1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Charlot à la Samaritaine

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MessageSujet: Charlot à la Samaritaine   Mer Mai 31 2006, 18:53

Ça promettait d'être une journée ensoleillée sur la belle ville de Paris. Réveillé aux premières lueurs de l'aube, Charlot sauta de son lit déjà plein d'entrain et de bonne humeur. Son père n'était pas encore debout, mais ça ne saurait tarder. Le digne forgeron travaillais dans sa forge depuis six heures du matin jusqu'à onze heures tous les jours, heure à laquelle il ouvrait son étal et vendait ses produits jusqu'au coucher du soleil.

Le garçon fit un brin de toilette sommaire et s'habilla à la hâte. sa bande de copains et lui avaient convenus de se retrouver à sept heures tapantes devant la Samaritaine, pour aller sur la place du marché.

Dans la petite cuisine, Annette, sa mère, était déjà occupée à ses tâches. Charlot fit une petite pause à l'embrasure de la porte, guettant sa mère qui lui tournait le dos, occupée à mettre un chaudron sur le feu. Bien, elle ne l'avait pas vu, semble-t-il. Il avança vers la porte principale sur la pointe des pieds...


- Charlot, espèce de petit garnement, ici, de suite!

*Raté!*

L'enfant s'arrêta court, soupira puis entra dans la cuisine. Sa mère allait lui demander une faveur, il en était certain.

- Où c'est que tu cours comme ça, mon mignon? T'as pas encore déjeuné, que je sache. Viens là manger ce croissant au moins.

- Bah, d'accord, mais il y a les copains qui m'attendent pour la ballade.

- Oui-da, fils, cours t'amuser, mais emmène Marguerite avec toi, j'ai du pain sur la planche toute la journée.

*Bon, ça ne rate jamais!*

- Oui, m'man...

*Pas la frangine, pas encore aujourd'hui...*

Le garçon soupira. Les filles, ça n'était fait que pour causer des ennuis, et sa soeur Marguerite surtout. Il avala la pâtisserie en moins de deux et en rafla quelques autres dans son chapeau. À ce moment la petite Marguerite entrait en bondissant dans la cuisine.


- 'Jour maman!

C'était vraiment une jolie petite fille. Elle avait huit ans, des cheveux blonds comme les blés et des yeux bleus comme le ciel. ce matin-là, elle avait tressé ses cheveux en deux nattes par-dessus ses oreilles et avait décoré chaque tresse d'une petite fleur au bout. Elle était mignonne à croquer.

Elle avala à la hâte son déjeuner, posa un baiser sur la joue de sa mère, puis couru pour rattraper Charlot qui était déjà dans la rue, son chapeau sous le bras.


- Dérouilles-toi, la frangine, ya les copains qui attendent.

- Chouette alors, nous allons où aujourd'hui?

- Au marché, faudra pas te plaindre si t'es fatiguée.

Il marchait très vite, en prenant de longues enjambées, tandis que Marguerite sautillait gaiement à côté de lui, toute heureuse de passer la journée avec son frère. C'était bien plus amusant que de regarder sa mère préparer sa soupe!

Ils arrivèrent finalement au lieu de rendez-vous. Trois des six amis de Charlot étaient déjà là. La Samaritaine indiquait sept heures moins dix minutes. Il y avait Jean, alias LaFouine, qui avait le même âge que Charlot et était son meilleur ami. Il était le fils d'un charpentier et les deux enfants s'étaient toujours bien entendus, comme leurs pères. Lafouine était toujours prêt à suivre Charlot dans ses plans et ses jeux.


- Hé, le Mulot! Ça va aujourd'hui?

- Ouais, pas trop mal. Ya que ma mère, elle m'a collé la frangine aux basques pour la journée. Faudra changer de programme, les mecs.

Les autres garçons haussèrent les épaules.

- Bah, pas grave, hein les copains? L'est chouette, ta frangine, le Mulot.

Cette phrase venait d'un garçon timide, Enric. Il ne disait jamais un mot plus haut q'un autre à l'habitude. Il avait dix ans, mais il était déjà un peu plus tranquille et plus éveillé que ses amis. C'était le deuxième meilleur ami de Charlot.

Celui-ci haussa les épaules, baîlla, puis s'assit sur des marches en attendant que ses autres copains les rejoignent. Ils arrivèrent un après l'autre, toute une bande de gamins dépenaillés, chahuteurs. Ils prirent la direction du marché en riant et en faisant mille galipettes au passage, tandis que la petite Marguerite gambadait joyeusement au milieu.
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Colbert
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Jeu Juin 01 2006, 10:38

Colbert, dans sa caleche royale, entouré de sa garde rapprochée dans les rues peu sure de Paris, reconnu celui qui la veille lui demandait d'être à l'école engagé dans ses services.

D'un air amusé il passa devant le groupe, ouvri la porte et appela Charlot

' hep ! dite moi, ne seriez pas le charlot d'hier ? je vois en tout cas qu'on s'amuse comme on peut ! je suppose que vous allez au marché des Halles ?'

( note la samaritaine n'existait pas à l'époque, par contre le marché des Halles oui , juste à côté et trés populaire )
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Jeu Juin 01 2006, 17:28

(HRP: La Samaritaine était le nom d'une pompe à eau, rénovée au XVIIIe siècle sur le Pont Neuf mais qui remonte au temps d'Henri IV. Cette pompe était décorée d'une représentation de la samaritaine des évangiles. Wink I know what I'm talking about, amigo... Wink)

Charlot s'était lassé de faire des galipettes, et marchait maintenant d'un pas vif. Il avait distribué ses croissants à ses amis, comme il le faisait toujours, étant donné que certains d'entre eux étaient des enfants de rue. Marguerite, toujours souriante, trottinait à côté de lui.

Un carosse entouré de gardes passa à côté du groupe, et ralentit semble-t-il en les apercevant. Charlot prit la main de sa petite soeur et la rapprocha de lui, fronçant les sourcils. Il avait beau la trouver un peu bondissante, il ne laisserait pas un inconnu l'approcher. Mais il se détendit quelque peu en reconnaissant l'intendant Colbert.


Colbert a écrit:
D'un air amusé il passa devant le groupe, ouvri la porte et appela Charlot

' hep ! dite moi, ne seriez pas le charlot d'hier ? je vois en tout cas qu'on s'amuse comme on peut ! je suppose que vous allez au marché des Halles ?'

Charlot ôta son chapeau et salua, imitant un mousquetaire du roi.

- Pour sûr, M'sieur l'intendant. Ya toujours à faire au marché quand il bat son plein, et moi et les copains, on aime regarder les saltimbanques.

La petite Marguerite, timide d'abord, regardait maintenant le carosse, admirative. Elle s'approcha un peu plus et plongea son regard enfantin dans les yeux de l'intendant, en jouant avec un de ses tresses.

- Z'avez un beau carosse, M'sieur l'intendant.
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Colbert
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Jeu Juin 01 2006, 18:12

Charlot a écrit:
(HRP: La Samaritaine était le nom d'une pompe à eau, rénovée au XVIIIe siècle sur le Pont Neuf mais qui remonte au temps d'Henri IV. Cette pompe était décorée d'une représentation de la samaritaine des évangiles. Wink I know what I'm talking about, amigo... Wink)
tendant.

oui mais tu parlais de 'marché' ....mhf sur le pont neuf ? enfin c pas important de toute maniere Wink

une petite chanson sur la samaritaine :

la samaritaine taine taine
Va-t-à la fontaine taine taine
pour chercher de l'eau l'eau l'eau
dans son petit seau seau seau
son pied a buté té té
le seau est tombé bé bé
l'eau s'est renversée
etc


"La petite Marguerite, timide d'abord, regardait maintenant le carosse, admirative. Elle s'approcha un peu plus et plongea son regard enfantin dans les yeux de l'intendant, en jouant avec un de ses tresses.

- Z'avez un beau carosse, M'sieur l'intendant."

'bonjour grande fille ! merci pour le compliment, vous etes un peu nombreux sinon je vous aurai emmené jusqu'a la fontaine.'

'quand à vous charlot, vous avez bien raison de vous amusez à votre age ...les saltimbanques ...'colbert reflechissais' mhhh oui certains sont tres doué , d'autres de vrai charlatan ! '

Les gardes de Colbert était un peu surpris et surtout inquiet de rester dans ces endroits populaies et pas toujours bien fréquentés, il faut dire qu'a une centaine de mètres il y avait la rue de la ferroneries, là ou Henri IV fut assasinné.

Mais colbert n'était pas inquiet malgré que la population ne l'aimait guere pour ces soupes intransigenates dans les dépenses de l'état et donc des impôts.

' tu t'apelles comment petite grande ?' Colbert était attendris de ces yeux ecarquiller qui regardait le carrosse avec envis. Colbert était plus tres jeune et pas forcement sympathique avec les adultes, mais avec les enfants il gardait toujours une certaine tendresse paternelle.
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Jeu Juin 01 2006, 19:19

Colbert a écrit:
'bonjour grande fille ! merci pour le compliment, vous etes un peu nombreux sinon je vous aurai emmené jusqu'a la fontaine.'

L'enfant rougit un peu et se cacha derrière son frère, gênée. Il lui en imposait, ce monsieur, avec tous ces gardes! Charlot haussa les épaules imperceptiblement. Il aurait bien aimé un tour dans le carosse, mais il ne le laissa pas voir. Ses amis, voyant qu'il s'était arrêté pour parler avec l'intendant, s'étaient groupés un peu plus loin pour l'attendre. Lafouine s'approcha un moment et tira Charlot par la manche.

- Les copains et moi, z'allons continuer, le Mulot. Viendrez nous rejoindre là-bas, d'ac?

Charlot opina de la tête et reporta son attention sur l'intendant.

Citation :
' tu t'apelles comment petite grande ?' Colbert était attendris de ces yeux ecarquiller qui regardait le carrosse avec envis. Colbert était plus tres jeune et pas forcement sympathique avec les adultes, mais avec les enfants il gardait toujours une certaine tendresse paternelle.

- Elle s'appelle Marguerite, M'sieur. Elle est souvent timide.
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Ven Juin 16 2006, 20:57

lundi, jour de marché, un jour comme les autres pour certains mais pour laurine et sa famille c'était un jour assez chargé : les récoltes de leur potager du week end et les traites quotidiennes faites, il fallait les vendre sur le marché dès l'aube, à l'heure ou les coqs commancaient leurs chants traditionnels .

Jour chargé peut être, mais il n'y avait pas foule au marché. L'air humide et froid , y en était pour quelques chose. L'hiver arrivait à grand pas et bien qu'il fasse meilleur dans les maisons, Laurine devait faire le marché pour unique manteau, une petite peau de chèvre ajustée sur ses épaules frêles . Elle soufflait de temps à autres, dans ses mains, qu'elle tenait comme pour prier, histoire de les réchauffer un peu . Comme à son habitude ses cheveux n'étaient pas très bien coiffés, mais qu'elle attachait tout de même grâce à un ruban afin qu'ils ne la gêne pas. Ses mains étaient des mains d'agriculteurs, elles avaient beaucoup trop souffert au travail, son nez et ses joues étaient rougis par le froid.

Quelques passants s'arrétaient , mais aujourd'hui n'allait pas être un jour de bénéfice. Cela annoncait le début de l'hiver. Ce qui laissait à Laurine le temps de révasser pendant que ces frères trainaient et jouaient dans les rues. Elle se mettait par moment à espionner quelques bourgeois qui passaient par là . elle aurait rêvée avoir leur classe et leur élégance, pouvoir changer de toilette tout les jours, sentir bon la rose à chaque moment de la journée, flâner dans les rues sans penser au travail à faire dans la journée, pouvoir entrer dans une boutique sans qu'on vous regarde de la tête aux pieds comme si vous aviez la peste, dépenser son argent comme bon nous semble, ne pas savoir ce qu'est de faire des économies ... Elle aurait tout donné pour pouvoir, ne serait-ce qu'une journée ou seulement une heure, être cdans la peau d'une bourgeoise et ne pas faire face à la misère pendant que d'autres allaient à l'école et s'amusaient . A l'âge ou certains étaient encore dans les jupons de leur mère, Laurine devait remplacer ses parents trop vieux pour travailler et faire vivre une famille qui comptait six enfants...

Une bourrasque de vent l'arracha à ses rêveries. Elle tourna la tête de droite à gauche, rien, personne ne venait vers son étal, en même temps elle les comprenait, elle non plus, si elle avait eu le choix, n'aurait daigné venir au marché par ce temps . Elle prit donc place sur une cagette de bois qu'elle avit retourné en guise de chaise, voilà le luxe qui lui était permis d'avoir ! Mais bien qu'elle est une vie de misère, elle ne s'en plaignait pas. Dans sa famille tout le monde avait travaillé dès sa plus tendre enfance . Elle avait la chance que ses parent s'aiment car elle en connaissait beaucoup que la pauvreté rendait aigre voir haineux.

Ne voyant personne arrivait elle continua son tressage de panier d'osier qu'elle revendait ensuite . Si la foule ne se précipitait pas, elle demanderait à ses frères de l'aider à remballer ses légumes et fromages car d'autres travaux dans la ferme l'attendaient, et ceux ci, qu'il fasse frisquet ou pas, répondaient toujours présents au grand damme de sa fatigue, qui en temps de grand froid l'empêchait de travailler aussi bien qu'à ses habitudes.
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Jean de
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Sam Juin 17 2006, 10:21

Jean, accompagné de Charlot, qu'il tenait par la main, s’arrêta un instant, observa l’étal d’une jeune marchande de fruits, légumes et fromages.
La toute jeune fille qui se trouvait derrière, assise sur une cagette de bois qu'elle avait retourné en guise de chaise, une petite peau de chèvre ajustée sur ses épaules frêles pour unique manteau, tressait un panier d'osier.
Jean resta un instant à admirer la jeune fille.
Non pas ce qu’elle faisait de ses mains, mais le charme qui se dégageait d’elle, malgré des mains qui, de toute évidence, avaient beaucoup travaillé déjà, et pourtant restaient souples, agiles, malgré son nez et ses joues rougis par le froid.
Il avait déjà fait des achats chez elle, mais se sentit de nouveau attiré par cet étal, il s’en approchât et commanda un fromage, un peu au hasard, le plus cher.
Il aurait aimé lui parler, mais tout Jean de la Bruyère qu’il était, il se sentait intimidé par cette jeune commerçante. Par ces cheveux blonds et sauvages à peine retenus par un ruban destiné juste à une coquetterie féminine. Séduit par ses yeux, par son sourire.
Il lui adressa son plus charmant sourire en la payant. Se sentis rougir, ce qui n’était pas dans ses habitudes, pas plus que de sentir son cœur se mettre à battre ainsi. Puis, se sentant un peu bête, posa le regard sur Charlot, lui adressant un sourire, plus pour ne pas paraître s’intéresser trop à cette jeune fille que pour toute autre raison.

-Tiens Charlot, porte ça à ta mère, je dois maintenant rentrer chez moi où des affaires sérieuses m’attendent. Et si tu es d’accord, je t’attends demain à 15h. Ton père connaît l’adresse.

Jean passa la main sur la tête de Charlot, la caressa, lui tendit le sac contenant le fromage.
Se retourna vers la vendeuse qui l’avait troublé, lui souri encore, puis porta son regard vers la rue du temple avant de se décider vraiment à rentrer à son hôtel particulier.
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Sam Juin 17 2006, 10:54

Charlot venait à peine de rencontrer cet homme, il ne connaissait pas même son nom, mais déjà il l'admirait et souhaitait devenir comme lui. Ils s'arrêtèrent devant un étal ou une jeune femme tressait un panier. La Bruyère s'arrêta de longues minutes devant elle. Il regarda quelques secondes le travail que faisait la demoiselle, leva les yeux vers le gentilhomme, puis haussa les épaules. Pouah! les filles! Ça n'apportait que des ennuis! Sauf peut-être Marguerite... Mais cette dame-là semblait différente... Tandis que La Bruyère achetait du fromage à la dame, lui, Charlot, sortit en douce ses mitaines de ses poches, et les déposa discrètement derrière le siège. Lorsque la dame les trouverait, elle pourrait se réchauffer les mains avec ses mitaines, tricotées par sa maman.

Tiens Charlot, porte ça à ta mère, je dois maintenant rentrer chez moi où des affaires sérieuses m’attendent. Et si tu es d’accord, je t’attends demain à 15h. Ton père connaît l’adresse.

Charlot fit une moue déçue, mais néanmoins hocha la tête. Il s'éloigna en gambadant, portant le sac de fromage, pensant que sa maman en ferait sûrement quelque chose... D'ailleurs il avait faim. Il entra donc chez lui au pas de course.
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Sam Juin 17 2006, 11:39

tandis que Laurine continuait son tressage de panier, un homme accompagnait d'un enfant semblait s'approcher de son étal. Tout en feignant continuer son travail, elle leva de temps à autre un oeil afin de le voir plus amplement, elle le détailla furtivement, ce devait être un noble ou un bourgeois. Elle se sentit rougir quand en levant trop hauts ses yeux, elle croisa son regard Elle savait pourtant qu'elle ne devait regarder un homme de haut rang dans les yeux, sa mère le lui avait appris, mais sa curiosité l'en empéchait. Et voilà que cet homme assez charmant, se dit elle, se mettait à la détailler. Elle eut l'impression soudaine que le froid ne l'atteignait plus, le vent qui soufflait par bourrasque ne la frôlait plus de son bras glacial.

Pour reprendre ses esprits elle tourna la tête vers le petit garçon qui l'accompagnait. N'était ce pas ce petit Charlot ? Celui dont ces frères parlaient souvent ? Elle n'en doutait pas car il leur ressemblait beaucoup, il avait ce visage de petit garnement qui malgré ses bétises, gardait un charme de petit enfant qu'on avait envit de serrer dans nos bras ! Mais avec ses cinq frères elle en avait bien assez tout de même!

Puis son attention revint sur cet homme qui regardait maintenant ses fromages qu'elle avait fait la veille au soir. Elle l'avait déjà remarquer devant son étal il n'y a pas quelques heures. Son visage ne lui était pas inconnu ( avec le peu de foule qui se pressait en ces jours, le seul visage qui s'arrétait devant son étal, elle l'aurait remarqué !)
Alors qu'il était déjà venu faire ses achats chez elle, il lui commanda à la hâte un fromage. Laurine eut un demi sourire quand elle s'apercut qu'il lui avait commandé le fromage le plus cher ( elle n'aura pas perdu son temps se dit elle ). Elle lui donna son paquet, lui sourit aimablement comme pour le remercier mais l'homme semblait distrait ou voulait t-il peut être lui acheter autre chose ? Laurine ne sut que lui dire , elle baissa simplement le visage de peur qu'il ne remarque sa confusion. Elle ne savait comment se comporter face à cet homme et cette gêne la mettait mal à l'aise car elle se sentait pour une fois vulnérable. Elle se sentit soulagée quand l'homme ce tourna vers le petit garçon pour lui demander une chose dont les murmures ne lui vinrent pas jusqu'aux oreilles. Elle vit simplement le petit garçon s'éloigner la laissant seule avec cet homme mystérieux.
Il se retourna vers elle et lui sourit puis tourna la tête vers la rue, sembla hésiter, il sembler avoir un moment de réflexion mais s'éloigna d'elle et se perdit dans le silence de la rue.


Laurine suivait ses pas comme absorbée par la danse de ses pieds sur les pavés. Qui était il ? Elle ne le savait et ne le saurait peut être jamais. et se mit espérer qu'ils se rencontrent une nouvelle fois mais dans un meilleur instant...peut être ..
Laurine secoua son visage de sorte que quelques mèches se libérèrent de son ruban . Que lui arrivait elle ? Un homme charmant lui avait achetait de ses produits et voilà qu'elle se mettait à pensait bêtement qu'il était là pour elle! Comment quelqu'un pouvait s'intéresser à elle une fille des champs ? Une fille d'agriculteurs de génération en génération .. Elle se sentit rougir en pensant à sa stupidité elle n'était plus une gamine !puis le froid la rappela à l'ordre . Elle se remit au travail tout en se calant mieux sur sa cagette à bois quand elle sentit quelque chose sous elle. Elle se releva et aperçut des mitaines en tricots. Elles devaient sûrement appartenir à ce petit Charlot car leur taille n'était pas faite pour celle d'un homme. Elle eut un petit sourire émut en les prenant entre ses mains. Ce garçon était un petit ange se mit elle à penser. En les mettant à ses mains elle eut un frisson, ses doigts engourdis la faisait souffrir au contact de ses mitaines encore empreintes de la chaleur de celles du petit garçon.
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Duchesse d'Agenois
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Mar Juin 20 2006, 19:07

Le carosse armorié de la duchesse arriva sur la place du marché. Sitôt arrivé, Ophéliane quitta son siège sur le marche-pied et le cocher ouvrit la porte. La baronne de Frenolec descendit la première, suivit un instant plus tard par la duchesse, qui sourit en regardant autour d'elle. Elle avait quitté cette place à peine quelques heures auparavant... Elle y avait vu l'ambassadeur, ainsi qu'un charmant jeune gentilhomme... Elle corrigea ses pensées. Rêver d'un jeune homme comme la première fille de rue venue! Fi donc!!!

Ophéliane en arrivant avait immédiatement aperçue la jeune paysanne, toujours assise à sa place derrière l'étal de fruits et légumes. La suivante fit un signe discret à la jeune duchesse, qui sourit, attendrie, en voyant la demoiselle, le nez et les mains rougis, ses beaux cheveux blonds retenus par un ruban, dont plusieurs mèches s'échappaient. Elle vit la beauté, la misère, la douleur peut-être... Elle vit surtout la volonté, la persévérance, la détermination. Elle hocha lentement la tête à la suivante, qui s'approcha doucement de la demoiselle.

- Bonjour Mademoiselle. Est-ce que je peux te parler un instant?

Elle poursuivit.

- Ma maîtresse, Son Altesse la duchesse d'Agenois, recherche une bonne suivante pour me seconder dans mes tâches. Je t'ai vu ce tantôt en passant par ici, et j'ai parlé de toi à Son Altesse. La voici derrière moi qui attend.

La suivante dévoila la jeune duchesse aux regards de Laurine. Cassandre lui fit un sourire doux et rassurant, s'approchant, la baronne à ses côtés.

- Bonjour Mademoiselle.
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Mar Juin 20 2006, 19:13

La baronne de Frenolec trouva que cette jeune filel convenait parfaitement aux taches qu'on lui proposait d'effectuer !!Elle était assez jolie pour faire partie de la suite de la Duchesse et comme toutes les filles de la campagne semblaient dégourdie ,gaillarde,vive et intelligente
Elle s'avança donc vers la jeune femme


-BOnjour je suis La baronne de frenolec suivante de la Duchesse !!Je pense que tu remplirais très bien ton rôle.Tu seras nourrie,logée,vetue de belles robes de flanelle ou de soie .!!!
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Duchesse d'Agenois
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Mer Juin 21 2006, 02:03

La duchesse fit une petite moue surprise, et pris délicatement le bras de la trop vive baronne pour l'inciter à reculer quelque peu. La jeune paysanne semblait terrorisée. La pauvre jeune fille n'avait sans doute jamais fréquenté de nobles auparavant, et la duchesse la voyait qui osait à peine lever les yeux.

- Baronne, je vous en prie...

Après un regard de doux reproche à la pétillante demoiselle, elle s'approcha de Laurine, et s'inclina doucement, tant bien que mal en raison du volume de ses jupes, jusqu'à ce que son visage soit à portée de celui de la paysanne. Elle posa son regard d'émeraude dans celui, aussi vert, de la jeune fille, et sourit amicalement.

- N'aie pas peur. Ophéliane a remarqué à quel point tu es travailleuse et persévérante. Je recherche ces qualités chez les gens qui travaillent pour moi. La baronne de Frenolec dit vrai, si je te prends à mon service, tu bénéficieras d'un bon salaire, tu sera nourrie et tu auras ta place à mes côtés. Bien sûr, si tu as de la famille, ils seront aussi pris en compte.

(HJ: Ma très chère baronne, il y a une vive différence entre une demoiselle de compagnie et une suivante! Wink Une suivante, c'est une jeune servante, tandis qu'une demoiselle de compagnie, c'est davantage comme une compagne... enfin... d'où le nom... Wink )
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Mer Juin 21 2006, 10:13

HRP je le sais mais je cherchais à lui vanter sa future situation!!!!!
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Ven Juin 23 2006, 11:42

En deux trois grandes enjambées, Adrien et Raoul furent devant l'étale que tenait un gros bonhomme, et qui alléchait tant le jeune garçon. Le comte retira la main de son dos et désigna la nourriture :

-Est-ce cela que tu me montrais tout à l'heure?

Il eut le rapide assentiment de Bragelonne, et ajouta simplement :

-Choisis, va. Je payerai tout ça. Je dois bien ça à ton tuteur.

Et alors que le vicomte s'approchait du présentoir, indécis, Chastignac observa les alentours furtivement, comme il aimait à le faire à chaque fois qu'il se posait quelque part.
Ses yeux s'arrêtèrent soudain dans leur course : une jeune femme, toute proche, jurait avec la foule... Ses formes généreuses et sa robe de satin ne pouvait en effet que la faire classer dans la haute noblesse.

Au risque de paraître impoli, le comte ne cessait de la fixer. Et lorsqu'elle leva les yeux vers lui, il ne put s'empêcher de sourire en coin.
Il l'avait reconnu, c'était l'empourprée de tout à l'heure!

Il se tourna vers Raoul et lui glissa quelques pièces de bronze dans la main, suffisantes pour s'offrir un encas pour une petite faim.


-Tiens. Reste là, je reviens.

Aussitôt, le comte s'enfuit et s'approcha dangereusement de la femme de noblesse. La chasse était ouverte... !
Il ignorait si la demoiselle était en conversation, s'il la dérangerait ou non, et à vrai dire... il s'en contrefichait.

Lorsqu'il eut fini son slalom entre les passants, son parcours du combattant, lorsqu'il fut quasiment collé à sa personne, il s'abaissa en une courbette et lui prit la main où il y déposa furtivement ses lèvres.
C'était cavalier, mais c'était Chastignac.


-Madame, comme l'on se retrouve!

Il se releva, un peu gêné par les badauds qui commençaient à devenir une foule compacte, mais à donner des coudes et à pousser discrètement, il réussit à faire suffisamment de place à son goût.

-Je suis le comte de Chastignac, madame, nous nous sommes déjà rencontré chez le tailleur... et vous revoir en ce lieu était inespéré!

Le comte n'avait point peur de l'emphase, au vue de l'emprise qu'il avait déjà sur elle... il en était certain.

_________________
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Ven Juin 23 2006, 12:33

La baronne pouffa de rire derrière son éventail en voyant le jeune homme dont la Duchesse s'était entiché faire à celle ci une jolie courbette!Elle dit au jeune homme

-Bonjour messire ,je suis la suivante de la Duchesse d'Agenois,Louise de Frenolec , mais elle est occupée il me semble donc vous manquez à la courtoisie la plus élémentaire qui sied à un gentilhomme en venant lui couper la parole ainsi alors qu'elle cherche une jeune fille pour aider sa chambrière !!!!!Enfin qu'à cela ne tienne c'est l'affaire de la Duchesse pas la mienne!!!!!

Elle fit alors un petite révérence au sire et partit s'acheter une petite patisserie ,ces macarons qui lui semblaient si bons.
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Ven Juin 23 2006, 13:28

Adrien fut coupé dans son élan de séducteur par un rire étouffé dans son dos. Il fit volte-face et se retrouva nez à nez avec une autre donzelle.

-Bonjour messire ,je suis la suivante de la Duchesse d'Agenois, Louise de Frenolec , mais elle est occupée il me semble donc vous manquez à la courtoisie la plus élémentaire qui sied à un gentilhomme en venant lui couper la parole ainsi alors qu'elle cherche une jeune fille pour aider sa chambrière !!!!!Enfin qu'à cela ne tienne c'est l'affaire de la Duchesse pas la mienne!!!!!

Adrien, loin d'être déstabilisé, était plutôt amusé. Il aurait pu être odieux à répliquer "en effet ce ne sont pas vos affaires..." mais tout au contraire, il en profita pour l'aider dans son petit jeu.
Il laissa Louise s'enfuir, et se retourna de nouveau vers... la duchesse d'Agenois. Oui, oui, duchesse...! Boarf, ce n'était pas son rang qui allait le gêner...


-Ah madame! Je suis confus!

Il avait l'air, en effet, tout penaud. Mais cela ne dura que quelques secondes avant qu'il ne reprenne le sourire.

-Je ne voulais point vous déranger, duchesse, et si vous désirez que je m'en aille...

Il laissa sa phrase en suspens, regardant Agenois avec des yeux qu'il faisait suppliant...
Il se retourna ensuite vers la dite-personne avec qui la duchesse conversait, apparemment.


-Je vous doit également des excuses...!

[Bon allez je vais laisser Laurine et duduche répliquer, quand même ^^ lol]

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Duchesse d'Agenois
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Sam Juin 24 2006, 02:25

(HJ: Euh! bon! Je vais répondre en même temps pour Raoul, mdrrrr! big grin Je suis trop contente de voir ça! w00t attention la brique!!! Wink )

- Choisis, va. Je payerai tout ça. Je dois bien ça à ton tuteur.

Raoul acquiéça de nouveau et s'approcha du présentoir, hésitant entre les nombreux aliments variés et colorés.

-Tiens. Reste là, je reviens.

Il se vit soudain remettre quelques pièces de bronze, et il regarda, éberlué, le comte s'éloigner à grandes enjambées. Il se dirigeait droit vers... était-ce possible? La même jeune fille qu'ils avaient rencontrée le matin même dans la boutique du tailleur. Il eut un sourire, comprenant, puis se remit à son choix de collation.

De son côté, Cassandre tentait toujours de lire le regard de la jeune demoiselle, mais elle ne semblait vouloir dire mot, sans doute intimidée par sa présence. La jeune duchesse attendit quelques instants, puis pinça les lèvres, légèrement mal à l'aise. Elle se releva donc, et se faisant rencontra un regard persistent... et pas tout à fait inconnu! Le jeune gentilhomme de la boutique! Les joues de la jeune fille lui rosirent sur-le-champ.


Mais soudain, quelle surprise! Le jeune homme s'avança résolument vers elle, faisant son chemin avec aise parmi la foule des gens. Elle le regarda s'approcher avec un demi-sourire timide. S'inclinant, il lui prit la main et y posa un furtif baisemain, tandis que le visage de Cassandre reprenait peu à peu une teinte écarlate. Mais ses yeux brillaient avec douceur, et elle répondit à la courbette par une gracieuse mais discrète révérance.

- Madame, comme l'on se retrouve!

Les gens s'empressaient autour d'eux, et semblaient spectateurs de la scène... La duchesse, peu désireuse de se donner en spectacle, mais souhaitant connaître ce jeune homme si direct et si amical, ne savait trop que faire. L'homme semblait également un peu embarrassé de cet attroupement. Mais le cocher de Cassandre, habile serviteur, déplaça légèrement le carosse de manière à bloquer quelque peu la foule qui s'amoncelait. On n'osa riposter, voyant la richesse des armoiries, et on s'éloigna.

-Je suis le comte de Chastignac, madame, nous nous sommes déjà rencontré chez le tailleur... et vous revoir en ce lieu était inespéré!

- Vous me voyez enchantée de faire votre connaissance, monsieur le comte. Je m'appelle Cassandre Lynne...

À ce moment, la baronne, qui était demeurée près d'Ophéliane et de Laurine, pouffa derrière son éventail, faisant se retourner le comte et lui arrachant un sourire, à elle.

- Bonjour messire ,je suis la suivante de la Duchesse d'Agenois, Louise de Frenolec , mais elle est occupée il me semble donc vous manquez à la courtoisie la plus élémentaire qui sied à un gentilhomme en venant lui couper la parole ainsi alors qu'elle cherche une jeune fille pour aider sa chambrière!!!!! Enfin qu'à cela ne tienne c'est l'affaire de la Duchesse pas la mienne!!!!!

Cassandre crut un instant qu'elle allait s'évanouir d'embarras... Ses joues prirent une teinte rouge pivoine, tandis qu'elle priait intérieurement la baronne de se montrer plus discrète!!! Elle ferma les yeux un bref instant, puis pris une profonde inspiration. Lorsqu'elle releva ses paupières, toute trace de trouble s'était effacée sinon de son esprit, du moins sur son visage... Du moins la baronne s'était-elle chargée de révéler ses titres de noblesse, quoique dans une rue de Paris... Le comte sembla s'amuser grandement de la repartie de la demoiselle, ce dont la duchesse ne lui tint aucunement rigueur. Quelle impétuosité que celle de cette demoiselle! Elle laissa errer sur ses lèvres un sourire de circonstance, ayant été ainsi projetée sur les devants par sa demoiselle de compagnie.

Et pourtant, le comte ne sembla pas se formaliser outre mesure de son rang, et cela plut à Cassandre. Elle aimait fort la simplicité chez les gens, et la chevalerie cavalière de ce jeune comte lui plaisait aussi.

-Ah madame! Je suis confus!

L'air penaud qu'afficha Chastignac fit rire Cassandre, un rire clair comme un tintement de cloche. Le sourire revint à l'instant même sur la physionomie du comte, un sourire à faire damner les anges...

- Je ne voulais point vous déranger, duchesse, et si vous désirez que je m'en aille...

- Non, ce n'est rien! Restez donc, comte. Je ne faisais que voir si cette jeune personne convenait pour remplir les fonctions de suivante à mon service particulier, comme vous l'a si bien expliqué la baronne tout à l'heure...

Ophéliane vit le mouvement, saisit l'allusion, puis, rapidement, avec courtoisie, engagea une conversation avec la baronne sur la musique et le clavecin, instrument dont soudain, par le plus grand des hasards, elle était devenue la plus fervante admiratrice...

L'air tout contrit du comte attendrissait davantage le coeur de la jeune duchesse, si c'était possible! Gentilhomme jusqu'au bout des doigts (^^), le comte se retourna pour offrir ses excuses à la jeune Laurine également. Elle s'émeut de cette candeur quant il se retourna à nouveau vers elle, le regard pétillant.

Elle répondit à ce regard en baissant légèrement le sien avec modestie, souriant doucement.
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Lun Juin 26 2006, 16:00

La duchesse ne semblait pas approuver totalement sa dame de compagnie, et au contraire fut heureuse, si l’on en jugeait du teint rosé de ses joues, de le retrouver.
C’était limite trop facile, et Adrien se demandait si la mettre dans son lit n’était pas trop aisé pour continuer. A bataille sans risque, victoire sans gloire, ne dit-on pas ?
Mais… non, il n’abandonnerai pas. Pour le simple fait qu’il commence tout ce qu’il termine, , que ça faisait bien longtemps qu’il n’avait approcher femme de près, que la duchesse était jolie, et qu’elle était duchesse.

Elle donna même son prénom. Cassandre Lynne…

Le point le plus dur serait d’aider la demoiselle à surmonter sa timidité. En baissant les yeux, humble, comme ça, devant lui, Adrien se prit à penser qu’elle n’avait peut-être jamais vu un homme nu. C’est une fine fleur qui vient d’éclore, qu’il s’apprêtait à cueillir.
Seulement, au milieu de cette foule, il ne pouvait rien faire.


-Vous êtes bien entourée et protégée, duchesse…

Aussi s’approcha-t-il un peu plus d’elle, si c’était possible, et au delà de toutes les convenances. Il osa même jusqu’à approcher sa bouche de son oreille et de lui susurrer :

-je serais à l’auberge de la corne d’abondance dans deux jours, aux alentours de 20h…

Et il s’éloigna en lui jetant un coup d’œil complice. Il s’approcha de Raoul et lui frappa l’épaule amicalement.

-Alors, qu’as-tu pris mon grand ?

Tout euphorique, Chastignac en venait à donner des petits noms à son hôte d’un soir.
Il regarda Cassandre par dessus son épaule. Elle viendra.

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Duchesse d'Agenois
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Lun Juin 26 2006, 17:21

(HRP: Fichtre, tu n'y vas pas de main morte! Mais tout de même, voyons où cela mène... big grin )

-Vous êtes bien entourée et protégée, duchesse…

Le jeune homme s'approchait davantage encore. La jeune fille retint son souffle, l'écoutant, abasourdie, murmuer dans son oreille:

- ... Je serais à l’auberge de la corne d’abondance dans deux jours, aux alentours de 20 h…

La duchesse rougit et pâlit successivement. Que voulait dire par là le comte? Qu'était donc cet établissement au nom si étrange, qu'elle n'avait au demeurant jamais entendu auparavant?

Éberluée, elle ne répondit pas un mot. Le pauvre coeur de la jeune fille battait à tout rompre, et elle en était quelque peu étourdie. Elle suivit du regard le jeune homme, qui s'approcha de l'adolescent. La familiarité amicale du comte avec son compagnon la fit sourire quelque peu. Oui, sans doute, elle irait, dévorée par la curiosité...
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Vicomte de Bragelonne
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Mar Juin 27 2006, 06:39

Raoul avait choisi un croissant et quelques fruits frais, et la collation avait été vite avalée par le jeune homme affamé. Il assista de loin à la conversation de Chastignac avec la jeune duchesse, et lorsque le comte revint vers lui, guilleret, Raoul sourit, espiègle, mais ne dit mot. Du reste, ils se retournèrent afin de revenir auprès des chevaux. Le comte de la Fère les rencontra avant qu'ils n'aient fait trois pas.

Raoul enfourcha son monture et attendit que son tuteur sorte de la boutique, les bras chargés. Les paquets furent accrochés à la selle du jeune adolescent, au vu des nombreuses choses qui encombraient déjà celle du comte de la Fère.


Athos se tourna alors vers Chastignac, et lui fit un sourire.

- Je ne sais si vous avez affaire de votre côté, comte, mais nous avons encore une journée chargée devant nous. Nous devons rencontrer le lieutenant, revoir le chevalier et en dernier de tout, j'ai l'intention d'aller me rechercher un manoir aux alentours de Fontainebleau. Voulez-vous nous accompagner?
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Duchesse d'Agenois
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Mar Juin 27 2006, 06:47

La duchesse attendit encore un moment pendant qu'Ophéliane discutait avec la paysanne. Elle était navrée que sa présence soit si souvent synonyme de trouble pour les jeunes gens qui évoluaient autour d'elle.

Mais la suivante revint bredouille, la jeune fille n'ayant apparamment pas voulu. La duchesse crut bon de ne pas insister auprès de la demoiselle. Elle monta dans le carosse, suivie de la baronne et de la suivante.


- Touche à Fontainebleau, dit cette dernière avant de s'installer sur le marche-pied.

La duchesse, quant à elle, était plongée dans ses pensées, pensées teintées d'un premier amour...
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Mer Juin 28 2006, 12:20

La fère revint vite, Gwenaël semblant calmée...
Et aussi rapidement qu'il était revenu, il aborda Chastignac en lui présentant le programme de sa journée.

-Voulez-vous nous accompagner?

Encore la tête toute pleine de son succès certain et prochain, Chastignac avait surtout envie en cet instant de se ballader dans la ville qu'il avait quitté il y a peu.

Il se plaqua les mains sur le visage, se frotta les yeux et les descendit jusqu'à sa machoire qu'il semblait vouloir décrocher. Il soupira, dans une attitude de réflexion et d'une certaine lassitude.

Sa blessure réouverte le fatiguait vite en effet, et un bon vin suivit d'amour lui ferait du bien. Seulement l'amour, c'était Eva ou c'était dans deux jours... et Adrien n'avait plus Eva en tête pour l'instant.
En bref, il avait surtout soif.


-Cher comte... écoutez, si nous nous retrouvions au Pin d'Or ? Est-ce là, n'est-ce pas, que vous avez donnez rendez vous au chevalier? Je préfere flâner cette après midi... n'y voyez nulle offense.

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Comte de la Fère
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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Mer Juin 28 2006, 16:39

(HJ: Là, il faut que Vince arrive, morbleu! tears )

Le comte observa l'hésitation de Chastignac avec patience, notant au passage l'apparente fatigue du jeune homme. La leçon d'escrime du matin, la petite intervention de l'avant-midi, et peut-être aussi la mixture qu'il lui avait donnée à boire, tout cela devait s'être accumulé... Le comte eut un léger sourire à part lui-même... Jamais la jeunesse d'aujourd'hui n'atteindrait le niveau d'énergie qu'ils avaient, eux, au même âge, sous le roi Louis XIII et Richelieu... Ah! Temps délectables!

- Cher comte... écoutez, si nous nous retrouvions au Pin d'Or ? Est-ce là, n'est-ce pas, que vous avez donnez rendez vous au chevalier? Je préfere flâner cette après midi... n'y voyez nulle offense.

- Mais bien sûr, cher ami. Cela ne pose aucun problème. J'espère rencontrer le lieutenant assez rapidement, s'il est à Paris. Je vous rejoindrai donc au Pin d'Or avec Raoul dans environ deux heures.

Là-dessus, Athos serra la main à Chastignac, puis lui, Gwenaël et Raoul partirent au pas dans les rues.

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MessageSujet: Re: Charlot à la Samaritaine   Aujourd'hui à 05:56

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