1663 : Face aux Feux du Soleil

Changez l'Histoire de France, personnifiez votre héros...
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Prise de contacts

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Luther A
Invité



MessageSujet: Prise de contacts   Jeu Juin 15 2006, 13:55

Luther Alexandre, de retour de Genève, descendis de cheval et le confia à son valet, Josué, qui ne le quittait presque jamais, puis se dirigea vers l’auberge.
Il entra et parcourut la salle, déjà pleine de monde. Une table dans le fond étant vide, il s’y dirigea et prit place.
Josué le rejoignit quand la servante lui demanda ce qu’il désirait.
Luther Alexandre commanda un pot de vin bien fais.
Il avait amené avec lui, un lot de Bibles de Genève, éditée à Amsterdam par les frères Elzévier.
À lui maintenant de la répandre discrètement, car il était évident qu’elle ne serait pas du goût des papistes, celle-ci n’étant pas rédigée en latin, mais en bon français.
Il devait également mettre en place les prochaines réunions d’enseignement et de prière, avant de convertir quelques papistes égarés par l’Église romaine.
Enfin, répandre quelques écrits subversifs contre l’Église catholique.
De plus, il attendait quelques contacts de la région des Cévennes.
Que de travail en perspective.
Josué, très observateur et excellent espion l’informa des dernières observations qu’il avait pu faire dans Paris, mais également des personnalités pas très claires vis-à-vis de l’Église romaine.
Après quoi, Luther Alexandre envoya son valet traîner autour de l'hôtel Sagonne, rue des Tournelles, où demeurait une certaine de Lenclos, Ninon de Lenclos, une débauchée dont l’hôtel particulier était fréquenté par nombre de nobles.
Il y aurait certainement là, de quoi dénoncer quelques un de ceux-ci dans leurs dépravations et inconduites, à travers quelques pamphlets bien distribués sous le manteau, comme on disait..
Revenir en haut Aller en bas
Jean de
Invité



MessageSujet: Re: Prise de contacts   Jeu Juin 15 2006, 19:02

Jean de la Bruyère pénétra dans l’auberge où le Chevalier d'Herblay lui avait donné rendez-vous.
Comme d’habitude, la salle était bondée, beaucoup de paysans, valets, quelques soldats et gentilshommes. Peu de dame, car un tel lieu se convenait peu à une femme de bonne vie, pas seule tout au moins.
Son humeur était plutôt effective.
D'abord, la proposition du Chevalier de le prendre à son service, puis, il venait de passer un long moment à flâner sur les quais, à converser avec une dame des plus plaisante.
Un aigrefin avait osé bousculer la dame, espérant lui dérober il ne savait quoi, malgré sa présence, mais Jean l’avait fuir en deux coups de rapière.
Le ciel était bleu, Jean se sentait bien.
Il repéra une table dans le fond où un homme de noble apparence était occupé à parcourir la salle du regard. Jean se dirigea vers lui.
- Puis-je prendre place Monsieur ?
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier d'Herblay
Poete


Nombre de messages : 106
rang : Gatineau, "Fontainebleau, Herblay, Espagne"
Date d'inscription : 29/04/2006

MessageSujet: Re: Prise de contacts   Jeu Juin 15 2006, 19:21

Après avoir pris le bon repas que lui monta l'aubergiste, Aramis s'était décidé sur sa manière d'agir et ne reculerait plus, quoi qu'il arrive. Il descendit à la salle commune, espérant apercevoir parmi les gens arrivés Monsieur de la Bruyère, son nouveau secrétaire.

Il entra donc, et sur-le-champ aperçu le jeune homme, qui venait de prendre place à la même table qu'un autre jeune homme que le chevalier n'avait pas vu en arrivant à l'auberge. Il avait auprès de lui une besace remplie de ce qui paraissait être des livres assez volumineux. Il approcha des deux hommes, saluant d'un signe de tête La Bruyère.

- Bonjour Messieurs.

Il était intrigué par ce jeune gentilhomme, mais il ne savait pourquoi. Un reste d'instinct du mousquetaire qu'il avait été (^^) le rendait quelque peu méfiant, mais ce sentiment n'apparassait nullement sur son visage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean de
Invité



MessageSujet: Re: Prise de contacts   Jeu Juin 15 2006, 20:30

L’homme en face de lui avait acquiescé, avec un air méfiant toutefois.
Jean avait commandé une cruche de vin blanc après s’être présenté à l’inconnu.
Il resta un moment sans voix quand l’autre se présenta à son tour.
Jean avait entendu parler de ce Luther Alexandre Calvin, lors d’un court passage en Suisse.
Il lui avait alors souhaité que l’esprit 3 fois saint repose sur lui. L’homme en face alors avait laissé éclater un large sourire et ses yeux s’étaient aussitôt radoucis.
Il n’eut pas le temps de discuter davantage, le chevalier d'Herblay se présenta devant lui.
Il le salua pour la seconde fois et laissa Luther Alexandre Calvin se présenter, lequel se contenta de citer son nom, un peu mystérieux et discret.
Jean ne comprenait pas trop cette attitude, après tout et pour autant qu’il en savait sur l’homme, il n’y avait rien de répréhensible dans son attitude. Les protestants étaient encore sous l’édit de Nantes.
Il est vrai qu’il ne savait pratiquement rien sur cet homme, sinon ce qu’il en avait entendu dire. Rien de blâmable jusque-là.
Jean se leva prêt à suivre le Duc d’Herblay vers une table qui venait de se libérer. Il salua de la tête Luther Alexandre Calvin quand celui-ci lui tendit la main. Jean la serra.
L’homme en profita pour lui remettre un livre avec une couverture de cuir, en lui déclarant qu’il savait que lui, Jean, aimait lire.
Jean un peu interloqué prit le livre, sa cruche de vin blanc, remercia l’homme et se tourna vers le Duc pour le suivre.
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier d'Herblay
Poete


Nombre de messages : 106
rang : Gatineau, "Fontainebleau, Herblay, Espagne"
Date d'inscription : 29/04/2006

MessageSujet: Re: Prise de contacts   Jeu Juin 15 2006, 21:51

Le nom de Luther Alexandre Calvin fit légèrement hausser les sourcils à l'ambassadeur. Un descendant de cet homme qui avait causé un tel bouleversement dans l'Histoire... Aramis considéra le visage du jeune Calvin avec attention, y notant toute la conviction et toute la persévérance d'une profonde résolution. Il laissa errer un sourire sur ses lèvres, ramené quelque peu à ses jeunes années...

Né dans une famille catholique, Aramis avait très tôt été élevé dans cette confession, mais il avait également découvert avec délices la Parole Divine lorsqu'il mit un jour la main sur une Bible de Jeanne d'Albret. Dès lors, il se passionna pour l'étude des Saintes Écritures, notant en outre les différences avec les préceptes dans lesquels il avait été élevé. On avait voulu faire de lui un prêtre, ces convictions et ses recherches personnelles lui avaient fait refuser. C'était ainsi qu'il était entré dans les Mousquetaires du Roy...

Il fut ramené de ses pensées quand il vit La Bruyère se lever de sa chaise, prêt à le suivre. Lorsque le jeune homme glissa en douce un livre - qu'Aramis reconnut pour être une fort belle Bible - Il passa entre les deux jeunes gens au même moment, cachant avec le flottement de sa cape le don furtif.

Souriant toujours au jeune homme un peu ébahi, Aramis se pencha légèrement et, chuchotant presque, lui dit ces simples mots:


- 2 Timothée 3 : 16, 17 Toute écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour reprendre, pour remettre les choses en ordre, pour discipliner dans la justice... Afin que l'homme de Dieu soit pleinement qualifié, parfaitement équipé pour toute oeuvre bonne... Dieu vous garde, mon ami.

Puis, se tournant à nouveau vers La Bruyère, il lui sourit.

- Je crois qu'il vaudrait mieux, Monsieur, que nous allions dans ma suite à l'étage. Ce que j'ai à vous demander relève d'un secret d'état et je ne puis en discuter librement dans cette salle.

http://1663.forumactif.com/viewtopic.forum?p=13837#13837
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Prise de contacts   Sam Juin 17 2006, 00:58

Le monde étant petit, le jour où le jeune Luther fit son apparition, était précisement celui où le Chevalier de Lassalle s'accordait une pause en l'auberge d'abondance, avec deux de ses lieutenants, le ténébreux Lorenzo di Cola, et l'austère mais rusé Guntred le More. Ils discouraient de leurs aventures passés depuis une heure en français, puis en italien avant de conclure la conservation en hollandais, ainsi personne ne pouvaient se sentir lèser. Lassalle ne s'accordait qu'une pause de ce genre par semaine, mais elle lui paraissait nécessaire pour la cohésion de ses hommes, et il était toujours accompagné de deux de ses "capitaines", différent à chaque fois, il se devait de leur accorder la même attention, seul Tahar s'en dispensait pour des raisons évidentes. Ils n'y avaient qu'eux, sa garde restait à la bastille, et cela pour des raisons de discrétion, de toute façon il savait qu'aucun coupe-jarret n'aurait l'audace de s'attaquer à lui.

Le vieux borgne avait remarqué la lourde besace que portait le jeune homme, il y distinguait des livres, et ne voyait pas de très bonnes augures ce genre de marchandises. Il interpella ces deux lieutenants sur l'arrivée du jeune homme en italien, et tous se mirent à l'observer d'un coin de l'oeil. Lassalle remarqua qu'il conservait avec deux autres hommes, le Chevalier d'Herblay et Jean de la Bruyère, ses services avaient des fiches sur eux, mais il devait avouer qu'il ignorait qui était le troisième larron.


" Il s'appelle Alexandre Luther-Calvin...

- Quand perdras-tu cette manie de lire sur les lévres des gens Lorenzo ? Demanda Lassalle.

- Peut être jamais, 8 ans d'activité aux services des bureaux du Doge de la Sérénissime République, ca vous forme un homme à tout jamais...

- Vu ses patronymes, c'est un frére le Borgne.

- Pour sûr le More, mais je n'arrive pas à voir précisement ce qu'il porte dans sa besace, cela m'ennuie, mes correlégionnaires prisent le goût des complots par dessus tout...

- Des ennuis en perspective ?

- Nous verrons Lorenzo, je n'ai aucun goût à pourchasser mes fréres mais notre situation est si précaire dans ce royaume, que je ne souhaite pas qu'un jeune exalté provoque un bain de sang..."


Lassalle observa à nouveau avec le soin le jeune homme, il le vit remettre un de ses ouvrages à un des deux hommes, mais ne fut pas plus renseigné sur leur nature.

" Patte Folle la Chapardeuse ô mes fréres..."

Conclut-il la conservation en turc, après avoir alterné allégrement l'italien, le latin, le hollandais et le hongrois. Ses deux lieutenants hochérent de la tête, tous connaissaient la tactique à suivre. Les trois hommes vidérent lentement leur chopine, puis se levèrent.

Frollant la table du jeune homme, Guntred frappa de la pointe de sa botte le talon de Lassalle, réveillant au passage une vieille blessure, celui-ci sentit alors sa jambe se dérober. Chutant, Il heurta la table de Luther-Calvin, s'affalant à moitié dessus, faisant voler pichet et chope. Le Chevalier se redressa vite, feignant la confusion, il fit:


" Pardonnez moi Jeune homme, je suis vraiment confus, ma patte est un peu folle, une vieille blessure Ottomane, dès qu'elle se réveille, j'en perd tout équilibre... Surtout quand son réveil est dû à la maladresse d'un de mes hommes..."

Afin d'acréditer son propos, Lassalle frappa Guntred de son chapeau, et ajouta:

" Bien sûr, il va s'en dire que je payerais les dégats..."

S'emparant d'une lourde bourse, il la posa sur la table...

" Voilà de quoi rembourser le pichet, et s'en offrir un autre, pardonnez moi encore, l'âge est un naufrage parfois..."

Se retournant, il foudroya du regard ses deux lieutenants, les frappant avec son feutre, il fit sur un ton sec:

" Et bien qu'attendez vous pour m'aidez ! Dire que j'offre le gîte et le couvert à deux imbéciles dans votre genre à mes frais, autant jeter tout de suite mon or dans la Seine..."

Guntred offrit son bras au Chevalier afin de l'aider à se rétablir complétement, c'est en boitant que celui quitta l'auberge. Lorenzo s'attarda un instant à la table du jeune homme, et fit dans un francais avec un lourd accent italien:

" Voilà la carte de mon maître, si vous souhaitez une réparation plus conséquence..."

Il le salua ensuite, et rejoignit le batave dans l'assistance du Chevalier. La carte qu'il avait laissé, était sobre et lapidaire, elle portait la mention " Chevalier Auguste Charles de Lassalle, gouverneur de la Bastille".

Une fois dehors, Lassalle poursuivit son manège pendant encore un kilomètre, avant de reprendre peu à peu un rythme plus normal:


" Fais attention la prochaine fois le More, tu m'a vraiment reveillé ma vieille blessure...

- Aux grands maux, les grands remèdes...

- A mes dépends j'en ai habitude lasse ! Enfin j'ai tout de même eu ce je voulait..."

Extrayant l'ouvrage qu'il venait de dérober de sa poche, unique but de cette comédie, il constata que c'était une bible. Une bible protestante, imprimé en bon français, dans une imprimerie Hollandaise. Ses doutes se confirmaient, il allait falloir surveiller ce petit, il s'en ouvri à ses hommes.

" Une besace pleine de ces choses ca mérite une enquête discréte, Guntred tu as toujours des contacts à Amsterdam...

- S'ils sont encore en vie, oui, tu veux que je me renseigne sur les bibles ?

- Oui le More, une telle production n'est pas innocente, Lorenzo tu lui as bien laissé ma carte ?

- Tu me prends pour bleu vieux borgne... Je ne l'aurai pas fait, j'aurai perdu tout crédit à mes yeux...

- Parfait, tout ceci va le faire réflechir, nous verrons si cela l'amene à la raison..."

Lassalle claqua du talon, avant de se décider à regagner la bastille, suivi comme son ombre par ses deux lieutenants.
Revenir en haut Aller en bas
Luther A
Invité



MessageSujet: Re: Prise de contacts   Sam Juin 17 2006, 08:20

Luther Alexandre était ravi d’avoir eu le temps de prendre contact avec ce Jean de la Bruyère, de lui glisser une de ces nouvelles Bibles.
Ils furent vite interrompus, mais le contact était pris. Leur route se recroiserait assurément.
Ils savaient l’un et l’autre à qui ils avaient à faire.
La croix huguenote sur la lame de la rapière du sieur de la Bruyère n’avait pas échappé, dès le premier instant à Luther Alexandre, d’où son audace.
Le huguenot venait à peine de s’éloigner en compagnie d’un étranger, qui l’avait détaillé d’une manière suspecte, sans que Calvin n’y prêtât vraiment attention, ayant cependant enregistré son visage, qu’un vieux borgne vînt s’affaler sur sa table, renversant tout.

- " Pardonnez-moi jeune homme, je suis vraiment confus, ma patte est un peu folle, une vieille blessure ottomane, dès qu'elle se réveille, j'en perds tout équilibre... Surtout quand son réveil est dû à la maladresse d'un de mes hommes..."

Surpris, Luther Alexandre détailla l’homme, pas mal estropié effectivement. L’ayant pris pour un ivrogne dans la surprise, il se rendit compte, à son parler clair qu’il n’en était rien.

S'emparant d'une lourde bourse, le borgne la posa sur la table...

" Voilà de quoi rembourser le pichet, et s'en offrir un autre, pardonnez-moi encore, l'âge est un naufrage parfois..."

Avant qu’il n’ait pu réagir, un autre homme, derrière le premier, s’adressa à lui avec un fort accent italien.

" Voilà la carte de mon maître, si vous souhaitez une réparation plus conséquence..."

Luther Alexandre stupéfait regarda les trois hommes s’éloigner et sortir de l’auberge.
Il ne put s’empêcher d’éclater de rire, faisant se retourner bien des têtes qui durent le prendre pour fou.
Quelle maladresse ! pensa-t-il, et il ne pensait nullement à la chute de ce borgne, mais au stratagème pour lui dérober une de ses bibles.
Diantre, il leur aurait suffi de me la demander et cela ne leur aurait pas coûté un écu.
Il ne comprenait pas bien la manoeuvre. Pour lui voler sa bourse, il aurait compris, mais une bible, que, de plus, Luther Calvin distribuait gracieusement, il ne voyait pas vraiment l’intérêt d’un tel artifice

Il s’empara de la carte et la lue.
"Chevalier Auguste Charles de LaSalle, gouverneur de la Bastille".

Le gouverneur de la Bastille ? Diantre ! S’il ne tenait pas à s’y retrouver, Luther Alexandre aurait intérêt à se montrer prudent par la suite, encore bien plus qu’il ne l’était déjà.
Un gouverneur traînait il dans les auberges avec des individus aussi suspects que ses deux acolytes dans ce pays ? Étonnant !
Il devait déjà mettre cette sacoche de bibles à l’abri rapidement.
Il vit entrer alors deux hommes dans l’auberge, ses contacts cévenols. Ceux-ci se dirigèrent rapidement vers sa table.
Ils se serrèrent les uns contre les autres, puis Luther Calvin se saisit de la sacoche et la remit à l' un des hommes.
Il remit la bourse du borgne au second, après en avoir prélevé quelques écus qu’il jeta sur la table pour payer sa cruche.
Tous trois sortirent de l’auberge, sans avoir prononcé un mot pendant toute la scène.
Au loin, Luther Calvin aperçut les trois hommes de l’auberge.
Le borgne ne boitait plus du tout.
Luther eut un sourire amusé.
Revenir en haut Aller en bas
Elrohir
Fils de La Fontaine


Nombre de messages : 1074
Date d'inscription : 14/06/2005

MessageSujet: Re: Prise de contacts   Lun Aoû 28 2006, 03:18

-------------------------------------------------------------------------------------
Elrohir avait décidé de quitter le chateau pour la soirée. Il avait été voir le médecin pour soigner sa blessure à l'abdomen et celle au bras. Plusieurs hommes auraient préférés prendre plusieurs jours de repos, mais pas Elrohir. Pas avec ce qui se passait. Premièrement, son ancienne fiancée refusait de le voir pour s'expliquer, et de plus, le retrait de son enquête lui faisait lourdement mal. Ils étaient maintenant si près du but, lui et Evangéline. D'ailleurs, il n'avait pas été la revoir, trop honteux de ce qui lui arrivait.

Il avait été directement voir le médecin, comme prévu. Mais maintenant, il était assis au fond de la salle, sur le rebord de la fenetre, sans table et avec son uniforme de mousquetaire noir. Il regardait dehors, en sirotant sa chope de bière. Il pleuvait, et des nombreuses gouttes d'eau coulaient le longs de la fenêtre. Elrohir reprit une gorgée de sa bière et il pensa à sa prochaine victime, comment s'en prendre à lui pour ne pas laisser trop d'indices, voir aucun. Maranda, celui qui devait parler et ensuite mourir, un pion de trop dans l'échiquiers.

Il regardait encore par la fenêtre et il vit un éclaircie dans les nuages. La lune y apparaissait, aussi belle et forte qu'elle le pouvait au milieu de ses nuages. Cette situation le fit penser à Evangéline, elle qui avait su briller lors de son enlevement. Il se demandait ce qu'elle faisait d'ailleurs à ce moment, espèrant qu'elle était en sécurité, Elrohir, trop honteux de lui pour aller s'en assurer lui même. Il faut dire que les évènements des derniers jours l'avait fortement boulversé, et ne voulait pas qu'Elle en souffre. Il reporta son regard sur la lune, et cette dernière disparut derrière les nuages.

Il prit une autre gorgée quand un ivrogne vint lui taper sur l'épaule, demandant sa place. En général, Elrohir n'aurait rien fait et il aurait calmé l'homme, mais il décida de ne rien faire et de se retourner, regardant dehors à nouveau la pluie qui tombait. Mais l'homme insista et il empoigna Elrohir par la gorge, le faisant timtuber un peu.

Elrohir avait vu que l'homme était avec trois fiers à bras, tous aussi saouls les uns que les autres. Elrohir posa son pied sur le rebord et il sauta par-dessus l'homme. Arrivé derrière lui, il prit sa chope et il l'envoya sur le crane du premier qu'il voulait le tabasser. Ensuite, sans attendre, il prit une chaise et il la lança sur un autre. Pivotant sur lui-même pour envoyer son pied dans les cotes de celui qui l'avait empoigné par derrière. Il enchaina immédiatement avec une droite sous le menton.

Elrohir se tenait maintenant debout, bien droit devant le dernier qui le menaçait. IL sortir rapidement son épée et il la mis sous le menton de l'homme. IL regardait également si personne d'autre ne voulait s'en mêler.

Après quelques secondes, Elrohir leva son épée et il donna un violent coup avec son manche sur la temps de l'homme. Sans ranger son épée et sans regarder autour de lui, il se dirigea lentement, en marchant vers la sortie. En ouvrant la porte, un grand courant d'air froid se fit sentir. Sans se couvrir davantage, Elrohir sortie de l'auberge et fit quelques pas dans la rue

_________________
There is nothing for you here, only death

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Prise de contacts   Aujourd'hui à 08:45

Revenir en haut Aller en bas
 
Prise de contacts
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Libre]Prise d'otage? Pas si sûr! [Rang C]
» Prise la main dans le sac...[PV Sacha]
» Prise en flagrant délit [pv] [terminé]
» Question de règle: prise d'objectif avec un transport plein de troupes.
» Prise de sang et test HIV

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
1663 : Face aux Feux du Soleil :: ARCHIVES :: 1663 V1-
Sauter vers: