1663 : Face aux Feux du Soleil

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 le petit salon du Roy

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Evangéline
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 10 2006, 11:05

L'agitation semblait se calmer sensiblement à présent. Meme si les comptes n'étaient sans doute pas réglés...

*Bien contente de ne pas etre dans le cabinet du Roi demain matin! Les murs vont trembler!"

Evangéline avait observé d'un oeil affuté les Mousquetaires défendre leur honneur. La devise qu'on leur pretait "Un pour tous, tous pour un" venait de se justifier en public. Il ne serait pas aisé de s'introduire dans leurs confidences... Et quand bien meme! Elle les voyait fort mal pratiquer la délation entre eux, meme pour la salvation de la France...
Pour le moment, tous les trois ici présent redevenaient de parfaits courtisants, discutant avec ces dames, leur faisant la cour meme peut etre... Soit! Le temps des intrigues viendrait bien assez tot!

Alors qu'elle se détournait de la scène de l'inondation, elle chercha Jean Racine, qui se tenait tout proche quelques minutes auparavant, du regard. Elle l'apperçut enfin, noyé dans la foule s'approchant du Roi et de la Reine-mère. Un moment délicat sans doute! Et peut etre d'autant plus pour le jeune dramaturge qui lui avait paru fort embarassé des choses de l'Etiquette...
Au meme moment, Molière se fit annoncer. Chassé-croisé entre Thalie et Melpomène... Il reconnut Evangéline dans la marée de robes et de plumes qui les entourait et se fraya un chemin vers elle. Ecarquillant les yeux à la vue des poissons frétillants sur le paquet et des valets s'agitant pour réparer les dégats, il demanda:


"J'ai manqué quelque chose?"

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Vlad deM
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mer Jan 11 2006, 01:26

Le Prince Vlad, après s'être reposé et avoir prit un bon bain dans les appartements qui lui avaient été attribués, avait espéré passer une soirée paisible au coin du feu, laissant sa muse guider sa plume, sacrifiant une nouvelle fois à l'une de ses passions, la poésie.

C'était sans compter sur son ombre. Grigori, l'intendant du Prince, qui jouait aussi de temps à autre le rôle de conscience, s'adressa au prince avec déférence mais aussi avec une certaine autorité, après tout le vieil homme avait pratiquement élevé le prince.


- Mon prince, il serait bon que vous vous présentiez à la loterie organisée par le Roy. Vous montrer serait de bon ton, et de plus cela vous permettrait de faire quelques connaissances.

Vlad poussa un long soupir de résignation. Il savait pertinemment que son intendant avait raison, rester dans son coin ne pouvait que lui être néfaste à la Cour, d'autant plus à la Cour de France ! Il posa sa plume et ferma son encrier, fit un signe de tête en souriant à Grigori et passa dans sa chambre tandis que le vieil homme choisissais une tenue.

Quelques minutes plus tard, le prince Vlad fit son entrée dans le petit salon. Il était vêtu d'une chemise à jabot blanche recouverte d'un gilet noir brodé d'or, des chausses noires tenue par un foulard assorti à son gilet et une ample veste rouge vif brodée de noir, exceptionnellement il avait lié ses longs cheveux noirs avec un ruban d'un bleu presque noir.

Il resta un moment à la porte, ne sachant pas vraiment quelle attitude adopter ni quoi faire. Il prit une discrète inspiration, durcit l'expression de son visage, laissant néanmoins cette impression de mélancolie percer à travers ses yeux pâles. Il s'avança alors parmi la foule d'un pas mesuré, un rien altier, les mains dans le dos, répondant aux saluts des convives par un léger signe de tête.

Un peu perdu sans rien en laissé paraître, le prince évoluait avec aisance, chacun de ses mouvements était emprunt d'une certaine grâce, pas de celle des danseurs mais plutôt de celle, faite de la tension des muscles en alertes, que l'on ne trouve que chez les créatures sauvages lorsqu'elles sont à l'affut ou qu'elles pressentent un danger.

Laissant errer son regard sur l'assistance, Vlad remarqua, d'abord d'un oeil distrait puis bien vite plus captivé, une jeune femme. Elle semblait plus jeune que lui, bien plus menue aussi, il devait la dépasser d'une bonne tête. Ses traits fins et harmonieux étaient un véritable ravissement pour les yeux, la teinte de sa chevelure et de ses yeux lui rappela le doux miel sauvage qu'il avait goûté autrefois, étant enfant, en Moldavie. Leurs regards finirent par se croiser, le prince se sentit littéralement aspiré par ces yeux dorés, en un instant il ressentit nombre de sentiments et d'impressions contradictoires. Il se sentit fort et faible, heureux et désespéré, imparfait et accompli. Son regard ne pouvait se détacher de la jeune femme, la teinte extrêmement pâle de ses yeux donnait une allure étrange à son regard fixe, comme si ces yeux pouvaient voir au-delà des apparences, jusqu'aux tréfonds de l'âme. Il n'en était rien bien sûr, Vlad était bien incapable de penser à quoi que ce soit en cet instant.
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Louis XIV
Roy
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mer Jan 11 2006, 13:57

La teinte livide qu'avaient prise ses joues lors de l'affront de tout à l'heure ne l'avait plus quitté.
Crispé, les sourcils se fronçant par intervalles de quelques secondes, la machoire sérrée, nul besoin d'être devin pour comprendre que le Roy ne s'était pas remis, livrant un combat intérieur particulierement sanglant.

Sa Majestée hésitait encore à partir, laissant ses courtisans en plan.
Pourquoi fallait-il que toutes ses fêtes tournent à la catastrophe ? Est-il utile de rappeler l'épisode De Leon au bal? Ou l'apparition remarquée de Vercheres à la chasse ?
Mais jusqu'ici, rien n'avait été pire. Le paroxysme de la honte était atteint. Louis bouillonait, et tout son sang, comme il en arrive quelque fois aux gens emportés lorsque la fureur se mèle à la gêne, affluait à son coeur.

Plus rien n'existait autour de lui, tout était flou, et seuls ses pensées confuses, chaotiques même, le préoccupaient : qu'allait-il se passer demain ? Saurait-il se contenir ? Et saurait-il se contenir dans l'immédiat ?


- Votre Majesté...

Louis tourna la tête vers l'origine de la voix fluette, puis cligna deux-trois fois des yeux, décontenancé.

-Monsieur Racine ?

Il se détendit un peu, surpris d'être abordé.

-Oh justement ! Je voulais vous parler... Ne vous a-t-on pas cité maint et maint fois durant cette ridicule exhibition ? Vous avez donc terminé votre oeuvre ? Et bien, si c'est le cas, vous avez mon avale pour la monter au petit théatre.
Si ce n'est le cas, je vous préviens que vous serez durement châtié et que je donnerais sans pitié aucune votre tragédie une fois achevée à la censure...

Louis n'ignorait pas que Racine avait réellement terminé sa tragédie, le voir si radieux à son entrée, les nombreuses allusions dans les harangues du prince et le fait même qu'il vienne le voir lui ôtait tout doute. Il se permettait ainsi quelques écarts dans son discours...

Pendant que Jean répondait, les yeux du Roy se promennerent dans la salle...
Tiens, ils ont transformé la loterie en bal ? N'était-ce pas d'Artagnan qui gravitait autour de sa cousine, là, parmis les couple ? Il lui donnait la main, s'éloignanit, revenait... les couples se détachaient, tournaient... des petites planètes !
Louis aurait sourit en coin s'il n'avait eut quelques griefs contre son mousquetaire à l'instant.

Il remarqua également l'entrée du prince qu'il avait accueilli quelques jours auparavant et surtout celle de Moliere !


-Tenez, Monsieur Racine, voici Pocquelin de Moliere... N'essayez donc pas de nous impressionner par quelques luttes oratoires, nous nous en sommes suffisamment rassasié pour ce soir !
J'aurais cependant préféré avoir la panse pleine d'un met plus délicat...

C'était une sorte de congé, pourtant, avant que le dramaturge ne tourne talon, Louis lui lança :

-Pourriez vous, je vous prie, prévenir Mlle Montberry que je désirerais m'entretenir avec elle !

Et puis pour de bon, il se retrouva seul avec sa mère...

"N'est-il pas indécent de laisser danser votre cousine avec ce lieutenant apres toutes ces rumeurs ?"

Louis haussa les épaules, se fichant royalement de tout ce qui n'avait de pres ou de loin attrait à sa personne...

-Et n'état-il pas indécent de glisser dans les couloirs du Louvre étant grosse?

Anne se rebiqua, se redressant à son tour de toute sa hauteur.

"Qui vous a raconté cela ?"

Louis ne répondit rien.

"Avouez, de toute façon, que cela vous arrangea bien que je perdi ce dauphin..."

-Oh certes oui... qui sait quel homme se trouverait à ma place si les sols du Louvre n'étaient point cirés ?

Louis et Anne avaient retrouvé leur sourire entendu et leur maintien plus décontracté...
Mais chacun, de son coté, restait l'esprit à la fois alerte et occupé de milles choses...

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Duchesse
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mer Jan 11 2006, 16:40

La Duchesse Alienor avait dansé avec le Mousquetaire Besméatix, cela avait été très agréable, le Mousquetaire était bon danseur.

Elle attendait près de la fenêtre qu'il lui rapporte à boire quand on annonça l'entrée du Prince Vlad de Moldavie. A ce nom elle fut interressé, un moldave ? à la cour ?

Elle le regarda arriver, il était très bel homme. Il avait la majesté des Princes, et son teint pâle, ses cheveux d'un noir de jais lui donnaient un air mysterieux.

Il avait la démarche souple, elle le regardait attirée. Il entra tandis qu'il marchait, leurs regards se croisièrent et s'accrochèrent. Il semblat à Alienor que le temps c'était comme suspendu, elle n'entendit plus rien, ni la musique ni la foule. Cela dura l'espace ...elle n'aurait su dire combien de temps cela avait duré.
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Jean Racine
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Jan 12 2006, 00:21

Combien de temps allait-il falloir rester incliné de la sorte ? Pourtant, se relever de son plein gré aurait été comme défier le Roy en personne ! Racine prenait donc son mal en patience et se rassurait en se disant que le temps paraissait plus long à cause de la situation...
Enfin, le Monarque s'adressa à lui. Cependant, on pouvait nettement distinguer la tension qui habitait tout le corps du souverain ainsi que sa voix qui s'en trouvait altérée. D'ailleurs, Louis enchainait déjà sur une seconde phrase :


Citation :
Et bien, si c'est le cas, vous avez mon avale pour la monter au petit théatre.

Le Dramaturge n'en revenait pas. Il ne pouvait retenir le rose qui lui montait aux joues ! Comment pouvait-on être aussi heureux alors que tout le monde se déchiraient en de viles intrigues ?

Citation :
Si ce n'est le cas, je vous préviens que vous serez durement châtié et que je donnerais sans pitié aucune votre tragédie une fois achevée à la censure...

L'Ecrivain sursauta. Il blêmit d'abord avant de s'apercevoir que le Roy passait à la fois ses nerfs sur lui tout en profitant de la réplique pour lancer une boutade. Dans le doute, Racine s'empressa de balbutier :

- Je rassure Votre Majesté quant à mon Oeuvre, elle est en vérité toute prête à être jouée...

Mais le Monarque s'était déjà désintéressé de la réponse : il était réellement survolté ! Il remarqua l'entrée de Molière. Le jeune homme fut ravi de retrouver son ami en ce lieu. Au dernier ordre du Roy, Racine acheva :

- Je m'empresse de rejoindre Mademoiselle de Montberry afin de lui porter votre message Majesté.

Racine se retira lentement en faisant quelques pas en arrière tout en jettant un coup d'oeil : il ne manquerait plus qu'il renverse un garçon bleu en s'en allant ! Le Roy, pour le coup, l'exécuterait de ses propres mains !

Heureusement, le jeune homme ne commit -pour une fois- aucune maladresse et arriva sans encombre aux côtés d'Evangéline :

- Le Roy vous demande Mademoiselle.

Le Dramaturge salua ensuite Molière qui lui lança :

- Alors ? Vous semblez dans les bonnes grâces de sa Majesté à présent mon cher Racine. C'est de bonne augure pour votre Tragédie !

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Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux ;
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.
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Héloïse
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Jan 12 2006, 01:01

Toute l’action semblait s’être terminée, et l’orchestre s’était mis à jouer avec plus d’entrain et de confiance. Certains couples avaient osé se rendre sur la piste de danse, dont le mousquetaire Bestématix, qui venait de se donner en spectacle malgré lui. Cette fois seulement, il s’agissait d’un autre tableau qu’il offrait, accompagné de la duchesse Aliénor. Héloïse vit rapidement Racine, qui semblait parfaitement heureux, et non loin, le Roy avec lequel il venait certainement de s’entretenir. Un sourire flou s’installa sur le visage de la jeune femme qui constatait que pour une personne au moins, tout semblait se dérouler à merveilles.
La voix d’Elrohir la ramena à sa propre condition.


Citation :
Mais dites-moi Héloise, comment faites-vous pour garder votre calme alors que la tempete passe à deux doigts de vous et qu'elle frappe ceux que vous chérissez. Cela est honorable pour vous.

Le mousquetaire extirpa un léger rire d’Héloïse qui se perdit parmi les bruits des conversations environnantes. Elle le regarda quelque instant tandis qu’il observait la foule, et sourit. Lui, continua sur un air plus mélancolique.

Citation :
si vous saviez tout ce qui se passe dans les champs de batailles, toutes les horreurs que nous avons du faire pour sauver nos vies et celle de la France. Voila qu'un homme vient de tout salir notre devoir et notre honneur. Un homme qui parle alors qu'il n'a pas eut à vivre notre vie, meme pas pendant une journée... voila un geste qui fait de lui un homme très noble

En effet, la jeune femme avait du mal à comprendre le geste de François-Xavier. Évidemment, elle se rendait compte qu’il défendait son honneur, et ne visait certainement pas l’ordre des mousquetaires en particulier.
Seulement, elle se souvenait de cet enfant adulé par tous et qui avait pourtant choisi de se lier avec celle qui le voyait comme n’importe quel autre garçon. L’orgueil était-il plus fort que tout autre chose? Un affront pouvait-il réveiller la colère au point tel que la déferlante pouvait s’écraser de la sorte sur plusieurs personnes? Ou était l’Homme élégant qu’elle avait croisé plus tôt? Elle ne voyait plus que sa Toute Puissance…
Héloïse s’excusa au mousquetaire, et se dirigea vers le couloir afin de parler à un domestique quelques instants. Elle croisa d’ailleurs le Prince de Condé, qui sans doute se débarrasserait de ses parures souillées. Puis, elle revint vers Elrohir.


« Que diriez-vous de danser? Profitons de ce répis pour profiter de la soirée. »

Son visage paraissait encore troublé, mais légèrement plus décontracté. Elle se dirigeait vers la piste de danse, tandis qu’au creux de sa main, les deux bagues s’entrechoquaient.

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Invité



MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Jan 12 2006, 13:19

C'est avec discrétion que Lassalle s'introduisit dans les appartements royaux, il se savait en retard, en grand retard même, et il ne pouvait pas se permettre un tel impair au vu de sa toute nouvelle situation...

A sa décharge, la route entre Paris et Fontainebleau était toujours aussi difficile, et il avait du jouer des éperons à de nombreuses reprises. A sa charge, il s'était refusé à partir en laissant en suspens quelques affaires, et s'était fait un point d'honneur de transmettre ses ordres pour la soirée à la troupe...

Mais un tel retard aurait pu le valoir les foudres, et les foudres d'un Roi soleil ne pardonne pas, surtout lui l'humble coquin des grandes plaines désolés de l'est.

Il avait revêtu pour l'occasion, les plus beaux atours qu'avaient pu lui fournir son ami tailleur, une veste noir en velours reposait sur une chemise à dentelle bouffante en soie blanche, un pantalon de même facture de couleur noir, un baudrier blanc avec un ceinturon en or où reposait sa rapière, des hauts de chausses, et son éternel chapeau à large bord surplombé d'une plume blanche, une des rares fantaisies qu'il se permettait, et il se refusait à ajouter tous rubans à sa garde robe, il était luthérien tout de même.

Malgré tout, il savait qu'il ne pouvait faire que piètre figure au milieu de ses princes de cour, il n'avait ni la fortune ni le goût de faire mieux. Il devait même composer avec ses hauts de chausses quelque peu crottés par le voyage, et de toute manière sa main gantée et son visage borgne faisait de lui plus une curiosité qu'autre chose.

Il n'espérait de toute manière guère plus ce soir, à défaut de pouvoir briller, il voulait briller par sa discrétion. Il était là pour le seul désir du Roi. Au milieu de ce concert de rire et de musique, il se contenta d'une présence sombre et silencieuse perdu au milieu de l'assemblée...


Dernière édition par le Jeu Jan 12 2006, 17:59, édité 1 fois
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Evangéline
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Jan 12 2006, 14:45

Evangéline se mit à raconter à Molière la mésaventure du Prince de Condé sans ommettre aucun détails. Celui ci se mit à rire sans embages:

"Que cela serve de leçon à ce coq enfariné! A force de noyer les autres sous son fiel, le voilà noyé de honte!"

Ils furent interrompus par Racine qui venait de finir son entretien avec le Roi. Il semblait avoir survécu à l'impitoyable Soleil et plutot satisfait. Evangéline allait lui en demander des nouvelles lorsqu'il dit:

Citation :
- Le Roy vous demande Mademoiselle.

Celle ci ne put réprimer un léger froncement de sourcils. Là? Ici? Maintenant? Pourquoi donc? Aurait-il perçu l'amusement de la jeune femme suite à l'incident dont son cousin avait été victime? Elle avait sans doute fait quelque chose pour lui déplaire... Elle déglutit en esquissant un petit sourire à Racine:

"Vraiment? Dans ce cas, je vais m'empresser pour ne trop point le faire attendre..."

Puis s'adressant aux deux auteurs:

"Si vous voulez bien m'excuser..."

Elle tourna les talons et se dirigea vers la petite estrade qui accueillait les deux trones. Agitée de mille questions, elle se présenta ainsi face au Roi, la gorge sèche et le feu au front et dessina sa révérence la plus humble:

"Votre Majesté m'a faite demander..."

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Elrohir
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Jan 13 2006, 01:01

Elrohir s'appuya sur le rebord de la fenetre quand elle partit dans le couloir. Il regardait à l'extérieur, dans le noir. Il se demandait quel homme était en train de commettre un crime, qui était la victime. Il eut des souvenirs qui réaparurent, de terribles souvenirs. Des champs de combats, des amis blessés ou morts. Il y a des explosions, des pierres et du sable vole dans les airs. Le bruit est ahurissant... Le sol gronde, l'ennemi arrive....

Il fut rapidement ramener à la réalité quand Héloise vint pour lui demander à danser. Il se retourna avec enthousiasme et il répondit de oui par la tete.

Il fit de grands pas pour rejoindre Héloise qui s'était pratiquement précipité dans la piste de danse. Il la saisit lentement par le bras une fois qu'elle s'immobilisa sur la piste. Il se plaçait en position de danse, selon la prochaine musique qui jouerait.

Durant la danse, il regardait Héloise dans les yeux. Elle semblait soit triste, soit songeuse. Il continua de danser, se concentrant un peu plus sur ses pas, il ne voulait pas écraser les doux pieds de sa compagne. quand il regarda à nouveau ses yeux, elle semblait toujours triste. Le noeud à la gorge, Elrohir lui demanda:

- Héloise, etes-vous heureuse? Je veux dire, pensez-vous pouvoir toujours l'etre si vous acceptiez le présent que je vous ai offert ce soir.

Il failli de fermer les yeux, de peur d'avoir entrer dans un espace... glissant. Mais au fond de lui, tout au fond, il savait qu'il avait besoin d'une réponse. Cela l'aiderait dans son avenir, à savoir si lui-meme était heureux, ou bien s'il devait retourner sur les champs de combat, sans autre but que de sauver sa vie et celle de la France. Il voulait sauver une autre vie, une vie qu'il voulait aimer de tout son coeur.

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Louis XIV
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Jan 13 2006, 06:06

Evangéline ne mit pas longtemps à se présenter devant lui, bien qu'il perçut un léger accent hésitant; qu'elle sut habilement dissimuler par la suite.
N'était-elle pas commédienne ?

Louis lui pris la main et la releva de sa révérence. Il était le plus souriant possible, peut-être pour la rassurer... malheureusement, le plus possible ne se résumait qu'a un rictus pâlot qui lui donnait l'air assez lointain.


-Certes, mademoiselle. Mais rassurez vous, ce n'est rien de grave!

Il jeta un rapide coup d'oeil à sa mère qui compris immédiatement.

"Mon fils, je me retourne dans mes appartements, il semble que le lot ai été oublié, je ne le trouve pas"

Louis lui fit un rapide baise-main et laissa les frous frous de sa robe s'envoler entre les courtisans et derrière la porte.

-Nous voilà maintenant seuls... ou suffisemment entouré pour ne point être entendu.

Ajouta-t-il sur le ton de la confidence, restant pourtant droit sur son fauteuil, afin de ne pas donner de soupsçons.

-Vous souvenez-vous de cette mission dont je vous ai chargé ? Voyez comme elle devient pressante : mes mousquetaires m'échappent. Je ne peux me permettre d'avoir des traitres dans les rangs d'un ordre déjà suffisamment indocile.

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Evangéline
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Jan 13 2006, 18:32

Evangéline regarda Anne d'Autriche s'éclipser sur le seul regard de son fils, mais avec toute la dignité de sa personne. Après tout, c'était elle qui avait fait de lui un Roi...
La jeune femme respira mieux lorsqu'elle vit Louis lui parler avec toute la désinvolture que les circonstances le lui permettaient. Mais se faire ainsi humilié devant sa Cour devait lui faire tourner les sangs.
Son ton changea et Evangéline, comprenant qu'il s'adressait là plus à son agent qu'à la courtisane, se tint immobile tout en tendant son oreille du mieux possible pour ne pas perdre une miette de ce qu'il lui était demandé.


Citation :
-Vous souvenez-vous de cette mission dont je vous ai chargé ? Voyez comme elle devient pressante : mes mousquetaires m'échappent. Je ne peux me permettre d'avoir des traitres dans les rangs d'un ordre déjà suffisamment indocile.

L'actrice s'employait de son mieux à simuler une certaine légéreté dans son attitude et dans ses gestes pour dissimuler le sérieux de cet entretien aux yeux déjà indiscrets tout autour d'eux.

"Je le comprend, Sire. Et ils sont aussi farouches que rusés... Si vous me le permettez, je pense qu'il serait plus opportunt que je quitte la Cour pour un temps afin de me rendre à Paris... Si quelque chose se trame, nous devrions en apprendre plus dans les auberges et dans les bas quartiers que de la bouche des mousquetaires eux meme..."

Elle se demanda un instant si Louis comprenait ce dont elle parlait... Il n'avait pas du patauger une seule fois dans les immondices qui jonchaient le pavé des rues... Ni rien connaitre de la misère qui tenaillait son peuple et qui aurait pu les entrainer à tuer père et mère pour une bourse sonnante et trébuchante... Elle non plus, à la vérité, n'en connaissait pas grand chose en pratique, mais le contact avec cette réalité était brutal lorsque l'on passait l'enceinte de Fontainebleau...

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Dernière édition par le Ven Jan 13 2006, 21:50, édité 1 fois
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Cabellion
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Jan 13 2006, 21:41

[HS Dsl pour mon retard, mais vous auriez pu mettre ca plus en évidence les chambres non mais... quelle idée... Le ptit révolutionnaire a envie de s'amuser...]

Cabellion fut surpris le jour où il recut l'invitation. En efet il n'avait rien d'un noble et ne s'est jamais présenté en un bal mondain. Cela sera son premier et pour bien débuté, cela se fera à Fontainebleau à la cour... Il ne faut point en douter Cabellion était stressé. Pour s'habiller, il choisit une longue robe couleur émeraude et bleu royal, un foulard vert, sa chemise blanche radoucissait les traits. Cabellion n'était pas un homme qui se souciait véritablement de sa beauté physique, cela lui importait peu. Beau il ne le savait pas, il n'avait jamais fait d'avance ... enfin laissons cela. Le ministre avait été tres débordé ces temps ci et le temps d'arriver au chateau, il fut légerement en retard... Il franchit les marches du chateau, son coeur battait de plus en plus vite.
*Comment cela va se passer? Tous des nobles. Tous des grands et moi pauvre paysan... Je ne connaitrais personne... Enfin à dieu va!*
Il commenca à entrer et vit un spectacle tres coloré, le décor lumineux et somptueux, le ROi, sa magnificience lumineuse au centre...


- Monsieur Ca...

Cabellion fit un geste à l'homme de ne pas le présenter. Premierement il était suffisamment en retard et en plus il ne méritait pas ces comtes, ces ducs, ces marquis... Quelques uns commencaient à tourner la tete dans sa direction. Certains montraient un air dédaigneux, d'autres des regards surpris, mais pour la plupart c'était de l'indifférence. Voilà ce qu'était notre monde. Un monde réservé à l'élite. Un mode où seul les puissants avaient le pouvoir et les pauvres, les nouveaux, ou les travailleurs, c'étaient les rejetés, les exclus. Si on ne portait pas le nom de De machin votre vie n'avait plus aucun sens d'etre. Et comme cette chance n'est valable que pour quelques rares privilégiés, à quoi cela sert. C'est pour cela qu'il voulait cette rebellion. C'est pour cela qu'il luttait tant et tant mettant corps et ame... Pour que chacun puisse vivre sa vie comme un havre de paix... Il resta quelques instants planté là, mais une personne qu'il reconnut tres rapidement vint à sa rencontre...

- Ah Casachris quel plaisir de vous voir ici en ce jour. Content que vous ayez pu sortir de vos papiers pour venir vous joindre à nous...
- Moi de meme Mr Colbert, moi de meme...
- Oh mais venez que je puisse vous présenter à mes chers amis.

Puis le ministre du Roy invita le nouvel arrivant à le suivre puis ils arriverent vers un petit groupe de jeunes nobles.

- Que je vous présente, monsieur Cabellion, ministre du commerce, monsieur le marquis de Clair-Montbois, le Duc de Landthird, le duc de Montigny, le baron de Bougkempkine, et le comte Castello di la Parque.
- C'est un honneur messieurs, de faire la connaissance de si brillante majesté...
- Oui, débuta le marquis, j'ai entendu parler de vous, Monsieur Cabellion, vous etes un homme remarquable. C'est grace à des hommes comme vous et comme Colbert que des représentations come celle ci peuvent avoir lieu...
- C'est trop d'honneur vous me flattez...
- Non non je rends les choses à leurs justes valeurs, et croyez le moi que je ne vous abuse pas en vous affirmant que tel est le cas...
- Comment se porte la France? demanda le comte espagnol
- Je ne sais pas, il faudrait mieux que vous vous addressiez à Mr Colbert, il est plus au courant de moi sur l'économie, je ne dirige qu'une partie vous savez... Je ne m'occupe pas des impots des taxes... j'ai déjà bien à faire croyez moi...
- Oui et personne conteste cela mon cher approuva Colbert. La France? Elle se porte à merveille, les récoltes sont bonnes, les paysans payent leurs impôts, le commerce est florissant... Mais la France est toujours couvert de dette. Tout d'abord par les armées et puis par ces fetes...

Colbert porta sa coupe de champagne à sa bouche... Cabellion savait à quoi il pensait... L'Etat payait une fortune colossale pour les pensions des nobles, pour les fetes, pour l'entretien... Et qui payait ca, les pauvres naturellement qui eux pendant ce temps là était entrain de mourrir de faim... Enfin Colbert était un homme empli de sagesse...

- Au fait Monsieur Cabellion, continua le duc anglais, j'aime beaucoup votre robe. Sa coupe n'est ni trop vieille comme le porte les nobles trop basiques, ni trop jeune comme le porte les extravagants... Et puis les couleurs vous vont tres bien et si vous enleveriez ces moustaches, vous feriez faire trembler plus d'une...
- Euh.. ah bon?? On va dire que je me suis jamais penché sérieusement sur la question...
- Que faites vous lorsque vous n'etes pas entrain de travailler? continua le duc Landthird
- Ma réponse vous semblera légerement déplacé voir meme peut etre choquante, mais je me sus lié d'amitié avec mes domestiques, et comme je viens de Provence, je garde de tres bons liens avec eux... Et sinon je m'adonne à la nature, aux livres et à la musique. Sinon je
- Regardez cette marquise mon cher, coupa le baron, cela fait un bon bout de temps que vous vous etes placés dans ses regards...

Cabellion regarda en la direction et oui en effet la marquise qui palabrait avec ses amis lui lancait des regards furtifs... Mais il vit au derriere de la jeune femme, une chose qui le stupéfia... Racine son ami, il était ici lui aussi.

- Euh cela dérange t'il ces messieurs si je vous abandonne.
- Mais non pas du tout, vous etes libre de vos actes. Essayez seulement de ne pas vous aventurer trop loin. Je ne sais pas si vous arriveriez à dompter ce jeu là longtemps...

Cabellion ne comprit pas tout de suite l'allusion, mais quand il le remarqua, Colbert se mit à rire. Cabellion se fraya un passage dans la foule, passa à coté de la jeune marquise qui ne le perdait pas des yeux, et retrouva l'écrivain...

- Alors mon cher, que me vaut cette surprise??? J'avais plus l'habitude de vous voir en mon manoir. Maintenant l'endroit est plus vaste n'est il pas?

[Colbert / noble ]
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Jan 13 2006, 23:33

Lassale se rendit vite compte qu'il n'était pas en terre connu, le cancan et le cacatement était certes un sujet qu'il avait souvent trituré, mais pas en des mots si fleuris et si ampoulés, il avait du mal à croire que ces gens parlaient la même langue que lui.

Il était en outre de petite noblesse, et un simple chef de la police, pas de quoi attirer l'attention, et encore moins s'introduire dans un dialogue. Cela ne lui manquait guére de toute facon, il se contentait de deguster une coupe de vin, en écoutant la magnifique musique de ce démon italien de Lully. Son oeil était sombre, son visage fermé, il avait hâte que tout ce bazar se termine, même sa main en bois le démangeait, ce qui était un comble pour un manchot !
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Jean Racine
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Sam Jan 14 2006, 09:59

Racine vit Evangéline partir promptement à la rencontre de Sa Majesté : on ne faisait pas attendre le Souverain surtout lorsque celui-ci vous faisait l'honneur de vous appeler.
Il se demanda un instant ce que le Roy pouvait bien vouloir à la Demoiselle lorsque Jean-Baptiste Pocquelin lança :


- Vous admirez les atours d'Evangéline mon cher ?

A son habitude, le Dramaturge s'empourpra avant de couper court aux divagations de son confrère :

- Voyons, ne dites pas de sottises, je me demandais simplement ce qu'elle pouvait bien raconter au Roy...

- J'ai eu affaire à Mademoiselle de Montberry en tant qu'Actrice, en cela je ne peux que vous la conseiller ! Pour le reste, c'est une Dame fort secrète...

Un garçon bleu passa à ce moment devant les deux hommes et leur proposa une boisson. Molière qui en profita pour voler un petit four sur le buffet juste derrière continua :

- D'ailleurs, j'ai vu une certaine Desdemone Ruben il y a quelques jours... Elle s'est présentée à moi en votre nom : je l'ai aidée à trouver quelques acteurs dont vous manquiez. Serait-ce une de vos Muses ?

- Oh, c'est bien la seule...

La conversation fut interrompue par l'arrivée de Cabellion. Racine fut heureux de la trouver ici bien qu'il ne soit pas vraiment dans les habitudes de Casachris de courir les soirées mondaines ! Il fit l'accolade au nouvel arrivé, se souciant peu de cet usage vis à vis de la Cour : il s'agissait là de son plus vieil ami !

Citation :
- Alors mon cher, que me vaut cette surprise??? J'avais plus l'habitude de vous voir en mon manoir. Maintenant l'endroit est plus vaste n'est il pas?

- Oui en effet, surtout que depuis bien longtemps je n'ai pu profiter de la Charmante dépendance que vous m'avez allouée. Mais je manque à tous mes devoirs : voici Jean-Baptiste Pocquelin...

Une fois les présentations faites, l'Auteur reprit :

- Comment allez-vous depuis le temps mon ami ? Il a dut s'en passer des choses depuis notre entrevue sur le perron du château...

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Cabellion
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Sam Jan 14 2006, 23:49

Cabellion ne manqua pas de constater l'effet de surprise qu'il avait produit, mais cette surprise se renversa lorsque Racine lui fit l'accolade... Il en était ému (si c'est ti pas ti bo à voir). Lorsque son regard se posa ensuite sur le dénommé Jean Baptiste Poquelin...

- Ah qui ne connait pas le célebre Moliere, dont les critiques affluent en grand nombre... Je suis allé voir une de vos pieces au Palais Royal. L'ecole des femmes. Un grand triomphe, un franc succés. Peu de gens égaleraient votre talent... Enfin dans la comédie je veux dire.

Il toussota et fit un petit sourire adressé à Jean.

Citation :
Comment allez-vous depuis le temps mon ami ? Il a dut s'en passer des choses depuis notre entrevue sur le perron du château...

- Ma foi mon ame se porte bien. Je me languit dans la monotonie de la banalité... Moui. J'aimerais faire plus de voyage, voir d'autres endroits, me sentir libre des chaines de l'Etat. Mais cela m'est bien impossible. J'ai dévoué mon coeur à la France, désir de ma tendre enfance... Voilà que votre compagnie me fait faire des rimes... Ahahah! Non mais ce qu'il s'est passé... Bof. Ma soeur qui est parti en Italie, et qui ne va pas tarder à revenir, des invités, des surprises et des vieilles connaissances. Voilà la mienne et mon coeur ne manque pas d'envier la votre. Pouvoir écrire ce que ressens votre coeur, les plus grande soufrance de l'humanité... Et meme vous Moliere, qui dans vos pieces, montrez bien l'allure de notre France...Ah que je vous envie. Mais que font ci ensemble un illustre comédien et un sublissime tragédien. Ne vous cherchez point querelle je sais que Jean Baptiste a dejà bien des soucis avec les gens de l'Hotel de Bourgogne

Il lui fit un clin d'oeil.

- Mais je serais toujours brave défenseur de la justice et je défendrais vos idées, Moliere. Tant que cela ne porte pas sur une noble cause et que vous restiez toujours sur le bon chemin... L'hypocrisie par exemple... Voilà un sujet à aborder. Difficile car les nobles ne manqueront pas de se reconnaitre dans vos personnages, mais qui aura une tres grande portée et qui fera en réfléchir plus d'un...

Puis se tournant vers Racine il continua:

- Et vous Jean, parlez nous un peu de vous. Moi je vis aisément et n'ai besoin de rien que la tranquilité. Mais vous c'est l'aventure... Alors quelle heureuse rencontre avez vous faite?

Il prit une coupe de vin que tendit le serveur et la porta à ses levres pour s'inspirer de sa saveur.
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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Dim Jan 15 2006, 08:01

Saint-Aignan était finallement resté à l'écart depuis qu'on l'avait appelé... pour une affaire qui n'avais pas vraiment plu au Roy.
Il ne cesserait donc jamais de faire des erreurs?

Lorsque juste sous son nez passa un drôle d'éclopé : Il se souvint alors du chevalier de Lassalle qui l'avait assez froidement accueilli jusqu'a ce qu'il se nomme Académicien.
Quelle mémoire de détails, comte ! Il n'aurait certes pas fallu qu'elle flanche vu sa fonction...

Un peu amer vis-à-vis de lui, il avait en effet une antipathie particuliere pour tout ce qui était parvenu, vulgaire ou rustre _malheureusement pour lui, il voyait Lassalle comme les trois à la fois_, il s'approcha tout de même, le voyant seul.
La police n'est-elle pas maîtresse des fausses et vraies rumeurs ?


-Monsieur le chevalier de Lassalle, n'est ce pas ? Salua-t-il.
Vous vous souvenez de moi ? L'académicien...

François, même amer, n'aurait jamais osé attaquer quelqu'un sans véritables raisons, aussi son sourire n'avait-il rien de sarcastique... Il était juste un peu forcé, les évènements de tout à l'heure ne l'aidant pas non plus à paraitre agréable...

-Alors, j'ai appris que vous étiez propulsé chef de la police ? N'est-ce pas un peu éreintant ?

Quoi, ereintant ? De se faire propulser, ou d'être chef de la police ? Sûrement un peu des deux...
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Dim Jan 15 2006, 08:21

Louis eut une nouvelle fois preuve du talent d'Evangéline, son éventail vaporeux continuait son va-et-vient derriere des yeux rieurs : on ne pourrait faire onc plus superficiel...

Alors, cherchant à être à la hauteur simplement de son titre et en cela, supérieur à Evangéline, il se donna corps et âme à la dissimulation de son air sérieux.

Alors qu'Evangéline parlait, Louis se retourna deux ou trois fois vers des têtes curieuses, leur souriant comme s'il restait complaisant avec la Montberry par pure politesse. A leur yeux, elle semblait presque l'ennuyer.

Mais les regards qu'il lui lançait démentait tout cela :
Les courtisans pensaient alors que Louis cherchait à dissimuler ses efforts pour courtiser la commédienne...

Tant mieux, et tant pis à la fois, apres tout, il était vrai qu'il avait déjà essayé...
Mais cela avait sûrement été trop subtil pour Evangéline qui avait feint ne pas s'en apercevoir, et puis la fonction qui lui avait été finallement attribuée, la grossesse de LaValliere, Louis avait abandonné cette idée...
Cela avait été préférable.


Citation :
"Je le comprend, Sire. Et ils sont aussi farouches que rusés... Si vous me le permettez, je pense qu'il serait plus opportunt que je quitte la Cour pour un temps afin de me rendre à Paris... Si quelque chose se trame, nous devrions en apprendre plus dans les auberges et dans les bas quartiers que de la bouche des mousquetaires eux meme..."

Sa Majestée s'était sentir flattée par la premiere phrase... Effet ricochet, ses mousquetaires étaient rusés, il l'était donc lui-même !
Pour le reste du discours, il ne compris pas bien la raison... Ceux-ci ne passait-il pas la moitié de leur temps au chateau ?
Enfin, Evangéline avait maint et maint fois démontré sa valeur et sa fiabilité, Louis n'avait pas dans ses interêts à remettre en cause une de ses intentions...

Il soupira légèrement, l'absence de la demoiselle, a peine rentrée, lui coûtait tout de même.
Non pas qu'il l'aimait vraiment, mais sa fraiche présence qu'il savait utile le réjouissait et le rassurait à la fois.


-Soit, soit. Vous quitterez donc la cour. De mon coté, je me chargerais de lancer une rumeure sur ce départ qui ne vous disgrâce en rien.

Louis savait de quoi il parlait. Chaque départ était un ragot de plus, et parfois tres offensant pour la personne qui se voyait fuit comme la peste à son retour...
Aussi fallait-il être le premier à attaquer pour se défendre : une rumeur lancée par le Roy lui-même ne serait pas démentie...

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Jean Racine
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Dim Jan 15 2006, 09:34

Racine se retint de sourire à la vue de l'empêtrement de Cabellion ! Lui qui aimait les Arts et donc les Artistes essayait de complimenter aussi bien Molière que le Dramaturge, ce qui n'était pas chose aisée.

Citation :
- Ne vous cherchez point querelle je sais que Jean Baptiste a dejà bien des soucis avec les gens de l'Hotel de Bourgogne.

L'Ecrivain crut bon de rassurer son ami :

- Ne nourrissez aucune inquiétude à notre égard, nous ne nous abaissons pas à nous chercher querelle ! Je n'oublie pas, voyez-vous, que Jean-Baptiste fut le premier à croire en moi...

Molière acquiéçat à ce souvenir. Il était vrai que l'Homme de Théâtre avait connu Jean très jeune, lorsqu'il faisait ses lettres et cherchait à fréquenter les cercles fermés des mondains.

Citation :
- Et vous Jean, parlez nous un peu de vous. Moi je vis aisément et n'ai besoin de rien que la tranquilité. Mais vous c'est l'aventure... Alors quelle heureuse rencontre avez vous faite?

Pour une fois, il avait de nombreux faits à rapporter, sa vie n'ayant pas été des plus tranquilles ces temps derniers :

- D'abord mon cher ami, je crois bon de vous dire que ma Tragédie est achevée. C'est d'ailleurs grâce à l'heureuse rencontre avec une charmante demoiselle... Ensuite la dernière représentante de ma lignée directe vient de trépasser -L'Auteur déglutit péniblement à l'annonce de cette nouvelle- Mais l'écriture est devenu un remède pour moi.
Bref, je présage que les temps prochains seront forts délicieux...

L'Ecrivain n'osa pas raconter sa récente victoire auprès du Roy qui lui avait permis de monter sa pièce au Petit Théâtre. Les Courtisans l'apprendraient bien assez tôt lorsque la Troupe débarquerait à Fontainebleau ! Pourtant, on pouvait nettement remarquer que Racine était plus qu'heureux : il jubilait !

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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Dim Jan 15 2006, 15:43

Ce qu'il redoutait le plus venait d'arriver, on s'était décidé à venir lui parler, ce qui allait l'obliger à faire preuve de civilité et à mener une discussion.

Il avait reconnu rapidement son interlocuteur, puisque ce fut le premier personne qui lui avait adressé la parole à son retour en France. L'académicien dont il avait oublié le nom, ce qui n'avait que peu d'importance.
Il se forca à sourire avant de lui répondre, un sourire crispé qui faisait écho en partie aux sarcasmes de son interlocuteur, et en partie aussi à la morosité de Lassalle
.

Saint-Aignan a écrit:


-Monsieur le chevalier de Lassalle, n'est ce pas ? Salua-t-il.
Vous vous souvenez de moi ? L'académicien...



" Voyez vous mon cher n'avoir qu'un oeil à au moins cette avantage, on n'oublie rien, pour le borgne jouir de la vision de la vie est devenu un privilège rare..."

Prenant une pause, il fit un nouveau sourire, et ajouta:

" Et je serais un bien mauvais chef de la police si jamais je n'étais pas un peu physionomiste..."

Citation :
-Alors, j'ai appris que vous étiez propulsé chef de la police ? N'est-ce pas un peu éreintant ?


A cette question, il prit un court temps de réflexion, son oeil unique se mit à briller d'une lueur sombre, et son visage se ferma, puis il se décida à répondre:

" Après avoir connu la faim, la froid et la misère, vous savez on apprend le goût de ces acquis. Une des rares choses d'utiles que mon vieux pére m'a enseigné est encore le respect du travail, et le respect de ce que l'on vous offre. Je n'était plus qu'un va-nu-pied à mon retour en france après 15 années d'exil, le Roi a fait de moi le nouveau chef de la police, je lui doit bien une célérité extrême et un dévouement total à ma charge. De toute facon, je n'ai plus l'énergie de me perdre dans d'autres distractions. Tel le bon vin, J'ai trop goûté à la vie pour pouvoir encore l'apprécier... mais je m'égare Monsieur, je m'en excuse, j'ai si peu l'habitude de discuter avec des hommes de lettres, mon quotidien ordinaire durant ses 15 derniéres années n'avaient que de trés peu d'esprit, et de lettres les trois qui forment celle du mot: sot !"
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Evangéline
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Dim Jan 15 2006, 18:16

Evangéline ne s'était jamais retrouvée dans cette position. Entourée de tant de monde et pourtant faisant seule face au Roi, s'entretenir ainsi des affaires si délicates pour lesquelles elle avait été nommé... A la vue de tous... Ce n'était pas chose aisée que de ne rien laisser paraitre. Elle savait chacun de ses gestes sévèremment épié, décrypté, interprété...
Pourtant, elle en avait connu des situations bien plus difficiles que celle-ci... Souvent lui revenait en mémoire une certaine mission, particulièrement périlleuse, visant à piéger, sous couvert d'une fausse identité, celui qui avait été un ancien amant, accusé d'aimer un peu trop les vieux idéaux de la Fronde... Comment tant cacher de soi à quelqu'un qui en connaissait autant? Elle se rappellait toujours que si elle avait pu le duper alors, alors elle le pourrait pour tous...
Le Roi jouait lui aussi son role à merveille, voilà qui était fort habile! Sans savoir quoi exactement, la jeune femme perçut un léger trouble dans l'attitude du souverain. Impression qui se confirma lorsqu'il poussa un soupir à l'annonce de l'intention d'Evangéline de quitter la Cour de nouveau. Alors elle se figea. Elle le savait prompt à la colère, et ce début de soirée en avait été marqué. Pour n'importe quel courtisant, un soupir royal sentait l'agacement et le blame à plein nez! Jamais il ne serait venu à l'idée de quiconque d'y comprendre autre chose.


Citation :
-Soit, soit. Vous quitterez donc la cour. De mon coté, je me chargerais de lancer une rumeure sur ce départ qui ne vous disgrâce en rien.

Evangéline arbora un sourire, elle qui évitait à tout prix les rumeurs, voilà qu'une allait sans doute lui sauver la mise!

"Je vous remercie Votre Majesté. Cette entreprise ne sera sans doute pas longue, les langues se délient vite à Paris... Pourrais-je toutefois vous demander la faveur de m'excuser auprès de la Reine, votre épouse? Elle m'attendait dans ses appartements pour demain et je serais au regret de ne point y etre..."

A peine revenue qu'il fallait repartir... Eh bien, il ne restait plus qu'à espérer que les murs des auberges auraient d'assez grandes oreilles pour transpirer de secrets. Si secrets il y avait...

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Dernière édition par le Dim Jan 15 2006, 21:52, édité 1 fois
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Cabellion
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Dim Jan 15 2006, 19:04

Les expressions de Cabellion furent assez impressionantes. Il fut d'abord ravi de la nouvelle puis confus quand il apprit ce malheur...

Citation :
Mais l'écriture est devenu un remède pour moi.
Bref, je présage que les temps prochains seront forts délicieux...

- Oui c'est ce qui fait tout le charme de vos ouvrages. Des histoires sortant de vos propres souffrances, des écrits sortant de votre propre coeur. C'est ce qui fait la différence entre des amateurs et vous Jean. Et c'est ce que j'aime chez vous... Le sens du sacrifice pour le monde qui vous entoure. Vous connaissez les pires moments vous meme, et vous essayez de faire partager cette peine avec tous ceux qui sont dans le meme état... Mais je vois sur votre visage que des pensées tout autres envahissent votre esprit. Qu'essaye tu... Qu'essayez vous de me cacher mon ami?

Voilà sa premiere erreur de la journée... Il n'arrivait pas à tenir ce language. Ce vouvoiement et cette aisance de la parole. Il se voyait en compagnie d'un de ses plus grand ami et il était tenté de le parler comme à l'accoutumée... Mais ils étaient entouré de beaux monde. Parler au singulier aurait vite fait d'attirer la honte sur les grands écrivains... Ils se devait de se retenir...
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Jean Racine
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Lun Jan 16 2006, 09:32

Ce fut amusant de voir Cabellion hésiter entre tutoiement et vouvoiement. Le premier instinct de Racine aurait aussi été de faire comme si de rien était avec son ami mais il leur était malheureusement interdit d'oublier le cadre dans lequel ils se trouvaient...

- Vous exprimez avec de forts justes mots la profession de Dramaturge, Casachris.

L'Ecrivain rechignait encore à livrer son secret. Mais il s'agissait d'une personne d'extrême confiance. Il s'approcha donc du Ministre et murmura :

- Vous serez le premier informé de la faveur que vient de me faire notre Souverain : j'ai l'autorisation de porter mon Oeuvre sur les planches du Petit-Théâtre ! Ici ! A Fontainebleau !

Racine n'avait jamais montré un visage de réel contentement jusqu'à ce jour. Il avait Desdemone, il avait une Tragédie achevée et il avait la représentation la plus importante de sa carrière ! Il ne lui restait plus qu'à rentrer à Paris...

- Inutile de vous dire que je ne me montrerai pas les mois prochains à l'Arbre de Provence !

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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Lun Jan 16 2006, 18:14

A présent qu'il avait donné son accord, ce n'était plus que formalités.
Pourtant Evangéline eut assez de courage et de malice pour ajouter un sel d'humour dans cette conversation des plus sérieuses.
Enfin, c'est ainsi que Louis le voyait.


Citation :
"Je vous remercie Votre Majesté. Cette entreprise ne sera sans doute pas longue, les langues se délient vite à Paris... Pourrais-je toutefois vous demander la faveur de m'excuser auprès de la Reine, votre épouse? Elle m'attendait dans ses appartements pour demain et je serais au regret de ne point y etre..."

Le Roy alors parut fort faché et fort surpris, mais des petites faussettes apparurent au coin de ses levres : c'était suffisant pour comprendre que le froncement de sourcil était joué.

-A quel malheur ! J'oubliais cela... pauvre femme ! privée de votre présence, elle devra se contenter de celle de Moliere.... pauvre femme !

Comment ne pas comprendre que Louis pensait "pauvre homme" en disant "femme" ?

Soudain, une idée qui lui sembla lumineuse lui vint à l'esprit. Evangéline aurait surement besoin d'une aide du coté des mousquetaires pouyr se faire introduire dans le milieu...
Avant qu'elle ne dispose, il se dépêcha donc d'ajouter :


-Mlle Montberry! Vous retrouverez à l'auberge un mousquetaire en qui j'ai quelque peu preuve de sa bonne foi. Il sera mis au courant de cette entreprise et vous aidera à espionner leur rangs. Néanmoins vous devrez le surveiller lui également.

Le voilà bien défini le role d'Evangéline : celui d'un agent double!

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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 17 2006, 18:07

Citation :
Vous serez le premier informé de la faveur que vient de me faire notre Souverain : j'ai l'autorisation de porter mon Oeuvre sur les planches du Petit-Théâtre ! Ici ! A Fontainebleau !

Les yeux de Cabellion s'équarquillerent. Il fut tres étonné par l'annonce qui emblait confidentiel et secret. Ce fut pour lui un immense honneur. Non pas par orgeuil d'apprendre la nouvelle le premier, mais par le simple fait qu'une personne puisse lui faire autant de confiance. A cette surprise se mélait de la joie... Racine qui ces derniers temps avait connu des moments tres dur, voilà maintenant qu'il pourra réaliser ses plus grands reves. Et pas à n'importe quel endroit, la premiere se passera ici meme à Fontainebleau en chateau du Roy. Il ne savait pas comment lui répondre ayant peur de tout dévoilé mais réussi à sortir ces mots:

- Et bien que voilà une bonne nouvelle, je comprends maintenant votre amical sourire. Je suis fier que t.. que vous ayez réussi à accomplir votre rêve le plus cher. J'en suis tres heureux et mon coeur s'épanouit de cette plaisante nouvelle. Et j'espere que votre vie soit un long chemin parsemé de fleur comme celle de ce jour...

Il avait franchement du mal. Pour lui c'atéit tentant. Il n'arrivait pas à exprimer tout ce qu'il éprouvait car sinon il aurait tout révéler aux oreilles indiscretes. C'est pourquoi il voulut tenter de faire passer le message de son propre regard *Est ce qu'il comprendra...* espéra t'il.

Citation :
- Inutile de vous dire que je ne me montrerai pas les mois prochains à l'Arbre de Provence !

- vous en etes tout excuser....

Et il explosa de rire ce qui détourna les regards de quelques partisans dans sa direction. Quand il se reprit et qu'il se fut excusé, iol reprit la conversation

... excusez moi! Non mais je vous comprends. Vous avez tant à faire et cela ne servirait à rien de tout gacher à cause d'une simple visite en ma demeure... Non mais comment ce déroule ces préparatifs???
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Jean Racine
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 17 2006, 22:23

Un bonheur partagé devenait encore plus grand... C'est pourquoi Racine pensa qu'il avait eu mille fois raison de se confier à Cabellion ! En effet, le Ministre ne savait plus comment dissimuler sa joie ! Sûrement à cause d'un quelconque ébruitement, il essayait de se retenir. Mais le Dramaturge comprenait ce qui se déroulait dans son oeil : N'était-ce pas son métier que de lire dans l'âme des personnes qu'il cotoyait ?

Casachris était en train de lui souhaiter un bonheur éternel lorsque l'excuse de l'Ecrivain le fit rire un peu fort pour les voisins sembla-t-il... Le jeune homme ne put s'empêcher de rejoindre son ami dans son hilarité ! Bah, les Courtisans penseraient ce qu'ils voudraient !

Racine continua :


- Vous êtes tout excusé, voyons...

Il baissa le ton de sa voix et chuchota :

- J'avoue que ça me fait du bien de rire un peu depuis que cette soirée a commencé ! Penses donc que je n'ai même pas pu m'exclafer lorsque Condé a eu cet accident avec l'aquarium !

Ces paroles avaient été dites à l'écart de toute oreille curieuse si bien que l'Auteur avait rétabli automatiquement le tutoiement... Il reprit plus fort :

- Oh je ne disais pas que vous ne me reverrez plus du tout au Manoir... J'ai quelqu'un à vous présenter vous savez. Desdemone est en train de rassembler les comédiens à Paris.

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