1663 : Face aux Feux du Soleil

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 le petit salon du Roy

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Evangéline
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mer Déc 28 2005, 13:47

[dsl Sybélia si j'ai un peu empiété sur ta liberté de rp, ça ne partait pas d'une mauvaise intention... Bref, j'ai edité le post en question donc plus de crise de nerfs ni de larmes! lol! Encore dsl!]

Evangéline s'arreta en meme temps que le Comte, arrêtée dans son élan, par une jeune fille qui s'extirpait de la foule pour venir en aide à Sybélia et la mener gentiment par le bras vers la sortie, à l'abri de la perfidie des courtisants. Ceux ci, privés de l'objet de leur amusement se trouvèrent subitement refroidis, face à leur conscience...
L'actrice et Saint-Aignan admirent qu'il n'avait plus de role à jouer dans tout ceci, pourtant Evangéline ne put s'empecher de porter son regard vert sur le Prince de Condé qui se tenait aux cotés de la demoiselle malchanceuse au moment de l'incident. Il aurait pu lui porter assistance, lui... Peur du ridicule sans doute... Affligeant... Le Lieutenant des Mousquetaires s'entretenait avec lui et elle put l'entendre dire d'un fort accent gascon:


Citation :
- Tiens, il semblerait que votre soulier droit n'ait cependant pas été épargné. Mais c'est là un désagrément bien mince, vous en conviendrez! Mais je dois dire qu'il est néanmoins plutôt séant que ce plat ait été renversé, car il flotte maintenant une bonne odeur de mûre dans toute la pièce. Vous ne trouvez pas qu'il flottait dans l'air un bien drôle de fumet?

Alors un rire franc s'échappa de la gorge d'Evangéline mais qu'elle cacha bien vite derrière son éventail. Pourtant ses yeux restaient rieurs et trahissaient l'expression de son visage.

*Bien dit!*

Citation :
-C'est heureux de voir que tous n'ont pas oublier les enseignements de la Bible, n'est ce pas ?

Elle se tourna vers Saint-Aignan qui venait de lui lacher le bras:

"Heureux en effet! Toutes les plus grandes maisons de France n'ont donc peut etre pas perdu leur honneur chevaleresque en cet instant!"

Le regard interloqué du Comte en direction de la porte et les murmures qui avaient cessé dans l'assistance lui firent suivre le mouvement. Elle vit s'avancer une jeune fille en tout point identique à Melle de Sicée, hautaine et fière, mais dans une robe différente.

*Ce ne peut etre elle...*

Et pourtant, la ressemblance était telle que tout le monde parut croire à une apparition miraculeuse. Face à la Reine Anne qui avait lancé le premier rire quelques minutes auparavant, elle ne semblait rien perdre de sa superbe.
Evangéline esquissa un sourire appréciateur du courage certain qu'il fallait pour reparaitre ainsi devant une foule de serpents et réussirent néanmoins à leur faire avaler leur propre venin...


Citation :
-Je crois qu'il faudra laisser la pitié pour cette personne de coté, mademoiselle.... (...)
-Nous avons crée un monstre...

Absorbée par le spectacle, l'actrice écoutait d'une oreille distraite le Comte. Finalement, elle lui murmura:

"Je n'aime pas le terme de "pitié"... Je crois que nous tenons tous les renes de notre destin et qu'il appartient à nous seul de créer notre chance, ou bien notre infortune. Or je trouve que cette demoiselle se débrouille fort bien!"

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Sybile (
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mer Déc 28 2005, 16:35

La situation en devennait risible, ces mines deconfites de n'avoir pu profiter plus amplement de cette scène salissant ce nom illustre qui était sien, un spéctacle déléctable à vrai dire, qui n'était pas s'en rappeller toutes celles à l'occasion des qu'elles les deux enfants s'étaient jouées des bonnes soeurs...

L'instant ainsi inversé, c'était à elle de rire, qui s'y frotte s'y pique, à tourmenter les Sicée de Sicées on n'en recolte seulement du malheur... Jolie retournement de situation, que n'aurait elle pas donné pour que sa soeur la voit également.

Une vengeance qui finalement n'avait rien de mauvaise du moins qui n'avilissait pas son coeur, elle était Sybile Sicée de Sicée, la seule à porter ce nom et en effet elle n'était pas la misérable victime de la perfidie de cet homme dont l'innocence était plus que discutable.

Par ces dires Sybile aurait aimée se venger de l'insigne affront dont était victime sa soeur, une vengeance tournée vers l'être qui meritait toute sa colère, mais elle ne le pouvait, son but principal était à présent de laver la honte associé à leur famille, dans un soupir à elle même, Sybile traversa la salle, tentant d'approcher le lieu où tout avait commencer.

Feintant de flaner inscouciement parmi les invités, Mademoiselle Sicée de Sicée, ne tarda pas à approcher, féline, telle une chasseresse qui ne tarderait pas à tomber sur sa proie, ainsi elle masquait ses instentions derrière un masque tout sourire, si on lui demandait le pourquoi du comment, elle nierait simplement les fait...Une hallucination collective dont les raisons finiraient par tomber lourdement.


Qu'elle satisfaction superbe et dire qu'elle avait attendut tellement d'année avant de pouvoir profiter d'une telle satisfaction... Et elle s'approchait irrévocablement des deux hommes, le célèbre d'Artagnan, celui ci ne pouvait tomber mieux, lui donnant une occasion de s'imiscer dans cette discution, il ne lui restait qu'a attendre le moment propice, plongeant naïvement son regard hors de la pièce, profitant de cette fenêtre comme d'un echapatoire qui lui permettrait de veiller sur les interêts de sa famille.
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Philippe
Invité



MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mer Déc 28 2005, 20:46

Philippe de condor fit son entrée, après avoir été annonçé, il se retrouvait à nouveau dans le monde qu’il chérissait tant... celui de la cour. Dans ce monde il savait se faire connaître, se faire apprécier, et connaissait les nombreuses ficelles de celui-ci... car pour quelqu’un d’inexperimenté et ayant un sens de la moral fort développé, il tait impossible voir improbable de s’en sortir sans y laisser quelques plumes...

Mais tel un paon, le marquis de Condor savait se pavaner, plaire... D’ailleurs aujourd’hui, il avait revêtit l’une de ses plus belles parures, pour pouvoir mieux faire la roue cherchant à impressioner... et oui... l’élégance était de mise.
Il portait un pourpoint court dans les tons rouges foncés, en-dessous il était vêtu d’une chemise blanche que l’on pouvait aperçevoirau niveau de l’avant-bras, le pourpoint étant fendu. Le devant du pourpoint laissait apparaître de fine broderie dans les tons ocres et or, couleurs qui faisaient le lien avec le bas de son vêtement, et il portiait des élégantes bottines d'étoffes tailladées noires. Comme tout noble qui se respecte, Philippe de condor portait une perruque il l’avait choisit grande, bouclée ainsi que poudrée en blanc et en gris.

Il entra alors dans la pièce, toutes les personnes étaient élegamment vêtues semblant tous jouer un rôle selon leur titre...

En traversant la salle il pu déceler dans certaines bribes de conversation qu'un incident s'était produit et forcément ce dernier alimentait les conversations... d’après ce qu’il avait pu entendre l'une des filles sicée de sicée aurait été victime d’un geste pour les moins déplacés d’un noble de la cour présent, un dénommé Louis II prince de Condé qui aurait tâché la robe de sa cousine...

Le Marquis prenait un air plus grave qu’à l’accoutumé, car il considérait cet affront non pas que sur sa cousine mais sur sa famille entière dont il faisait partit... et pour lui portait affront à sa famille était un crime qu’il ne pouvait pas laisser impunit.
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Héloïse
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mer Déc 28 2005, 22:20

Héloïse avait à peine eu le temps de se pencher pour ramasser quelque chose qui lui appartenait, que la demoiselle Sicée de Sicée revenait déjà. Elle ne fut cependant pas la seule à remarquer son retour étrangement rapide, puisque la plupart de ceux qui avaient assistés à l'accident s'envoyaient des regards interrogateurs. La courtisane, elle, observait les traits de celle qu'elle prenait pour Sybélia. Jamais, elle n'aurait pu y voir une quelconque supercherie, les soeurs jumelles étant trop pareilles. Héloïse, toujours croyant qu'il s'agissait de la première, voyait dans ses yeux une flamme victorieuse. Et en effet, elle semblait avoir gagné contre le Prince de Condé, mais aussi contre tous les nobles présents. La jeune femme applaudissait intérieurement, avec un sourire amusé aux lèvres, la façon incompréhensible dont la dame s'était tirée de sa situation embarassante.
Celle qui avait été annoncée comme la duchesse Aliénor n'était pourtant pas réapparue, malgré qu'elle avait été celle qui avait tendu main forte à Sybélia. Certes, ce détail était étrange, mais une multitude d'explications arriva à l'esprit d'Héloïse, qui ne se posa pas plus de questions. Saint-Aignan et Mlle de Montberry discutaient, regardant dans la direction de la soeur qui revenait. Un nouvel homme venait d'entrer...elle le remarqua de par son allure fâchée. Était-ce contre le Prince? La courtisane s'était faufilée plus proche de ce dernier, pour entendre la voix de d'Artagnan. Elle écouta ce qu'il lui disait, et constata qu'il attaquait subtilement l'auteur de l'accident. Héloïse fixait maintenant Louis de Condé et le capitaine des mousquetaire, attendant l'éventuelle joute verbale qui aurait lieu.

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Duchesse
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mer Déc 28 2005, 22:37

" La duchesse de Chaveyrnet"

Alienor fut surprise d'être à nouveau annoncée . Allait-on le faire à chacune de ses entrées ?

Elle entra gracieusement avec un très leger sourire aux lèvres à peine perceptible, elle ne regarda pas Sybil comme s'il n'y avait jamais rien eu entre elles.

Elle parlait avec la Baronne et alla avec elle tranquillement près d'une fenêtre, c'était desormais son poste d'observation.

Quoique ne regardant personne, elle savait que beaucoup d'yeux étaient diriges vers sa personne.
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Sybile (
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mer Déc 28 2005, 23:38

Ainsi Sybile guettait, attentive...le paraitre et ce faux semblant, peut être était ce cela qui l'attirait dans ce décors qu'était Fontainebleau, contrairement à sa soeur qui faisait si vraie, si juste face à elle, sans doute était ce qui l'etonnait le plus dans leur lien de soeur, identique et si différente, tellement à vrai dire...

Ramenant toute son attention sur la salle, elle fut tirée de sa rêverie par un nom qui resonna longtemps encore dans son esprit, alors que celui ci s'était déjà étouffé dans les paroles, rires et autres des courtisans...

"Philippe de Condor", son cousin, un sourire apparut sur ses lèvres, un sourire qui sonnait étrangement vrai par rapport à ce masque qu'elle portait normalement, sans doute cela était dû au fait de voir un visage familier parmi toute cette palette de carnassier...oui sans doute...

Tapant de son eventail dans le creux de sa main, d'un geste distrait, alors que s'organisait dans son esprit un plan qui se voulait ingénieux. Sans doute avait il déjà prit connaissance de la situation et si tel était le cas il pourrait l'appuyer...Elle était loin l'époque ou elle se serait méfier de lui, après tout il s'agissait de la famille et lui comme elle étaient conscernés.

En quelques pas, Sybile, se fraya un chemin dans la salle, son Cousin n'était plus très loin d'elle, elle pouvait presque compter les pas qui la séparait de lui...mais que lui dire...partagerait il son point de vue... Sybile ne cherchait pas à l'affronter pour une fois...

Agir ainsi elle se compromettait et elle trahissait sa soeur... Alors elle se stoppa dans sa marche, dépliant cet eventail, de toute façon il était trop tard pour faire demi tour...
Son chemin allait bientôt croiser le sien bientôt s'amorcerait la vengeance de leur famille.
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Elrohir
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Déc 29 2005, 16:34

Elrohir arriva dans le petit salon. Il avait reçu l'invitation, mais la seule raison qui l'ammenait ici était Héloise en fait. Il n'était pas un fervent des soirées et des fêtes, mais pour pouvoir voir Héloise, il ferait n'importe quoi.

En entrant, il reconnu immédiatement Héloise. Il s'avança vers elle et il s'inclina une fois à coté

- Bonsoir ma chère, alors vous allez bien

Elrohir savait qu'il devait bien se comporter en public, surtout en face du Roi. Il adressa un sourire à son supérieur d'Artagnan et il reporta son attention sur Héloise

- Voyez, nous nous en sommes tous sortis indemme encore une fois

Il s'approcha d'Elle et lui dit:

- Et cela, grâce à la simple pensée que j'ai eu pour vous

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Héloïse
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Déc 29 2005, 16:50

Soudainement, un nouvel arrivant entra dans la pièce. Héloïse releva les yeux vers lui, et reconnu de suite Elrohir. Il semblait chercher quelqu'un dans la foule, et lorsque leurs regards se croisèrent, ils sourirent, tandis que le mousquetaire se frayait un chemin pour rejoindre le petit groupe. Lorsqu'il atteignit sa hauteur ils se firent chacun une révérence, signe de politesse.
Cela faisait quelques temps qu'ils ne s'étaient pas vus. En effet, le mousquetaire était parti en mission, et elle fut aise de voir qu'il en était revenu sain et sauf. Héloïse le détailla du regard, rien ne semblait avoir changé chez lui. Son sourire était toujours là, et il ne semblait pas avoir été blessé.


Citation :
Bonsoir ma chère, alors vous allez bien

Il y avait une certaine distance polie dans ses paroles, mais la courtisane savait très bien la raison de cela. Le Roy, visiblement, n'appréciait pas le mousquetaire, et bien qu'il n'ait pas encore fait son entrée, n'importe qui pouvait lui rapporter un quelconque égarement dans le comportement d'Elrohir. De plus, de Verchères se tenait aux côtés de son supérieurs, et malgré que ce dernier ne soit occupé avec Louis de Condé, il avait autorité sur le mousquetaire.
Elrohir la rassura de son état de santé, ce qui confirma les espérances d'Héloïse. Elle qui attendait depuis longtemps de voir entrer une figure qui lui était chère et connue, elle ne fut plus qu'heureuse de voir qu'il avait fait son apparition. Il s'approcha d'elle, à la limite de la décence publique, et comme il aimait à le faire, lui murmura quelques paroles à l'oreille.


Citation :
Et cela, grâce à la simple pensée que j'ai eu pour vous

Les yeux brillants de la jeune femme se replongèrent dans ceux d'Elrohir. Elle lui fit un petit signe de tête, qui l'invitait à la suivre. Ils se retirèrent un peu plus loin dans la pièce, près d'une fenêtre, contre laquelle la demoiselle s'adossa.

"Je dois vous dire Elrohir, que je suis vraiment très heureuse de vous revoir! Je mentirais si je vous disais que votre absence m'eut été indifférente. Et puis, je suis vraiment soulagée de vous voir revenu en santé"

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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Déc 29 2005, 18:25

François ne pretait qu'une oreille aux propos de D'Artagnan, il n'empêche qu'il ne pu l'ignorer plus longtemps au rire d'Evangéline.
Saint-Aignan n'avait pas eu besoin de saisir tous les mots du mousquetaire pour comprendre qu'il se raillait de Louis de BOurbON, prince du sang, vainqueur de la bataille de Rocroi.
Le comte ne suivit pas Evangéline dans son rire, et, tout au contraire, fronça les sourcils.
Se mettre un prince à dos n'était pas forcément la meilleure chose à faire. Aussi se retourna-t-il vers les deux hommes, D'Artagnan lui faisait face, et François ne pouvait admirer que le dos de Conde.
Il lança un regard au capitaine, un regard qui voulait dire "pas la peine de jouer les héros, c'est votre carriere que vous misez".

Mais ce fut furtif, et il se retourna vers mademoiselle de Montberry qui ne gardait de son hilarité qu'une rougeur sur les paumettes.
François se dérida devant la jeunesse qui vivait à travers ces yeux brillants, mais n'était pas moins certain qu'elle avait fait une erreur en soutenant d'Artagnan.


Citation :
"Je n'aime pas le terme de "pitié"... Je crois que nous tenons tous les renes de notre destin et qu'il appartient à nous seul de créer notre chance, ou bien notre infortune. Or je trouve que cette demoiselle se débrouille fort bien!"

Le comte sourit en soupirant entre ses dents. Allait-on partir dans une conversation phylosophique ?
Son attention restait absorbé par Sybile de Sicée qui reprit son rôle aussi bien, si ce n'est mieux, qu'avant sa mésaventure.
Il jetait cependant de nombreux coups d'oeil en direction de la Montberry, dont la fougue et la jeunesse éclatait au grand jour, jurant avec les mines fausses des vieux loups de cour.


-Certes, elle se fraye un chemin à la cour sans notre aide, et avec brio, il me semble. Je crois d'ailleurs que notre rôle devrait s'arreter a présent à celui de spectateur, sans chercher à intervenir plus que cela.
Si nous pouvons aider, soit, mais le rôle de vengeur sied mal à l'homme. Je laisse ces affaires à Dieu.
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Déc 29 2005, 19:21

Le soleil ne pouvait faire attendre plus longtemps ceux qui espéraient l'aube.

C'était pourtant devenu un jeu pour lui, qui avait instauré tout ce protocole, que de faire languir ses sujets.

Les portes qui s'ouvrent des deux battants, le Hérault qui crie "Sa Majesté le Roy" et le silence s'installe.

Le silence, même derrière cette porte ouverte. Et les claquements de cannes et de talons, où étaient-ils ? Que faisait le Roy ?

Il entrait. Son pourpoint blanc cousu de fils d'or reflétait la lumière des candélabres, aveuglant quiconque tentait d'en observer les fins motifs.
La délicate dentelle qui foisonnait aux extrémités du vêtement était telle, qu'on l'aurait appelé autrefois "mignon" sans même connaître ses mœurs. Aujourd'hui, on se courbait en marmonnant "Sir", admirant toutes ces soieries, se promettant de s'en revêtir soi-même au prochain bal.
Inutile de décrire le reste du vêtement, aussi somptueux que le pourpoint, or et blanc, pour faire l'ensemble, les talons hauts, pour se rattraper de sa petite taille, point de perruque, cependant. Seul un nœud de soie attachait ses cheveux bruns en une queue basse.

D'un coup d’œil, Louis embrassa toute l'assemblée. Il était campé sur ses position, un poing sur la hanche, l'autre appuyé sur sa canne, tandis que tous se courbaient.
Les éclairs de ses yeux ne montraient que fierté, majesté et dédain, mais, en vérité, il s'inquiétait. Ou était Madame ? Ou était Molière ? Et Racine ? Et Delphine ?
Devait-il prêter foi à toutes ces rumeurs que les courtisans lui lançaient, mine de rien, comme quoi sa cousine se repentait de s'être laissée approcher de trop près par D'Artagnan ? Cela paraissait peu probable, connaissant le caractère de feu de celle-ci.
D'Artagnan était là, d'ailleurs, qui discutait avec son cousin, le prince de Condé.
Héloïse était là également, en compagnie d'Elrohir. Peut-être perçurent-ils son regard se poser sur eux, car ils s'éloignèrent de quelques pas aussitôt. Mais cela ne lui faisait plus rien. Qu'ils fricotent ensemble, peu lui importait ! Héloïse était maîtresse d'elle même à présent.

Mais Louis voulait annoncer la naissance de son fils aujourd'hui. Et Madame se devait d'être présente. Si elle ne l'était pas, elle aurait tout loisir de ne pas se plier au exigences publiques du Roy, et enfermer Louise dans un couvent. A moins que ce ne soit elle qui y parte d'elle même.
Raaah... penser a tout cela lui donnait mal au crâne. Aujourd'hui, il s'amusait.

Se détachant de son rôle d'observateur de tête courbées, Louis s'avança jusqu'a sa Anne d'Autriche, dont il baisa la main.


-mère.

Elle ne lui répondit même pas par un sourire, mais Louis n'en avait cure.
Il y avait beaucoup de têtes inconnues, et Louis s'assit un instant à coté de celle qui l'avait engendré, cherchant a mettre des noms sur les visages de l'assistance.

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Dernière édition par le Dim Jan 08 2006, 12:06, édité 1 fois
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Elrohir
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Déc 29 2005, 19:58

Elrohir fit un dernier salut à D'Artagnan avant d'être pratiquement trainer de force par Héloise dans un coin plus tranquille. Ils se dirigèrent vers une fenêtre et Héloise s'y appuya. Il discuta brievement de l'état de santé d'Elrohir et de sa mission. Il sourit en acquiesa de la tête:

- Bien entendu... en bonne santé. Je vous ai promis d'être prudent.

Elrohir s'approcha de la jeune femme et il lui passa une main dans les cheveux lentement. Il lui donna un baiser discret dans le cou et il s'éclaircit la voix:

- Voila ce qui m'ammene à un autre point Héloise....

Elrohir regarda au loin, par la fenêtre et il continua:

- Héloise, depuis que je vous ai sauvé, je ne cesse de penser à vous, je suis inquiet à chaque fois que je vous quitte pour une mission ou quelconque raison.

Il fouilla dans sa poche et il sortit une petite boite qu'il tendit à Héloise:

- Ceci est pour vous, ouvrez-le SVP

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Evangéline
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Déc 29 2005, 23:17

Citation :
-Certes, elle se fraye un chemin à la cour sans notre aide, et avec brio, il me semble. Je crois d'ailleurs que notre rôle devrait s'arreter a présent à celui de spectateur, sans chercher à intervenir plus que cela.
Si nous pouvons aider, soit, mais le rôle de vengeur sied mal à l'homme. Je laisse ces affaires à Dieu.

Evangéline se tourna vers Saint-Aignan et lui sourit:

"Vous parlez en sage gentilhomme, mon ami. Il appartient à chacun de jongler avec son propre honneur et sa dignité. En ce qui me concerne, je me sens d'humeur légère ce soir! Sans doute, le plaisir de votre compagnie!"

Son sourire se fit plus grand, dévoilant légèrement une rangée de dents de nacre. Elle ne mentait certes pas, le Comte avait une conversation des plus charmantes et agréables, où se melaient à la fois esprit et humour. Il inspirait toute l'expérience et le recul qu'apportent de si longues années au milieu de la Cour. Il ne semblait jamais jouer aucune fausse note dans la partition fort bien maitrisée de l'Etiquette.

Enfin, le Roi fut annoncé. Le temps sembla alors se suspendre au dessus de l'assistance. Alors, comme un seul homme, les courtisants s'inclinèrent sur le passage du souverain. A la vérité, Evangéline ne le vit meme pas entre le temps de soon arrivée de celui-ci et de sa révérence. Le geste était machinal et n'avait nul besoin d'etre réfléchi.
Elle attendit que Louis ait présenté ses hommages à la Reine Anne, qu'il se soit assis et qu'enfin l'activité reprenne son cour dans la salle pour s'adresser de nouveau à Saint-Aignan.


"Savez-vous ce que le Roi nous prépare ce soir? J'ai hate que les festivités commençent pour de bon!"

La frivolité qui accompagnait ses paroles la surpris elle meme. Elle faisait, d'habitude, preuve d'un peu plus de retenue quand aux sujets purement matériels. Car, à la vérité, elle leur portait généralement une valeur plutot modérée. Oh! Et puis au Diable la modération! Ce soir, elle profiterait du moment présent!

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Philippe
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Déc 30 2005, 10:41

Vengeance... un bien grand mot... mais surtout une action qu’il ne manquerait pas d’accomplir... après tout il ne pouvait en être autrement et il n’allait pas laisser un pauvre présomptueux entacher la réputation de ses cousines ainsi que de la sienne par la même occasion... c’était quelque chose d’impensable...

L’une des filles Sicée de Sicée s’approcha de lui... impossible de les distinguer, à vrai dire depuis son arrivée à Fontainebleau il ne savait pas si il les avait rencontré toutes deux ou bien qu’une seule... et d’après ce qu’il avait pu remarquer elles devaient prendre un malin plaisir à tromper les personnes sur leur identité, laissant planer un mystère...

Tout comme elle, le marquis avança cherchant à la rejoindre... il ne savait ce que la jeune femme avait prévu et encore moins si comme lui elle ne pouvait laisser le sacrilège commis envers leur famille impuni...

Arrivé à sa hauteur, l’homme s’inclina légèrement.


“Chère cousine... je suis ravi de vous voir et d’autant plus charmé que vous êtes des plus ravissantes...”

Bien qu’il le pensait, en effet Sybile était une femme magnifique... l’heure n’était pas aux convenances... l’heure était en effet bien plus grave, qui prenait cet affront comme un problème capital.. Dans sa fierté, Philippe ne pouvait se permettre de supporter de cela sans ne rien dire ou ne rien faire.

Mais pour le moment il fallait qu’il s’assure du point de vue de sa cousine, et de ce qu’elle comptait faire... Il présenta donc son bras, invitant ainsi la jeune femme à le suivre, et à se mettre légèrement à l’écart, loin des nombreuses oreilles indiscrètes...

Il allait s’apprêtait à parler lorsque le roi fit son entrée... comme tous les courtisans présents, le marquis s’inclina pour le saluer.

Puis après que tous se soient relevés, et que tout le monde reprenait leurs discussions, le marquis reporta à nouveau son attention sur la jeune femme.


“Est-ce vrai ce que j’ai pu ouïr dans l’assemblée ? Qu’un homme aurait portait affront à la famille Sicée de Sicée... ?”
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Louis II, Prince de Condé
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Déc 30 2005, 15:15

Le Prince jubilait. Son triomphe était total. La pauvre demoiselle avait été profondément humiliée, martyrisée par les rires gras des nombreux courtisans. Même la vieille harpie y était allée de son gloussement! Décidément, cette loterie se trouvait être.... fort divertissante!

Certes, les rumeurs étaient inévitables. L'on pouvait douter de cette étrange coïncidence. Mais qui serait assez stupide pour l'accuser publiquement? Qui serait assez fou pour s'attaquer au premier Prince de Sang, cousin du Roi, et par conséquent, le noble le plus puissant de la Cour? A n'en pas douter, personne...

L'arrivée d'une jeune fille tout de blanc vêtue tira Condé de ses réflexions. Lorsqu'il l'identifia, il en resta quelques secondes stupéfait: sa victime venait de réapparaître, rayonnante de mépris à l'égard de tous. Le Prince étant profondément rationnel, il finit par percer la supercherie à jour: cette créature ne pouvait être que la soeur jumelle de celle qu'il avait précédemment transformée en Mûrier géant. Aucune autre possibilité ne trouvait grâce aux yeux de sa Raison: Louis II avait depuis longtemps cessé de croire aux miracles.

Mais voici justement qu'un miracle se produisit. Quelqu'un "osa" commettre l'irréparable.

Un sourire éminemment narquois aux lèvres, le lieutenant d'Artagnan s'était avancé vers lui, et lui avait adressé la parole.

Le Prince savait son auguste cousin parfois frappé de crises de stupidité aigües, mais jamais il n'aurait imaginé qu'elles puissent prendre une telle ampleur: où avait-il donc été recruter ce loqueteux arrogant qui se permettait d'adresser la parole à un Prince de Sang, et cela sans même se découvrir? Ce double manquement à l'étiquette trahissait déjà chez cet homme un esprit totalement dénué de subtilité. Mais ces erreurs n'étaient que les premières d'une longue série.


D'Artagnan a écrit:
Monsieurs le Prince, je crains que nous n'ayons pas été présentés. Je suis le Lieutenant D'Artagnan, et je m'occupe des Mousquetaires de sa Majestée le Roi. Le petit incident qui vient de se produire vient de détourner vers vous mon attention, et c'est là une chance réelle puisqu'on m'a dit que je devrais dès que possible faire votre connaissance.

Décidément, cet homme brillait par son intelligence primitive, sans doute un reliquat de celle des hommes des origines... Cet individu s'adressait à lui comme l'on aborde une hétaïre! Quelle audace démente!
Etait-il ignorant au point de ne pas respecter la règle élémentaire de la Cour: si un Grand ne s'intéresse pas à vous, perdez tout espoir de lui adresser un jour la parole!
Pourtant, n'était-il pas, tout comme lui, un militaire, habitué à une discipline de fer? Comment pouvait-il s'arroger le droit de prendre la parole, lui, petit mousquetaire quasi-sénile? Que pouvait un misérable lieutenant face à un Prince qui, à vingt-deux ans, était déjà Général en Chef des Armées du Roi? Rien.

Mais d'Artagnan ne s'arrêta pas là, persistant dans sa folie.


D'Artagnan a écrit:
Je ne puis m'empêcher d'admirer la chance que vous avez eu, cependant: malgré que vous étiez bien près de cette demoiselle, vous semblez avoir été épargné. C'est à croire que votre bonne étoile vous aura averti à l'avance du danger que vous encourriez!

Comment osait-il s'en prendre à lui, et ce de façon plus ou moins subtile? Ses paroles constituaient un affront qu'il saurait lui faire payer cher, très cher.

D'Artagnan a écrit:
Tiens, il semblerait que votre soulier droit n'ait cependant pas été épargné. Mais c'est là un désagrément bien mince, vous en conviendrez! Mais je dois dire qu'il est néanmoins plutôt séant que ce plat ait été renversé, car il flotte maintenant une bonne odeur de mûre dans toute la pièce. Vous ne trouvez pas qu'il flottait dans l'air un bien drôle de fumet?

Bien qu'homme d'expérience, le Grand Condé fut époustouflé par l'incroyable culot de cet homme qui, à ses yeux, n'était qu'un misérable avorton. En l'espace de quelques secondes, cette larve immonde de mousquetaire avait nié toute étiquette et multiplié les affronts envers un Prince de Sang.

D'Artagnan ne pouvait soupçonner l'étendue de ce que sa bêtise avait déclenché. Ses insinuations ne l'avaient mené à rien. L'avait-il vu commettre son "crime"? Possible. Et après? Que valait la parole d'un sous-fifre contre celle du Grand Condé?

L'évolution des réflexions du Prince était bien sûr restée inapperçue aux yeux du mousquetaire. Louis II de Bourbon arborait toujours un parfait masque de marbre, savant mélange de morgue et de mépris souligné par un sourire moqueur. Sa riposte était prête. Puisqu'il le fallait, il allait être odieux.


D'Artagnan... D'Artagnan... Non j'ai beau réfléchir, ce nom ne m'évoque rien. Je vous prie d'excuser mon ignorance, mais la recrudescence de la noblesse de robe a fini par me dépasser... Avec l'âge, mon esprit ne peut conserver, vous en conviendrez, que l'utile.

Peut-être y allait-il un tantinet trop fort? Ridiculiser les origines d'un homme était le pire affront que l'on puisse lui porter. Ce mousquetaire le savait-il? Le Prince l'espérait. Cet homme avait déclenché la tempête, il allait donc la subir pleinement.

Moi? De la chance? Une bonne étoile? Bien sûr que non! Il y a fort longtemps que j'ai cessé de croire à ce genre de balivernes. Si je me trouve devant vous, intact, c'est tout simplement parce que le monde dans lequel nous vivons est régi par certaine règles de physique élémentaires. Ainsi, ne me trouvant point dans la trajectoire opérée par ce succulent Mûrier Royal, il m'est impossible d'avoir été affecté par son doux contact. De même, un coup de feu ne pourra me toucher si je ne me trouve pas dans sa ligne de mire. Comprenez-vous? Bien sûr, il est tout à fait compréhensible que ce genre de subtilité vous échappe: l'apprentissage de telles choses recquiert une éducation de haut niveau dont seule bénéficie la haute noblesse.

D'Artagnan bouillonnait. C'est du moins ce que semblait indiquer les frémissements convulsifs de ses tempes. Le Prince prit une profonde inspiration, et la curée reprit.

Un étrange fumet? Dans cette pièce? Non ma foi, je n'ai rien senti de tel. Cependant, je n'ai point pour habitude de renifler dans tous les coins à la recherche d'une quelconque odeur. C'est là un rôle que je laisse à la race canine. Mais soyez assuré de l'extrême considération du Roi à votre égard lorsque je lui apprendrai le soin tout particulier que votre organe nasal porte aux plus subtiles exhalaisons se dégageant de ce petit salon.

A présent, vous m'excuserez, mais j'ai à faire. Une meute de courtisans attend impatiemment que je daigne leur accorder mon bonsoir. L'étiquette, que voulez-vous... Vous rencontrer fut un réel plaisir. Je parlerai de vous à Son Altesse, soyez en assuré. Passez une agréable soirée.


Après avoir déversé ces torrents de fiel, le Prince adressa un sourire glacé à son interlocuteur, et lui tourna tout bonnement les talons. La guerre était déclarée.

Près d'une fenêtre, Saint-Aignan semblait avoir retrouvé quelques vigueurs au contact d'une charmante demoiselle. Louis II décida de rejoindre le Comte qui, il le savait, était un interlocuteur des plus raffinés. En somme, tout l'inverse du malapris qu'il venait de quitter...


Mon cher Saint-Aignan je suis bien aise de vous voir. Tant d'eau a coulé sous les ponts depuis ma dernière venue que je ne reconnais plus grand monde! Voir un visage familier est toujours réjouissant. Comment vous portez vous?

Puis, se tournant vers la jeune demoiselle, il la salua respectueusement.

Mademoiselle, il ne me semble pas vous avoir déjà rencontré à la Cour. A qui ai-je donc l'honneur?
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Sybile (
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Déc 30 2005, 15:29

Enfin, ils s'étaient rejoints, celui dont elle était sensée se mefier, celui qui d'après les dires de sa soeur allait faire leur plus grand malheur, ne pouvait tomber mieux.
Car et elle en était persuadée ils ne pouvaient qu'être du même avis en cet instant, deux pseudo ennemis qui se trouvaient ralliés devant un même but, cette vengeance...

Fierté était trait de famille chez les Sicée de Sicée, un trait persistant de génération en génération mais qui n'avait pas semblé atteindre Sybélia, sa douce Sybélia...

Il était amusant, étrange à vrai dire de voir comment ils s'étaient cherchés dans cette salle, surtout comment elle l'avait cherché un instant du regard à l'annonce de son nom.
Oui décidement il faudrait qu'elle en parle à sa soeur, ce cousin ne pouvait pas être aussi vil que le voulait ses dires, sans doute une impression véhiculé par la présence ce jour là de leur mère.

S'inclinant d'un même mouvement, elle repondit en un sourire reflétant ses pensées.


"Cher cousin, chacune de nos rencontres est un réel plaisir et j'avoue que chacune de vos paroles me vont droit au coeur."

Et cela était vrai, chacun de ses mots atteignaient son coeur avec la justesse d'une flèche lancée par Cupidon lui même, encore fallait il qu'elle s'avoue cette idée ce qui n'était point chose facile.

Mais avant et comme le Destin semblait en un jeu les rassemblés déliberement, ils avaient une question bien plus importante à résoudre, trouver que faire, comment sans pour s'empétrer plus amplement dans cet affront. Il lui présenta son bras, qu'elle prit adressant un regard à son cousin.

Ainsi ils se frayèrent un chemin parmi les courtisans jusqu'à rejoindre un coin à l'ecart, loin des oreilles indiscrètes qui feraient sûrement bien mieux que de simplement entendre leur conversation car entendre et ecouter étaient deux choses bien distinct et peu de courtisans s'arrêtaient au premier cas.

Et à peine s'étaient ils éloignés que le Roi tant attendu par l'assistance fit son entrée laissant dans son passage une nuée de noble incliné. Par automatisme tous s'étaient inclinés et Sybile n'avait pas manqué à la règle.

Les discutions finirent par reprendre leur cour, comme si rien ne s'était produit bien que certaines d'entre elles louaient admirablement le Soleil de cette soirée.

Alors la question fut posée, que répondre à celle ci, la était toute la question, que faire, nier tout comme il était initialement prévu ou alors lui faire part de son point de vue et de ce secret... car après tout Philippe de Condor était l'un des seuls à la cour à connaitre cette ressemblance entre les deux Sicées de Sicée.


"J'en ai bien peur... Du moins c'est ce qu'ils pensent tous, grâce à Dieu, ils ne connaissent point comme vous et moi ce qui nous rassemble avec ma soeur... Mais l'affront est fait et il souille odieusement notre illustre nom, mon cher. Je crois que la seule réponce que nous pourrions donner à ces impertinants serait de retourner la situation, nous jouer d'eux comme ils se jouent de nous. Qu'en pensez vous ?"

Etrange lueur que celle de la vengeance, mélange de haine et quand elle est ainsi élaboré d'une certaine jubilation et celle ci brillait allégrement dans le regard de Sybile.
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Héloïse
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Déc 30 2005, 16:23

Héloïse avait frémit au contact des lèvres douces du mousquetaire sur sa nuque. Cependant, elle eut en même temps un sentiment de peur, de peur qu'on ne les ait vu. Personne ne connaissait encore sa liaison avec Elrohir, certains pensaient même encore qu'elle était toujours la favorite de Louis XIV. De plus, ce dernier fit sa royale entrée, presque au même moment. Le couple se lâcha, et ils se retournèrent vers le lieu ou le monarque arrivait. Tout le monde exécuta une révérence à son passage. La jeune femme ne vit pas qu'il l'avait vue, mais ne s'en soucia guère.
Peu à peu, l'assemblée retourna à ses conversations annodines, et l'émoi de l'accident de Sybélia semblait s'être dissipé.
Héloïse était appuyé contre la fenetre entreouverte, et de Verchères lui faisait face, le soleil éclairant son visage. Il recommença sur un air un peu plus sérieux.


Citation :
Voila ce qui m'ammene à un autre point Héloise....Héloise, depuis que je vous ai sauvé, je ne cesse de penser à vous, je suis inquiet à chaque fois que je vous quitte pour une mission ou quelconque raison

Héloïse sourit, flattée et touchée d'être l'objet de telles inquiétudes. Elle aurait voulu lui dire qu'elle était aussi inquiète pour lui, le sachant dans un quelconque danger, mais il ne lui en laissa pas le temps. Elrohir sortit une petite boîte de sa poche, et la tandis à la courtisane, lui demandant de l'ouvrir. Fébrilement, elle la pris, se demandant qu'est-ce qu'elle pouvait bien contenir. Un bijou cela semblait-il, mais lequel?
Elle regarda une nouvelle fois le mousquetaire. Ce dernier lui sourit, ce qui l'encouragea à l'ouvrir. Elle fit donc basculer le rabat et en voyant ce que le cadeau contenait, elle se sentit plus tremblante. De Verchères se tenait bien droit devant la demoiselle, sans doute en quête d'une quelconque réaction. Cependant, elle ne réussit pas à ouvrir la bouche pour dire quoique ce soit. Les conversations des gens bourdonnaient à ses oreilles, mais elle ne captait plus aucun mot. Le trop plein d'émotion l'empêchait d'être maîtresse d'elle-même.
Héloïse tenait dans le creux de sa main la bague de fiançaille qu'Elrohir venait de lui donner. Elle se retourna, de façon à respirer par la fenêtre, tentant de contrôler les larmes qui montaient dans ses prunelles.
Enfin, elle refit face à Elrohir dont le visage exprimait inquiétude et angoisse devant le mutisme de la jeune femme. Elle lui offrit un grand sourire, mélangé aux larmes qui descendaient désormais le long de ses roses joues.


"Merci..."

Héloïse pris une grande respiration, tentant de reprendre le contrôle sur ses paroles, mais n'arrivait qu'à balbutier.

"Mais c-c-comment? Ma fa-famille, le roy...?"

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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Déc 30 2005, 22:23

François se sentait mieux, ainsi occupé à deviser de tout et de n'importe quoi avec Evangéline, et ne cherchait plus à perdre son regard dans le vide.

Citation :
"Vous parlez en sage gentilhomme, mon ami. Il appartient à chacun de jongler avec son propre honneur et sa dignité. En ce qui me concerne, je me sens d'humeur légère ce soir! Sans doute, le plaisir de votre compagnie!"

François sourit, touché par le compliment sans en être ému au point d'en tomber à la renverse. Il s'était habitué à être ainsi loué, l'appréciait toujours, mais ne s'en pâmait plus.

-Heureux de servir au moins à égayer la jeunesse, moi qui n'ai jamais pu m'égayer moi même ! Ne vous fiez pourtant pas trop à ma compagnie, je pourrais m'attacher à vous et en devenir tres importin.

François sourit, assez ambigü.

-Oh, non point que je sois entreprenant avec les demoiselles ! Mais c'est surtout lorsque l'astre brille qu'on aime la compagnie du paon. La nuit, seuls ses cris nous restent et nous dérangent...

Il cligna des yeux, des yeux qui avaient repris leur éclat. Comment Saint-Aignan pouvait-il passer d'un état taciturne à celui de bouffon publique en quelques minutes ? Cela aussi, c'était dans sa nature.
Mais c'était aussi une part d'hypocrisie.


Citation :
"Savez-vous ce que le Roi nous prépare ce soir? J'ai hate que les festivités commençent pour de bon!"

-Ne vous inquiétez pas, seuls quelques convives restent à venir...

A son tour, François ne prêtait qu'une moindre attention à sa propre conversation, qui tournait à toutes sortes de banalités. Il écoutait Louis de Bourbon, qui répondait avec une verve piquante de fiel au mousquetaire pris au dépourvus.

-Voilà qui est pris qui croyait prendre... murmura pour lui-même Saint-Aignan.

Et puis, se désinteressant à présent d'une joute verbale et mortelle dont il avait été le témoin impuissant, François pu se concentrer à nouveau sur la belle comédienne qui lui avait réchauffé le coeur d'un compliment bien choisi.

Mais alors qu'il allait se replonger corps et âme dans leur conversation, il fut rattrapé de justesse par l'illustrissime seigneur et cousin du Roy, qui daigna descendre de ses hauteurs d'aigreurs et de mescineries pour saluer deux humbles spectateurs de la France d'en bas.


Citation :
Mon cher Saint-Aignan je suis bien aise de vous voir. Tant d'eau a coulé sous les ponts depuis ma dernière venue que je ne reconnais plus grand monde! Voir un visage familier est toujours réjouissant. Comment vous portez vous?

Aussitot, François accueilli le "cher Saint-Aignan" d'une belle révérence qui aurait pu sembler un peu tartuffe si l'on n'avait connu le sentiment de respect profond du comte pour les grandeurs.

Il fut touché de l'attention que lui portait Conde, mais garda une certaine réserve, connaissant la fourberie qui regnait en ces lieux.


-Fort bien, fort bien. Fort mieux depuis ce soir. J'applaudis votre grand retour remarqué, prince. D'autant plus que je n'avais crains que l'éclat de Sa Grandeur ne soit celui d'une étoile filante, depuis Rocroi...
Mais il semblerait qu'elle ai cessé de filer et m'en voilà soulagé !

Le comte ne cherchait pas à se faire mal interpréter, et ne donna aucun signe d'ironie, seulement d'une joie sincere. Même s'il n'aurait été témoin de la descente de D'Artagnan, il était assez expérimenté pour connaitre la susceptibilité des princes!

Et puis, se fut au tour d'Evangéline de se faire remarquer de Conde. François ne fit rien, ce n'était plus à lui de parler, et rassura la Montberry d'un regard et d'un sourire bienveillant.
Si Conde revenait dans les grâces du Roy comme c'était bien probable, son amitié ne pouvait être que bénéfique.
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Prince de Savoie-Carignan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Sam Déc 31 2005, 14:58

Le temps semblait s'acharner à vouloir rattraper les instants que les deux jeunes gens lui avaient volé dans les jardins: il était six heure et demie, la loterie royale avait déjà commencé.

Cependant, être en retard à cet évènement, capital pour le commun des courtisans, laissait le Prince de marbre. Au contraire, en différant son entrée, il la rendait plus éclatante. C'était sans doute le choix qu'avait fait Son Altesse Royale...

En arrivant aux abords du salon, François-Xavier joua une nouvelle fois le jeu de la métamorphose: l'angélique petit garçon des jardins fut réduit au silence et le Prince Farnese de Savoie-Carignan, nouveau châtelain de Vaux-le-Vicomte, entra en scène.

Il eut été impossible à quiconque l'ayant vu dans les jardins, trempé par l'averse, de le reconnaître. Une nouvelle fois, le Prince avait une mise admirable. De sa cape immaculée brodée d'or, à son pourpoint bleu roi, en passant par ses gants d'ébène et sa cravate or parsemée de diamants, rien ne venait rompre l'exquise harmonie de tons de son habillement. Tout cela était complété par une subtile note d'exotisme s'incarnant dans le plume bleu, or, et blanche qui ornait son couvre-chef. Il était parfait, capable de rivaliser avec tous, y compris le Roi.

Parvenu à l'orée de cette jungle bruyante rempli de fauves, il prit une profonde inspiration, et se fit annoncer.


Son Altesse le Prince François-Xavier Farnese de Savoie-Carignan!

A ces mots, il entra, brandissant fiérement sa badine d'ébène, alors que sa cape ondulait harmonieusement derrière lui. Fidèles et silencieux, Kallistô et Ganymède, ses imposants félins, le suivaient.

A peine entré dans le salon, le Prince sentit que quelque chose s'était passé: certains courtisans riaient sous cape, alors que d'autres arboraient des mines graves, trop graves pour un divertissement royal. Près du buffet, quelques garçons bleus s'affairaient fébrilement à masquer une floppée de taches rougeâtres qui ensanglantaient le parquet. De plus, il régnait dans l'air une odeur de mûre assez forte... Aiguisant davantage son odorat, le Prince perçut même une odeur de parfum plus qu'entêtante...

Après ces quelques réflexions, il décida de sacrifier au protocole en allant saluer les augustes organisateurs de cette réjouissance.

La reine-mère, surchargée d'or sur son trône, fut honorée d'une respectueuse révérence. Il en fut de même pour le Roi. Cependant, François-Xavier ne put s'empêcher de soutenir son regard pendant quelques secondes, avant de s'incliner devant lui...

Pourtant, cette furtive jouissance fut la première et la dernière de la soirée...

Lorsqu'il se retourna, il fut glacé d'effroi devant le spectacle porté à sa vue: Héloïse, rayonnante de beauté, était en grande conversation avec un homme qui semblait très proche d'elle, trop proche.

Les doigts du jeune homme se crispèrent sur sa badine. Heureusement, la jeune fille ne l'avait pas encore vu...

Mais lorsque l'homme offrit à Héloïse une petite boite marron, François-Xavier sentit son coeur saigner, comme déchiré par une armée de dagues chauffées à blanc. Les larmes lui montèrent aux yeux. Il les refoula en un affreux rictus. Il devait agir.

Pendant une demie minute, le Prince s'éclipsa du salon. A son retour, son visage ne laissait plus rien transparaître de l'Enfer que vivait son être.

Le couple était toujours à la même place. Héloïse avait ouvert le coffret, et pleurait. Oui, elle pleurait devant l'anneau de fiançaille que venait de lui offrir le jeune homme. Tout à son trouble, elle n'avait toujours pas vu le Prince, qui, à cet instant, eut plutôt souhaité être un ver de terre.

A présent, il lui fallait attendre, tout en passant inaperçu de la demoiselle. C'est ainsi qu'il se décida à rejoindre un petit trio composé du si affable Comte de Saint-Aignan, du Prince de Condé -encore plus laid que sur ses portraits- et d'une jeune fille tout à fait charmante qu'il n'avait jamais rencontré.

Il commença par saluer comme il se devait Louis II de Bourbon -mais pourquoi donc se dégageait-il de lui de telles effluves de parfum?-, avant d'honorer Saint-Aignan d'un signe de la tête. Puis, il s'inclina devant la jeune femme.


Votre Altesse, Monsieur le Comte, Mademoiselle, je vous salue. Belle soirée n'est-ce pas? Que nous réserve donc Sa Majesté?

Tout en disant cela, il ne pouvait s'empêcher de regarder discrètement en direction d'Héloïse, qui semblait chercher des mots introuvables, essayant tant bien que mal de ravaler ses larmes.

Soudain, un valet fit son entrée, porteur d'un petit coffret de nacre posé sur un plateau d'argent. Il s'avança en direction du jeune couple et présenta le plateau à la jeune fille.

François-Xavier avait cessé de respirer: d'une seconde à l'autre, les fantômes du passé allaient se réveiller, répandant hors de leur tombe la souffrance et, qui sait, peut-être bien la mort...

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Louis XIV
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Sam Déc 31 2005, 17:04

Ce fut au tour du trop présomptueux prince de Savoie-Carignan de faire son entrée.
Il se permettait un retard, appliquant les ruses royales pour se faire remarquer, mais avec un peu trop de majestée pour un simple prince.

Louis n'y fit pourtant pas attention. Il s'en était douté. Pas même une grimace, pas même un sourcillement ne vint humaniser son visage emplie d'un hautaine immobilité.
Bien sûr que l'ogueilleux Roy se sentit piqué, mais lorsque le prince vint soutenir son regard, poussant l'arrogance à l'extreme, il ne fit que relever le menton, le jaugeant du plus haut qu'il pouvait.

Il semblait se passer plusieurs intrigues, les courtisans passaient de l'un à l'autre, se murmurant à l'oreilles des paroles inaudibles au souverain.
Lui, il avait une vue d'ensemble, et il lui sembla percevoir plusieurs piliers : Saint-Aignan semblait attirer une foule monstre, lui qui depuis quelques temps ne recherchait que solitude.

Mais d'un autre coté, François n'avait jamais vraiment été l'intriguant, mais plus la petite voix qui chuchotte et la grande oreille qui écoute.

Le prince fit une sortie peu remarquée, mais revint quelques instants plus tard.
Et puis Heloïse, qui semblait troublée, reçut un plateau d'un valet...

Louis fit comme s'il ne voyait rien, continuant de saluer les têtes nouvelles, mais lançaient de fréquentes oeillades en sa direction. Elle restait cachée, dans son coin, mais même ainsi son secret ne pouvait que transpirer...

S'il y avait secret quelque part.

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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Sam Déc 31 2005, 17:40

Durant tout le discours du Prince, D'Artagnan n'avait pas bronché. En fait, s'il bouillait de rage lorsqu'il avait accosté Condé, la réaction du Prince, étrangement, l'avait calmé. Non pas qu'il fut le moindrement incommodé par ce qu'il venait d'entendre, ni influencé par le regard que lui lança St-Aignant. Simplement, maintenant les choses étaient bien claires pour lui, et il était conforté dans sa décision. Ainsi, ce fut un sourire qui se forma sur son visage, et non un rictus de colère, et le Prince de Condé n'avait pas totalement tourné le dos lorsque le Lieutenant repris la parole.

- Ma foi, une des premières chose que l'on apprend sur les champs de bataille, du moins lorsqu'on les connaît bien, c'est que les trajectoires des projectiles sont, plus souvent qu'autrement, imprévisibles, Votre Altesse. Du moins, c'est le cas pour les simples soldats, et je veux bien croire que votre éducation vous rend la situation bien plus limpide qu'elle ne l'est pour nous, qui devons plutôt tenter de faire appel à nos sens pour nous en apprendre plus long. Certains possèdent la science infuse, d'autres non.

D'Artagnan n'ajouta pas un mot, se contentant de garder son sourire poli, malgré que le ton de sa voix ait été légèrement teinté d'ironie et de condescendance. D'ailleurs, à quoi servirait-il de gaspiller sa salive avec un tel homme, que son petit monde obnubile tellement? Pour sa part, il avait bien longtemps qu'il avait cessé d'accorder quelconque crédibilité aux dires d'êtres aussi puériles et hautains. Certains nobles, bien qu'ils aient encore la couche aux fesses, aimaient donner l'impression qu'ils étaient des hommes...

"Bonne soirée, M. le Général des Armées... même si vous n'avez probablement jamais rien vu de concret sur les champs de bataille. Dommage... car dans ce cas, vous auriez appris quelque chose..."

Tout en pensant, D'Artagnan avait noté l'arrivée de Besméatix. Fixant pendant quelques secondes son compagnon, il attira son attention. Sans dire mot, fixant le Prince de Condé quelques instants sans aucune animosité, il ré-établit un contact visuel avec Besméatix. Il enleva son chapeau et, d'un geste qui sembla anodin, lissa la longue plume qui ornait son couvre-chef, se servant de trois doigts pour accomplir sa tâche. Le Lieutenant du Mousquetaire espérait que son Sous-Lieutenant se souviendrait de la signification de ce code... Après quelques instants d'incompréhensions, le sourire qui s'afficha sur le visage de Besméatix lui apprit que son ami avait bien saisi le message.

"Certaines choses ne s'apprennent que sur le terrain... Vous voulez la guerre? Vous l'obtiendrez..."

Et D'Artagnan remit son chapeau, se mêlant de nouveau à la foule d'invités. Car bien que le Prince de Condé lui ait démontré si peu d'égards, le Capitaine des Mousquetaires étaient une figure bien connues à la cours... et respectée.

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Besméatix
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Sam Déc 31 2005, 17:49

En effet, c'était maintenant au tour du Sous-Lieutenant Besméatix de faire son entrée. D'un coup d'oeil, il embrassa la foule du regard, un large sourire se formant sur son visage. Ah, les mondanités... si ces gens eussent été moins nobles, il aurait peut-être pu apprécier l'évènement à sa juste valeur. Mais au moins cela venait-il trancher avec la monotonie habituelle de la vie à Fontainebleau... du moins pour un Sous-Lieutenant des Mousquetaires! Bien vite, il vit le Sous-Lieutenant de Verchère, isolé dans un coin avec Mademoiselle de Neufchâtel.

"Ah, c'est qu'il est audacieux, Messire Elrohir... mais l'expression sur le visage de la belle laisse présager qu'il s'en tire plutôt bien."

Il laissa de nouveau aller son regard sur la pièce, tentant de trouver une jolie dame esseulée... cherchant plus particulièrement la Duchesse Aliénor, qu'il avait croisé un peu plus tôt. Cependant, il avait l'étrange impression d'être observé... une impression que seul un soldat peut ressentir.

"Serait-ce une gente Dame à la recherche d'un chevalier servant qui t'aurait remarqué, mon bonhomme?"

Tournant la tête, son regard fini par accrocher celui de D'Artagnan. Légère moue de déception.

"Les gentes demoiselles n'ont plus l'aspect qu'elles ont déjà eu...!"

Mais l'expression de D'Artagnan était quelque peu étrange et mystérieuse. Suivant son regard, il aperçu le Prince de Condé. Regardant de nouveau D'Artagnan, il le vit se saisir de son chapeau et en lisser la plume...

"Mais que...? Non... il n'est pas sérieux! Tiens si, il est sérieux! À la bonne heure, un peu d'action!"

Ce geste, Besméatix ne l'avait pas vu depuis des lustres... Mais impossible d'en oublier la signification. La cible était désignée, son sort scellé... La soirée, finalement, serait plus intéressante que prévu. Certe, le tout serait risqué, étant donné la position du Prince de Condé... mais le jeu en valait la chandelle, et le tout ne serait que plus drôle. Restait maintenant à avertir Elrohir de Verchère... Fendant la foule, Besméatix se dirigea vers son collègue.
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Evangéline
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Sam Déc 31 2005, 20:39

[dsl pr les retard mais les partiels approchent et la pression avec! lool!]

Citation :
-Oh, non point que je sois entreprenant avec les demoiselles ! Mais c'est surtout lorsque l'astre brille qu'on aime la compagnie du paon. La nuit, seuls ses cris nous restent et nous dérangent...

Evangéline sourit amicalement au vieux Comte:

"Voyons, Monsieur de Saint-Aignan! Insinueriez vous que l'on puisse se lasser de vous? Ne dites pas de sottises! Qui plus est, je vous déconseille de prendre l'exemple du paon, où vous pourriez finir plumé!"

Alors elle rit de bon coeur, et elle repensa à la première phrase de Saint-Aignan. Il avait la réputation d'etre charmeur et, en son temps fort apprécié des courtisanes. Ses yeux n'avait pas perdu cet éclat de jeunesse et elle trouvait en lui une agréable compagnie, d'autant qu'il était loin de manquer d'esprit. Maitre dans l'art de faire des ronds de jambes aux plus Grands. Mais après tout, ils en étaient tous de là...
Le Prince de Condé s'approcha d'eux et s'entretint d'abord avec Saint-Aignan. Evangéline en profita pour observer l'homme qui les dominait de toute sa superbe. Il n'était pas bon de compter les Princes de sang parmi ses ennemis à la Cour et l'actrice peut etre plus que les autres... Elle lui présenta donc ses plus humbles hommages et se présenta:

"Evangéline de Montberry, pour vous servir Monseigneur... C'est un grand honneur que de faire votre connaissance à la Cour de notre bon Roi..."

Elle fut aussitot interrompue par celui qui avait été annoncé comme le Prince de Savoie-Carignan. Aussitot sans plus réfléchir, elle s'inclina de nouveau.

Citation :
Votre Altesse, Monsieur le Comte, Mademoiselle, je vous salue. Belle soirée n'est-ce pas? Que nous réserve donc Sa Majesté?

Une fois redressée, Evangéline scruta du regard le jeune homme dont l'arrivée avait fait le sujet de conversation de toute la Cour - celle des dames essentiellement- pendant un moment certain. Dans les salons, on vantait sa richesse et sa beauté et tout ceci avait aiguisé la curiosité de la jeune femme au plus haut point. Elle se demandait comment le Roi appréhendait ce Prince étranger qui déballait avec grand faste son luxe. Frotter ces deux ego surdimensionnés promettait de belles étincelles!

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Delphine de Valentinois
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Dim Jan 01 2006, 00:03

La princesse sourit lorsqu'elle entra dans la salle. Bien des murmures se leverent alors qu'on voyait la duchesse de Valentinois pour la premiere fois depuis quelques temps. Delphine se decida a garder la tete haute meme si elle avait eu vent des rumeurs a son sujet depuis son depart precipite, sans annonces aucunes. Seulement une absence, qui avait ete, malgre elle, bien remarque.

En effet, elle avait du s'absenter pour une raison familiale a quelques lieues de la, dans le domaine familiale. Une fois les choses reglees, et ses sentiments de nouveaux sous controles, elle s'etait preparee pour son retour, retour ou lui apprit-on, requiererait une presence a une loterie. Heureusement, elle ne fut pas en retard. Evidemment, si elle n'avait pas passe temps de temps a choisir sa robe, elle serait probablement venu en compagnie de Mlle de Neufchatel, mais sa nature etant ce qu'elle etait, la voici qui venait donc de franchir la porte.

Lancant un regard large dans la foule, elle apercut au loin, dans un coin, retranchee de toutes les autres personnes de la cour presente, Heloise, justement. Mais tiens, etait-elle avec un mousquetaire? Delphine plissa legerement les yeux pour mieux voir. Non, ce n'etait pas D'Artagnan qui lui tendait...une bague? On pouvait voir l'etincellement du bijou d'ou elle etait. Mais qu'est-ce que cela voulait dire? N'etait-elle pas la maitresse de son cousin le Roy?

Delphine se dirigea vers le couple pour en apprendre d'avantage, peut-etre a leur insue. Faignant la discretion, elle fit un parcours en zigzag dans la piece, passant pres du Roy ou elle lui sourit alors qu'il conversa, avant de se deplacer vers, D'Artagnan, qu'elle venait de reperer.

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Mes salutations distinguées,

Mlle Delphine de Valentinois

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Jean Racine
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Lun Jan 02 2006, 10:56

C'est à la suite de Delphine de Valentinois, que Racine arriva dans le petit salon du Roy. Que l'annonce de son nom fut convert par moults murmures émanant des Courtisans à l'égard de la Duchesse ne contraria pas le moins du monde le Dramaturge. Cependant, il réalisa avec effroi qu'il se montrait après l'entrée du Roy ! C'était presque un outrage envers sa Majesté que de s'illustrer par un retard alors que c'était le première invitation importante à laquelle il était convié depuis la Promenade ! Il remercia le Ciel que sa présence passe pour l'instant inaperçue grâce à la Cousine du Monarque...
Comment allait-il pouvoir rattraper cette mégarde alors qu'il venait en ces lieux pour servir sa Tragédie ? Seule Héloise pourrait faire quelque chose en sa faveur.

A ce propos, il tourna la tête afin de localiser l'ancienne favorite. Mais elle semblait occupée avec un Mousquetaire. Que pouvait-il bien lui donner ? Un écrin ? L'esprit de Racine se porta vers des miliers de suppositions : il était probable qu'il s'agisse d'une demande en mariage. Le seul fait que la Courtisane montre un visage rayonnant devant cet événement impromptu, rassura l'Ecrivain : Son amie était heureuse et il ne songeait pas une seconde à troubler ce moment qui n'appartenait qu'aux deux futurs mariés.

Quand le jeune homme avait quitté Heloise auparavant, il s'était précipité dans les appartements de François afin qu'il puisse le sauver une seconde fois en matière vestimentaire. Racine n'avait trouvé que Théodore qui reconnaissant le protégé de son Maître, accepta que le Dramaturge fouille dans la grande armoire : Il était ressorti de la chambre tout de pourpre vêtu, qui était définitivement, sa couleur préférée.

L'Auteur se fondait donc parfaitement dans la foule environnante ce qui le sauvait de remarques désobligeantes quant à son retard ! Comment aurait-il pu prévoir qu'il lui faille retourner dans son salon d'écriture pour y rechercher sa sacoche qu'il avait oublié là ?

Racine se résolu à trouver son Protecteur, seul ancrage qui lui restait dans cette soirée mondaine...

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Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux ;
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.
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Duchesse
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Lun Jan 02 2006, 14:38

La Duchesse s'inclina comme les autres à l'arrivée du Roy. Elle se mit à l'observer discrètement. Il était comme on le lui avait decrit, il degageait encore plus de majesté.
Puis elle observa les autres courtisans. Elle vit un homme s'approcher de celui qui était avec Sybelia, elle regarda la scène attentivement, il lui semblait qu'il s'agissait d'une escarmouche verbale entre eux deux, surtout que chacun s'appliquait à ne rien laisser paraitre sur leur visage. Elle regretta d'être trop loin pour tout entendre, cela devait etre savoureux : une dispute de noble de la haute cour. Bien sur elle ne savait pas de qui il s'agissait.

On annonça l'arrivée de Besméatrix, elle fut satisfaite, enfin quelqu'un qu'elle connaissait et surtout Besméatrix, il pourrait l'aider à connaitre les gens qui étaient presents et surtout ceux qui comptaient.
Mais elle s'aperçut qu'il ne l'avait pas vu, il y avait beaucoup de monde. Elle était déçue comme se faire remarquer ? Finalement devant l'ampleur de la tache, elle renonça, elle continuerait à s'ennuyer discretement et à observer cette cour en effervescence.
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