Et puis entre nous, qui fait les frais de ces célébrations? Les marchands et les bourgeois, on est d'accord, mais ensuite où va cet argent? Dans les caisses du Roy. Donc vous voyez on perd rien au change.

Disons que par ce fait on perd notre orgueil et une miche de pain. Mais qu'est ce cela comparez à la vie. Comme le dit D'Alembert, vous pouvez ravir nos paroles, vous pouvez ravir notre pain, vous pouvez même nous ravir notre vie, mais jamais vous ne pourrez toucher à notre joie de vivre...


... et à la raison pour laquelle, continua d'Alembert de sa voix explosive, notre mère nous a fait chair. Or c'est ce que vous êtes exactement entrain de faire. Aucun homme ne peut toucher à notre destin si ce n'est un dieu. Or vous n'etes rien de cela. Même le Roy n'aurait le droit de prendre cette voie là. A croire que l'orfevre ait un petit fond de raison.

Doumergue posa sa main sur l'épaule du jeune qui était sur le point d'exploser, pour le calmer. Il continua ainsi de sa voix calme.

- C'est pourquoi nous désirons tous, que vous ne vous méliez pas de nos affaires et que vous rentriez à Paris. Si vous ne nous cherchez pas noise ici, on vous laissera tranquille et rien d'autre ne se produira. Vous savez c'est en cherchant l'ordre que, par le comble de l'ironie, l'on sème le désordre. Prenez exemple sur votre prédécesseur. Il ne faisait rien et tout se passait bien.

Puis il se tut. Ils se tenaient tous deux devant le gouverneur. L'un avec le visage rouge de colère, les dents et les poings serrés fulminant sa rage, et l'autre, lui tenant l'épaule affichait une placidité déconcertante. Ils attendirent sa réaction.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Lun Juil 31 2006, 16:10

Citation :
- C'est pourquoi nous désirons tous, que vous ne vous méliez pas de nos affaires et que vous rentriez à Paris. Si vous ne nous cherchez pas noise ici, on vous laissera tranquille et rien d'autre ne se produira. Vous savez c'est en cherchant l'ordre que, par le comble de l'ironie, l'on sème le désordre. Prenez exemple sur votre prédécesseur. Il ne faisait rien et tout se passait bien.

" Qui êtes-vous pour osez me dire ca ?! Je suis lieutenant général de la police du Roi, et son envoyé personnel en ces lieux. Par ces propos vous vous rendez coupable de crime de lése-majesté, de parjure contre notre souverain et de sédition ! Vous osez me dicter ma conduite ! Vous osez dicter sa politique à un officier du Roi ! "

Lassalle se leva brusquement, jetant sa tasse de café contre le mur, il fulmina, il leur avait offert la paix, ils lui répondaient par une grave offense, ce que disait le jeune exalté le laissait froid, mais les propos du vieux bourgeois sonnait comme une déclaration de guerre !

" Vous ajoutez le mensonge à l'insulte ! Je n'ai jamais nomné un seul de mes fidéles à un poste d'une autre ville pour la bonne et simple raison que mon retour en france est bien trop récent pour en disposer, et aussi parce que je n'ai pas ce pouvoir ! Je devrais vous faire pendre ainsi que tous les coquins qui sont rassemblés dans la Cour ! Ce n'est pas la mise en quarantaine de la ville que je vais proposé au Roi mais sa destruction ! Jouissez de vos vignes tant qu'elles seront encore sous pied tudieu, bientôt il ne restera plus qu'un tas de cendre fumante ! "

Se rasseyant, il foudroya du regard le vieux bourgeois, un regard noir et furieux, il tempeta à nouveau:

" Je comptais quitter Reims dés la fin de cette semaine, et cela définitivement ! Une fois réglé le cas de la milice Remoise complice de Poulignon, et la remise des pouvoirs administratif, économique et policier entre les mains des notables de cette ville ! Mais je vois que je me suis trompé, je cru que les assassins n'étaient qu'une minorité, mais en fait il semble être le fait de toute la ville ! Qu'avez vous à répondre pour votre défense avant que j'informe le Roi que Reims est en insurrection contre son autorité et que l'armée Royale se doit de matter la ville ? Je vous offrais la paix vous m'avez déclaré la guerre, vous êtes sôt ! Je ne voulais que le meilleur pour cette ville, la fin du régime d'exception que je viens d'abolir, la fin des contrôles et la fin de ma présence mais vous tout au contraire c'est le malheur que vous souhaitez voir s'abattre ! Vous voulez répandre le sang de vos concitoyens pour abattre une tyrannie qui n'existe plus, je reconnais bien les paroles de révolutionnaires issus de la bourgeoise, le peuple n'est que la chair à canon de vos ambitions ! "
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Ven Aoû 04 2006, 19:39

Le vieux Doumergue fut étonné de la réaction du gouverneur. En aucun cas il n'avait souhaité lui faire affront. A cause de ce fait, il recula et vint s'asseoir dans le fauteuil au fond de la pièce, laissant la main libre au jeune rémois. Le gouverneur ne voulait pas de son aide il se tairait donc le laissant seul face aux furies de la jeunesse. D'Alembert lui n'avait pas remarqué ce changement d'attitude. Mais il mitraillait toujours de son regard noir l'unique oeil du gouverneur. Le fait qu'il soit debout et le gouverneur assit lui offrait un sentiment de puissance et de supériorité. Un statut qui ne dura que peu de temps, puisque le gouverneur se releva balancant le verre qui se brisa contre la paroi. C'est par ce fait que les pupilles du jeune homme se détourna pour contempler les débris de porcelaine répandu par terre. Une pensée tragigue lui vint à l'esprit:

*Quel pitié! Cette pauvre tasse aurait pu connaitre un meileur destin*

Mais il fut rapidement tiré à la réalité par les postillons du gouverneur qui ne cessait de meugler. Mais il comprit qu'il avait touché au but. Les informations qu'il tenait de son oncle à Paris étaient donc vrai. Des espions ont commencé à patrouiller la capitale pour surveiller les vies et prévenir de je ne sais quel danger. Son oncle lui avait prévenu en effet qu'il avait été interrogé pour une chose de sans importance. Les espions à l'extérieur, D'Alembert l'avait déduit de la situation de Paris comprenant ainsi la trempe du gouverneur.

Lorsque celui ci se rassit il s'appréta à parler lorsqu'une vague houleuse et déferlante l'en arreta. Le gouverneur était repartit sur un discours sans cesse ponctué par la guerre, le sang et la destruction. Cela révélait un esprit belliqueux prétant au sadisme et au masochisme. A se demander si finalement Poulignon n'avait pas raison sur le côté maléfique du chevalier. Puis les flots s'estompèrent et D'Alembert put parler de cette voix que connaissent bien les grands tragédiens.


- Guerre! Toujours la guerre! Dans vos paroles tout n'est que sang et sanglot. Vous a t'on parler de guerre? Doumergue lui...

A ces mots il chercha le prénommé et fut étonné de le voir en retrait. MAius cet étonnement fut de courte durée puisqu'il reprit aussitot.

- ... Doumergue lui à t'on parlé de guerre?

Sur sa mine d'où ne dégageait aucune acquiescion, le jeune rémois en découla une négation et retourna son regard satisfait.

- Vous voyez, tout cela se passe là dedans. fit il en montrant de son index son haut du crane. Vous voyez tout en noir et tout ce que vous cherchez c'est le sang. Vous nous plaignez d'etre la cause d'une soi disante bataille et c'est vous qui l'amenez avec vous c'est pour cette raison qu'on ne veut plus vous voir. Et puis... pourquoi cet acharnement contre Poulignon? Cet homme a accomplis 1000 biens pour la cité et à toujours jugé les affaires avec justice. Contrairement à vous! Il a eu la superstition que vous incarniez le malin. Si je peux vous rassuré je n'y crois pas. Enfin je n'y croyais pas. Depuis que vous êtes venu vous avez apporté le malheur à cette ville. On aurait pu croire à un hasard mais en écoutant vos paroles je vois que toutes ces chimères sont fondées. Alors que personne ne parlait pour l'heure de guerre, vous la mettez en scène. Vous voulez connaitre le fond de mes pensées? Et bien lèse majesté ou pas je vais vous dire. Vous êtes un tyran sadique et sanguinaire. Vous accusiez ce cher Poulignon, homme de bien qui n'a commit aucun vice jusqu'à lors et bien maintenant moi je vous accuse. Comment se fait il que toutes ces disparitions soient toutes intimement liés à vous? Comment se fait il par exemple qu'en un même jour le baron et un alchimiste prisonnier qui étaient tous deux sous votre aile disparaissent comme par enchantement et qu'on ne trouve pas leur agresseur. Celui n'ayant été point vu par personne le coupable devait se trouver dans l'enceinte. Pour la disparition de Poulignon, la raison est simple: il était très intelligent et vous l'avez évincé de peur qu'il comprennne la combine. Pour le savant fou j'ijnore encore le motif. Etait ce le cobaye duquel s'ensuivit toute cette opération? Le motif principal vous voulez que je vous dise? Vous vouliez mettre le chaos à la ville, faire croire de la culpabilité d'un honnete homme grace à votre position et ainsi revenir à Reims pour prendre le commandement auprès des notables. Après quoi vous les auriez laissé avec certaines consignes pour qu'ainsi Reims soit sous votre botte. Mais elle ne le sera pas. Donc on vous demande de partir et la guerre vous vous la mettez où je pense car ici on ne veut aspirer qu'à la paix et que tout reprenne le cours normal. Allez demander au Roi de faire quérir un nouveau gouverneur c'est tout ce que nous vous demandons.

Son visage s'éclaircit en un sourire narquois.

- Et puis pour la guerre, vous ne pourrez la faire. Premièrement vous n'êtes que le chef de police. Votre rôle est simplement de faire régner l'ordre, tache que vous accomplissez à merveille. Pour les conflits à l'intérieur du pays vous devez vous référer aux mousquetaires, et seul son capitaine ou ses lieutenants peuvent en prendre cette décision. Deuxièmement je ne crois pas que ce soit dans les volontés de sa majesté de raser la ville 100 fois sacrés par Clovis et ses descendants. Dernièrement provoquer un conflit ici en créerait d'autre ailleurs. Et de cela sa Majesté ne le veut pas non plus. Elle a déjà tant à faire avec ces nobliaux de sang bleu. S'il vous le plait allez voir sa majesté et allez vous référer auprès d'elle et ... au fait vous ne manquerez pas d'ajouter qu'Elle nous envoie un homme qui puisse rayonner à nouveau sur la ville -comme Elle rayonne sur notre beau pays - qui puisse rétablir la situation et qui ne puisse pas jouer comme certains aux Nérons sanguinaires. Longue vie à Sa Majestée!!!

Il se tenait droit, les bras balants les mains rejoints, comme un enfant sage comme un ange pret à écouter la lecon du maitre. C'est dans ces moments là qu"on apercoit l'ampleur de l'insolence de la jeunesse.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Sam Aoû 05 2006, 19:35

Citation :
Vous vouliez mettre le chaos à la ville, faire croire de la culpabilité d'un honnete homme grace à votre position et ainsi revenir à Reims pour prendre le commandement auprès des notables

Ecoutant à moitié le babil aussi creux que vague du jeune exalté, qu'il ne considérait pas comme un interlocuteur sérieux, il ne pu s'empêcher d'éclater de rire devant une telle affirmation. Un rire franc et joyeux qui le fit pleurer aux éclats:

" Je suis le diable en personne ne la vous-t-on pas dit " en se faisant des cornes avec les doigts avant de poursuivre " J'ignorais jusqu'à l'existence de votre ville froide et boueuse jusqu'à ce que Poulignon vienne me chercher à Paris pour une affaire de sorcellerie ! Je suis parti alors que je venais d'être franchement nomné, je n'ai même pas pu encore réorganiser ma police, voilà trois mois que j'essaye de rétablir l'ordre ici ! Croyez-moi quitte à m'emparer d'une ville, je préfére Paris, car elle est ma juridiction, et une proie bien plus intéressante ! Selon vous je fais tout pour prendre le contrôle de votre ville ? Quel est mon intêret à cela ? Me ridiculiser ? J'ai perdu dix de mes meilleurs soldats dans les agissements de vos " amis ", je devrais meme m'insurger devant une telle proposition, mais vous êtes jeune et naif, vous verrez que la vie est bien plus complexe qu'il ne parait "

S'emparant d'une lettre dans sa poche, il la tendit à d'Alembert:

" Quant au Roi, il me donne tout sa confiance dans cette lettre, et m'autorise à prendre toutes mesures pour rétablir l'ordre. Poulignon a renseigné à plusieurs reprises vos amis sur mes mesures, l'evasion de l'alchimiste fut permise par la complicité de ses hommes...J'en ai la preuve... Mais vous êtes un imbécile Monsieur de d'Alembert, je refuse de discuter avec vous... Vous êtes libre de disposer, et de dissiper vos coquins où je fais tirer à la mitraille dessus... "

Griffonant quelques mots sur un papier, il appela un de ses officiers pour lui transmettre.

Il rajouta:


" Monsieur Doumergue, je vous considére comme mon seul interlocuteur valable. Ainsi je vais vous escorter jusqu'à Fontainbleau, là bas vous pourrez exposer vos griefs devant le Roi. Je vous donne ma parole d'honneur que vous en reviendrez sain et sauf, je n'ai qu'une parole... Acceptez vous ma proposition ? "

Prenant une pause, il foudroya Doumergue de son unique oeil, avant de faire dans un sourire cruel:

" Je vous annonce que ce soir mes troupes se retirent de votre ville, pour se déployer autour d'elle pour établir un blocus total jusqu'à nouvel ordre... Vous méprisez le pain, alors vous expliquerez au bas peuple pourquoi celui-ci va en manquer... Ce n'est pas négociable par contre..."
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Aoû 06 2006, 12:58

[Ok je cloture Reims.]

Face à la défense du gouverneur, D'Alembert ne broncha pas d'un poil. Les poings posés sur le bureau, la rage au ventre. Il n'y a pas à cacher qu'il était véritablement tenté de lui sauter à la gorge, pour lui faire le plus de mal possible avant de se faire tuer. Mais ceci serait bien trop déraisonné et surtout trop facile. Non il écouta les propos du gouverneurs jusqu'au bout et lorsque celui ci lui fit signe de prendre la porte, il remit son feutre sur la tête d'un geste rageur en disant de toute sa haine.

- Bien comme peronne ne veut m'écouter, d'accord, je prends la porte. Mais vous serez responsable de vos choix et tant pis pour vous s'il vous arrive malheur.

Il se retourna d'un seul tenant puis se dirigea vers la porte. Lorsqu'il mit sa main sur la poignée, il entendit une nouvelle fois la voix du gouverneur qui s'adressait cette fois à son compagnon se trouvant juste à sa gauche. Il le regarda puis se retourna vers le gouverneur la main toujours sur la poignée. Sur la question, D'Alembert tourna vivement la tête vers l'interrogé qui affirma d'une voix grave et solennel.

Citation :
Je vous annonce que ce soir mes troupes se retirent de votre ville...

Cette phrase fit tout d'abord soulager le jeune rémois mais ce fut la suite qui le choqua le plus. A çà, après avoir regardé une dernière fois Doumergue dans les yeux, il revint vers le bureau fulminant. Ses deux poings à nouveau sur le bureau et le visage si près du chevalier. Il ne criait pas mais lui murmurait d'une voix menacante.

- Vous empruntez une mauvaise voie monseigneur. A force de jouer avec le feu, cela finie par se retourner contre soi. Une grosse erreur! Et bien si vous voulez que je leur explique pourquoi à cette ville de pouilleux (en accentuant bien le pouilleux) je le leur dirai à coeur joie. Ce n'est pas comme ca que vous allez plaire aux rémois.

Puis il se releva et se dirigea vers la porte de son pas vif. Il ouvrit la porte et rajouta à voix haute:

- Au fait monsieur. Vous nous avez dit à l'instant que cette ville ne vous intéressait pas et qu'elle représentait le cadet de vos soucis. Pourquoi donc vous donnez la peine de laisser vos troupes aux alentours? N'est ce pas paradoxal? A moins que vous ne soyez un fieffé menteur. Vous étiez déjà un tyran sadique, il ne vous manquait plus que d'être hypocrite. Doumergue je vous souhaite bonne chance.

Enfin il s'en alla en claquant la porte si fort qu'un tableau se décrocha et vint tomber à terre en brisant son cadre.

Je vous laisse deviner la suite. D'Alembvert va tout raconter à sa facon et convaincre le peuple. Ils vont se replier parce qu'impuissant, mais ils vont ronger leur freins. Et dès que ce frein aura disparu...


[ Voilà normalement t'as rien à ajouter derriere si ce n'est ton execution...]


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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Aoû 06 2006, 14:31

Lassalle ne répondit pas, amusé par la colére du jeune homme, mijotant au fond de lui-même sa terrible vengeance, il le laissa partir sans regret, il allait en baver plus tard suffisament pour ne pas en rajouter...

Préférant ignorer pour l'instant Doumergue, il décida de faire appel à un de ses hommes, Vincenzo di Cola.

Celui-ci se présenta quelques instants, affublé d'une bien curieuse maniére: Le visage joufflu, les joues rougeaudes, une moustache blonde, le ventre bedonnant... Le portrait trait pour trait du Baron Streissman. Lassalle fut plus qu'interloqué par cette apparition, Doumergue en avait les yeux exhorbités, comme si un spectre venait de surgir brusquement de l'au-delà. Le Chevalier ne resta pas longtemps dupe de cette mascarade, en francais il déclara:


" Confirme moi ce que je pense Vincenzo ?
- Tu pense bien vieux borgne, on t'a joué, et en beauté..."

Répondit l'ancien espion du Doge avant de cracher les deux bouts de platre qui lui servait de bajoues, et d'entreprendre une rapide toilette pour retrouver sa physionomie habituelle, tout en poursuivant sa démonstration:

" Voilà l'homme que tu as pris pour le gouverneur, ne te blame-pas vieux Borgne, tu ne l'avais jamais vu avant, il n'en était que très facile de te duper par un habile artifice...
- Comment en es-tu arrivé à cette conclusion ?
- Une chose que tu as négligé dans ton inspection de la salle de bain du Baron, si insignifiante et incongrue, que moi-même je ne l'avais pas remarqué, c'est Lorenzo qui nous a fourni l'explication... "

Récuperant le coussin qui lui servait de bedaine, il se lança dans une courte explication en italien:

" Lorenzo fut intrigué par la présence d'un coussin dans une salle de bain, celui-ci n'a pas d'utilité dans la toilette... Mais bon peut être était-ce une manie du Baron ? Tu connais mon frére, et son esprit tordu ? En spécialiste du déguisement et de la pantomine, il n'a pu s"empêcher de combiner tout ca dans son esprit ingénieux. D'après ce qu'on lui avait dit, le Baron que tu avais eu face à toi était bedonant... Ce coussin formait un bedon, ensuite un peu de maquillage, une perruque et quelques d'artifices ! Tu as ensuite un Baron en pied et cape...
- Ca reste des suppositions de Lorenzo, un être dont la caboche n'est guére comparable à nous autres...
- Avoue le quand même, l'explication est séduisante ? Tu n'as jamais vu ce baron avant ta rencontre avec lui, en outre celà expliquerait sa disparition soudaine... Le Baron n'a pas disparu, il est simplement redevenu le maître de cette mascarade... Quant au vrai gouverneur, je suppose qu'ils ont du l'occir sur la route... Un tel être ne peut être laissé vivant, il en savait beaucoup sur les conspirateurs, par cet artifice, il faisait d'une pierre deux coup...
- La supposition est séduisante, et elle expliquerait beaucoup de chose... "

Lassalle se risqua à un regard sur Doumergue, mais celui ne semblait pas comprendre tout ce qu'il se passait...

( Sûrement pense-t-il que je suis l'instigateur de tout ca... Qu'importe, il n'est plus qu'un pion entre mes mains désormais...) Pensa-t-il.

Faisant face à nouveau à Vincenzo, il lui donna (en italien) une longue série d'instructions pour son frère ainé durant son absence, quant à lui il se devait de l'accompagner à Fontainbleau pour reproduire sa pantomine devant le Roi.

Le Vénitien aux méches blondes maugréa alors en français:

" Ah moi toujours le sale boulot ! Ah lui toujours l'action et la gloire ! Ah je maudis ce frère dont l'ombre me renvoit toujours dans les ténébres..."

Lassalle ne répondit que par un sourire à la déclamation théatrale auquel venait de se livrer le plus jeune des frères, il pensait tout ce qu'il disait bien sur, mais pas suffisament pour que cela crée une querelle entre les deux Cola. Se fendant d'une révérence de la Comedia dell Arte, il quitta le bureau, désireux d'avertir au plus vite Lorenzo des projets du Vieux Borgne à son égard.

Lassalle s'assura ensuite à rassurer le vieux bourgeois sur ses intentions:

" Le blocus de la ville durera le temps de votre absence, une fois de retour, il prendra fin, puisse votre peuple souffrir en silence en attendant..."

Ne prenant en compte aucune des objections de Doumergue, il se ferma dans un profond mutisme, attendant avec impatience la tombée de la nuit pour mettre en oeuvre ses projets, méditant en silence sur ce dernier coup de théatre.


Dernière édition par le Ven Aoû 18 2006, 11:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Aoû 06 2006, 15:07

La nuit se répandit enfin dans des rues rémoises qui semblaient avoir retrouvé un semblant de calme, Lassalle en profita pour mettre son plan d'évacuation de la garnison en action...

Sans trompette, ni tambour, à peine quelques flambeaux pour ouvrir la marche, 2 000 soldats se mirent à en marche, ces hommes comprenaient membres de la milice rémoise, soldats du Royal-Champagne et policiers de Lassalle. Ils évacurent avec tous les canons et la poudre qu'ils pouvaient emporter, le reste fut cloué ou humidifié, les emeutiers n'auront aucune arme à se mettre sous la dent.

Il avait depeché en avant-garde quelques escadrons de cavalerie pour s'assurer qu'aucun guet-apent ne les attendait, mais l'évacuation se déroula dans un calme relatif, aucun incident grave ne fut à déplorer.


Le chevalier était en tête du convoi, à côté de lui se trouvait Doumergue, il était suivi des mines sombres de ses "lieutenants", même si l'un d'entre eux manquait à l'appel, l'absent était Lorenzo auquel Lassalle avait laissé la part du lion dans sa manoeuvre.

Une fois hors de la ville, Lassalle déploya ses soldats autour de la ville, à chaque points stratégiques, à chaque carrefour routier, des redoutes et des casemates furent construites durant la nuit. Une dizaine de ses ouvrages se mit à pousser comme un chapelet, ou plutot comme une corde autour de Reims. Chacun de ses points d'appuis comptaient 200 hommes et 4 canons, avec pour ordre de tenir bon, et d'empêcher tout ravitaillement de la ville, mais sans violence ni coup de feu. Les ordres sur ces points étaient clair et prècis, la Cour martial attendrait le premier qui oserait contrevenir. Les compétences militaires de Lassalle et de ses lieutenants ne furent pas trop pour cet ouvrage titanesque, qui bien sur n'était qu'une première ébauche, qui sera renforcer au fur et à mesure du siège.

A l'aube, un repos bien mérité fut accordé à tout le monde, l'ouvrage nocturne avait épuisé bien des organismes. Le sommeil fut lourd et sans grand repos, et le réveil déplaisant pour certains.


La milice Remoise dormait dans une clairiére à part, isolé un peu de tout le monde, elle avait fait l'erreur de déposer ses armes dans un coin avant de s'assoupir. Lassalle en profita avec quelques fidéles pour collecter les armes des dormeurs imprudents. Quant à midi, les miliciens ouvrirent les yeux, ils se retrouverent braqués par une centaine de mousquet, et encerclés par à peu près autant d'homme. Lassalle fit alors son apparition, monté sur son destrier à la robe sombre, il les harrangua:

" Milice de Reims ! Certains d'entre vous ce sont montrés complices des agissements coupables de votre ancien chef, le traitre Poulignon, j'annonce donc la dissolution de votre milice en conformité avec les pouvoirs que nous a donné notre Roi pour rétablir l'ordre dans votre ville. Je sais que l'ivraie s'est introduit dans le bon grain, si certains le souhaitent, ils se doivent de dénoncer leurs camarades complices, autrement je vous condamne tous aux galères du Roi ! Que les coupables se dénoncent pour éviter aux innocents de finir aux fers ! "

Foudroyant du regard les miliciens apeurés par les terribles menaces qui venaient d'être proférées à leur encontre, Lassalle laissa pendant quelques instants toute lattitude aux coupables et aux innocents d'apprécier ses propositions...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Aoû 06 2006, 16:27

Evidemment tout le monde se turent, personne ne souhaitait dénoncer l'autre. Mais soudain un des policiers chuchotaient avec un autre

" P*t*** j'ai pas envie d'aller au galère
- Non mais arrete Marco tu vas pas les dénoncer. T'es fou.
- Ca te va bien de dire ça moi j'ai des gosses et une famille à nourrir regarde toi tu n'est qu'un raté un pourri. T'auras jamais de femme dans ta vie.
- Fais pas de connerie Marco sinon j'te jure tu ne ...

Comme beaucoup le savent dans n'importe quelle organisation. Que ce soit à l'école, dans l'armée, dans la cour et même dans la police il y avait toujours des guerres intestines, et celle entre certains hommes n'échappait pas à la règle. Ce prénommé Marco était celui qui se faisait le plus marcher dessus. Les amis de Poulignon vont l'apprendre à leur depens. Marco lui s'était levé, et s'est mis rapidement à la hauteur du gouverneur de peur que l'un de ses compagnons le condamnent pour sa traitrise.

- Monsieur promettez moi au moins de ne pas nous faire de mal. Je serais pret à parler si nous parlons loin d'ici.

Des clameurs venaient de toutes part dans les rangs de la milice. On le conspuait. Plusieurs même se sont levé en hurlant."Le traitre" "Fils de chien" "Laissez moi l'étrangler"... Et avant que le gouverneur réagisse, les plus proches l'attrapirent par sa ceinture et le mirent à taire pour le tabasser à mort.

Un autre ouvrit la parole au gouverneur pendant ce temps là.


- Veuillez ne pas écouter ces sornettes. Nous préférons tous aller dignement aller au galère aussi cruel soit monsieur plutot que de dénoncer l'un des notres.

Marco se défendait tant bien que mal, mais il était clair que si personne ne faisait rien il ne reverrait pas la lumière du jour...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Aoû 06 2006, 19:00

Lassalle s'empara de son pistolet en bandouilliére, visa l'un des assaillants de celui qui voulait parler, et lui explosa le crane d'un plomb bien placé...

Il va s'en dire que sa prompt réaction, mit fin au pugilat, et libéra la victime de la vindicte de ses collégues. Ordonnant à ses mousquets d'abattre le premier qui ferait un geste de plus. D'une voix douce, il fit au milicien:


" Approche mon petit, 100 pistoles, ta liberté et ma protection si tu parle, ce qui est valable pour tous les autres bons sujets qui dénoncent les enemis de leur Roi, pour les autres, la question et les galéres..."

Sortant un deuxieme pistolet, il visa à nouveau les miliciens:

" Le premier qui bouge mordra la poussiére avant même l'avoir pensé, je ne rate jamais ma cible... "

Protégeant le dénomné Marco de sa masse, et de ses mousquets, il lui fit quitter la clairiére, afin de l'interroger dans un coin plus isolé. Un cordon de sécurité formé par deux de ses lieutenants s'assuraient que nul n'auraient l'idée de le faire taire par le feu. Pour le mettre en confiance, il lui servit un godet d'eau de vie, et ajouta d'un ton paternel:

" Si tu dénonces les enemis de ton Roi, saches que le Roi lui-même ne t'oublira pas, parle en toute-confiance je ne suis que le pire enemi des traitres..."
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Dim Aoû 06 2006, 21:03

Le prétendu Marco se massa la gorge et se releva péniblement. Il remercia le gouverneur dans un faible murmure. Il mit du temps pour se relever, à cause de ses jambes qui le faisaient maintenant souffrir. Sur les conditions du gouverneur il hocha de la tête. Ils s'éloignèrent du troupeau ce qui fit naturellement augmenter la confiance du soldat. Ils s'assirent tous deux sur l'herbe fraiche et humide. Des grillons sifflaient par ci par là. Ca en devenait même assourdissant. Mais en tant que soldats on ne prenait pas la peine de faire attention. Il lui tendit un gobelet qu'il vit par la suite, d'eau de vie, qui à la première lampée lui procura une immense satisfaction de chaleur. Rien que pour cela ca en valait la peine, dans ce désert froid et hostile où la seule façon de se réchauffer et de se coller aux autres.

Le moment crucial arriva, le moment où il devait parler.

- Bien je vais vous dire le peu que je sais. Ma seule condition... je voudrais être muté dans un autre service. Si je reste les aut me tueront...
Je ne sais pas qui sont véritablement ceux qui ont aidé Poulignon, mais je connais en revanche ses amis. Je ne sais pas si vous savez mais en tout nous nomme dans les 70. Et sur ces 70, il devait y en avoir une dizaine d'homme du baron et une quinzaine du chef de la police. Les autres ont été recruté un peu au hasard. Moi je viens de Chalons, comme beaucoup d'ailleurs. Pour Poulignon, tout le monde le sait il avait 16 amis, 16 qui lui étaient fidèle et qui étaient un peu le genre à la vie à la mort vous voyez? Mais pour les autres je m'en porte garant, il n'aurait jamais accepté de rompre leur serment même pour de l'argent et il n'aurait jamais mis leur nez dans une magouille, surtout si ca venait de Poulignon. Et vu son caractère je me demande comment il a fait pour en dénicher des amis. Peut être en sondant dans les plus bas quartiers et en chopant des briands de grands chemins...

Il ne s'attarda pas trop longtemps sur le sujet et revint rapidement au thème de la discussion

- Enfin bref. Voulez vous que je vous donne la liste?
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Lun Aoû 07 2006, 15:55

Faisant jaillir un document officiel d'une de ses poches, il inscrivit quelques lignes dessus, et le marqua de son sceau, avant de le transmettre au soldat:

" Voici un ordre de mutation, j'ai laissé deux espaces blancs: l'un pour le nom et la garnison que vous souhaitez, à vous de les compléter, bien sûr cette mutation vous donne en plus un grade supplémentaire dans la hiérachie..."

Il écouta en silence les paroles de Marco, il ne mit pas longtemps à comprendre de quoi il parlait, la relation était la même entre lui et ses lieutenants.

" Donnez moi votre liste, ensuite je vous donnerais une escorte et un cheval pour la destination de votre choix..."

Le soldat hésita quelques instants à lui transmettre, cette décision allait lui attirer les foudres des seize, mais de toute maniére il en avait trop dit sans en dire assez. Il décida de s'ouvrir à Lassalle des complices de l'infame Poulignon.

Le chevalier accueillit avec un sourire les révélations du soldat, pour seul conclusion, il ajouta:

" Bien, très bien... Au passage si vous savez quelque chose sur la cachette de Poulignon, une récompense de 1000 pistoles est promise pour sa capture..."

Ses mots furent accompagnés d'une bourse de 100 pistoles, somme promise pour ses révélations, avant d'en prendre congé.

Sa liste en tête, il procéda à la séparation du bon grain de l'ivraie, chaque milicien se présenta devant Lassalle, déclarant nom, et grade, un par un les seize fut parqués dans un coin sous bonne garde, alors que les autres étaient regroupés ailleurs. Une fois les seize identifiés, Lassalle serina deux discours à chacun des groupes. Le premier fut pour les innocents:


" Vous vous êtes libres, mais cassé de votre poste et de votre grade, je vous conseille d'allez vous faire pendre ailleurs, à moins que vous avez quelque chose à m'apprendre sur la cachette de l'infame Poulignon, là c'est 1000 pistoles et poste conservé; autrement désormais tenez vous à l'écart de toutes autres actions malsaines, car je vous y promet la roue..."

Puis il les fit relâcher dans la nature, quant au seize coupable:

" Vous mes gaillards... Soit vous me lachez Poulignon, ce que vous ne ferez jamais j'en suis sûr... Soit bientôt vous me supplirez d'abréger vos souffrances..."

Une menace qui fut suivi d'un rire sombre, et cruel, son unique oeil se mit à briller d'une lueur mauvaise, l'ancien routier n'était jamais bien loin du jeune policier. Un ordre terrible fit écho à cette cruauté:

" Prenez moi six de ces gaillards, et branchez les ! Que leurs cadavres servent d'exemple aux autres ! Les autres ce sera la question à la bastille..."

Six miliciens furent saisis, malgré leurs protestations, ils ne purent empêcher d'être pendu à six potences devant six redoutes, avec sur chacun la pancarte humiliante: Traite à la patrie !

Au même moment les charriots d'approvisionnement qui s'engouffraient dans Reims, observaient avec un intêret morbide les six pendus. Des charriots qui seront les derniers à rentrer à Reims avant le retour de Doumergue. Telle était la consigne de Lassalle à partir du lendemain, Reims n'aurait désormais ni grains, ni viande, ni vin...


" Qu'ils crevent puisqu'ils se rient du Roi ! "

Conclua Lassalle avant d'éperonner sa monture, après avoir jeté un dernier regard sur la ville rebelle. Lui, Doumergue et quatre hommes faisaient route pour Fontainbleau, ses 8 lieutenants restant vers Paris avec leurs prisonniers et le reste de la police...
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Ven Sep 01 2006, 01:39

Lorenzo di Cola observa d’un regard moqueur la Noché Tristé des troupes Royales, connaissant Lassalle plus que lui-même, il savait que celui-ci devait bouillir d’une rage folle, et sauvage, s’il n’avait tenu qu’au Vieux Borgne, Reims serait en cendre, et sa population aurait fini sur un gibet, mais il était désormais un officier du Roi, il ne pouvait plus se permettre ce genre de procédés. Le Corbeau Italien était perché sur la plus haute de la forteresse désormais déserte, prêt à fondre, il jugeait Reims d’un œil sombre, et malicieux. Ses ordres étaient plus que clairs, il lui rappelait sa prime jeunesse, ses habitants avaient fait danser le Vieux Borgne, il allait leur faire rendre la monnaie de cette sinistre mascarade. Ayant conclu son observation de la situation, il se laissa aller à une pirouette de polichinelle, en se fendant d’un rire de dément qui résonna dans tout Reims…

Un rire de dément à l’accent diabolique, qui précéda la disparition de Lorenzo dans la pénombre Rémoise…


Le réveil des Rémois fut plus que difficile, les événements de la veille avaient laissé sa population sous tension, les plus froussards avaient eu une nuit jonché de cauchemars, où se mêlait démon, police et destruction, les plus turbulents n’avaient trouvés le sommeil que grâce à plusieurs litres de vin, la mauvaise surprise s’ajouta à la gueule de bois. En une nuit, une ceinture de redoutes menaçantes avait surgis tout autour de la cité, elle associait casemates, fossés, pieux, mousquets et canons. Devant six de ces redoutes se trouvaient un gibet où pendaient un des anciens miliciens complices de Poulignon. Le spectacle macabre ne faisait que renforcer l’impression menaçante de l’ensemble, qui semblait avoir poussé en une nuit, vomi par une quelconque puissance infernal.

La consigne des soldats pour ce premier jour était précise : Tous les chariots étaient autorisés à passer jusqu’à la tombée de la nuit, ensuite plus rien ne devraient rentrer dans Reims jusqu’à un contrordre du Chevalier. Il n’avait laissé comme seuls consignes : d’éviter au maximum les accrochages, de tenir bon, et d’ouvrir le feu en cas d’extrême nécessité, et dans ce seul cas-là, tout contrevenant était passible de la cour Martial…

La première journée de siége s’écoula dans une atmosphère étrange, faite de peur, de suspicion, d’inquiétude et de lourde menace pour l’avenir. Les conducteurs des chariots qui ravitaillaient la ville, passèrent tête baissée, la peur au ventre entre chacune des redoutes, nul n’osait jeter un œil sur les fruits des gibets, nul n’osait dire un mot, c’est dans un silence de mort que ceux-ci firent leur entrée dans la ville.
La grande majorité des Rémois était terrorisé par ce qui se passait, une poignée d’agité tentait bien de leur redonner du courage, mais peine perdue, la masse restait pour l’instant passif. Elle se contentait de vouloir voir venir, après tout les chariots avaient pu rejoindre Reims, elle ne voyait pas l’utilité d’une action pour le moment.
La nuit tombée, bien peu parvinrent à trouver le sommeil, tous redoutaient le lendemain, l’incertitude qui régnait encore pire que la peur…

Mais de nouveaux malheurs attendaient les Rémois…

Le lendemain, les chariots qui entreprenaient le même chemin que la veille furent arrêtés par des soldats, certains conducteurs essayèrent bien de protester, mais ils furent immédiatement saisis, et mis au cachot. La réaction brutale de la soldatesque en découragea plus d’un, ils préfèrent rentrer chez eux, attendre la suite des événements, avant toute action malheureuse, ils n’étaient pas de taille à lutter contre l’armée royale. A Reims, propagée par les boulangers, les bouchers, les marchandes de quatre saisons, la nouvelle fit l’effet d’une traînée de poudre, certains avaient des réserves, mais aucun commerce ne pouvait durer bien longtemps si l’approvisionnement des campagnes n’arrivait plus. La menace lointaine, se faisait désormais plus précise, la ville était en état de siége, plus rien ne pouvait rentrer, et les rares qui avaient essayés d’en sortir furent capturés par des patrouilles, et mis au cachot. Le trouble ne fut que renforcé quand certains découvrirent placardés sur les murs, une aussi curieuse que terrible proclamation :

En l’An de grâce 1663 du Tout Puissant, Vingtième année de règne du Très Catholique Louis le XIVe, Roi de France, et de Navarre, moi, Baron Streissman, gouverneur de Reims par la grâce de notre souverain, je proclame :

Suite aux événements inqualifiables qui se sont déroulés dans notre bonne ville de Reims, et au mauvais climat qui habite sa population :

Article I- Reims est en déclaré ville rebelle.
Article II- En vertu de cela, la ville est placée en état de siége, plus rien ne sort ou ne rentre jusqu’à nouvel ordre, tout contrevenant à cet acte sera passible des tribunaux militaires.
Article III- Le siège se poursuivra tant que les chefs de la conspiration n’auront pas été livrés, et dont voici les noms :

Monsieur de Poulignon, Chef de la Police de Reims, agent de l’étranger.
Monsieur Lepectre, bourgeois de Reims.
Monsieur Doumergue, bourgeois de Reims.
Monsieur d’Alembert, philosophe et conspirateur, agent de l’étranger.
Etc.… (Longue liste qui comprend tous les notables de la ville)
Article IV- La capture de ces personnes est un préalable à toutes négociations pour mettre fin au siège.
Article V- Toutes tentatives pour forcer le siège sera considéré comme un acte de guerre, et traiter comme tel.

Baron Streissman, gouverneur de Reims.


Les proclamations portaient sa signature, et son sceau, bien malin qui aurait pu dire que c’étaient des faux, Lorenzo, en maître espion, avait réalisé des œuvres d’arts, des chefs-d’œuvre, seul le vrai Baron aurait pu démentir tout ça. C’est Lorenzo qui avait suggéré ce stratagème à Lassalle, ainsi son procédé sous la plume du Baron prenait toutes les formes de la légalité, ce qui ne pouvait que troubler la majorité des Rémois.

La masse resta perplexe devant cette proclamation, les esprits les plus simples associaient déjà les noms cités à tous leurs malheurs, car il faut dire que cela comprenait tout le gratin de la ville, et les plus humbles, toujours méfiant à leur égard, étaient prêt à se laisser tenter par ce raccourci facile. Ils ne voulaient pas mourir pour les dentelles et les gros ventres des plus riches. Quant aux notables, ils furent terrifiés par cette proclamation qui faisait d’eux des traîtres passibles de la potence, beaucoup maudissaient déjà leur empressement à écouter de mauvais prophètes. Le seul à garder la tête froide fut le jeune d’Alembert et ses fidèles qui durent déployer des trésors d’éloquence pour faire admettre que tout ceci n’était que mensonges, et manœuvres, que le seul responsable de leurs malheurs était le Chevalier. Son souvenir parvint à calmer les plus indécis, et à faire taire les plus agités, mais même cela d’Alembert cessait que ce subterfuge n’aurait qu’un temps, plus celui-ci allait s’écouler, plus la famine allait pousser la masse dans les bras du Chevalier, et que tous ses beaux discours ne pourront rien contre la furie du peuple…
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Ven Sep 01 2006, 15:12

C'était en effet la panique parmi les rémois. Doumergue partit, Lepestre également tout comme ses grands protecteurs tel le baron autrichien, et leur chef de police, n'étaient plus là pour rétablir l'ordre. Seul restait le jeune D'Alembert qui avait bien du mal à contenir les esprits. Il n'arretait pas de répéter aux plus inquiets.

"Vous ne voyez pas que c'est ce qu'il cherche depuis le début. Il cherche à nous controler! Si nous ne cédons pas à la panique, si nous restons serein, nous résisterons face aux sbiresdu gouverneur."

ou alors des paroles réconfortantes:

" Ne vous inquietez pas une aide extérieur nous sera apporté. Mais quoiqu'il en soit ne craquez pas c'est ce qu'ils cherchent. Allez vous tomber dans le piège "

Mais malgré toutes ces paroles, une partie de Reims, comme les notables, ne cherchaient pas noise. Ils voulaient que tout se termine au plus vite, quitte à se rendre. Reims est peut etre la ville des Rois, peut etre courageuse, mais sans armes toute bravoure s'en va. Il fallait qu'un d'Alembert au sommet de sa forme pour recueillir au moins la moitié des forces rémoises. Mais il savait qu'il ne pouvait rien faire contre des pieces d'artillerie placées à 200 metres de la ville, et une armée de 2000 hommes surarmés et surentrainés. Il voyait de loin la famine arrivée. C'est pourquoi l'organisation de la ville avait complètement changé.

D'Alembert au nom de la ville s'était fait nommé chef durant le siège. Dans la ville régnait comme une petite monarchie improvisée à la "communisme". Tous les comercants réunissaient leurs produits à l'hotel de ville, où D'Alembert avait pris résidence. Mais bien au contraire il n'y chomait pas, il travaillait jour et nuit pour la survie de la cité. Jamais il n'abandonnerait sa ville bien qu'il savait qu'au bout la corde l'attendait inévitablement. Le Roy apprendrait le rôle qu'il aurait joué durant le siège et le fera pendre pour avoir osé se dresser contre ses décisions. Mais que faisait il le Roy s'il aimait son peuple, pourquoi le pousserait il à la famine? Il était fier de son rôle et il l'accomplirait jusqu'au bout bien que ses volontés soient celles d'un désespéré.

Un feu rougeoyant brulait dans l'atre. Il regardait au loin du haut de la demeure du défunt baron. Il voyait deux fortins desquels une fumée se dégageait signalant la présence d'un feu. Il faisait gris et froid, très froid mais il ne neigerait pas. Les gueules béantes des canons deux pointés vers la ville, deux vers l'extérieur, rajoutaient un coté sinistre au décor déjà bien sombre.
Soudain un oiseau arriva droit vers lui, un pigeon, un message aurait il filtré les défenses. Mais l'oiseau franchit la fenetre juste à coté et se posa sur le bureau, avec en effet un papier enroulé autour de sa patte gauche. Le plus dur sera de le prendre le message, il avait peur que le pigeon s'enfuit à son approche mais tout se passa correctement. Il avanca rapidement mais calmement et arriva à détacher le papier. Il était déjà étonné qu'un pigeon atterisse là en cette saison et surtout en pareil situation mais le contenu du message l'étonna encore plus. Et d'un geste déterminée l'envoya dans les braises...


[HS Je fais d'abord mon coup Wink ]
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Mer Sep 06 2006, 15:29

Lorenzo fut amusé par les efforts déployés par le jeune D’Alembert, celui-ci était le piment idéal à son jeu, la partie n’aurait pas été loyale s’il n’avait pas eu d’adversaire à sa taille. C’est la seule raison qui l’empêchait pour l’instant de l’abattre, autrement il n’aurait pas hésité, d’autant plus que c’était une des activités de son métier dont il raffolait le plus. Il le laissait en vie car aussi il avait besoin d’une figure pour justifier son action, le jeune godelureau était parfait dans ce rôle là, fougueux mais inconnu.

Di cola lança sa campagne le troisième jour du siège, son premier fait d’arme fut spectaculaire, il se livra au sac des magasins d’un des plus riches bourgeois de la ville, lui et sept hommes. Ils les avaient recrutés et sélectionnés spécialement en Italie pour ce genre d’action, il leur avait promis gloire et fortune, en échange d’une obéissance aveugle, et d’une discrétion totale. Le sac avait quelque chose de très étonnant, il n’avait eu aucune effusion de sang, les occupants avaient été bâillonnés et ligotés par des hommes masqués, vêtus de noir de la tête au pied, mais n’avaient subi aucune violence, les bandits n’avaient touchés ni à l’argent, ni aux toiles, ni aux bijoux, simplement ils avaient emportés une grande partie des provisions des magasins.

Or coïncidence troublante, la matinée qui suivit, une grande distribution de pain eu lieu dans les bas quartiers de la part d’une troupe d’inconnus, aux visages masqués, qui sans un mot, offrirent une miche de pain et des patates à toutes les familles, sans distinction. Ils s’évaporent juste après la distribution. Le soir-même, un nouveau coup de main eut lieu dans la maison d’un bourgeois, avec les mêmes causes, et les mêmes effets, le lendemain, une miche de pain et des légumes furent distribués aux plus nécessiteux par les inconnus. Le manége se poursuivit dans quatre jours, avec toujours le même schéma. Les notables terrorisés par les agissements de cette bande, accusèrent la racaille de ce crime, la preuve était cette distribution quotidienne que se livraient ses inconnus. Mais privés de la protection de la police, ils ne pouvaient pas faire grand-chose, ils n’avaient pas l’autorité pour mener une enquête. Certains émirent l’idée de la mise en place d’une milice bourgeoise pour surveiller les bas quartiers, d’Alembert s’y opposa, sous prétexte que ce genre d’action ne pouvait que créer des tensions avec la population de ces quartiers, pour lui, les responsables étaient les hommes du Chevalier, il proposa même la création d’une garde composé à part égale de bourgeois et de pauvres, mais tous les notables s’y opposèrent, ils se refusaient à armer les pauvres.

Les exploits de la Bande Noire se poursuivirent, avec toujours le même schéma, malgré les mesures de surveillance mis en place par les notables, celle-ci en réchappait à chaque fois, surgissant toujours on l’attendait, ou ridiculisant les troupes des notables. Seule changement notable, lors des distributions, les bienfaiteurs se firent de plus en plus bavards, lançant des longues diatribes sur les bourgeois qui affamaient le peuple, sur le tyrannique d’Alembert qui voulait noyer les pauvres dans le sang pour servir son seul idéal, que le Roi avait toujours été bon avec eux, et que depuis ses hommes avaient quitté la ville, la situation n’avait jamais été aussi catastrophique. Ils firent courir des rumeurs aussi, selon lesquels les bourgeois se projetaient à faire une descente dans les bas quartiers pour se venger des actes de la Bande Noire, que ceux-ci continuaient à bien manger alors que les plus pauvres souffraient du siège, qu’ils se moquaient de leur faim, et gaspillaient la nourriture dans des sombres orgies sataniques où des jeunes filles pauvres étaient martyrisés contre la promesse d’un peu de pain. Leurs auditeurs étaient d’autant plus enclins à les croire, qu’ils étaient pratiquement les seuls à fournir de quoi tenir, et tous considéraient la Bande Noire comme des héros. Le vent de la guerre civile couvrait à Reims, entre riches et pauvres, une étincelle suffirait pour tout faire éclater…

Lorenzo amplifia son mouvement, il procura des armes à des bandes de pauvres qui se livrèrent aussi au pillage dans les beaux quartiers. Quant à lui et ses hommes, déguisés en bourgeois, ils se livraient à des fausses représailles contre des familles innocentes, dans des simulacres atroces.

D’Alembert, qui semblait de plus en plus dépassé par les événements, décida de réagir. Il organisa au milieu de la 2e semaine de siège, une grande distribution de pain public. Il se livra tout abord à un grand discours plein d’idéal et de figures devant une foule immense, qui n’en comprit pas la moitié, ventre affamé n’a pas d’oreille. Devant le peu d’enthousiasme que son discours suscitait, il se décida d’accélérer la distribution de pain. Mais Di Cola avait glissé ses hommes dans la foule, et ceux-ci en pleine distribution se mirent à hurler, montrant des miches qu’ils avaient dissimulés dans leurs poches, ils les ouvrirent et firent voir à tous que le pain était pourri, et qu’on cherchait à empoisonner le peuple. Des sifflets répondirent à ces vociférations, mais le mal était fait. Une partie de la foule prit le parti des agitateurs, et se mit à hurler « mort aux riches ! », l’autre lui répondit par des « canailles ! Agitateurs ! ». La belle assemblée dégénéra vite en pugilat général, des armes improvisées furent sortis, et le sang se mit à couler très vite. Le discours d’apaisement de d’Alembert fut accueilli par un jet de tomates pourris. Les notables effrayés firent intervenir leurs miliciens, qui transformèrent la place en bain de sang.

Lorenzo avait réussi sa mission, la ville était à feu et à sang, les pauvres et les bourgeois se retranchèrent dans leurs quartiers, et se livraient à de fréquentes expéditions punitives les uns contre les autres. Des incendies furent allumés un peu partout, et de sanglant combat de rue se déroulèrent sous les yeux moqueurs de l’Italien qui du haut de sa tour, observa en riant les fruits de son action. Reims était désormais presque mûr…


Bientôt tous ne verront plus qu'une solution à leur malheur: Le Roi, seul la soumission pouvait sauver les notables de la Sociale...

(Désolé, mais à mon tour de rire demon )
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Ven Sep 08 2006, 21:33

[Pas si vite mon petit]

1re mission des Larmes de Diane


Il faisait froid très froid. Les oiseaux avaient cessé de chanter depuis longtemps dans la région et qui viendrait chanter les morts. Tel était l'état de Reims. Des murs rouges, les ruelles des ruisseaux rubicons. Un oeil ouvert puis deux. Assoupi, contre le pavé. Il sourit, ses cheveux ébouriffés lui donne l'air d'un clown. Mais qu'est ce alors cette matière rouge et sombre baignant se lèvres? Pourquoi se laisse t'il piétiner par une horde corbeaux fous furieux? Pourquoi se laisse t'il ainsi becqueté? Pourquoi ne se relève t'il pas? Pourquoi tous ses camarades qui se sont amusés à l'imiter ne réagissent pas non plus? Pourquoi une odeur infecte plane au dessus de ces cadavres. Pour eux le Soleil s'est couché depuis logntemps, et a laissé place à un vide.

D'Alembert malgré les promesses qu'il faisait sur la nourriture n'arrivait en rien pour calmer la populace. Il promettait à chaque fois l'arrivée de nourriture. Mais beaucoup commencèrent à ne plus y croire. Et de plus en plus se rallièrent aux ombres noirs. Le nouveau chef rémois qui menait cette ligue de misérable se nommait Lepetit qui contrairement était plutot grand. Né d'une blanchisseuse et d'un tanneur, il a repris la fabrique de son père et avait gardé l'ame d'un chef. Chaque jour il se présentait contre les partisans de D'Alembert et s'ensuivit de grosses diputes. La plus grosse a fait 15 morts, et une vingtaine de blessés.

Voilà quel était la situation à Reims presque désespéré mais D'Alembert conservait espoir...

Mais le trouble n'agissait pas que dans la ville de Reims mais aussi dans la région alentour. On annoncait qu'une bande de pillard avait profité de la situation pour volé des fermes et violé des femmes. EN parlant de femme, une ravissante beauté, vétu d'une robe blanche qui avait plus l'allure d'un drap, et d'une écharpe grossière en laine maron autour de son cou, se trouvait en amazone sur son cheval, et frappait à la porte d'un fort. Un garde va au devant d'elle et lui demande la raison de sa venue. Elle lui explique qu'elle vient de la région d'Epernay et qu'elle devait voir son mari au plus vite. Le garde lui fit signe que personne n'était autorisé à rentrer sur Reims à part un militaire ou le Roy lui même. Elle agréa mais rapporta aussi qu'elle était la femme du sergent Bonvent, cuisinier de la troupe champennaise, et qu'une affaire grave s'était produite. Elle ne souhaitait pas allé à Reims mais juste prévenir son mari. Le garde comprit et ne vit aucun problème en lui donnant l'indication. Aussi celui ci jalousait la chance de Bonvent de posséder une aussi belle femme. Il lui montra ainsi qu'il se trouvait au fort sud près de la rivière. Ce que fit Mme Bonvent, elle se présenta ainsi au fort et fut amené au quartier général du fort devant un certain commandant Mouly.
Elle formula ainsi sa requete:


- Excusez moi de vous déranger. Mais mon mari, Bonvent, devait être informé au plus vite que notre ferme s'était fait attaqué par des malotrus de la pire espèce. Voyez ici... -montrant une vilaine blessure sur le cou- ils étaient sur.. le point de m'enlever mes habits lorsque j'ai assomé avec une cruche. Je voulais cherché asile près de mon mari. Mais comme je sais qu'il est en service, je ne peux pas rester avec lui, c'est pour ca que je repartirai aupres de ma famille du coté de Soisson.

Avant toute chose le commandant fit appeler le sergent Bonvent qui a eu comme réaction en voyant sa femme, tout d'abord de la surprise pui se rua sur elle l'enlacant et l'embrassant farouchement lui demandant ce qui se passait. Ce fut le commandant qui commenta les faits. La réaction de Bonvent fut impressionante, il fulminait de rage. Sa ferme détruite et pillé, son honneur était perdu. EN temps normal il serait parti à la recherche des brigands. MAis son poste lui demandait de rester ici. C'est pourquoi il ne fit que pousser des jurons que le commandant essayait d'apaiser. La femme allait repartir, mais la nuit commencait à poindre et le sergent pria le commandant que sa famme reste au camp rien que le temps de cette nuit, de peur qu'elle se fasse attaquer en chemin. Evidemment en bon gentilhomme le commandant accepta. Il n'allait pas rejeté cette pauvre et belle malheureuse dans la froideur de la nuit. La jeune femme suiva donc son mari jusqu'à son campement, près de la cuisine ,puisqu'il en était le cuisinier. Ils entrèrentent tous deux dans la tente...

[ Eva à toi, je crois que t'es mieux placé que moi pour raconter la suite lol Wink au fait avant de continuer lis le mp que je t'envoie urgent]
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Sam Sep 09 2006, 17:33

Mme Bonvent avant parcourue des kilomètres sur son destrier, qui n'en pouvait plus de courir. La jeune femme elle-même était plus qu'épuisée d'avoir autant voyagé, surtout dans de telle circonstances. Le froid était particulièrement tranchant cette journée là, et les joues généralement blanches de la jeune femme étaient rouges, mordues par l'air glacé. Elle rajusta sa grosse écharpe pour couvrir son nez et sa bouche, qui émettaient de la buée à chaque respiration.

Heureuse d'être emmitoufflée dans les bras de son mari, au chaud mais surtout en sécurité, elle supplia du regard le commandant Mouly de la laisser passer la nuit ici. De toute façon, son cheval n'irait certainement pas plus loin. Le militaire la regarda, et fut probablement attendri ou charmé par une telle créature. Il est vrai que Madame Bonvent possédait une beauté particulière...en voyant le regard de Mouly se promener sur sa femme, Bonvent se raidit et fronça les sourcils, attendant clairement de pouvoir mettre sa femme en sécurité. Il n'eut pas longtemps à attendre que le commandant soupira en acquieçant, tandis que le couple se dirigeait vers la tante du cuisinier tente.

À peine entrés, celui-ci serra dans ses bras sa douce, soulagé de la voir bien en vie après l'attaque sur sa ferme. Il vit qu'elle grelottait, et lui prépara une infusion. Mme Bonvent, Jeanne de son prénom, ne disait pas grand chose...le choc et le voyage, pensait son mari. Il n'allait pas la brusquer, la couvant du regard. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas eu l'occasion d'être en sa présence. Sa femme était comme un trophé pour lui, quelques chose qui le rendait fier. Il aimait s'exiber au bras d'une si jolie demoiselle, mais ne supportait pas le regard des autres sur elle. Il était excessivement jaloux...

Jeanne termina se boire ce que lui avait préparé M. Bonvent, et le gratifia d'un superbe sourire en guise de remerciement. Il se leva et la pris dans ses bras presque au même moment. Se laissant soulever, telle une poupée, elle émit un petit cri de surprise qui se transforma plutôt en éclat de rire. Son mari lui fit signe de baisser le ton, il ne fallait pas que les autres ne décident d'entrer pour voir ce qui se passait. Ils échangèrent de longs et fougueux baisers, heureux de s'être enfin retrouvés. Une larme de bonheur s'échappa même de l'oeil du cuisinier. Voyant que sa femme était épuisée, ils se couchèrent, enlacés l'un à l'autre. Ils s'unirent comme à leur première nuit, puis s'endormirent peu après.

Peu après minuit, un corbeau déchira le silence avec ses plaintes inquiétantes. Au même moment, Mme Bonvent se levait, s'assurant que son mari dormait toujours paisiblement. Le regardant avec un petit sourire amoureux, elle lui embrassa doucement le front avant de se retirer de son étreinte. Elle enfila sa cape pour se protéger du froid puis griffona un petit mot qu'elle laissa à côté de M. Bonvent. Puis, elle passa dans la tente d'à côté, celle de la cuisine pour quelques minutes.

Le lendemain, le cuisinier se réveilla, un sourire aux lèvres. Il se souvint des derniers moments qu'il venait de passer avec Jeanne, avant de s'endormir. Son sourire se figea cependant lorsqu'il se rendit compte qu'elle n'était plus là, mais qu'à la place, se trouvait un petit message. Il le pris et vit la petite écriture maladroite de son aimée. Elle était partie.
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MessageSujet: Re: Ville des Rois, Ville d'intrigue ?   Sam Sep 09 2006, 19:31

Le coq venait de chanter et le camp se réveillait tout doucement. Les gardes n'ont pas eu à élever la voix, tout s'était bien passé. Chacun commencait à s'affairer à ses affaires quotidiennes. On se lavait à l'eau réchauffée par un petit feu, les plus courageux se levait à l'eau froide presque gelée. Puis après les soldats se réunissaient à la fin tout autour d'un feu pour le déjeuner. Des gardes restaient en faction pendant ce temps là. Et des pauvres malheureux devaient continuer leur tours de gardes entre les forts. Mais dés que le soleil fut réapparu haut dans le ciel on rappelait ces pauvres bougres, vu que la visibilité était nettement meilleure, et la patrouille n'avait plus aucune utilité. Ce matin là, comme tous les autres, on fit la liste des volontaires pour faire la ronde de nuit entre ce fort et celui à 800 metres plus à l'ouest. 20 furent désignés pour faire la premiere partie de la nuit, 20 autres pour la seconde. Cette mesure risquée limitait considérablement les infiltrations durant la nuit. Bien que la saison ne fut point la meilleure, étant donné que les soldats rentraient transis, ils réussissaient à faire face, et ce siège devenait impénétrable. Le sergent-cuisisnier était décu que sa femme fusse parti, mais tels étaient les ordres. Le jour continua comme à l'accoutumée...

Mais au loin plaqué à terre se dissimulait un homme encagoulé de noir. Il savait sa tache ardue mais pas impossible. Ca faisait un bon bout de temps qu'il rampait dans les jachères. Pourquoi avait il choisi le jour? Tout simplement parce que personne irait avioir l'idée de s'infiltrer en plein jour. Surtout qu'à ce moment là où le zénith fut largement dépassé, les gardes devaient être éprouvés par cette dure journée. Ils ne viendraient jamais le repérer. Son chemin? Longer la rivière. Pourquoi? Parce que personne aurait l'idée que quelqu'un prenne Reims par la Rivière à moins qu'il arrive en bateau et un bateau ca se voit de loin. Les gardes en effet ommettait cette partie préférant couvrir comme champs d'action, la vaste étendue de plaine. Il voyait le fort à coté de lui grand, menacant. QUelques gardes somnolaient en regardant par delà l'horizon personne n'a eu idée de regarder au pied du mur. Ses paumes contre la terre froide et son dos recouvert par les herbes hautes. Sa ruse povait marcher. Mais bientot sa main gauche sembla ripper et glisser vers un vide puis tout le corps suivit, au début l'ombre ne comprit rien, mais lorsqu'il recut un choc sur le crane et qu'apres s'etre relevé il se retrouvait dans un endroit sombre avec sur le dessus un carré de lumière il venait de s'apercevoir qu'il s'était fait prendre comme un débutant. L'ombre pesta contre lui même. Elle était certe pas très expérimenté mais quand même se laissé berner par un vulgaire piège. L'ombre ne se laissa pas faire et malgré le manque de prise, elle s'en créa avec les étoiles de fer qu'elle planta contre la paroi. Quand elle ft enfin là haut elle sentit un tube noire collé sur son front. Puis un autre, puis plusieurs. C'est là qu'il comprit, les gardes avaient remarqué la proie tombé et s'était empressé de venir la cueillir. Voyant la menace qui était imposé à eux. Tous se sont mis à braquer leur mousquet. L'ombre ne broncha point. Elle était peut etre surpuissante mais ne pouvait rien face à une vingtaine de mousquet. Elle fut ramené au fort.
Et la rumeur que cette ombre est celle recherchée. Celle qui est la cause de tous les malheurs vint se répandre dans le fort. L'homme encagoulé fut trainer devant le commandant Mouly, qui s'était préparer pour ce tel gala. Lui, le commandant Mouly, avait réussi à coincer cet ombre. L'ombre que le gouverneur lui même n'avait pas su attraper. Il se voyait déjà promu au rang de général. Devant l'entrée dans la tente du prisonnier, le commandant était de dos, puis se retourna d'un pas solennel et majestueux.


- Merci Lieutenant, laissez nous. Au fait dites à vos hommes que pour les récompenser nous percerons quelques futs au diner. Je crois qu'ils les méritent bien surtout par ce temps.
-Bien merci mon commandant.
- Tenez quand même plusieurs sentinelles autour de la tente. Vous êtes sur de l'avoir totalement désarmé.
- Tout à fait. Mon commandant aurait du voir l'attirail qu'il...
- Bien Lieutenant vous pouvez disposer.
- A vos ordres général!!!!!

Le lieutenant laissa les deux hommes entre eux.

- MAintenant voyons qui se cache derrière ce masque.

Aussitot dit aussitot fait. Il retira le bandeau noir et combien fut une surprise.

- Une femme?

Et pas n'importe quelle femme. Une ravissante jeune fille aux yeux vifs et pétillants. Aux longs cheveux de jeais qui coulaient à présent en cascade sur les épaules. Il fallut un moment pour, que la surprise s'estompit, et commenca le long rituel de l'interrogatio,. Mais la jeune femme ne prononca mots. La nuit fut tombé, on célébrait la nouvelle lune. Le commandant fit enfermer sa prisonnière dans un cachot dont lui seul avait la clé. 5 gardes gardait le cachot, bien qu'on se demandasse pourquoi puisqu'aucun danger ne semblait venir et ce n'était pas la femme qui pouvait en sortir. Ce soir là le commandant hésita s'il fallait avertir les lieutenants du gouverneur. Puis il s'est dit que cette soirée était à la commémoration de ses troupes et qu'il se débarasserait de son prisonnier demain. Les soldats firent percé le champagne, et purent en boire, bien que le commandant ne restreignit les rations à deux verres maximum chacun. Toute homme prit ivre serait fouetté une trentaine de fois. On ne rigolait pas avec le commandant. Si bien que tout les soldats furent sages. certains rammenèrent un verre aux gardes qui essayaient de regarder au loin dans la nuit noire, d'autres rammeneèrent des verres aux sentinelles du prisonnier. Si un seul n'avait pas sa ration, le commandant aurait su qu'il y aurait eu des émeutes. Les sentinelles ne furent pas saoul mais au contraire cela les avait redonné d'aplomb et la sécurité redoublé. Mais malgré ce temps de fait, la vigilence n'en était pas moins soutenu. Les 20 premiers volontaires désignés ce matin devaient tout de même faire leur tour de ronde. Ils pensèrent tous à aller se coucher au plus vite...

[ A to eva]
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