1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Lecture dans le salon

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Aurore-A
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MessageSujet: Lecture dans le salon   Mer Fév 15 2006, 12:46

La jeune marquise avait prit place sur une chaise du salon, près d'une grande fenêtre et contemplait le paysage qui s'offrait à elle.
Cela faisait deux jours qu'elle était arrivé à Fontainebleau, et n'avait pas encore eu l'occassion de voir beaucoup de personne.
Elle se sentait si éloigné de cette vie de faste, qu'elle en arrivait à penser qu'elle pourrait etre déplacé en se confondant aux autres courtisans de sa majesté.

Elle soupira puis ouvrit un recueil de poésie. Elle tenta de lire un texte, mais les mots de son père raisonnaient encore dans son esprit.


*Ne faîtes rien qui pourrait ennuyer la cour, ni même les autres nobles qui s'y trouvent. Je compte sur vous pour faire une bonne impression. N'oubliez pas que vous m'avez fait une promesse. Vous ne voudriez pas décevoir le souvenir de votre pauvre mère?*

En se rappellant ses mots, Aurore-Amélie eut un pincement au coeur. Elle doutait de pouvoir s'adapter à ce monde qui lui était étranger. Et elle avait une certaine appréhension, chacun de ses gestes allaient à présent être analyser avec froideur.

La jeune femme se remit à lire, c'est alors qu'elle entendit un bruit de pas.
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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Lecture dans le salon   Jeu Fév 16 2006, 11:08

Les pas s'arrêtèrent net juste devant la porte.

-Vous êtes fou de vous montrer en plein jour, alors que vous devriez être au front

"Aussi devais-je venir en pleine nuit"

-J'ai été empêché.

Un petit silence suivit cette réplique, ce qui voulait dire deux choses : soit l'autre réfléchissait, soit il haussait les épaules avec un rire sarcastique.

"Bien. Dépêchez vous."

-Monsieur de Paillardan... entrons dans le salon si vous le voulez bien.

Et la porte s'ouvrit en un grincement, poussée par une main invisible, avant de se refermer aussitôt, tirée par une autre main.

"Non ! C'est de cela que vous voulez me parler encore ? Je n'y crois pas un mot, vous entendez ? Pas un mot ! Il n'était nul besoin de risquer me compromettre pour me reparler de ma femme sur ce ton irrévérencieux !"

Nouveau silence.

-Je sais que les dettes vous accablent... et la naissance de votre fils ne doit pas aider.

"Ma femme et moi nous nous adorons, vous entendez ?"

-Voyons cela n'a rien de déshonorant ! Votre aval, et votre aide à ce projet serait au contraire fortement récompensée...

"Oui, en me faisant cocu !"

-Monsieur de Paillardan ! C'est du Roy qu'il est question !

"Et qu'est ce que cela change ?"

-Le règne de LaValliere ne peut durer éternellement... il faut préparer sa succession... et le mieux possible pour vous, moi et le Roy.

"Vous ? Vous ? Monsieur de Saint-Aignan, je ne veux plus rien entendre !"

-Quittez la Cour de ce pas, vous n'y reviendrez pas. Sauf si votre femme vous y aide. Je vous rappelle que vous êtes encore un disgracié.

"Et bien que j'y reste. "

Le ton avait bien monté... Apparemment, monsieur de Paillardan n'était pas content, pas content du tout après Saint-Aignan...

Des pas furieux s'éloignèrent puis stoppèrent de nouveau.


"Et ma femme restera en Gascogne avec moi !"

Cette fois, le marquis disparaissait complètement par un couloir, et François subissait les foudres en silence. Ce ne serait pas avec son aide qu'il arriverait à mettre La Montespan dans le lit Royal.
Apres tout, il n'en avait pas vraiment besoin, mais toute son idée première tombait à l'eau.

Il poussa la porte du salon et y entra en soupirant. Le salon était bien éclairé et agréable, tout ce qui ne reflétait sa conversation de tout à l'heure.


-Ah! Mademoiselle !

François crut mourir dans l'instant. Il venait de s'apercevoir qu'il n'était pas seul, il avait pourtant su retenir un sursaut et un cri, même si la couleur blême de ses joues montrait bien son malaise.
Que n'avaient-ils tut leur noms !!
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Aurore-A
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MessageSujet: Re: Lecture dans le salon   Jeu Fév 16 2006, 12:49

La jeune femme fut surprise quand un gentihomme entra dans la pièce. Visiblement, il était mal à l'aise.
Aurore-Amélie avait entendu quelques mots de la conversation entre lui et un autre homme qui parlaient de l'influence trop écrassante de la Vallière à la cours. De toute évidence, on voulait trouver une autre favorite pour le roy.

La jeune marquise se leva gracilement de son petit fauteuil en soie et inclina légèrement la tête devant l'inconnu
.

"Je suis navrée de vous avoir fait peur messire. Je pensais qu'il n'y avait personne dans cette aîle du chateau."

Aurore-Amélie ne voulait pas embarraser l'individu, alors elle ne posa aucune question indiscrête, d'ailleurs elle n'en avait pas réellement envie. Elle était encore une inconnue pour la cour.

"Je suis Aurore-Amélie, marquise de Saint-Yve. Je suis arrivée récemment à Fontainebleau."

Elle ajouta cela afin de montrer à ce gentihomme qu'elle n'était au courant de rien. Elle ne connaissait encore rien à la vie du Roy ni de celles des courtisans de Fontainebleau.
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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Lecture dans le salon   Jeu Fév 16 2006, 19:23

Décidément, depuis que Saint-Aignan avait repris la forme et l'activité, il devenait un abonné des frayeurs.
Ce n'était pourtant pas un amoureux du risque, loin de là !

Déjà, la veille dans la nuit, lors de sa rencontre avec Colbert, il s'était fait bien peur... C'était à ce moment qu'il aurait dû rencontrer le marquis de Montespan, mais d'un signe, il lui avait fait comprendre qu'il valait mieux que celui-ci retourne à son auberge pendant qu'il feindrait profiter de l'air nocturne...

Enfin, alors qu'il le rencontrait vraiment, cette jeune personne qu'il n'avait pas vu et qui avait, sans aucun doute, tout entendu...

François commençait à croire que c'était Paillardan qui portait la poisse.


Citation :
"Je suis navrée de vous avoir fait peur messire. Je pensais qu'il n'y avait personne dans cette aile du château."

-Et moi donc !

François espérait, voulait, devait reprendre le dessus de la conversation et montrer qu'on ne pourrait pas trahir ses secrets impunément. Aussi avait-il déglutit, reposé la main le long de son corps _qui s'était placée contre son cœur, comme d'habitude lors de ce genre de situation_ et avait sourit.
Sourit, d'une manière un peu désinvolte, et puis donc dit ce "et moi donc" d'une façon qui aurait pu vouloir signifier "je me fiche que l'on connaisse mes complots". Qui a pensé qu’il avait eu peur ? Bien sûr que non ! Il était si fort qu’il ne craignait rien ni personne… !

Mais outre le danger que la demoiselle ai tout entendu, il y avait le danger qu'elle n'ai entendu que des brides, et mal interpréter les intentions de François... en tout cas, de telle sorte qu'elle verrai l'intrigue plus grosse qu'elle ne l'était.

Ainsi François marchait-il sur un fil. Il avait deux possibilités. Ou il s'en faisait une sûre alliée, ou il la détruisait complètement.
Le deuxième moyen était le plus sûr... on est toujours plus certain de la constance des ennemis sur le tapis que de la fidélité des amis, mais pouvait-il faire du tort à un aussi joli minois ?

En effet, elle était très belle. Elle avait du charme à la duchesse d'Orléans, et ce n'était pas peu dire, c'était même un très beau compliment rien que de le penser. Lorsqu'elle s'était levée surtout, François avait reconnu parfaitement des manières de grandes dames sous des traits fins, frais et candides d'une jeunesse à peine éclose... Elle plissa d’un geste réflexe le lourd taffetas de sa robe et se présenta à lui :


Citation :
"Je suis Aurore-Amélie, marquise de Saint-Yve. Je suis arrivée récemment à Fontainebleau."

François resta un moment béat devant l'aplomb, le simple aplomb, la douceur d'Aurore-Amélie. Et puis, elle avait deviné qu'entrer dans les secrets de quelqu'un ne se faisait pas en toute innocence et sans complication, aussi ajoutait-elle qu'elle était nouvelle.
C'était peut-être aussi bien que c'était décevant. Si elle n'était pas une intrigante avertie, elle ne montrait pas non plus d'enthousiasme pour le devenir, et donc en faire une amie qui oeuvre avec lui corps et âme était à revoir pour plus tard. Il ne pourrait donc en faire qu'une alliée qui se tait.

Soudain François sembla sortir de sa torpeur et de ses réflexions, et vint s'approcher de quelques pas. Il pris le livre des mains de la marquise, livre qu'elle avait refermé, le posa sur une petite table qu'il avait a porté, afin de lui faire un baise-main.


-Comte de Saint-Aignan, confident de Sa Majesté. Si je puis vous êtes utile...

Souvent, le comte omettait le "confident du Roy" lorsqu'il se présentait. Mais il pourrait s'avérer que ce n'était peut-être pas inutile cette fois de montrer qu'on était des proches, très proches, du Roy.
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Aurore-A
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MessageSujet: Re: Lecture dans le salon   Jeu Fév 16 2006, 23:11

La jeune marquise fit un sourire timide à l'inconnu. Il était très élégant dans son habit d'apparat. Il devait appartenir à la haute noblesse. Elle fut cependant oppressée par tant de cérémoniale, elle qui n'avait connu que la vie simple de compagne, parmi les fleurs sauvages et les chevaux.
Le gentilhomme l'observa un instant, puis vint à sa rencontre, d'une démarche légère mais assurée.
Il baisa sa douce main, et se présenta:


Citation :
-Comte de Saint-Aignan, confident de Sa Majesté. Si je puis vous êtes utile...

Ainsi la personne qui lui faisait face était un proche du roy, un confident. Aurore-Amélie se trouvait donc dans une facheuse situation. Que devait-elle faire? Elle avait entendu quelques mots, mais cela pourrait suffire à faire d'elle, une éventuelle menace, une personne dont on doit se méfier. Cette simple pensée lui noua l'estomac, et la jeune marquise ressentit un trouble si fort qu'elle ferma les yeux un instant.

*Un intime du roi? Je ne dois pas lui faire une mauvaise impression. J'ai besoin de cette pension, non père en a besoin...mais...*

Beaucoup de choses se bousculaient dans son esprit. Elle regardait à nouveau le Comte de Saint-Aignan, et répondit:

"Ravie de faire votre connaissance, messire de Saint-Aignan. Je suis bien heureuse de rencontrer enfin une personne au détour de ces grandes salles. Ce chateau est tellement grand que je n'ose m'aventurer plus loin que la première aile."

Elle se tut, ne sachant pas si elle en avait trop dit. Apparemment les femmes de la cour n'étaient pas de très grandes bavardes. La jeune marquise ne voulait pas faire preuve d'indélicatessse.
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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Lecture dans le salon   Ven Fév 17 2006, 15:58

Alors qu'elle était sereine et à l'aise lorsqu'elle s'était présentée, elle se dévoilait sous un tout autre jour à présent : Elle semblait une fleur délicate que le vent fait ployer et qui n'ose s'épanouir comme elle le voudrait.
Ah malheureux Saint-Aignan ! Il a dû payer de cette timidité l'assurance de n'être point trahi.
Mais que n'aurait-il donné pour que la demoiselle se redresse et quittât ce teint carmin de gêne !


Citation :
"Ravie de faire votre connaissance, messire de Saint-Aignan. Je suis bien heureuse de rencontrer enfin une personne au détour de ces grandes salles. Ce château est tellement grand que je n'ose m'aventurer plus loin que la première aile."

-Et vous voudriez coucher ici, dans le salon ?

François rit de sa plaisanterie, un peu. Il ne voulait pas mettre Aurore-Amélie plus mal à l'aise qu'elle ne l'était déjà.

Mais il ne voulait pas la quitter non plus, pas avant d'avoir bien cerné le personnage et d'être sûr de ne point être trahi. On n'était jamais trop prudent.
Donc, où qu'elle veuille aller, il se proposerait de l'emmener.
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Aurore-A
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MessageSujet: Re: Lecture dans le salon   Dim Fév 19 2006, 10:07

Aurore-Amélie se reprit et d'une voix douce, elle répondit:

"Bien sûr que non. J'aimerai visiter le chateau, voudriez-vous être mon guide messire le comte?"

Elle lui fit un sourire bien plus sincère, et dévoila une dentition blanche et parfaite. La jeune marquise avait compris qu'elle devait avoir du caractère avec son interlocuteur. Elle ne voulait pas passer pour une jeune fille innocente et naïve. Elle savait très bien que la cour était le repère de milles secrets et milles complots. Aussi, pour pouvoir rester à Fontainebleau et garder sa pension, Aurore-Amélie allait faire tout ce qu'il fallait.

"A moins que ma présence vous embarasse, alors vous n'avez qu'un mot à prononcer pour que je quitte cette pièce." ajouta la marquise tout en gardant son doux sourire qui mettait en valeur son visage, et ses yeux expressifs.

Elle lui tendit avec grâce sa main, attendant la réponse de Saint-Aignan.
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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Lecture dans le salon   Dim Fév 26 2006, 12:49

François fut surpris, agréablement surpris de la seconde transformation d'Aurore-Amélie.
Elle était habile, sans nul doute. Assez habile pour comprendre que Saint-Aignan s'amusait des femmes naïves et prudes tandis qu'il admirait les courageuses et les intrigantes. Ou bien avait-elle de l'ambition ? Suffisamment d'ambition pour reprendre le dessus de sa timidité alors qu'une idée nouvelle germait dans son esprit?

Comment savoir ? En faisant en sorte de mieux la connaître.
Aussi afficha-t-il un sourire radieux a la proposition de visiter le château... lui aussi avait une idée derrière la tête.


"A moins que ma présence vous embarrasse, alors vous n'avez qu'un mot à prononcer pour que je quitte cette pièce."

François feint l'indignation. Il ouvrit de grand yeux, fronça les sourcils, puis sembla se reprendre.

-Allons donc! Je suis bien heureux de n'avoir qu'une défaillante mémoire... ce mot, si je l'ai connu, ne me revient pas!

Ce trait parut lui plaire, et elle tendit sa main. Galant homme, François la lui prit plus délicatement que n'aurait fait une femme.
Il la leva et entraîna la marquise vers la source lumineuse de la pièce : une grande fenêtre qui donnait sur les jardins.

La vue plongeante sur des haies taillées à la feuille près, le comte observait plus les promeneurs tout en faisant signe à Aurore-Amélie d'admirer les promenades. Au centre de buis en forme de cônes, une fontaine se laissait aller doucement et François pouvait presque percevoir le doux clapotis qu'il lui semblait être dégagé de ce lieu.

Mais qu'importait pour lui ? Ce qu'il remarquait, c'était un petit groupe de mousquetaire entourant on ne sais quoi cependant qu'un homme droit, grand et d'allure militaire suivait de près une frêle jeune femme, paraissant se diriger vers le château.
Vite!


-Marquise, aimez-vous cette vue ?

François s'était retourné afin d'avoir le profil de la jeune femme encore en train d'observer le jardin devant lui. Il s'adossait nonchalamment à la vitre, et n'affichait qu'un visage serein.

-Vous dirait-il de commencer cette visite par ici ?

Soudain, Saint-Aignan s'immobilisa. Il venait d'apercevoir un, non deux ! carosses affluer dans la cour...

Il tourna vivement la tête pour mieux observer les armes, mais non, il n'arrivait pas à les voir... et il ne les avait jamais vu auparavant.


-Une minute... il me faut vous quitter, mais je reviens!

Il baisa vite et bien la main de la demoiselle et courru presque accueillir les nouveaux. Cependant, il ne devait pas lâcher de vue Aurore-Amélie, aussi espérait-il secretement que son rôle de premier gentilhomme le laisse libre assez tôt!

[ retour du comté de Bretagne ]
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Aurore-A
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MessageSujet: Re: Lecture dans le salon   Dim Mar 12 2006, 12:04

Aurore-Amélie suivit le regard du Comte et admira la beauté des jardins. Si elle faisait un effort, elle pouvait se revoir à la Marivelle, le domaine de son père. Là, où elle aimait courir dans les près entourés de fleurs. Elle pouvait y passer des heures, étendue sur l'herbe.

Le visage de la jeune femme se voila un instant, quand elle songea à sa vie d'autrefois.
Elle était à Fontainebleau depusi seulement quelques heures, et elle se sentait oppréssée, pas à sa place, ridicule presque.

Cependant, elle fit un effort pour etre plaisante et ajouta avec un charmant sourire.
Le comte l'a délaissa un instant. Il revint avec une jeune fille à son bras.
Aurore-Amélie de Saint-Yve s'inclina respectueusement devant la nouvelle venue.


[dsl de ce retard, mais je passai mes bacs blancs blush ]
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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Lecture dans le salon   Mer Mar 15 2006, 18:07

[t'inquiete c'est pareil pour moi!!]

St Aignan ne savait pas trop quoi faire, en vérité, que de biaiser. Alors il mena Pauline parmis les couloirs, se trompant _faisant semblant de se tromper_ de chemin, réfléchissant, puis enfin, comme illuminé, fonçant vers le petit salon.

Enfin, foncer à une vitesse raisonnable : il ne fallait pas oublier les jupons et les volans de la demoiselle à son bras.

Ainsi il ouvrit la porte, mais s'arrêta net dans son élan avec un "oh" de surprise. Il la feigni admirablement : une bouche en rond, sourcils levés.


-Je l'aurais pourtant juré!

Il lacha le bras de Pauline et parut tout penaud.

-Je crains ne pouvoir vous conduire à votre mari... Ma mémoire défaille ces temps ci...

Puis il se tourna vivement, contredisant le fait d'être sénile, qu'il venait de prétexter, et sourit franchement à Aurore-Amélie.

-Mais j'ai tout de même l'honneur et la joie de vous présenter Mademoiselle de St-Yves!

Et se retournant vers Pauline, il fit encore une fois les présentations :

-Mademoiselle de St-Beryl!

Franchement, François ne s'en sortait pas mal. Il n'avait pas une totale confiance, pas encore, en Aurore-Amélie, mais Pauline les distraierait, et puis il était certain qu'elle n'irait pas lui raconter son secret à elle, nouvelle à la Cour...

Cela lui laisserait le temps de s'éclipser, de régler deux ou trois affaires gênantes, et enfin de revenir, sûr de ne point avoir été trahi.
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