1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Détente à l'épée

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Aurore F
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Mer Juil 12 2006, 22:06

- Je ne peux accepter, je ne voudrais pas salir l'odeur qu'il y a sur ce mouchoir.

Aurore fronça les sourcils, mais, le laissa poursuivre.

- Pourrais-je avoir l'audace de vous inviter à manger. Je dois dire que je n'ai pas mangé depuis plusieurs heures et votre compagnie serait très charmante à ma table. Je connais un endroit plus calme. Je ne suis pas très original certes, mais dans le château, je connais bien le cuisinier et puis il a une dette envers moi. Peut-être accepterait-il de nous ouvrir un coin de table en Privé pour pouvoir manger. Et je dois dire que je serai jaloux de vous amenez dans le quartier des mousquetaires, jaloux de tout ces regards qui se poseraient sur vous. Au château, nous serons plus tranquilles. .

Elle fronça de nouveau les sourcils.
Ha non ! Autant sa timidité avait quelque chose de charment, autant elle espérait que de Verchères n’était pas du genre soumis et coincé devant la moindre femme.

-Monsieur, permettez-moi d’insister, comment pourriez-vous salir ce mouchoir en l’humectant de votre propre odeur ?
J’accepte votre invitation, mais par pitié, de quoi pourriez-vous être jaloux ? Ne suis-je pas ici, ce soir, avec vous ?
Ne me dites pas que vous êtes de ces hommes qui passent leur temps à se sous-estimer.
Je vous avoue que je pourrais être avec bien des gentilshommes, peut être plus fortuné que vous il est vrai, mais c’est avec vous que j’ai choisis d’être. Pensez-vous qu’on m’y a forcé ?


Aurore avait parut un peu irrité, mais elle se reprit vite pour remettre le mousquetaire en confiance. Elle lui adressa un doux sourire en lui prenant la main délicatement.

-Je vous ai vu vous entraîner, vous vous pensez vraiment inférieur à vos compagnons au point d’avoir à craindre d’eux ? C’est avec vous que j’ai envies de dîner, dans le cas contraire je ne serais point venue.
Alors c’est de mon plein gré que je vous réponds que ce serait un honneur pour moi de paraître à votre bras, même au nez et à la barbe de tous les mousquetaires de France David.
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David de Verchères
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Jeu Juil 13 2006, 11:56

David se mit à penser qu'il avait été mal compris en disant cela. Mais ce n'était pas important et puis d'ailleurs, l'heure n'était pas à l'argumentation mais à la... tentation.

Il regardait maintenant le mouchoir et il le prit pour s'éponger le front. Il fallait le dire, une manche d'uniforme n'était pas très utile pour éponger le front, mais le mouchoir par contre, c'était totalement différent.

Il se mit à penser un petit instant à ce qu'elle venait de dire. David n'avait pas peur des autres, il était une des plus jeune mousquetaires certes, mais surement pas celui qui avait le plus peur d'accomplir son devoir. En réponse à ce que Aurore venait de dire, il lui répondit:

- Vous avez raison, mais sachez que tout cela est bien nouveau pour moi. Vous savez, ce n'est pas au milieu des champ de bataille que nous avons l'occasion de rencontrer des femmes. Non pas que j'ai peur et encore moins honte, mais seulement un manque d'expérience. PAr contre, je suis sûr qu'avec votre aide et votre patience, nous en parviendrons à bout

David sourit et rit légèrement. Le froid commençait à s'installer de plus en plus. Les nuits étaient fraiches en France, surtout depuis que l'hiver était installer. Cela ne dérangeait point David, mais par contre, il ne voulait pas qu'Aurore ait froid. Il continua:

- Alors....

Il s'avança un peu vers elle et il posa sa main derriere le dos de la jeune femme. Il se sentait maintenant si près d'elle qu'il avait l'impression d'entendre les deux coeurs battre à l'unison:

- Où puis-je vous inviter pour diner en cette merveilleuse soirée qui vient à peine de commencer et que vous avez facilement embelli en me faisant part de votre présence?
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Aurore F
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Jeu Juil 13 2006, 15:29

- Vous avez raison, mais sachez que tout cela est bien nouveau pour moi. Vous savez, ce n'est pas au milieu des champs de bataille que nous avons l'occasion de rencontrer des femmes. Non pas que j'ai peur et encore moins honte, mais seulement un manque d'expérience. Par contre, je suis sûr qu'avec votre aide et votre patience, nous en parviendrons à bout

Aurore espérait ne pas avoir froissé le jeune mousquetaire, mais constata que si cela avait été le cas, ce n’était pas gravement.

- Alors vous êtes pardonné. De la patience, je pense en avoir suffisamment pour vous, il faut certes une modération en tout, une bonne moyenne devrait suffire et vous me semblez un disciple intéressant.

Elle lui adressa son plus beau sourire. Priant qu’il ne passe pas à l’extrême en voulant aller trop vite en besogne lorsqu’il posa sa main derrière son dos. Ce qu’elle apprécia car il l’avait placé assez haut, ce que n’aurait pas fait un de ces soudards qu’elle avait bien des fois repoussé vivement.
La séduction était un art qu’elle aimait apprécier mais qu’elle savait peu pratiqué, principalement par les mousquetaires, trop empressé à conclure avec celles, à qui, peu de temps auparavant, ils promettaient l’éternité. Trop expéditif, sans douceur, sans aucune sensualité, sensualité qu’Aurore adorait mais qui était bien rare chez les hommes. Après tout il y avait les filles de rue pour ça et elle était loin d’en être une, bien trop difficile et exigeante.

- Où puis-je vous inviter pour diner en cette merveilleuse soirée qui vient à peine de commencer et que vous avez facilement embellie en me faisant part de votre présence ?

-Si je vous proposais, pour ce premier diné, de nous rendre dans un lieu public ? Quel charme y a-t-il d’ôter toutes les pétales d’une rose d’un seul coup quand il est si agréable de prendre le temps d’humer son parfum, de l’éfeuiller avec délicatesse en prenant son temps. De la découvrir, d’apprendre à la connaître ? De la regarder vivre, s’épanouir au fil du temps ?

La formule avait peut être mal été choisis, mais elle pensait le jeune David assez fin pour comprendre qu’elle attendait plus de lui qu’une simple aventure à la va vite, ce qui aurait évidemment tout gâché pour elle. Car ce jeune mousquetaire lui plaisait certes, mais ce n’était pas que physiquement. Ses manières, sa douceur, sa personnalité toute entière l’intéressait.
Il lui plaisait assez, au premier abord, pour évoquer une éventuelle relation qui saurait devenir sérieuse, pour autant qu’il se donne la peine de la conquérir comme elle l’espérait.
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David de Verchères
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Jeu Juil 13 2006, 16:26

David relacha un peu son étreinte sur Aurore et il recula un peu. Il leva son index en l'air et il lui dit:

- Bonne idée, en espèrant que vous ne me comparez pas avec un rose, car cela serait porter atteinte à mon orgueil masculin

David fit un léger clin d'oeil suivit d'un rire. Certe il savait qu'Aurore ne venait que de faire une analogie avec une relation.

- Par contre, laissez moi le temps d'aller ramasser mon épée, je ne voudrais pas qu'elle rouille, un cadeau de son père on doit y faire attention, vous comprenez.

David se retourna et il alla chercher son épée qui était partie un peu plus loin, plantée dans le sol. En fait, c'était une stratégie pour se remémorrer les place pour diner qu'il y avait dans Paris. Il y avait une longue liste, mais par contre, on ne pouvait aller n'importe où.

Il prit soin de ramasser son épée et de l'essuyée tout en marchant en direction d'Aurore. Une fois près d'elle, il la rangea et il lui demanda:

- Savez-vous manier les armes Aurore? Non pas que je suis sexiste, mais sans vouloir vous vexer, une arme dans vos mains serait gacher un si beau portrait.

David s'éclaircit la voix et il enchaina:

- Alors, à quel endroit pensez-vous il serait bon de diner pour une première rencontre, Aurore?

David pensa que le prénom Aurore était vraiment un très jolie nom. Il n'y avait pas à dire, elle avait vraiment tout pour elle, comme un ange envoyé du ciel. Il attendit qu'Aurore s'exprime.
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Aurore F
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Jeu Juil 13 2006, 18:25

- Bonne idée, en espérant que vous ne me comparez pas avec un rose, car cela serait porter atteinte à mon orgueil masculin

Aurore éclata de rire, mettant la tête en arrière.

- Par contre, laissez moi le temps d'aller ramasser mon épée, je ne voudrais pas qu'elle rouille, un cadeau de son père on doit y faire attention, vous comprenez.

-Une rose soit, pourquoi pas un roseau ? Il plie mais ne se rompt pas, il évolue, sait se montrer fort et doux selon l’instant. Le vent peut arracher des arbres, il sera toujours là. Connaissez-
vous la fable de Monsieur de La Fontaine à ce propos ? Le Chêne et le Roseau ? Un jour peut être je vous la conterais. Mais certes, récupérez votre épée, n’est-ce point un outil de travail. Combien plus sa valeur en est-elle grande si elle vous vient de votre père.


Aurore le regarda faire. Décidément, elle le trouvait touchant et en même temps pleinement homme. Il se déplaçait avec la souplesse d’un chat, que disait-elle ? La souplesse d’un tigre.

- Savez-vous manier les armes Aurore ? Non pas que je suis sexiste, mais sans vouloir vous vexer, une arme dans vos mains serait gâcher un si beau portrait.

Cette question la surpris un peu, elle hésita un instant, elle eut un sourire en coin quand une image apparut dans son esprit. Il allait la prendre pour une obnubilée.

-Une rose n’a-t-elle des épines ? Cela gâche t-il sa beauté ? son parfum ?

Elle ri de nouveau de bon cœur avant de répondre.

-Pardonnez-moi, vous allez me prendre pour une obsédée des roses. Disons que je fais la différence entre une épée et une aiguille à broder.

Elle ne tenait pas, pour le moment, à lui révéler que celui qui l’avait élevé avait été un des meilleurs maître d’arme d’Italie. Il ne devait point le connaître, à cause de son jeune âge, sinon il aurait fait probablement le rapport avec Maître Fabris. Que le surpassant, elle avait dû suivre d’autres maîtres par la suite.

- Alors, à quel endroit pensez-vous il serait bon de dîner pour une première rencontre, Aurore ?

Elle réfléchit un instant, savourant son nom, dans la bouche du mousquetaire.

-Que diriez-vous de l'hostel de l'île Saint Louis, on y sert une cuisine fine mais copieuse, de plus ce n’est pas trop loin d’ici.

Fine idée, car elle savait que beaucoup de haut gradés militaire fréquentaient le lieu, y ayant déjà aperçu monsieur de Dartagnan.
Mais elle n'avait pas pensée à cela en proposant ce lieux.
Peu importe, elle n'avait aucune honte à se montrer au bras de David de Verchère, loin de là.
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David de Verchères
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Jeu Juil 13 2006, 20:40

David n'était guère surpris qu'Aurore parle autant des roses. Après tout, qu'il y a-t-il de plus jolie au monde après les femmes? Les fleurs bien entendu. Mais maintenant, pour choisir laquelle des fleurs, le choix était propre à chacun.

Pendant qu'Aurore lui parla du restaurant, s'affairait à replacer sa cape car elle avait glisser un peu pendant sa pratique. D'ailleurs, ce restaurant était un restaurant que pas n'importe qui y allait. Il ajouta:

- Oui, j'y ai déja entendu le nom sans avoir eu la chance d'y aller. Mon frère y va parfois avec sa fiancée. Maintenant, je crois que c'est à mon tour de lui conter la soirée que je vais y passer. Une soirée qui s'annonce merveilleuse j'en suis sûr Aurore.

De la fumée s'échappait de la bouche. Le frois devenait de plus en plus intense. Maintenant, les deux personnes devraient plutot commencer à penser à y aller.

David regarda le visage d'Aurore longuement avant de pouvoir dire quelque chose. Elle avait de si jolies lèvres et si attirantes. David voudrait tellement l'embrasser ici, en ce moment, négligeait le temps et la température. Mais par contre, comme l'avait dit Aurore, il ne faut pas arracher toutes les pétales d'une rose, il fallait prendre soin de la regarder vieillir et cela était surement plus plaisant. Vrai, probablement, surement même. Il ne fallait pas succomber à l'envie aussi rapidement, sinon où est le plaisir.

David secoua un peu la tête, comme s'il revenait parmi la réalité. Il avait cru faire un rêve durant son exploration du visage d'Aurore. Ho la, j'ai bien failli me perdre, se disait-il.

David leva le bras en parfait gentleman et il dit à Aurore:

- Bien, si c'est votre destination. Je dois dire que je suis ici que depuis quelques mois. Il n'y a pas si longtemps que je suis mousquetaire. Alors montrez-moi ce restaurant que je puisse y savourer un copieux repas en votre charmante compagnie.

David attendit que la femme s'accroche à son bras avant de partir. Il n'y avait pas à dire, Aurore avait probablement le sourire le plus merveilleux qui soit. Que dire de son physique qui laissait aucune partie d'elle à la légère. De belles épaules bien proportionné, une taille de guêpe, de belles longues jambes. Un ange, voila tout, un ange envoyé par Dieu lui-même
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Aurore F
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Jeu Juil 13 2006, 23:32

Aurore l’avait contemplé, remettant sa cape pendant qu’elle parlait.

- Oui, j'y ai déjà entendu le nom sans avoir eu la chance d'y aller. Mon frère y va parfois avec sa fiancée. Maintenant, je crois que c'est à mon tour de lui conter la soirée que je vais y passer. Une soirée qui s'annonce merveilleuse j'en suis sûr Aurore.

De la vapeur s'échappait de la bouche pendant qu’il parlait, elle remarqua alors seulement le temps s’était refroidit.

-Qui sait si vous n’aurez pas bien souvent l’occasion d’y aller avec votre propre fiancée ?

Ils se fixèrent un instant l’un l’autre, elle devinait ses pensées, à voir ses yeux posé sur ses lèvres, qui comme celle de David, devaient commencer à prendre une teinte violacée.
Il était peu probable, que s’il continuait à se comporter ainsi avec elle, la soirée ne se termine sans qu’elle ne goûte à ces lèvres de jeune mousquetaire comme on déguste une grappe de raisin mure.

-Bien, si c'est votre destination. Je dois dire que je suis ici que depuis quelques mois. Il n'y a pas si longtemps que je suis mousquetaire. Alors montrez-moi ce restaurant que je puisse y savourer un copieux repas en votre charmante compagnie.

-Ma destination sera la votre David. Je suis à Paris depuis peu également, mais ai déjà eu l’occasion de me rendre dans ce lieu une fois seulement. J’avais apprécié son décors, sa cuisine, tellement à l’opposé de la taverne.

Il leva le bras, et, délicatement, Aurore posa son bras dessus. Un bras fort et musclé. Elle poussa un soupir d’agrément, pouffa un peu de rire, et s’en excusa.

-Pardonnez-moi, il y a quelques temps déjà que je ne me suis sentis aussi bien et en aussi bonne compagnie.

Accrochée à son bras, elle le laissa la conduire jusqu’au carrosse qui les conduirait jusqu'à l’île Saint-Louis. En marchand, elle le regardait, elle aimait sa voix, d’ailleurs, elle commença à se demander ce qu’elle n’aimait pas chez ce gentilhomme. Dans l’immédiat, elle ne trouvait pas.
Juste une chose lui traversa l’esprit. Avait-elle fait le bon choix avec ce lieu ? Le salaire d’un mousquetaire ne devait pas être bien élevé, et la carte des repas pas à la portée d’un simple mousquetaire. Elle ne voulait surtout pas qu’il la prenne pour une de ces femmes vénales. Pour le reste, elle s’arrangerait bien avec le directeur de l’hostel qui était un ami, afin que l’addition soit en rapport avec la solde d’un mousquetaire débutant.
Elle leva les yeux vers lui, soupira d’aise une seconde fois. Elle se sentait heureuse ce soir.

http://1663.forumactif.com/viewtopic.forum?p=14716#14716
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David de Verchères
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Lun Juil 24 2006, 03:14

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David n'était pas rentré immédiatement de sa soirée. Il avait marché dans les rues de Paris, espèrant que tout cela était bien réel. Il avait maintenant rencontré la femme idéale, Aurore Fabris de Laguiole. Il chantait dans sa tête des chansons d'amour, très heureux pour se coucher.

Il finit par se diriger vers le quartier des mousquetaires, vers le cinq heures du matin. Il tomba nez à nez, à la grille, avec un groupe de trois mousquetaires qui arrivèrent, Jacques, Marcel et Richard. En les voyant, David se disait qu'ils revenaient probablement d'une bonne virée. Il décida d'aller les saluer. Il se mit à rire en voyant Jacques:

- Bon Dieu Jacques, es-tu enfin tomber sur un homme plus gros que toi finalement? Il t'en a foutu une raclée.

Jacques de regarda d'un air sombre et lui fit un léger sourire. David riait de plus belle et il ajouta:

- Tu as vu, tu as même perdu une dent. Bon, ce n'Est pas tout, je dois aller me coucher, bonne nuit les gars, pour ce qui en reste.

David se dirigeait maintenant seul vers le quartier des mousquetaires, ne sachant pas la preuve qu'il venait de trouver.
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Elrohir
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Mer Juil 26 2006, 03:08

Elrohir arriva vers le quartier des mousquetaires, suivit de très près par Marie. La pauvre, elle était morte de peur de se retrouver ainsi dans le ventre de la bête. Elrohir lui saisit l'épaule pour la rapprocher de lui, essayant ainsi de la réconforter.

Au moins deux heures s'étaient maintenant écoulées depuis son réveil. Il avait maintenant des indices pour lui permettre d'avancer. Le soleil était bien levé, et quelques mousquetaires étaient en train de s'entrainner dans la cours. Elrohir et Marie venait à peine d'arriver, sans commencer à chercher qui était le traitres qu'une voix l'interpela:

- Hey, Elrohir

Elrohir s'arrêta net, la main glissa lentement sur son épée. Il se retourna pour voir qui lui parlait et il fut rassuré en voyant son interlocuteur. Il s'agissait de David, son frère cadet qui courait à sa rencontre.

Aussitôt, Elrohir lacha son manche d'épée et il fit une étreinte à son frère:

- Bon Dieu, tu en as une mine. On dirait que tu n'as pas dormi de la nuit

David lui expliqua brièvement sa petite soirée avec Aurore. Elrohir était bien content pour lui, il s'était enfin trouvé une femme digne de lui. David fit une petite blague au sujet de Marie, pensant que c'était la copine d'Elrohir. Ce dernier, qui avait tenu Marie par le bras pendant toute la conversation, lui présenta Marie:

- David, je te présente Marie. Marie, voici mon frère David de Verchères.

Voyant que Marie ne savait pas vraiment sur quel pied danser, Elrohir s'empressa de rajouter:

- Il est le seul autre en qui je confierai ma vie parmir les mousquetaires.

Il espèrait que son message subtil ferait comprendre à Marie qu'il ne pouvait vraiment en dire davantage ici et que David ne pouvait avoir fait l'acte qui s'était passé la nuit précédante.

David s'inclina pour saluer Marie. Pendant qu'il se penchait, un petit trio de mousquetaire passait derrière lui, trois hommes qui semblaient avoir peu dormi, les vêtements froissés et dont un qui avait l'impression d'avoir reçut un coup de poing en pleine figure

(HS Je vais t'en faire un moi Elrohir et plan dans la même phrase Razz)

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Aurore F
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Mer Juil 26 2006, 12:35

Aurore dormait paisiblement, quand des coups à la porte la réveillèrent. Le temps d'ouvrir les yeux, Soraya était déjà au pied de son lit, une chandelle à la main.
Qui diable pouvait venir la déranger à une telle heure ?
Elles ne voulurent pas ouvrir. Mais l'homme insistait.
Aurore regarda par la fenêtre et, dans un rayon de lune, reconnut Jean de La bruyère.
Diantre, pour venir à cette heure ça devait être important.
Elle revêtit un pagne et descendit. C'est seulement qu'elle aperçut un pistolet dans la main de Soraya.

-Range donc ça, c'est monsieur de La Bruyère.

Soraya, prudente, rangea le pistolet sous son vêtement. Prêt à servir au cas où.
Elle ouvrit, et Monsieur de La Bruyère, avec précipitation lui expliqua les faits, lui demandant où trouver son ami, le mousquetaire.
Aurore réfléchit un instant.
Où le trouver sinon chez les mousquetaires !
Une fois saisie la situation dans son esprit encore un peu embrumé, Aurore proposa de s'habiller en vitesse et de rejoindre le quartier des mousquetaires. David y serait sûrement.
Il ne lui fallut pas longtemps pour se vêtir. Elle descendit et demanda à Soraya de bien refermer derrière elle.
Au galop, quelques instants après, Aurore était devant le garde des mousquetaires, demandant à parler à David de Verchères, question de vie ou de mort.
Elle attendit dans le froid, aussi nerveuse que Jean de La Bruyère qui l'accompagnait, que David arrive, en priant qu'il soit là. Après leur soirée à eux deux, il devait aussi être fatigué, donc dans ses quartiers. Du moins espérait-elle
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Mer Juil 26 2006, 20:49

retour à la chambre d'Evangéline

Marchant silencieusement aux côtés d'Elrohir, la petite Marie sursauta lorsqu'une vox forte interpella ce dernier. Elle se retourna et vit venir vers eux un homme, un mousqutaire, son sang se figea dans ses veines. Depuis toute cette affaire de complots et d'enlèvement, il ne fallait plus compter sur elle pour considérer l'ordre à la fleur de lys comme gage de sécurité et deconfiance, bien au contraire. Elle aurait reculé mais De Verchères à ses côtés partit en sens inverse et vint étraindre l'homme qui s'approchait de lui.
Peut-être était-ce un ami? Moui... Tous les mousquetaires étaient bien censés être frères d'armes et pourtant tous n'étaient pas prodigues... La suivante ne quitta pas la scène des yeux, des yeux qui demeurèrent sévères.


Citation :
- David, je te présente Marie. Marie, voici mon frère David de Verchères.
- Il est le seul autre en qui je confierai ma vie parmir les mousquetaires.

Il sembla à Marie être frappée une seconde fois derrière le crâne. Son frère?! Pendant un instant, Marie se demanda si on ne se moquait pas d'elle puis à y regarder de plus près, il était vrai que tous deux avaient un petit quelque chose en commun... Elle n'aurait su dire quoi exactement, c'était dans l'allure générale, mais assez pour les dire frères ou du moins proches parents...
Malgré tout, la jeune fille, qui était de nature réservée et qui se fiait _sans doute un peu trop_ à ses préjugés et à sa mémoire éléphantesque, ne se sentait pas d'humeur à trop de confiance subite à un inconnu, fut-il frère de sang d'Elrohir, cela n'impliquait pas nécessairement pour elle une similitude des intentions et des actes...
Elle esquissa une petite révérence à David comme il convenait à une domestique de le faire envers une personne de rang supérieur, ni plus, ni moins.


-Monsieur...

Alors qu'elle relevait les yeux et la tête, la jeune fille fut marquée par l'allure de ces trois mousquetaires qui passaient dans la cour. Débraillés, ensanglantés, négligés, ils n'avaient décidément pas fière allure ainsi arrangés... Elle se pencha vers Elrohir et demanda de sa petite voix ingénue:

-Vos hommes s'entrainent drôlement tôt. En voilà trois en bien piteux état... Pas de doute, avec un tel régime, que certains puissent se permettre de commettre des enlévements et autres crimes!


Dernière édition par le Dim Juil 30 2006, 16:56, édité 1 fois
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David de Verchères
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Mer Juil 26 2006, 21:10

David se releva la tête et il fut regarda ensuite Marie et Elrohir tour à tour. C'est alors qu'un mousquetaire lui dit qu'il y avait une dame et un homme pour lui à l'entrée. David pouvait voir Aurore qui était si près de lui, et à la fois si loin. De grands frissons vinrent le frapper en pleine poitrine, Aurore, elle était là. Bien qu'il ne la connaissait que trop peu, elle n'avait pas l'air de bien aller. Il espèrait grandement que ça ne soit pas à cause de lui. Il retourna son attention vers Marie et Elrohir et il dit:

- Désolé, mais il y a quelque chose que je dois règler. Mais j'espère bien te revoir le plus vite possible. Et vous aussi Dame Marie.

David donna une tape sur l'épaule de son grand frère et il partit d'un pas rapide vers Aurore. Ils étaient bien à la vue d'Elrohir, juste un peu plus loin vers l'entrée.

David arriva près d'Aurore et de Jean. Il ne savait pas vraiment comment il pouvait saluer Aurore, son Aurore à lui... enfin il l'espèrait. Il s'inclina d'abord pour saluer Jean et ensuite, il prit délicatement la main d'Aurore pour y apposer un baiser. Il murmura:

- Bonjour Aurore. J'espère que vous avez bien dormi, parce que moi pas du tout, j'ai eu peur de ne plus me réveiller.

Il porta son attention sur Jean de la Bruyère et il lui dit:

- Bonjour à vous aussi Monsieur de la Bruyère. J'espère que vous vous portez bien en cette belle matinée

David n'était pas né de la première pluie, il voyait très bien que les deux personnes étaient tendues et stressées. Il s'attendit au pire, mais il ne l'espèrait pas quand même. Il demanda avec un sourire sincère:

- Que puis-je pour vous?
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Elrohir
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Mer Juil 26 2006, 21:40

Elrohir sourit à son frère et il le regarda partir vers Aurore. Elrohir fut immédiatement surpris par Marie, la petite Marie qui émit un commentaire sur la tenue des mousquetaires près d'eux. Elrohir rit un peu et il lui dit:

- Vous savez, nous ne pouvons les empecher de sortir

Mais Elrohir perdit immédiatement son sourire. Il regarda rapidement le visage de l'homme qui semblait avoir reçu un coup de poing sur le nez. Cet homme venait de faire un sourire et... il lui manquait une dent. Elrohir serra un peu le bras de Marie et il la poussa un peu plus loin de lui et du trio.

Elrohir s'avança vers l'homme défiguré et il lui dit:

- Dis moi, Jacques, comment tu t'Es fait cela, par un coup de poing d'un homme je suis pose ou bien d'une femme.

Après avoir dit cela, Jacques tenta de sortir son épée, mais Elrohir avait prévu la manoeuvre. Il saisit le bras de Jacques et il le leva en l'air. Il frappa sur le coude et il se plia à l'envers sous les bruits des éclats d'os.

Un autre venait de regarder Marie, il venait de la reconnaitre. Il sortit son épée et il se dirigea vers elle, sans Elrohir sur le chemin. Il était si près maintenant, son épée commença à descendre. Soudain, une forte main saisit sa cape et elle projeta l'homme vers l'arrière. Il tomba lourdement après avoir lever de quelques centimètres par la force de recul. Elrohir lui donna un coup de pied sur la tempe, le faisant perdre conscience instantanément.

Elrohir tenta de saisir le troisième, mais il s'enfuit. Elrohir allait courir apres mais il se souvint que Marie venait de passer près de se faire tuer. Il regarda l'homme partir, et ensuite Marie qui semblait effrayée. Il reporta son attention sur l'homme et il se souvint d'une chose: David. Il cria à plein poumons:

- David, attrape le, attrape cet homme.

Il espèrait que son frère l'entende. Il fut soulagé quand il regarda son frère, partant à courir contre l'homme qui venait de sortir par la grille.

Pendant ce temps, Elrohir retourna voir Marie, s'enquit de sa sécurité. Il ne fut guère surpris de la voir se plonger dans ses bras en sanglots. La pauvre Marie, cela changeait du quotidien.

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Aurore F
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Jeu Juil 27 2006, 07:09

Aurore poussa un soupir de soulagement en voyant David arriver vers elle.

- Bonjour Aurore. J'espère que vous avez bien dormi, parce que moi pas du tout, j'ai eu peur de ne plus me réveiller.

Il poursuivit, se tournant vers son ami Jean, avant qu'elle ne réponde.

- Bonjour à vous aussi Monsieur de la Bruyère. J'espère que vous vous portez bien en cette belle matinée. Que puis-je pour vous ?

Aurore lui adressa un sourire un peu crispé.

-Très bien David, jusqu'à ce que je sois réveillé par mon ami Jean. Quelque chose de grave nous amène. Il semblerait qu'une jeune femme soit dans de bien mauvais draps, dans la forêt de Chantilly. Probablement retenue prisonnière et torturée.

Puis, Aurore et Jean lui rapportèrent tous les évènements, d'après ce que Luther leur avait conté, n'omettant aucun détail.

-Je ne savais à qui m'adresser en dehors de toi David. Je ne sais qui est cette femme, mais nous n'avons pas voulu intervenir nous même, ne sachant combien ils sont. J'espère que nous n'avons pas fait une erreur et que cette femme sera toujours vivante. Il faut intervenir au plus vite. Luther Alexandre Calvin, un ami, nous attend, il est resté à guetter à l'orée de la forêt.

Aurore regardait David avec des yeux le suppliant de faire vite. En même temps, elle ne pouvait manquer de penser à se blottir dans ses bras. Qu'avec lui il n'y avait rien à craindre. Elle découvrait le visage grave d'un homme décidé, responsable, tendu.
Comme il lui avait manqué ! Mais en même temps, il n'y avait pas de temps à perdre.
Aurore et Jean attendirent que David prît une décision.
Jean pour sa part, après s'être tu, observait les environs, pressé de repartir, de savoir que cette femme, dans cette cabane, n'était plus seule. Il attendait que le mousquetaire prenne les choses en main. Lui, Jean, avait fait ce qu'il pouvait et il doutait que des mousquetaires puissent avoir davantage besoin d lui, sinon pour les mener jusqu'à Luther Alexandre. Il espérait simplement ne pas l'avoir dérangé pour rien.
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David de Verchères
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Jeu Juil 27 2006, 11:55

David sentit tout le désespoir dans la voix et dans le regard d'Aurore. Décidément, il se passait quelque chose qui l'inquiétait, tout comme Jean, qui semblait tendu malgré son silence.

Mais David ne prit pas de temps à prendre sa décision, si une personne était en danger, il se devait d'intervenir. Les brigands n'avaient pas leur place ici, en Paris. Qui pourrait bien vouloir torturer une femme d'ailleurs. En guise de réponse, David fit un sourire et il répondit:

- Je vais aller sauver cette femme alors. Il va falloir que....

Il n'eut le temps de finir sa réponse qu'il entendit Elrohir crier son nom derrière lui. Il se retourna immédiatement et il vit son frère lui pointer un mousquetaire qui tentait de s'échapper. Au début David crut à une blague, mais lorsqu'il remarqua les deux autres mousquetaires qui gisaient aux pieds de son frère, il comprit qu'il devait vraiment aller à la poursuite de l'autre mousquetaire. David se retourna vers Aurore et il lui donna un baiser sur la joue avant de dire:

- Je suis désolé, affaire urgente. Mais je vais sauver cette dame, je vous le promets. Attendez moi ici

À peine il eut finit ses mots qu'il était déjà partit. La porte menait directement aux rues de Paris, en pleine civilisation. À cet heure, les gens commençaient déjà à sortir et à vivre dans les rues de Paris. David ne sortit pas son épée pour pouvoir courir plus vite

(HS Suite dans les rues de Paris)
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Jeu Juil 27 2006, 21:07

A peine Elrohir venait-il de répondre à sa remarque que Marie se vit poussée à l'écart par lui. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui le prenait, il venait tout juste de rire et voilà qu'il prenait la mouche pour Dieu savait quelle raison!

Elle regardait le mousquetaire s'avançer vers un du trio, celui qui avait une dent abimée et échanger quelques paroles dont elle ne put saisir que des bribes car Elrohir avait sensiblement baissé la voix. Ce qu'elle vit pour sûr, fut l'homme interpellé tirer l'épée et De Verchères l'arrêter violemment dans son mouvement.

C'est alors que Marie croisa le regard pâle d'un des deux autres compères et ce qu'elle lut dans ses yeux la transit d'effroi. Elle eut l'impression qu'il entrait dans son esprit et qu'il s'en emparait. Un éclair noir traversa ses prunelles mais Marie crut appercevoir aussi une peur indicible. Elle n'osa comprendre alors la raison de cette esclandre! Elle se recula vivement tandis que ce larron s'approchait d'elle, l'arme au poing et elle allait se mettre à courir de toutes ses jambes lorsque l'homme fut retenu en arrière et qu'Elrohir s'intéressa de façon musclée à son sort...

Heureusement pour elle, la petite Marie trouva un arbre auquel s'adosser et assister de loin à la rixe. Choquée d'être passée si près de la tombe, elle, Marie Lacombe, 19 ans, fille de chambre qui ne cherchait aucune histoire mais que celles-ci semblaient venir chercher un peu trop fréquemment depuis ces derniers temps.
Elle ne vit ni le troisième homme, ni David De Verchères se précipiter à ses trousses, juste Elrohir venir la prendre doucement par l'épaule pour l'appaiser. La pauvrette toute frâle ne trouva rien d'autre à faire ou à dire que de se plonger le nez en premier dans les plis du vêtement du mousquetaire et de se laisser aller à évacuer sa peur grandissante. d'une voix saccadée, elle demanda tout de même:


-Ce sont eux... Ce sont vraiment eux. Il y en a d'autres... Et ils vont venir nous chercher aussi...
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Elrohir
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Ven Juil 28 2006, 11:54

Elrohir tenta de consoler la petite Marie qui semblait si désespérée, si perdue. Voila qu'elle venait de faire une affirmation qui la hanterait pour le reste de ses jours. C'était des paroles de craintes, car Marie venait d'entrer dans un nouveau monde depuis peu, ne sachant ce qui allait se passer. Elrohir, voulant être réconfortant, lui répondit:

- Non, je vous assure que non. Nous allons tenter des arrêter avant. Et puis d'ailleurs, avec ces deux hommes là, nous allons pouvoir en savoir beaucoup plus sur eux et tous les démasquer. Je vous le promets Marie. Pardonnez-moi de vous avoir embarquée dans cette histoire, je n'aurais pas dû.

Elrohir resta quelques minutes près de Marie pour la consoler. Par chance, la cours était presque déserte. Mis à part les deux hommes blessés au sol, Aurore et Jean de la Bruyère, il n'y avait que quelques mousquetaires qui préfèraient se mêler de leurs affaires.

Maintenant, Elrohir devait procéder à son interrogatoire. Il dit alors à Marie:

- Restez là, vous ne serez pas trop loin de moi. Je dois demander à ces gens où est Evangéline. N'est-ce pas la raison de toute cette histoire depuis tôt ce matin? Restez ici, à quelques pas de moi

Elrohir sourit à Marie et il se leva pour aller rejoindre ses deux prisonniers. Mais avant qu'il ne puisse se rendre. Il vit David qui revint à la cours des mousquetaires, seul et à moitié abattu. Elrohir lui fit signe de venir.

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David de Verchères
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Ven Juil 28 2006, 12:03

David était maintenant de retour, déçu de lui. Il était déçu de ne pas avoir réussi à attraper le brigand en vie. Il pouvait se consoler en se disant qu'il ne ferait plus de mal à personne à cet heure. Il remarqua le signe de son frère qui lui disait de venir le retrouver. David lui fit signe d'attendre et il s'arrêtait auprès d'Aurore et Jean. Il prit la main d'Aurore et il lui dit:

- Peu importe ce que vous demandez, j'irai. Si je dois sauver cette femme, je le ferai. Maintenant venez, nous allons en parler avec mon frère.

David s'approcha de son frère qui était sur le point de commencer son interrogatoire. Elrohir se leva et demanda à son frère où était le prisonnier:

- Elrohir, notre petit ami à commis un acte impardonnable. Il a prit une petite fille pour se servir de bouclier humain. Je n'ai pas eu d'autre choix que de l'abattre, sauvant ainsi la fille

David réfléchit un instant et puis il donna un coup de poing dans son autre main en ajoutant:

- Je le voulais en vie, je suis désolé

Elrohir lui dit que cela n'était pas grave, qu'au moins il y avait deux autres hommes qui pouvaient parler. Maintenant, la fillette était en vie, et le méchant mort, fin de l'histoire.

Avant de continuer, David crut bon d'informer Elrohir sur les informations qu'Aurore et Jean savait. Ils lui avaient parler d'une femme dans une cabane dans les bois, torturée. Peut-etre que cela était de l'affaire des mousquetaires.

Soudain, Elrohir ne pensait plus à ses prisonniers, il demanda à Aurore et Jean de dire ce qu'ils avaient vu où entendu. Il attendit voir ce que les deux personnes lui diraient
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Jean de
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Ven Juil 28 2006, 13:11

Jean leur expliqua ce que Luther Alexandre lui-même avait expliqué.

Mon ami se baladait dans la forêt quand il avait découvert une vieille cabane. La porte en était ouverte, mais son ami ne s'était pas approché, entendant du bruit, vit un homme revenir avec un sceau d'eau, entrer dans la cabane.
Puis entendit le cri terrible d'une femme.
Il n'avait pas voulu intervenir seul, Dieu seul savait combien ils étaient le dedans. En tout cas, une femme était en danger. Quelqu'un d'important pour se faire torturer en pleine forêt, la nuit.


Jean et Luther s'étaient mis d'accord pour une justification à la présence
de son ami en pleine nuit dans la forêt. D'ailleurs, ce dernier avait depuis longtemps prévu le coup, se baladant toujours avec un sac d'appeaux.

-Vous comprenez, il est un peu ornithologue, ce qui explique sa présence en pleine nuit dans cette forêt, mais le principal est cette femme, probablement en danger. Je n'en sais pas plus, mais il veille là-bas pour nous montrer le chemin, car c'est dans le fond de la forêt, près d'un puits m'a-t-il dit.

Aurore ne disait rien, laissant Jean parler. Acquiesçant juste de la tête de temps à autre.

-Puis nous nous sommes dit que c'était de votre ressort.

Ils attendirent la décision des mousquetaires.
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Elrohir
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Ven Juil 28 2006, 16:22

Elrohir écouta le récit de Jean de la Bruyère ainsi que tous les éléments. Cabane au milieu de la foret, des cris de femme, un seau d'eau... Il n'y avait pas de toute, on était en train de torturer quelqu'un, probablement Evangéline.

Elrohir se demandait quelle sorte d'animal pouvait faire cela à Evangéline. Il devenait de plus en plus incontrolable, et cela allait de soit, torturer sa partenaire de la sorte, sans défense. Oui, il avait bien dit sa partenaire, partenaire de travail, bien que les deux passent leur temps à se taquiner l'un l'autre.

Il regarda le ciel, il était presque 10 heures probablement, il ne saurait dire. Par chance que le soleil se levait tot et qu'il se couchait tot. Il fit signe à Marie de venir les retrouver pour parler d'un éventuel plan. Elrohir inclina la tête à l'attention de Jean de la Bruyère et il lui dit:

- Vous avez bien fait, Monsieur. Votre aide nous est très utile. Veuillez simplement me dire où est cet endroit?

Il écouta l'emplacement dicté par Jean. Par la suite, il pointa son frère et il lui dit:

- David, embrasse ton amie de coeur. Nous partons sur l'heure et nous revenons pas avant minuit ce soir, peut-etre plus tard d'ailleurs. Prends quatre fusils et deux pistolets supplémentaires. Ammène tout cela à l'entrée de la grille, tu as 30 minutes mon frère.

Il regarda deux mousquetaires qui sortaient du quartier, peut-etre qu'ils venaient à peine de finir de manger. Elrohir leur cria:

- Hey, vous là-bas, ammenez ces deux hommes à la Bastille. Qu'ils aient une cellule avec tout les malfrats et qu'ils conservent leur uniforme de mousquetaires. Voyons combien de temps ils pourront tenir. Quoi? Oui, vous avez bien compris, je veux ces deux mousquetaires en prison, c'est facile à comprendre non?

Il saisit doucement Marie sous le bras et il dit à Jean et Aurore:

- Pour votre sécurité, je vous suggère de ne pas... intervenir dans cette histoire. Admettons que ce ne sont pas tous les mousquetaires à qui nous pouvons faire confiance. Mais, Dame Fabris-Laguiole, ne vous inquiétez pas, avec mon frère, vous êtes entre de bonne main. Je ne pense pas qu'il change de camp pour devenir un brigand.

Il sourit à la petite blague qu'il venait de faire et il s'inclina devant les deux invités. Il regarda son frère et lui fit un clin d'oeil pour lui dire de se dépecher.

Il partit en direction de la grille, avec Marie sous le bras. Une fois plus loin, il regardait son frère qui parlait avec Aurore et Jean de la Bruyère. Tout en regardant dans cette direction, il dit à Marie:

- Marie, j'ai juré de vous protéger des malfrats et je veux tenir ma promesse. Par contre, je ne peux vous laisser ici, et puis, à regarder vos yeux, je sais qu'il ne manque qu'une toute petite étincelle pour changer votre peur qui vous envahit en rage meurtrière.... pour les bonnes choses, ca va de soit.

Elrohir tourna la tête vers elle et il lui sourit en rajoutant:

- Je vous laisse le choix. Voulez-vous venir avec nous pour sortir Evangéline de ce faux pas ou bien vous préférez attendre ici? Pour être franc, je pense que votre aide nous sera très utile. N'importe qui peut tirer du pistolet et n'importe qui peut charger une arme à feu. Alors, prenez la décision, allez-vous venir avec nous ou pas? Voulez-vous faire tout ce qui est en votre pouvoir pour sauver Evangéline? Etes-vous capable de changer votre peur en rage meurtrière?

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Aurore F
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Ven Juil 28 2006, 18:59

- Pour votre sécurité, je vous suggère de ne pas... intervenir dans cette histoire. Admettons que ce ne sont pas tous les mousquetaires à qui nous pouvons faire confiance. Mais, dame Fabris-Laguiole, ne vous inquiétez pas, avec mon frère, vous êtes entre de bonnes mains. Je ne pense pas qu'il change de camp pour devenir un brigand.

Aurore était bien d'accord le dessus. Elle en profita que Elrohir détournait la tête, occupé à donner des ordres, pour embrasser David

-Sois prudent ! Je tiens à toi


Jean s'était éloigné pour les laisser tranquilles. Elle laissa David aller chercher ce que son frère lui avait demandé.
Elle savait bien qu'elle était entre de bonnes mains avec David, elle n'aurait pas hésité en cas de doute à s'éloigner de lui.
Elle rejoignit Jean et ils s'éloignèrent. Ils pouvaient rentrer. Ils avaient fait ce qu'ils avaient à faire. Aux mousquetaires de faire le leur, comme l'avait dit Elrohir.
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Ven Juil 28 2006, 21:08

[Ouh là que de postage! Razz Je rattrappe bien vite tout ça! Wink]

Après s'être laissée aller un long moment à se libérer de sa peur dans les bras d'Elrohir, la petite Marie sentit une vague de culpabilité la submerger, elle avait bien promis qu'elle serait forte, qu'elle ne les entraverait pas, mais enfin, c'était bien la première fois aussi qu'on lui sortait une épée sous le nez...
Citation :
- Non, je vous assure que non. Nous allons tenter des arrêter avant. Et puis d'ailleurs, avec ces deux hommes là, nous allons pouvoir en savoir beaucoup plus sur eux et tous les démasquer. Je vous le promets Marie. Pardonnez-moi de vous avoir embarquée dans cette histoire, je n'aurais pas dû.

Le mousquetaire faisait de son mieux pour essayer de la calmer, mais ils avaient bien mieux à faire pour le moment. La jeune fille se redressa et s'essuya les yeux en regardant les deux corps gisants des malfrats sur le sol. Puis elle esquissa un pâle sourire à l'attention d'Elrohir:

-A moins que vous ne m'en jugiez pas digne, je vous assure que non monsieur, vous n'imaginez pas la torture que cela aurait été pour moi d'être sans utilité aucune...

*Pas sûr que j'en ais même beaucoup maintenant... La preuve!*


Elle baissa légèremment les yeux et suivit les instructions de De Verchères qui lui demandait de rester légèremment en retrait. Vraiment, il se donnait beaucoup de mal pour protéger tout ce qui pouvait l'être. Marie, qui ne connaissait rien à la psychologie et pour cause! lol!, se demanda un instant si ce n'était pas sa façon à lui de se dédouaner de n'avoir pas prévu à temps le malheur qui était arrivé à Evangéline...

Mais enfin, faute de ne pouvoir lire dans les esprits, la jeune fille observa le retour du deuxième frère de sa cavale à travers les rues de Paris. De ce qu'elle comprit, le mousquetaire corrumpu avait été tué. Ses poings se serrèrent de victoire le long de ses hanches et elle ne pensea même pas au péché qu'elle commettait en se réjouissant ainsi de la mort d'un homme. Qu'il se fasse lécher par les flammes de l'Enfer! Il avait dû prendre bien assez de vie comme cela pour que la sienne lui fut retirée cent fois!


Mais alors que l'homme arrivé dans la cour avec une dame se mit à parler et à dire ce qu'il lui avait été raconté... Une cabane dans les bois, des hommes visiblement antipathiques, des cris de femme. Dieu du ciel! Elle s'approcha alors à pas mesurés, assez proche pour pouvoir comprendre ce qui ce disait, mais pas non plus trop pour garder la place et l'importance qui était la sienne. Malgré tout son coeur se mettait à battre d'un fol espoir. Sa maitresse était encore vivante dans la nuit elle en était sûre! Et si elle été encore vivante, c'est qu'ils avaient besoin d'elle! Dans ce cas, toute tentative de délivrance ne serait peut-être pas vaine!
Un sourire commença à se lire sur son visage et ses yeux qui ne coulaient plus s'étaient remis à briller.

A la fin de son entretien, Elrohir s'était retourné vers elle et l'avait entrainer par le bras:

Citation :
- Je vous laisse le choix. Voulez-vous venir avec nous pour sortir Evangéline de ce faux pas ou bien vous préférez attendre ici? Pour être franc, je pense que votre aide nous sera très utile. N'importe qui peut tirer du pistolet et n'importe qui peut charger une arme à feu. Alors, prenez la décision, allez-vous venir avec nous ou pas? Voulez-vous faire tout ce qui est en votre pouvoir pour sauver Evangéline? Etes-vous capable de changer votre peur en rage meurtrière?

Utile, il la penseait utile. C'était bien toujours agréable. Marie, elle, n'aurait su dire si elle serait utile ou non, ce qu'elle savait en revanche, c'est qu'elle la tenait sa vengeance. L'opportunité de ne plus être spectatrice des événements de sa vie qui la dépassaient mais les prendre à bras le corps et les regarder droit dans les yeux. Elle répondit de sa petite voix quelque chose qui aurait pu prêter à sourire à peine quelques minutes auparavant et pourtant qui traduisait bien son sentiment présent:

-Je n'ais plus peur... Je veux venir, je veux trouver madame, je veux la sortir de là et aussi voir ces suppôts de Satan le nez dans la poussière. Tout ce qui est en mon pouvoir? Je ne connais pas grand chose de ma valeur, mais je me crois assez constante de volonté pour ne pas plier.

Elle sourit et inspira un grand coup. Non, désormais, ce n'étaient plus l'autre camp qui avait le dessus, c'étaient eux. Dans moins de temps qu'il ne le faudrait pour le dire, ils leurs tomberaient à bras raccourcis sur le dos. Marie ressentait rarement ce tel feu intérieur, voire même pour ainsi dire jamais et il ne faisait aucun doute, pourtant, qu'aussi puissant qu'il fut, il s'évanouirait une fois cette affaire terminée aussi vite qu'il était venu. Un agneau ne se tranforme pas en loup pour toujours...

suite


Dernière édition par le Dim Juil 30 2006, 17:02, édité 1 fois
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David de Verchères
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MessageSujet: Re: Détente à l'épée   Sam Juil 29 2006, 14:51

David se laissa embrasser par Aurore. Avant qu'elle ne parte, David lui tint la main un moment pour la retenir et il lui dit:

- Je reviendrais en bonne santé le plus rapidement possible. Je ne souhaite pas briser le rêve que je viens de commencer. Je sais que tu comprends qu'il est de mon devoir d'aller à la rescousse de la dame. N'oublie pas que je tiens à toi.

David s'inclina et il regarda Aurore partir. Par la suite, il se retourna et alla chercher se qu'Elrohir lui avait demandé. Il prit 4 fusils et deux pistolets, de la poudre et des munitions. Il fut questionné par un mousquetaire, mais David lui dit que c'était une affaire d'état et confidentielle. Le mousquetaire ne préfèrait ne pas discuter, car il était le jeune frère du sous-lieutenant.

Finalement, Davidi fini par sortir du quartier des mousquetaires, chargés comme un mulet. Il se rendit à la grille, voyant son frère avec Marie. Elle semblait avoir quelque chose de changer depuis il y a cinq minutes, mais bon, pourquoi en parler. Son frère saisit deux fusils qu'il accrocha à son dos et il lui dit:

- Bon travail David, maintenant, allons chercher quatre chevaux et allons nous rendre à cet endroit. Je pense que nous pouvons passer la journée à les espionner pour ensuite faire un assaut de soir.

David acquiesa de la tête. Le plan semblait simple et, l'avantage de pouvoir les espionner leur permettra de pouvoir faire une tactique pour les attaquer le soir.

David mis les deux autres pistolets à sa ceinture et il suivit son frère qui se dirigeait vers les écuries

(HS suite à la cabane des traitres)
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