1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Contes et Nouvelles...

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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Contes et Nouvelles...   Lun Déc 26 2005, 15:54

... et voilà qui est fait. Je me sentais plutôt inutile, avec cette section poésie créée par Élizabeth... La poésie, c'est très bien, mais je n'ai aucun talent en la matière. Donc bref, afin que ceux qui sont un peu dans la même situation que moi puisse aussi se défouler sur leurs clavier, j'inaugure cette section, et j'en profite pour vous poster un petit quelque chose que j'avais écrit très rapidement, dans un sujet du même genre, sur Chevaliers... J'irais bien d'une petite composition originale, mais je n'ai pas beaucoup de temps ce matin... Wink

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Charles de Batz Castelmor

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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Lun Déc 26 2005, 15:56

La pluie tombait drue, et une mare avait remplacée le boulevard qui, de jour, était si achalandé. Sauf que la lune avait depuis longtemps pris la place qui lui revenait de droit, et l'artère noyée était déserte. Lentement, la course incessante des passants avait cessé. Un homme avait été témoin du déroulement des dernières heures. Se tenant immobile sous la pluie, son imper et son chapeau à larges bords depuis longtemps détrempés, il restait là, sans bouger, figé. Une mer de travailleurs l'avait submergé à la sortie des bureaux, mais il ne les avait pas vu passer. Pourtant, il avait été bousculé de tous côtés, et avait été déporté d'une dizaine de mètres sur sa droite. Mais son regard n'avait pas cillé.

L'oscurité était lentement tombé, le trottoir avait, par endroit, été éclairé par la lumière diffuse des lampadaires, des gens, souriants, avaient arpentés le boulevard, entrant dans les restaurants et dans les bars pour en ressortir quelques heures plus tard, plus éméchés. La pluie avait commencé à tombé, de plus en plus fortement. Tous s'étaient mis à couvert, mais pas l'homme qui, toujours, se tenait debout, les mains dans ses poches, immobile, le regard fixe. Dans tout ce décor, il était la seule constance. En plein jour, son imperméable gris avait semblé terne; mais dans cette demi-obscurité, noirci et alourdi par la pluie, il avait triste allure. Les bords du chapeau, qui, initialement, se tenaient fièrement, étaient depuis longtemps retombés légérement sur le côté. Et à l'heure actuelle, les vêtements de l'homme, sous son imper, commençaient à subir un sort semblable. Le veston serait bien vite imbibé d'eau, la chemise de soie serait gâchée et sa belle cravate devrait être épongée. Et tout ça pour quoi, au fait?

Pour cette petite lumière qui venait de s'alllumer dans la pièce du deuxième étage d'un immeuble en face, un peu sur sa gauche. Cette fenêtre, elle n'avait pas quitté son regard depuis les dernières heures. Il l'avait vu s'ouvrir, se fermer, s'éclairer, s'obscurcir... et finalement revenir à la vie, devant ses yeux, quelques secondes plus tôt. Tout au cours de ces évènements, l'homme avait été en proie au même questionnement. Il était venu avec l'intention de lui parler, de tout lui avouer, d'ouvrir son coeur et de lui confier toute son existence. Mais malgré toutes ces belles pensées que lui avait inspiré son amour anonyme, ses pieds étaient demeurés figés, comme si on avait coulé le trottoir autour de ses chevilles. Dans ses poches, ses poings étaient serrés, figés eux-aussi dans l'indécision qui hantait l'homme. N'eut été de toute cette pluie, probablement que seules ses mains auraient été moites...

Ainsi, il s'était vu cognant à sa porte. Il avait déposé un genou au sol et réciter les plus belles paroles, alors que elle, dans une magnifique robe de soirée, ses cheveux soyeux retombant sur ses épaules, semblait d'abord surprise, ensuite confuse, et finalement conquise par ce discours enflammé, digne des plus grands poètes et écrivains. Il s'était vu se relever en baisant sa main, et ensuite l'emmenant à l'opéra. Cette scène, il l'avait vu et reformulé au moins mille fois. Sauf que les billets d'opéra, dans sa poche d'imperméable, avaient depuis longtemps été réduits en miettes sous l'effet combiné de la pluie et de ses mouvements angoissés.

Finalement, il fit un pas vers l'avant. Une voiture passa, et la vague qu'elle souleva monta au-dessus de sa tête avant de finalement retomber, finissant d'aplatir son chapeau. L'homme se tenait encore une fois immobile, mais cette fois avec une jambe au-dessus du sol. Il avait été stoppé en plein milieu de sa deuxième enjambée. Calmement, il redéposa son pied au sol, tourna le dos à cette fenêtre qu'il n'avait pas quitté des yeux de l'après-midi. La tête baissée, il abandonnait...

Soudain, sous une impulsion peut-être irraisonnable, peut-être désespérée, il releva la tête et refit face à cette fenêtre qui, depuis des heures, le narguait. Et sans réfléchir, ses pas le portèrent de l'autre côté de la rue. Sans même le réaliser, il appuyait sur le bouton de son appartement.

- Oui?

Une voix mélodieuse... un voix envoûtante... mais une voix libre.

- C'est Robert.

Tiens, une voix affirmée... une voix confiante... était-ce réellement la sienne. Un silence...

- Qu'est-ce que tu fais ici?

Elle n'est pas contrariée. Seulement surprise...

- Je... voulais te parler.

Nouveau silence.

- Tu peux monter.

Un déclic. Il pousse la porte, et ses pas continuent de le porter comme par magie, lui faisant monter une série de marche. Sur chacun d'entre elle, il laisse une flaque. Mais cela, il ne le réalisera que dans quelques heures.

Lorsqu'il atteint l'étage, il est déjà moins confiant. Ses pas semblent plus lents. Sa belle résolution s'est envolée, son estomac s'est contracté sous la violence de ses impulsions refoulées. J'y vais, je n'y vais pas, j'y vais, je n'y vais pas... L'interrogation a repris. Mais machinalement, ses pieds continuent néanmoins de le mener vers une porte dans le milieu du corridor. Lorsqu'il y arrive, le questionnement est toujours présent. Et lorsque finalement il se dit "je n'y vais pas", la porte s'ouvre.

Elle se tient devant lui, dans une grosse robe de chambre de cotton bleu, ses petits pieds nus tentant de se réchauffer dans le tapis, une serviette recouvrant ses cheveux mouillés qu'elle vient à peine de laver. Malgré tout, elle est magnifique. À cet instant, c'est même la plus belle femme du monde. Une femme qui mérite tous les discours, une femme qui mérite les plus belles paroles, les plus belles éloges, les plus beaux poèmes, les plus beaux présents...

- Bonsoir Robert. Qu'est-ce que je peux faire pour toi?

Le son de sa voix est toujours aussi doux, mais assourdi par les propres battements de son coeur, qu'il entend se répercuter dans ses oreilles. Il est terriblement nerveux, et veut tout dire en même temps. Toutes ces belles phrases qu'il s'est répété, toutes ces belles comparaisons qu'il a imaginé..

- Je... enfin... je voulais te dire que... tu... mais...

Et tout se bouscule, pour finalement aboutir à trois petits mots, depuis trop longtemps retenus.

- Je t'aime.

Il se sent ridicule, et baisse un peu les yeux. Il fixe ses petits pieds, s'attendant à les voir se tourner et disparaître derrière la porte... mais ils sont toujours-là. Un instant s'écoule, mais qui semble duré une éternité. Soudain, le petit pied de droite fait un pas vers l'avant, rejoint par son collègue de gauche. Une petite main vient se coller sous son menton, afin de l'aider à relever la tête. Il voit alors deux beaux grands yeux verts, un peu humides, et un sourire comme il n'en a jamais vu. Et comme dans son rêve, elle vient se blottir dans ses bras, tout contre lui.

Et il se tient là, ne sachant trop comment il a réussit ce petit miracle, mais le coeur comblé et emplit d'une grande fierté.

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.... l'avantage de la poésie, ça que ça ne donne pas des briques de ce genre à lire...! M'enfin... pas ma faute...! Wink

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Charles de Batz Castelmor

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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Lun Déc 26 2005, 16:23

LOL !
Et quand le "presque envie" devient une obsession...

clap clap... j'aurais terminé par la mort des deux avec un chandelier qui leur tombe sur la tête... mais... bon, tout ne peux pas forcément bien se finir !

Allez, duchesse, voilà votre domaine !LoL

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Lun Déc 26 2005, 17:48

ben les miens ils sont si courts !!! ouinnnnnnn !!!!!!!!!!!!!!
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Mar Déc 27 2005, 00:25

meuh non je suis sûre qu'ils sont tres biens, vos contes !

Faut pas se décourager en lisant celui de D'artagnan... même s'il y a de quoi...

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Mar Déc 27 2005, 01:15

Dans les eaux profondes de l’océan se trouvait une ville sous- marine, elle était resplendissante, pour y accéder, il fallait se laisser couler, couler, traverser le noir encre de la mer puis descendre alors vers une lumière éblouissante qui faisait changer la couleur sombre de l’eau en un bleu cyan magnifique.




Alors vous arrivez à cette cité où les sirènes étaient plus belles les unes que les autres, où les anémones de mer ne diffusaient aucun poison,




où les rouges, les jaunes, les bleus et toutes les couleurs magnifiques se côtoyaient en habillant les poissons



. Toutes les huîtres étaient perlières.




Cette cité était née il y a des milliers d’années, à l’époque où les Dieux dominaient les mondes, à l’époque où l’homme naissait et avec lui la femme. Le Seigneur des mers avait rencontrée une si belle femme qu’il en était tombé amoureux, elle avait le chant le plus pur, sa voix faisait pâlir de jalousie les rossignols. Sa chevelure avait la couleur du blé au soleil. Mais cette beauté Nemiä était née pour la Bretagne, elle était destinée à être la mère des bretons. Alors le Seigneur des mers décida de changer tout cela, il déchaîna une tempête qui ravagea la Bretagne pendant des jours et des jours. Alors les Bretons demandèrent aux Dieux de faire quelque chose pour calmer la furie du Seigneur des mers. Alors le Père des Dieux alla voir le Seigneur des mers, lui demandant ce qu’il voulait, « Nemiä que je veux et je n’arrêterais que lorsqu’elle sera mienne ! »
Nemia alors décida pour sauver la Bretagne de se sacrifier. Le Seigneur des Mers fit de Nemiä le plus belle et la première sirène





Mais ses parents et amis demandèrent au Seigneur des mers à l’accompagner, comme il n’était pas un mauvais Dieu, il accepta et les transforma en sirènes pour qu’ils puissent vivre sous l’eau avec Nemiä, ainsi naquit la race des sirènes et la cité sous-marine.




Si vous entendez le chant des sirènes, rien au monde ne pourra vous empêcher ce plonger pour rejoindre la cité, c’est que vous y aurez été appelé.
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Mar Déc 27 2005, 23:37

Adrien de Chastignac a écrit:
Faut pas se décourager en lisant celui de D'artagnan... même s'il y a de quoi...

Merci pour le compliment dissimulé... Wink Mais en effet, il ne faut pas se décourager... car mademoiselle la Duchesse vient de nous montrer qu'il est tout à fait possible d'écrire un conte qui soit à la fois beau, intéressant et concis, tandis que moi je m'évertue à pondre des briques pas croyables qui pourraient possiblement être réduites de moitié...! Wink J'ai très apprécié la lecture de votre histoire, Mlle la Duchesse, et les illustrations qui viennent avec sont magnifiques... Smile

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Charles de Batz Castelmor

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Duchesse
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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Mar Déc 27 2005, 23:57

je vous remercie, Seigneur d'Artagnan, vos compliments me vont droit au coeur et je les apprecie grandement. big grin
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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Jeu Déc 29 2005, 08:01

Paris, 1908, le soir... À cette heure, les derniers bourgeois quittent les demeures de leurs riches amis. On se quitte en s'embrassant, dans des effusions souvent feintes et exagérées, en se promettant de recommencer dans un futur rapproché. Un couple s'éloigne sur le trottoir, s'avançant vers leurs fiacres stationnés près de la grille d'une vaste demeure. Chemin faisant, tandis que leur hôtes, retrouvant le confort de leur demeure, se gaussent des habits démodés de leurs visiteurs, ils discutent à voix basse de ces mauvaises copies d'oeuvres d'art, visiblement accrochées sans aucun soucis d'harmonie globale dans le seul et unique but d'épater la galerie. Et bien la galerie s'éloignait en rigolant, les nombreuses coupes de champagne aidant.

Dix mètres plus haut, accroché à la corniche d'une demeure voisine, un homme les observe, immobile. S'il le voulait, il pourrait très bien évolué silencieusement, sans que personne ne l'entende ou remarque sa présence. Simplement, il est invité à dîner, la semaine prochaine, dans la demeure que vient de quitter le couple, et tente de recueillir quelques ragots. Sourire frondeur aux lèvres, il se laisse redescendre à la hauteur de la fenêtre du dernier étage, grâce à un système de poulis qu'il a installé silencieusement sur le toit quelques minutes plus tôt. De sa poche, il tire une lame. Fait étrange : la main qui tient l'outil est gantée. Qui a-t-il d'étrange à ce qu'un voleur soit ganté? Ou plutôt... pourquoi un cambrioleur voudrait-il exercer son métier avec des gants de cérémonie?

Ce détail, néanmoins, ne semble pas arrêter notre homme. Avec précision, après avoir stabilisé sa position, il trace un cercle sur la vitre. Sans se presser, avec, semble-t-il, une certaine insouciance, il range la lame de diamant dans sa poche. D'un doigt, il appuie sur le haut du cercle qu'il vient de tracer. Le morceau de vitre pivote, sur son diamètre, et il disparaît bien vite dans la poche du visiteur nocturne.

Si quelqu'un c'était trouvé, à cet instant, à l'intérieur du salon, il aurait sans doute remarqué que le rideau était maintenant agité de quelques soubresauts, sous l'effet de la brise pénétrant maintenant dans la pièce. Mais aucune âme qui vive n'occupe encore ces lieux : après tout, voilà bien trois heures que le mystérieux homme ganté a quitté son hôte. Sa main passe au travers du trou, et aggrippe le verrou de la fenêtre. Un petit geste vers le bas... on ressort le bras... et on soulève la fenêtre, sans bruit. L'homme entre dans la pièce, défait la corde qui le retenait, et referme la fenêtre. Immobile, dissimulé derrière le rideau, il écoute, attentivement. De la pièce voisine, un bruit monte, avant de retomber. Il se répète, encore et encore, régulier. Un homme ronfle.

Rassuré, l'invité surprise écarte les rideaux et embrasse la pièce où il se trouve du regard. Sur les murs, de riches tapisseries, rehaussées de fils d'or et d'argent, alternent avec les tableaux de maître, authentiques, ceux-là : ici, un Van Gogh... là, un Rembrandt. Sur un autre pan de mur, dans un présentoir, d'inombrables pierres précieuses : saphir, émeraudes, perles de grosseurs phénoménales, parfois disposées sur des montures dont le luxe n'a d'égal que les pierres qu'elles supportent. Près du présentoir se tien, bien droite, une armure du XIIIe siècle, vestige de l'époque glorieuse des Chevaliers. Elle fixe du regard une bibliothèque garnie d'ouvrages anciens, dont les étagères supportent aussi le poids de queqlues statuettes sculptées par des grands artistes, et souvent rehaussées de quelques pierres... quelques morceaux de diamants, de rubis...

D'un oeil connaisseur, l'homme évalue le tout, laissant traîner son regard sur chaque mur. Tout ceci, il l'a vu quelques heures plus tôt, mais éclairé. Maintenant, il était dans le noir... mais tout cela lui était accessible. Nouveau sourire, un peu ironique, alors que l'homme s'avance dans la pièce. Lentement, il se dirige vers l'armure, qui ne quitte plus maintenant son champ de vision. Le sourire, d'abord ironique, semble maintenant contenir une certaine dose de reproches. Et l'homme s'arrête, à un pas du faux Chevalier.

Quel secret porte cet amas de feraille, pour ainsi détourner l'attention du célèbre gentleman-cambrioleur de toutes les autres richesses contenues dans la pièce? Quel joyau est dissimulé à l'intérieur de ce heaume, ou encore à l'intérieur du torse métallique? Y aurait-il une pierre, d'une valeur assez exhorbitante pour rendre dérisoire tout le reste de la pièce, dissimulée quelque part sur ce monstre de fer? Serait-elle incrustée dans le manche de l'épée? Ajoutée à la décoration du bouclier? Dissimulée, à la vue de tous, dans l'insigne qu'arbore l'armure sur son coeur? Dans un coude?

Lentement, l'homme approche ses mains du visage du Chevalier. Elles sont ouvertes, de chaque côté du visage chromé, et elle remontent vers le haut... rencontrant finalement le rebord feutré d'un chapeau haute forme. Il le soulève avec précaution, et le repose sur sa tête.

"Dévalisé par une armure... Décidément, mon p'tit Lupin, faudra désormais être sur tes gardes!"

Il pose une main amicale sur l'épaule de l'homme de fer, afin de lui signifier qu'il ne lui en tiendra pas rigueur, et lui tapote affectueusement la joue. Finalement, il se retourne et quitte les lieux, par l'endroit même où il est entré, sans aucune attention pour les autres objets de valeur. Quelques instants, la fenêtre est close, et l'homme disparaît par les toits. Dans la pièce qu'il vient de visiter, rien n'a changé, hormis trois choses : la fenêtre a été percée, l'armure a perdu le chapeau dont elle avait fait l'acquisition plus tôt dans la soirée... et une petite carte de visite est collée à son torse. Sur la carte, on peut lire :

Arsène Lupin a pu apprécier à sa guise la collection du Baron d'Hautrec. Maintenant qu'il a la certitude que tout est authentique, il reviendra prendre possession de ses biens la nuit prochaine.

--------

Voilà... ça m'a pris subitement à 2h20 am... allez savoir pourquoi...! Mais bon, le fait de lire en rafale les aventures d'Arsène Lupin m'a quelque peu inspiré... Élizabeth disait "Vive Dumas!" (en prononçant à la Française, et non à l'Anglaise...!)... Et bien moi je dis : Vive Maurice Leblanc!

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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Jeu Déc 29 2005, 13:34

Citation :
Élizabeth disait "Vive Dumas!"

Non seulement je le disais, mais je le dit toujours ! VIVE DUMAS !
J'attend de terminer "la croix de l'occident" de Max Gallo pour commencer "La dame de Monsoreau" qu'on m'a offert a Noël... mais j'me d'mande si je reprendrais pas la reine margot avant, histoire de verser encore deux ou trois grosses larmes... !

Quant à vos contes, à tous les deux, je dis : chateau bas !

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La clef tourna et un déclic indiqua bien à Pierre qu'il ne s'était pas trompé de clef, comme d'habitude. Il ne se trompait jamais. Il aurait fallu être distrait pour cela, et depuis un an, Pierre avait perdu toute notion de distraction.

Un crissement, un doigt qui s'appuie machinalement sur l'interrupteur, la lumière fut, quoique personne n'y fit attention.
Pierre s'assit lourdement sur une chaise, sa journée avait été harassante, comme d'ordinaire.
De la paperasse, encore et encore, mais lui, ponctuel, terminait toujours son travail à l'heure.

Un petit cling, le doigt qui s'appuie sur le bouton, le micro-onde qui s'ouvre. Pierre revint a sa place en traînant des pieds, le regard vague, sans aucune considération pour le fumet du repas préparé. Le même chaque jour.
Il le mangea avec autant d'intérêt qu'il ne l'avait regardé, et puis jeta le plastique à la poubelle avant d'aller se coucher.
30 ans, et déjà vieux.

Il fallait monter un escalier, puis emprunter un couloir, tourner une poignée, et cela, Pierre le faisait chaque jour, à la même heure.

Il contourna son lit à deux places afin de s'asseoir sur celle la plus proche de la fenêtre.
Il n'avait jamais dormis de l'autre côté du lit.

Il retira ses chaussures qu'il laissa là, comme attendant que le père Noël ne les remplisse, et se déshabilla lentement, sans émettre le moindre son, on ne l'entendait pas souvent Pierre.
Puis, en soupirant, il se glissa sous ses couvertures. Elles grattaient, mais peu importait. Elles étaient là un an plus tôt.

Il ferma les yeux, toujours le même visage devant lui, mais il ne lui avait jamais sourit. Pierre ne souriait à personne.
Pas même à sa femme.

Elle ne lui apparaissait plus qu'en songe, plus qu'en rêve, il n'était plus jamais allé la visiter et elle était désormais seule, dans son caveau.

C'était il y a un an. Pierre et sa femme, dans une voiture. Le bonheur. Elle venait de lui annoncer qu'elle était enceinte. Pierre se souvenait encore des larmes qui humidifiaient le coin de son oeil. Et pourtant, ce n'était pas un sentimental le p'tit Pierre.
Il conduisait, le visage rieur, il passait la première, la seconde, puis la première... un stop. Personne, il accélère.
En face, un poids lourd.
Il va vite.
Il va trop vite.
Il zigzag.
Pierre grommelle, et puis prend peur. La sueur descend de son front. Ils se rapprochent, et l'autre va à contre sens. Il est si proche !
Elle crie. Il freine.
La voiture fait un tête-à-queue, du silence, comme le silence qui précède la mort. Le chauffeur ivre les percute avant que leur manœuvre soit finie. C'est sa femme qui prend tout, tout.

Il s'est simplement souvenu d'une lumière blanche et floue, quelques semaines après l'accident. Un bras et quelques côtes fracturées, ce n'était rien. Rien comparé à la vie perdue. Il était veuf, a peine papa.
Le médecin de l'hopital lui avait annoncé ça d'une voix compatissante, prêt a le plaquer sur son lit s'il commençait a se débattre.
Mais il n'avait pas réagis, et la blouse blanche avait répété, croyant ne pas avoir été entendue. Les yeux de Pierre étaient pourtant restés mornes, comme sans vie, et n'avaient plus jamais retrouvé leur éclat.

Il n'avait pas comparu au jugement du chauffeur, il avait, ce jour-là, visité le cimetière. Et il l'avait vu, cette tombe neuve, brillante, pas de mousse, pas le lézards, il n'avait même pas serré la mâchoire, il était simplement resté là, mort parmi les morts.

Maintenant, il dormait.
Mais il se réveilla. C'était bien la première fois depuis un an. Il était en sueur, aux aguets, et passa la main sur sa joue.
Il l'avait senti, pourtant, ce courant d'air... comme une caresse.

Il se leva précipitamment et ouvrit brusquement les rideaux. Dehors, il faisait nuit, et la fenêtre était toujours fermée.

Les yeux de Pierre ne pouvaient exprimer qu'une seule chose à la fois.
Et là, ils étaient mobiles de désarroi.

Il finit cependant par retourner à son plumard, refermant les rideaux derrière lui, convaincu d'être fou.
Il s'assit comme tout à l'heure, mais les ressorts du lit qui crissèrent, crissèrent un peu trop à son goût. Il se retourna alors vivement, le cœur battant la chamade, prêt a apercevoir un intrus qui dormait avec lui. Impossible, il avait refermé la porte d'entrée au verrou. Il en était sûr.
Mais alors... pourquoi le renfoncement du lit du côté préféré de sa femme était-il... plus profond que d'habitude ?

Hallucination de nuit, mon pauvre Pierre, il fallait que cela t'arrive un jour!

Il se recoucha et se rendormi tant bien que mal, s'assurant une nouvelle fois qu'il n'avait rien vu.

Le lendemain, samedi, Pierre se leva à 7h30, comme tous les jours, et partit se débarbouiller à la salle de bain.
Aujourd'hui, il ne travaillait pas, et faisait son ménage.
Il partit d'abord donner son linge à laver, une fois son petit déjeuner avalé.
Enfin, après avoir fait les poussières, les carreaux, la vaisselle, Pierre put manger, ni content, ni fier, simplement groggy.
Cette après midi ? Rien. Juste un peu de lecture. "La divine comédie" de Dante. Depuis huit mois qu'il lisait et relisait ce livre, il ne s'en lassait jamais. Passant de l'enfer au purgatoire, mais n'entrant jamais au paradis.
Pierre n'était plus croyant, mais le livre était le seul qui avait survécu a son désintéressement. Il ignorait pourquoi. Peut-être parce qu'il ne l'avait pas trouvé dans sa bibliothèque, mais dessous ? Il avait déjà vu sa femme le lire. Une fois.

Le gong de l'horloge sonnait sept heures. L'automate qu'il était posa le livre sur sa table de chevet, doucement, machinalement, parfaitement droit, épousant les lignes du bois.

Et puis il se releva de son lit pour n'aller que se faire couler un bain. Il resta à côté, se déshabillant avec lenteur, écoutant les bruissements de l'eau qui l'apaisait.
Pierre aimait écouter. Il n'aimait pas voir, simplement écouter, parce qu'il n'imaginait plus.
Nu, il plongea dans l'eau tiède, et ses muscles se détendirent. Il sentit pour la première fois de la semaine quelque chose d'apaisant. Il se sentit bien. Bien était le mot juste.
Il ferma les yeux, pensant à l'eau qui continuait de couler, jusqu'a remplir entièrement sa baignoire.
Il l'arrêta, se lava, et sortit.

Ses cheveux ruisselaient, Pierre se mit un peignoir sur le dos. Sa peau blanche ne frissonnaient plus, insensibilisée, telle son âme et son être.

Il se regarda dans le miroir, se frottant sa barbe naissante. Il aimait toucher, il n'aimait pas voir. Simplement toucher. Parce qu'il n'imaginait plus.
Il détourna son regard de la glace, mais laissa sa main sur son menton.
Et puis la fit tomber le long de son corps amaigris.

Le gong sonna huit heures. L'heure du repas. A 8h45, c'était l'heure où Pierre posait son pied sur la première marche de l'escalier, montant se coucher.

Pierre ne vivait plus que par habitude.

Il se réveilla en sursaut, en sueur, pour la deuxième fois de la semaine. C'était trop fort ! Deux fois en deux jours, les deux premieres fois depuis un an !
Pierre se promis que se serait les dernières, tout en se levant.
A cet instant, la pendule indiquait une heure un quart.

Pourquoi s'était-il réveillé ? Il l'ignorait jusqu'a ce qu'il l'entendit a nouveau, ce grattement sur le mur d'en face.
Pierre n'aimait pas voir, mais en cet instant, écouter lui fit peur. Parce qu'il imaginait.
Il alluma sa lampe de chevet, et s'arrêta de respirer.
Un fusain était sur le sol, comme tombé, alors qu'on l'avait interrompu en plein travail.
Mais les yeux effrayés de Pierre glissèrent du fusain au mur.
En gros, en noir, était simplement écrit : JE NE T'

Pierre ne compris pas. Son cœur allait exploser. Il n'avait pas ressenti une telle peur depuis l'accident. Quoi je ne t' ? Mais ce n'était pas ça qui lui faisait peur.
Ce qui lui faisait peur, c'était qu'il ignorait qui était là, à l'instant.
Mon Dieu ! C'était bien la première fois qu'il pensa à lui, à Dieu.

Et puis il l'entendit de nouveau, ce crissement, mais plus lointain, dans le couloir.
Mon Dieu ! Pensa-t-il de nouveau.
Et il se leva précipitamment, une lampe-torche à la main, trouvée dans son tiroir, qui lui servait lors des pannes de courant.

Il ouvrit fébrilement la porte de sa chambre, et sentit la moquette chatouiller ses pieds nus. Il balaya avec sa lampe tout le mur, et révéla, au fond, quelque nouveau écrit. Pierre couru. Il voulait savoir.

EN VEUX PAS.

Mon Dieu ! Pour la troisième fois.
Pierre sentit son crâne se comprimer.

Il revint sur ses pas, courant aussi vite que son cœur pompait. Il fonça presque dans sa porte, mais réussi à l'ouvrir à la volée avant.
Toute marque avait disparu.
Il se retourna alors, éclairant le couloir qui avait retrouvé la couleur de la nuit avec sa lampe. Là bas aussi, le bout de phrase avait disparu.

Il ne restait que le fusain, par terre, sur le parquet.
Pierre ne le toucha pas et se recoucha, bouleversé.
Il ferma les yeux, mais ne dormit pas. Il suppliait silencieusement. Il sentit encore ce frisson sur sa joue, aussi tout qu'une main de femme, mais ne rouvrit pas ses yeux.
Il s'attendait a ce que ce souffle d'air l'étrangle et l'étouffe.

Mais il ne l'étouffa pas.

Le lendemain dimanche, le fusain avait disparu.

Toute la journée, il essaya de se résoudre a se croire fou. Mais il n'y parvint pas.

Le soir, il ne s'endormit pas. Il attendait le crissement ou le frôlement. Ce fut le crissement qui vint le premier.
Il se redressa et alluma sa lampe de chevet, prêt à apercevoir l'intrus, mais rien, il avait été plus rapide, et seuls ses mots étaient restés sur le mur.

MOI

Comme une réponse à la question "qui êtes vous ?" qu'il ne cessait de se poser.

-Qui ??

Hurla-t-il. C'était la première fois qu'il parlait chez lui.

Il entendit que ce visiteur inconnu écrivait dans le couloir, et se hâta a sa rencontre, haletant.
Mais il était partit, et simplement ces mots :

MOI

Alors les yeux de Pierre brillèrent dans la nuit. Il abaissa sa lampe torche, espérant d'un espoir de fou, désespérant d'un désespoir tout aussi fou. Parce que provoqué par la même idée.

-Marie ? souffla-t-il.

Le bruit. La course. Le moi avait disparut, remplacé par un

OUI

Pierre ne respira plus. Il suait, tant d'avoir courut que de la réponse donnée.
Il pensait, enfin oui, il pensait qu'il n'était peut-être pas fou.
Mais alors qu'il continuait de penser, encore ce bruit. Il n'avait pourtant posé aucune question.

Il marcha dans le couloir, soufflant comme un bœuf.
Et simplement ce mot

NON

Pourquoi ce non ? L'homme se sentit chanceler. Quoi ? Ne voulait-elle pas ? Elle voulait le laisser ici ? Le laisser dépérir ? Elle, car c'était elle, il en était sûr.
Elle avait répondu a ses réflexions. Elle ne voulait pas l'aider.

Il rentra dans sa chambre, alerté de nouveau. Encore un NON, effaçant le premier OUI, encore un NON, montrant sa résolution.
Pierre pleura. Mais les crissements s'arrêtèrent. Son espoir s'était envolé.
Les caresses cessèrent également.

Plus rien de bizarre dans la semaine qui suivit. Tout était redevenu normal, comme avant, seul Pierre avait changé.
Ces évènements s'étaient-ils réellement passés ?

Pierre n'en dormait plus.
Il restait, les yeux ouverts, observant le plafond comme un mort. Il travaillait comme un robot, il ne mangeait plus qu'avec dégoût et désespoir.

Si il avait été autrefois un automate, a présent, c'était un mort-vivant.

Elle n'avait aucune pitié, avait-il pensé, le dimanche d'avant.
Ce dimanche-ci, il ne pensait plus rien.

Haguard, il était allongé, à neuf heures pile, et attendait on ne sait quoi.

Mais elle avait de la pitié.

Un souffle sur sa joue, une caresse, ses lèvres glacées, un baiser.

-Aide moi.

Pierre s'était réveillé et, comme s'il n'attendait que cela, se leva d'un bond.
Il n'avait plus qu'un espoir, et, sûr que cet espoir n'était pas fou, il n'agissait qu'a sa réalisation.
Il s'avança dans ce couloir, sentant ce souffle qui le suivait, et ouvrit la porte de sa salle de bain. Il n'alluma pas la lumière, bien qu'il fasse nuit noire. Il connaissait sa maison par cœur.
Il ouvrit le robinet d'eau de sa baignoire. Se regarda dans le miroir, un sourire se devinait sous ces deux petites étoiles qui brillaient dans le noir.

Il se déshabilla et plongea dans l'eau.
Il sentit ce souffle sur son torse.
Mais ce n'était plus une caresse, ce n'était plus un baiser. Il sentit ce souffle appuyer et appuyer encore, alors qu'il s'enfonçait dans l'eau.
Et Pierre sourit.

* *
*


La police vint forcer sa porte le mardi, alors que ses collègues s'inquiétaient de sa première absence non justifiée depuis la mort de Marie.

Il ne trouvèrent rien, ni écritures, ni fusain.

Il ne trouvèrent que Pierre, noyé dans sa baignoire. Il souriait.

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Dernière édition par le Dim Jan 01 2006, 11:00, édité 1 fois
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Duchesse
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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 03:23

Ce soir de printemps naissait une fille ravissante dans la cabane du fermier, si ravissante que les fées décidèrent de se pencher sur son berceau et de lui donner tout ce qu’il fallait pour réussir une vie fantastique et heureuse, toutes les déesses vinrent, toutes ? non ! la fée de l’amour, de la compassion et de la tendresse eut un empêchement et ne pu se rendre à la ferme de ce bébé.

Alors elle grandit le cœur sec, elle était intelligente et elle avait l’esprit vif et alerte. Tout le monde était en pâmoison devant sa beauté et son savoir, tous étaient attirés par elle sauf les animaux, les animaux instinctivement la craignaient, ils sentaient qu’elle n’était pas bonne comme son sourire semblait le montrer. Ils la fuyait, son chat que lui avait acheté sa mère n’acceptait pas ses caresses mais elle n’en avait cure.

Elle était devenue une superbe jeune fille qui brillait dans ses études. Et sa beauté s’était affermit et épanouie.

Un jour d’été, il faisait chaud et beau, elle se promenait dans la forêt quand un magnifique corbeau tomba blessé à ses pieds, elle le regarda fit un sourire et continua son chemin, alors le corbeau qui était en fait un sorcier, se métamorphosa, il avait la jambe cassé comme l’était la patte du corbeau.

-Jeune demoiselle, je vous trouve très indifférente pourtant vous savez le sourire. Puisque l’infortune des autres vous importe peu, je vous enlève le peu de sentiments que vous avez… à moins que vous ne préfériez les garder ?

-Les garder ? répondit la jeune fille, mais je n’ai rien à garder, je ne ressens rien, faites comme bon vous semble .

Et elle s’en fut sans se retourner, ricanant intérieurement.

Alors le sorcier lui cria

-Ricanez, mais si un jour votre absence de sentiment vous pèse trop dites : oh corbeau ! noir corbeau, viens me rendre ma vie !!

Lorsqu’elle entendit cela, la jeune fille s’arrêta et se mit à rire à gorge déployée sans se retourner toujours puis continua son chemin.

Le Lendemain, quand elle se leva elle ne fit pas attention qu’elle ne souriait pas comme d’habitude à sa silhouette dans le miroir. Elle n’eut pas envie de câliner ses parents. La nourriture n’avait plus de goût. Doucement son univers se réduisait, elle n’appréciait plus la cour que lui faisait les jeunes hommes de son entourage, elle ne travaillait plus aussi bien, elle n’y trouvait plus aucun plaisir.

Sa vie devint alors monotone, elle ne se fâchait pas, elle ne souriait pas, elle ne s’ennuyait pas non plus, elle était juste là. Les jours passaient, ses parents son entourage, ses professeurs s’inquiétaient, si elle respirait c’était parce que c’était mécanique, mais pas par désir. Tout ce qui était lié aux sentiments avaient disparus : le désir, la joie, la colère, la tristesse, l’ennui, tout était parti, elle était comme vidée de tout.

Les animaux n’avaient plus peur d’elle, elle n’avait pas envie de leur faire du mal, ni de les aimer non plus. Les animaux s’ils n’avaient plus peur d’elle, ne l’aimaient pas pour autant.

Alors doucement, les gens se détournèrent d’elle, elle n’alla plus s’instruire, elle ne sortait plus, elle se nourrissait juste ce qu’il fallait pour que la mécanique continua de tourner. Alors elle vit les autres vivre, les autres riaient, pleuraient, étaient heureux, malheureux, et elle ? elle ne servait à rien.

Elle se demandait ce qu’il lui arrivait et un soir d’été, elle vit tomber un oiseau, et elle se souvint du corbeau, elle prit l’oiseau le regarda et murmura

- oh corbeau ! noir corbeau, viens me rendre ma vie !!

Alors l’oiseau qui n’était pas un corbeau prit vie et c’était encore le sorcier qui cette fois n’était pas blessé, il la regarda et lui demanda

-que veux-tu au noir corbeau ?

-Je veux qu’il me rende mes sentiments !!

-Mais je croyais que tu n’en avais pas ? qu’il t’importait peu de les perdre puisqu’ils n’existaient pas chez toi ?

-c’est ce que j’ai cru répondit la jeune fille, mais je me trompais, j’avais des sentiments même si je ne les avais pas tous, même s’ils étaient enfouis, je les avais et je vivais, maintenant que je ne les ai plus, je suis comme morte !

-Alors dit le sorcier, tu admets que vivre c’est avoir des sentiments ?

-Oui, mais je n’ai jamais éprouvé d’amour ni de compassion, la fée n’a pas pu me les donner,

et deux larmes coulèrent sur ses joues, elle les essuya sans réaliser que c’était la première fois qu’elle pleurait.

Le sorcier lui dit alors :

-Nous les sorciers, sorcières, mages et fées n’avons pas le pouvoir de donner des sentiments, nous les faisons ressortir c’est tout ! je ne t’ai pas privé de tes sentiments je n’en ai pas le pouvoir, je t’ai simplement rendu sourde à ton cœur. Si tu veux vivre, aimer, rire, pleurer, si tu veux penser à une autre personne que toi, tu retrouveras tes sentiments.

Il redevint oiseau et s’envola.

Alors à ce jour la jeune fille retrouva toute sa gaieté et elle ressentit des sentiments nouveaux, les animaux l’approchèrent, elle était enfin devenue une vraie humaine.
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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 04:15

mince!!!! mortifie

Rah! C'est quoi cette sections de briques??? ISA!!!! Tu m'avais pas dit que pendant mon absence, ils avaient decide de construire la muraille de Chine! ******!

*deroulant le premier parchment pour lire*
*regarde le parchment continuer de derouler...tombant dans les escaliers...deroulant...tombant...rebondissant...continuant de tomber plus bas...toujours plus bas jusqu'au bas des escaliers, se heurter contre le mur et continuer a se derouler encore un peu, mais s'arretant puisqu'il n'y a plus de momentum, le rouleau etant trop lourd pour continuer a se derouler seul sans la gravite.*

mortifie Hum, quelqu'un a vu mes lunettes??? Et oh la bas! Oui toi avec les caisses de chandelles, je les prends toutes! ... Je sens que je vais prendre racines devant mon ordi a essayer de lire tout ca...lol

En passant...j'ADORE les nouvelles!!!! J'ai ADORE mon secondaire 4 (en francais) parce que ma prof etait hyper cool et les nouvelles...j'adoooore. Je vous en recopierai ptre quelques uns quand je retrouverai mon cahier du canari jaune...lolll (Isa, ou est ton cahier d'inspiration? C'etait le cahier rouge dans ta classe, c'est ca? lol) Merveilleuse idee...ca fait tellement longtemps que j'ai pas ecrit....de nouvelles...en FRANCAIS en plus! rien que des dissertations critiques et des analyses litteraires...etc.. beurk.

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 04:59

Alors là, côté brique, j'ai de la compétition! LOL! Wink Je reviendrai à la charge sous peu.... en passant, très beaux vos textes, Mesdemoiselles! Smile

Ne te décourage pas, Pivoine.... tu devrais finir de lire le tout d'ici quelques heures...! lol! Wink

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 05:01

oui, peut-etre, mais as-tu vu l'heure??? lol et je dois quitter la chambre de l'ordi des que ma soeur et mon beau-frere vont decider d'aller se coucher.... *cough cough* veut pas rester dans les parages anyways lol

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 05:04

LOL!! Et moi faudrais bien que je sois sage... je crois que je me couche en moyenne à 3h00 am depuis le début des vacances...! Wink

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 05:09

lol! tu t'imagines si j'habitais en haut (ou en bas) de chez toi??? Je me couche moi aussi en moyenne a cette heure-la, dernierement. Sauf hier, un peu plus tard...ou plutot plus tot. lol

Ce qui est chiant avec le temps des fetes, c'est que je n'ai plus la notion du temps... mes journees commencent tard, 9/10 apres midi, et les jours sont tous des jours...qui sont pareils...donc...pas de lundi ou quoi que ce soit...donc, je suis tout le temps perdu en jours...lollll lundi dernier, je pensais qu'on etait samedi...donc...pas reluisant lol

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 05:12

Lol! Même chose pour moi! J'ai perdu toute notion du temps...! Bref, j'ignore totalement quel jour on est et je risque de manquer le match du samedi soir...! Tu te rends compte du sacrilège que ce serait? LOL! Wink

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 05:15

lol! je sais! je n'ai pas trop idee de quel jour on est la...hum...j'irai demander a qqun chez moi tout a l'heure. lolll vont encore rire...deja qu'ils ont ri quand je pensais qu'on etait samedi...great.

sinon, on s'en fou vu que tous les jours, c'est jour de fete non? Shopping!

merde...faudra que je sache quand je recommence les cours...lol

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 05:24

Shopping? Avec la foule? NOOOOOOOOOOOOOOooooooooooooooooooooOOOOOOOOOOOooooooooo!! Franchement, c'est hallucinant le monde qu'il y a!

Sinon, j'allais presque oublier de mentionner qu'il y a les championnats de hockey junior en ce moment... GO CANADA!! WOU WOU WOU WOU!!!! YAAAAAAAH!!!!!

Euh... bref, j'espère que le Canada va gagner...! lol!

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 05:28

mais justement, le shopping, c'est du sport!!! Et je suis une bonne athlete Wink

Sinon, moi j'attends plutot les jeux de Turin...tu penses qu'on va encore la remporter??? GO CANADA GO! Vais ptre aller m'acheter un bo cardigan de chez roots Canada team pour montrer ma solidarite et ma fierte a etre Canadienne! lol

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 05:32

En effet, sont vraiment super les chandails Roots au couleur de Team Canada... Z'ont fait un chandail style hockey qui est franchement très beau... mais bon, à 80$, il risque de demeurer sur son support... Wink

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 05:36

tu le sais qu'ils etaient a 20% off avant noel? imagine maintenant!

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 05:37

!!!! Arrête, j'vais être obligé d'aller le chercher...!

* Aggripe un meuble...

Non, non, je n'irai pas!!

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 09:37

Bon, là, c'est moi qui seche...

PIVOINE ! Dingue, elle transphorme tout ce qu'elle touche en sujet de flood... mais c'est pas grave, forcément, c'est Vince qui a crée le sujet... comment ça, même quand c'est pas Vince ? Bah... j'essayais juste de lui trouver une excuse ... !
Oui, c'est ça, tu peux continuer ton pelerinage demon

A part ça, je comprend JAMAIS rien a vos flood qui se résume a parler un dialecte anglofranco-québécois et dont les sujets ne tiennent compte que de votre patelin ! Lol

Alors juste pour placer là : j'ai vu Arsene Lupin en Dvd, et bon, ça va, mais j'irais pas m'acheter les livre... !

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MessageSujet: Re: Contes et Nouvelles...   Ven Déc 30 2005, 17:43

Citation :
Alors juste pour placer là : j'ai vu Arsene Lupin en Dvd, et bon, ça va, mais j'irais pas m'acheter les livre... !

!!!! MAIS LES LIVRES SONT TOUJOURS MEILLEURS QUE LES FILMS!!!! Et franchement, il est génial, Maurice Leblanc... Honnêtement, tu devrais esssayer d'un lire un... va à la bibliothèque, ça ne te coûtera rien en plus! Wink

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