1663 : Face aux Feux du Soleil

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 le petit salon du Roy

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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Lun Jan 02 2006, 16:14

Citation :
"Voyons, Monsieur de Saint-Aignan! Insinueriez vous que l'on puisse se lasser de vous? Ne dites pas de sottises! Qui plus est, je vous déconseille de prendre l'exemple du paon, où vous pourriez finir plumé!"

Saint-Aignan suivit l'exemple d'Evangéline en un rire franc, heureux de rencontrer une belle répartie...

-Certes, ce n'est pas en plat de résistance que je pensais finir ma vie ! Mais c'est surtout pour les choux, navets et marrons qui m'accompagneront que je ferais en sorte d'éviter de tomber sous le couteau de boucher !

La comédienne, fidelle à elle-même, s'en sortit comme un charme aupres du prince de Condé, et François restait avec son sourire jovial aux levres, les joues rosées de satisfaction.

En effet, quoi de mieux qu'un prince et une jolie jeune fille pour compagnie ?
François était tres honoré d'être ainsi entouré, il n'en est pas moins vrai que ses yeux s'écarquillerent de stupeur à l'approche... d'un second prince !

Aussitot, ce fut une nouvelle révérence, presque un automatisme...


Citation :
Votre Altesse, Monsieur le Comte, Mademoiselle, je vous salue. Belle soirée n'est-ce pas? Que nous réserve donc Sa Majesté?

François se releva a cette phrase en même temps qu'Evangéline, et l'observa un moment, pensant peut-être qu'elle répondrait au prince.
Mais non, elle semblait rêveuse, scrutant du coin de l'oeil le nouveau venu... Celui-ci ne paraissait d'ailleurs pas preter une grande attention à ce qu'on lui réponde : dans ses yeux quelques nuages reflétaient une attention moindre à la conversation présente.

Le comte se sentit obligé de répondre lui-même, bien que cela ne l'interesse pas particulierement :


-J'ai ouïe que Sa Majestée la reine mère aurait mis un précieux bijou en jeu... mais que tous les convives n'auraient pas la chance d'être sur sa liste.

A cet instant les yeux du comte bifurquerent à droite du prince, il lui semblait en effet avoir aperçut quelque chose de pourpre...
Il ne s'était pas trompé, et son sourire s'élargit à la vue de Racine, qui, intimidé, n'osait s'approcher et restait en retrait, aussi cramoisie que son vêtement.


-Monsieur Racine ! Approchez donc, que je vous présente a Ses Altesses...

Il ouvrit un bras vers lui, se reculant un peu, afin de lui laisser une place.

-Mes Princes, mademoiselle, l'homme que voilà n'est autre que le dramaturge Jean Racine, ami de notre bon Moliere (il jeta un coup d'oeil à Evangéline), et auteur d'une tragédie dont le nom ne devrait pas tarder à être connu de toute la cour...

Jean était arrivé à leur auteur et le comte lui avait posé la main sur le dos, appuyant légerement pour lui signifier de s'incliner...
Il connaissait le jeune homme, et le savait capable de perdre ses moyens en un rien de temps.

Mais enfin, François était heureux de faire les présentations, car s'il ne pouvait atteindre le Roy en ce moment, nul doute que des princes pour connaissance pourraient lui servir tout autant.
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Elrohir
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 12:10

Elrohir avait eu le réflexe de se frapper le front avec la paume de sa main:

- Crap, désolé... j'avais oublié votre famille.

Il s'éclaircit la voix et il réfléchit pendant quelques secondes. Il lui dit par la suite:

- Bien. Si vous le voulez bien, ne portez pas la bague immédiatement. J'aimerais vivement rencontrer votre famille avant et faire une demande officielle à qui de droit. Je serais même honorer de procéder de cette façon. Je suis tout à fait désolé, j'avais oublié votre famille

Elrohir posa ses deux mains sur les joues d'Héloise et il s'appreta à sécher ses larmes. Il lui donna un baiser sur le front et il dit:

- Pour ce qui est du Roi, je pense que, pour notre relation, il est pratiquement le dernier de mes soucis. S'il a su vous faire du mal, je pense que je n'ai pas de permission à lui demander par rapport à vous. J'espère bien parvenir à faire disparaitre toute la période sombre que vous avez vécu avec lui... je ferai de mon mieux.

Elrohir recula d'un pas, jetant un coup d'oeil rapide à la foule. Rien ne semblait avoir attirer l'attention vers eux et c'était tant mieux. Elrohir n'a jamais été fervent de cela.

Il se baissa la tête et donna un coup de pied à une roche invisible au sol. Il se frotta le pied derrière la cheville de son autre pied et il dit:

- J'aimerais tellement faire plus pour vous prouver tout l'Amour que j'ai pour vu. J'aimerais que vous n'ayez aucun doute. J'aimerais tellement que vous soyez heureuse et que vous vous dites qu'enfin vous ne voulez pas changer cette décision par rapport à votre coeur

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Evangéline
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 13:16

Evangéline détourna son regard lorsque le dramaturge Jean Racine fut annoncé par Saint-Aignan. Elle regarda le protégé du Comte d'un oeil aimable, car il ne paraissait point trop à son aise parmi toute cette foule babillante et exhubérante.

Citation :
-Mes Princes, mademoiselle, l'homme que voilà n'est autre que le dramaturge Jean Racine, ami de notre bon Moliere, et auteur d'une tragédie dont le nom ne devrait pas tarder à être connu de toute la cour...

Elle salua Racine d'un léger mouvement de tete:

"Monsieur Racine, quel joie de vous voir vous joindre à nous! De plus en plus on murmure votre nom à Paris et à la Cour... Bientot Molière n'en dormira plus sur ses deux oreilles!"

Elle laissa échapper un léger rire. Molière lui avait confié quelques fois, que ce jeune auteur avait un réel don d'écriture et que meme s'il n'entendait que très peu à la tragédie, ce "petit" les enterrerait tous... Evangéline le connaissait assez pour savoir que la remarque n'était pas feinte. Elle s'adressa cette fois à Saint-Aignan:

"Je félicite votre gout en matière d'art, Comte, pour encourager ainsi le talent! A chaque fois que le théâtre s'enrichit d'un nouvel auteur, c'est notre culture, notre pays, et la gloire de notre Roi qui deviennent plus grands!"

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Héloïse
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 15:04

Citation :
Crap, désolé... j'avais oublié votre famille
.

Héloïse ne pu que rire à travers ses larmes en voyant l'air d'Elrohir, lorsqu'elle avait mentionné sa famille. La simplicité de cet homme dans ses manières et sa façon naturelle de protéger les gens touchaient la jeune femme. Elle se laissa faire tandis qu'il passait ses mains sur ses joues, afin d'enlever ses pleurs qui ternissait son regard, habituellement brillant et rieur.
Elle du cependant constater que les relations entre le mousquetaire et Louis ne s'étaient pas améliorées. La jeune femme soupira en son intérieur, se disant que tout être ne peuvent pas forcément s'entendre.


Le coeur à ses raisons que la raison ne connait pas...

Citation :
J'aimerais tellement faire plus pour vous prouver tout l'Amour que j'ai pour vu. J'aimerais que vous n'ayez aucun doute. J'aimerais tellement que vous soyez heureuse et que vous vous dites qu'enfin vous ne voulez pas changer cette décision par rapport à votre coeur

Héloïse tenait tendrement contre son coeur l'anneau qui venait de lui être donné, tout en écoutant de Verchères.

"Mais Elrohir, vous me l'avez déjà si souvent prouvé...croyez moi, je n'ai aucun doute sur vos sentiments. Vous êtes si cher pour moi..."

Elle fut interrompue par un valet qui semblait vouloir porter un message à la courtisane. Légèrement contrariée d'avoir été ainsi coupée, elle n'en montra pourtant rien. Le domestique lui donna également une boîte et un morceau de parchemin roulé. Très intriguée, elle pris le tout et regarda Elrohir avec un air de total incompréhension. Héloïse commença par dérouler le papier. Une seule phrase y était inscrite:

"Je n'ai jamais oublié..."

Comprenant encore moins de quoi il s'agissait, elle ouvrit le coffret. Une autre bague était insérée dedans. Mais celle-ci, Héloïse l'avait reconnue immédiatement. Elle fut comme frappée par la foudre, tandis qu'elle lâchait le morceau de parchemin, qui glissait tranquillement sur le sol. Immobile, les yeux fixés sur la bague, elle aurait pu avoir l'air d'une parfaite statue. Le mousquetaire ne comprenait visiblement pas de quoi il s'agissait, tandis qu'un flot de souvenirs enfouit se décidaient à refaire surface.
Deux enfants, deux amis...mais cela avait-il été plus que de la simple Amitié? Un enfant Roy, une petite fille chez qui il était hébergé. Tout le monde était aux pieds du petit garçon. La fillette, elle, le voyait comme un enfant comme les autres. Une année ensemble, une amitié forte, un amour inavoué de gamins? Une séparation forcée...le petit homme retournait chez lui. Des larmes pures et enfantines de tristesse, une bague donnée. Ce bijou était le signe du souvenir de cette période. La gamine avait donné une de ses propres parrure au garçon qui partait. Une bague avec son nom gravé dedans: Héloïse.

"Oh mon dieu...le prince...lui?"

Elle attrapa le bras d'Elrohir, qui la voyait soudainement blême et les yeux hagards, toujours fixé sur la bague redécouverte, et serrant l'anneau de fiançailles.

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Elrohir
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 15:15

Elrohir ne comprenait rien en la réaction d'Héloise. Il la regarda, impuissant, devenir blême. Il ne sachait que faire. Il se pencha pour ramasser le papier et prit soin de ne pas le lire. Il y avait des façon de faire qui ne le regardait pas. Avait-elle fait quelque chose dans son passé, des crimes, des actes ignobles? Cela l'importait peu. Il pensait comme cela puisque, Elrohir lui-même, avait fait des choses qui frisait la monstruosité. Bien que soldat pour le Roi, il n'y a pas grand chose qu'ils ont du faire, lui et ses compagnons, pour demeurer en vie et faire regner la France

Elrohir, absorbé par ses pensées sentit tout d'un coup une poigne sur son bras. Il dit aussitot:

- Aille

Il revint à la réalité et vie que c'était Héloise qui lui serrait le bras. Mal à l'aise, il dit:

- Dites-dont, vous avez toute une poigne ma chère. je plains celui ou celle que vous avez du corriger

Il remarqua le désespoir dans le visage d'Héloise. Il ne savait que faire, comment faire. De faibles mots sortirent finalement de sa bouche:

- Il y a-t-il quelque chose que je peux faire Héloise? Je me sens si impuissant face à votre inquiétude.

Il porta toute son attention sur Héloise. Il se devait d'etre fort pour elle, de se montrer digne.

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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 17:27

Comme un général sur un champ de bataille, D'Artagnan observait, dans un coin, la progression de Besméatix vers le Sous-Lieutenant de Verchère... qui semblait occupé avec Mademoiselle de Neufchâtel.. le moment semblait mal choisi, mais le plan de D'Artagnan ne prendrait que cinq petites minutes de son temps... Cela serait suffisant pour faire comprendre au Prince de Condé qu'il est peut-être imprudent de se frotter à un Prince, mais qu'il l'est tout autant de s'en prendre à un vieux renard comme le Lieutenant des Mousquetaires! De loin, discrètement, D'Artagnan dirigeait les opérations. C'était si simple, avec Besméatix comme assistant, puisque les deux hommes se connaissaient depuis si longtemps que de simples regards équivoques étaient parfois bien plus significatifs que des phrases entières.

D'Artagnan se tourna, et prit coupe de vin sur une table. AU moment où il se retournait, Besméatix établissait un contact visuel. Le Lieutenant détourna alors son regard vers deux serveurs, déplaçant un aquarium afin de faire de la place. Et ce fut là le dernier contact que D'Artagnan établit avec Besméatix. La suite viendrait d'elle même... À cet instant, Mademoiselle de Valentinois arrivait vers lui. Trop occupé à surveiller les mouvements de ses troupes, il ne l'avait vu qu'au dernier moment... mais néanmoins, la surprise était des plus agréables. En fait, un sourire illumina son visage, et le destin du Prince de Condé devint subitement secondaire...

- Mademoiselle la Duchesse, mes hommages!, dit-il en s'inclinant légèrement vers l'avant et en retirant son chapeau.

Il se sentait soudainement un peu maladroit... et il avait lui aussi entendu les rumeurs qui couraient à leur sujet. La position qui l'occupait aurait pourtant dû l'obliger à plus de prudence, mais il ne pouvait décemment si résoudre... Et il était las des jeux de coulisses.

- Je suis bien heureux de vous revoir, Mademoiselle de Valentinois. J'espère que les motifs de votre absence n'étaient pas trop graves, et que vos proches se portent bien.

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Charles de Batz Castelmor

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Delphine de Valentinois
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 17:41

Delphine regarda son ami faire de l'oeil a un autre mousquetaire qu'elle ne reconnut pas. Intriguee, elle s'approcha encore.

Citation :
- Mademoiselle la Duchesse, mes hommages!, dit-il en s'inclinant légèrement vers l'avant et en retirant son chapeau.

La duchesse sourit a l'amabilite du mousquetaire et fit elle-meme une legere reverence.

"Monsieur le Lieutenant, cela me fait plaisir de vous voir." Elle lui sourit, ignorant les courtisans alentours qui les regardaient avidemment, essayant de voir si les rumeurs etaient fondees ou pas. Se retenant de rouler les yeux a un commentaire particulierement ose avance par une femme non loin de la, qu'elle entendit, la jeune femme prit le bras de D'Artagnan.

Citation :
- Je suis bien heureux de vous revoir, Mademoiselle de Valentinois. J'espère que les motifs de votre absence n'étaient pas trop graves, et que vos proches se portent bien.

"Je me porte fort bien, merci. Une affaire familiale" repondit-elle legerement,"...que je vous raconterais plus en details si vous le voulez bien, une fois loin des oreilles non voulues." ajouta-t-elle a l'intention d'une femme qui s'etait montree trop insistente. "Et vous, comment vous portez-vous?"

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Besméatix
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 17:50

Besméatix s'approchait maintenant d'Elrohir. Il hésita quelques instants, voyant qu'il était occupé, mais finalement il lui agrippa légèrement la manche et lui dit à l'oreille :

- D'Artagnan et moi aurions besoin de vos services pour un code bleu... Le tout ne prendra que quelques minutes...
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 18:11

Tout attentif aux propos de Delphine, D'Artagnan ignora lui aussi la commère... mais ne se gêna pas pour lui lancer un regard sévère lorsque Delphine lui prit le bras pour l'entraîner un peu plus loin. L'impolie en question rougit quelque peu, et baissa le ton afin de reprendre ses babillages avec quelques demoiselles.

"Au diable ces vieilles commères et cet imbécile de Condé... J'ai décidémment mieux à faire..."

Et il se laissa guider en périphérie de la pièce par la Duchesse.

Delphine de Valentinois a écrit:
"Et vous, comment vous portez-vous?"

- Et bien, il y a quelques instants encore, je rageais intérieurement contre la bêtise de certains nobles, mais maintenant je crois pouvoir dire que tout va pour le mieux. Les derniers jours ont été plus qu'épuisants, à plusieurs niveaux, mais je suis toujours sur pied, malgré quelques égratignures. D'ailleurs, j'ai décidé que je méritais bien une journée de congé, que je m'empresse de vous accorder afin de remplir ma promesse. Si vous le voulez bien, j'aimerais bien vous offrir, pour demain, cette promenade dont nous avions discuté.

Du coin de l'oeil, il vit que Besméatix avait abordé Elrohir.

"Bah, à partir de maintenant, ils peuvent se débrouiller sans moi. Besméatix connaît le plan..."

Et il reporta toute son attention sur la Duchesse de Valentinois...

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Elrohir
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 19:02

Elrohir était maintenant prit entre deux situations. Il avait Besméatix qui le réclamait pour une affaire urgente, et de l'autre, Héloise qui semblait hors d'elle. Il demanda:

- Que quelques minutes?

Besméatix fit signe de oui de la tete

- Et ça ne peut attendre

Il fit non de la tête

- Bien, Dame Héloise... je reviens dans quelques minutes. Tenez fermement le présent que je vous ai offert, il ne faut pas qu'il se perdre

Elrohir lui donna un baiser sur la joue. Au diable les rumeurs et les placoteries. Il voulait que tous sachent ce qui se passait

- À bientot, Héloise. Tenez, prenez mon chapeau, je le reprendrai en revenant. Connaissant Besméatix, je pense que je le salierai si je ne le vous confie pas

Elrohir sourit et il se retira avec Besméatix qui l'attendait vivement:

- Que se passe-t-il? Doit on saisir quelqu'un en lieu public sans se faire remarquer? J'adore cela. Tu te souviens à Londres, quand nous avions kidnappé le comte de.... le comte Wolf. Quelle plaisir nous avions eu à parler en anglais avec ces dames.... mais ce temps est révolue et nous, je veux dire je suis sur le point d'appartenir à une seule femme, si elle accepte

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Delphine de Valentinois
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 19:18

Citation :
- Et bien, il y a quelques instants encore, je rageais intérieurement contre la bêtise de certains nobles, mais maintenant je crois pouvoir dire que tout va pour le mieux. Les derniers jours ont été plus qu'épuisants, à plusieurs niveaux, mais je suis toujours sur pied, malgré quelques égratignures. D'ailleurs, j'ai décidé que je méritais bien une journée de congé, que je m'empresse de vous accorder afin de remplir ma promesse. Si vous le voulez bien, j'aimerais bien vous offrir, pour demain, cette promenade dont nous avions discuté.

Delphine sourit de tout son charme. Elle avait si hate a cette promenade qu'elle du s'employer activement a ne pas trepigner su place, chose qu'une duchesse ne devait jamais faire en face de toute la cour...seulement, dans sa chambre sur son lit, le soir quand tout le monde etait absent. Elle s'inquieta pourtant de ces "egratignures". Avait-il ete victime d'un morbide bandit, qui aurait tendu une ambuscade aux mousquetaires du Roy? Ou etait-ce ces nobles dont il avait mentionnes...auraient-il ose lever la main sur le chef des Mousquetaires?

C'etait tout a fait impossible. Jamais personne n'oserait faire cela, pas avec la notion que le Roi aimait bien son Lieutenant, et avec les bruits qui couraient, une place dans la grace de la cousine du Roy aussi... Elle secoua la tete, et remit son plus beau sourire.

"J'attends avec impatience cette promenade. Ma journee vous sera donc entierement accorde. J'ai si hate!" Ne lachant pas le bras de son cavalier, elle se retourna legerement vers celui-ci pour envoyer la main a Mlle de Neufchatel, signifiant sa venue vers elle, et profita de cette promixite pour dire plus bas: "Demain a l'aube, dans la cour?"

La jeune femme n'avait aucune idee de ce qui allait se passer, mais sans doute cela fera-t-il eclat a la cour?

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Besméatix
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 22:40

Tout en discutant, Besméatix attira le Sous-Lieutenant de Verchère vers le centre de la pièce. Il avait auparavant prit soin d'accrocher son chapeau sur une armure. Ainsi, au milieu de tout le monde, ils étaient littéralement invisibles.

- Si je m'en souviens! En effet, les Anglaises ont quelques charmes... Mais bien qu'il ne soit malheureusement pas au programme de procéder à de tes déplacements d'individu, il nous sera possible d'accomplir le code bleu tout en discutant du bon vieux temps!

Besméatix parlait de façon dissimulé, tâchant de faire comprendre à son compagnon que la discrétion s'imposait...

- Voyez-vous, notre ami commun a eu une discussion fort intéressante (il avait dit le tout en roulant les yeux) avec un Prince, qui se trouve à 3h00 en compagnie de quelques personnes. Pour ce qui me concerne, j'ignore le contenu de la discussion, mais le geste de notre ami était formel : code bleu. Bref, je me suis souvenu de Londres, et d'autres aventures, et je me suis subitement dit qu'il serait bien de raffraîchir (il avait levé les sourcils et indiqué discrètement, de la tête, l'aquarium que transporteur deux serveurs) la mémoire au Prince, qui semble avoir oublié quelques petites choses.

Il se pencha vers De Verchère et dit à voix basse...

- Comme la politesse, parait-il.

Il reprit position. De loin, les deux hommes semblaient discuter le plus normalement du monde. Bref, pas de quoi attirer l'attention, et les courtisans autour ne leur accordait pas un regard. D'ailleurs, pourquoi auraient-ils voulu se mêler à deux Mousquetaires, qui n'étaient que Sous-Lieutenants?

- Donc, je me disais tout bêtement qu'il suffirait d'envoyer un serveur (clin d'oeil) dans la bonne trajectoire, tout en discutant, question que tout paraisse le plus normal. Tiens, comme cette fois dans une auberge de Lille! Vous souvenez-vous de la figure du serveur, quand il frappa la patte de la table! Tout le buffet s'est envolé!

Au même moment, un serveur passait prêt de Besméatix. Ce dernier transféra sa main gauche de sa hanche au pommeau de son épé, bien installée dans son fourreau, et y mit un peu de poids. Geste anodin, pour un soldat, mais qui eut pour effet de relever l'arme qui se prit dans les genoux du pauvre serveur, qui perdit l'équilibre. Heureusement, son plateau était vide... Mais le pauvre homme, incapable de retrouver son équilibre alla percuter contre l'aquarium qui transportait deux autres serveurs. L'aquarium vascilla, chambranlant d'un côté et de l'autre... et finit par tanguer dangereusement vers une table du buffet devant laquelle se tenait cinq individus : le Comte de St-Aignan, une jeune femme, le poète Racine, le Prince de Savoie-Carignan... et le Prince de Condé. Ce dernier, faisant dos à la salle, ne vit en aucun cas ce qui se préparait.

Les deux serveurs, qui transportaient l'aquarium, réussirent à le rattraper avant qu'il ne tombe totalement. Mais une vague immense émergea du haut du bocal... L'aquarium, déjà énorme, se vidait de la moitié de son contenu. Le Comte de St-Aignan, la jeune femme, le poète et le Prince Carignan, qui pouvaient voir le drame se profiler, avaient peut-être une chance de s'écarter. Le Prince de Condé, cependant, ne fut averti que tardivement par l'ombrage provoqué par la vague. La foule, elle, avertie par le son produit par le serveur entrant en collision avec la paroi du bocal à poissons, retenait son souffle, alors que la vague retombait inexorablement sur le Prince de Condé. Subitement, l'énorme masse d'eau s'abattit avec un immense fracas sur sa cible. Pendant un instant, on perdit de vu le Prince de Condé...

Lorsqu'il ré-apparut, les bords de son chapeau, maintenant très pesant, pendaient ridiculement sur chaque côté de sa tête. Ses manches s'étaient allongées au points de dépasser ses doigts, et la plume de son couvre-chef lui était retombée sur le nez. Une pieuvre trônait au sommet de sa tête, ses huits pattes à ventouses pendant de chaque côté de sa tête, comme autant de plume trempées. Une crevette barbottait dans son verre de vin, tandis qu'un pentoncle avait collé à son épaule. Une carpe avait remplacé son mouchoir dans sa poche de devant, et un homard tentait tant bien que mal de ne pas choir sur le plancher en s'accrochant avec l'une de ses pinces au bas de son habit.

De prime abord, la salle demeura silencieuse, sous le choc. Puis la vision de ce courageux homard, s'aggripant à l'habit du Prince eut raison de plus d'un invité et, plusieurs rires se firent entendre. Ces rires, comme un maladie contagieuse, se répandirent dans la salle, et l'hilarité fut quasi-générale pendant quelques instants. Besméatix, qui avait attiré Elrohir un peu plus loin, le plus naturellement du monde, savourait le spectacle, encourageant les rires en mêlant le sien à celui des autres. Finalement, puisqu'il s'agissait du Prince de Condé, les gens finirent par se forcer à revenir au calme... Quelqu'un, derrière lui, passa rapidement en disant assez haut :

"Tient, ça sent le poisson par ici!"

... et disparut rapidement dans la foule.

Regardant Elrohir, Besméatix dit finalement :

- Voilà, il m'a fait plaisir de pouvoir rediscuter de Londres avec vous, et je crois que la mémoire de quelqu'un a été suffisamment rafraîchit... Mais il me fera plaisir, cher collègue, de re-discuter de ces aventures passées lorsque vous aurez des occupations moins pressantes. D'ailleurs...

... il vit la Duchesse Aliénor qui se tenait, seule, à l'autre bout de la pièce....

- ... d'ailleurs... je crois bien que j'ai moi aussi, soudainement, quelques occupations importantes.

Autour d'eux, tout le monde parlait à voix basse des mystérieux incidents qui s'étaient produits... Nul ne semblait soupçonner de causes externes, et la plupart des courtisans se tenaient maintenant loin des serveurs, dont la maladresse attirait maintenant la méfiance. Du reste, il était peu probable que l'on retrouve ceux qui avaient été impliqués dans les incidents... et les Mousquetaires ne se chargeraient certainement pas de les poursuivre! Plutôt satisfait, Besméatix se dirigea vers la Duchesse Aliénor de Goyave. Cette petite soirée, décidémment, s'amorçait bien...


Dernière édition par le Mer Jan 04 2006, 04:48, édité 1 fois
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Duchesse
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 23:10

La Duchesse Alienor avait observé de loin la scène, elle suivait discrètement Besmatrix de loin. Elle ne vit rien mais elle était persuadé qu'il n'était pas étranger à l'affaire, la coïncidence était trop frappante, elle n'y croyait pas!

Le Prince qui avait été inondé par cette vague était justement celui qui avait offensé Sybelia.

Alienor cette fois-ci rit de bon coeur, elle aurait voulu savoir comment le Mousquetaire si était pris pour etre aussi discret et surtout pour avoir tout bien calculé, la Duchesse était admirative.

Puis elle le vit qui se dirigerait vers elle, du moins l'espérait-elle.
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 23:22

D'Artagnan allait répondre à la Duchesse de Valentinois, mais un bruit attira son attention... On aurait dit un corps entrant en contact avec une paroi de vitre. Ce qu'il vit alors dépassa toutes ses espérances. Par un moyen quelconque, Besméatix et Elrohir avait réussi à renverser une bonne partie du contenu d'un immense aquarium sur le crâne du Prince de Condé, qui avait maintenant toutes les allures d'un Prince des Marais. Un énorme sourire apparut sur le visage du Lieutenant qui, néanmoins, réussit à retenir l'hilarité qui s'apprêtait à le gagner. Tout souriant, arborant un sourire presque enfantin, il se tourna vers la Duchesse de Valentinois.

- Voilà une vague qui vient de balayer sur son passage la dernière petite parcelle de colère régnant dans mon esprit...

Rarement le Lieutenant des Mousquetaires n'avait autant apprécié une telle soirée. Une agréable compagnie, deux affronts vengés... et, il était fort probable que l'on allait bientôt ordonner à l'orchestre d'y aller de quelques notes. À son tour, il s'approcha de la Duchesse, et lui dit doucement :

- Je serai au rendez-vous, mademoiselle, dussai-je écarter de mon passage un troupeau de Princes enragés!

Et il se redressa, fort satisfait des évènements, ne regrettant aucunement son audace.

- Mais pour l'instant, je compte bien continuer de profiter, en votre compagnie, si vous me le permettez, de cette soirée qui a fort bien débutée. D'ailleurs, je crois me souvenir que nous n'avons pu achever, lors du dernier bal, cette danse que vous m'aviez promise. Si vous m'en donnez la permission, je vous réclamerai la balance ce soir.

Rarement avait-on vu le Lieutenant des Mousquetaires d'humeur aussi joyeuse. Certains autour se demandaient s'il n'avait pas abusé du vin, mais un des convives les contredit immédiatement : le Lieutenant en était encore à son premier verre. Par contre, la discussion peu avenante qu'il avait eu, un peu plus tôt, avec le Prince de Condé, pouvait bien expliquer son sourire. Le Prince maintenant trempée, la sympathie des courtisans irait probablement du côté du Lieutenant... Mais de tels calculs n'avaient en rien effleurés l'esprit de D'Artagnan, qui espérait plutôt que le Prince de Condé tirerait une leçon de tous ces évènements. Il en doutait un peu... mais cela n'affecterait en rien son sourire!

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Charles de Batz Castelmor

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Jean Racine
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mar Jan 03 2006, 23:53

Racine avait enfin Saint-Aignan en vue... Cependant, il semblait si bien entouré, qu'il préféra rester à l'écart jusqu'à ce qu'on l'accueille. Chose qui fut faite par François immédiatement.
Le Dramaturge n'était pas vraiment rassuré de se retrouver au milieu de personnalités qui semblaient importantes. Bien sûr, il reconnaissait le Prince de Condé mais il fut surtout frappé par le Second dont il ignorait encore le nom. Il détailla rapidement sa physionomie : un maintien impeccable, un air arrogant et une beauté immaculée... Il émanait de ce personnage une grâce que Racine n'avait jamais rencontrée auparavant. Il se serait gardé de dire ses pensées à haute voix mais il lui apparaissait alors que la Majesté de ce Prince surpassait celle de celui qu'on nommait le Roy Soleil ! Le Monarque en avait-il déjà pris ombrage ?

L'Ecrivain salua donc comme le lui intimait Saint-Aignan en distribuant quelques "Altesse"... Puis, il s'inclina devant la jeune femme. Il rougit un peu lorsque le Comte le présenta, ventant sa future Tragédie. Certes, il était venu pour la faire connaître, mais de là à affirmer qu'elle marquerait les esprits de tous les Courtisans ! C'était un rêve qu'il ne fallait que chuchoter de peur de le briser...


Citation :
"Monsieur Racine, quel joie de vous voir vous joindre à nous! De plus en plus on murmure votre nom à Paris et à la Cour... Bientot Molière n'en dormira plus sur ses deux oreilles!"

L'Auteur se détendit à cette remarque. La Demoiselle maniait magnifiquement bien les mots. Il répondit :

- Je suis enchanté de faire votre connaissance Mademoiselle, bien que j'ignore encore votre identité...
Ne vous inquiétez pas, je ne tente pas d'enterrer le génie de Molière sous ma Tragédie, je crois qu'il y a assez de place ici pour deux hommes de lettres qui s'illustrent de manière si différente.

Le mystérieux Prince gardait pour l'instant le silence. Racine avait hâte d'entendre la voix de cet homme qui marquait autant son esprit. C'était un fait, tout chez lui inspirait le Dramaturge : il avait donc déjà envers le jeune homme un immense respect !
L'Ecrivain se pencha discrètement vers Saint-Aignan afin de lui dire à part :


- J'espère que vous n'en voudrez pas à Théodore de m'avoir ouvert les portes de vos armoires...

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Delphine de Valentinois
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mer Jan 04 2006, 00:58

Alors que Delphine attendait la reponse qui etait sur le point de lui etre donnee, un silence se fit dans la salle, amenant cette derniere de se retourner dans la direction ou le cour au complet contemplait avec la plus grande des concentrations.

Devant la scene qui se passait rapidement, mais comme au ralenti, sa bouche s'ouvrit imperceptiblement et, inconsciemment, elle retint son souffle. Non, les serveurs n'allaient pas...se pourrait-il...? Elle ne le voulut pas... Les pauvres crustaces! Etre jetes par-dessus bord! C'etait impensable.

Fraction de seconde par fraction de seconde, elle regarda, apeuree (pour les animaux marins) et coite. Le bassin de verre bascula. Les serveurs firent une prouesse inouie qui tenait de la coordination, de l'agilete, et de l'experience melee de chance. Ses yeux restaient rives sur le contenu. Une vague monta jusqu'au rebord du bocal de verre, sans toutefois en sortir de ses limites. Une deuxieme vague se rajoutant a la premiere, donnant ainsi une plus grande force et...

"Oh."

Sa main vola a ses levres.

Le ridicule de la situation lui tira le coin de la bouche vers le haut, reussissant bientot sans effort. Se retenant de rire du Prince, car oui, c'etait toujours un Prince, meme dans cet accoutrement....pittoresque, elle se refugia dans l'epaule du Lieutenant pendant quelques secondes pour se reprendre en main.

Apres une petite "toux", elle se retourna donc, tout sourire.

Citation :
- Voilà une vague qui vient de balayer sur son passage la dernière petite parcelle de colère régnant dans mon esprit...
"Vous m'en voyez ravie, mon cher." Levant un peu la voix, elle s'adressa aux serveurs confus et riants qui se tenaient a proximite. "Allons! Qu'attendez-vous pour aller rescaper ces mauvres betes! Ils ont besoin de retourner dans leur habitat! Et une serviette pour le Prince de Conde!"

Elle se retourna vers D'Artagnan. Soupconnant qu'il ait eu une pointe de colere envers le Prince plutot, avec son dernier commentaire, elle ne crut pas qu'il lui tiendrait rigueur de son commentaire qui suiva un peu plus bas, malgre elle.

"Eh bien, l'aquarium est une reussite. Crustaces, poissons, le Prince a meme bien voulu completer l'aquarium en incarnant une eponge!"

Citation :
D'ailleurs, je crois me souvenir que nous n'avons pu achever, lors du dernier bal, cette danse que vous m'aviez promise. Si vous m'en donnez la permission, je vous réclamerai la balance ce soir.

Delphine arqua un sourcil. En effet, elle lui devait bien une danse. Dans sa hate d'arriver presque a l'heure en ses lieux, a son retour plutot dans la journee, elle avait oublie d'apporter le petit livre dans lequel elle faisait generalement signer ses partenaires de danse. Bah, qu'importait! Elle ne voulait pas danser avec toute la cour ce soir.

Joignant la main vers celle qui lui etait tendue, elle mis l'autre sur l'epaule du Mousqutaire et donna un petit hochement de tete vers l'orchestre qui avait arrete de jouer, les musiciens trop occupes a controler leur fou rire pour jouer. On interpreta une nouveau morceau de Lully. Le Lieutenant avait l'air tout a fait en forme ce soir, car ce fut avec entrain qu'il l'attira dans les pas de musiques au milieu des autres danseurs.

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Mes salutations distinguées,

Mlle Delphine de Valentinois

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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mer Jan 04 2006, 13:51

Racine avait retrouvé constance, confiance et éloquence : François était ravis.
Son visage respirait une joie comme il n'en connaissait que trop rarement depuis quelques temps, et son attention n'en était que décuplée.
Le comte était ainsi, la félicité accroissait ses sens au lieu des les endormir, comme c'est souvent le cas chez le commun du mortel.

Racine s'approcha de son oreille et lui souffla quelques mots qui ne firent qu'élargir son sourire...


-J'avais en effet crut reconnaitre la coupe de votre costume...

A ce moment, sans chercher à réengager la conversation, François s'élança en avant, le visage transformé en quelques secondes par une sorte de panique, les mains grandes ouvertes devant lui.

En effet, un serveur venait d'en percuter un autre, et un aquarium déversait un flot d'eau et de poissons sur le cousin de Sa Majesté.

Apres un premier mouvement réflexe pour se reculer, le comte au contraire chercha donc à parer la catastrophe, et s'avança avec courage... et inutilité.

Il fut à son tour trempé, dépité, surpris, furieux et décontenancé à la fois.

Qu'avait poussé son geste ? Il n'en savait rien, le courage n'était pas pourtant la vertu qui s'accordait le mieux avec sa personne... mais surement s'était-il attendu à ce genre de chose, et attendu à ce qu'elles atteignent Condé...
On était à la soirée des bizarreries, non ?

François se tenait donc le plus droit et le plus digne possible, n'osant pas aider le prince à se remettre de ce flot dévastateur, sachant pertinamment que jouer le rôle d'un valet complaisant ne ferait sans doute qu'augmenter la honte qu'il subissait à l'instant.

Mais bien que François se trouvait lui-même dans une situation assez ambarrassante, il n'en perdait pas de sa verve. Et lorsqu'un plaisantin osa chercher à enfoncer le prince :


Citation :
"Tient, ça sent le poisson par ici!"

François répartit aussitot d'une voix forte pour se faire entendre de tous :

-Je dirais plutot que ça sent le roussis !!

Mais ses yeux qui lançaient des éclairs dissuaderent la foule de rire, comprenant qu'il était sérieux.

François ne pouvait croire que cet incident, si similaire à celui qu'avait subis la pauvre Sybélia, n'était qu'une coïncidence, mais il ne pouvait comprendre qu'on s'attaque ainsi à des Altesses.

Son regard foudroyant s'attarda sur chaque visage hilare, qui finirent par se calmer, refroidis...
Et puis, le rang de Louis de Bourbon aidant, ainsi que la répétition du malheurs, seuls ceux qui n'étaient pas présents a la chute du mûriers se gaussaient surement avec un véritable entrain...

François n'osait former des doutes sur quelqu'un, mais la conversation qu'il avait surprise entre Condé et D'Artagnan faisait malgré tout pencher ses soupsçons d'un coté...
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Elrohir
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Mer Jan 04 2006, 13:58

Elrohir rit en entendant ce que Besméatix disait. Il continua la conversation:

- Oui, je me souviens que vous vouliez éteindre toutes les chandelles pour nous mettre dans l'obscurité pour enlever le comte. Mais il y en avait des milliers. Donc, il fallait faire une diversion. Je me rappelle que je me suis accroché avec un rideau et jeté dans le vide. Toute la foule est venue pour m'aider, je pense que ça vous a facilité la tâche

Elrohir entendit un terrible bruit derrière eux et il continua de parler comme si de rien était

- Mais, comme vous ditez, c'était le bon vieux temps. Bonne soirée, on se revoit plus tard

Elrohir s'avança lentement vers le prince tout trempe. Il lui dit:

- Oh mon Dieu, vous voulez quelque chose pour vous essuyé

Il fouilla dans ses poches à la recherche de mouchoir. Il fouila rapidement, ne prêtant guère attention aux contenus de ses poches. Après quelques poches vides, il leva les deux bras à la hauteur de ses épaules et il dit:

- Eh!

Il se retourna et il alla rejoindre Héloise, qui lui tenait toujours son chapeau. Il s'inclina un peu et il lui dit:

- Puis-je avoir mon chapeau mademoiselle?

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Jean Racine
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Jan 05 2006, 01:17

Racine qui de plus en plus à l'aise allait répondre à Saint-Aignan fut surpris de voir l'expression du visage de ce dernier se modifier avec une rapidité peu commune. En effet, le visage de François se crispa, devint blême et ses yeux s'écarquillèrent !
Un seul regard sur ce que fixait ainsi son Protecteur indiqua au Dramaturge une autre démarche moins chevaleresque que celle du Comte. Il s'écarta d'un geste brusque alors que les flots de l'aquarium commençaient à se déverser sur le pauvre Prince de Condé. Il n'en oublia pas moins de tirer par la manche la Demoiselle brune afin qu'elle aussi échappe au carnage...

L'Ecrivain qui ne savait rien de l'épisode du murier, ne vit que drolerie dans celui qui se déroulait sous ses yeux ! Quelle maladresse pouvait amener à pareil geste ? Il réfréna rapidement son envie de rire lorsqu'il entendit les reproches adressés par François à tous ceux qui avaient la moquerie dans le sang.

L'Auteur se rendit compte qu'il avait gardé dans sa main la manche de la jeune femme. Il la lâcha précipitement et dit :


- Si j'ai froissé quelque peu votre habit Mademoiselle, j'espère au moins avoir sauvé votre coiffure de l'humidité ambiante !

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Evangéline
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Jan 05 2006, 16:25

Citation :
- Je suis enchanté de faire votre connaissance Mademoiselle, bien que j'ignore encore votre identité...
Ne vous inquiétez pas, je ne tente pas d'enterrer le génie de Molière sous ma Tragédie, je crois qu'il y a assez de place ici pour deux hommes de lettres qui s'illustrent de manière si différente.

Evangéline s'éventait gracieusement, tandis que Racine lui parlait:


*Bon sang qu'il fait chaud! Et cette odeur entêtante de parfum qui tourne... Insupportable! Mais qui peut bien porter une horreur pareille?*

Bien qu'écoutant toujours son interlocuteur, elle considéra du coin de l'oeil le Prince de Condé. L'odeur en question venait de lui, elle en était sure...
Lorsqu'elle ouvrit la bouche pour se présenter à Racine, elle fut brusquemment poussée sur le coté par celui ci. Elle eut à peine le temps de se demander s'il avait perdu la raison, qu'un grand fracas raisonna dans le Salon faisant taire tout le babillage ambiant. A moins de deux mètres d'eux, Condé se trouvait submergé par une vague d'eau et de crustacés en tous genre. La scène était si incongrue et si risible qu'Evangéline se mordit la lèvre, autant de mortification que pour réprimer un rire malvenu.

*Eh bien en voilà au moins un qui est raffraichi!*

Citation :
- Si j'ai froissé quelque peu votre habit Mademoiselle, j'espère au moins avoir sauvé votre coiffure de l'humidité ambiante !

La voix de son sauveur la tira de ses reveries, elle se tourna vers lui et lui sourit:

"Grand Dieu! Je préfère que mes boucles soient légèremment défaites plutot que de les voir ornées d'un poulpe!" -elle avait sensiblement baissé la voix en prononçant ces derniers mots afin qu'ils n'éteignent pas les oreilles de l'infortuné Prince- "En tout cas, je vous remercie Monsieur, sans vous, je ne jurerais pas de l'intégrité de mon honneur en cet instant!"

Elle rit alors de bon coeur en imaginant de quelle autre manière, la scène aurait pu tourner.

"Mais enfin, voilà que l'émotion me fait oublier mes bonnes manières! Evangéline de Montberry, qui vous tient en éternelle gratitude!"

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Prince de Savoie-Carignan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Jeu Jan 05 2006, 23:37

François-Xavier avait-il seulement entendu la réponse faite par Saint-Aignan à son anodine question? Rien n'était moins sûr... En effet, depuis l'arrivée du valet dans le salon, il respirait à peine, consacrant la moitié de son énergie à fixer le couple composé par le mousquetaire et la belle Héloïse, et l'autre moitié à tenter de passer inaperçu...

Le valet lui présenta le coffret... elle l'ouvrit... blêmit... Désormais elle savait. Elle était libre de son choix. Du moins François-Xavier l'espérait-il...

Alors qu'il observait toujours les deux amants, le coeur serré par la mine défaite de la demoiselle, François-Xavier vit un intrus s'immiscer dans l'intimité du couple. Apparemment, il s'agissait d'un autre mousquetaire, qui semblait avoir besoin de l'aide immédiate de son compagnon d'arme. Le Prince allait effacer cette vision de son esprit pour reporter son intérêt sur Héloïse, lorsqu'un détail en apparence anodin ressuscita son attention: les deux hommes se déplaçaient nonchalamment vers le centre de la pièce, tout en discutant fort allégrement, à en juger par leurs sourires détendus. Quel intérêt pouvait-il donc y avoir à arracher un homme à son amante dans le seul but de deviser avec lui, au centre d'une pièce massivement occupée, lieu hautement impropre à toutes sortes de discussions?

Un léger mouvement de foule déplaça quelques instants l'attention du Prince: un aquarium porté par deux valets traversait la pièce dans leur direction. Sur son passage, les courtisans s'écartaient... sauf l'étrange duo qui semblait tenir à sa place comme Job à son fumier...

De nouveau concentré sur les deux hommes, il fut le témoin d'un acte fort étrange: grâce à l'écart providentiel d'un courtisan, il put constater que l'un des deux hommes déplaçait discrètement sa main vers le pommeau de son épée, qui entama bientôt un lent mouvement ascensionnel...

A cet instant, un garçon bleu traversa la pièce d'un pas rapide, si rapide qu'il en frôla le mousquetaire.

L'inévitable se produisit: le serveur chuta de tout son long, violemment stoppé dans son élan par le fer de l'épée. Fort heureusement, son plateau était vide.... ce qui n'était pas le cas de l'aquarium qu'il heurta de plein fouet. Le monumental récipient vacilla dangereusement avant de libérer dans une onde glacée la faune et la flore qui faisaient sa beauté...

Telle la Mer Rouge se refermant sur l'armée de Pharaon, le contenu de l'aquarium se renversa... sur le Prince de Condé. Pendant quelques secondes, il disparut de la vue de tous, happé par ces flots tumultueux Lorsqu'elle refit surface, Son Altesse évoquait davantage le contenu d'un filet de pêche que le grand Prince qu'il était... ou qu'il fut.

Malgré le ridicule de la situation, rire aurait constitué un affront impardonnable, surtout en présence du Roi. Pourtant, certaines personnes ne s'en privèrent pas... Quelques départs de la Cour seraient probablement à prévoir dans les prochains jours... Fallait-il donc être stupide pour rire de Condé, cousin du Roi, en la présence même de ce dernier?

Alors que le Prince, riant sous cape, s'apprêtait à oublier le geste surpris -pourquoi aurait-il de la compassion pour ce royal cousin?- une idée lumineuse germa dans son esprit, une idée qui servirait à merveille ses projets personnels. Tout excité par cette nouvelle perspective, il décida de la mettre immédiatement à exécution...

Il jeta un oeil à travers la pièce: les mousquetaires semblaient s'être dissous dans la foule, mais il eut tôt fait de les retrouver. Le rideau pouvait donc se lever.

Kallistô et Ganymède l'observaient, silencieux malgré l'eau qui détrempait leurs membres. Le Prince leur adressa le signal convenu.

Brusquement, les deux tigres poussèrent de concert de terrifiants rugissements, à glacer d'effroi le coeur le plus endurci. Instantanément, la musique s'arrêta, les danses cessèrent, les conversations se turent: toute la salle comtemplait, médusée, les terribles prédateurs entourant le Prince.

Les trois coups avaient retenti. Le public attendait impatiemment le début du spectacle. Il était temps d'entrer en scène.

Son sourire le plus désarmant aux lèvres, le Prince s'avança vers le coeur de la pièce, jadis vivante. Un large cercle invisible semblait avoir été tracé autour de lui, tant les félins qui le suivaient jouaient à la perfection leur rôle dissuasif.

Embrassant la foule du regard, il s'éclaircit la gorge, se composa une voix des plus mélodieuses, et s'adressa à la masse des courtisans:


Vos Altesses, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je vous prie d'excuser mes fidèles compagnons des craintes qu'ils ont pu vous causer. Aucune éducation n'y peut rien changer: ils ne supportent absolument pas l'eau... ce qui en certaines circonstances peut s'avérer fort ennuyeux. Mais si ce soir je m'adresse à vous, ce n'est certes pas pour vous parler de Kallistô et de Ganymède.

Mon intervention n'a d'autre objet que celui de rendre hommage à cet hôte extraordinaire qu'est Son Altesse Royale. Mon arrivée ici est très récente, mais, pourtant, je ne cesse déjà de trouver un nombre infini de motifs de rendre grâce à Sa Majesté pour sa grandeur et sa générosité. En effet, mes voyages ont beau m'avoir conduit aux confins du monde, de la plaine gelée de Sibérie aux étendues enneigées du Nouveau Monde, en passant par les délices et raffinements de l'Orient, je peux vous assurer qu'aucun monarque, aucun empereur, ne peut prétendre à tant d'honneur et de magnificence! Pas même Alexis Ier, Tsar de Russie, qui passe pourtant, à juste titre, pour un grand souverain!

A ce propos, il me vient à l'esprit une anecdote qui, j'en suis sûr, saura maintenir votre attention en alerte. Cependant, je me dois de vous prévenir que, se déroulant à la Cour du Tsar, son panache est bien évidemment très inférieur à celui qu'elle aurait trouvé à la Cour de France, qui est, plus que toutes autres, une cour où le Respect et l'Honneur règnent en maîtres.

Cela s'est passé il y a quelques années, alors que le Tsar recevait en grande pompe l'un de ses neveux lointains. Bien que parents éloignés, ne s'étant quasiment jamais rencontrés, le souverain organisa un grand bal à cette occasion. Pourtant, force était d'avouer que le neveu tenait plus du drôle que de l'Altesse Impériale! D'ailleurs, c'est en vain que je m'étais échiné à lui trouver quelques qualités.

Le bal arriva, avec dans son sillage un vaste lot de médisances à son encontre. Toute la Cour y était conviée, de la Haute Noblesse au plus simple des courtisans. J'eut l'occasion d'y rencontrer le Comte Vadrovski, éminent gentilhomme jouissant pleinement de la faveur du Tsar. Le discours haineux qu'il me tint envers notre hôte de marque ne laissa pas l'ombre d'un doute sur les sentiments qu'il nourrissait à son égard.
Mais comment pouvais-je à cet instant soupçonner ce qui allait arriver? En effet, un peu plus tard dans la soirée, le pauvre neveu vit un plateau de coupes de vin se répandre sur lui. La gaucherie d'un serveur? C'est ce que l'on cru, avant qu'un témoignage accablant ne viennent accuser le Comte Vadrovski. Bien entendu, ce n'était qu'une maladresse de sa part, entendons-nous bien.

La rage du Tsar fut sans limites. L'opprobre jetée sur son neveu le frappait de plein fouet: Alexis Ier tient en très haute estime le concept d'Honneur familial.

La suite s'apparente à une tragédie sans nom pour cet ignoble Vadrovski, une tragédie qui pourrait, le cas échéant, intéresser monsieur Racine, ce jeune dramaturge ici présent dont Monsieur de Saint-Aignan m'a dit le plus grand bien...

Le Tsar retira au misérable ses Lettres de Noblesse. Mais cela ne suffisait certes pas à venger le crime commis. Il fut contraint de se défaire de tous ses biens. Sa femme qui jadis était l'un des plus beaux ornements de la Cour finit par ressembler à une ombre infâme...

Terrible histoire n'est-ce pas? Pourtant, elle est belle et bien réelle.

D'ailleurs, j'ai été fort surpris d'avoir été il y a quelques instants le malencontreux témoin d'un geste qui a en moi fort innocemment éveillé ce souvenir: celui d'une lame qui se dresse fort à propos alors qu'un serveur s'apprête à emprunter un passage jadis vacant. Le résultat produit est également le même: l'humiliation d'un Grand.


Pleinement satisfait de lui-même, le Prince se retourna alors vers le mousquetaire coupable, prêt à porter la mortelle estocade.

Monsieur.... Excusez-moi, mais, n'ayant pas été présenté à vous, j'ignore votre nom. Pourriez-vous s'il vous plait expliquer à cette illustre assemblée ce que faisait donc votre épée dressée sur le passage de ce malheureux serveur?

Le regard interrogateur, le Prince fixait le mousquetaire dans les yeux, prêt à le faire basculer dans le gouffre sans fin qui, inexorablement, s'ouvrait sous ses pieds.

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Jean Racine
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Jan 06 2006, 00:21

Racine n'arrivait pas à détacher son regard du tableau que formaient Condé et son entourage de crustacés. Pourtant, il se força à baisser les yeux pour ne pas marquer d'un affront supplémentaire cette soirée qui au départ avait pour but de s'amuser, comme quoi le Destin est imprévisible ! Le Prince aurait-il pu prévoir qu'après cet accident à la sortie de son carosse -histoire que la plupart des courtisans au courant s'empressait de répandre à travers tout le petit salon- il serait victime d'un quasi attentat par un homard ?

Citation :
"Mais enfin, voilà que l'émotion me fait oublier mes bonnes manières! Evangéline de Montberry, qui vous tient en éternelle gratitude!"

La jeune femme détourna l'attention du Dramaturge qui commençait à comprendre pourquoi l'Art de la Comédie pouvait être aussi interessant : railler l'épisode de Condé et son nauffrage sur scène aurait été applaudit dans tout Paris jusqu'à... ce que l'instigateur de la pièce soit pendu en place de grève ! Non, finalement, la Tragédie avait aussi ses avantages ! L'Auteur s'inclina une nouvelle fois lorsque son interlocutrice se présenta :

- Eternelle ? C'est un bien grand mot Mademoiselle de Montberry ! Je me contenterai simplement de votre charmante conversation.

Soudain d'énormes monstres avec des crocs menaçant se mirent à rugir faisant sursauter le Poète plus qu'il ne l'aurait voulu ! Des tigres ?! Ici ?? Le Dramaturge ne les avait même pas remarqués auparavant ! Pourtant, après les exclamations, silence fut fait : Le second Prince -de Savoie-Carignan, ce détail fut perçu par Racine alors que des chuchotements admiratifs se faisaient entendre- s'avança au milieu de la pièce et se mit à parler... Quelle éloquence, quelle aisance, quel charisme ! Si l'Ecrivain n'en était pas resté bouche-bée, il aurait applaudit le discours que débitait François-Xavier. Décidément, ce garçon l'intriguait plus que de coutume. Alors, lorsque le Prince parla de Racine, ce dernier fut aux anges !

Mais, après cette stupeur, une chape de plomb s'abattit sur le Salon et tous les regards se tournèrent vers l'accusé : on attendait son explication...

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Delphine de Valentinois
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Jan 06 2006, 02:32

Delphine de Valentinois, depuis son jeune age, adorait la danse. Seulement, danser avec un bon partenaire, cela n'etait encore que meilleur. Elle s'amusait donc a valser dans la salle sous les chandeliers qui illuminaient d'un grand eclat tous les sourires qui se voulaient discrets suite a l'incident.

Le Lieutenant et elle n'avait eu la chance que de quelques minutes de danse avant que la musique ne s'arrete, contrariant ainsi la duchesse. N'allaient-ils jamais avoir l'occasion de finir leur danse? C'est donc a contre-coeur qu'elle s'arreta au bras de D'Artagnan pour, quelques secondes plus tard, se jeter sur le cote, rentrant legerement en collision avec le mousquetaire en question, voulant se trouver a l'exterieur du chemin des deux felins. Sa robe frola tout de meme la fourrure d'un des deux gros chats. Elle les regarda, fascinee. Inconsciemment, sa main se glissa vers l'avant pour caresser le poil soyeux et blanc strie de noir au passage de la bete.

Soudainement, elle se rendit compte de son geste et retracta vivement de la main, alors que l'animal la contourna et fit un cercle autour du Prince qui commenca a parler. Delphine se trouvant juste a l'oree delimitante du cercle, en face de l'interlocuteur.

Ainsi, ces deux felins lui appartenaient? Elle leva la tete et ecouta attentivement ce qui suit, oubliant son mecontentement quand a l'interruption de ses mouvements de danse.

Ecoutant les propos qui furent expliques, puis l'accusation du Prince au mousquetaire. Delphine, tourna elle aussi la tete vers l'accuse. N'etait-ce pas lui aussi un mousquetaire? Un mousquetaire qui etait present a cet evenement, surement, n'etait-il pas sans grade. Elle tourna legerement la tete vers d'Artagnan sans lacher des yeux celui qui faisait face aux accusations et dans un murmure, elle lui demanda: "Le connaissez-vous?"

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Mes salutations distinguées,

Mlle Delphine de Valentinois

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Besméatix
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Jan 06 2006, 07:05

Besméatix avait pratiquement rejoint la Duchesse Aliénor de Goyave, fendant la foule tant bien que mal, lorsqu'un mousquetaire croisa sa route. L'élan de Besméatix fut interrompu pendant un bref instant, mais le Sous-Lieutenant pu poursuivre sa route après une fraction de seconde. À cet instant précis, deux rugissements se firent entendre, coupant court à toute agitation. Résultat, il se retrouva figé sur place, dans l'impossibilité de rejoindre la jeune femme, à qui il voulait offrir sa première danse à la cour. Il lança un regard impatient à la jeune recrue qui l'avait empêché de rejoindre son amie, avant de hausser les sourcils en signe de dépit...

"Décidément, cette soirée est riche en rebondissements..."

Très calme, Besméatix se tourna vers l'origine du bruit, tandis que le jeune mousquetaire qu'il avait croisé poursuivait sa route, allant probablement vers sa prochaine affectation. Il le vit, par ailleurs, sortir de la pièce, tournant vers la droite afin de rejoindre, probablement, les quartiers des Mousquetaires.

"Ah, ces jeunots... ils ratent toujours les moments les plus intéressants..."

Étrangement, quiconque dans la situation du Sous-Lieutenant aurait été inquiet. Après tout, était-il possible que son geste, des plus subtiles, ait été ignorées de tous les membres de l'assistance? Mathématiquement, c'était plus qu'improbable. Logiquement, c'était du délire. Besméatix ne doutait cependant pas d'une chose : les quelques témoins, ou du moins ceux qui croiraient avoir vu quelque chose, ne pourraient jamais avoir une certitude absolue. Du moins, pas au milieu de toute cette foule. Aussi, curieux, comme tout le monde, le Gascon attendait, suivant attentivement l'interminable discours du personnage qui s'avançait entre deux énormes félins, démonstration de pouvoir aussi spectaculaire qu'inutile, et qui était, semble-t-il, l'apanage des nobles de la cours de Fontainebleau...

"Bla, bla, bla... et où cela nous mène-t-il?"

Il le découvrit bien vite lorsque le Prince de Savoie-Carignan parla de coupes de vin renversées.

"Tiens donc... et que croyez-vous avoir vu, mon bon Prince? Un serveur trébucher sur une épée? Gageons que vous n'en serez pas aussi certain dans quelques secondes..."

Tel que le Sous-Lieutenant l'avait anticipé, le Prince se dirigeait vers lui. Bien vite, il prit une mine plus séante, et son visage trahissait maintenant la concentration et la surprise... bref, l'image même des expressions de ses voisins de foule. Ainsi il haussait les sourcils en temps voulu, écarquillait les yeux, reculait instinctivement à l'approche des tigres, semblait reprendre contenance, puis, finalement, coup de grâce, l'accusation tomba, et ce fut l'ébahissement sur le visage du Sous-Lieutenant Besméatix, à qui la surprise allait décidément très bien. Il tourna la tête à droite et à gauche, l'air de se demander si c'était bien à lui qu'on s'adressait, envoyant au passage, à la Duchesse de Goyave, un léger clin d'oeil ainsi qu'un sourire, l'air de dire "Pardonnez le contre-temps, cela ne devrait pas être bien long...", avant de finalement se pointer du doigt en formant le mot "moi?" avec sa bouche...

Le regard du Prince, dirigé vers lui, ne laissait place à aucun doute. La cible, c'était bel et bien lui, le Sous-Lieutenant Besméatix et ses vingt-trois ans de services dans l'armée française...

"Bien, le premier acte est terminé. j'espère que Monsieur Racine prend des notes, car la chute du deuxième acte sera brutale..."

Et alors, survint le revirement de situation. Besméatix, qui semblait alors suffoqué par la surprise, pris une pose plus décontractée... et on ne pouvait lire aucune trace d'intimidation sur son visage. En fait, c'est avec la plus grande politesse et avec beaucoup de déférence qu'il se présenta au Prince de Savoie-Carignan, s'inclinant légèrement et enlevant son chapeau au passage...

- Monseigneur le Prince, je suis le Sous-Lieutenant Besméatix, bras droit du Lieutenant des Mousquetaires de sa Majestée le Roi Louis XIV, Monsieur D'Artagnan, pour vous servir.

Légère pose, tandis que le nom même de l'illustre personnage faisait son effet sur la foule... À ce moment, il était fort à parier que biens des convives se demandaient comment il était possible que le Prince puisse accuser avec tant de conviction le bras droit d'un homme dont le nom même était synonyme de justice et de loyauté. Tout en lui même, tandis qu'il laissait le silence s'intaller quelques instants, Besméatix se régalait d'avance...

"M'est avis que plusieurs seraient surpris de connaître les formes que peuvent prendre la justice de D'Artagnan!"

Néanmoins, il devait poursuivre sur sa lancée...

- Au nom de cette cours, j'aimerais tout d'abord vous remercier de ce charmant récit dont vous venez de nous faire part.

Et il se chargea lui-même de démarrer la ronde d'applaudissements...

- Ce récit des moeurs des cours étrangères était, foi de Mousquetaire, fort divertissant. Le rapprochement que vous faites avec le cas présent l'est tout autant, croyez-moi, du moins de mon point de vu de protecteur de la loi.

Le Sous-Lieutenant Besméatix prenait maintenant ses aises, et fit quelques pas sur la droite du Prince, lui présentant son profil gauche.

"Et allons-y pour une petite histoire..."

- Et cela me rappelle, d'ailleurs, une enquête que nous avons dû mener, dans des circonstances similaires, et qui fut confiée à une nouvelle recrue. Un homme très prometteur, franchement, avec beaucoup de qualités... Bref, notre homme, lors d'un bal, avait cru discerner un acte répréhensible : un serveur avait trébuché, et renversé un gâteau en entier sur la tête d'une des convives. Hors, il se trouve que le serveur en question passait près d'un Comte qui avait eu, précédemment, une discussion plutôt houleuse avec la convive en question.

Lâchant l'assistance du regard, il fixa son regard sur celui du Prince, et parla avec sa bonhommie et son entrain habituel.

- Un peu comme votre Comte Vadrovski, d'ailleurs... étrange coïncidence!

Faisant de nouveau face à la foule.

- Hors, je crains que mes talents de compteurs soient plus limités que les vôtres, Majesté, mais la fin de cette histoire pourra possiblement vous intéresser. Notre jeune Mousquetaire, donc, croyait bien avoir aperçu la jambe droite du Comte s'étirer sur le passage du serveur, et en parla bien vite à son supérieur. Celui-ci, cependant, ne voulant pas créer de scandale, prit soin de vérifier certains fait. Bien rapidement, il apprit que ledit Comte se déplaçait avec une jambe de bois... et oui, celle de droite, et qu'il lui était strictement impossible de la déplacer avec aisance. Matériellement, l'homme ne pouvait absolument pas avoir commis le crime.

En disant cela, Besméatix se retourna vers le Prince de Savoie-Carignan, lui faisant face, et, lentement, fit descendre son regard vers son côté droit. À la ceinture du Sous-Lieutenant Besméatix, il n'y avait aucun fourreau, et donc aucune épée.

- Voyez-vous, Majesté, votre théorie explique bien des points, mais en oublie un majeur : comment un Sous-Lieutenant ne portant pas son arme aurait-il pu se servir de ladite arme pour faire trébucher un serveur?

La chute, pour la foule, fut des plus surprenante! Alors que tous attendaient un coupable, ils assistaient plutôt à la débâcle de l'enquête du Prince... ce qui était, avouons-le, tout aussi divertissant!

- Mais, Monsieur le Prince, rassurez-vous. Car le jeune Mousquetaire, qui avait été pris en défaut, occupe maintenant le poste de Sous-Lieutenant, et aime bien laisser son épée de côté lorsqu'il se présente à une fête. En effet, pour danser, c'est beaucoup plus séant! Néanmoins, votre hypothèse de travail était des plus élaborées et des plus originales, et mérite quelques considérations. Car il est bien évident qu'un tel plan, s'il eut été mis en action, aurait été, malgré qu'il me semble que seuls de brillants esprits puissent imaginer un tel complot, démasqué grâce à vos bons soins. Aussi, veuillez accepter l'expression sincère de mon admiration...

Le tout avait été dit sans la moindre petite trace d'ironie, et le Sous-Lieutenant Besméatix, qui était plus que satisfait de sa performance, s'inclina légèrement devant le Prince. Se redressant, ses yeux revinrent se planter dans ceux du Prince de Savoie-Carignan, et n'exprimaient que politesse et admiration. Mais intérieurement, ses pensées étaient toutes autres...

"Ne fait pas cette tête, petit... Des nobles comme toi, j'en bouffe au petit déjeuner depuis des années! Ah, sacré D'Artagnan... toujours entrain de me filer le sal boulot... Faudra penser à m'augmenter!"


(HRP : J'ai copié ton idée pour les couleurs... ça fait plus clair... Wink)
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: le petit salon du Roy   Ven Jan 06 2006, 07:37

Lorsque la Duchesse de Valentinois mentionna la métamorphose du Prince de Condé en éponge de mer, le Lieutenant des Mousquetaires fut lui aussi saisit d'une quinte de toux incontrôlable... Cela valait mieux que de carrément s'esclaffer! En toute autre circonstance, et surtout si le Prince de Condé eut été un personnage plus sympathique, le Lieutenant auraient peut-être pu ressentir une pointe de culpabilité. Mais dans le cas présent, justice avait été faite...

Aussi, c'est l'esprit libre qu'il suivit la Duchesse sur le plancher de danse, laissant ses pieds exprimés son allégresse. Ce qui était d'autant plus facile que sa partenaire semblait partager la même joie, et leurs pas semblaient s'accorder parfaitement. Quiconque aurait bien observé, en cet instant, le Lieutenant D'Artagnan, aurait remarqué que l'homme semblait avoir subitement rajeunit de dix ans... Évidemment, les mauvaises langues chuchoteraient probalement que c'était là un effet visible de l'attrait exercé par la Duchesse de Valentinois... et peut-être ces mauvaises n'étaient-elles pas si loin de la réalité, au fond...! Car le sourire de la Duchesse de Valentinois n'était pas sans troubler le Lieutenant... qui luttait néanmoins contre cette drôle d'impression...

"Voyons, D'Artagnan... tu n'as plus vingt ans, quand même!"

Encore une fois, néanmoins, il sembla que le destin allait s'interposer entre D'Artagnan et cette fameuse danse qui lui avait été promise. Destin qui se présenta sous la forme de deux rugissements et d'un petit Prince s'avançant au milieu de la foule. Le mouvement général indiquait bien que le Prince de Savoie-Carignan se dirigeait vers eux, et il sentit que la Duchesse de Valentinois s'était rapproché de lui afin de s'écarter du chemin des félins. Doucement, il la fit pivoter afin de se retrouver entre elle et les deux tigres, prêt à tirer l'épée si les deux bêtes devenaient hors de contrôle... comme la situation, d'ailleurs! Car le regard de D'Artagnan était maintenant fixé sur son collègue Besméatix, qui était sur le point de se faire accuser publiquement. Ce dernier, néanmoins, affichait une belle confiance, ce qui rassura D'Artagnan. Et il remarqua ensuite quelque chose qui acheva de le rassurer... L'accusation tomba, Besméatix joua son rôle à merveille... avant de retrouvé une posture plus séante.

En réponse à la question de la Duchesse de Valentinois, D'Artagnan se pencha vers elle et, dans un sourire et non sans une certaine fièreté, lui répondit :

- Je vous présente le Sous-Lieutenant Besméatix, mon bras droit...

De fait, ledit Sous-Lieutenant se présenta lui-même, rendant inutile sa propre réponse... et il se lança ensuite dans un récit qui ne fut pas sans inquiéter le Lieutenant. Car Besméatix marchait sur un fil bien mince... mais il devait bien s'avouer que son Sous-Lieutenant le faisait avec une habilité plus qu'impressionnante! Le coup final fut, pour ainsi dire, aussi brutal qu'inattendu, et le Lieutenant entendit plusieurs de ces voisins pousser des exclamation de surprises. Décidément, ce n'était pas une bonne soirée pour la noblesse Française...

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Charles de Batz Castelmor

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