1663 : Face aux Feux du Soleil

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 l'hostel de l'île Saint Louis

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Aurore F
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MessageSujet: l'hostel de l'île Saint Louis   Ven Juil 14 2006, 10:21

Une noble maison à colombage.
Les murs constitués d'une charpente de solives en bois.
À l'intérieur, poutres apparentes, pierres de taille et boiseries.
La salle décoré avec goût par Nicolas Poussin et Philippe de Champaigne, connu pour avoir décoré le Palais du Luxembourg sous les ordres du peintre Nicolas Duchesne.
Le style est plutôt classique, dans les boiseries, les grilles et la décoration en marbre.
On pouvait également y admirer les tableaux de peintres, (Jouvenet, Bon Boullongne, Hallé, Parrocel).
Une cheminée à linteau sculpté d’une frise d’attributs de guerriers, casques, armures, trophées avec en son centre un écusson d’armoiries. Le linteau surmonté de denticules reposant sur des jambages à décor de femmes terminées en gaine à patte de lion.
Admirablement taillé dans une pierre dite "Grès de Florence".
Une vingtaine de tables recouvertes de passementeries.
Des chandelles sur chaque table.
Le "Menuet pour les Trompettes" de Lully était joué par une troupe de musiciens dans le fond de la salle.
De loin, Aurore reconnut la Marquise de Rambouillet dînant en compagnie de Pierre Corneille et du duc de la Rochefoucauld.
Madame de Longueville et le prince de Conti.
Mademoiselle de Scudéry avec le maréchal de Châtillon.
Et bien d'autre qu'elle ne connaissait pas, ou de vue.
Ils se saluèrent d'un petit signe de tête.
Les conversations étaient raffinées.
Des majordomes, des laquais, glissaient entre les tables, portant faisan rôti,
plat avec lièvres, chevreuil, caillette, canard.
Un Majordhomme s'approcha d'eux, leur proposa une table près de la cheminée ou le feu crépitait, non loin de l'orchestre.
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David de Verchères
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MessageSujet: Re: l'hostel de l'île Saint Louis   Ven Juil 14 2006, 12:05

David se sentait un peu de trop parmi toute cette troupe de gens. Après tout, il n'était qu'un simple mousquetaire et voila qu'il y avait des marquises, des maréchaux et ainsi que d'autres personnes bien placées et bien gradées. Il ne fallait pas s'en faire, un peu de changement à sa vie de mousquetaire lui ferait du bien.

Il écoutait l'orchestre qui jouait alors que l'homme allait leur trouver une place. Il en profita pour regarder le décor, presqu'avec admiration divine. Cela faisait bien changement de tout ce qu'il avait vu depuis son enfance, tout sauf bien sûr fontainebleau. Quand le majordhomme finit par leur trouver une place, David alla tirer la chaise d'Aurore pour qu'elle puisse s'assoir. En tirant la chaise, David lui fit un grand sourire et il lui désigna la chaise pour qu'elle s'assoit.

Une fois l'opération terminé, David contourna la table pour aller se mettre à la place en face de la jeune femme. Quand il fut assis, la première chose qu'il remarqua fut la quantité d'ustensile qu'il y avait sur la table. C'est avec un petit sourire en quoi qu'il s'exclama:

- J'espère que vous pourrez me guider, car je ne saurais quelle fourchette prendre pour manger mon repas

Tout en fixant Aurore, le coin de ses yeux parcouraient la salle. Une vieille habitude de soldat. Il parcourait la salle à la recherche de danger, de potentiels alliés, de sortie de secours. Lorsqu'il s'aperçut qu'il avait déja analysé la moitié de la salle en quelques secondes, il se mit à se dire de se calmer, il ne devrait pas y avoir de brigand ici ce soir, qu'il devrait plutot profiter de la détente avec Aurore que d'être constamment sur ses gardes.

Alors, il se contenta de repérer les sorties et les entrées de l'hostel, pouvant ainsi voir qui entraient et sortaient. Il faisait cela non pas par obsession, mais plutot par sécurité, la sienne, celle d'Aurore mais celle des autres gens innocents dans la salle. Mousquetaire un jour, mousquetaire toujours.

Le serveut vint leur servir un verre d'eau. David accepta volontier un verre d'eau. Il leur remit également les cartes de menus (J'espère qu'il y en avait dans le temps Wink). Le serveur leur dit qu'il reviendrait. Mais, au lieu d'ouvrir son menu, David regardait toujours Aurore et il lui demanda:

- Gente dame, je dois dire que je ne connais absolument rien de vous. Je sais que vous êtes jolie, mais il fallait pas se poser la question bien longtemps pour le découvrir. Par contre, je ne sais rien de votre passé ou bien sur votre personnalité. Je dois dire que cela me fascinerait de vous découvrir, à petite dose comme vous l'avez si bien exprimez aux quartiers des mousquetaires.

David prit une autre gorgée d'eau et il reposa son verre sur la table:

- Alors, puisque j'ai le droit à une petite dose de vous ce soir, de quelle partie de votre vie ai-je le droit de connaitre ce soir. Mais ne vous inquiétez pas, vous aurez également droit à une partie de moi également.

David fit un sourire en attendant une réponse de la jeune femme.
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Aurore F
Invité



MessageSujet: Re: l'hostel de l'île Saint Louis   Ven Juil 14 2006, 14:48

Aurore était émerveillée, mais ce n’était pas par le décor, elle l’avait déjà vu une première fois, mais plutôt de voir David de Verchères avancer à petits pas, les yeux écarquillés comme un enfant devant un sapin de noël, et elle exagérait à peine. Du coup se dessinait sur le visage d’Aurore, un sourire attendri.
Galant, David tira la chaise pour qu’elle s’assoie. Il lui adressa un grand sourire, comme pour la remercier de l’avoir amené là. Puis il prit place en face d’elle.
Elle vit son regard troublé en découvrant les verres et les couverts en nombre.

-J'espère que vous pourrez me guider, car je ne saurais quelle fourchette prendre pour manger mon repas.

Elle lui adressa un sourire complice, et, pour le rassurer, feint d’avoir entendu une plaisanterie, pencha la tête pour lui répondre à messe basse.

-Ne vous moquez pas David, comme si vous ne saviez pas que l’on va toujours du plus éloigné au plus proche de l’assiette.
Quand aux verres, il n’y a qu’à souscrire au sommelier, lui sait quel verre il faut remplir. C’est gentil de vous préoccuper de cela, mais par ma condition de femme, ce genre de chose m’a très tôt été enseigné.


Elle savait qu’il avait dit vrai, ignorant de ce genre de coutumes mondaines et de savoir-vivre qu’on trouvait dans certains milieux bourgeois, mais elle espérait ainsi le rassurer afin qu’il ne se sente pas trop sot.
Mon Dieu comme elle le trouvait amusant et en même temps attendrissant. Le voyant parcourir la salle, d’un œil expert.

-David, ici nous ne sommes pas à L'auberge de la corne d'abondance, ici vous ne trouverez ni soudards ni ivrognes et encore moins de malandrins. Ils ne franchissent même pas la première marche de cet hostel.

Elle lui avait dit cela sur un ton qui se voulait apaisant, aussi avait-elle pris sa main et l’avait-elle attiré vers elle, sur la table.

-Mais je pense qu’il serait de bon ton que ce soit votre main qui soit sur la mienne et non l’inverse.

Elle eut un petit sourire amusé en disant cela.
Le serveur leur apporta le menu et leur servit deux verres d’eau, comme il était coutumes afin que les clients puissent préparer leur palais aux frivolités culinaires à venir.
Sans attendre, Aurore commanda.

-Apportez-nous un Château-Grillet et un Saint-Joseph rouge !

Le sommelier, proche de leur table, et ayant entendu, se pencha vers Aurore.

‘’Château-Grillet, considéré comme le meilleur vin blanc du monde, cité régulièrement dans les chroniques des voyageurs et Saint-Joseph rouge dont la renommée de ce vin remonte au siècle dernier, toujours été apprécié par les plus grands rois de France. C’est depuis peu que les Jésuites de Tournon lui ont donné le nom de Saint-Joseph. Madame est une fine connaisseuse on dirait, je pense que vous n’aurez aucunement besoin de mes services ce soir. Bonne soirée à vous messieurs dames.’’

puis il s’éloigna.

- Gente dame, je dois dire que je ne connais absolument rien de vous. Je sais que vous êtes jolie, mais il ne fallait pas se poser la question bien longtemps pour le découvrir. Par contre, je ne sais rien de votre passé ou bien sur votre personnalité. Je dois dire que cela me fascinerait de vous découvrir, à petite dose comme vous l'avez si bien exprimé aux quartiers des mousquetaires. Alors, puisque j'ai le droit à une petite dose de vous ce soir, de quelle partie de votre vie ai-je le droit de connaître ce soir. Mais ne vous inquiétez pas, vous aurez également droit à une partie de moi également.

Aurore sembla réfléchir, il y aurait tant eu à dire. Heureusement, le sommelier revint pour faire goûter le Saint-Joseph à David.
Elle put attendre un instant que celui-ci eu agréé, et le sommelier posé le Château-Grillet dans un sceau à glace (de l’époque) près de leur table, et s’en fut retourné.

-Il y aurait tant à dire David.
Fille adoptive de Salvatore Fabris, maître d'armes italien, qui s'est tuée accidentellement il y aura bientôt 2 ans.
J'ai grandi dans le domaine de Laguiole, Aveyron, propriété de mon père adoptif et dont je suis maintenant la propriétaire. À paris depuis bientôt un an, comme tout le monde, j’essaye d’y faire ma place, entre les affaires à gérer au château et ici. Vous savez le principal.


Puis avec un sourire séducteur, elle ajouta.

-Ha oui, je suis célibataire et libre.
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Jean de
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MessageSujet: Re: l'hostel de l'île Saint Louis   Ven Juil 14 2006, 17:39

Jean de La Bruyère, Luther Alexandre Calvin et Jacques de Ségur, à l’origine de la plantation du vignoble de Laffitte, pénétrèrent dans la salle de dîner.
La conversation allait bon train, sur les vignobles de monsieur de Ségur, entre autres, quand ce dernier aperçut des connaissances. Il alla saluer deux dames, placées à des tables différentes, puis rejoignit ses amis qui avaient eux-mêmes été placés par le laquais.
La discussion prit la direction de ces deux dames.
La marquise de Rambouillet, femme d'exception qui tint le premier salon parisien célèbre dans son hôtel, avec l'aide de sa fille Julie. Mademoiselle Madeleine de Scudéry, qui tenait son propre salon littéraire et qui donna longtemps le ton de la Préciosité, dont elle était l’une des plus célèbres représentantes.

-Ha oui, déclara Jean, c’est d’eux que parle Molière quand il raille les manières des familiers de ce milieu dans Les Précieuses ridicules

Jacques de Ségur commanda les vins, c’était sa spécialité, donc logique.
Un Château Laffitte, bien sur, puisque ce vin venait de sa propriété, étant fournisseur officiel de ce lieu.
Luther Alexandre commanda un faisan à la cannelle et aux amandes, alors que Jean prit un
Chevreuil au vin et au verjus parfumé à la cannelle et au gingembre. Jacques de Ségur l’imita.
Jean, apercevant Aurore Fabris de Laguiole installé à la table voisine de la leur, accompagné d’un mousquetaire, la salua d’un signe de tête et la congratula d’un large sourire.
Aurore de Laguyole était une amie précieuse, même si le temps d’une traversée de l’Atlantique, les choses avaient dérapé.
Aujourd’hui, ils se considéraient comme frère et sœur, rien de plus.
Il salua par la même occasion le mousquetaire d'un sourire aimable.
Il espérait qu’elle avait trouvé quelqu’un de sérieux, un gentilhomme, elle le méritait.
Puis Jean revint à la conversation qui tournait maintenant autour de Casachris Cabellion, ce qui l’intéressait, car il aurait aimé s’entretenir avec cet homme.
Enfin, ils s’entretinrent sur une nouvelle religion, que Luther Alexandre avait découverte lors d’un de ses récents voyages en Perse, l’islam.
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David de Verchères
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MessageSujet: Re: l'hostel de l'île Saint Louis   Ven Juil 14 2006, 18:45

David regardait Aurore discutait avec le serveur à propos du vin. Ses yeux étaient presque vide car il ne comprenait rien. Par contre, il se concentra pour essayé de comprendre ce qu'il disait. Cela devait être très interessant d'en savoir autant sur l'histoire. Pendant tout ce temps, il avait la main déposée sur celle d'Aurore, la caressant lentement.

Il la vit prendre une gorgée de vint. David, qui ne buvait pas à l'ordinaire, se risqua à prendre une gorgée pour essayé de comparer avec ce qu'il avait déja gouté. Dommage, il n'était pas un vin connaisseur, ce qui fait que David ne remarqua pas beaucoup de différence avec un autre vin.

Mais cela n'était que des détails avec ce qui allait poursuivre. Il écoutait en silence ce qu'Aurore disait. Il saisit chaque détail, chaque mot qu'elle disait. Il n'y avait pas à dire, David était loin loin d'avoir eu tout ce qu'Aurore avait. Mais qu'importe, ce n'était pas les avoirs d'un homme ou d'une femme qui faisait qu'elles étaient de bonnes personnes, il s'agissait en fait de la personnalité.

Il prit une gorgée d'eau alors qu'elle termina son récit en disant qu'elle était célibataire et libre. David failli s'étouffer avec sa gorgée, devenant pourpre. Il se donna deux bons coups de poing sur le torse pour faire passer cette gorgée et il continua à rire:

- Cela Aurore, j'espèrais vraiment que c'était le cas. Merci de me rassurer.

Il cala aussitot une seconde gorgée pour faire passer la premiere qui avait mal passé. Il déposa son verre sur la table lentement et il lui dit:

- Je crois que c'est maintenant à mon tour de me jeter à l'eau, quoi que j'ai un passé moins... noble que le votre. Je suis né d'une famille bien ordinaire je dois dire, ce qui n'empechait pas nos parents de nous aimer et de bien nous éduquer. Alors, à 16 ans, je m'engage dans l'armée, sortant ainsi d'une vie de paysan non pas que je détestais, mais que je voulais changer.

Il se pencha un peu plus vers l'avant pour saisir les deux mains de la jeune femme et il continua:

- Pas grand chose à dire à part que j'ai fait différents fronts, tous aussi suicidaires les uns que les autres. Un évènements importants est cette embuscade dans la forêt alors que nous étions en Espagne.

Il sourit et il continua:

- Je dois dire que je n'ai pas vraiment eu connaissance de cette embuscade. Dès le premier coup de feu, je me retrouvai au sol, laissé pour mort par les ennemis. Une balle me traversa le poumon gauche, juste sous le coeur. Par contre, mes amis gagnèrent ce combat et me ramenèrent au camp où j'ai été soigné et sauvé.

Il pencha la tête pour se remémorer ces moments difficile, attendant sur un lit ne sachant si on allait survivre, souffrant de douleur, ayant si soif. Il perdit quelque seconde son sourire pour bien assimilé toutes ses pensées. Il ne souhaitait ce mal à personne. David cligna deux fois des yeux et releva la tête et reprit son sourire en disant à Aurore:

- Et puis j'arriva, il y a 6 mois, dans l'ordre des mousquetaires. Voila, c'est l'histoire de David de Verchères, bien résumé comme vous avez fait la votre. Ah oui, comme vous, je suis célibataire et libre. Des questions?

David rit un bref instant avant de se réinstaller droit dans son siège. Il remarqua qu'un homme à coté lui sourit en lui faisant un signe de la tête. David lui rendit son salut de la tête en inclina la sienne également. Il remarqua qu'il fit un sourire également à Aurore... probablement un ami ou une connaissance, pas de danger à l'horizon.
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Aurore F
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MessageSujet: Re: l'hostel de l'île Saint Louis   Ven Juil 14 2006, 22:30

David caressait sa main en l’écoutant attentivement, rien ne le distrayait de ce qu’Aurore lui racontait.
De toute évidence, il n’était pas un amateur de vin ? Mais cela ne dérangea pas Aurore, ce n’était déjà pas un buveur.
Il faillit s’étouffer quand elle lui avait déclaré être célibataire et libre. Elle émit un petit rire.

-Hé, restez avec moi David, je pourrai encore avoir besoin de vous.

Il se donna deux bons coups de poing sur le torse et ça alla mieux.

- Cela Aurore, j'espérais vraiment que c'était le cas. Merci de me rassurer.

Elle était enchantée de savoir qu’il était rassuré, et sa réponse la rassura elle-même.

- Je crois que c'est maintenant à mon tour de me jeter à l'eau, quoique j’aie un passé moins... noble que le vôtre.

Pendant qu’il lui saisissait les deux mains délicatement, elle lui répondit :

-Vous savez, je n’ai pas un passé si noble, je ne porte d’ailleurs aucun titre, mais la noblesse est plutôt dans le cœur et les sentiments que dans un titre. Si vous saviez combien de nobles n’en ont que le titre et combien j’ai connu de gueux qui étaient d’une grande noblesse…Mais je vous écoute maintenant.

Il lui raconta alors son passé de soldat, l’embuscade dans la forêt, sa blessure. Il pencha la tête, semblant souffrir en se remémorant ce souvenir. Aurore en eut mal pour lui. Puis il releva la tête et retrouva son sourire.

- Et puis j’arrivai, il y a 6 mois, dans l'ordre des mousquetaires. Voilà, c'est l'histoire de David de Verchères, bien résumé comme vous avez fait la vôtre. Ah oui, comme vous, je suis célibataire et libre. Des questions ?

-Ravie que vous soyez aussi libre. Pas de question dans l’immédiat, mais …

Elle s’interrompit, déplaça un peu le chandelier la gauche de la table. Se leva légèrement, et, en un éclair, donna un rapide baiser à David, puis reprit sa place aussitôt. Elle n’avait pu se retenir. Bien sur ça ne se faisait pas, pas en ce lieu, et pas par une dame digne de ce nom, mais elle se foutait dans l’instant présent des convenances. Elle rougit tout de même et, les yeux légèrement baissés, elle se mit à parler.

-Vous savez David, aujourd’hui tout cela est derrière vous et je ne veux pas vous voir triste. Nous sommes là ce soir, ensemble, et plus rien ne compte. J’aimerai tant vous faire oublier vos anciennes blessures, mais vous devez me donner du temps.

Jean de La Bruyère venait d’être placé à la table voisine ainsi que deux de ses amis. Ils se saluèrent d’un petit signe de tête, ils s’adressèrent un sourire complice, mais amical.
Se tournant vers David, elle lui chuchota :

-Jean de La Bruyère, un ami, un frère avec qui j’ai fait la traversé vers Londres, dont je reviens. Je ne connais pas les deux autres.
Mais c’est vrai, je ne vous l’avais pas encore dit, mais je suis revenu d’un voyage en Angleterre il y a 2 jours. Il y a tant de chose à se raconter.



Ils furent interrompus par le majordome leur apportant les plats commandés auparavant.
Leurs mains durent se séparer pendant que la table se remplissait des plats.
Elle ne le quitta pas des yeux pendant ce temps. Puis sitôt le majordome partit, leurs mains se rejoignirent. Elle avait envie d’entendre encore sa voix, mais elle commençait aussi à avoir faim. Elle leva sa coupe remplie de vin rouge, trempa délicatement ses lèvres dedans et but une gorgée, attendant qu’il reprenne la parole
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David de Verchères
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MessageSujet: Re: l'hostel de l'île Saint Louis   Lun Juil 17 2006, 12:12

-Vous savez David, aujourd’hui tout cela est derrière vous et je ne veux pas vous voir triste. Nous sommes là ce soir, ensemble, et plus rien ne compte. J’aimerai tant vous faire oublier vos anciennes blessures, mais vous devez me donner du temps.

David savait déjà la réponse, mais elle tardait à venir, trop ébloui par le baiser qu'il venait de recevoir. Ses lèvres étaient si douces et si chaudes. Il aurait voulut recommencer ou continuer. Peut-etre plus tard, dans un endroit plus tranquille. Mais qu'importe, tel n'était pas le but premier à ce moment précis de la rencontre avec Aurore.

Quand il retrouva l'usage de sa parole, il lui répondit:

- Ce n'est pas tant les anciences blessures qui sont douloureuses, Aurore, mais bien l'erreur d'inatention dont j'ai fait part à ce moment précis, une erreur qui a bien failli me couter la vie à ce moment là.

David prit une gorgée de vin avant d'ajouter:

- Par contre, je suis bien content de ne pas avoir... succombé sur le champ à ce moment. Imaginez, je ne vous aurais pas rencontré. Je sais que c'est typique et vieux jeu de dire cela, mais moi je le pense vraiment à ce moment bien précis. J'aurais passé à coté de ma chance de ma vie pour rencontrer la bonne personne que vous êtes, ne pas avoir eu la chance de vous parler, ne pas avoir eu la chance de savourer ce petit baiser furtif mais à la fois si long auquel je viens de gouter. Nous ne sommes pas conscient de ce que nous pouvons passer à coté, du moins pas avant de l'avoir véritablement savouré.

Il espèrait avoir choisi les bons mots pour exprimer ce qu'il ressentait. Mais c'étai vrai que les soldats, qui mouraient si jeune, ne profitait de la vie comme il se devait.

Aurore lui parla de l'homme qui venait de les saluer. Probablement un bon ami d'Aurore, comme elle venait de la dire. Elle ajouta qu'elle revenait justement d'Angleterre. David s'enquit:

- J'espère que vous avez fait bon voyage et que vous avez eu le plaisir de visiter un peu l'Angleterre. Je n'ai pas eu la chance de quitter la France autre que pour faire la guerre. Un jour, j'espère bien que vous m'amenerez quelque part pour visiter. Il semblerait que les chateaux et les palais en Angleterre valent la peine de se déplacer et de traverser la manche. Mais je dois vous dire quelque chose de grave avant que nous allions plus loin

David regarda à gauche et à droite, il se pencha et il murmura à Aurore:

- Bien que je semble droit et n'avoir peur de rien, sachez que j'ai une peur bleue pour l'eau et des embarcations. J'ai toujours cette frayeur de ne pas pouvoir atteindre le rivage avant de crouler sous l'épuisement et ne pas y survivre.

Le majordhomme arriva et David dû lacher les mains d'Aurore, à son plus grand mécontentement. Il regarda les plats qui arriva. Bien qu'ils étaient tous aussi bien préparés et avaient l'air savoureux, pour le moment David préférait ce qu'il savourait du regard, assit sur l'autre chaise en face de lui.

Quand David reprit la main d'Aurore, après que le majordhomme soit passé, David serra un peu plus fort, mais délicatement à la fois les doigts d'Aurore. Il leva sa main et il l'attira vers sa bouche pour y poser un léger baiser. Il redéposa la main de la femme sur la table.
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Aurore F
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MessageSujet: Re: l'hostel de l'île Saint Louis   Lun Juil 17 2006, 14:44

- Ce n'est pas tant les anciennes blessures qui sont douloureuses, Aurore, mais bien l'erreur d'inattention dont j'ai fait part à ce moment précis, une erreur qui a bien failli me coûter la vie à ce moment-là.

-Mais vous êtes là, et bien vivant, je suis persuadé que cela vous aura servi d’expérience.

Aurore n’avait pas voulu dire de leçon, car elle comprenait combien David était passé non loin de la mort.

- Par contre, je suis bien content de ne pas avoir... succombé sur le champ à ce moment. Imaginez, je ne vous aurais pas rencontré. Je sais que c'est typique et vieux jeu de dire cela, mais moi je le pense vraiment à ce moment bien précis. J'aurais passé à côté de ma chance de ma vie pour rencontrer la bonne personne que vous êtes, ne pas avoir eu la chance de vous parler, ne pas avoir eu la chance de savourer ce petit baiser furtif, mais à la fois si long auquel je viens de goûter. Nous ne sommes pas conscients de ce que nous pouvons passer à coté, du moins pas avant de l'avoir véritablement savouré.

-Si c’est vieux jeu, alors rassurez-vous, je suis bien heureuse que vous soyez là aussi. Je ne vous aurais pas rencontré non plus et partager ce doux moment à vos côtés, qui est peut-être, qui sait, le prémice d’une belle histoire qui commence.

- J'espère que vous avez fait bon voyage et que vous avez eu le plaisir de visiter un peu l'Angleterre. Je n'ai pas eu la chance de quitter la France autre que pour faire la guerre. Un jour, j'espère bien que vous m'amènerez quelque part pour visiter. Il semblerait que les châteaux et les palais en Angleterre valent la peine de se déplacer et de traverser la manche. Mais je dois vous dire quelque chose de grave avant que nous allions plus loin.

-Le voyage oui. J’y ai des amies à la cour, donc je suis assez aise là-bas, sinon je ne connais pas vraiment l’Angleterre, hormis donc par mon amie. Mais pour moi, je n'ai encore trouvé de pays comparable à la France. Vous emmener quelque part ? Peut-être est-il trop tôt pour vous dire que je vous emmènerais bien partout où j’irai ! Bien que vous ayez vos obligations de mousquetaire et moi à gérer les affaires de mes terres, mais que m’importe certaines convenances, j’aimerais beaucoup oui David ; mais dites-moi de quoi il s’agit.

- Bien que je semble droit et n'avoir peur de rien, sachez que j'ai une peur bleue pour l'eau et des embarcations. J'ai toujours cette frayeur de ne pas pouvoir atteindre le rivage avant de crouler sous l'épuisement et ne pas y survivre.

-Mon Dieu que faire ? C’est terrible ce que vous m’apprenez là !

Aurore sembla être fort contrariée de cela, plissa le front comme dans une profonde réflexion.

-Je n’aurai qu’à vous tenir par la main et vous, vous accrocher à moi !

Elle avait répondu en affichant soudain un grand sourire. Puis, elle éclata de rire.

-Je plaisantais David, mais en effet, de quoi auriez-vous peur à mes côtés ? Au besoin, je vous apprendrais à nager, c’est enfantin, ce sont les peurs qui vous freinent, où plutôt votre imagination de ce qui pourrait arriver. Croyez bien que j’ai fait 5 fois la traverser et je n’ai jamais vu personne se noyer, ni même se mouiller, ou alors quand il pleuvait sur le pont.

Le majordome apporta les plats, et ils commencèrent à manger en continuant de discuter, sur l’un, sur l’autre.
Aurore lui raconta son histoire en détail (H.J/ comme ça, ça simplifie, tu connais toute ma fiche maintenant :lol ).
Puis le repas fini, demanda à David de s’absenter pour revoir sa toilette. En réalité elle passa voir le directeur de l’hostel de l'île Saint Louis, un ami, et lui demanda de ne comptabiliser que la moitié du repas, qu’elle enverrait sa dame de compagnie régler le reste. Tout au moins, sur la note, de diviser tous les prix par la moitié. Bien sur, elle savait pouvoir conter sur sa discrétion. Armand, le directeur était un gentilhomme. Puis Aurore rejoignit David.

-Que faisons-nous maintenant, mon cher David ?

(H.J/ je risque de t'y enmener plus tôt que tu crois en Angleterre big grin tout va dépendre du roi mais whistle chuttt)
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David de Verchères
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MessageSujet: Re: l'hostel de l'île Saint Louis   Lun Juil 17 2006, 16:55

David a aimé la discussion avec Aurore. Il avait bien écouté et tout analysé ce qu'elle avait dit. Il n'avait qu'une seule conclusion: Aurore était une femme sincère, sincère par sa parole, par son regard et sa façon d'agir.

Quand elle alla aux toilettes, David en profita pour tater sa bourse. Il savait qu'il en avait assez, mais il se dit qu'il ne pourrait se permettre de revenir ici à chaque semaine. Il prit de longues gorgées d'eau pour faire passer l'alcool, en attendant qu'Aurore revienne. Il n'aimait par particulièrement boire car il trouvait que cela affectait ses reflexes. Mais bon, une fois de temps en temps, ce n'était pas coutume.

Devant la salle comblé, il s'exerça à nouveau à tout analyser, les gens, de quoi ils parlaient, s'il y avait des dangers... quelques choses. Après quelques secondes, il fut décu de constater que rien n'était dangereux ici, si ce n'était que le couteau à beurre.

Il se leva quand Aurore revenait pour s'assoir une fois qu'elle s'était assise. C'est alors qu'elle arriva avec sa question critique. David fit un sourire et il lui dit:

- Pour commencer, je suggère que je paie la note. Car je ne voudrais pas que vous ayez des problèmes quand nous reviendrons ici et que nous soyons obligés de devenir des fugitifs pour le restant de nos jours.

Il en profita pour vider son verre d'eau avant d'ajouter:

- Ensuite, bien... étant donné qu'il fait noir, je crois que les activités sont plutot... limitées, qu'en pensez-vous? ET d'ailleurs, qu'est-ce qu'une belle femme comme vous pouvez proposer pour continuer une soirée qui est si bien commencée? Une promenade à ce froid et à la noirceur?
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Aurore F
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MessageSujet: Re: l'hostel de l'île Saint Louis   Lun Juil 17 2006, 17:39

(H.J/ Oui je crois que toutes les boîtes sont fermées à cette heure big grin )

- Pour commencer, je suggère que je paie la note. Car je ne voudrais pas que vous ayez des problèmes quand nous reviendrons ici et que nous soyons obligés de devenir des fugitifs pour le restant de nos jours.


Aurore acquiesça. Termina son verre de vin.

-Devenir des fugitifs ? Ce serait romantique, mais si on pouvais se passer d’avoir les mousquetaires sur le dos pour le restant de nos jours…. Je crois bien qu’un seul me suffirait.

Elle baissa les yeux et rougit, ce qui lui arrivait bien rarement, mais cette réponse était sortie naturellement, aussi ne put-elle s’empêcher d’avoir un petit sourire amusé par ce qu’elle venait de dire.

- Ensuite, bien... étant donné qu'il fait noir, je crois que les activités sont plutôt... limitées, qu'en pensez-vous? ET d'ailleurs, qu'est-ce qu'une belle femme comme vous pouvez proposer pour continuer une soirée qui est si bien commencée ? Une promenade à ce froid et à la noirceur ?


-La nuit est romantique, pleine d’étoiles, la pleine lune éclaire les rues. Je me suis laissé dire que la marquise de Rambouillet tenait salon* ce soir et que mademoiselle Paulet y chantera, mais vous pouvez aussi me raccompagner, il y a, quoi qu’il en soit, je le sais, toujours des carrosses à cinq sols à l’entrée, mais je ne suis pas sur de tenir vraiment me rendre à cette soirée, Sachez en tout cas, quoi que vous proposiez, que j’ai passé une soirée merveilleuse en votre compagnie David, en espérant qu’il y en aura encore beaucoup d’autre et que ce n’est que la première d’une longue série.

Le majordome amena la note, Aurore attendait la proposition de David. Après tout elle avait proposé l'hostel de l'île Saint Louis, à lui de prendre des décisions un peu.

* http://17emesiecle.free.fr/Salons.html
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David de Verchères
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MessageSujet: Re: l'hostel de l'île Saint Louis   Lun Juil 17 2006, 19:52

Quand Aurore rougit de sa blague... qui n'en était pas une, David chercha rapidement un moyen de changer cela pour moins la gênée. Elle avait déja fait cela pour lui, alors il pouvait bien se tourner lui-même au ridicule pour la faire rire. Il finit par trouver et lui dire:

- Vous savez Aurore, moi je me verrais mal dans les bras de mousquetaires, et même un seul soit dit en passant.

David lui fit un petit clin d'oeil rapide, espèrant lui faire comprendre qu'ils n'avaient pas besoin de continuer cette petite conversation. Aurore semblait avoir très bien compris car elle changeait de sujet et elle lui indiquait ce qu'ils pourraient faire pour le soirée. Aurore lui parla de la petite soirée à l'hotel de Rambouillet. Est-ce que David voulait y aller, il ne le savait même pas lui-même. Est-ce que David voulait passer davantage de temps avec Aurore, la positivité de cette réponse était facile à savoir. Il s'apprêta à répondre quand le majordhomme arriva avec la note.

David avala sa salive et il tourna pour voir le prix de leur souper. Tout d'Abord, il leva un sourcil, et puis après il avait presque les deux yeux grands ouverts devant la surprise. Il leva le regard vers Aurore et il lui dit:

- Il doit avoir une erreur, c'est impossible. C'est bien trop bas pour un établissement de la sorte.

Mais le majordhomme fit signe de non de la tête. En sortant sa bourse, il regarda Aurore en disant:

- Dans ce cas, nous allons devoir revenir ici plus souvent. Une bonne table, une belle ambiance... quoi de mieux pour une belle soirée

Il paya la note au majordhomme qui partit en s'inclina. Il était un peu encore sous le coup de la surprise quand il regarda Aurore et qu'il lui dit:

- Bien, à vrai dire, avec tout le vin que vous avez bu devant ma petite contribution, je crois que je ferais mieux d'aller vous raccompagner à votre chez vous. La nuit est jeune, pourquoi ne pas y aller en marchant? Je serai la pour vous supporter, vous protéger et au besoin... vous réchauffer

Il avait finit sa phrase pratiquement par un murmure, espèrant presque de ne pas se faire entendre ou oui, il ne le savait meme pas lui-même
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Aurore F
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MessageSujet: Re: l'hostel de l'île Saint Louis   Lun Juil 17 2006, 21:43

- Vous savez Aurore, moi je me verrais mal dans les bras de mousquetaires, et même un seul soit dit en passant.

Aurore rit de bon cœur.

-Oui moi aussi, je vous verrais bien mal dans les bras d’un mousquetaire. Quoi que j’en aie vu d’autre, mais vous, vous imaginant dans les bras d’un Bénigne Dauvergne de Saint-Mars ou d'un Dartagnan, impossible.

Elle éclata de rire à l’image des deux hommes qui n’avaient rien de précieuse.
Puis elle reprit son sérieux. Le message était bien passé à voir le clin d’œil que lui adressa David. Il consulta la note. D'abord, il leva un sourcil, et puis, aussitôt après, ouvrit des grands yeux. Il leva le regard vers Aurore, surprit.

- Il doit avoir une erreur, c'est impossible. C'est bien trop bas pour un établissement de la sorte.

Aurore sourit, regarda vers le majordome qui fit signe que non, l’ai totalement indifférant, comme dans un autre monde.

- Dans ce cas, nous allons devoir revenir ici plus souvent. Une bonne table, une belle ambiance... quoi de mieux pour une belle soirée.


-Pourquoi pas ? Vous savez, certaines personnes ont des privilèges dans certains établissements. Je n’ai jamais bien compris leur système de calcul, mais puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas d’erreur, à quoi bon insister.

Elle sourit intérieurement, pensant que si David avait du payer la totalité, il en aurait eu pour plus que la moitié de son salaire, bien qu'elle n' avait qu'une idée un peu imprécise de la rente d'un mousquetaire débutant.

- Bien, à vrai dire, avec tout le vin que vous avez bu devant ma petite contribution, je crois que je ferais mieux d'aller vous raccompagner à votre chez vous. La nuit est jeune, pourquoi ne pas y aller en marchant ? Je serai là pour vous supporter, vous protéger et au besoin... vous réchauffer.

-J’aime votre maladresse David, mais sachez que je tiens très bien l'alcool. Mon père était italien, second pays du vin, et depuis petite, j’en ai bu, avec de l’eau au début, mais sachez que je peux boire du vin, je parle de bon vin, sans être malade.
Je sais toujours m’arrêter suffisamment tôt pour garder le contrôle de moi-même.
Si je vous racontais que, petite, avec d’autres adolescents nous faisions des concours. J’ai toujours gagné, même sur les garçons. Pari stupide, je l’admets aujourd’hui, mais il faut bien que jeunesse se passe.
Me raccompagner, oui, j’en serai enchanté, en marchant oui, ainsi vous me parlerez encore de vous. Vous serez surtout là pour me tenir compagnie. Mais pour le reste, mon cher David, connaissez-vous ce vers de monsieur de La Fontaine ?
‘’ Rien ne sert de courir ; il faut partir à point’’. Ne brusquer pas les choses. Je serais franche avec vous, vous me plaisez beaucoup et j’ai de grandes ambitions nous concernant, mais une dame digne de ce nom ne saurait se laisser réchauffer, comme vous dites, au premier rendez-vous. N’en soyez point amer, mais flattez-vous plutôt de ne pas avoir à faire à une femme légère.


Aurore était une femme de caractère, mais elle espérait qu’il saurait apprécier plutôt qu’avoir une femme soumise à ses côtés. Tout en espérant que, seule, sa vertu ne l’intéressait pas, ou alors c’est qu’elle se serait trompée sur lui tout au long de cette merveilleuse soirée.
Elle lui avait dit cela avec un sourire prometteur, en lui tenant la main, et avec le regard le plus doux qu’elle pouvait posséder. Un regard plein de promesses, s’il savait être patient.
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David de Verchères
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MessageSujet: Re: l'hostel de l'île Saint Louis   Mar Juil 18 2006, 12:08

David venait de se rendre compte qu'il avait dit deux erreurs dans la même phrase. Il se sentit mal à l'aise, quoi qu'il se dit au fond qu'il l'avait un peu cherché. Il commença:

- Alors, grâce à vos pari de jeune fille, vous pouvez maintenant vous tenir bien droite après avoir bu cette quantité de vin, ce qui est bien. Je ne pense pas qu'il s'Agisse de paris stupides, si vous saviez à quoi les soldats parient dans les camps, vous en tomberez en bas de votre chaise je crois. Mais qu'importe, comme nous avons conclu il y a un instant, ne pas revenir sur le passé. Il sourit et il ajouta, Alors, montrez-moi donc l'exemple que je sache à quoi m'en tenir

David regarda le sourire que la femme lui adressa. Impossible de se tromper, comme il l'avait conclu il y a un instant, il y a tant à espèrer de cette femme, une femme qui se tient droit, avec ses valeurs et ses convictions:

- Je connais un peu les dires de monsieur de la Fontaine. J'en ai apprise étant jeune certe, mais rien de plus.

Il leva le doigt comme pour dire qu'il allait ajouter quelque chose

- Par contre, demain, à la premiere heure, j'irai à la bibliothèque de Fontainebleau pour m'enquérir de ses bon conseils. Il ne s'agit que de fable je sais, mais des fables avec des morales et peut-etre que quelques-unes d'entre elles sauront m'éduquer pour mieux me tenir en face d'une dame qui mérite davantage d'attention que les erreurs que j'ai pu commettre tout le long de la soirée. Vous savez ce que l'on dit, nous apprenons de nos erreurs. Dans ce cas, il y a certaines leçons que je vais tacher de tirer grandement profits.

Il avait dû combattre de longues années sur les champs de bataille, il avait su en tirer un maximum pour savoir quoi faire. Maintenant, il devait vivre une relation avec une femme, étant sa première, il devait faire attention pour ne pas la blesser certe, mais également apprendre de ses erreurs pour s'améliorer et devenir un homme fréquentable.

David se leva de sa chaise et il alla se planter aux cotés d'Aurore, qui était toujours assise. Il tendit la main et il posa son autre main dans son dos en s'inclinant un peu. Il demanda:

- Alors, nous pouvons y aller, Mlle. Fabris de Laguiole? L'hiver nous attend à l'extérieur avec ses dents froides pour nous saisir à la gorge quand nous sortirons. J'ai toujours pensé qu'il faisait plus chaud en Italie, me tromperais-je?
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Aurore F
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MessageSujet: Re: l'hostel de l'île Saint Louis   Mar Juil 18 2006, 14:40

- Alors, grâce à vos paris de jeune fille, vous pouvez maintenant vous tenir bien droite après avoir bu cette quantité de vin, ce qui est bien. Je ne pense pas qu'il s'agisse de paris stupides, si vous saviez à quoi les soldats parient dans les camps, vous en tomberez en bas de votre chaise, je crois. Mais qu'importe, comme nous avons conclu il y a un instant, ne pas revenir sur le passé. Il sourit et il ajouta, alors, montrez-moi donc l'exemple que je sache à quoi m'en tenir

-Vous avez raison David, parlons plutôt du présent. Car la vie commence aujourd’hui, j’ose l’espérer.

- Par contre, demain, à la première heure, j'irai à la bibliothèque de Fontainebleau pour m'enquérir de ses bons conseils. Il ne s'agit que de fable je sais, mais des fables avec des morales et peut-être que quelques-unes d'entre elles sauront m'éduquer pour mieux me tenir en face d'une dame qui mérite davantage d'attention que les erreurs que j'ai pu commettre tout le long de la soirée. Vous savez ce que l'on dit, nous apprenons de nos erreurs. Dans ce cas, il y a certaines leçons que je vais tacher de tirer grandement profit.

-Je vois que vous aimez apprendre et c’est une bonne chose, peut-être aurez-vous l’occasion de rencontre Monsieur de La Fontaine en personne. Il semble être une personne emprunt de bonnes réflexions. Quant à vous éduquer ? Je doute que vous en ayez besoin. De conseils tout au moins, et pour ça, je me sentirais honoré de pouvoir vous en prodiguer. Pour autant que ce ne soit pour séduire quelques soubrettes ou dames de France.

Elle eut un petit sourire narquois envers David, narquois, mais complice.

-Ne vous y fiez pas, j’ai trouvé votre attitude de ce soir fort courtoise et attendrissante par moment. J’ai reconnu en vous le naturel et la simplicité. Sachez cher David que cela vous sied très bien. Cela change tellement de certains bovins que l’on a l’habitude de croiser. Et, pardonnez-moi mon franc parler, mais je pense que nous avons en commun d’appeler les choses par leur nom et d’avoir un parler franc. Ce qui me semble une bonne chose.

- Alors, nous pouvons y aller, Mlle Fabris de Laguiole ? L'hiver nous attend à l'extérieur avec ses dents froides pour nous saisir à la gorge quand nous sortirons. J'ai toujours pensé qu'il faisait plus chaud en Italie, me tromperais-je ?

-Oui, allons-y David. Certes il fait chaud en Italie, mais comme beaucoup de pays méditerranéens, l’avantage est qu’il y a ce petit vent rafraîchissant venant de la mer.

*L'hiver nous attend à l'extérieur avec ses dents froides pour nous saisir à la gorge*
Aurore imagina un instant un vampire surgissant de la nuit. Puis elle sourit. Qu’avait-elle à craindre avec un mousquetaire du roi, celui-là en l’occurrence. Elle se leva et ils se dirigèrent vers la sortie.

http://1663.forumactif.com/viewtopic.forum?t=312&postdays=0&postorder=asc&start=15
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