1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Manège de personnages

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Jean d'E
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MessageSujet: Manège de personnages   Lun Juil 03 2006, 10:43

[ Premier post]

C’était plaisant de reprendre ses marques avec cette ville qu’il n’avait pas vue depuis longtemps, même s’il n’y allait pas tout à fait en simple flâneur. Il jetait autour de lui des coups d’œil curieux en direction des étals, des enseignes, des marchandises qui s’offraient généreusement aux regards des passants. Passants trop nombreux peut-être. Jean ne regrettait pas d’avoir pris ses hautes bottes. Les rues étaient sales, et elles avaient rapidement perdu leur lustre pour se retrouver couvertes de terre et autres substances douteuses.
C’aurait été infiniment plus agréable de fendre la foule à cheval que de devoir repousser sans ménagement les impudents qui bousculaient leur entourage, mais devant s’arrêter régulièrement pour examiner ce qui lui paraissait intéressant, ça n’avait finalement pas été envisageable. D’autant qu’une bête aussi nerveuse que Lanester ne se serait certainement pas tenue docilement immobile au milieu de tant d’agitation pendant que son maître regardait ailleurs.

Mais enfin… Le Sieur d’Etel ne daignait pas prendre en compte tous les commerces de victuailles en tous genres, non ce qui l’intéressait, c’était les artisans et plus particulièrement ceux qui faisaient preuve de talent. Dans une ville comme Paris, la chose n’était pas si aisée qu’il aurait pu paraître au premier abord. Il ne se targuait pas de découvrir quelque chef-d’œuvre de peinture ou de sculpture. Mais Vaux-le-Vicomte ne serait pas habité que par des ornementations aussi magnifiques soient-elles. Il y faudrait du mobilier, et du mobilier de valeur. Tentures, sièges, tables, lits, en passant par les horloges, les poignées de porte, les armoires et les bureaux, des simples bougeoirs aux chandeliers, tout devrait être à la hauteur de l’écrin de goût et de luxe que restait le château de l’ancien intendant, Nicolas Fouquet.

Non pas que Jean ait à choisir. Cependant cela prenait bien du temps de trouver des établissements réellement prometteurs. Il n’aurait qu’à les indiquer par la suite à l’intendant, Vlad. En y songeant, un léger sourire étira les commissures des lèvres. L’homme n’avait jamais été quelqu’un de particulièrement confiant en l’avenir mais depuis que le Prince lui avait confié la remise à flot de Vaux, il semblait presque vivre en état de panique permanente. Du moins c’est l’impression qu’il donnait au Capitaine qui s’amusait parfois à piquer l’intendant de phrases faussement encourageantes dont les sous-entendus moqueurs n’échappaient pas à l’intéressé.

Quoiqu’il en soit, le jeune homme prenait tout ceci bien plus comme un temps où il était libre de ses mouvements. Il ne faisait aucun doute que ce temps serait bien plus pris dans les jours qui suivraient si l’on comptait sur les projets du Prince. Aussi fallait-il savoir profiter de ce qui s’assimilait plus à une simple balade qu’à une réelle recherche, et c’était pourquoi il ne s’était pas privé de passer un peu plus tôt par le port, rêvassant devant les mats à la mer. Il avait laissé ses hommes se charger d’acheter les munitions dont ils estimaient avoir besoin. A quoi ressemblerait la Garde Personnelle d’un si haut personnage si elle n’était pas en possession des moyens nécessaires au premier de leurs devoirs, à savoir protéger le personnage en question autant que ses intérêts ? Il les retrouverait plus tard en quelque taverne sur laquelle ils s’étaient mis d’accord peu de temps auparavant.

En attendant…

Son œil fut attiré par une échoppe appartenant de toute évidence à un horloger. Certaines de ses œuvres étaient exposées dehors, fermement fixées au mur de pierre taillée par des rivets bien ouvragés. Ce n’était pas tant l’ouvrage finement travaillé qui l’avait marqué mais bien plutôt les petits automates qui dansaient de manière primitive, mais étonnante malgré tout, devant le cadran.
Jean s’approcha, curieux d’observer ce manège peu ordinaire, le chapeau sombre à longue plume blanche, l’épaisse cape toute aussi sombre, la pointe d’une épée qui en dépassait et enfin la haute stature faisant perdre l’envie aux badauds de se plaindre trop ouvertement de ce nouvel obstacle dans cette rue qui ne brillait pas par sa largeur.
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Lou Tacc
Invité



MessageSujet: Re: Manège de personnages   Lun Juil 03 2006, 12:11

Lou se promenait au hazard des rues du marché: non pas qu'elle eut quelque chose à y faire, mais plutot pour l'ambiance qui y régniait...

Elle aimait à se promener les jours de marcher, profitant des bruits, des odeurs, des couleurs, et surtout des commérages... C'etait fou ce que les gens pouvaient raconter sans se savoir écouter.... Bien sur, de tout ces discours, beaucoup étaient à prendre avec des pincettes, mais il arrivait parfois qu'un fond de vérité ne se fisse entendre.... il ne lui restait plus qu'à vérifier ce qu'elle avait entendu pour en avoir le coeur net, lorsque l'information valait la peine d'être considérée....

Elle marchait déjà depuis un bon moment à travers les rues toujours aussi bondées, et commencait à en avoir assez... La rue qu'elle venait d'emprunter était d'ailleur fort encombrée! Elle accéléra le pas, mais se retrouva rapidemment coincée entre un homme qui cherchait à faire passer une énorme brouette pleine de légumes dans le trou d'un pavé, et entre un homme qui restait planté en pleine rue, devant une boutique d'horlogerie...

Elle soupira, fronça les sourcils décida de tirer cet homme de sa contemplation muette, afin qu'il ne lui dégage un passage...


"Excusez moi monsieur, auriez-vous l'extreme obligeance de me laisser passer s'il vous plait?"

Son ton n'avez rien d'amical. Malgrés ses paroles courtoises, elle semblait même plutôt exédée. Elle jetta cependant un coup d'oeil à ce qui retenait son attention, et resta légèrement surprise elle même, elle n'avait jamais vu de tel objet auparavant...
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Jean d'E
Invité



MessageSujet: Re: Manège de personnages   Lun Juil 03 2006, 14:27

A force d’observer les étranges petits personnages mécaniques, Jean avait fini par devenir complètement indifférent à ce qui l’entourait. Les cris, les sons, les mouvements, les odeurs, tout cela n’avait plus guère d’importance alors qu’il cherchait à percer le secret qui donnait vie aux silhouettes dansantes. Mais cela semblait bien vain. L’artisan à l’origine de cette petite merveille devait être un véritable maître. Le jeune homme n’avait jamais eu l’occasion d’apprécier un tel travail et bien qu’étant profane dans ce domaine, il aurait fallu être aveugle pour nier la qualité de l’œuvre.

Aussi eut-il un temps de retard à saisir la phrase qui lui était adressée et il ne put s’empêcher de ressentir une pointe d’agacement à ce qu’on vienne le déranger dans sa contemplation qui lui fit claquer la langue. Ne pouvait-on simplement le contourner ?

Eh bien non. Un coup d’œil circulaire suffit à lui faire comprendre la situation. Aurait-ce été un homme qui lui aurait enjoint de se mouvoir pour laisser le passage libre, il se serait contenté de lui proposer d’attendre que la brouette ait trouvé son chemin voire de l’aider à le trouver, bref d’aller joliment se faire voir ailleurs. Mais bien sûr, un joli visage change souvent les choses.
Pourtant il était hors de question qu’il se déplace. S’il le faisait, il était fort à craindre que poussé par la foule il s’éloigne trop de l’échoppe, et qui sait quelle nouvelle situation bouchonnante l’empêcherait de revenir sur ses pas ? Dans le même ordre d’idée, il n’avait pas apprécié le ton avec lequel on s’était adressé à lui. Il ne bougerait pas.

Mais la solution était là, toute simple, évidente. Jean se tourna vers l’homme à la brouette, redressant de ce fait sa haute silhouette, fronçant le sourcil et plaçant ses poings sur ses hanches de manière très théâtrale. D’ailleurs c’était bien de cela qu’il s’agissait. D’une voix réprobatrice et arrogante, le voilà qui commençait son improvisation :


« Eh bien l’homme ! N’as tu pas entendu ? On te demande de laisser le passage. Qu’attends-tu ? De bloquer tout Paris à toi seul ? »

L’interpellé releva brusquement la tête, révélant un visage rendu rouge et luisant par l’effort. Il allait ouvrir la bouche pour rétorquer, mais le léger temps d’hésitation que la stature et la mise de son interlocuteur provoquèrent suffirent à celui-ci pour reprendre immédiatement, prenant cette foi l’air de celui qui vient de comprendre quelque chose que la personne lui faisant face est trop stupide pour saisir. Le ton était d’autant plein d’acide moqueur :

« Ah, pardonnez, pardonnez, suis-je stupide de vous prêtez pareilles ambitions quand vous êtes incapable de remarquer qu’une simple ornière est à l’origine de vos difficultés, et qu’il vous suffirait d’incliner votre… engin pour le faire avancer. »

L’homme lui jeta un regard mauvais, regard cette foi-ci rendu avec une sincérité surprenante, mais obtempéra avec effort en remarquant que le jeune homme était armé. La circulation parut un peu plus fluide et le passage était libéré. Jean quant à lui retrouva son sourire en coin, la représentation était terminée. Il ne l’avait pas fait pour plaire, ça n’était jamais le cas. Mais bel et bien pour s’amuser aux dépens de ce pauvre homme pour lequel il n’éprouvait pas le moindre intérêt. En vérité, ses yeux reflétaient parfaitement le rire moqueur qui aurait pu le prendre en d’autres temps.

Et c’est dans de si bonnes conditions qu’il se retourna vers la jeune dame, main tendue vers la rue, content de savoir qu’il pourrait encore admirer les automates. Mais en vérité il admirait également la jeune femme, sans concupiscence mais sans s’en cacher non plus. Ce qu’elle avait de plus étonnant, c’était véritablement ses yeux. Il la sentait fière. Mais quel autre genre de femmes aurait pu s’adresser à lui sur ce ton ? Peu importe, en tout cas elle rendait curieux.


« Le passage semble s’être libéré Madame. A moins que vous vous soyez à votre tour laissée séduire par ces automates… »

Il n’avait pas manqué de remarquer le regard qu’elle leur avait jeté. Il s’en permit un dans leur direction en y songeant puis la regarda de nouveau, une lueur d’interrogation au fond des prunelles sombres.
Peut être partirait-elle immédiatement, comme beaucoup d’autres avant elle. Il en avait tant des images de ces femmes qui disparaissaient au coin de rue sans qu’il ait jamais su leur nom. Il n’en était pas mélancolique pour autant, sachant parfaitement apprécier le sourire qu’elles avaient pu lui offrir, leur regard ou leur déhanché quand elles se détournaient. Et puis il y avait eu les autres qu’il avait mieux connues.
Le jeune homme aimait les femmes, ne croyant pas en l’amour pour lui, il ne pensait pas avoir à craindre d’elles ce genre de douleur que seul Cupidon peut provoquer il leur donnait spontanément ce qu’il lui faisait plaisir d’offrir, sans déclaration enflammée, mais sans exigence quelles qu’elles soient non plus. Et si elles s’avéraient d’insufférables harpies il ne les considérait pas différemment que des hommes et savait fermer leur bec agaçant.
Et elle ?
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Lou Tacc
Invité



MessageSujet: Re: Manège de personnages   Lun Juil 03 2006, 15:18

Lou assista à cette petite scène sans broncher... Elle se contenta de mettre une main sur ses hanches, tout en jettant un regard à l'homme qui lui faisait maintenant face en lui proposant de passer sur le coté...

Contre toute attente, celle ci sourit de bon coeur! Elle n'avait pas envisagé qu'il puisse réagir de cette manière, et elle aimait être surprise par les gens. Cet homme avait du caractère, et ce n'était pas pour lui déplaire.... Restait à savoir qui il était et ce qu'il faisait à Paris, il n'avait pas l'air d'un "pouilleux"....

Elle s'inclina très légèrement en signe de remerciement, avant de parler d'une voix plus calme et charmante.


"Je vous remercie monsieur..."

Elle passa donc près de lui, et fit mine de partir, alors qu'en réalité elle se placa de l'autre coté de l'homme, afin que les gens cesse de la froler en passant près d'elle. Protégé par la carrure impressionnante de l'homme, elle reprit sur le même ton.

"En effet, ces automates sont fort ettonant! Je n'avais jamais vu un objet aussi original...."

Elle fixa le petit manège avec attention, avant de se retourner une nouvelle fois vers lui.

"Puis je connaitre votre nom?"
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Jean d'E
Invité



MessageSujet: Re: Manège de personnages   Lun Juil 03 2006, 18:40

Joli sourire et joli salut auxquels il répondit d’une inclination de la tête. Jean apprécia la blancheur des dents, denrée rare dans les quartiers populaires. Mais en y réfléchissant, elle ne devait probablement pas appartenir au peuple. Plutôt à la bourgeoisie ou bien à la petite noblesse si l’on en jugeait d’après ses atours. Ce qui expliquerait aussi son comportement quelques instants auparavant, même s’il aurait pu être celui d’une Duchesse de haut rang face à un subalterne.

Cependant il avait changé à présent, la demoiselle étant devenue souriante. Au remerciement il répondit par un « Je vous en prie » de circonstances. Et alors qu’il jetait ce qu’il pensait être un dernier regard sur cette jolie femme sur le départ, le jeune Capitaine finit par se détourner de la rue pour observer les automates d’une seconde horloge, placée à gauche de la première. Le manège des personnages lui fit songer à la scène qui venait de se dérouler : rapprochement, scènette, et puis adieu.

Une nouvelle présence déjà à son côté le détourna encore une foi de son spectacle mais il fut surpris d’entendre la voix de celle dont les yeux l’avaient impressionné un peu plus tôt. Si c’était un jeu, alors il l’appréciait, et de fait, regarda à son tour les mêmes automates répétant leur éternelle ritournelle devant les aiguilles qui, quant à elles poursuivaient inlassablement leur cycle.

La question ne leur surprit pas. C’était ainsi qu’allaient les choses. Si elle ne l’avait fait, lui, lui aurait demandé son nom.


« Je suis Jean d’Etel. » répondit-il sobrement.

Jean ne faisait guère étal de son rang et de son rôle. On est souvent plus confiant et plus disert si l’on vous imagine simple noble de province, plutôt qu’appartenant à une des maisons les plus puissantes d’Europe et à un rang si important. C’était une évidence. Et lorsqu’il ignorait qui lui faisait face, il se cantonnait à cette règle qui l’avait servi à plusieurs reprises.

« Et vous-même Madame ? Saurais-je le nom de celle devant qui les flots de Paris s’ouvrent et qui pourtant s’arrête devant de simples automates ? »

Dans la bouche d’un autre, c’aurait pu aisément être pris pour un début de cour. Ce genre de mièvrerie dont les jeunes gens étaient friands, persuadés de revivre ainsi les aventures amoureuses d’un Tristan ou d’un Lancelot, assurés que la demoiselle tomberait alors infailliblement dans leurs bras. Dans la sienne, légèrement étirée d’un sourire, la phrase dite sur un ton à l’ironie sans agressivité était plutôt une marque d’humour cherchant à ne pas avoir à subir des rapports trop protocolaires.

Et il en était de même pour le petit salut qu’il lui offrit en ôtant son chapeau et le remettant, exagérant à peine les manières de la Cour. C’était aussi une façon de lui prouver sa considération puisqu’il agissait en ne doutant visiblement pas que la jeune femme comprendrait, qu’elle en avait l’intelligence.

La scène devait être étrange de l’extérieur songea-t-il. Deux jeunes personnes issues de classe aisée, dos à la foule comme préparant un mauvais coup face à une boutique d’horloger présentant également ses automates. Et ça n’était pas pour lui déplaire, loin de là. Surtout en si bonne compagnie. Jean avait toujours aimé le théâtre.
Où qu’il ait été à la suite du Prince, qu’il soit en plein air sur des tréteaux en place publique ou bien dans une salle devant une Cour impériale, qu’il s’agisse d’improvisation comique ou bien d’une tragédie aux alexandrins les plus travaillés, l’effet était le même.
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Lou Tacc
Invité



MessageSujet: Re: Manège de personnages   Lun Juil 03 2006, 20:35

"Lou Taccori, pour vous servir..."

Répondit elle avec un leger sourire ironique, tout en faisant un semblant révérence. Décidemment, cet hommes était charmant dans son allure... Il ne ressemblait pas aux jeunes freluquets qu'elle avait l'habitude de rencontrer dans la rue...

Non, celui ci devait avoir un rang bien plus important, ou si ce n'était pas le cas, il avait fréquenté des personnes cultivées et en avait retiré de l'instruction. C'était tout à son honneur, pensa la jeune femme...


"Cherchiez vous quelques chose de précis sur cet étalage que vous observez avec curiosité depuis plusieurs minutes, ou est ce simplement ces mécanismes étrange et pour le moins divertissant qui ont simplement retenu votre attention?"

Demanda t'elle encore tout en laissant son regard errer sur les autres objets en exposition devant eux.

C'était une situation pour le moins étrange, comme si le temps c'était arrété autour d'eux... Le tout Paris vivait et se déplacait à grande allure, alors qu'ils restaient immobiles, discutant sans être dérangé d'aucune manière par qui que se soit... C'était même presque amusant lorsque l'on sais qu'il se tenait devant la boutique d'un horloger!

Elle souriait tout en attendant sa réponse, laissant le flot de ses pensées suivre tranquillement leur chemin. Elle releva la tête afin de voir le nom sur l'enseigne, non pas pour s'en rappeller, mais par simple curiosité... Il ne lui semblait pas avoir jamais fais attention à cette boutique auparavant....
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Jean d'E
Invité



MessageSujet: Re: Manège de personnages   Mar Juil 04 2006, 09:53

Lou Taccori… Le nom ne lui évoquait rien. Il n’était pas ordinaire, bien entendu, la jeune femme devait avoir des origines étrangères à moins… Un rapide coup d’œil vers les mains lui fit remarquer l’alliance. A moins donc qu’il ne s’agisse de son époux. Après tout ça n’aurait rien d’étonnant. Beaucoup de riches commerçants venaient encore engraisser leur coffre dans la prestigieuse cité parisienne et se marier à quelque jeune et belle femme. Et pour autant que Jean puisse se permettre d’en juger, le Sieur Taccori ne s’était pas arrêté à la première venue.

Il en vint à se demander à quoi il ressemblait. C’était parfois un jeu amusant de comparer femme et époux. Ils pouvaient être parfaitement assortis comme totalement dissemblables, comme ça avait été le cas disait-on des époux Concini concernant leur physique.

Quoiqu’il en soit, il était des personnes avec qui il était agréable de simplement converser et il semblait en avoir rencontré une. Le jeune homme regardait à présent successivement les horloges présentées cherchant des points communs et des différences et décidant de sa préférée.


« Ces automates me font penser à des scènes de théâtre. » répondit-il comme si cela expliquait tout.

Un léger temps s’écoula et puis il reprit sur le même ton.


« Il est difficile de ne pas admirer un tel travail, une telle minutie. Et je n’arrive pas à le comprendre. »

Jean se mordit légèrement la lèvre tandis que ses sourcils se fronçaient imperceptiblement quand ses yeux cherchaient à capter le mécanisme clé. Et puis son visage s’éclaira en un sourire presque malicieux alors qu’il se tournait vers elle.

« Je réagis comme un enfant devant ces jeux d’ombres et de lumières. En avez-vous déjà vu ? Une simple chandelle placée dans un tube de fer découpé que l’on fait tourner, et brusquement des personnages lumineux semblent courir sur les murs. C’est simple mais la première foi, cela semble magique. »

Et la première foi, c’était à la Cour d’Alexis Premier, Tsar de toutes les Russies. Jean n’aurait pu nier la grande impression qu’elle lui avait faite. Il en avait un grand souvenir. Comme à l’ordinaire, ça n’avait pas tout à fait été sans remous, mais ce qui en faisait tout l’intérêt n’est ce pas ? Une vie lisse n’attire personne.

« D’un autre côté, poursuivit-il, j’ai presque l’impression d’être quelque ange ou l’un de ces anciens dieux dont on dit que les hommes les adoraient autrefois, du temps de Rome, observant les allées et venues des êtres humains sans qu’ils s’en rendent compte. Peut être un jour pourrais-je acquérir l’une de ces horloges. »

Mais sans qu’il puisse forcément s’en acheter une un jour, il était fort probable qu’après l’éloge qu’il en ferait le Prince veuille s’en procurer une. C’était à espérer, il n’imaginait pas pouvoir se lasser un jour de revenir voir les petits personnages.

« Mais vous Madame ? Il semble que ces mécaniques vous aient arrêté dans vos activités là où une brouette et moi-même ne suffisaient pas. »

C’était vague et c’était voulu. La question pouvait aussi bien porter sur son intérêt pour les horloges, sa présence ici ou bien ses activités.

Tandis qu’il parlait quelques gouttes commençaient de tomber éparses et, pour l’instant du moins, rares, s ans qu’il s’en rende compte immédiatement, protégé qu’il était par son large chapeau. Mais lorsque l’une d’elle tomba juste devant son nez, il leva brièvement le visage vers le ciel couvert et souhaita que celui-ci ne désire pas se décharger trop vite de ses réserves d’eau et que les nuages s’en aillent ailleurs.
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Lou Tacc
Invité



MessageSujet: Re: Manège de personnages   Mar Juil 04 2006, 10:30

Elle sourit une nouvelle fois, écoutant ses paroles à propos du théatre. Elle était égalemment friande de pièces en tout genre, bien qu'elle n'ai pas mi les pieds dans un théatre depuis un certain temps déjà.

"Votre comparaison au théatre est fort habile, je n'y aurais pas pensé moi même...."

Elle fit un pas vers la droite regardant d'autres méchanismes tout aussi peu commun avec le même interet curieux.

"Pourquoi vouloir comprendre leur fonctionnement? A moins que vous ne soyez artisant vous même, le mystère est parfois préfèrables aux explications... Le rêve et la magie n'auraient plus de place en ce monde si tout avait toujours une explication, vous ne croyez pas?"

Elle lança un regard incendiaire à un jeune homme qui passait un peu trop près d'elle, ce qui eu pour effet de le faire déguerpir plus vite qu'il n'en fallait pour le dire, puis elle se tourna de nouveau vers lui, comme s'il n'y avait eut aucune interruption à leur conversation.

"Le mécanisme dont vous me parlez ne m'a jamais était présenté, je le crain.... Mais j'imagine aisemment leur effet surprennant et enchanteur."

Son sourire s'étira encore un peu plus alors qu'il lui parlait des Dieu antiques, regardant le monde s'activer sous leur yeux... Cet comparaison étaient pourtant assez révoltante lorsque l'on y réfléchissait mieu, si la réalité était tel qu'il la décrivait, devait elle se sentir tel une poupée de chiffon entre les mains d'un homme? ses réactions étaient elles toutes controlées par une puissance supérieur aux confin céleste de l'univers?

"Je suis comme vous, fascinée par ces méchaniques ronflantes et bien orchestrées.... Mais peut être ne serais je pas resté aussi longtemps à les contempler si la compagnie que j'ai trouvé n'était pas si bonne..."

Dit elle tout en se penchant vers une nouvelle horloge, ressemblant à s'y méprendre à un coucou. Pourtant celle ci possédait une dizaines de petit oiseaux qui picoraient dans un leger bruit d'engrenage chacun leur tour alors que les secondes défillaient.

C'est alors que quelques gouttes commencèrent à tomber. Lou se releva, et rabattit la capuche de son manteau sur sa tête. non pas parce que l'eau la dérangeait, mais plus par un reflexe de protection. Elle portait une nouvelle robe ce matin la, et ne tenait pas plus que ça à l'exposer aux caprices du temps!


"Mais il me semble que nous allons devoir nous séparer, le temps semble tourner à l'orage à présent.... L'horloger rentrera très certainement ses précieux ouvrages dans quelques minutes, il serait dommage que la pluie n'en rouille les méchanismes!"
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Manège de personnages   Ven Juil 07 2006, 12:22

Laurine regarda de loin les deux personnes s'attardant devant la vitrine de Guy l'horloger qu'elle connaissait bien .
Ce devaient être des bourgeois pensa t-elle tout en espérant qu'il achèteraient quelque chose à guy car en ce moment les affaires n'allaient pas très bien pour lui . MAis depuis quelques temps il avait ramené une sorte de manège de pantins en miniature de son voyage en Italie et cela faisait fureur ici .
D'ailleurs ses frères avaient vite fait de le découvrir et ne cessaient d'en parler à longueur de temps. C'est pourquoi elle avait travaillé encore plus dure et plus longtemps qu'à son habitude pour ainsi économiser quelques sou afin de leur faire une petite surprise ; Car le temps dans les campagnes étaient long et éprouvant pour des enfants, Laurine ne s'en souvient que trop bien... Aussi elle espérait qu'il en reste encore un pour elle .

elle attendait que ces deux jeunes gens ne s'écartent de cette vitrine (elle ne voulait pas qu'on la surprenne, elle une paysanne, entrant dans la boutique de guy, cela orait des répercusions quant à la côte de l'horloger parmi les bourgeois de cette ville). Et voilà que la pluie commençait à tomber et bien sûr Laurine n'avait pas pris de quoi se protéger du mauvais temps . Aussi elle serait obligé d'entrer dans la boutique s'ils ne se dépéchaient pas...
Laurine aperçut alors la jeune femme s'écartait et l'homme qui l'accompagnait n'était plus absorbé par la vitrine, alors elle se dépécha et courut pour entrer dans la boutique de son ami la tête baissé ne regardant que les pavés trempés qu'elle foulait en pensant qu'elle pourrait aider son ami à rentrer sa marchandise avant que celle ci ne s'abime sous la pluie ...
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Soraya M
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MessageSujet: Re: Manège de personnages   Sam Juil 15 2006, 17:45

Soraya faisait quelques emplettes pour sa maîtresse.
Elle allait d’étal en étal, en flânant. Parfois quelques passants se retournait sur elle, vêtue d’un sari de soie d’un bleu de nuit, le visage à moitié camouflé, mais elle en avait cure et ne leur prêtait même pas attention.
L’air était doux malgré la pluie qui commençait à poindre, et elle se sentait d’agréable humeur. Elle acheta quelques légumes et quelques fromages à une jeune femme à l’air mutin et aux yeux verts, une jolie blondes aux cheveux indisciplinés.
Puis, elle devrait passer à la nouvelle fabrique de chocolat, chercher des fèves, pour une nouvelle recette qu’elle contait réaliser pour Aurore de Laguiole, qu’elle considérait plus comme une amie que comme une maîtresse. elle passerait ensuite chez le fleuriste et pour finir, il faudrait ensuite qu’elle passe chez l’horloger, sa maîtresse ayant commandé et payé un manège de pantins en miniature, nouveauté qui faisait fureur à Paris.
Le tour des étals fait, ses commissions terminées, elle se rendit enfin chez l’horloger. En voulant entrer, elle bouscula involontairement la jeune blonde qui lui avait vendu les fromages quelques instant plus tôt, et sortant de la boutique.
Elle pria la jeune femme de l’excuser et de lui pardonner, d’un air navré, assurément elle ne l’avait pas bousculé fort, à peine frôlé, mais la courtoisie était dans la nature de Soraya.
Elle lui adressa un petit sourire navré.
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Invité
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MessageSujet: suite   Sam Juil 15 2006, 19:47

Le comte venant de sortir de l'échoppe ou il avait passé commande fut saisi par une femme regardant un théâtre de pantins, elle semblait issu de l'un des contes venus de l'orient qu'il avait découvert en voyageant pour les doges. Le voile qui recouvrait ses cheveux et une partie de son visage était cependant légèrement transparent et dévoilait le visage d'une femme qu'il pensait avoir vu dans la lointaine province d'Izmir en Ottomanie, il y a bien longtemps. Ne sachant pas d'où elle venait il s'approchait et supposant qu'elle parlait l'Arabe il utilisa le peu de mots qu'il avait apris au cours de ses voyages il tenta de dire quelques mots bien que n'étant pas sur de ce qu'il disait : (en voici la traduction)

-En pays mien, femmes de votre beauté pas travailler, elles princesses!!!!!

Il attendit une réponse..........
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Soraya M
Invité



MessageSujet: Re: Manège de personnages   Sam Juil 15 2006, 21:05

Soraya observait en vitrine, la copie de l’objet qu’elle venait d’acheter pour le compte de sa maîtresse lors qu’elle entendit une voix d’homme parler un langage comportant des mots d’arabe.
Elle sursauta un peu et tourna la tête vivement, curieuse d’entendre ce langage ici, à Paris, aussitôt , elle avait été en alerte.
Un homme, les cheveux mi-longs tenus par un catogan, la fixait.
Son visage se ferma, mais elle ne le quitta plus des yeux, de ses yeux les plus noirs. Elle avait reconnu quelques mots, mais il était clair que cet homme ne parlait pas l’arabe liturgique. De plus sa couleur était trop pale, quoi que halé, pour qu’il s’agisse d’un homme du Maghreb.

-Essalamou 'amaikoum* !

Elle verrait bien si l’homme saurait quoi répondre. Dans le cas contraire, elle lui parlerait en français, mais elle était sur le qui vive, c’était peut être un des assassins qui aurait retrouvé sa trace. Avec un peu de panique, elle parcourue la place des yeux à la recherche d’une âme secourable. Sa main s’était glissée à l’intérieur de son sari, déjà sur une dague qu’elle tenait bien en main. Sur un geste brusque de l’homme, elle lui trancherait la gorge. Tout allait dépendre de sa réponse et de son attitude. Mais comme elle aurait voulu que Muhammad Sulaymân, son ancien garde du corps et ami soit présent à l'instant même! Mon Dieu, se dit elle, que quelqu'un voit mon désarroi et intervienne !

*Que la paix soit sur vous
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Invité
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MessageSujet: suite   Sam Juil 15 2006, 21:19

Ayant entendu cette phrase au cours de certaines transactions qu'il mena au nom de la Serenissime République de Venise lorsqu'il voguait sous la baniere au lion.
Il repondit dans un arabe quelque peu hésitant :

- Que la paix soit avec vous également et puisse Dieu vous protéger à chaque instant.

Puis il reprit :

- Pardonnez arabe mien, très longtemps pas parlé, moi plus souvenir beaucoup!

Le comte essayait de ne pas se troubler en regardant la belle inconnue dont il ignorait le nom mais espérait un jour qu'il le connaitrait.
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Soraya M
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MessageSujet: Re: Manège de personnages   Sam Juil 15 2006, 22:21

- Que la paix soit avec vous également et puisse Dieu vous protéger à chaque instant.

L’homme lui avait répondu en français, mais il poursuivit :

- Pardonnez arabe mien, très longtemps pas parlé, moi plus souvenir beaucoup !

Décidément, cet étranger lui paraissait de plus en plus étrange.
La main toujours enserrant sa dague, Soraya le fixa encore plus profondément. Il avait commis l'erreur de lui parler en arabe, tout au moins essayer.

-Qui êtes-vous et que voulez-vous ?

Elle avait parlé suffisamment haut pour que les passants se retournent. Deux gentilshommes et un mousquetaire s’arrêtèrent même. Suivis d’autres badauds qui les imitèrent.
Soraya respirait un peu, elle n’était plus seule pour attendre la réponse de l’homme. Mais Soraya en rajouta encore, avec la même voix haute.

-Je suis Soraya Mumtaz Mahal, dame de compagnie de Melle de Laguiole.

En citant le nom de sa maitresse, elle vit le sourcil du mousquetaire se lever, comme ceux des gentilshommes. Même s’ils ne la connaissaient pas, sinon de nom, ils sauraient que Soraya était la servante d’une dame de France, donc pas une vulgaire vagabonde mais avec des protections à la cour.

-Et puis, là d’où vous venez ne vous a-t-on apprit les bonnes manières ? Depuis quand un homme aborde t-il une inconnue sans avoir révélé son identité ?

Soraya, en présence des badauds curieux qui s’étaient arrêtés, du mousquetaire surtout, avait retrouvé sa verve et repris des couleurs.
Elle attendit la réponse, tout comme les deux gentilshommes et le mousquetaire.
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MessageSujet: suite   Sam Juil 15 2006, 23:03

Le comte répondit alors en français :

-"Pardonnez, mon manque aux convenances; je suis le Comte Alessandro Di Negrar, Commandant de la Garde Polyvalente de Sa Majesté et anciennement Commandant du vaisseau amiral de la flotte de la Sérénissime République de Venise"

A ces mots, la foule le regarda d'un air surpris car apparement personne ne semblait avoir fait attention au motif brodé sur sa cape : la Fleur de Lys
Ou bien peut être que les gens n'avaient pas compris pourquoi sous la cape il revêtait une cuirasse de Dragon damasquinée avec un emblême n'appartenant à aucune famille française.
Puis la foule reprit ses occupations

Pour obtenir plus d'intimité il se remit à parler l'arabe mais cette fois-ci, bien plus éloquement, son style oratoire aurait rendu fier le grand Averroès. La belle Soraya, du moins c'etait ainsi qu'elle s'était présentée semblait s'interroger sur le comment avait-il pu passer d'un registre de langue extrêmement limité à une élocution quasi-parfaite? Avait-il cotoyé les grands orateurs?

-"Pardonnez-moi chère demoiselle, je sais que j'ai manqué aux règles de bienséance mais vôtre visage me rappelle celui d'une femme que j ai croisé à Constantinople il y a bien longtemps. En outre, vos yeux ont réussi à m'ensorceler je ne sais comment. Voilà pourquoi je me suis senti en mon fort interieur obligé de vous parler! Je vous prie de me pardonner si je vous ai semblé fort cavalier!"

Il fit un pas en arrière afin d'attendre la réponse de la belle Soraya. (En l'attente il priait le Seigneur de lui permettre de continuer de voir ce regard qui le troublait mais qui l'attirait d'autant plus.
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Soraya M
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MessageSujet: Re: Manège de personnages   Sam Juil 15 2006, 23:41

-"Pardonnez, mon manque aux convenances ; je suis le Comte Alessandro Di Negrar, Commandant de la Garde Polyvalente de Sa Majesté et anciennement Commandant du vaisseau amiral de la flotte de la Sérénissime République de Venise"

Soraya parut soulagé, cet homme n’était pas un des assassins de son père et du missionnaire, ami de ce dernier.
Soraya trouvait quand même étrange cet homme qui maintenant parlait l’arabe dans un style scrupuleux. Elle se demanda un instant s’in ne faisait pas un dédoublement de personnalité. Sa main quitta son sa dague.

-"Pardonnez-moi chère demoiselle, je sais que j'ai manqué aux règles de bienséance mais vôtre visage me rappelle celui d'une femme que j ai croisé à Constantinople il y a bien longtemps. En outre, vos yeux ont réussi à m'ensorceler je ne sais comment. Voilà pourquoi je me suis senti en mon fort intérieur obligé de vous parler ! Je vous prie de me pardonner si je vous ai semblé fort cavalier !»

Pendant qu’il s justifiait, les deux gentilshommes et le mousquetaire s’éloignèrent. Soraya vit toutefois que le mousquetaire ne s’était pas éloigné bien loin, mais surveillait la scène.
De savoir que ses yeux l’avait ensorcelé lui importait peu, que de fois on le lui avait dit, sans grand esprit, du fait que c’était généralement la seule partie d’elle que l’on pouvait voir, grâce à son voile.

-Sachez monsieur que je n’ai jamais mis les pieds en Turquie, vous devez faire erreur. Certes, vous avez besoin d’apprendre les bonnes manières telles qu’elles se pratiquent, mais je veux bien accepter vos excuses, vous déconseillant malgré tout d’envisager une carrière d’ambassadeur.


Elle se sentait assez à l’aise pour user d’un humour un peu acerbe maintenant, le tout dit avec un petit sourire.

-Et que voulez-vous ?
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MessageSujet: suite   Dim Juil 16 2006, 09:13

Il reprit en arabe :

"-Et bien, en tout premier lieu je préfèrerais vous escorter dans le marché car, il peut vous être dangereux d'aller et venir seul dans les ruelles de Paris vêtue de cette manière."

Il la regarda, et se dit alors que la laisser seule serait presque un péché veiniel. Puis il reprit :

"-Chère demoiselle, je n'ai jamais été ambassadeur, mais, j'en ai protégé certains."

Puis il prit une voix rassurante :

"-Voilà pourquoi je me met à vôtre service afin que vous puissiez circuler sans craindre de mauvaises rencontres. En outre je me sentirais rassuré si vous acceptiez car il me serait fort douloureux de perdre telle magnificence.
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Jean de
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MessageSujet: Re: Manège de personnages   Dim Juil 16 2006, 09:34

Jean avait remarqué de loin Soraya Mumtaz Mahal. Il l’avait aperçu achetant des fromages chez la jeune marchande blonde que, lui-même, avait déjà remarquée pour son charme.
Il connaissait la dame Soraya pour avoir fait la traversée avec elle vers l’Angleterre en compagnie de Melle de Laguiole.
Jean s’entretenait devant la nouvelle boutique du tailleur avec Mme Quesne, la couturière et avec son ami Charles Perrault. Il faudra qu’il salue la dame de compagnie de son amie, sa sœur de cœur, Aurore de Laguiole.
Tout à la conversation qui courrait sur les dames de la cour, il avait remarqué soudain un attroupement du côté de la dame de compagnie.

-Pardonnez-moi, dit-il, à ses interlocuteurs en désignant l’attroupement, je crains qu’une amie aie besoin de mes services.

Jean ne pressa pas trop le pas, voyant qu’un mousquetaire était présent au-devant de la scène. Puis il vit les gens se disperser.
Soit, rien ne m’empêche de la saluer tout de même.
Un individu s’entretenait avec Soraya Mumtaz Mahal, mais celle-ci ne semblait pas apprécier la conversation, à ses yeux froids et perçants.
Enfin, en présence de la dame et de l’homme, il attendit que ce dernier eut fini de parler.
Quelle fadaise ! Ce dernier lui proposait de l’escorter sur le marché pour la protéger.
Jean se courba devant la dame, s’excusant auprès de l’homme d’interrompre leur conversation.

-Ma chère Soraya, permettez-moi de vous rendre les plus obligeants hommages.
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Soraya M
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MessageSujet: Re: Manège de personnages   Dim Juil 16 2006, 11:36

-Et bien, en tout premier lieu je préférerais vous escorter dans le marché, car, il peut vous être dangereux d'aller et venir seul dans les ruelles de Paris vêtues de cette manière.

-Pas en arable s'il vous plaît !

Elle avait répondu ça dans un français parfait, malgré un petit accent.
Elle n'avait pas envies de se faire repérer par des arabophones.

-Voilà pourquoi je me mets à votre service afin que vous puissiez circuler sans craindre de mauvaises rencontres. En outre, je me sentirais rassuré si vous acceptiez, car il me serait fort douloureux de perdre telle magnificence.

Elle s’apprêtait à lui répondre, lorsqu’elle aperçue l’ami de sa maîtresse, s’approcher. Fixant le comte, elle afficha un petit sourire, sûre d’elle.

-Ma manière de m'habiller ne concerne que moi, et si ma maîtresse, la Baronne de Laguiole la tolère pourquoi en changerais-je ? Quant à craindre de mauvaises rencontres ? Sachez Monsieur que où que j’aille, j’ai toujours un noble gentilhomme pour prendre ma défense. Il me suffit de lever la main comme ceci.

Elle fit le geste de lever sa main à hauteur de son visage, passa un doigt sur son front, prenant bien soin de le faire lorsque Jean de la Bruyère arrivait à sa hauteur, comme si tout avait été prévu d’avance.
Ce dernier la salua après s’être excusé auprès du comte de s’interposer.

-Voyez ! Je n’ai nul besoin de garde du corps, je suis déjà nantie.

Elle s’inclina à son tour devant monsieur de la Bruyère, et lui tendit la main qu’il baisa selon le rite de la noblesse française.

-Que vos hommages vous soient retournés Monsieur.

Elle se tourna alors vers le comte.

-Permettez-moi de prendre congé monsieur le comte, mon amoureux m’attend.

Elle ne savait pas quelle serait la réaction de monsieur de la Bruyère, mais il serait toujours temps de lui expliquer pourquoi elle le faisait passer pour son tendre devant ce comte.
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MessageSujet: suite   Dim Juil 16 2006, 12:04

Le comte se sentit étrangement troublé, il semblait que ses paroles avaient été mal interprétées. La belle Soraya semblait avoir mall compris ce qu'il voulait dire, elle s'était offusquée à propos d'un commentaire sur son style vestimentaire. Le comte pensa alors :

"-Pourquoi? Je n'arrive pas à comprendre, qu'est ce que j'ai fait? J'aurais dû lui dire que ce n'était que pour sa sécurité que je lui avait fait cette remarque, la cour des miracles n'est pas loin et est emplie de violeurs et autres criminels."

Cependant le comte se tût, son trop orgueuil fit le reste il la salua, salua le fameux écrivain et se retira. Puis, en son fort intérieur, il se jura de "revenir à la charge" dès qu'il lui serait possible
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Jean de
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MessageSujet: Re: Manège de personnages   Dim Juil 16 2006, 16:33

-Permettez-moi de prendre congé monsieur le comte, mon amoureux m’attend.

Était-ce de lui que parlait dame Soraya ? Il sembla bien. L’esprit vif il comprit aussitôt qu’elle souhaitait se débarrasser de l’intrus.
Soraya lui confirma par la suite, lui expliquant qu’elle avait pris peur devant un inconnu lui parlant en arabe. Du coup, elle dut se sentir obligée de lui raconter toute son histoire, pendant qu’il la raccompagnait jusqu’au porche de la maison de sa maîtresse.
Soraya se sentait en confiance, mais quelque chose l’avait intrigué. La dame de compagnie avait parlé de Baronne en citant sa maîtresse. Selon Soraya, cela n’avait été qu’une plaisanterie. Jean eut un doute, mais, après tout, son amie Aurore saurait bien le tenir au courant en cas de besoin.
Arrivé au porche, Jean fit de nouveau un baise-main à Soraya et s’éloigna, et repris le chemin de l'horloger, ayant une montre à gousset à faire réparer.


Dernière édition par le Mar Juil 18 2006, 14:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Manège de personnages   Mar Juil 18 2006, 12:04

laurine se sentit légèrement frôler, elle se retourna pour voir se qui en était la cause et là elle aperçut une dame en sari (qui lui avait acheté de ses produits auparavant) elle était si mystérieuse et d'une grande beauté, elle lui rappelait les princesses dans les contes de milles et une nuits que sa mère lui racontait au soir quand elle était plus jeune.

Laurine se prit à la détailler mais la jeune femme se retourna pour lui sourire comme pour s'excuser de la l'avoir frôlée, laurine en fut très étonnée, lui sourit elle aussi puis baissa son visage rougit (elle n'avait l'habitude qu'on s'excuse auprès d'elle mais plutôt l'inverse) .
Elle continua sa discussion avec son ami l'horloger tout détaillant du coin de l'oeil la jeune femme en grande discussion avec un homme (elle n'avait eu la chance de voir d'aussi belles toilettes en cette ville) elle répondait à son ami par de bref sons vocaux, il ne tarda à comprendre qu'elle râvassait sur la toilette et l'élégance de la jeune femme entrait dans sa boutique. Il retourna alors à ses affaires pendant que Laurine n'arrivait à se détacher de l'habit de sa voisine.


elle entendit le son de la porte de l'horloger tinter, ce qui la fit sortir de ses rêveries, elle se retourna donc pour voir qui entrait ... L'homme si mystérieux qu'elle avait rencontré lors d'un jour de marché apparut au pas de la porte et s'approcha de sa voisine. Il en fut assez pour que Laurine ne rougisse de plus belle, elle baissa alors la tête et s'avanca vers le comptoir de son ami pour lui donner la somme du manège de personnages (chose qu'elle avait oublié de lui parler quelques minutes auparavant)...
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Jean de
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MessageSujet: Re: Manège de personnages   Mar Juil 18 2006, 15:02

En pénétrant à nouveau chez l’horloger, Jean eut la surprise de voir la jeune vendeuse qu’il avait déjà croisée avec le jeune Charlot.
Il lui adressa un sourire et fit une légère révérence devant elle. Charlot avait eu l’occasion de lui révéler que son nom était Laurine, jeune paysanne plutôt sympathique.
Aussi Jean en saisit l’occasion.

-Dame Laurine mes respects, permettez-moi de me présenter, Jean de La Bruyère. Peut-être m’avez-vous oublié, nous n’avons fait que nous croiser et je ne voudrais en aucun cas vous importuner, simplement vous rendre mes hommages respectueux. Je dois vous avouer que je viens de réaliser une affaire assez rentable, aussi permettez-moi de vous offrir ce manège. Je sais que cela peut paraître bien cavalier, mais soyez assuré que je suis un gentilhomme et ne vous demanderai rien en échange, c'est juste pour mon plaisir, ne me le refusez pas je vous prie.

Jean avait vu beaucoup de dame de France, ou d’ailleurs, mais cette Laurine avait un charme qui surpassait toute celle qu’il avait vue jusque-là.
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MessageSujet: Re: Manège de personnages   Mar Juil 18 2006, 16:38

Laurine attendait que son ami l'horloger finissent ses affaires afin de le payer ... Le tintement de la porte se refit entendre et Laurine eu un regard bref sur la porte, l'homme qu'elle avait revut auparavant refis surface dans la boutique et s'avança vers elle (peut être avait il oublié de demander quelque chose à l'horloger )

Citation :
-Dame Laurine mes respects, permettez-moi de me présenter, Jean de La Bruyère. Peut-être m’avez-vous oublié, nous n’avons fait que nous croiser et je ne voudrais en aucun cas vous importuner, simplement vous rendre mes hommages respectueux.

Laurine se sentit rougir de la tête aux pieds et baissa instinctivement la tête comme pour mieux réfléchir car elle n'arrivait pas à soutenir son regard.
Il connaissait son nom ... mais comment ? charlot à dut être passé par là !! tiens il s'appelle jean de la bruyère elle pensa qu'il avait un nom à la hauteur de son personnage élégant mais si mystérieux, elle inspira profondément mais en silence et leva son visage qui avait repris ses couleurs naturelles. Elle n'osait parler de peur qu'il se moque de son manque de language noble ! mais il fallait bien dire quelque chose sinon il remarquerai son trouble ...


- .... *moment d'hésitation* Je vous en remercie Monsieur de La Bruyère .... Je n'ai put oublier une personne telle que vous ...
Laurine se sentit déstabilisé que venait elle de dire ?! vraiment elle perdait ses moyens face à cet homme il fallait qu'elle se reprenne si elle ne voulait qu'il s'enfuit à toutes jambes !

.. enfin je veux dire que.. euh... je me souvient de tout mes clients !
elle sourit en coin en pensant que c'était vraiment une excuse à deux sous ! elle se prit à se moquer d'elle même. En espèrant qu'il ne remarque pas sa gêne et son inculture.

Citation :
Je dois vous avouer que je viens de réaliser une affaire assez rentable, aussi permettez-moi de vous offrir ce manège. Je sais que cela peut paraître bien cavalier, mais soyez assuré que je suis un gentilhomme et ne vous demanderai rien en échange, c'est juste pour mon plaisir, ne me le refusez pas je vous prie.

Laurine sourcilla ... elle ne pouvait accepter une telle offre surtout qu'elle voulait offrir à ses frères se cadeau de son propre travail . aussi elle trouvait cette situation très burlesque , un gentil homme parlait à une paysanne et llui offrait un présent ..; non on ne voyait que ça dans les histoires de molières se dit elle ! mais elle fut quand même flaté que cet homme lui propose telle offre (cela changé de la cour des paysans qu'elle avait l'habitude de subir !)

Je ne veux vous paraitre offensante mais vous ne pouvez m'offrir tel présent .. si jamais ça se savait vous aurez quelques soucis !! *lui sourit* tout les pauvres du coin comme moi viendraient vous mander toutes choses et vous n'en finirez plus !
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Jean de
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MessageSujet: Re: Manège de personnages   Mar Juil 18 2006, 20:10

-.... *Moment d'hésitation* je vous en remercie Monsieur de La Bruyère .... Je n'ai pu oublier une personne telle que vous ...

Jean eut un sourire pour Laurine, la laissant poursuivre. Tel que lui ? il n’avait fait que lui acheter un fromage.

-.. Enfin, je veux dire que.. Euh... je me souviens de tous mes clients !

-Quelle mémoire ! Pourtant, nous ne nous sommes croisés qu’une fois, mais contrairement à vous, je ne me souviens pas de toutes mes marchandes.

Laurine parue troublée, Jean se demanda par quoi elle pouvait bien l’être. Il se serait imaginé une jeune fille plus sure d’elle. Elle ne devait pas manquer de courtisans, même si lui, Jean, ne se considérait pas du lot. Laurine lui plaisait vraiment, mais pas uniquement pour un bon moment, Jean était plus ambitieux. Quand la jeune fille poursuivit.

-Je ne veux vous paraître offensante, mais vous ne pouvez m'offrir tel présent. si jamais ça se savait vous aurez quelques soucis !! *Lui sourit* tout les pauvres du coin comme moi viendraient vous mander toutes choses et vous n'en finirez plus !


Jean sourit en fixant Laurine dans les yeux, des yeux doux mais intimidés.

-vous êtes pauvres ? C’est vrai que j’ai des rentes conséquentes, que les affaires marchent bien, mais rassurez-vous. La libéralité consiste moins à donner beaucoup qu'à donner à propos . Vous êtes pauvre aujourd’hui ? Qui sait ce que demain vous réserve ! Disons que vous êtes pour moi un à propos. Votre richesse, elle est dans votre sourire, dans vos yeux et dans votre gentillesse.
Pour le reste, de la rue Saint-Sauveur, la rue de la Mortellerie et la rue de la Truanderie, je suis connu, autant que de la rue du Caire à la rue Réaumur, ceux de la cour me connaissent, depuis que j’ai eu l’occasion de sauver la vie à Clopin, le CAGOU, dit le professeur, leur chef. Ho sans mérite, un concours de circonstances. Depuis de ce côté-là, je suis relativement tranquille.
Mais bon, je n’insiste pas, mais si vous avez le moindre souci, n’hésitez pas, en remerciement pour votre gentillesse envers le petit Charlot.


Jean réfléchis un moment, hésita, puis osa se lancer.

-Je vous avoue, sans vouloir vous importuner davantage, que j'aimerai vous revoir. Apprendre à vous connaître, mais en aucun cas, n'hésitez à me dire non, si cela vous indispose Melle Laurine.
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