1663 : Face aux Feux du Soleil

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 La dépendance de Chastignac

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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: La dépendance de Chastignac   Sam Jan 21 2006, 20:40

Cabellion, en riche propriétaire, avait osé étaler sa richesse juste sous les yeux ébahis du pauvre (au sens premier) Adrien.
Il lui avait attribué ce qu'il avait qualifié de dépendance, mais qui avait la taille d'un palais.

Apres quelques pas en dehors du jardins verdoyants, fierté de Cabellion, l'on passait à une sorte de plaine déserte, où poussait simplement de l'herbe verte, quelque boutons d'or et autres coucous... Le terrain montait légerement et Chastignac, tenant toujours la main de la jeune fille et les renes du cheval, penait un peu, sans appui.
Mais enfin, en homme fier, il n'osait même s'appuyer sur l'encolure du canasson.

Enfin, passé quelques mètres, il ouvrit un grillage de fer légerement rouillé d'où partaient des deux cotés un mur un peu vieilli, lézardé, que la mousse seche avait pris en affection _ c'était charmant, contrairement a ce qu'on pourrait penser_. Ce mur sinuait selon le terrain tout autour de la maison attribuée au comte et le protégeait d'éventuels pseudo-envahisseurs...

Chastignac repris les renes de cuir d'une main habile et s'avança, le torse bombé, comme un protecteur devant l'inconnu.
Mais rien de cet inconnu ne lui déplu.
Une longue rangées de peupliers, lançant fierement vers le ciel leur cîme fournis, tournoyait dans une drôle de danse, au prise du vent capricieux.

Adrien respira un grand coup. Ce vent ne semblait avoir pris domicile qu'en ce lieu paradisiaque, et lui rafraichissait d'un coup son front brûlant.

Bien sûr, il lui asséchait aussi la gorge.
Heuresement, dans le ciel, le soleil se cachait pudiquement le nez derriere son éventail de nuages, et le comte pu profiter pleinement de cette brise vivifiante.

On marcha encore un instant, toujours sur cette allée de terre dessinée bien droite, et les talons des bottes de Chastignac craquaient les quelques petits cailloux sur leur passage.
Un peu plus loin, on pouvait admirer toute la splendeur de la propriété.
Elle était grande. Chastignac ne voyait pas d'autre mot. Grande, belle... provençale. Des centaines de fenêtres... et les murs pastels restaient dans ce ton reposant qui avait envahi tout ce que touchait l'armateur, et soudain l'utilité d'épouser Jeanne lui apparut comme une évidence.

Un serviteur se présenta au perron. Décidemment, il avait tout prévu.


-Tenez mon brave.

Dit Chastignac en lui présentant les rênes du cheval.

-Occupez vous bien de ce cheval. Il doit être frais lorsque mademoiselle voudra repartir...

Le serviteur s'executa en ne posant aucune question, et emena le cheval à l'écurie...
Il se tourna ensuite vers Gwenaël.


-Venez, vous prendrez bien une légere collation...

Il ouvrit lui-même la porte en laissant à Gwenaël l'honneur d'entrer la premiere.
Enfin, il fit le premier pas dans "sa" maison. Il faisait sombre dans ce couloir, et bien plus frais qu'a l'extérieur... mais surtout... il ignorait où était la cuisine.

Quand, oh miracle! Le serviteur qui s'était occupé du cheval revint également.


"Monsieur, le palfrenier s'occupe du cheval de madame. Je suis à votre service."

-Bien; bien. Nous voudrions boire et manger.

"Par ici"

Dit-il en désignant une piece. Adrien lui emboita le pas et il se trouverent dans un magnifique salon, boisé de partout, de la boiserie précieuse bien sûr, et éclairée aux candélabres.

Le comte s'assit apres Gwen et attendit que le majordome soit partit pour reprendre la conversation là où il l'avait laissée..


Citation :
-Vous ne pouvez pas comprendre monsieur le comte...je ne préfères pas en parler, j'ai tout perdue mais je ne perdrais pas la seule chose qui me reste.

-Vous ne voulez pas perdre ce qui vous reste, me dites vous ? Serait-ce de votre fierté ou de votre innocence dont vous me parlez ?

Il disait cela assez complaisement, prenant ses aises dans son fauteuil luxueux, lorsque le serviteur revint en lui servant un verre de vin d'Epinay.

-Du vin d'Epinay, cela vous plait-il mademoiselle Gwenaël ? Le vin est tres cher en ce moment, beaucoup trop cher, et je doute fort que vous ayez déjà goûté celui-ci. Moi-même j'en ai eu tres peu l'occasion.

Il se délectait effectivement du nectar trop rare à cette époque, trempant le bout de ses levres uniquement.
Pendant qu'il buvait, son pied droit, appuyé sur son genoux gauche, assez désinvoltement, battait une mesure de chasse à cour.


-Mais nous parlions de votre innocence et de votre fierté. Sachez, mademoiselle, qu'un jour ou l'autre vous perdrez les deux.

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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Mar Jan 24 2006, 18:11

Gwenaël continua à se détendre, consciente que s'énerver ne servirait à rien das cette postion..
Elle sentit le terrain monter, et remarqua que le comte trainait un peu, surement dû au manque d'équilibre et d'apuis...Ne sachant pourquoi, elle dut réprimer un fou rire qui, n'étant pas exprimé, se faisait ressentir par une douleur aux côtes...


Ils entrèrent alors dans la nouvelle "maison" de Chastignac, qui començait par une longue rangée de peupliers, balancés contre leur gré par un vent incessant.

Elle vit alors la demeure nouvelle du comte...Elle resta épouffsouflé, devant le batiment.Le manoir était peut-être plus grand, mais la jeune fille préférait ardemment cette "petite" maison de campagne...

Un serviteur arriva alors et emmena sur ordre du comte son cheval à l'écurie.

Ell entra alors et la différence de température fit hérisser les poils de ses maigres bras.Ils restèrent un petit moment ainsi, puis un serviteur arriva et elle sursauta en reconnaissant le même que tout à l'heure.

Il les emmena dans une grande pièce qui devait être le salon..Il s'assit à coté d'elle, mais elle regardait le plafond et ne faisait plus attention à ce qui l'entourait, quand il posa une question qui la fit brusquement revenir sur terre...

Citation :
-Vous ne voulez pas perdre ce qui vous reste, me dites vous ? Serait-ce de votre fierté ou de votre innocence dont vous me parlez ?

-Je ne sais pas vraiment, mais je pense plutôt à ma fierté, car bien que je sois paysanne, je suis tout de même fière de moi-même...Je sais que mon innocence partira un jour ou l'autre, que je le veuille non, avec mon consentement ou non...

Citation :
-Du vin d'Epinay, cela vous plait-il mademoiselle Gwenaël ? Le vin est tres cher en ce moment, beaucoup trop cher, et je doute fort que vous ayez déjà goûté celui-ci. Moi-même j'en ai eu tres peu l'occasion.

-Non, en effet.Le vin n'est pas trop ma spécialité et je n'en bois que très rarement.

Elle gouta le vin, mais esquissa une grimace qui la fit reposer son verre...

Elle le regarda et, l'homme devait être à l'aise eu fait de sa position plus que désinvolte..

Citation :
-Mais nous parlions de votre innocence et de votre fierté. Sachez, mademoiselle, qu'un jour ou l'autre vous perdrez les deux.

Elle sourit, mais pas un beau sourire, plutôt celui qu'on fait quand on méprise quelque chose..

-Je le sais Comte, mais l'un d'eux peut peut-être revenir...
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Mer Jan 25 2006, 05:48

Gwenaël ne semblait plus tout aussi mal à l'aise qu'au départ, elle prenait de l'assurance, et répondait au comte du tac-au-tac.

Adrien s'enivrait de cette situation qui aurait gêné bien d'autre : il buvait du vin dans un salon digne d'un prince, en compagnie d'une jeune fille, et de plus, il avait l'avantage, même si elle essayait parfois de reprendre le dessus. Apres tout, n'était-il pas chez lui ?

La petite regardait le plafond, peind, comme c'était alors la mode, mais redescendit bien vite son menton pour répliquer à la phrase tres désinvolte du comte.
Un rayon de soleil filtrait à travers la fenêtre, des centaines de petits grains de poussiere volaient paresseusement au gré de leurs envies, et une étincelle de mépris brillait au fond des prunelles de Gwen.


-Je ne sais pas vraiment, mais je pense plutôt à ma fierté, car bien que je sois paysanne, je suis tout de même fière de moi-même...Je sais que mon innocence partira un jour ou l'autre, que je le veuille non, avec mon consentement ou non...

Adrien sourit en coin malgré le visage de marbre qu'il tentait de se donner. Oh, puis... apres tout, bas les masques !
On aurait dit qu'elle lisait dans ses pensées...

Il ne répondit rien tout d'abord et reporta son attention sur le vin, en apparence.


-Non, en effet.Le vin n'est pas trop ma spécialité et je n'en bois que très rarement.

-Voyez le vin, c'est comme l'orgueil. Il coûte cher à ceux qui en veulent, il est la spécialité de peu de monde, et lorsqu'on en abuse, la tête nous tourne.

Il fit ondoyer le liquide rouge dans le rayon et les reflets qu'il y vit parurent lui plaire, il buva le reste de son verre d'un seul trait.

-Il faut parfois savoir baisser les yeux.

Mais au contraire de les abaisser, le comte fixa Gwenaël intensemment, comme le renard fixe un lapin qu'il va dévorer... en biai mais les muscles frétillants, pret à bondir.

-Je le sais Comte, mais l'un d'eux peut peut-être revenir...

-Chimere ma chere ! L'innocence n'est par définition qu'une chose qui ne peut ressuciter; la fierté, elle, se perd définitivement avec l'expérience...

Quand on frappa à la porte.
Chastignac se leva de son fauteuil, assez décontenancé, même s'il se voulait donner l'apparence d'un véritable maître en ces lieux.


"Monsieur le comte, deux hommes attendent à la porte."

Le premier mouvement d'Adrien aurait été de fuir, fuir n'importe où, par la fenêtre, par l'escalier, n'importe où ! Mais Gwen l'observait, et il était chez lui nom de Diou !!

Aussi s'approcha-t-il du valet.

-Et que veulent-ils ?

"L'un d'entre eux est plutot mal en point, il désirerait être logé."

-Ah !

Chastignac parut se détendre. Ce n'était pas des mousquetaire qui en voulaient à sa vie.

-Qu'il entre !

Il se retourna ensuite vers la jeune fille, toujours dans le fauteuil, avec un sourire d'excuse.

-Navré ma chère, que nous n'ayons pu continuer cette conversation délicieuse... Mais reprenez donc un peu de vin ! Vous verrez que même les choses que l'on ne semble pas apprécier tout d'abord peuvent nous satisifaire au plus au point !

Et voilà qu'il comparait de nouveau le vin, mais cette fois avec quelque chose de plus tordu...

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Ylan
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Sam Jan 28 2006, 08:36

Ylan entra, soutenu par le soldat, il put donc voir un homme de bonne constitution à l'apparence Noble et une femme d'une grande beauté assise près de lui en train de boire du vin, il détourna les yeux de la belle et arriva devant le propriétaire, avec peine il marcha seul et debout, il ne voulait pas demander pitié, c'était dans son caractère (enfin quand il était assez conscient pour en avoir un), un silence pesant envahit alors la pièce.

Puis le soldat derrière moi le dispersa en disant


M'sieur j'vous apporte ct' homme là ! On l'a trouvé près d' la porte tout à l'heure enfin vous savez comment ça c'est passé, bon c'est pas tout mais c'est qu'e j'en ai que des choses à faire !!

Le soldat partit, Ylan lui essayait de deviner ce que le duc allait lui dire...
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Sam Jan 28 2006, 18:11

[Bon puisque tout le monde m'attend.....Me voila!!]

Elle ferma les yeux un moment, goutant à la chaleur qui régnait dans la pièce.Celle-ci la rendait à l'aise et serine.Elle était bien.Le comte ne lui faisait plus cette peur du début, bien qu'il resta impressionant.

Elle s'éfforça à boire un peu de vin...Mais le trouvait infecte!

Citation :
-Voyez le vin, c'est comme l'orgueil. Il coûte cher à ceux qui en veulent, il est la spécialité de peu de monde, et lorsqu'on en abuse, la tête nous tourne.

Elle sourit.

-C'est bien pour ça que je n'en bois pas!

Elle reposa son verre et se promit de ne plus en boire une goutte...

Citation :
-Il faut parfois savoir baisser les yeux.

Il la fixa alors et elle en fit de même, comme pour découvrir le sens de ses paroles...C'était ainsi qu'elle avait un peu peur de lui, lorsqu'il la regardait tel un prédateur..

Citation :
-Chimere ma chere ! L'innocence n'est par définition qu'une chose qui ne peut ressuciter; la fierté, elle, se perd définitivement avec l'expérience...

-Si vous le dîtes cher Comte, après tout je n'ai aucune expérience de la vie sinon du travail des champs!

Elle rit d'un rire léger et plain d'entrain..et on frappa à la porte.
Elle se crispa.
On le demandait, elle le regarda pour connaitre sa réaction.Il parut avoir un instant de panique puis il se reprit..


Citation :
-Navré ma chère, que nous n'ayons pu continuer cette conversation délicieuse... Mais reprenez donc un peu de vin ! Vous verrez que même les choses que l'on ne semble pas apprécier tout d'abord peuvent nous satisifaire au plus au point !

Elle ne répondit pas et se contenta de jeter un regard méprisant au verre rempli de vin qui lui faisait face.

Deux hommes entrèrent, et la réaction ne se fit pas attendre.Elle se leva d'un bond et s'envola littèralement au bout de la pièce, les yeux convulsés....Honte et peur.Voila ce qui l'étraigait lorsqu'ils étaient arrivés.
Elle avait tenu devant Cabellion et le comte mais là, c'était trop.Elle s'effondra par terre, tremblante...
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Sam Jan 28 2006, 19:25

La définition de l'homme par son valet, le "mal en point" était en vérité un doux euphémisme lorsque l'on posait son regard sur Ylan.
Chastignac n'avait de pitié pour peu de monde lorsqu'il s'agissait de simples sentiments, surtout chez les femmes _sensibles à l'excès_, mais savait se montrer philanthrope à ses heures devant pareil spectacle de déchéance.

Il ignorait en vérité si l'homme était blessé, mais il espérait que non pour celui qui devrait le soigner. Sous ses haillons, il imaginait en effet avec effroi des plaies purulentes, du sang, de la boue et du pu se mêlant joyeusement en une étrange mixture...

Mais bon, s'il n'était qu'épuisé, on pourrait toujours faire quelque chose sans grimacer !

Le soldat partit en laissant Ylan s'asseoir contre le mur, et Chastignac, peu pointilleux d'ordinaire sur l'étiquette, encore moins avec un tel homme, le laissa faire sans même lui lancer un regard réprobateur.

Soudain un bruit mat derrière lui retint son attention, il se retourna vivement pour faire face au spectacle d'une nouvelle chute. Gwen était affalée sur le sol, et Adrien ignorait encore si oui ou non elle était consciente.

En tant normal, le comte aurait pris son temps pour lui porter secours, riant de cette faiblesse par la simple vue d'un mendiant, de ces simagrées, simulacres d'évanouissement, alors qu'elle était paysanne !
Ce que les femmes peuvent être hypocrites... Elle perdait l'attention de Chastignac, et elle s'évanouissait pour qu'on s'occupe d'elle !

Enfin, le comte n'était pas seul. Aussi courut-il à Gwen pour s'apercevoir qu'elle était encore parmi eux.
Il lui pris la main, a genoux à ses cotés, et la tapota doucement...


-Mademoiselle, que se passe-t-il ?

Il se retourna ensuite vers son valet , comme un petit aparté avant de reprendre les soins de Gwenaël et qu'elle n'ai eu le temps de répondre.

-Emmenez cet homme dans une chambre, apportez-lui soin et nourriture. Vous lui demanderez son nom et sa provenance. Ensuite, s'il le veut, vous lui proposerez un poste de majordome ici.

Chastignac avait pensé ça soudain. Comme ça. Ca lui était venu à l'esprit que la meilleure façon d'aider un homme était de lui donner de l'argent. Malheureusement, il n'était pas très riche lui-même et ne pouvait donner l'aumône en une seule fois. De plus, il lui manquait quelques domestiques pour peupler cette grande demeure.

Gwenaël commençait à reprendre des couleurs, et Chastignac lui souriait comme s'il se voulait rassurant.


-Vous vous sentez mieux ? Dois-je vous préparer une chambre également ? Il serait plus sage que vous vous alitiez...

Cela lui apportait avantages à lui également, que cette petite reste !

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Jeanne C
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Sam Fév 18 2006, 13:10

[ J'avais annoncé son retour, la voilà.]

Les arbres défilaient, les maisons aussi. Tout ca appartenait à son frere, et elle était ravi de pouvoir contempler à nouveau son chez soi. Elle souvenait de tout ce qu'elle venait de faire. Son voyage en Italie. Ses croisieres sur les lacs de Come avec les superbes villas. Un jeune homme qu'elle avait rencontré et avec qui elle s'était tres bien amusé. Elle éprouvait de la mélancolie à rentrer chez elle. Elle aurait bien voulu pouvoir rester dans son petit paradis. Enfin. Ce n'était pas le moment de faire sa capricieuse... Le carosse, avancait tout doucement sur l'allée de graviers. Le manoir se découpait entre les arbres elle allait pouvoir enfin revoir son frere qui lui avait tant manqué. Mais lorsqu'il arriva dans la cour de devant, il n'apparut que le brave Henri. Il gardait une posture droite, mais il ne put s'empecher de la revoir. Lorsque les portes du carosse s'ouvrit. Ses yeux s'écarquillerent aussi gros que ceux d'un poisson. Jeanne avait considérablement changé. Ce n'était plus la petite paysanne sauvage, mais une superbe et magnifique fleur en plein épanouissement. S'il aurait pu, il lui aurait demandé sa main, mais sa position l'en empéchait. Qui aurait pu devinerqu'en elle se dégagerait autant de charme. C'était décidé, Henri ferait un voyage en Italie. Si apres on en ressort comme ca... Elle était vétu d'une robe d'un bleu vert voluptueux, avec un décolleté tres avantageux. Une robe magnifique qui avait du etre fabriqués par les plus grands artistes d'Italie. Une robe qui ne faisait que de renforcer son charme. Quand elle vit Henri, elle fut tout de meme triste de ne pas voir son frere, mais il sauta tout de meme au cou du majordome qui rougissait à vu d'oeil.

- Oh! Henri que je suis ravi de vous revoir. Vous ne pouvez pas savoir comment c'est magnifique là bas. Tout est beau. Touit est calme. Et les gens sont si gentils. Enfin où est mon frere?
- Devinez, il est entrain de travailler dans son bureau;Voulez vous que je le dérange.
- Et comment, sa soeur représente plus que sa paperasse.

Ainsi cela fut fait. Cabellion apparut à la suite de Henri et je ne vous dit pas comments'est produite les retrouvailles. Ils se sérerrent tres fort dans les bras et le frere fit tournoyer sa soeur sous des éclats de rire. Ils étaient tous deux profondément ému.

- Ah tant de choses nous avons à nous dire
- En effet et je ne peux que remarquer, que ce voyage t'a procuré du plus grand bien. Ah ah. Au fait j'ai une surprise pour toi.
- Ah oui, mais celle là est déjà une grande joie pour moi.
- Il s'agit encore d'une autre chose qui te fera baigner je crois.
- Quel est ce?
- Te souviens tu de ce Comte dont tu m'as si souvent parlé? et bien il est ici et il t'attend

Le visage de la soeur défila toutes les couleurs. Elle ne savait plus comment réagir. Elle était toute bouleversée. Le comte ici, elle ne pouvait y croire.

- Tu plaisantes?
- Non non il est pres du lac.

Ses yeux se révulserent et sans rien changer, sans prendre de cheval n'y rien. Elle se retourna et se mit à courir en tenant sa robe. Tous ses souvenirs défilerent dans sa tete, les sentiments qu'elle avait éprouvé envers ce jeune homme étaient toujours present dans son coeur. Elle ne pensait plus qu'à lui, révant de sauter dans ses bras... APres une longue course, qui la fit mettre en sueur. Elle arriva pres du lac et vit le domaine. Avant d'y aller elle contempla son reflet dans l'eau. On pouvait voir, sa peau légerement bronzé par le soleil. Ce n'était pas la mode mais elle n'en avait cure, car à elle ca lui allait bien. Ses longs cheveux bruns retombant sur ses épaules découvertes. Elle s'approcha timidement de la porte et se décida à déclencher la sonnette.
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Sam Fév 18 2006, 15:30

Adrien continuait, accroupi, de tapoter la main de Gwen en attendant qu'elle se réveille.
Il ne paraissait pas très préoccupé de la santé de son invité, les yeux ailleurs, un sourire béat sur les lèvres, mais semblait plutôt profiter d'un rayon de soleil qui lui tapait juste sur la nuque.

Quand des petits pas troublèrent son rêve et le firent se retourner assez maladroitement : il se retrouva sur une jambe pendant un temps, perdant l'équilibre et puis se rattrapa de justesse.


-Qu'y a-t-il ?

Il s'adressait à la bonne, qui, penaude d'entrer ainsi dans l'intimité de son maître, n'osait parler.

"C'est une dame qui vous attend, monseigneur"

Une dame ? Intéressant! Chastignac se releva avec l'appui de ses mains en poussant un "ouf" d'effort et puis les frotta l'une contre l'autre.

-J'y vais, occupez vous de Gwénaëlle.

La jeune bonne acquiesça et Adrien pu voir du coin de l’œil qu'elle la portait sur un canapé avant qu'elles ne disparaissent entièrement de son champs de vision.
Debout sur le perron, il tentait de voir qui était cette dame qui l'attendait. Mais le soleil l'obligeait à plisser les yeux et se lever sur la pointe des pieds ne servait à rien.

Aussi se décida-t-il à emprunter l'allée des peupliers, mais une bourrasque failli faire envoler son chapeau... aussi continua-t-il le chemin avec une main sur la tête, ce qui était assez loin d'être gracieux.

Arrivé au milieu du chemin, Adrien hésita, devint blême et aurait sûrement bafouillé s'il avait dû parler.
Peut-être Jeanne prendrait-elle cela pour de l'amour, même si c'était plus de la surprise.

Il avait complètement oublié. Complètement. Le mariage qu'elle et son frère prenait déjà pour acquis, l'amour qu'elle lui vouait après seulement une rencontre. Tout ça lui était sortit de la tête et lui revenait de plein fouet. Mince alors. Etait-il prêt, finalement, pour se marier ? Il n'était plus sûr de rien... Alors qu'il l'était tant quelques jours avant. Mais maintenant qu'elle lui apparaissait juste devant ses yeux....

Il continua d'avancer malgré tout, se donnant l'air plus assuré qu'il ne l'était. Il atteint la grille et posa sa main gantée sur le fer.


-Bonjour Mademoiselle Cabellion.

Il parlait d'une voix suave qui se voulait peut-être mélancolique... Il baissa la tête mais n'ouvrit pas la grille. Le vent était de plus en plus violent et plaquait ses cheveux noirs contre ses yeux, pourtant Adrien ne bougeait pas et n'essayait pas de les retirer : ils n'obstruaient pas sa vision, puisqu'il baissait les yeux.

Enfin, le déclic et le grincement de la porte qui s'ouvre. Chastignac se décala pour laisser la place à Jeanne d'entrer.


-Mon valet aurait dû vous laisser entrer. Pardonnez-leur ils ne sont pas encore habitués.

Il pris le temps d'observer la demoiselle à présent. Elle était plutôt mignonne dans son genre mais sortait du type de femmes que l'on trouve à la Cour : élégante, raffinée, secrète... Jeanne avait un physique plus franc et un visage plus rieur.
Adrien n'allait pas faire le difficile, tant que c'était bien une femme ! Et puis, même s'ils se mariaient, il refusait de donner l'exclusivité à l'une ou à l'autre, alors qu'elle soit vieille, moche, grosse ou stéréotypée il s'en contrefichait pas mal... il pouvait toujours aller voir ailleurs!

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Jeanne C
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Dim Fév 19 2006, 11:34

[ La vache c chaud d'etre dans la peau d'une fille]

Elle attendit assez longuement elle regardait les arbres se déancher au gré du vent sous la mélodie des pinsons et des coucous. Ces souvenirs revinrent en tete. Quand elle l'avait rencontré pour la premiere fois, elle avit ressenti quelque chose. Pas le fait qu'il soit bati avec de traits si fins et si mignons, non, pour ses yeux. Des yeux aussi charmant qui l'avait fait fondre sur place. Elle ne pouvait comprendre cela. Pourquoi son coeur devait il rester autant aupres de lui... Pourtant elle ne le connaissait qu'à peine. Cela pouvait etre un tyran ou un homme cruelle. Mais elle était persuadé du contraire. Enfin elle voulait etre persuadée du contraire. Son frere s'était montré bien trop précipité à son avis. Il avait voulu faire vite avancer les choses pour sa soeur, mais visiblement, il n'y comprenait rien à l'amour. Elle sourit à cette pensée. Son petit frere avait beaucoup encore à aprendre avec les femmes.

La porte s'ouvrit, il apparaissait enfin. Il n'avait pas beaucoup changé lui. Il était plutot amusant avec sa main qui tenait son chapeau de peur qu'il s'envole. Mais son coeur se serra. Qu'allait il lui dire.
* Ressaisis toi Jeanne, tout se passera bien. Vide toi de ton esprit et tout se passera pour le mieux.*
Voilà elle avit réussi à faire le vide et allait lui parler comme s'il était un de ses plus proches amis.

Ses yeux se firent soumis et des plus tendres mais elle ne put s'empecher de sourire à son arrivé. Ce fut le silence total. Jamais elle n'aurait osé prendre la parole. Mais le Comte lui enleva cette tache périlleuse en prenant lui meme l'initiative.


Citation :
-Bonjour Mademoiselle Cabellion.

Le silence se fit à nouveau. Sa tete se penchait, ses cheveux se collerent devant ses yeux. Etrangement, d'un geste franc elle lui dégagea, cette mèche tendrement de sa main gauche. Ce qui fit naturellement relever la tete du Comte qui tomba sur un sourire gracieux. Mais elle ne sut quoi rajouter. Et n'importe qui aurait vu qu'elle manquait une totale confiance en soit.

- Et.. et vous mon cher? Surpris?

Elle ne savait plus ce qu'elle disait. Mais la porte s'ouvrit enfin. Elle ne savait vraiment pas quoi faire. Elle sentait rentré dans la taniere du loup qui ne fera qu'une bouchée de la petite fillette. Il lui fit des excuses mais elle n'en avait cure qu'on ne lui ouvre pas. Il le contempla longuement pui détourna la tete regardant le sol, comme si elle essayait de trouver ses mots.

- Je ne sais ce que vous a dit mon frere sur moi. MAis oubliez cela. Je ne veux mettre sur vos épaules aucune pression. Vous m'en voyez excuser, je n'aimerais pas vous faire de mal, mais vous comprenez... vous etes gentil... mais... on se connait à peine pour...

On pouvait apercevoir des larmes, elle l'aimait, oui elle l'aimait. Mais elle voulait etre sur de son amour et ne pas tomber dans des pieges où elle est si souvent tombé...
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Sam Fév 25 2006, 15:10

[tu te débrouilles pas mal Wink ]

Adrien sentit ses tripes se tordre de milles façons les plus douloureuses les unes que les autres... Mais que faisait-elle ? Pourrait-il rester encore stoïque après un second geste si tendre (et si pathétique) qu'une main qui remet habilement ses cheveux en ordre ? Des doigts soignés qui frôlent sa joue... et lui devrait se forcer de paraître exalté alors qu'on le touchait, alors qu'il sentait un frisson dans son bras, son poing qui le démangeait !

Jusqu'ici, jamais, jamais ça ne s'était passé ainsi. Ses maîtresses avaient toutes été lucide, enfin presque toutes, et celles qui ne l'avaient pas été s'étaient laissée courtisée pendant des semaines, voir des mois, avant de se retrouver dans son lit une lueur amoureuse dans les yeux.

Et là, tout était trop facile. Cela en devenait étrange, il se sentait perdu. Perdu et écœuré.

Il donna son bras à la demoiselle dont il n'observait que les yeux. Elle pourrait prendre cela comme de la considération, mais cette victoire sans bataille lui avait ôté toute envie d'yeuter les chevilles graciles de Jeanne que le vent violent découvrait par bourrasque.


Citation :
- Je ne sais ce que vous a dit mon frere sur moi. MAis oubliez cela. Je ne veux mettre sur vos épaules aucune pression. Vous m'en voyez excuser, je n'aimerais pas vous faire de mal, mais vous comprenez... vous êtes gentil... mais... on se connait à peine pour...

Chastignac joua l'idiot. Il ne voulait pas aborder le sujet. Décidément, il était loin d'être prêt aux épousailles. Mais avait-il vraiment le choix ?
Une terre, un frère quasiment consentant, du luxe à perte de vue, et caché des regards royaux...


-Votre frère ? Il ne m'a rien dit sur vous de licencieux et me fît au contraire moult éloges sur votre personne. Par contre, je ne voit pas de quelle pression vous parler... Vous recevoir dans cette demeure offerte par votre frère est un plaisir!

A cette instant il arriva sur le parvis et détacha son bras de celui de Jeanne pour lui ouvrir...

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Elrohir
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Sam Fév 25 2006, 15:20

(HS Normal qu'il fasse chaud, elles ont plus de graisse que les hommes Razz hahaha, une joke)

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Jeanne C
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Mer Mar 01 2006, 12:09

[C'est encourageant lol n'empeche c'est cho quand meme]

Elle ne comprenait plus trop bien tout lui semblait confus dans sa tete. Alors qu'est ce qu'il faisait là? Pourquoi venir en endroit aussi reculé si il n'y a pas une bonne raison. *Tu te fais des illusions ma pauvre fille.* Elle resta là interdite devant la porte qui s'ouvrait. Elle connaissait cette demeure. Elle avait logé là au début de l'été pour profiter de l'étang. Mais là elle avait l'impression que la demeure avait changé...

Ca ne lui empécha pas de reprendre ses esprits. Elle respira un bon coup et fit évacuer la boule qui la compressait à l'intérieur.

*Allez tout va bien se passer. Il n'est pas méchant. Enfin je l'éspere...*

Elle entra calmement en contemplant le plafond. Le petit ange était toujours là haut. Celui qui l'avait impressioné à son arrivée. Ce petit ange avec son arc tendu. Autour on voyait une allée verte d'arbre, faisant penser aux paysages italiens. Le Hall était brun. Un parquet de figure géométrique formant une fleur dans un dégradé de couleur bois. Foncé et clair. Au quatre coins de la piece se dressait des petites colonnes rectangulaires de marbre noir, sur lequel se tenait juché un petit buis rond. Les murs étaient d'un marbre brun et du mur de chaque coté se tenait des branches de palmiers d'un vert étonnant en cet Automne qui fisait comme une haie d'honneur. Ces branches ne se touvhaient pas. C'est ainsi qu'elle put voir la fresque au dessus d'eux avec le petit ange...
Rien que ce hall faisait enchantée les coeurs. Le Manoir était peut etre magnifique. Mais il tirait son magnifique de la grandeur et du cristal. Cette demeure était magnifique par son coté naturel, enchanteur. Une demeure qui vous emmene dans de superbes paysages. Une maison où on pourrait passer toute sa vie sans etre lassé. Sans compter le lac ett son jardin à l'extérieur. Tout était beau pour passer une vie de reve.

Apres une seconde de contemplation, elle retourna sa tete et prononca d'une voix assuré le sourire au levre.


- Et que fait un Comte dans une demeure d'un domaine aussi éloigné?

Elle était assez amusée par cette idée. Que pouvait bien faire un Comte ici alors qu'il pouvait bien habiter à Fontainebleau.
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Sam Mar 04 2006, 09:53

Chastignac tenait la porte avec son bras, et laissa entrer Jeanne en rentrant son ventre : il ne voulait pas qu'elle le frôle de nouveau. C'était idiot, mais c'était ainsi. Cependant, il devrait se reprendre si un jour le malheur l'emmenait devant l'autel avec cette femme. Et puis, son frère pourrait remarquer ce dégoût : un union stérile peut être brisé en moins de deux. Alors ? Oui, certes, Adrien ne pensait pas si loin, mais il savait tout de même que cette répugnance exagérée finirait par se voir.

Donc, il ne dit rien en refermant la porte, tenant toujours la poignée dans son dos, afin peut-être de ne pas troubler la contemplation de la demoiselle d'un Cupidon ridicule. Un petit claquement sourd et le vent qui ne refroidissait plus ses jambes le prévinrent qu'il pouvait être libre de ses mouvements.

Il s'avança à la suite de Jeanne, les yeux baissés. Comme cela lui arrivait si peu, il réfléchissait.
Il n'avait pas réfléchit avant de mépriser mademoiselle de Louvois, il n'avait pas réfléchit avant de soutenir sa version au Roy, il n'avait pas réfléchit avant de foutre sa vie en l'air... mais il réfléchissait avant de tenter de la réparer.


Citation :
- Et que fait un Comte dans une demeure d'un domaine aussi éloigné?

Adrien leva les yeux, empêché de continuer ses raisonnement bien peu logiques. Il ne sentit pas son cœur battre plus fort à cette question, ni la sueur perler de son front. Il n'avait plus peur d'y répondre, il l'avait déjà fait à son frère... pourquoi s'en faire, puisqu'elle paraissait bien plus niaise ?

Un sourire triste _assez crédible, je l'avoue_ étira ses lèvres, il n'avait pas le courage de tenter paraître insouciant.


-Des raisons politiques m'obligent à m'éloigner un peu de Paris, tandis que je recherche par la même occasion le calme qui m'a manqué durant de bien longues années...

Raisons politiques. Voilà bien de quoi détourner la conversation. Une femme ne s'intéresse pas à la politique.

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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Lun Mar 06 2006, 19:30

Gwenaël sentit l'ombre du comte s'éloigner et faire place à un autre fantôme...On la transportait. Elle avait légèrement tressailli en sentant des mains étrangères la soulever, mais en son for intérieur, elle avait compris qu'il s'agissait certainement d'une femme. Honte, peur, colère...Les sentiments qui submergeaient en elle étaient bien trop nombreux et différents pour qu'elle puisse tous se les expliquer. Il y eut un long moment où elle ne se souvint plus l'endroit dans lequel elle se trouvait ni ce qui avait pu se produire quelques instant plutôt. Malgré tout, elle se souvenait du magnifiques bois qui ornaient la pièce et qui l'avait tant émerveillés. Rien à voir avec le bois médiocre qui faisait office de murs et portes dans sa maison..Si on pouvait appeler ça une maison...

Elle ouvrit enfin les yeux et vit de nouveau ce bois. *Mais c'est une obsession ou quoi? Reprends ton calme ma fille..* Une femme était penchée sur elle. D'après ses vêtements, se devait être une des bonnes qui s'occupait de la demeure. Se relevant légèremnt, elle put ainsi observer qu'elle se trouvait sur un canapé qui semblait avoir pris la forme de son frêle corps. Depuis combien de temps était-elle allongée ici? Nulle trace du Comte...ni des deux hommes. Quelle honte, elle s'était humiliée en public et ne se le pardonnerait pas de si tôt.

Poussant doucement la bonne, elle se leva d'un ton mal assuré et s'avança vers une des nombreuses glaces qui décoraient la pièce. Ses cheveux étaient emmêlés et ses yeux ambres cernés de cernes noires. Qand était-elle apparues?

Ne pouvant rien arranger à sa mine, elle s'avança vers la porte, entendant la voix du Comte mêlée à une voix féminine, douce, mais étrangère...
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Jeanne C
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Sam Mar 11 2006, 09:11

Franchement elle s'attendait à mieux. Timide il était? Ellle n'en est pas sure. Mais il est vrai qu'il ne manquait pas de charme. Politique, voilà bien le mot qu'elle détestait. Tous ces hommes qui se parlent d'afaire toute aussi dur et qui font mal à la tete. Elle voulait vivre sur son petit nuage, loin du tracas et des soucis. De nombreuses fois, elle projetait d'aller à Fontainebleau, mais à chaque fois son frere l'en dissuadait disant que c'était un piege à rat. Quand on y rentre on peut plus en sortir. Il est drole le frerot, il y va de temps en temps à ces fetes et il en ressort bien. L'excuse: affaire d'état. Elle n'était pas dupe pur autant. Elle allait lui parler lorsque des bruits de pas retentir sur les marches en bois de chene, elle s'attendait à voir la bonne, mais rien de cela, ce n'était qu'une jeune fille aux cheveux emmélés. Comme si elle venait tout juste de se lever du lit. Elle regarda ensuite le comte qui ne fit aucune surprise en la voyant descendre. Elle comprit finalement pourquoi le comte avait l'air géné. Elle fit un grand sourire, puis se retourna se redirigeant vers la porte.

- Vous auriez du me le dire avant, que vous étiez occupé. Maintenant je vous laisse en paix...

Elle sortit et se dirigea rageusement vers le jardin. Une larme apparut sur sa joue. Comment avait elle put s'éprendre d'un homme comme cela. Un homme qui couche avec des jeunes filles de la région, pour son propre plaisir et surtout en sa maison. Elle n'y croyait pas. Elle s'adossa finalement contre un chene face au lac. Elle voulut pleurer mais elle se contenait à grand peine. Elle prit une paquerette, et lui enleva ses pétales. Pleurs avaient laissé place à rage. Elle regardait fixement le lac, la maison se découpait au fond à droite...
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Sam Mar 11 2006, 12:29

Alors que le comte allait, tout sourire, s'avancer vers Gwennaël pour la présenter à Jeanne, celle-ci lui fit une sorte de scene, qui le laissa completement abasourdis.

Une bourrasque le décoiffa lorsqu'elle ouvrit la porte, pourtant elle réussi à la claquer malgré le vent.

Adrien, pantois, incapable de bouger, le regard fixé vers la sortie que venait d'emprunter Jeanne, se retourna finallement vers la nouvelle venue, un sourire de dérision sur les levres et des yeux qui roulent dramatiquement.


-Alors mademoiselle, vous vous sentez mieux?

Il disait cela apres avoir completement repris constance.

-J'espere que, une fois le malentendu dissipé, vous vous entendrez avec cette femme!

A son tour, il ouvrit la porte et lacha un "je reviens" avant de disparaitre dans le froid extérieur.

Il ne mis pas longtemps à la retrouver : sa robe n'était pas vraiment des plus discrete. Elle était encore loin, mais Adrien ne se pressait pas, il y allait presque guilleret.

La demoiselle était en effet immobile, et triturait un objet non identifié qui devait se révéler une fleur.
Ah, les femmes!
Elle était donc bien amoureuse...

Le terrain descendait toujours plus, et Chastignac avait une vue plongeante sur l'endroit. Il ne la quittait pas des yeux, son sourire ne quittait pas ses levres...

Il s'approcha sans bruit, et posa une main sur l'épaule de Jeanne, jouant sur la surprise.
Il paraissait toujours aussi assuré. Pourquoi prendre un air coupable a propos de quelque chose qu'il n'avait que projeté? Cela le décrédibiliserai completement.


-Il ne faut pas partir comme cela, vous allez attraper la mort.

Il s'avança encore un peu jusqu'a se trouver à coté d'elle. Le terrain, accidenté, l'obligeait à prendre appui sur l'arbre pour ne pas tomber sur le coté.

-Je lui dirai de partir si elle ne vous plaît pas. De plus, je vous promet de ne plus prendre d'initiative sur quelque chose qui vous concerne : vous choisirez vous-même votre dame de compagnie.

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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Mer Mar 15 2006, 16:20

Elle regaradait toujours le lac. Sombre et mystérieux, qu'y avait il à l'intérieur? Etait elle froide? C'était, les questions qu'elles se posaient. Des questions sans rapport avec précedemment mais tout est bon pour oublier le passé. Soudain elle sentit un contact sur son épaule gauche. Ce déclici elle le sut aussitot, il l'avait suivie. Mais pour toute réponse à ce geste elle enleva son épaule et fit d'une maniere agacée.

- Ne me touche pas. (un temps) Laisse moi.

Elle ne voulait plus qu'il puisse essayer de trouver une excuse. Mais elle était en tel état que ce n'était plus les belles manieres qu'elle avait apprise qu'elle exclamait mais son language paysan, celui de son coeur. Il était encore tres doux, et tres fluide, mais le fait de passer au tutoiement pouvait faire un choc.

Citation :
-Il ne faut pas partir comme cela, vous allez attraper la mort

- Pfff.

Elle tourna sa tete au coté opposé du comte. Elle ne voulait pas le voir non plus. Faire du sarcasme elle n'était pas pret à entendre, au contraire lui faire mal comme cela ne provoquerait que larmes.

Citation :
Je lui dirai de partir si elle ne vous plaît pas. De plus, je vous promet de ne plus prendre d'initiative sur quelque chose qui vous concerne : vous choisirez vous-même votre dame de compagnie.

Elle se reprit et regarda droit en face du comte yeux dans les yeux. Ses pleurs avaient disparus, mais on sentait qu'elle était encore bien frele. Elle prenait un léger recul lorsque le comte s'approchait de lui. Pas le recul du refus, mais celui de la peur.

- Mais je vois que les initiatives vous savez tres bien les prendre tout seul. Combien y en a t'il eu avant elle? 10, 20, 30?
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Sam Mar 18 2006, 20:06

Adrien en était certain. La petite se rebiffait. Ah! Quel amusement aujourd'hui!

Un poing sur la hanche, il profita un instant du redoux, le vent se faisait de moins en moins violent et Adrien n'avait plus peur de lui offrir sa gorge et son délicat visage.

Cependant, Jeanne continua de débiter toute sorte d'imbécillités. Mais si, au moins, elle les avait prononcé en bon français! Il aurait dû s'en douter... Quitter Fontainebleau pour l'arbre de Provence, c'était la tranquillité, mais la tranquillité paysanne.

Il la savait de dos, et souriait donc à son aise. Il plaisantait silencieusement à ses dépends. Oh, non pas que Jeanne l'amusait particulièrement... il avait déjà vu tellement de filles, tellement de réactions de ce genre qu'il connaissait déjà tout par cœur mais... il s'amusait lui-même, tout seul. Il se plaisait à jauger ses beaux mots, à observer leur conséquences, à tâter le terrain, à réfléchir sur quelle discours il devait miser pour faire le plus bel effet.

Somme toute, Jeanne n'aurait pas été là, que rien n'aurait changé. Elle aurait pu être remplacée par n'importe qui, voir même par du vide : Chastignac se serait chargé de se donner la réplique, et se serait tout autant diverti.


- Mais je vois que les initiatives vous savez très bien les prendre tout seul. Combien y en a t'il eu avant elle? 10, 20, 30?

Chastignac rit. D'une façon assez faussée, il faut l'avouer. Mais l'assurance qu'il voulait se donner _et qu'il avait _ saurait sans aucun doute déstabiliser Jeanne.

-Ce n'est pas d'habitude le genre de questions auxquelles j'ai à répondre.

Il s'assit, pédant, sans-gêne, contre l'olivier, une jambe repliée et l'autre qu'il étira en soupirant. Nul doute qu'il était innocent, ou alors qu'on l'avait déjà accusé et qu'il savait comment s'y prendre. En tout cas, il n'avait pas cette rougeur et cette gêne coupable.

-Je suis ici depuis quelques jours seulement, il m'aura été difficile de collectionner 30 demoiselles de compagnie.

Il croisa les bras derrière la tête, leva celle-ci en fermant les yeux. On pouvait voir ondoyer sa glotte lorsqu'il parlait.

-J'ai trouvé celle-ci qui se promenait dans vos jardins. Elle m'a parut simple et sans-attaches. Je me suis dit qu'elle accepterait sans nul doute d'être de la maison.

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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Jeu Mar 23 2006, 18:51

Il voyait dans la prunelle de ses yeux, cette arrogance, cette sérénitée qui la déconcertait. C'est ce qui la faisait rougir. C'est cette arrogance qui lui montrait un homme fort, calme, qui saurait défaire les furies des vents. Elle sentait que toute attaque serait vaine qu'il saurait vaincre toutes ses attaques aussi puissantes et pénétrantes soient elles. Lui se sentait tout à son aise et elle se trouvait completement en infériorité presque soumise. A son interpellation il fit un rire qu'elle ne ressentait réel, comme si... Trouverait elle une faiblesse enfin???

Citation :
Ce n'est pas d'habitude le genre de questions auxquelles j'ai à répondre

Il se cache derrière son rocher derriere les jupons de sa mere. En un mot il fuyait cette question, pourquoi? Elle ne pensait pas à tout cela. Toutes ces pensées était bien trop compliqué pour une femme. Mais ce qu'aurait penser son frere à cet instant là c'aurait été le fait que si le comte cachait cette information c'était pour une bonne raison. Ne pa le dire en face de sa soeur, ce serait lui cacher la vérité lui fairevoir un monde meilleur... En gros, pour le frère s'il avait été là, il aurait tout bonnement refusé le mariage de sa soeur. Mais celle ci ne pensait pas à tout ca. Ce qu'elle pensait, c'était juste la forme, ce qui tape à l'oeil, se limitant juste au sens des mots qui compose cette phrase. Pas qu'elle soit une imbécile, bien au contraire, elle savait lire et écrire, mais c'était une personne qui aimait vivre la vie, jamais stressé et qui ne s'embarassait pas de pensées idiotes. Sa seule réaction fut de détourner la tete de ce charmant visage en poussant de faibles ronroneement à peine perceptible.

"Mais bien sur!"

Elle regarda une nouvelle fois le lac qui était franchement bien plus agréable que cet homme remplis de patience et de calme qui l'agacait. Elle ne se sentait pas à son aise, et pour couronner le tout, elle le sentit s'asseoir à coté d'elle. Elle rougissait étrangement que son visage prenait la teinte de la rose rouge qu'elle portait sur sa longue chevelure.

Citation :
Je suis ici depuis quelques jours seulement, il m'aura été difficile de collectionner 30 demoiselles de compagnie

Elle ne répondit rien, elle lui reprochait amèrement non pas de ces 30 concubines, mais de la présence de cette femme qui descendait les escaliers. Elle était horriblement jalouse. Puis cette jalousie en elle se transforma non pas en haine comme on aurait pu le penser mais plutot en sympathie aussi étrange soit il. Elle ne comprenait pas pourquoi mais ce sentiment naissa en son coeur. Ne plus s'en préoccuper, ne pas s'en faire. elle pensa * Oh et apres tout qu'importe, s'il la préfere qu'il aille la rejoindre * Mais elle voulait rester avec lui. Meme si son calme l'agacait sa force l'attirait. Le comte prenait une posture tout a fait détendu. Pourquoi ne le serait elle pas?

Citation :
J'ai trouvé celle-ci qui se promenait dans vos jardins. Elle m'a parut simple et sans-attaches. Je me suis dit qu'elle accepterait sans nul doute d'être de la maison.

Au lieu de se facher elle fit un sourire. Un sourire et tout petit rire. Meme mince ce fut tout de meme un rire qui contrastait avec sa colere de la seconde précédente. Elle laissa le calme s'installer entre eux. Elle était, les jambes regroupés. Les genoux à gauche et les pieds à droite. Elle se retenait, pour s'equilibrer, de sa main gauche, sur le sol. Une posture telle une amazone sur son cheval, mais elle était au sol, secouant de ses doigts freles les petits bleuets qui se trouvaient devant elles. Son sourire touours au levre. Elle retournait sa tete vers la gauche où se tenait également le comte et lui dit d'une voix mélodieuse et rieuse.

- Entre nous, vous avez eu d'autres raison de l'ammener chez vous. Avouez au moins qu'elle vous plait.

Et elle lui fait un de ses beaux sourires. Elle l'avait dit d'une voix si gentille, si guillerette, que toute forme de colere avait disparu laissant place à la fraicheur de vivre...
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Dim Mar 26 2006, 10:44

Jeanne était décidément bornée.

Toujours appuyé contre l'arbre, il semblait dormir. Jeanne, elle, passait par tout un panel de sentiments dont il se fichait éperdument.

Elle en vint même à un pathétique jeu de séduction. Avouer qu'elle lui plaisait? Avouer une telle ignominie? Et quoi encore? Comme si une femme pouvait lui "plaire"...

Il tourna la tête vers la jeune femme, levant difficilement les paupières. Quelque part, les yeux fermés, le noir de l'imaginaire, lui était plus agréable que cette femme qui se refusait et tentait de le séduire à la fois, alors que lui n'éprouvait rien pas même du désir... et se devait pourtant de lui faire la cour.


-Et après? Si elle me plaisait? Ais-je des comptes à vous rendre?

Il avait dit cela sans méchanceté. Il avait pensé que retourner la faute contre elle serait un bon moyen de détourner la conversation qui commençait sérieusement à ne plus l'amuser.

Il détourna de nouveau le regard et préférer fixer les nuages.


-Et non, elle ne me plait pas. C'était une simple attention à votre égard.

Il se donnait un ton assez amer. Quel homme ne le serait pas, après tout? Il offre une surprise à la femme courtisée qui prend cela pour un affront! Chastignac pensait être suffisamment crédible avec une telle réaction.

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Jeanne C
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Dim Mar 26 2006, 13:09

[HS Raaaah et moi je dois faire comme si de rien n'était... Je joue si mal que ca??? Enfin d'un autre coté toutes les filles réagissent de cette maniere... whistle ]

Là c'était une fois de trop, il ne savait pas mais rien que cette seul phrase ces 7 mots la chamboulerent au plus profond de son ame. Cela avait été dit gentiment mais le fond était là, intact. "Ais-je des comptes à vous rendre?". Elle comprit ainsi. Elle venait de dire des paroles sympathiques pour faire renouer le lien, pour se faire pardonner, et voilà que celui ci refusait et l'enfoncait encore plus. Ces 7 mots firent changer son coeur, plus rien venant de cet homme pourrait la consoler à présent. C'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Elle aurait voulu fuir cet abject personnage, partir loin et ne plus jamais le revoir. Il avait fait si mal, elle avcait l'impression qu'il tournait un poignard dans son coeur et qu'i y prenait plaisir de l'enfoncer encore plus toujours plus loin. La plaie ne saurait etre réparer. Tout son passé resurgit. Sa vie de misere, son défunt mari, lorsqu'elle servait dans les chateaux. Une vie de pauvre qui l'attristait énormément, elle enviait à un plus haut point la richesse et le luxe, et maintenant elle voit que la richesse ne produit que souffrance. Son reve partit en fumée. Elle se voyait plus heureuse avec son ancien ami. IL était peut etre pas le plus bel homme de la religion, mais il était drole, attentioné et ne la faisait jamais pleurer... Son petit frère l'avait mis en garde face à ces démons de richesses qui n'était là que pour ca, mais jamais elle ne l'avait écouté, préférant croire à ces réves. Ce n'est que maintenant qu'elle vit à quel point les réves étaient loin de la réalité.

Elle écoutait à peine les paroles du Comte. Qu'avait il dit, elle en savait rien. Tout autour d'elle était un immense vide, elle avait l'impression que le temps s'était arreté, que plus rien autour d'elle ne bougeait, ne respirait, le néant. Puis les images revinrent petit à petit. Le comte regardait au ciel. Il avait perdu devant elle tout son éclat, c'était un homme ordinaire. Homme ordinaire qui devait roder autour de la maisopn pour subtiliser le magot de son frere. Elle eut un petit sourire à cette pensée. Puis subitement, avec une certaine grace, sans rien dire elle se leva et dit de sa voix douce:


- Venez mon cher! Allons accueillir notre jeune invitée! J'ai hate de faire sa connaissance.

Ce qui bizarrement était véritable. Elle voulait la connaitre, quitte à la prévenir de la menace qu'elle avait avec ce comte. Mais surtoutla connaitre. Elle voulait plus avoir affaire avec les grandes dames, mais avec celles qui n'ont rien comme elle l'était...
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Ven Mar 31 2006, 20:02

[je préfere attendre une réponse de Gwen avant de continuer... Ca serait plus sympa pour elle lol]

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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Sam Avr 01 2006, 07:38

[tkt ca me fera une légere pause. Je jouerais pas la fille tous les jours. Trop crevant. Si complexe si différentes, mais toutes les memes!!! :dem
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Ven Avr 07 2006, 18:58

Jeanne devint d'une froideur inespérée. Le laisserait-elle respirer? Oui! C'était si miraculeux et si soudain qu'Adrien en fut presque frustré.
Durant quelques secondes, elle resta coite, puis proposa simplement de rencontrer sa nouvelle demoiselle de compagnie.

Adrien l'écouta sans la regarder, faisant mine d'être concentré sur un point quelconque... sa main, sa main qui rasait l'herbe grasse et arrachait convulsivement quelques brins. Il n'était plus joueur, au contraire fatigué, changeant comme le vent : aussi vite qu'indiscernable, sauf quand on le reçoit de plein fouet.

Il s'était en vérité rapidement lassé de son hypocrite comédie (peut-on parler de pléonasme?) et tout simplement de la compagnie trop naïve et trop fleur bleue à son goût de Jeanne. Aussi se leva-t-il sans entrain, avec pour seul assentiment un "mmm" sortit difficilement de sa bouche close.

Il la suivit en trainant des pieds, mais resta droit tout de même, môsieur, même ennuyé, n'était pas au point de se laisser-aller.
Il pris les devants sur le perron, ouvrant la porte à Jeanne : c'était une affaire d'homme que de pousser les grosses planches de bois massif.

Il pénétra dans le couloir en premier, étonné de le voir vide. Il était sombre et cette longue piece donnait froid. Il appela.


-Gwennaëlle!

Sa voix résonna un moment à ses tympans, et peut-être dans le couloir.

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Dernière édition par le Sam Avr 08 2006, 08:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La dépendance de Chastignac   Sam Avr 08 2006, 08:01

[excusez moua pour le gros-petit retard!!!!^^]

Gwenaël avait été surprise de la réaction de la jeune femme, et lorsque le comte lui demanda si elle allait mieux, elle ne put que hocher la tête. Qui était cette femme? La question se répercuta plusieurs fois dans sa tête pour en arriver à une explication probable. Peut-être était-ce la Future du Comte? En ce cas-là, cela expliquerait tout. En la voyant, elle avait du penser certaines choses non vrai, et la jalousie l'avait emportée.

Elle sourit en voyant le Comte lui même sourire et lever les yeux au ciel. Elle n’eut pas le temps de lui répondre qu’il lacha un « je reviens » à la va-vite avant de retrouver la dite femme.

Jugeant qu’elle n’avait pas à s’en mêler, elle n’alla pas plus loin que la porte, et regarda attentivement l’échange entre les deux personnes...

Elle soupira au bout d’un moment et préféra rentrer à l’intérieur ; dans le salon. Elle vit la femme qui s’était occupé d’elle un moment et lui fit un léger signe de tête en souriant...

Elle resta un moment sur le canapé, écoutant les bruits alentours, jusqu’à ce qu’elle entendit la voix du Comte. Elle sortit alors du salon, pour revenir dans l’entrée et vit le Comte ainsi que la femme qui s’était apparement calmée...


« Oui, Monsieur le Comte ? »

Elle observa attentivement la jeune femme avant de reporter son regard sur le Comte...
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La dépendance de Chastignac
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