1663 : Face aux Feux du Soleil

Changez l'Histoire de France, personnifiez votre héros...
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Hôtel particulier de Jean de la Bruyère

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Jean de
Invité



MessageSujet: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Mer Juin 21 2006, 17:00

Ayant rejoint son hôtel de la rue du temple. Jean se dirigea vers son bureau avec hâte. Saluant en passant son majordome et lui donnant deux trois consignes.
En effet, il attendait quatre visites importantes. L’ébéniste, André Boulle, pour refaire la décoration mobilière de son hôtel. Le Cavalier de la Salle, son ami, qui mettait sur pied une expédition en direction de la Nouvelle-France, laquelle était assaillie par les Iroquois et les Anglais, pour rejoindre Québec, fondé par Champlain. Le sieur Chapelain, critique attitré de l'académie Française, et conseiller littéraire. C'est lui que Colbert chargea, en 1661, d'établir la liste des écrivains à pensionner. Henry Purcell, un musicien et compositeur de musique baroque, un anglais. Et enfin, Jean attendait le jeune Charlot, qu’il plaçait au même niveau et avec qui il s’était engagé à servir de précepteur.

"Le regret qu'ont les hommes du mauvais emploi du temps qu'ils ont déjà vécu ne les conduit pas toujours à faire de celui qui leur reste à vivre un meilleur usage" pensa-t-il.

Jean lui, était décidé à bien utiliser le sien, quand son majordome vint lui annoncer une visite. Il n’attendait personne avant une bonne heure. Qui pouvait venir lui faire cette politesse ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Jeu Juin 22 2006, 00:15

Suivant le majordome et regardant partout avec des yeux émerveillés, Charlot et Marguerite entrèrent dans le bureau de La Bruyère, se tenant par la main. Les enfants étaient bien habillés dans leurs plus beaux habits, et les cheveux blonds de la fillette étaient élégamment tressés autour de sa tête. Les rubans rouges de la coiffure étaient entrelacés de boutons de roses, et la petite fille était adorable.

Les cheveux en bataille de Charlot étaient plus soignés quoique toujours rebelles. Mais il portait un beau béret gris pâle assorti à sa tunique. Il y avait toute une différence entre le gamin de rue et le jeune enfant qui se présenta devant La Bruyère.

Lorsqu'ils le virent, les deux enfants se précipitèrent à lui.


- Bonjour M'sieur, dirent-ils en choeur, souriant de toutes leurs petites dents blanches.
Revenir en haut Aller en bas
Jean de
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Jeu Juin 22 2006, 08:08

Jean vit arriver Charlot et Marguerite, précédé du majordome.
Un sourire illumina le visage du précepteur.
Il commanda deux chocolats et des gâteaux à la vanille au domestique pour les enfants.
Puis les conduisant dans un petit salon bleu.
Il installa Marguerite à une table avec une poupée qu’il avait faite achetée spécialement pour elle par sa cuisinière, et Charlot à un grand bureau marqueté.
Il commença à s’entretenir avec Charlot, lui expliquant ce qu’il allait lui enseigner.

-Nous allons étudier la lecture, l’écriture, les mathématiques, en mettant l’accent sur la grammaire et le vocabulaire, sur l’analyse de textes.
Par la suite, je t’apprendrais le grec, et le latin, la philosophie, un peu de théologie.
Un peu d’histoire et de géographie.
Ça peut paraître beaucoup, mais ce sera petit à petit, ne t’inquiète pas.


Jean voulait surtout apprendre à Charlot, des matières qui lui seraient utiles dans sa vie de tous les jours, ne voyant que le côté pratique. A quoi bon lui enseigner l’histoire de France s’il ne savait qui étaient Mazarin, Fouquet, Colbert ou Louvois ?
Il lui serait plus utile de connaître qui étaient Marie-Thérèse d'Autriche, Monsieur, frère du Roi, Henriette d'Angleterre, Mme de Montespan, ou Mme de Maintenon.
Avoir un grand savoir était une chose, avoir de nombreuses relations était un atout fort utile aussi.

- l'homme est libre de son destin et il détermine lui-même la direction que doit prendre sa vie.

Jean de la Bruyère lui fit faire un petit test général pour voir où en était Charlot. C’était assez prometteur. C’était un enfant vif et intelligent, avec beaucoup de logique.
Mais dans ses projets, Jean n’avait pas l’intention de s’arrêter là. Il voyait encore plus loin.
Cours de maintien, de rapière aussi.
Mais dans l’immédiat, il savait qu’il lui faudrait du temps, il ne voulait pas que Charlot se lassa ou soit saoulé de trop de choses en même temps, aussi mit-il sur pied, un plan d’étude.

-Chaque fois que tu auras une question, n’hésite pas. Sais-tu ce qui serait bien Charlot ?
Ce que tu apprendras, c’est de le transmettre à ta petite sœur, mais en usant de patience avec elle, comme je le ferais avec toi.


Ce premier entretien passa assez vite. Jean ne regrettait pas du tout d’avoir pris Charlot sous son aile.
Jean avait prié son intendant de préparer le carosse pour, quand ils en auraient fini, raccompagner Charlot et Margueritte chez eux.

-Autant qu'il serve, moi je me déplace la plupart du temps à pied ou à cheval, à Paris
Expliqua t-il à Charlot.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Jeu Juin 22 2006, 18:11

Charlot et Marguerite suivirent docilement le gentilhomme dans le petit salon bleu, admirant au passage la grandeur des pièces. Dans leur imagination d'enfant, ils croyaient se trouver dans un château tellement tout ce qu'ils voyaient leur semblait beau.

Lorsque le domestique entra avec les chocolats et les gâteaux, les enfants écarquillèrent les yeux de stupeur. Ils sentirent timidement la substance brunâtre inconnue dans les tasses avant de goûter. Un grand sourire illumina immédiatement leur physionomie. Charlot prit une grande gorgée et attacha son regard vert à celui de La Bruyère.


- Merci, m'sieur! Ce qui est dans la tasse est vraiment bon! Qu'est-ce que c'est?

Il s'empressa d'essuyer ses lèvres sur une serviette, puis s'assit devant l'immense bureau. Marguerite, quant à elle, regardait ou plutôt admirait la merveilleuse poupée. Jamais elle n'avait reçu pareil cadeau. Elle s'assit sur la chaise près de la table et entreprit de bercer la poupée, écoutant sagement tandis que le gentilhomme parlait avec Charlot.

Le jeune garçon, fasciné portait une vive attention à La Bruyère tandis qu'il lui énumérait toutes les matières qu'il allait lui enseigner. Ses yeux brillaient d'une joie anticipée.


- M'sieur l'intendant aux finances du roi, M'sieur Colbert, m'avait dit tout ça quand il m'a vu tout près de la Samaritaine. Mais il faisait peur à Marguerite avec son gros carosse et tous les gardes. Je sais qu'à Paris, pas beaucoup de gens aiment M'sieur Colbert, à cause des impôts.

Charlot répondit naturellement à toutes les questions que le gentilhomme lui faisait. Il était heureux, son papa allait être fier de lui!

- Chaque fois que tu auras une question, n’hésite pas. Sais-tu ce qui serait bien Charlot ? Ce que tu apprendras, c’est de le transmettre à ta petite sœur, mais en usant de patience avec elle, comme je le ferais avec toi.

- Ah ça, c'est sûr, moi et ma soeurette, on partage tout.

Le temps avait passé si vite pour les deux enfants. Lorsqu'on les conduisit à un carosse, ils poussèrent une exclamation de surprise.

- Un carosse?

-Autant qu'il serve, moi je me déplace la plupart du temps à pied ou à cheval, à Paris.

Marguerite rougit quelque peu, et Charlot se mordilla un doigt, visiblement gêné. Mais poussés par leur curiosité enfantine, ils escaladèrent le marchepied et entrèrent dans le carosse à la suite du gentilhomme.

Les copains, quand ils vont savoir ça! pensa Charlot tandis que le carosse s'ébranlait. Il était fasciné.
Revenir en haut Aller en bas
Jean de
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Ven Juin 23 2006, 08:14

Jean s’était amusé de l’émerveillement de Charlot.
Cela lui faisait chaud au cœur quand il vit le sourire qu’affichaient Charlot et Marguerite en montant dans le carrosse.
Puis Jean se dirigea vers son jardin à la française, se trouvant derrière l’hôtel.
C’est là qu’il aimait méditer, au milieu des roses.
Cabellion, ce nom résonnait dans sa tête et l’intriguait. On lui avait décrit cet homme comme un conspirateur, un anti absolutisme.
Lui aussi, Jean de la Bruyère trouvait que l’absolutisme n’était pas une bonne chose !
Ce n’était pas un bon régime politique que d’avoir un roi détenant une telle puissance attachée à sa personne, concentrant en ses mains tous les pouvoirs, gouvernant sans aucun contrôle.
Jean ne croyait pas au droit divin, le roi n’était qu’un homme après tout, ce qui pouvait conduire au despotisme.
Il comprend alors le soulèvement de la Fronde, quand le peuple accablé d'impôt se souleva dans plusieurs régions, quand les parlementaires voulurent faire valoir leurs droits.
Jean pensait d’abord à la France, mais aussi aux idées des hommes, étaient-elles toutes si mauvaises ? Aucun grand puissant ne régnait seul en maître absolu. Ni l’espagnol, ni l’anglais.
Il sentait bien qu’un nouveau soulèvement risquait de voir le jour, mais cela ne regardait que la France et non pas les nations étrangères qui voudraient y mettre leur grain de sel, car là était le danger.
Oui, Il aurait aimé en savoir plus sur ce Cabellion, et qui sait, s’entretenir avec, connaître ses idées.
Revenir en haut Aller en bas
Jean de
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Mar Juil 11 2006, 07:15

Après son séjour en Angleterre, dont il était rentré la veille, Jean était content d’être rentré.
Il était là maintenant, dans son bureau, entièrement redécoré, observant par la fenêtre, la rue déjà peuplée de badauds qui allaient et venaient.
Ce voyage s’étant révélé passionnant. D’abord avec cet entretient avec Oliver Cromwell, qui s’était dévoilé fort intéressant, tout autant qu’avec Abou Saïd, ce chef berbère rencontré dans les couloirs du palais londonien, et qui lui avait conté l’histoire de ce Mahomet, prophète de Dieu pour l’islam. Abou Saïd qui avait été envoyé en mission diplomatique auprès de Cromwell.
Mais une petite aventure, le temps d’une traversée de l’océan, avec la dame, Aurore de laguiole, n’en avait pas été moins intéressante.
Maintenant, il était tant pour Jean de la Bruyère de passer aux choses sérieuses.
Vérifier où en était l’affaire Charlot. Entendre Holl’s Engerrand de Beaufort d'Excester, le mercenaire que Jean avait engagé pour retrouver Charlot.
Essayer de prendre contact avec ce Cabellion, afin de connaître ce que ce dernier prêchait.
Enfin, aller aux nouvelles du Chevalier d'Herblay, à qui il servait de secrétaire et pour lequel il avait mené une première mission à bien.
Ses ballades à la fontaine lui avaient un peu manqué, Paris, et la campagne française de même.
Jean saisit sa cape vénitienne, posée sur le dossier du fauteuil, son grand tricorne, et se dirigea vers la sortie. Il donna deux, trois consignes à son régisseur, et se dirigea vers la place publique
Revenir en haut Aller en bas
Matthizu
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Mar Juil 11 2006, 22:08

Matthizu entra dans cette vaste salle et chercha quelqu'un qui pourrait répondre à ses questions, au loin il vit quelqu'un, il s'approcha et les 2 hommes engagèrent une conversation, puis vint la question fatidique: Monsieur j'ai besoin d'un logement, vite, très vite je dois conclure une affaire importante, pourriez vous me donner une chambre? Matthizu sortit une bourse et la fesait rebondir dans sa main en guettant les yeux de son interlocuteur rivés sur celle-ci. Je vous en pris, il est tard je sais mais la survie d'un homme en dépend, je ne resterais que quelques nuits.
Revenir en haut Aller en bas
Jean de
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Mar Juil 11 2006, 23:59

Jean se trouva face à face avec ce jeune homme qui lui demanda une chambre.
Ce dernier sortit une bourse et la faisait rebondir dans sa main.
L’homme était vêtu d'habits de haute couture.
Jean trouva amusant le côté naïf et naturel de cet homme qui se présentait chez lui pour lui faire une telle demande alors qu’il ne se connaissait ni d’Eve ni d’Adam.

-Je vous en pris, il est tard je sais, mais la survie d'un homme en dépend, je ne resterais que quelques nuits.

-Sachez jeune homme que je ne loue pas de chambre, cet hôtel m’est personnellement destiné, mais, bien que ne vous connaissant pas, je vous prie de ranger votre bourse. Je vais mander mon régent et lui ordonner de vous attribuer une chambre pour ces quelques jours.
Je ne saurai refuser l’hospitalité à un voyageur. Souvenez-vous simplement qu’un service en vaut un autre, qui sait un jour si je n’aurai besoin de vos services.


Jean s’était fait un nombre incalculable de relations amicales, depuis son arrivée à Paris, simplement en faisant usage de sa serviabilité. C’était une manie chez lui de se dire que toutes relations pouvaient un jour futur le servir. Rendre service et savoir garder un secret, étaient deux des cartes maîtresses qui lui permettaient de tisser un réseau de relations importantes.
Il en avait eu bien souvent la preuve et cela lui avait même parfois sauvé la vie.

-Mais permettez-moi de me présenter.
Jean de la Bruyère, gentilhomme et poète.


Puis, il attendit que l’inconnu se présentât à son tour.
Revenir en haut Aller en bas
Matthizu
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Mer Juil 12 2006, 09:04

Matthizu sourit quand son interlocuteur répondit avec satisfaction. A l'écoute de la présentation de cleui-ci il s'exclama: Oh mais je vous connais! De nom bien sur, j'ai entendu beaucoup de bien de vous et sachez que ça ne s'arretera pas de si tôt vu la façon dont vous m'accueillez. Matthizu s'arreta voyant l'ennui gagner Mr Racine. Et bien moi je suis Matthizu Té, bourgeois, je suis ici pour retrouver un ami qui m'est très cher, Charles, Matthizu montra une personne qui rentrait dans la salle m'acompagne pour cela.
Revenir en haut Aller en bas
Jean de
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Mer Juil 12 2006, 10:14

-Oh, mais je vous connais ! De nom bien sûr, j'ai entendu beaucoup de bien de vous

-On dit du bien de quelqu'un pour deux raisons : la première, afin qu'ils apprennent que nous disons du bien d’eux ; la seconde, afin qu'ils en disent de nous. Matthizu Té installez-vous, vous et votre ami, et pardonnez moi, mais un rendez-vous important, je dois m’absenter, mais en cas de besoin n’hésitez pas à quémander mon régent. Je serais de retour assez tard. Demain aurons-nous l’occasion de nous entretenir, et si je peux vous aidez en quelques façons que ce soit dans la recherche de votre ami, faîtes le moi savoir, j’ai la faiblesse de croire que je possède quelques relations dans Paris.

Sur ce, Jean ordonna à son régent de s’occuper de ses hôtes, les salua, et sortit.

http://1663.forumactif.com/viewtopic.forum?p=14665#14665

(H.J: Racine ?)
Revenir en haut Aller en bas
Jean de
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Jeu Juil 20 2006, 11:18

Jean pénétra dans le hall de sa demeure. Salua son majordome et le pria de le rejoindre dans le bureau.
Il l'informa que dès le lendemain, une jeune femme viendrait prendre son poste. Que celle-ci serait chargée d'engager deux soubrettes, peut être une cuisinière aussi.
Ainsi, expliqua-t-il à son majordome, votre tâche sera un peu simplifiée, depuis le temps que vous me dites que vos journées ne sont pas assez longues pour tout faire.
Ce dernier sembla satisfait, gratifiant Jean d'un bon sourire et d'un merci.
Jean lui ordonna de préparer la chambre bleue, de façon qu'elle soit impeccable pour recevoir la dame, et qu'il veille à ce qu'il ne manque rien.
La chambre bleue était presque identique que la sienne, quoi que plus modeste.
Un double lit à Baldaquin. Il n'y avait que ceux là dans l'hostel, Jean les ayant acquis en lot, par un noble Espagnol désireux de refaire la décoration de son château.
Un bahut à deux corps, une haute armoire où Laurine pourrait mettre son linge. Paire de fauteuils en bois doré. Un bureau plat à huit pieds avec deux chandeliers posés dessus.
Une coiffeuse en chêne avec un grand miroir. Une cheminée en grès de Florence.
Un bac pour le bain ainsi qu'un paravent.
Les fenêtres donnant sur un petit jardin à la Française. De lourdes tentures.
Commode en chêne marquetée de bois avec posé dessus, deux vases en porcelaine de Limoges.
Et puis, s'il lui manquait quelques choses, elle serait bien aise de le lui demander.
Enfin, il manda au majordome de prendre rendez-vous à la La nouvelle boutique du tailleur. Laurine devait avoir une première réserve de toilette pour commencer son service. Autant commencer par lui fournir les 4 premières toilettes promises. Ainsi, de ce côté-là, ce serait réglé. D'autant qu'il n'aurait pas trop de temps ces prochains jours, il devait se rendre en Aquitaine pour s'occuper d'une affaire de transaction de vignobles. Éventuellement, Jean l'espérait, servir d'intermédiaire entre le négociant et quelques hostels Parisiens. Ce qui lui rapporterait une somme rondelette, mais mieux encore, avec certains nobles étrangers, intéressée par ce vin goulaillant.
Tout ceci réglé avec Muhammad son majordome, Jean lui donna congé.
Il observa Muhammad sortir.
Drôle de bonhomme que celui-ci.
Muhammad Sulaymân, un esclave du Royaume du Maroc, qui s'était enfui de chez lui, poursuivit par Ismail Moulay, sultan du Maroc, lequel luttait avec un certain succès contre les tribus berbères insoumises des montagnes, dont Muhammad était un des chefs.
Après maintes aventures, il était parvenu à Paris, C'est là que Jean l'avait trouvé, dans une rue sombre, prêt à se faire égorger par un groupe de vauriens, à cause de la couleur noire de sa peau. Jean avait pris sa défense et l'avait engagé.
Depuis, Jean savait que Muhammad lui serait fidèle et dévoué jusqu'à la mort. Il ne lui en demandait pas tant.
Revenir en haut Aller en bas
Jean de
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Jeu Juil 20 2006, 13:21

Jean s'installa au bureau pour faire son courrier.
Une nouvelle ère commerciale s'ouvrait avec l'apparition de nouveaux clients : les Hollandais, les Hanséates et les Bretons.
Les Hollandais inaugurant des habitudes commerciales différentes, car ils achetaient beaucoup de vin, qu'ils distillent dans leurs entrepôts. Les Bordelais se mirent alors à fournir, en plus des traditionnels Clarets, des vins blancs secs et doux destinés à la distillation.
Les Hollandais aiment les vins rouge fort et noirs ainsi que les vins blancs secs et moelleux ; C'est la naissance du Sauternes, des St Croix du Mont.
Jean commença déjà à écrire à Samuel Albertson, secrétaire britannique, pour les Maisons de Négoce d'Angleterre,
qui se chargeaient elles-mêmes de la mise en bouteilles et de l’étiquetage. Il a 13000 hl de vin à lui proposer.
Il en a autant pour les Hollandais à qui il écrit par la suite. Quoi qu'il compte sur une rumeur de guerre prochaine pour se faire payer un vin qu'il ne livrera jamais. Mais pour l'instant, il amorce. Jusque-là, il livre.
Enfin, il écrivit à Arnaud de Pontac, premier Président du Parlement de Bordeaux, qui venait de faire naître le premier, la notion de "grand cru", tenant tête à la concurrence des vins du Médoc.
Ce succès incitant les riches bourgeois à planter de nouvelles vignes. Le Médoc et les Graves de couvraient de vignobles. Jean n'allait pas manquer de faire des affaires, avec l'ouverture du marché du vin vers les Îles et les Amériques. il devait être le premier sur ces affaires.
Ceci fait. Il put afin se reposer, se promener dans son jardin, méditer, en attendant l'arrivée de sa nouvelle régente.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Jeu Juil 20 2006, 18:34

Laurine arriva devant une grande bâtisse avec un trac fou ! elle se disait qu'il ne fallait pas s'en faire car elle connaissait un peu monsieur de La Bruyère maintenant mais rien n'y faisait ! c'était la première fois qu'elle allait entrer dans une aussi belle demeure ... Aussi elle s'était préparée pour ce moment spécial : elle avait enfilé la robe que sa mère lui avait offerte pour son noël précédent elle était du même bleu que ses yeux (sa mère avait de très bon goût en matière de garde robe c'était sans nul doute !) et elle avait attaché ses cheveux (qu'elle avait coiffé et discipliné) d'un ruban bleu pour paraître plus sûre d'elle et essayer de faire bonne impression .

Le froid de dehors la réveilla de son absence et elle se décida donc à toquer à la porte .... 3 petits coups brefs ... c'est un homme au tein hâlé qui lui ouvrit avec un sourire aux lèvres à laquelle elle répondit sans se forcer . Elle eut un coup d'oeil rapide et discret à l'intérieur avant de s'annoncer... sa première impression : IMMENSE ! ses yeux s'aggrandir au fur et à mesure qu'elle penchait la tête de droite à gauche ( elle ne se rendit même pas compte, à cause de sa curiosité débordante, qu'elle était à hauteur de l'homme en face d'elle et qu'elle le frôlait à chaque mouvement de sa tête )mais l'homme en face toussota comme pour lui faire remarquer sa présence (une situation particulière et comique qu'il n'avait jamais vécue sans doute.) Laurine s'apercut alors qu'elle était complètement entrer dans la demeure et que celui qui lui avait ouvert la porte se trouvait complètement derrière elle maintenant ! elle eut une moue d'excuse sur son visage .

oh je vous prie de bien vouloir m'excuser monsieur
elle se redirigea directement au dehors de la demeure, pensant qu'elle faisait bien car il ne l'avait invité à entrer mais l'homme eut contre toute attente un moment d'étonnement puis lui sourit comme pour lui pardonner de sa maladresse. Pour un début elle commencait mal se disait elle !

bonjour monsieur, je suis mademoiselle Laurine. J'ai rendez vous avec monsieur de La Bruyère ...

elle ne savait quoi ajouter ... fallait il qu'elle lui donne la raison de son rendez vous ? l'heure ? monsieur de la bruyère lui avait il informé de sa venue ?... Laurine baissa le visage comme pour attendre une réponse de la part de cet homme

Mademoiselle Laurine ?! * lui sourit * oui veuillez entrer .... je vais tout de suite en informer monsieur ...

l'homme se mit sur le côté tout en tenant la porte pour faire entrer Laurine . Elle avanca donc dans le hall d'entrée ... Elle crut entrer au paradis même , c'était tellement lumineux et spacieux ! pendant que l'homme allait chercher monsieur de la bruyère, Laurine fit le tour du hall ... regardait furtivement si personne ne l'espionner (enfin elle voulait éviter qu'on ne la prenne pour une voleuse qui furte tout partout !) puis s'approcher par moment des tapisseries accrochées aux murs comme pour mieux les détailler et les frôler de ses petits doigts mais tellement absorbée par ce qu'elle voyait, elle n'entendit les bruits de pas en sa direction ...
Revenir en haut Aller en bas
Jean de
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Jeu Juil 20 2006, 21:05

Muhammad vint avertir Jean que la jeune fille était là.
Il regarda Jean avec un sourire un peu ballot.

Pourquoi ce sourire Mo ?

Jean le surnommait comme ça, plus simple pour lui, et comme un climat d'amitié s'était installé, cela ne posait aucun problème.

-Elle est rigolote la petite Monsieur.

Jean souri amusé, et se dirigea vers l'entrée. Il ne voyait pas vraiment Laurine en clown, mais pourquoi pas, elle devait aussi avoir ses moments comiques.
Jean la regarda un moment, elle ne l'avait pas entendu, trop occupé à admirer une tapisserie d'Aubusson. Il toussota.

-Ravi de vous voir Laurine.

Il s'approcha d'elle et lui sourit, l'invita à le rejoindre dans son bureau.

-Par ce froid, que diriez-vous d'un thé à la menthe ? Mo fait ça à merveille, c'est une boisson chaude selon sa recette, enfin une recette de chez lui.

Laurine ayant pris place en face de lui, dans un fauteuil, il en vint aux faits.

-Vous avez croisé Muhammad qu'on appelle Mo. Il sera chargé de tout ce qui est réception des invités, des réparations et autres tâches ne vous incombant pas. Mais il sera toujours là pour vous aider en cas de besoin.
Ne vous inquiétez pas de sa stature ni même s'il est parfois bizarre. Il ne pratique pas la religion de chez nous, mais c'est un bon bougre très serviable et qui vous servira d'aide au marché ou de garde du corps en cas de besoin.


Il réfléchit un instant à ce qu'il allait dire.

-Ce que j'attends de vous Laurine, c'est que vous vous chargiez de recruter deux soubrettes qui s'occuperont des chambres, du ménage, de l'entretien en claire. Et une cuisinière. Vous serez donc leur chef. Je compte sur votre discernement pour prendre des personnes de confiance.
Je leur offre 60 livres par semaine chacune. 80 pour la cuisinière.
Pour le reste, en mon absence, adressez-vous à Mo qui à toute ma confiance.
Pour ma part, comme je vous l'ai dit, mes affaires m'appelle souvent en province, voir à l'étranger et je n'ai pas le temps de m'occuper de ces problèmes d'intendance.


Il semblait à Jean qu'il oubliait quelque chose, puis se souvint.

-Ha oui, Mo va vous conduire chez le tailleur, chercher vos quatre premières tenues, comme convenu. Je sais que vous saurez faire le bon choix, encore une chose qui n'est pas un sujet d'homme, mais le tailleur est habitué et saura vous conseiller au besoin, il est prévenu de votre visite.
Avez-vous des questions ? Car je crains d'oublier quelque chose, hormis que Mo va vous montrer vos appartements afin que vous puissiez déjà déposer vos affaires et vous installer. Ensuite vous le préviendrez afin qu'il vous accompagne chez le tailleur.


Mo était resté dans un coin de la pièce, attendant la réponse pour le thé, mais attentif à tout ce qui avait été dit. Souriant et couvant Laurine d'un regard plus paternel qu'autre chose.
Jean laissa Laurine répondre pour le thé, puis attendit ses éventuelles questions.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Ven Juil 21 2006, 14:47

-Ravi de vous voir Laurine.

Laurine sursauta en entendant sa voix , elle ne s'était rendu compte qu'il était déjà là ! elle se retourna si vivement, tel un enfant pris la main dans le sac, que quelques mèches de cheveux s'étaient libérées du ruban qui les tenaient en place. Elle rougit presque de honte et teint ses mains jointes à sa jupe comme pour s'excuser.

- Monsieur de La bruyère !... je suis euh... moi aussi ravie de vous revoir.

elle lui fit une petite révérence de courtoisie (c'était sa mère qui le lui avait appris le jour même afin de paraître plus respectueuse ! ) puis se releva doucement et se tourna vers l'homme qui lui avait ouvert la porte tout à l'heure et lui sourit. c'était un homme rapide et efficace pensa t-elle ! Laurine avait l'habitude qu'on la fasse patienter mais cet homme avait le sens du travail et des valeurs à voir.
monsieur de La Bruyère s'approcha d'elle souriant tout en lui désignant une pièce afin d'entrer, Laurine s'exécuta et le suivit

-Par ce froid, que diriez-vous d'un thé à la menthe ? Mo fait ça à merveille, c'est une boisson chaude selon sa recette, enfin une recette de chez lui.

Mo ?

Laurine eut un temps d'hésitation puis comprit qu'il s'agissait de l'homme qui l'avait accueillit en premier lieu . Ce devait être son majordome en conclua t-elle (bien qu'elle pensait que comme dans les livres qu'elle lisait les majordomes étaient assez âgés et pas forcément sympathiques ! elle sourit à cette pensée ! personne ne lui reprendra d'avoir des apprioris sur les gens !) elle se retourna sur ce certain "Mo" et lui sourit

un thé à la menthe ? ce doit être délicieux ! je dois avouer que je n'ai eu l'occasion d'y goûter alors j'accepte volontiers l'offre !

Laurine entra dans une pièce et s'assit sur un fauteuil très confortable (ce qui changé des chaises bringbalantes et rafistolées de chez elle ! ). Elle pensa qu'une fois qu'elle serait plus à l'aise elle demandera d'ou vient le majordome car elle adorait les voyages et découvrir de nouvelles cultures (car ses connaissances s'arrétaient aux livres qu'elle avait plaisir à lire au soir devant la cheminée ). Monsieur de La Bruyère prit le premier la parole

-Vous avez croisé Muhammad qu'on appelle Mo. Il sera chargé de tout ce qui est réception des invités, des réparations et autres tâches ne vous incombant pas. Mais il sera toujours là pour vous aider en cas de besoin.
Ne vous inquiétez pas de sa stature ni même s'il est parfois bizarre. Il ne pratique pas la religion de chez nous, mais c'est un bon bougre très serviable et qui vous servira d'aide au marché ou de garde du corps en cas de besoin.


oui j'ai put le remarquer à mon arrivée ! c'est quelqu'un de serviable et de poli je pense ! mais je dois vous avouer que c'est lui qui pourrait être étonné et inquiété quand à mon comportement de tout à l'heure !

Laurine sourit à l'évocation de cette première rencontre un peu loufoque ! (enfin surtout en partie à cause d'elle !) et pensa qu'elle s'entendrai sûrement très bien avec et homme si imposant physiquement

-Ce que j'attends de vous Laurine, c'est que vous vous chargiez de recruter deux soubrettes qui s'occuperont des chambres, du ménage, de l'entretien en claire. Et une cuisinière. Vous serez donc leur chef. Je compte sur votre discernement pour prendre des personnes de confiance.
Je leur offre 60 livres par semaine chacune. 80 pour la cuisinière.
Pour le reste, en mon absence, adressez-vous à Mo qui à toute ma confiance.
Pour ma part, comme je vous l'ai dit, mes affaires m'appelle souvent en province, voir à l'étranger et je n'ai pas le temps de m'occuper de ces problèmes d'intendance.


à l'évocation de ses tâches Laurine blémit un peu . Il fallait qu'elle montre qu'elle soit à la hauteur, il fallait tant qu'elle fasse bonne impression! mais par ou commencer ?.. tout se mélangea dans son esprit .
" tu es à la hauteur ! il te faut juste prendre une gande inspiration et lui prouvait que tu es faite pour ce travail ... tu en a connu d'autres des situations semblables alors ne perd pas tes moyens !! " Laurine se le répétait dans sa tête comme pour se donner du courage

-Ha oui, Mo va vous conduire chez le tailleur, chercher vos quatre premières tenues, comme convenu. Je sais que vous saurez faire le bon choix, encore une chose qui n'est pas un sujet d'homme, mais le tailleur est habitué et saura vous conseiller au besoin, il est prévenu de votre visite.
Avez-vous des questions ? Car je crains d'oublier quelque chose, hormis que Mo va vous montrer vos appartements afin que vous puissiez déjà déposer vos affaires et vous installer. Ensuite vous le préviendrez afin qu'il vous accompagne chez le tailleur.


Laurine sourit voilà qu'il réussit à la mettre un peu plus à l'aise. Elle en oublia presque ses doutes. Ses bagages ? il faut dire que Laurine n'en avait pas beaucoup ! elle avait posait sa petite valise dans le hall. Elle avait emportait ses quelques tenues convenables et quelques petites choses à elle qui ferait en sorte qu'elle se sente un peu comme chez elle dans la pièce qui serait sa chambre à coucher .
Laurine réfléchit à ce qu'elle allait lui dire sans paraître bête devant lui ...

- pour ce qui est du recrutement je suis seule à en avoir la charge ?

( ce n'est pas qu'elle voulait le faire toute seule mais elle voulait savoir s'il voulait qu'elle lui tienne informé de chaques décisions afin de donner une opinion ) * oula ça fait beaucoup de "vouloir" rolling eyes *
elle n'attendit pas la réponse pour poser une autre question (mauvaise habitude qu'elle devrait essayer d'irradier au plus vite ! voilà ce qui lui valait le surnom de piplette dans sa famille ! )

- et en attendant que les recrutements soit terminées et que nous ayons trouvés les personnes qu'il faut , je m'occuperais moi même de ces tâches ?.

Sans s'en rendre compte elle avait tourné cette question sous une forme d'affirmation comme pour lui prouver que le travail ne lui faisait pas peur bien que s'occuper d'une maison n'était considéré comme un travail selon elle ... elle se dit qu'elle n'aurait peut être pas dut lui dire cela de cette manière car il pourrait penser qu'elle était trop entreprenante !... Non ! il lui avait déjà parlé !! il savait qu'elle était une bonne travailleuse et qu'elle ne cherchait jamais à prendre la place d'un autre !! ... enfin ... elle espérait qu'il ne fasse machine arrière et la renvoit aussi vite !
Revenir en haut Aller en bas
Jean de
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Ven Juil 21 2006, 16:41

Après quelques commentaires pour se mettre à l'aise, Laurine commença à poser les questions importantes.

- pour ce qui est du recrutement, je suis seule à en avoir la charge ?

Jean réfléchit un instant. Mais elle poursuivit aussitôt avec une seconde question.

- et en attendant que les recrutements soient terminés et que nous ayons trouvé les personnes qu'il faut, je m'occuperais moi même de ces tâches ?.

-Oui, je vous ai dit combien je comptais leur donner, pour le reste, votre jugement sera plus sur que le mien. Sachez que je vous ai engagé pour ça cher Laurine. Je vous fais confiance, sans quoi toutes collaborations seraient impossibles, vous en conviendrez. Donc, vous avez carte blanche. Bien sur, vous serez leur supérieure dont la responsable. Bien sur, vous aurez aussi l'autorité pour les renvoyer également si elles ne conviennent pas et de les remplacer.
J'espère que ça ne vous effraie pas. Mais vous aurez toute autorité sur ces domestiques. Bien sur, vous me les présenterez, mais c'est vous qui engagez en mon nom, qui leur distribuerez les tâches et veillerez à ce que le travail soit bien fait. Vous les dirigerez donc à votre guise et selon votre organisation. Vous savez, moi, tant que le travail est fait quand je rentre...
Pur répondre à votre deuxième question, Mo s'occupait de tout jusque-là, mais j'admets que ça devenait beaucoup pour lui, d'autant que j'ai actuellement un invité, Monsieur Matthizu et, son secrétaire je pense. Donc la réponse est oui, mais Mo vous aidera au début. Ensuite, à vous de vous organiser Laurine.


Mo apporta un thé fumant, qu'il versa avec adresse dans deux minis verre à la décoration orientale.

-Faites attention, c'est assez chaud Melle Laurine, la prévint Mo.

Jean, les deux mains posées sur son bureau, attendait d'autres éventuelles questions, remercia Mo, qui retourna vers la cuisine.

-Toute foi n'hésitez jamais à me poser des questions, et si je suis absent, à Mo. Ne vous en faites pas trop, je suis sûr que tout ira bien.

Jean était sur d'avoir eu de la chance et d'être tombé sur la bonne personne. Il aurait l'esprit tranquille de ce côté là. Il ne la voyait pas comme une domestique ou une employée, mais comme une collaboratrice, tout comme Mo. Tout au moins, c'est bien ce qu'il attendait d'elle.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Ven Juil 21 2006, 23:35

- [....] J'espère que ça ne vous effraie pas.


Laurine sourit à cette évocation . Effrayer ? non enfin.. juste un peu mais ça c'était dans son caractère ... elle espérait quand même être à la hauteur et mériter sa confiance. supérieure, responsable ? Laurine n'en avait l'habitude mais il fallait qu'elle s'y fasse au plus vite ! (elle avait plus l'habitude de recevoir que de donner des ordres)

[...] Vous savez, moi, tant que le travail est fait quand je rentre...

il n'est pas trop exigeant se dit elle! cela la rassura. au moins de ce côté là ils s'entendraient bien . Laurine commencait à élaborer dans sa tête la liste des personnes qu'elle connaissait et qu'elle savait digne de ce travail. Il faudrait leur rendre donc une petite visite d'ici peu en espérant de trouver les personnes qu'il faut et qui plairont à monsieur de La Bruyère.

Pour répondre à votre deuxième question, Mo s'occupait de tout jusque-là, mais j'admets que ça devenait beaucoup pour lui, d'autant que j'ai actuellement un invité, Monsieur Matthizu et, son secrétaire je pense. Donc la réponse est oui, mais Mo vous aidera au début. Ensuite, à vous de vous organiser Laurine.

Très bien Monsieur. Mais je ne veux embéter votre régisseur avec tout ça ! je serai capable de tout gérer moi même, le travail ne me fait pas peur !

En parlant de lui , l'homme entra portant un plateau avec deux petites tasses fumantes et qui dégagées une délicieuse odeur sucrée à leur approche . Ces tasses devaient valoir très chers pensa t-elle elle n'osait à peine toucher celle qu'on lui proposa . Elle était décorée très subtilement dans un art quel ne connaissait pas. Peut être venait elle d'une autre contrée ... sûrement car Laurine n'en avait jamais vu de semblables.
décidément ici tout la fascinée , elle aurait put rester des heures à contempler cette tasse mais la voix grave et paternel du régisseur la sortit de ses réveries.

-Faites attention, c'est assez chaud Melle Laurine.

oui merci monsieur

elle lui sourit tout en prenant la tasse chaude entre ses petites mains froides.elle ne savait comment s'adresser à cet homme et pensa qu'il méritait autant de respect que son employeur .
Laurine gouta par petites gorgées à ce thé. Les yeux à demi- clos elle dégusta cette arôme de menthe qu'elle trouva exquis, le thé était juste sucré, ce qu'il fallait, décidément ce muhammad préparer le thé à la menthe comme aucune autre femme ! il faudrait d'ailleurs qu'il lui donne sa recette ! Laurine resta longtemps ainsi les yeux fermés et les lèvres collées à la tasse comme pour mieux apprécier le thé et sentir les effluves de menthe montées jusqu'à ses narines.

-Toute foi n'hésitez jamais à me poser des questions, et si je suis absent, à Mo. Ne vous en faites pas trop, je suis sûr que tout ira bien.

Laurine détacha les lèvres de sa tasse, les joues rougit par la chaleur que lui avait procuré ce thé ( elle avait finit de boire son thé alors que monsieur de La Bruyère n'avait pas encore touché au sien ! Il faudrait qu'elle fasse attention la prochaine fois si elle ne veut pas passer pour une grosse gourmande !)

- d'accord mais bon j'espère ne pas trop rencontrer de problèmes quand même !
Vous partez bientôt ?


Elle lui posa cette question sans penser qu'il ne voulait peut être pas lui en révéler plus .Mais elle espéra qu'il ne parte pas trop tôt car elle avait besoin de sentir qu'on l'épaule et qu'elle n'est pas toute seule même si elle n'en attendait pas plus de sa part, elle savait qu'elle pouvait avoir confiance en lui
Revenir en haut Aller en bas
Jean de
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Sam Juil 22 2006, 00:12

-Très bien monsieur. Mais je ne veux embêter votre régisseur avec tout ça ! je serai capable de tout gérer moi même, le travail ne me fait pas peur !

Jean jeta un regard sur son fidèle Mo, lequel venait d'entrer et, ayant entendu la dernière remarque de la jeune fille, eut un petit rire silencieux, mettant sa main devant sa bouche pour que la jeune fille ne pense pas qu'il se moquait d'elle. Jean s'adressa à lui avec un sourire amusé.

-Tu en penses quoi Mo ? Puisque ça te fait rire ?

-Ho Mademoiselle, je ne crois pas que vous m'embêter, ça pas toujours drôle d'être tout seul sans avoir personne avec qui parler. Moi suis très sociable, mais ici, seul, ça va me changer.

-Voilà, vous voyez Laurine. Je pense que vous ferez une bonne équipe.

Il s'étonna qu'elle puisse prendre le verre brûlant entre ses mains, qu'elle l'ait bu, sans se brûler, mais c'était tout à l'honneur de Mo. Le dessus ils allaient s'entendre. En tout cas, elle reprenait des couleurs.

-d'accord, mais bon, j'espère ne pas trop rencontrer de problèmes quand même ! Vous partez bientôt ?

-Demain je dois me rendre dans la région bordelaise pour quelques affaires, mais je serais de retour après demain. Des problèmes je ne pense pas. Quoi qu'il en soit, je vous le dis encore, considérez Mo comme un collaborateur, un associé si vous voulez. Dans le pire des cas, lui, sait qui contacter.
Mais je vais le laisser vous montrer votre chambre, ensuite, et bien à vous de vous organiser, car l'heure tourne et vous devez aussi vous rendre au tailleur. Quant à moi, je dois me rendre à un rendez-vous. Je rentrerai ce soir, mais je dois partir tôt demain matin.
J'espère que d'ici là vous aurez trouvé vos marques.


Jean se leva, ne pensant plus avoir de questions de la part de Laurine, mais il attendit tout de même un instant au cas où.

(H.J/ pas de soucis pour la recette du thé Marocain, suffit de demander à Mo big grin )
Revenir en haut Aller en bas
Muhammad
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Sam Juil 22 2006, 00:48

Monsieur de La Bruyère, au début, ayant confondu Muhammad et Mohammed, avait fini par l'appeler Mo tout simplement.
Peu importait puisque c'était la même signification, mais franchisé.

Mo trouvait la jeune fille bien sympathique. Il avait trouvé son attitude assez drôle dès le départ, mais il comprenait que c'était juste le fait qu'elle n'était pas habituée à ce genre de lieux. Tout comme Mo avait dû paraître ridicule à son entrée au service de monsieur.
Il avait eu l'impression de rentrer dans une caverne au trésor. Tant de chose qu'il n'avait jamais vu dans ses montagnes, son désert, pas même au cours de son voyage.

-je ne veux embêter votre régisseur avec tout ça !

Mo avait trouvé très drôle qu'elle dise ça. Comment pourrait-elle savoir qu'il était enchanté. Non seulement, il n'aurait plus les lits à faire, les poussières, le ménage, car ce n'était quand même pas le travail d'un ancien guerrier berbère.
D'un autre côté, habitué à avoir beaucoup de monde autour de lui, la conversation lui manquait. En fait, il voyait déjà la jeune femme comme une petite soeur potentielle. Et gare à celui qui oserait lui manquer de respect. Aussi, lorsque monsieur de La Bruyère lui demanda de répondre, Mo fut relativement direct.

-Ho Mademoiselle, je ne crois pas que vous m'embêter, ça pas toujours drôle d'être tout seul sans avoir personne avec qui parler. Moi suis très sociable, mais ici, seul, ça va me changer.

Il vit la jeune Laurine prendre le verre de thé et le déguster sans prêter attention à la chaleur du verre et de la boisson. Il sembla qu'elle aimait ça, mais il fut soulagé de voir qu'elle ne s'était pas brûlée. S'en étonna même. Oui, il la trouvait marrante.
Quand monsieur fit comprendre à la jeune Laurine que l'entretien allait se terminer, Mo alla chercher le petit sac de Melle Laurine et attendit de savoir s'ils en avaient vraiment fini. Il avait déjà préparé la chambre bleue, tout était en ordre.
Le temps qu'elle s'installe tranquillement, et il la conduirait chez le tailleur. Ils avaient encore bien assez de temps pour que la jeune femme prenne possession de sa chambre à son aise.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Sam Juil 22 2006, 12:15

Laurine entendit l'homme derrière elle rire doucement ... Avait elle dit quelque chose de drôle ?! non elle ne le pensait en y réfléchissant ... peut être était - ce son attitude qui faisait peine à voir ?! Laurine se sentit rougir de plus belle, et vit monsieur de La Bruyère regarder en la direction du régisseur

-Tu en penses quoi Mo ? Puisque ça te fait rire ?

-Ho Mademoiselle, je ne crois pas que vous m'embêter, ça pas toujours drôle d'être tout seul sans avoir personne avec qui parler. Moi suis très sociable, mais ici, seul, ça va me changer.

-Voilà, vous voyez Laurine. Je pense que vous ferez une bonne équipe.

Laurine se sentit soudain soulagée ... elle n'avait donc rien fait de maladroit (pour une fois ! ) Elle eut même une pointe d'amitié pour cet homme si grand et imposant mais qui en réalité devait avoir un coeur aussi gros que ses muscles ! Il devait se sentir bien seul par ces longues journées d'hiver ! mais maintenant que Laurine était là , il y aura beaucoup plus de vie dans ces lieux ( car dans le genre situation embarrassante et comique, Laurine se posait bien là ! )
Laurine voulut lui répondre mais la langue encore engourdit par la chaleur du thé elle attendit un moment qu'elle dégonfle dans sa bouche car si elle se mettait à parler tout de suite elle en mettrait partout et là même cachée dans un trou de souris, la honte la poursuivrai jusqu'à sa mort !!

- oui.. j'en suis sûre !

elle avait quand même eu du mal à articuler cette simple phrase, en espérant qu'elle s'était bien fait comprendre par ses interlocuteurs ! ( c'était décidé, la gourmandise ne lui ferait plus défaut ! ) Comme pour paraître plus adroite elle sourit aux deux hommes qui lui faisaient face

[...] J'espère que d'ici là vous aurez trouvé vos marques.

- oui je l'espère sinon il y aurait de quoi s'inquiéter ! et je pense qu'avec monsieur * se tournant vers le régisseur avec un sourire aux lèvres * on formera la meilleure équipe de toute la région !! et vous ne serez pas déçu de nous !

Monsieur de La Bruyère se leva alors Laurine en fit de même et le régisseur partit dans le hall d'entrée . Elle attendit que cette entrevue soit officiellement terminée et que monsieur de La Bruyère l'invite à le suivre.

(H.J > ce que je ne tarderai à faire sans nul doute !! thumbs up big grin )
Revenir en haut Aller en bas
Muhammad
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Sam Juil 22 2006, 13:53

Monsieur de la Bruyère sortit du bureau, laissant passer la jeune fille devant lui.
Sur un signe de son patron, Mo s'adressa à la jeune fille, pendant que monsieur de La Bruyère quittait la pièce, les laissant tous les deux.

-Ne m'appelez pas monsieur, mais faites comme le patron, appeler moi Mo. Je vais vous conduire jusqu'à votre chambre. Prenez votre temps mademoiselle, nous avons bien 30 minutes avant d'aller au tailleur.
Vous verrez, le patron n’est pas embêtant. Et comme il a dit, si vous avez besoin de quoi que ce soit. Demandez-moi.


Il monta les marches de l'escalier en marbre, la jeune fille derrière lui. Tourna dans un corridor, sur la gauche. La première pièce était la bonne.
Mo ouvrit la porte et laissa Laurine entrer. Puis il entra à son tour et posa le sac sur le lit.

-Voilà, vous êtes chez vous.

Mo regarda la chambre qu'il connaissait bien, avant de reprendre.

-Ma chambre à moi est la première de l'autre côté des escaliers. Même côté que vous. Mais maintenant je vais descendre finir quelques cuivres à faire reluire dans la cuisine qui se trouve en bas, la porte juste en face de l'entrée.
Dans l'aile droite, il y a deux invités. Monsieur Matthizu et un ami de celui-ci, mais on les voit rarement. Ce sont des gentilshommes.


Mo se recula, sortit de la pièce et ferma la porte, laissant Laurine s'installer.
Il descendit les escaliers pour rejoindre la cuisine.
Celle mademoiselle Laurine semblait être une bien bonne jeune fille. Il était sûr qu'il s'entendrait. Puis ses pensées passèrent à autre chose, pendant qu'il lustrait cuivres et autres ustensiles.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Sam Juil 22 2006, 14:32

Elle suivit monsieur de La Bruyère , il la laissa sortir du bureau en première ( elle n'était pas habituée aux bonnes manières et avait l'impression d'être une princesse en ces lieux ! ) puis il quitta la pièce la laissant avec le régisseur .

- Ne m'appelez pas monsieur, mais faites comme le patron, appeler moi Mo. Je vais vous conduire jusqu'à votre chambre. Prenez votre temps mademoiselle, nous avons bien 30 minutes avant d'aller au tailleur.
Vous verrez, le patron n’est pas embêtant. Et comme il a dit, si vous avez besoin de quoi que ce soit. Demandez-moi.


elle lui posa la main sur son bras en signe de gratitude

- je vous remercie d'être aussi aimable avec moi !

elle le suivit ensuite sur les marches d'un énorme escalier en marbre . Il brillait tellement qu'elle pouvait se voir à travers !
Mo lui ouvrit la porte d'une pièce elle entra donc . Que d'émerveillement ! la pièce était bleue ( sa couleur préférée ) elle était 4 fois plus grande que son ancienne chambre ! Elle fut d'ailleurs en premiers étonné d'avoir un aussi grand lit ( elle avait l'habitude de dormir dans un petit d'enfant ) et en plus c'était un lit à baldaquin comme les lits des rois !! elle ne put d'ailleurs pas s'empêcher de s'assoir sur le lit comme pour mieux apprécier son confort ! elle en soupira d'aise .

-Voilà, vous êtes chez vous.

chez moi ?! se disait elle !! il fallait qu'elle se fasse à cette idée ! c'était tellement irréel !!
Ensuite tout l'émerveillé dans cette chambre . Elle ne cessait de pousser de petits soupirs d'étonnement comme un enfant devant une énorme sucrerie ! les deux fauteuils en bois doré, la très grande armoire (on aurait put se cacher à l'intérieur ! ), la cheminée ( elle n'en croyait pas ses yeux ! une cheminée dans sa chambre !! quel luxe pour une simple gouvernante se disait elle ! ) les deux vases en porcelaines, elle n'en avait jamais vu d'aussi beaux ... elle s'assit devant la coiffeuse avec l'énorme miroir et frôlait le bois, il était beau et brillant ! puis se retourna vivement et courut vers les fenêtres , elle colla son visage si près des vitres qu'une buée se forma à chaque respiration ... la vue était magnifique , on y voyait de splendides jardins ! l'été se devait être un bonheur de rester dans cette pièce les fenêtres ouvertes respirant la bonne odeur de ces jardins et d'entendre les oiseaux qui chantent ...
Ho ! elle remarqua la bac à bain ... pour elle toute seule ! elle avait hâte de s'y prélasser et d'ailleurs elle s'y plongerai dès qu'elle en aurait le temps !

tellement absorbée par sa contemplation elle n'entendit ni la suite de ce que lui disait Mo ni sa sortie .
Pendant un moment elle se trouva donc seule dans ce petit paradis . Et ne put résister à la tentation de s'affaler sur le lit ! après deux trois bonds elle fut complètement allongée et apaisée. Elle se sentit enfin sereine . Cet endroit était magnifique ! mais qu'avait elle fait pour mériter ça ? enfin, elle réfléchirai à la question plus tard ... elle ne tarda à ranger ses quelques affaires dans la grande armoire et de poser sur le bureau la petite statuette en terre (qui ne ressemblait à rien d'ailleurs c'est ce qui faisait son charme aux yeux de Laurine ) que ces frères lui avait fait avant son départ de peur qu'elle ne les oubli ( comment pouvaient ils penser cela ?! elle était prête à tout pour eux ! elle les aimait plus que tout au monde! et bien qu'elle souffrait de leurs absences elle savait que grâce à ce travail ils auront une meilleure vie.)

Elle s'assit à la coiffeuse et entreprit de remettre en place sa belle chevelure boulcée mais elle décida de les laisser détacher car le ruban qu'elle avait mis allait bientôt céder face sa crinière sauvage ! elle le mit simplement sur le devant de la tête pour éviter que des mèches ne gêne son visage. Quand elle eut fini elle sortit de sa chambre et descendit doucement les escaliers tout en détaillant chacune des marches qu'elle allait fouler . Arrivée en bas elle ne savait ou aller ... elle attendit donc tournant son visage de droite à gauche espérant rencontrer celui de Mo
Revenir en haut Aller en bas
Muhammad
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Dim Juil 23 2006, 13:58

Mo en avait fini, tout rangé. Il devait encore conduire la jeune femme au tailleur.
Il se dirigea vers l'entrée et la vit un peu perdu.

-Ha, vous êtes prêtes Laurine ? Je vous propose d'y aller.

Monsieur de La Bruyère leur avait prévu un petit carrosse. Heureusement, il ne se serait pas vu revenir à pied en portant les quatre tenues de mademoiselle.
Il tendit la main à la jeune fille pour l'aider à monter. Monta derrière elle. C'était un carrosse modeste, sans armoiries, mais suffisant pour le trajet, confortable en tout cas. Le côcher savait ce qu'il avait à faire.
Ils ne mirent pas longtemps à arriver, et le tailleur les reçut. Heureusement, il n'y avait personne avant eux. Ils étaient seuls dans la boutique.
Mo s'assied dans un coin, laissant mademoiselle se débrouiller ensuite avec le tailleur.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Dim Juil 23 2006, 21:23

Revenir en haut Aller en bas
Muhammad
Invité



MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Dim Juil 23 2006, 21:41

Mo regardait le tailleur et Melle Laurine. Elle ne semblait parvenir à saisir tout ce que lui racontait l'homme.
Cela amusait un peu Mo. Il reçut quand même son regard comme un appel au secours.
Il se leva et se dirigea vers le comptoir.

- Mo dites moi vous qui êtes un homme, laquelle de ces couleurs me sied le mieux ?!

Mo observa les vêtements, sourit. Le tailleur avait sorti les robes les plus chères, ce qui ne l'étonna pas.
Il s'approcha de l'homme, le fixa de ses grands yeux.

-Qu'est ce que tu fais ? Questionna-t-il, en tutoyant le tailleur. L'homme parut choqué, mais Mo ne lui laissa pas le temps de répondre.
-Ce qu'il faut pour mademoiselle, c'est de la qualité et du solide. Ce qu'il faut c'est des jupes faites de brocards d’or, damas, satin, velours, le tout surchargé de dentelles, passementeries, de pretintailles, de velours, satins, soieries, mais pas des robes de bal. Dis donc, mademoiselle n'est pas une Espagnole ou une Anglaise de passage. Veux-tu que son maître vienne te frotter les oreilles ?


L'homme, la bouche en coup de poule, l'air de suffoquer sur la façon dont on lui parlait, cherchait des excuses, balbutiait.
Puis, Mo se tourna vers Laurine. Et sur un ton tout a fait radouci, avec un sourire et un clin d'oeil, lui répondit.

-Bleu et blanc vous iront à merveille Mademoiselle.

De nouveau, il se tourna vers le tailleur qui tremblant courrait partout pour trouver d'autres robes et ensembles, plus adaptés à la jeune femme.

-Et soigne bien mademoiselle, sinon je te mange !

Puis il alla se rasseoir en se retenant de rire. Il avait fait son méchant, il savait maintenant que mademoiselle serait bien servie chaque fois qu'elle viendrait ici. Heureusement qu'il avait eu la présence d'esprit de regarder comment s'habillaient les quelques dames qu'il avait eu l'occasion de croiser. Il n'y connaissait pas grand-chose autrement.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Hôtel particulier de Jean de la Bruyère   Aujourd'hui à 03:46

Revenir en haut Aller en bas
 
Hôtel particulier de Jean de la Bruyère
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Jean Claude Duvalier retournera-t-il en Haiti ?
» Une interview de Jean Raspail
» Commentaires sur Wyclef Jean
» WOUYYYYYY SENATÈ JEAN HECTOR ANACASSIS DEKLARE L SE YON BANDI YON LWIJANBOJE
» Une bourgeoisie déracinée ! Par Jean Erich René

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
1663 : Face aux Feux du Soleil :: ARCHIVES :: 1663 V1-
Sauter vers: