1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Réunion

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Canaan
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MessageSujet: Réunion   Mar Juil 04 2006, 12:22

Ce fut à travers les rues de la cité, ou le froid était tomber, que le vieil homme surnommé Lépreux conduisait les très célèbres Aramis et Arthos vers leur sombres destinés.

Une étrange affaire d'Épée, où les deux messieurs avaient jugés bon de jouer les justiciers afin de sauver un jeune gamin des rues.

Lépreux avancait devant avec un vieux baton assombrit par le temps. Suivi de ces deux messieurs qui évitaient de trop s'approcher, visiblement incomodé par l'odeur où l'étrange aura de l'homme, après tout ces hommes là pouvaient être atteint de mal étrange bien que Lépreux prétendait le contraire.


Z'auriez pas une petit bouteille de ptit Jésus monseigneur? Avec ce froid mieux vaut se tenir le gossier chaud...il me manque bien un ou deux orteils qui ont disparu avec ces engelures...

Bah tant pis j'irais avaler un coup après vos affaires, m'est avis que vous avez tiré le mauvais numéro messeigneur, ces types là vont vous faire la peau ouais, c'est c'que crois...

Les "larcins" nous suivent messeigneur ou que j,suis changé en statue! Sont rusés ces bougres, les types des mousquets ils dorment à cet heure, ou ils engraissent de ptites dames, mais les types de la police...

Dorment jamais, sont plus fourbes que bien des honnêtes brigands ouais par st michel, sont hassez habile pour toucher leur part du butin comme on dis, oh mais je vous inquetez pas suis pas un "indic", trop vieux l'Lépreux, et cette vieille blessure qui me fait clopiner...

Z'etes pas bavard, z'espère que vous êtes pas en train d'récitez vos prières, avec les Hugeonottess qui trainent de ces temps, sont pas bien chrétien ces bougres là, des sales scélarats si vous voulez mon avis, z'écarterons les braves gens du chemin de dieu, mais les saligauds z'ont pas de dieu mais c'l diable qui leur porte chance.


Ils continuèrent leur routes ainsi, avec leur étrange guide qui bavardait sans cesse...

Le chemin les menèrent donc dans un vieux cimetierres dans un quartier affreux, la Seine n'était pas bien loin, et un petit ruiseau coulait à partir d'une sorte de voute dans le cimetiere, ou un courant d'air encore plus froid que l'hiver en sortait. L'air vicié du monde souterrain. Une entrée des Catacombes!

Des hommes se tenaient dans une surface déblayer, quelques petits flocons commencèrent à tomber. Le vent faisaient flotter leur cape et on voyait la garde de leur épées.

L'un d'entre eux qui étaient beaucoup plus grand s'approcha, la barbe commencaient à garnir son imposant visages, ces yeux était noir et son regard celui d'un sanglier qui chargait.

Il dévisagea profondément les deux hommes. Puis Themis ouvrit la bouche pour parler.


Bonsoir messieurs, je ne suis pas surpris de vous voir monsieur le "bienfaiteur". Vous n'etes pas venu seul ? Intéressante initiave, votre ami pourra creuser votre tombe quand nous en aurons terminer, bien que ces messieurs s'en étaient déja charger...

Il sourit méchamment.

Allons messire, la derniere fois nous nous sommes emportés, nous n'avons même pas été présenter. Je suis monsieur Thémis de La Toque.

Lépreux parla:

Monseigneur De la Toque n'oubliez pas ma petite comission....


Suffit... espèce de va-nu-pied, tu as à peine eu l'intelligence de réussir la mission que je t'avais confié. Je parle avec un gentilhomme ne m'interompt pas ou je te ferais donner du bâton!

Alors messire puis- je connaître votre nom.
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Comte de la Fère
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MessageSujet: Re: Réunion   Mar Juil 04 2006, 16:25

Athos et Aramis en effet suivirent le vieil homme en silence. Ils marchaient la tête droite et le port noble, et la pensée de reculer ne leur effleurait même pas l'esprit... Et pourtant, ils se doutaient fort bien que ce guide âgé, sale et sombre les guidait, tel un spectre, au théâtre de la mort...

Leur pas demeurait ferme, leur regard hardi.

Ils écoutaient le vieillard qui continuait de parler, de radoter, et le comte ressentit de la pitié pour lui. Oui, de la pitié. Car si cet homme s'attendait à recevoir quoi que ce soit de la part de ces brigands... Il secoua la tête doucement.

La longue cape de velours d'Aramis flottaient dans l'air froid et ténébreux de cette nuit de novembre. L'incessant mouvement du tissu laissait parfois apparaître à la lueur de la lune la garde de sa rapière ducale. Fugitivement, il eut une pensée pour Anna Maria, son épouse demeurée en Espagne au château d'Almada... Une seule pensée d'amour, pour elle... et pour son enfant encore à naître...

Au bout d'une marche dans un quartier sordide, où glace et glace et gadoue se mêlaient dans les rues sombres et insalubres, ils arrivèrent au lieu dit de la rencontre, et aperçurent un groupe d'hommes obscurs. Ils eurent un léger sourire de mépris. Tant d'hommes de main... contre deux gentilhommes armés de leur seule épée et de leur courage...


L'un des hommes s'avança, et dans celui-ci Athos reconnu son adversaire de l'après-midi. Aramis le toisa de son regard dédaigneux, et il demeura sur ses gardes, surveillant la troupe.

- Bonsoir messieurs, je ne suis pas surpris de vous voir monsieur le "bienfaiteur". Vous n'etes pas venu seul ? Intéressante initiave, votre ami pourra creuser votre tombe quand nous en aurons terminer, bien que ces messieurs s'en étaient déja charger...

Athos ne cilla même pas à cette menace voilée grossièrement. Il continua de fixer son noble regard dans les pupilles de l'homme, jusqu'à lui faire détourner les yeux. L'homme eut un sourire sadique.

- Allons messire, la derniere fois nous nous sommes emportés, nous n'avons même pas été présenter. Je suis monsieur Thémis de La Toque.

L'homme âgé qui les avait guidé s'avança un peu vers Themis, l'air soumis et timide. Le spectacle était affligeant à regarder, pitoyable.

- Monseigneur De la Toque n'oubliez pas ma petite commission...

- Suffit... espèce de va-nu-pied, tu as à peine eu l'intelligence de réussir la mission que je t'avais confié. Je parle avec un gentilhomme ne m'interompt pas ou je te ferais donner du bâton!

Themis reprit lorsque l'algazil eut battu en retraite, tremblant comme un chien.

- Alors messire puis- je connaître votre nom?

Athos haussa brièvement les épaules à cette demande.

- Je me nomme Athos, et Monsieur que voici, Aramis.

Voyant le silence qu'accueillait ces présentations, il poursuivit, avec un sombre sourire.

- Bien evidemment, ce sont des pseudonymes, nos noms de guerres. Mais nous ne révélons nos noms qu'à nos égaux. Or, je doute que ce soit le cas ici.

Il tenait la mystérieuse épée de sa main gauche, dissimulée sous sa cape. À ce moment, il la dévoila aux regards de Themis.

- J'ai la... marchandise, comme vous dites... Où est l'enfant?

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Luther A
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MessageSujet: Re: Réunion   Mer Juil 12 2006, 02:15

Luther Alexandre revenait d’une réunion secrète de huguenots, lorsqu’à travers les rues de la cité, où le froid était tombé, il aperçut un groupe d'hommes obscurs, une bonne vingtaine.
Que se passait-il ?
Luther s’approcha assez près, dans l’ombre des maisons, pour entendre une partie de la conversation.

-Vous n'êtes pas venu seul ? Intéressante initiative, votre ami pourra creuser votre tombe quand nous en aurons terminé.

Luther Alexandre n’entendais pas tout, mais suffisamment pour comprendre que ce groupe d’hommes en avait après deux autres. Deux autres parmi lesquels il reconnut celui qui lui avait chuchoté un verset biblique à l’auberge.

- Alors messire puis- je connaître votre nom ?

L’un des deux hommes répondit assez distinctement pour que Luther Alexandre entende.

- Je me nomme Athos, et monsieur que voici, Aramis.

Luther Alexandre ne comprit pas trop la suite, mais la situation lui paraissait assez claire, aussi il sortit de l’ombre et alla se poster aux côtés des deux hommes.

-Et le mien est Luther Alexandre Calvin, et que l’Éternel me foudroie sur le champ si je ne prête pas main-forte à ces deux gentilshommes.

Puis se tournant vers Aramis, la main sur la rapière :

-Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ?
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Chevalier d'Herblay
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MessageSujet: Re: Réunion   Mer Juil 12 2006, 02:27

Aramis eut un léger mouvement en voyant une silhouette se détacher de l'ombre derrière eux. Il avait momentanément cru à une attaque par-derrière, mais lorsque l'homme se montra à la lumière, quelle ne fut pas sa surprise de reconnaître le gentilhomme protestant! C'est le coeur traversé de mille sentiments mêlés qu'il le vit s'approcher et prendre position à sa droite.

- Et le mien est Luther Alexandre Calvin, et que l’Éternel me foudroie sur le champ si je ne prête pas main-forte à ces deux gentilshommes.

Aramis regarda profondément le gentilhomme, qui lui fit un sourire et lui déclara, citant les Écritures à son tour.

-Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous?

Le regard du chevalier se fit chaleureux, et il tendit la main à ce compagnon inespéré.

Athos s'était également tourné à demie, et il affichait également une expression approbatrice. Seul Thémis, qui était assez près, fronçait le sourcil, scrutant l'ombre. Il ne manquait plus que du renfort pour les deux gentilhommes... Tout tomberait à l'eau pour lui et le vicomte.
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Jean de
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MessageSujet: Re: Réunion   Mer Juil 12 2006, 09:49

Jean traversait le vieux cimetière, ayant rendez-vous avec Holl’s Engerrand de Beaufort d'Excester, pour prendre des nouvelles de la mission que Jean avait confiée au mercenaire, à Londres, et, concernant l’enlèvement du petit Charlot.
Son tricorne bien enfoncé, le col de sa cape relevé, à cause du froid, il avançait d’un pas rapide. Ils devaient se retrouver dans le vieux cimetière de l'Abbaye de Port royal des Champs.
Soudain il s’arrêta, des bruits de discussions parvinrent jusqu'à lui. Qui donc pouvait s’attrouper à cette heure et par ce froid dans un cimetière ?
Jean s’approcha discrètement. Aperçut un groupe d’individus patibulaires faisant face à trois autres qui paraissait être des gentilshommes.
Grâce à un rayon de lumière, il distingua son ami Luther Alexandre et le Chevalier d'Herblay, un autre ami, celui-là même qui l’avait engagé comme secrétaire. Il ne reconnut pas le troisième.
Ceux-ci ayant l’air en mauvaise position, Jean n’hésita pas un instant.
Il s’approcha de quelques mètres, dissimulé derrière un sycomore.
Sortant de sa cachette, il regarda en l’air, semblant contempler le ciel, se promenant, comme s’il n’avait point vu les hommes. Stoppa à une dizaine de pas de l’attroupement, comme si quelqu’un lui avait adressé la parole. Posa ses yeux sur sa rapière qu’il sortit. Leva devant ses yeux cette dernière.

-Que dis-tu rapière ? Il fait un froid à fendre l’écorce des plus vieux arbres ?
Que dis-tu ? Tu aurais besoin d’exercices pour te réchauffer ?
Qu’il en soit fait selon ta volonté et celle de Dieu. Allons demandez à ces manants s’ils ne pourraient pourvoir à tes besoins, il semble que trois de tes amies ai eu le même besoin que toi.


Puis avec un large sourire, s’approcha du trio, se plaça à côté d’eux, les saluant d’un signe de tête. Puis, s’adressant à nouveau à sa rapière :

-Amie, pense-tu que ces crapules pourraient te convenir et te donner assez d’exercices pour te réchauffer la lame ?
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Jean de
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MessageSujet: Re: Réunion   Ven Juil 14 2006, 18:00

Les quatre hommes se regardèrent, un sourire aux lèvres.
Puis Jean fixa enfin L’individu qui leur faisait face, avec sa troupe derrière lui.
Thémis de La Toque ? Inconnu au bataillon pour Jean. Il est certain que ce dernier avait l’air de faire grise mine en voyant arriver un quatrième larron. Il devait se demander combien allaient encore débarquer ! C’est fou comme ce cimetière pouvait être fréquenté la nuit.
Il attendis une réaction des hommes leur faisant face.


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Luther A
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MessageSujet: Re: Réunion   Ven Juil 14 2006, 18:10

Luther Alexandre fut un peu surpris de voir apparaître son ami Jean de La Bruyère, surgit tel un fantôme de l’allée centrale du cimetière.
Il apprécia l'humour dont usa son ami, parlant à sa rapière.
Tout Paris s’était-il donc donné rendez-vous en ce lieu ?
Luther était ravi de voir son ami se joindre à eux en tout cas.
La nuit se présentait mouvementé.


Dernière édition par le Ven Juil 14 2006, 18:49, édité 1 fois
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Comte de la Fère
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MessageSujet: Re: Réunion   Ven Juil 14 2006, 18:13

(HJ: Laissez-moi vous rappeler pourquoi c'est impossible que les malfrats se dispersent comme ça... rolling eyes Ils tiennent Charlot en otage!!!!!!!)

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Jean de
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MessageSujet: Re: Réunion   Ven Juil 14 2006, 18:17

(HJ: Ils tenaient... whistle voir message privé)
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MessageSujet: Re: Réunion   Ven Juil 14 2006, 18:37

[Hj: dites faites pas nawak: il y a deux brigades de policier d'élite qui vous encerclent whistle ]
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Jean de
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MessageSujet: Re: Réunion   Ven Juil 14 2006, 18:45

(H.J/ ok on va patienter alors) blush
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Comte de la Fère
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MessageSujet: Re: Réunion   Sam Juil 29 2006, 07:36

(HJ: Bon, je poste ici, parbleu, je me décide à en finir avec Monsieur de la Toque, le toqué... box2 Navré Alcibiade, si tu lis ces mots... Tu as trop tardé, et maintenant tu as éveillé la colère du comte de la Fère... Maintenant, Monsieur le chevalier, je te demanderais encore un peu de patience et surtout de ne pas intervenir tout de suite avec tes 200 policiers...)

Themis commençait à donner des signes de nervosité tandis qu'apparaissaient aux côtés des gentilhommes deux compagnons imprévus. Mais bravache, il n'en laissa rien entrevoir, et fit un sourire mauvais au comte. Celui-ci lui opposa un regard droit, et coléreux. Une joute occulaire... qui présageait, plus sanglante, celle qui allait suivre...

- Où est l'enfant? articula encore une fois Athos.

- N'ayez crainte, Messieurs, le morveux n'est pas loin... Emmenez-le, vous autres...

Du groupe de malfrats, deux silhouettes sombres se détachèrent. L'une des ombres portait visiblement ce qui semblait être un paquet, mais qui se révéla être à la lueur de la lune une cape... enroulée autour d'un petit corps. L'oeil d'Athos se fit sanglant. Le malfrat ôta les pans de la cape, et dévoila Charlot, baillonné, et ligoté. Le regard de l'enfant était fou de terreur, et dès que les plis de la cape ne lui obstruèrent plus la vue, il se remit à lutter vainement pour se libérer de l'emprise du bandit.

Themis observait tout cela d'un oeil tranquille. Il dévisagea le comte avec un rictus de mépris. Puis il tendit la main vers lui, ou plutôt vers l'arme qu'Athos tenait dans sa main gauche.


- Rendez-nous l'épée, maintenant, et aucun mal ne sera fait au gosse... Mais un faux mouvement, et le petit y perd la tête.

Athos porta une main à son front comme pour replacer une mèche... Ce faisant, il fit un léger signe au chevalier d'Herblay... Un code noir... Aramis vit le mouvement du coin de l'oeil, cligna légèrement des paupières. Ils s'étaient parfaitement compris... Il faudrait maintenant user de courage et de force.

- Libérez d'abord l'enfant de ses liens. J'avancerai de mon côté avec la rapière, et vous avec l'enfant. Nous ferons l'échange à mi-chemin.

Le visage de Themis se plissa dans un sourire mauvais, et il opina du chef, faisant un signe négligent de la main pour que l'algazil s'approche et délie quelque peu l'enfant. Celui-ci, sitôt qu'il avait posé les yeux sur le visage d'Athos, avait cessé ses mouvements paniqués et désordonnés.

Lentement, Athos et Themis se considérèrent dans le plus parfait silence... S'approchant... L'un tenant la rapière, l'autre l'enfant apeuré.

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Chevalier d'Herblay
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MessageSujet: Re: Réunion   Ven Aoû 25 2006, 14:38

Quelques instants passèrent, silencieux, lourds, chargés de menace. Le comte et le brigand continuaient d'avancer l'un vers l'autre à pas lents. Ils arrêtèrent à un bras de distance l'un de l'autre, continuant de se dévisager. Athos tendit le bras droit pour prendre l'enfant, et présentant de la main gauche la poignée de la rapière.

Mais soudain, Themis dégaina sa propre rapière et frappa le comte d'un coup de pointe terrible.


- Traître! s'écria Aramis, et à son tour, il dégaina et fondit sur le brigand avec fureur. Themis éclata d'un rire méprisant, et la masse de ses hommes se précipita vers les gentilhommes.

Athos était tombé sur un genou, pâle. Le coup d'épée l'avait atteint à la poitrine, mais fort heureusement, avait dévié sur ses côtes. Tandis que le chevalier se précipitait sur le bandit, il se releva péniblement, frémissant de colère, pour faire face à cette bande qui leur arrivait de tous côtés.
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Comte de la Fère
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MessageSujet: Re: Réunion   Jeu Sep 07 2006, 01:25

Sans plus se soucier de savoir si une quelconque aide leur viendrait de l'extérieur, le chevalier pâle de colère, et le comte, aussi sombre, firent courageusement face à l'assaut qu'ils subirent de la part de la bande de brigands.

Ils s'étaient mis dos à dos pour protéger leurs arrières, et combattaient farouchement la pluie de coups qui leur tombait de partout à la fois, de tous côtés. Leurs lames expérimentées semblaient chanter tandis qu'ils paraient avec dextérité les coups de pointes et de taille dirigés contre eux, ripostant avec finesse et force.

Déjà six hommes d'entres leurs ennemis étaient à terre.

De la Toque, voyant cela, resserra davantage son emprise sur le jeune Charlot et voulut sortir de la mêlée. L'enfant poussa un cri étouffé sous la cape dont l'avait drapé le brigand. Ce cri suffit pourtant à alerter Athos, qui malgré la faiblesse qu'avait causé la blessure, bondit à la poursuite de de la Toque.

Ils n'allèrent pas loin. Themis ne connaissait que fort peu Paris, et il se retrouva au bout de quelques instants dans une impasse, dont il ne pouvait pas sortir. Il jetait des regards de plus en plus nerveux tout autour de lui, cherchant où battre en retraite, mais le comte lui coupait toute sortie. Il s'avança de son pas tranquille, son regard noble et colérique fixé sur le visage méprisable de de la Toque.

Ce dernier eut un rire mi nerveux, mi insensé, et il posa le tranchant de la lame de sa rapière sur la gorge de Charlot.


- Si vous faites encore un pas, comte, vous pouvez dire adieu au gosse!

Athos secoua lentement la tête.

- Vous n'êtes qu'un misérable lâche...

Ces paroles eurent l'heur de rendre le brigand furieux. Il en oublia même l'enfant, qu'il laissa tomber de sa poigne pour se précipiter avec la force de la bête acculée sur Athos, rapière brandie, l'oeil flamboyant de colère et de folie.

Le comte l'attendit de pied ferme, et les fers se trouvèrent rapidement engagés presque jusqu'à la garde. Rompant d'un pas, Athos soutint fermement l'assaut violent et répété de de la Toque, lequel s'escrimait de toutes ses forces et avec furie. Athos ne fit que parer avec agilité chacune des attaques dirigées contre lui, pendant un long moment. Et puis soudainement, il changea de ligne, et se fendit longuement. Le fer de sa rapière glissa tel un serpent sur celle de son adversaire, avant de s'enfoncer profondément dans la poitrine de Themis, lequel eut un hoquet de surprise et de douleur.


- Oui, vous n'êtes qu'un lâche, Monsieur de la Toque, et vous périrez ainsi qu'un lâche...

L'autre tomba comme une masse, sans ajouter le moindre mot. Il était mort avant de toucher le sol.

Athos essuya le fer de sa rapière sur le pourpoint de Themis, avant de ramasser doucement Charlot, le délivrant du tissu et des liens qui l'emprisonnaient.


Derrière lui, des éclats de voix dans la nuit. Sans songer à se reposer un seul instant, Athos prit l'enfant encore tout tremblant dans ses bras et retourna vers le lieu où il avait laissé son ami se battre contre les hommes restants pour suivre de la Toque.

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MessageSujet: Re: Réunion   Ven Sep 08 2006, 16:59

Dix, vingt puis cent sifflets se mirent alors à retentir dans tous Paris, avec pour seul note discordante, le hullulement du hiboux, ou plutôt du corbeau, le corbeau italien qui orientait ses compagnons, et ses lieutenants avec ses bruits...

Bientôt, La Fére et d'Herblay, ainsi que leurs adversaires d'un jour, se retrouvérent cernés par une centaine de cognes, qui menaçant les mirent en joue, les deux bataillons de 50 hommes étaient commandés par deux colosses blonds, à la figure rebarbative et sévère, portant plastron et jambiéres, chacun tenant un mousquet et une hache. Ils avaient fait couvrir toutes les issues possibles, même une sourie n'aurait pas pu se glisser entre les mailles.

Lorenzo connaissait son métier, il avait étudié avec soin le plan des égouts, mais la fougue du Comte de la Fére avait mis à bas une partie de ses plans.

Surgissant brusquement de nul part, le corbeau italien déchargea un de ses pistolets contre la voûte pour calmer les esprits, fit quelques pas délicats au milieu des protagonistes, les observant de son regard torve et moqueur. Soupirant, il déclara alors avec son accent italien le plus marqué:


" Foutre Dieu ! Imbécile ! Vous avez tout fait raté bande de ladrons ! Je voulais oune opérazion sans heurt ni effusion de sang, et yé une masse de cadavre sur les bras ! C'est vous peut être qui allez remplir toute la paperasserie que cela implique ! Ma non, vous n'êtes que des moustiquaires, sabre au clair, cheveux aux vents ! Aucune sens des responsabilités ! Des capitan de Carnaval ! Vous m'auriez laissé faire, nous aurions récuperé l'enfant sans effusion de sang..."

Son invenctive avait été déclamé avec moult gestes, à la fois d'agacement, d'abattement, de dramarturgie, bref un vrai comédien débitant sa réplique dans une scéne qu'il avait écrit lui-même.
Marquant une pause pour capter son auditoire, il ajouta, cette fois avec sérieux et gravité, sans accent ette fois:

" Où est l'épée ? Personne ne sortira d'ici, tant que je ne l'aurais pas en main propre, au premier geste hostile, je laisse les Von Gortz vous abattre comme les cabots que vous êtes..."


En montrant du doigt les deux géants blonds, et en foudroyant la Fére d'un regard noir.
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Comte de la Fère
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MessageSujet: Re: Réunion   Sam Sep 09 2006, 18:49

La soudaine intervention de cette véritable foule de contribuables eut pour effet de cesser sur le champ la bataille. Les hommes de de la Toque, enfin, ceux qui étaient encore debout, hébétés doublement de cette apparition et de la disparition de leur chef, rendirent leurs épées et furent sur le champ emportés. Athos avança de son pas tranquille vers Lorenzo, s'appuyant sur le bras du chevalier. La blessure faite traîtreusement par Themis quelques temps plus tôt se faisait plus cruellement sentir, ainsi que les effets de la perte de sang sur son visage pâli.

" Foutre Dieu! Imbécile! Vous avez tout fait raté bande de ladrons ! Je voulais oune opérazion sans heurt ni effusion de sang, et yé une masse de cadavre sur les bras! C'est vous peut être qui allez remplir toute la paperasserie que cela implique ! Ma non, vous n'êtes que des moustiquaires, sabre au clair, cheveux aux vents! Aucune sens des responsabilités! Des capitan de Carnaval ! Vous m'auriez laissé faire, nous aurions récuperé l'enfant sans effusion de sang... Où est l'épée? Personne ne sortira d'ici, tant que je ne l'aurais pas en main propre, au premier geste hostile, je laisse les Von Gortz vous abattre comme les cabots que vous êtes..."

Athos regarda l'italien lancer sa longue diatribe sans que le calme ne quitte sa physionomie. Le chevalier, par contre, aux premiers mots prononçés, s'était légèrement avancé, l'air sombre, sa main sur la garde de son épée, et son regard fixé sur Lorenzo.

Le comte, voyant cela, s'avança d'un pas en s'interposant entre les deux hommes.


- Si réellement nous étions tels que vous nous décrivez, Monsieur, et si réellement nous étions toujours mousquetaires, vous ne seriez plus en vie, à l'heure qu'il est, pour nous avoir insulté de la sorte. Nous avons chapardé vos plans, dites-vous, et nous avons mis à mal vos efforts? Pourtant, vous ne vous êtes pas manifesté, ce tantôt, lorsque vous nous avez vu entourés de ces hommes, lorsque de la Toque tenait fermement le garçon, une lame sur sa gorge, et lorsqu'il m'a troué la poitrine. Ce que nous avons fait, Monsieur le policier, nous l'avons fait en légitime défense, et nous nous sommes bien gardés d'attaquer les premiers. Mais avouez qu'il eut été stupide de notre part de sottement nous laisser transpercer de part en part par ces hommes pour épargner vos petits plans!

Aramis, qui s'était jusqu'alors tut, dévisageant Lorenzo d'un air coléreux, s'approcha également, se plaçant à côté du comte.

- Laissez, comte, nous n'avons pas à nous justifier auprès de cet homme pour nos actions. Moi, duc d'Almada, en tant qu'ambassadeur de Sa Majesté très Catholique, et Monsieur le comte de la Fère ici présent, c'est à dire un fidèle serviteur de la couronne, un ex mousquetaire de Sa Majesté, nous ne répondrons que devant le roi, hors duquel nous ne reconnaissons aucune autorité.

Il se tut un bref moment, puis continua en plissant les yeux.

- Pour ce qui est de vos sbires, qu'ils osent seulement nous toucher du doigt, et je verrai personnellement à ce que leurs tête et la vôtre roulent sur le sol avant la fin de cette semaine...

Là-dessus, Aramis s'éloigna, et d'un mouvement impérieux de la main, ordonna aux hommes de Lorenzo de s'écarter de devant lui, ce qu'ils firent, peu empressés de voir la menace du duc se concrétiser. Athos, quant à lui, tendit la fameuse épée à Lorenzo, sans ajouter un mot, puis prenant l'enfant par la main, il s'éloigna d'un pas tranquille en direction de la place du marché.

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MessageSujet: Re: Réunion   Dim Sep 10 2006, 10:39

La réaction des deux hommes fit grandement sourire Lorenzo, des vrais petits capitans de bazar ! Il fut à deux doigt de décharger son pistolet dans le chapeau du Duc d'Alamba, puis leur apprendre qui était les nouveaux maitres de la capitale...

Mais il se ravisa, cela aurait été trop facile pour le Corbeau, il fallait plus de tragédie, de coup de thèâtre et d'effets de manche, une mignonne petite cabale se mit à germer dans sa tête....

Les Von Gortz n'avaient guére apprécié l'insolence des deux hommes, ils bouillaient de rage sur place, mais Lorenzo les dissuada de poursuivre, il ordonna par contre qu'on fasse le ménage, il ne devait rester plus aucune de trace de tout ceci demain, ce qui n'allait pas l'empêcher de faire courrir le bruie que deux mousquetaires s'étaient encore battus dans les rues...

Il observa un instant l'épée, et quel fut sa surprise quand il vit une marque qu'il ne connaissait que trop bien sur la garde: un Roi de Pique ! Le sceau du vieux borgne, ce qui voulait que cette épée était l'une des siennes ! Il ne pouvait avoir qu'une explication à tout ca....

S'enfonçant dans le dédale de couloir, après quelques detours,il trouva son frére, affalé contre un mur, dans une attitude d'atente, Lorenzo vociféra en italien en le voyant:


" Vincenzo ! Combien de fois t'ais-je dis de ne pas méler le vieux borgne à nos histoires ?
- Ca rajoute du piment au jeu !
- S'il 'apprend, tu sais ce qu'il va nous faire ?
- Mille plaisirs !
- Imbécile ! "

En lui donnant l'épée, avant de poursuivre son chemin, en secouant la tête devant l'inconscience de son frére....
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Réunion
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