1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Cabane des traitres

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Jean Winderfield
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MessageSujet: Cabane des traitres   Lun Juil 17 2006, 21:22

Gaspard, le chef du groupe, arriva le premier dans la cabane. Il alluma les chandelles et il vit un mot posé sur la table. Il lu le mot pendant que les autres hommes entrèrent, posant la femme lourdement sur une chaise et l'Attachant solidement pour ne pas qu'elle se sauve. Un petit homme, celui qui était maintenant castré, s'avança lentement vers Gaspard, lui demanda les ordres du maitre.

Gaspard lut les instructions de la lettre fortement pour que tous entendent:

- Continuer votre travail de mousquetaire comme prévu. Gaspard et Arthur restez ici pour patrouiller et surveiller la femme, changer les rondes pour ne pas éveiller de soupçons.. Faites parler la maitresse d'Elrohir

Toujours pas de signature, mais des instructions très claires. Gaspard regarda le soleil qui venait de commencer de se levait au loin. Il dit à ses hommes de partir mais Arthur restait ici.

Épûisé de sa nuit, Gaspard alla prendre le seul lit qu'il y avait dans la salle, la petite maison vide. Mis à part le lit, la petite table avec des chaises et la chaise, il n'y avait rien. Bien terré au fond de la forêt, pas trop loin de Paris, la cachette était idéal, évitant les regards des hommes trop courageux.

Gaspard tomba dans un sommeil profond rapidement et Arthur était assis, droit sur sa chaise à regarder à gauche et à droite. Il attendait qu'Évangéline se réveille pour la faire parler.

Il en profita pour se rincer un peu l'oeil, regardant l'épaule à moitié déshabillé de la femme. Elle ne portait pas grand chose et il faisait un froid de canard. Cela ne dérangeait pas les hommes car ils avaient eut pour instructions de tuer la femme dans trois nuits exactement après l'enquete, allant dissimuler le corps au fond de la forêt au proie des loups et des bêtes sauvages

Son regard se penchant maintenant vers une cuisse à l'air libre. Il voulut presqu'y toucher, mais il ne savait ce que le chef dirait de cela. Il jeta un coup d'oeil au chef, mais il se retint, ne sachant que ce qu'il allait se produire s'il le voyait faire.

(HS Désolé Évangéline, mais Elrohir et Marie devront se dépecher pour venir te tirer d'affaires Wink)
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Mar Juil 18 2006, 20:58

La tête penchée en avant, Evangéline se mit à dodeliner légèremment. Le brouillard qui s'était emparé de son esprit au moment de sa chute commençait à se dissiper pour laisser place à une douleur lancinante qui enveloppait tout son crâne. Les images dansaient devant ses yeux et elle fut prise d'une nausée soudaine.
En clignant des paupières, la jeune femme parvint à une vision plus nette, moins chaotique, mais rien n'appaisait cette souffrance qui lui laissait l'impression d'ouvert le crâne littéralement fendu. Elle sentait le liquide chaud qui coulait sur son front et qui séchait par-ci par là pour former une croûte qui lui tirait les cheveux.

Grimançante de douleur, Evangéline se redressa un peu sur sa chaise bien inconfortable, tiraillées de toutes parts par les courbatures et les ecchymoses que les liens ne soulagaient certes pas... La prisonnière balaya du regard la pièce qui s'offrait à ses yeux: un mobilier sommaire, une épaisse couche de poussière sur chaque meuble, des restes d'un repas indatable grignotés par quelques souris et dans un coin, un homme qui la fixait de son air lubrique... La jeune femme prit alors conscience de la demi-nudité dans laquelle elle se trouvait. Prendre une dame au saut du lit aussi, la belle affaire! Sentir son regard qui violait ainsi sa pudeur la révulsait. N'était-ce pas lui d'ailleurs qui s'était vu blessé dans sa virilité?! Il en redemmandait, pas possible! La baillon étouffant sa voix et empêchant ses lèvres de bouger laissa tout de même échapper un grognement qui ressemblait à s'y méprendre à un juron à l'attention du petit trapu.


Le moins qu'Evangéline pouvait dire, c'était bien qu'elle était en mauvaise posture. Elle avait été découverte, c'en était fini d'elle. A cette heure-ci elle ne croyait pas pouvoir en réchapper jamais vivante et quand bien même, si son identité avait été éventée, fuir maintenant se serait préparer le noeu pour le bourreau plus tard. Il lui restait une chose encore: mourir en apportant ses secrets dans sa tombe et celui qui les lui arracherait par la force ou même par la séduction n'était pas encore né, foi de Montberry.

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Jean Winderfield
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Mar Juil 18 2006, 21:24

Après quelques heures, Gaspard fini par se réveiller. Il remarqua également que sa petite victime aussi, toujours surveillé par Arthur, le regard fuyant sur elle.

Il se leva et alla vers l'extérieur, ouvrant grandement la porte pour laisser entrer un trop plein d'air frais. Il se disait que cela affecterait Évangéline, qui n'avait pas grand chose sur elle.

Il alla vers le puit et il se monta une chaudière d'eau bien fraiche. Il se dirigea vers l'intérieur avec son sceau d'eau. Il prit soin de ne pas fermer la porte et il déposa son eau sur la table. Devant elle, il prit de grande gorgée d'eau, prenant soin de lui montrer que cela lui fit du bien. Il commença:

- Je vais enlever ton baillon, mais rien ne sert de crier, à part du mal, rien d'autre ne viendra dans ce lieu perdu. Alors, c'est à toi de faire ta chance.

Gaspard fit signe à Arthur d'enlever le baillon d'Évangéline et il prit le temps de s'assoir en face d'elle. Il commença:

- Ce n'Est pas difficile, tu parles et tu n'auras pas de mal, facile à comprendre, même pour une femme.

Il s'installa confortablement dans son siège et il commença:

- Alors, que nous veut ton amant? Pourquoi enquête-t-il sur nous? Tu crois qu'il enquêterait toujours sur nous?

Devant le silence d'Évangéline, Gaspard ne perdit pas patience. Il fit un grand sourire et il se pencha pour demander:

- Vous avez soif, madame de Verchères?

Sans attendre de réponse, il lui lança son sceau d'Eau en plein visage. L'eau s'étendit partout sur le corps de la pauvre. Elle était froide certe, mais avec les courants d'air qui entrait, cela lui donnait encore beaucoup plus de fraicheur, voir même de façon dangereuse (HS en fait, tout cela est une fausse croyance, car le froid ne donne pas de grippe, mais bon, je ne pense pas qu'il le savait à l'époque Wink)

Gaspard saisit Évangéline par la nuque et il lui approcha le visage tout près du sien, souriant avec ses grandes dents pourrites:

- Alors, j'attends tes réponses.

(HS C'est pas facile de faire un interrogatoire seule, bonne chance pour la suite Anne-Laure)
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Mer Juil 19 2006, 23:15

Un autre se mit à se promener dans la pièce. Ils étaient donc deux. Le petit viscieux et le grand nigaud. On avait pas laissé des lumières pour la surveiller...

*Il y a de quoi s'en trouver froissée... * pensea Evangéline alors que l'inconnu s'avançait vers la porte et l'ouvrait aux quatre vents.

Une bourrasque s'engouffra à l'intérieur de la pièce _ de toute façon bien mal isolée déjà_ et fit vaciller les flammes des chandelles disposées un peu partout et agita la chemise de nuit en lin pur que la jeune femme avait sur le dos. Un frisson courut le long de sa colonne vertébrale jusque dans sa nuque; ses pieds et ses mains attachés, donc immobiles, étaient déjà glacés et le petit gros qui continuait son sale manège semblait se délecter du spectacle.

Le grand revint avec un saut et se servit une franche rasade d'eau, Evangéline ne put s'empêcher tout le long de souhaiter qu'il s'étrangle avec. Mais le ciel n'entendit pas ses prières et au lieu de ça elle se vit accorder la faveur de ne plus sentir ses lèvres meurtries par le baillon qui la serrait depuis des heures...

Lorsqu'elle retrouva enfin l'usage à peu près normal de sa bouche, la prisonnière ressentit de la peine à déglutir tant sa gorge était séche. Sûr que l'eau à côté d'elle ressemblait au supplice de Tantale, mais elle n'était pas décidée à faire ce plaisir à son ravisseur assis tranquillement devant elle. Evangéline le fixa d'un air placide. Il ne lui était pas venu à l'idée de crier cette fois. A quoi bon? Mettre de l'eau à leur moulin? Certainement pas.


Citation :
- Ce n'Est pas difficile, tu parles et tu n'auras pas de mal, facile à comprendre, même pour une femme.

La dernière partie de la phrase fit serrer les dents à l'espionne, mais elle n'était toujours pas dcidée à leur adresser la parole.

Citation :
- Alors, que nous veut ton amant? Pourquoi enquête-t-il sur nous? Tu crois qu'il enquêterait toujours sur nous?

*Mon amant? J'ai un amant moi? Bon sang ça fait bien longtemps que... Enfin j'espère que celui qu'on me colle vaut le coup au moins!*

A mille lieues de saisir les allusions du type, Evangéline s'interrogeait sacrément. On avait dû la confondre avec quelqu'un d'autre... Et pourtant, les habits de mousquetaires ne trompaient pas, c'était bien de son enquête qu'il s'agissait... Ou non plutot de "leur" enquête... Voilà où ils voulaient en venir!
Elle en était là de ses conclusions lorsque Gaspard se leva et confirma ses doutes:


Citation :
- Vous avez soif, madame de Verchères?

Un rire s'échappa de ses lèvres et cette idée, toute hilarante qu'elle fut, réussit à lui délier la langue pour la première fois:

-De Verchères?! Non mais et puis quoi enc---

La déferlante d'eau glacée qui s'abattit sur elle la fit taire au moment opportun. Transie jusqu'à la moelle épinière, la bouche remplie d'eau, cette douche avait au moins eu le mérite de lui mettre des idées en place. Pourquoi nier? Cela les forcerait à chercher plus loin et donc à les amener à une identité qu'ils ne soupçonnaient même pas et qu'Evangéline voulait à tout prix qu'ils ignorent. Il suffisait de voir comment il traitait une femme qu'il ne pensait que maitresse, alors il n'était pas guère besoin d'imaginer ce qu'il ferait à une espionne...

Citation :
- Alors, j'attends tes réponses.

A peine à quelques centimètres de son nez, l'homme dégageait des effluves bien malodorantes et la courtisane se sentait bien peu d'humeur à la conversation avec un si grossier personnage.
En guise de réponse, elle mit sa bouche en coeur et fit une petite fontaine de l'eau qu'elle avait recueillit dans sa bouche, fontaine qui atterrit entre les deux yeux du bonhomme.
Ah! Quand on avait fait ses armes à la Cour de France, on pouvait bien tomber sur n'importe quel malotru, cela ne pouvait guère être plus difficile d'en sortir vivante.


-C'est pour cela que vous vous êtes donnés tant de mal?! Pourquoi ne lui posez-vous pas vous-même ce genre de question stupide. Nous partageons le même lit, cela ne veux pas dire que nous partageons les mêmes secrets...

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Jean Winderfield
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Jeu Juil 20 2006, 04:45

Après que Gaspard reçut sa fontaine d'eau dans le visage, il gifla du revers de la main Évangéline. Il finit par avoir un semblant de réponse, mais cela ne plaisant guère à Gaspard. Il se tourna et il prit du sel qu'il y avait sur la table. Il pencha la tête d'ÉVangéline et il commença à n'en mettre sur sa plaie, prenant bien soin d'y appliquer une pression.

La douleur devait se faire ressentir. Il continua:

- Parce que tu crois que je vais croire ces sornettes et qu'il tient vraiment à toi?

Il tira les cheveux d'Évangéline pour remettre sa tête à niveau avec celle de Gaspard:

- Tu crois vraiment qu'il s'agit d'un enfant de coeur? 1657, à Amesterdam, Elrohir fit une vingtaine de prisonniers, les torturant pour rien et les faisant tuer à petit feu à court d'eau. 1659, en Espagne, ton cher mari coupa la tête net de trois nobles qui dormaient paisiblement chez eux, pendant leur sommeil. 1662, à Londres, à la fin de l'assaut, des soldats anglais se rendirent, mais Elrohir ne voulait prendre des prisonniers comme boulet, alors il les fit tous tuer sans raison. Alors, tu crois vraiment qu'il va vouloir t'aider alors qu'il pense que tu l'as trahi?

Ce que Gaspard oubliait de mentionner que, dans toutes ces histoires, les soldats hollandais avaient sans raison décimé un village entier, tuant les enfants et les femmes. Les trois nobles avaient trahis les cargaisons francaises, les privant d'armes et de munitions au plus fort de la guerre et pour cela, pour de l'argent et des terres anglaises. À Londres, l'histoire étaient totalement inventée car Elrohir avait fait des prisonniers. Mais bon, il tenta de briser le moral de sa femme.

Voyant que cela n'avait peu de succès, il sortit sa dague et sans avertissement, il la planta sans la chair de la cuisse d'Évangéline. Il la ressortit aussitot et il y metta une bonne quantité de sel. Il montra la dague salie de sang à Évangéline et il commença à lécher sa dague avec sa langue pour la nettoyer. Après deux coups il lui dit:

- Mais tu vois, moi je suis encore plus fou que ton cher mari. Alors, il ne faut pas m'énerver, parce que je tue sans raison parfois.

L'eau était très froide sur le corps d'Évangéline et la porte était resté ouverte. Là où la plaie était, l'eau s'était mélangé avec le sang et le sel, faisant paraitre le sang plus liquide que la normale.

Gaspard s'approcha du visage d'Évangéline et il donna un baiser rapide sur la bouche d'Évangéline. Il mit sa main sur la cuisse non blessée d'Évangéline et il dit:

- Par contre, pour toi, on pourra faire une exception et profiter un peu avant de t'achever, si tu comprends ce que je veux dire. Un pour tous et tous pour un est la device des mousquetaires. Alors, si Elrohir à prit son pied avec toi, pour pas nous aussi. Nous sommes six pauvres célibataires après tout

(HS.... ouin, il va falloir qu'Elrohir arrive plus vite que prévu je crois Wink)
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Jeu Juil 20 2006, 22:40

La gifle que Gaspard lui administra fut si forte qu'un instant Evangéline se demanda si elle n'avait pas la machoire démise. Bien sur elle n'eut pas le temps de se poser plus de question que son interrogateur lui renversait la tête en arrière et entamait son travail, visiblement jouissif de bourreau. Le sel qu'il fit entrer dans sa plaie attaqua sa chair déjà à vif et Evangéline poussa un cri. Sous la douleur, ses yeux se mirent à la piquer mais elle n'avait pas de larmes pour pleurer. Un tel sadisme la laissait sans voix et elle le laissa parler. Elle ignorait bien si De Verchères tenait à elle! Elle espérait seulement assez pour qu'il ne la laisse pas mourir dans ce trou à rat avec ces malades. Elle se demandait bien dans quel asile, ils avaient bien pu être recrutés.

Citation :
- Tu crois vraiment qu'il s'agit d'un enfant de coeur? 1657, à Amesterdam, Elrohir fit une vingtaine de prisonniers, les torturant pour rien et les faisant tuer à petit feu à court d'eau. 1659, en Espagne, ton cher mari coupa la tête net de trois nobles qui dormaient paisiblement chez eux, pendant leur sommeil. 1662, à Londres, à la fin de l'assaut, des soldats anglais se rendirent, mais Elrohir ne voulait prendre des prisonniers comme boulet, alors il les fit tous tuer sans raison. Alors, tu crois vraiment qu'il va vouloir t'aider alors qu'il pense que tu l'as trahi?

*Bon Dieu De Verchères vous cachez bien votre jeu!*

Doutant déjà depuis longtemps de la santé mentale des deux acolytes, Evangéline ne donna que peu de crédit à leurs dires. S'il la croyait vraiment épouse du mousquetaire, ils auraient pu lui inventer n'importe quoi pour le discréditer et l'ammener à parler. Oui mais dire quoi?! Plus elle réfléchissait plus l'espionne devait se rendre à cette triste évidence: il n'était rien qu'elle pouvait inventer pour conduire toute la joyeuse bande sur une fausse piste... On ne l'avait pas fait venir pour parler, elle était juste l'appât. Et la proie avec laquelle on s'amuserait avant de la mettre à mort... En attendant, l'espoir pour elle d'en réchapper vivante était mince, mais bien là malgré tout. Elle se mit à s'accrocher à l'espoir fou de pouvoir mettre ces longues heures de captivité à profit et peut-être tirer quelques informations de ses geôliers sur l'organisation des mousquetaires dissidents, de leurs buts, de leurs plans et, pourquoi pas, de leur tête penseante.

La lame de la dague_ celle qu'elle avait vu en se réveillant, elle aurait pu la reconnaitre entre mille après celà_ mordit sa cuisse et le sang coulait de nouveau. Et de nouveau, le sel, la torture et puis seulement un froncement de sourcils pour laisser passer la peine: celle de la tête avait déjà le monopole de la souffrance. Le spectacle qui s'en suivit la dégouta, plus le temps avançait plus l'homme devant franchissait devant ses yeux les étapes de la folie.

Le contact poisseux des lèvres de Gaspard sur les siennes et de sa main rugueuse sur sa jambe fit naitre dans le ventre de la jeune femme une rage insoupçonnée et dont peu avaient déjà fait l'expérience. Elle-même en arrivait à se faire peur mais à cet instant précis elle ne pensait plus, sinon à une envie de meurtre qui bouillait en elle.


Citation :
- Par contre, pour toi, on pourra faire une exception et profiter un peu avant de t'achever, si tu comprends ce que je veux dire. Un pour tous et tous pour un est la device des mousquetaires. Alors, si Elrohir à prit son pied avec toi, pour pas nous aussi. Nous sommes six pauvres célibataires après tout

Evangéline grimaça et siffla entre ses dents:

-Le contraire m'aurait étonné! Vous êtes répugnant! Et vous osez souiller l'ordre des mousquetaire en revêtant son habit et en le citant! Mais je vous le dis, c'est au bout d'une corde qu'est votre place!

Dans un geste brusque, elle serra ses cuisses l'une contre l'autre, si bien que la main de l'homme s'en retrouva coincée:

-Et ne t'avise plus de retourner dans ce coin, si tu veux pouvoir encore prétendre à une descendance. Demande à ton compère si c'est agréable!

Elle désigna du menton, Arthur qui était resté dans son coin à regarder la scène de son oeil de fouine. Si elle en avait l'occasion, elle les tuerait tous les deux.

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Jean Winderfield
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Ven Juil 21 2006, 02:43

Gaspard sourit à la dernière remarque d'Évangéline

Il prit ses deux mains et il appliqua une force d'homme pour écarter les jambes d'Évangéline. Il appliqua ses doigts sur la plaie d'Évangéline pour lui faire mal et pour qu'elle relache un peu ses muscles des cuisses. Il réussit ou pas? L'histoire ne le dit pas.

- J'aimerais bien voir comment tu peux faire étant donné la situation dans laquelle tu te retrouves. Pour la corde, nous pouvons y remédier si vous voulez.

Gaspard tendit la main vers Arthur qui lui donna une corde. Il allait derrière Évangéline et il prit la corde pour l'étrangler. Il serra si fort que cela irritait la peau de l'espionne. Il ajouta:

- Alors, tu veux savoir ce que l'on ressent lorsque nous sommes au bout de la corde. Savoure le moment.

Après quelques secondes, il lacha prise et Évangéline reprit son souffle dans de lourds toussements. Il ne voulait pas la tuer immédiatement, il avait besoin d'elle et de ses informations. Il ajouta:

- Quand vas-tu comprendre que ton destin ne tient plus qu'à un fil.

Gaspard et Arthur se regardaient en riant. Il ajouta:

- Bien sûr, un fil, ou une corde.

Gaspard s'éclaircit la voix et il ajouta:

- Bref, que nous veut ton fils de pute de mari et ne dit pas de conneries surtout. Nous savons des choses, mais nous voulons juste savoir la fin de ce que nous devrons savoir. Je te conseille vivement de parler, parce que la prochaine épreuve qui t'attend c'est le marquage des violeurs. Tu sais comment on marque les violeurs en France, avec le fer chaud. On brule du fer et on le colle sur la peau, je te garantie la sensation est.... chaude

Les deux hommes éclatèrent de rire et attendirent la réponse d'Évangéline.

(HS Je t'assure, j'essaie d'avancer au maximum l'enquête avec Elrohir et Marie Wink Mais d'un autre coté, j'aime bien te torturer... c'est peut-etre mon caractère de sado-maso qui resort il faut croire Wink)
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Ven Juil 21 2006, 22:25

[Etienne comme Docteur Jekyll et Mister Hyde! MDR!]

Malgré sa preuve de résistance, Gaspard sut montrer à Evangéline que s'il le voulait vraiment, il saurait passer outre ses humeurs et ses réticences. Si les pervers s'arrêtait à cela, ça se saurait...

Citation :
- J'aimerais bien voir comment tu peux faire étant donné la situation dans laquelle tu te retrouves. Pour la corde, nous pouvons y remédier si vous voulez.

En entendant cela, la jeune femme eut raison de s'attendre au pire. Elle n'eut pas le temps de crier en sentant la fibre sèche de la corde sur son cou, que déjà l'homme derrière elle, tirait au point du lui bruler sensiblement la peau à cet endroit là. En se sentant partir en arrière, sans avoir rien pour se racrocher, Evangéline cria de stupeur. Elle sentit ses vertébres cervicales craquer légèremment, mais assez pour qu'elle trouve ça sinistre et que la panique se fit sentir. Alors qu'elle suffoquait, elle ne pouvait s'empecher de penser que malgré tout ils ne la tueraient pas... Tout déséquilibrés qu'ils fussent, elle s'imagina qu'ils auraient sans doute de gros problèmes en haut de la hiérarchie s'ils l'éxécutaient sans qu'ils aient obtenus quelques résultats globalement satisfaisants...

Enfin, il déserra son étreinte et l'air revint dans les poumons d'Evangéline, si violemment qu'elle s'en étouffait presque. (quelle ironie! Razz) Les deux comparses trouvèrent amusant de s'essayer à des jeux de mot douteux, qu'elle ne releva pas à voix haute _inutile de jouer trop les têtes brulées, l'expérience lui avait suffit une seule et unique fois_ mais dans sa tête:


*Rira bien qui sera pendu le dernier...*

Gaspard avait de la suite dans les idées et ne semblait pas lâcher le morceau si facilement. Il s'agaçait, pas besoin d'être devin pour le comprendre, sans doute pensait-il avoir régler cette affaire d'interrogatoire avant la fin de la nuit pour pouvoir finir de s'amuser par la suite en attendant la mise à mort de madame De Verchères. L'espionne se délectait de le voir perdre ainsi ses nerfs... Bien sur c'était d'autant plus dangereux pour elle de le voir ainsi, que les supplices pouvaient durer longtemps. Mais elle pouvait gagner tout le temps qu'elle voulait pour obtenir le plus d'informations possibles de ces deux-là. En dehors de cela elle se contenterait de serrer les dents et de jouer leur jeu s'il le fallait...

Citation :
- Bref, que nous veut ton fils de pute de mari et ne dit pas de conneries surtout. Nous savons des choses, mais nous voulons juste savoir la fin de ce que nous devrons savoir. Je te conseille vivement de parler, parce que la prochaine épreuve qui t'attend c'est le marquage des violeurs. Tu sais comment on marque les violeurs en France, avec le fer chaud. On brule du fer et on le colle sur la peau, je te garantie la sensation est.... chaude

-Vous ne me trouvez déjà pas très bavarde n'est ce pas?! Il est certain que morte je le serais encore moins... Mais enfin moi ce que je vois surtout présentemment c'est que vous êtes déplorables pour mentir. Vous ne savez rien du tout sur mon mari et ses méthodes et ça vous horripile. C'est vrai que je vous comprend quand on sent la fin si proche...

Elle attendit un petit moment, un sourire flottant sur les lèvres avant de continuer prudemment:

-Cela dit, il est vrai que je n'ais guère envie d'expérimenter le marquage au fer ce soir... Je crois que pour les quelques petites babioles que je sais, cela ne vaut vraiment pas le coup... Alors oui, mon époux m'a parlé d'un complot ourdi par les mousquetaires, bien sûr il ne s'en vante pas devant vous! mais il m'a tout de même déclaré qu'il avait des noms... et que des têtes tomberaient...

A ce moment là Evangéline avançait doucement sur la pente glissante du bluff, le pur, le vrai, le dangereux mais à la fois si payant s'il pouvait marcher... Ce qu'elle voulait voir surtout c'était la peur dans leurs yeux. Elle laissait entendre qu'elle en savait peu, mais assez pour les tenir dans la crainte de l'ombre de la mort.

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Jean Winderfield
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Lun Juil 24 2006, 03:08

Gaspard se tapa dans les mains et il dit:

- À la bonne heure, voilà maintenant une femme qui commence à comprendre les principes de la vie.

Par contre, ce qui lui manquait et c'est ce qu'il voulait savoir. Il ne devait pas faire le trop affamer, mais tout de même s'y interesser un peu.

Inversement, Arthur se tenait un peu plus loin de cette conversation. Il voulait savoir certe, mais il savait également que si Elrohir savait qui à fait du tort à celle qu'il aime, il viendrait les chercher tous un à la fois et venir faire bien pire que ce qu'ils ont fait à sa femme. Il savait que même si Gaspard se montrait si fier à bras, il avait lui-même peur d'Elrohir, donc d'où la nécessité de se défaire des témoins une fois qu'ils ont parlés.

C'est alors que Gaspard alla fermer la porte pour cesser le courant d'air. Elle venait de dire qu'elle voulait parler, alors il fallait montrer un peu de bonne volonté.

Il revint s'assoir en face d'elle. Il la regarda dans les yeux. Il baissait son regard pour voir la plaie qu'il lui avait fait sur la cuisse. Il y entra son doigt, assez profondément. IL releva le regard et regarda Évangéline souffrir. Il y avait de l'eau qui coulait de ses yeux, mais elle ne faisait que gémir. Tout en gardant son doigt dans la plaie il dit:

- Je t'écoute. Ne dit pas de connerie sinon j'agrandis la plaie. Ça serait dommage d'abimer un si beau corps
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Mar Juil 25 2006, 21:43

*Les principes de la vie, les principes de la vie, je t'en f******** moi des principes de la vie!*

Evangéline regardait toujours fixement Gaspard assis devant elle, son regard était froid mais elle s'était efforcé d'assouplir le reste de son visage comme gage de sa meilleure humeur à aider les deux malfrats dans leurs affaire. Inutile de jouer les folles furieuses ça n'arrangerait en rien ses affaires à elle, mieux valait faire profil bas, prêcher le faux en espérant obtenir le vrai et puis... prier peut-être...

La porte se referma et l'hiver cessa d'entrer à grands flots dans la maison de toute façon bien peu isolée des glaces de décembre. Gaspard montrait lui aussi un peu de bonne volonté, enfin...si tant est qu'il y eut jamais quelque chose de bon qui sortit de lui. Ce fut sans doute son seul acte de bonté. Quelques instants après, la douleur reprenait par surprise Evangéline qui comprit alors _la pauvresse avait encore un fol espoir_ qu'aucune grandeur d'âme n'était à attendre de cet homme et que quoi qu'elle dise, quoi qu'elle fasse, elle ne pouvait espèrer aucun répit...
Le visage baigné de larmes, elle répondit d'une voix tremblante, presque soumise qu'elle haissait par dessus tout:


-Je ne sais rien de plus... _elle déglutit et revala quelques sanglots_ Vous croyez que nous, les femmes, nous écoutons ce que disent nos maris?!

Elle répèta alors plus fort presque trop fort d'ailleurs:

-Je ne sais de plus! Il a dit qu'il avait des noms. En a laisser échapper quelques uns mais comment voulez vous que je m'en souvienne, sang Dieu! Que m'importe les rivalités de mousquetaires!

*Si tu savais grand benet...*


La prisonnière avait dit cela sur le ton de la colère, non feinte pour le coup, et toute comédienne qu'elle fut, elle jugea bon pour ménager son effet de se tempérer un peu et d'adopter un air plus docile et complaisant:

-Mais je ne sais pas moi... Peut être qui si vous m'en donniez quelques uns de ces noms, ils me parleraient...

Le regard humide, le menton tremblant, autrefois tigresse maintenant brebis, Evangéline souffrait trop pour se féliciter de sa propre interprétation de femme prête à livrer tous les secrets qu'elle connaissait et même ceux qu'elle ne connaissait pas...
Au dehors, le soleil colorait tout juste le ciel qui ne s'était pas encore débarrassé de ces étoiles, cette nuit ne finirait donc jamais...

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Jean Winderfield
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Mer Juil 26 2006, 03:18

Voyant que Gaspard ne pourrait avoir plus de succès, il enleva son doigt de le plaie d'Evangéline. C'est avec un soupir qu'il se leva et qu'il se dirigea à la fenêtre pour voir vers l'extérieur. Il regarda par la fenêtre pendant quelques secondes avant de dire sans détourner la tête:

- Peut-etre qu'après deux jours sans manger et boire que la mémoire vous reviendra Madame de Verchères. Je suis désolé, pour le moment, je ne puis rien faire pour vous.

Il réfléchissait à des noms qu'il pourrait bien citer. Pourquoi ne pas tester la volonté de la jeune femme avant de la laisser moisir attacher sur sa chaise inconfortable pendant quelques heures.

Il s'éclaircit la voix et il se retourna, faisant de l'ombre à Evangéline. Il mit ses deux mains dans son dos et il demanda:

- Si je vous cite Besméatix, D'Artagnan et Maranda? Athos, Aramis? David de Verchères, votre jeune beau-frère? Et Elrohir lui-même? Alors maintenant, est-ce que la mémoire vous revient ou bien nous devons continuer cette interrogatoire plus tard quand vous serez tellement affamée et déshydratée que vous nous parlerez pour avoir de la nourriture?

Tous ces noms étaient faux. Aucun d'entre eux n'était impliqué. Sauf un, Gaspard savait lequel, mais il voulait savoir si Evangéline de Verchères saurait trouver lequel était le bon.

Devant le silence de madame de Verchères, Gaspard donne un violent coup de pied sur la chaise de sa prisonnière, la faisant sursauter.

(HS Désolé, il faut ralentir le rythme ici car sinon on va devoir te tuer Wink)
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Mer Juil 26 2006, 21:19

Tremblante de froid, de douleur, de rage? Evangéline ne savait plus bien à vrai dire. Ses dents commençaient à s'entrechoquer et son front, à perler. La nausée la reprit lorsque Gaspard ôta son doigt de sa plaie béante et la sueur, proche de la fièvre, qui précédait un malaise commença à sortir par tous les pores de sa peau. Après le froid glacial, voilà que c'était une chaleur étouffante qui s'emparait d'elle. L'eau avait déserté sa gorge et le sang, ses joues. De sa langue, elle essayait d'humecter ses lèvres sèches mais elle le pouvait encore à peine. Ses yeux rougit par les larmes et la fatigue complétait le triste tableau d'une Evangéline qui n'était plus que l'ombre d'elle même. Tout du moins dans son enveloppe physique, car son esprit demeurait toujours tourné vers ses objectifs et sa volonté ne faiblissait pas. Fort heureusement car sinon, on aurait pas guère donné cher de sa peau...

Citation :
- Peut-etre qu'après deux jours sans manger et boire que la mémoire vous reviendra Madame de Verchères. Je suis désolé, pour le moment, je ne puis rien faire pour vous.

Le gémissement plaintif que poussa alors la jeune femme était pour la grand part composé, mais finalement pas tant que ça... Tant pis si elle tombait inanimée, elle ne pourrait pas beaucoup parler. Mais en même temps, elle ne doutait pas que les deux gêoliers s'amuseraient à trouver moults moyens divers et variés pour la faire sortir de sa torpeur...

Citation :
- Si je vous cite Besméatix, D'Artagnan et Maranda? Athos, Aramis? David de Verchères, votre jeune beau-frère? Et Elrohir lui-même? Alors maintenant, est-ce que la mémoire vous revient ou bien nous devons continuer cette interrogatoire plus tard quand vous serez tellement affamée et déshydratée que vous nous parlerez pour avoir de la nourriture?

Levant les yeux ostensiblement vers lui, Evangéline rajouta cyniquement:

-Et Moïse, et Abraham et Noé... Rajoutez-y tous les patriaches de la Bible que je ne m'en souviendrais pas plus, vous dis-je!

Malgré tout, elle garda bien en tête la liste que venait de lui dresser Gaspard. Bien sûr, tous les noms qu'il avait cité elle les reconnaissait plus ou moins... Elle mit un temps avant de remettre un visage sur le nom de "Maranda" néanmoins, avant de se souvenir de cet épisode dans une des ruelles bordant le Masque Rouge... Evangéline se doutait bien que Gaspard ne lui avait pas donné ces noms pas pur hasard, il n'allait pas risquer de vendre ainsi ses complices... Quoique... peut-être que si s'il ne craignait pas Evangéline... Le ventre creux et les forces diminuées, l'espionne ne pouvait plus réfléchir pour l'heure.

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Jean Winderfield
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Jeu Juil 27 2006, 12:32

Après les paroles d'Evangéline, Gaspard se leva et donna une violente giffle à Evangéline. Il dit:

- Cela te remettra peut-etre les idées en place. La prochaine fois, essaye pas de mentir.

Gaspard se rassit et fixa Evangéline. Au bout de quelques secondes, alors qu'il remarqua dans le pauvre état que se retrouvait la femme, il fit un sourire et dit:

- Regarde dans quel état tu te mets pour un mari qui t'a menti toute sa vie. Tu crois que ça en vaut la peine? Tu crois qu'il t'aime vraiment, qu'il en à quelque chose à foutre que tu sois prisonnière? Tu crois vraiment qu'il va venir ici pour tous nous descendre et venir te sauver? Tu rêves ma mignonne, car Elrohir s'est toujours caché le premier, il a peur de son ombre, alors pourquoi il risquerait sa vie pour toi? Tu penses en valoir la peine? Tant mieux pour toi, mais d'ici deux jours, peut-etre que tu auras changer d'idée

Il saisit les cheveux d'Evangéline et il ajouta:

- Crois moi, deux jours à perdre espoir, c'Est long et très... convaincant.

Il lacha Evangéline et il but dans le seau d'eau, prenant de longues gorgées, voulant faire torturer Evangéline qui n'Avait pas bu depuis fort longtemps. Il reposa le seau et il dit:

- Si tu pensais avoir une mort douce, bien détrompe toi, car affamé et torturé, ce n'est jamais doux

(Hs ralentissement toujours... zut, j'aimais vraiment te torturer. Mais Elrohir arrive bientot Wink)
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Jeu Juil 27 2006, 19:59

Deuxième joue, deuxième gifle... Ca commençait à bien faire. Ces messieurs n'avaient décidément aucune éducation. Le visage d'Evangéline fut bien obligé de reprendre des couleurs.
Il lui parlait de mentir, mais elle ne faisait que ça! Cela avait ce petit arrière-goût de vengeance délicieux. Elle n'avait que ça pour ne pas ployer sous les coups et l'épuisement et chaque nouveau bleu sur sa peau l'obligeait à continuer, coûte que coûte, jusqu'à ce que ce soit les nerfs de son agresseur qui lâchent les premiers avant ses propres forces physiques.
Il était peut-être mousquetaire, mais Evangéline restait sûre de sa formation: élevée par un militaire, rompues aux courbettes et aux compliments de façade, le tout dans le quotidien d'une vie de femme faite assez de privations et de concessions. Assez entravée de chaînes imposées par les autres, une femme devait apprendre à ne pas s'enchaîner elle-même et à cultiver sa seule véritable liberté, inaliénable: celle de l'esprit.


Citation :
- Regarde dans quel état tu te mets pour un mari qui t'a menti toute sa vie. Tu crois que ça en vaut la peine? Tu crois qu'il t'aime vraiment, qu'il en à quelque chose à foutre que tu sois prisonnière? Tu crois vraiment qu'il va venir ici pour tous nous descendre et venir te sauver? Tu rêves ma mignonne, car Elrohir s'est toujours caché le premier, il a peur de son ombre, alors pourquoi il risquerait sa vie pour toi? Tu penses en valoir la peine? Tant mieux pour toi, mais d'ici deux jours, peut-etre que tu auras changer d'idée

*J'espère assez valoir la peine pour que De Verchères s'agite un minimum pour ne pas me laisser moisir ici!*

Malgré tout elle sentait que la voix de Gaspard le trahissait. Ses gestes aussi. La moutarde commençait à lui monter au nez et elle devinait qu'il se retenait passablement pour ne pas l'expédier "ad patres" immédiatement. Malgré ce doux sentiment de fierté qui réchauffait un peu le coeur d'evangéline, elle ne se sentait pas bien rassurée. A lui tirer les cheveux de la sorte, il en faudrait peu pour qu'il ne lui brise séchemment la nuque. Oui, mais il y avait ces ordres... Et des ordres de qui? Elle crevait d'impatience de ne pas le savoir.

Citation :
- Si tu pensais avoir une mort douce, bien détrompe toi, car affamé et torturé, ce n'est jamais doux

-Vous me le direz lorsque vous ferez votre séjour à la Bastille aux frais de Sa Majesté... Et dire qu'Elle ne dilapidera pas le Trésor dans vos soins et votre entretien est un doux euphémisme. Ah vraiment je vous souhaite d'être bien payés pour cela!

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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Ven Juil 28 2006, 12:17

Citation :
Vous me le direz lorsque vous ferez votre séjour à la Bastille aux frais de Sa Majesté... Et dire qu'Elle ne dilapidera pas le Trésor dans vos soins et votre entretien est un doux euphémisme. Ah vraiment je vous souhaite d'être bien payés pour cela!

- Non mais, quel manque de savoir vivre que vous faites maintenant. Votre mari ne vous a jamais dit qu'il ne fallait pas répondre aux hommes? Savez-vous vivre oui ou merde?

Gaspard était sur le point de perdre patience. Non mais, quelle éfrontée cette petite, et dire qu'elle ne lui a rien dit. Il sortit l'épée de son fourreau et il la déposa sur la table. Maintenant il fallait prendre les grands moyens:

- Je vois que vous êtes encore trop forte pour pouvoir parler. Mais bon, ce n'est qu'une question de temps. Dans deux jours, vous me supplierez de vous achever. Alors, nous allons maintenant voir qui sera le plus fort de nous deux.

Gaspard lui donna une autre giffle, mais cette fois sur la machoire. Il dit d'un ton ironique:

- Oh, j'espère que je ne vous ai pas fait mal, pauvre madame de Verchères. Ne me dites pas que votre mari ne vous à jamais traité de la sorte? Lui qui a un caractère de boeuf, il doit être des plus violents avec vous? Voila pourquoi vous tolérez les coups, vous y êtes habituée et en plus, vous aimez cela.

Arthur, qui regardait la scène de loin, rit dans sa barbe. Il n'avait pas d'allure ce Gaspard, mais la crainte de perdre le controle était très visible dans les yeux de Gaspard. Arthur retourna à la fenêtre sous les paroles d'Evangéline qui tentait de sauver sa peau devant le désespoir de Gaspard. Il regardait dehors lorsqu'il entendit Gaspard prendre son épée suivit qu'un bruit métallique.

Arthur se retourna pour voir Gaspard, l'épée à la main devant le corps inerte d'Evangéline. Il lui dit:

- Non non Gaspard, il ne fallait pas la tuer immédiatement, nous ne savons rien maintenan et pire, elle ne peut plus parler

Gaspard saisit Arthur par le collet pour lui dire:

- Espèce d'idiot, je ne l'ai pas tuer. Je l'ai frappé avec le manche sur la tempe, elle fait un beau dodo maintenant. J'espère que ce petit sommeil lui remettra les idées en place. Nous perdons notre temps pour le moment et Maranda ne serait pas content de cela.

Sur ces paroles, les deux hommes se retournèrent vers Evangéline pour regarder si elle respirait toujours.
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Ven Juil 28 2006, 21:38

Gaspard fulminait, elle le sentait. La petite veine sur sa tempe commençait à palpiter, ses narines frémissaient, ses muscles se crispaient, tout son corps trahissait son manque de sang-froid. Evangéline réprimait un sourire de satisfaction, bien qu'elle n'était pas tout à fait rassurée quant à son sort si effectivement celui-ci venait à fondre les plombs radicalement... Ah mais quand même, le jeu en valait bien la chandelle, rien que ce plaisir muet de le voir tourner comme un lion en cage. Il cherchait par tous les moyens maintenant de la destabiliser, de la faire taire, ou bien de la faire parler mais plutôt dans son sens.

Citation :
- Oh, j'espère que je ne vous ai pas fait mal, pauvre madame de Verchères. Ne me dites pas que votre mari ne vous à jamais traité de la sorte? Lui qui a un caractère de boeuf, il doit être des plus violents avec vous? Voila pourquoi vous tolérez les coups, vous y êtes habituée et en plus, vous aimez cela.

Il la frappa une troisième fois. Anesthésiée, elle ne ressentait plus rien. Ni le froid, ni les coups, ni les blessures. Malgré tout, sa machoire frappée alla se refermer sur un coin de sa langue avec violence et, outre la douleur, Evangéline sentit un léger filet de sang s'échapper dans sa bouche et un goût de fer trainer dans sa gorge.

Alors comme ça De Verchères était un porc avec les femmes?! Elle devrait le mettre au faîte des réputations pas très glorieuses qu'il se trainait dans le milieu des mousquetaires... Enfin si l'occasion se présentait...
Evangéline n'était pas dupe cependant, cette tactique de la destabilisation du témoin en touchant à l'intégrité ce qui lui était le plus cher était une recette qu'elle avait utilisé à maintes et maintes reprises, pas dans le cadre d'une torture bien sûr, mais dans celui d'infiltrations quelconques de foyer, certainement! Et le pire c'est que ça marchait...


-C'est vous qui aimez ça visiblement... Je ne sais pas quel plaisir votre esprit tordu y trouve, personne n'est maitre de ses fantasmes... Si vous préférez la facilité, à vous de voir.

A peine eut-elle dit cela qu'elle vit Gaspard empoigner son épée. Ses yeux s'écarquillèrent d'effroi, sa tempe reprit un nouveau coup violent et alors qu'elle s'effondrait vers le sol, sa vision vira de nouveau au noir.

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Elrohir
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Sam Juil 29 2006, 15:12

Le trio arriva non loin de l'endroit où Jean leur avait indiqué. Il devait être au alentour de midi et le soleil plombait, malgré la froideur de l'hiver. Ils poussèrent leurs chevaux dans le bord de la forêt, pouvant cacher les quatre chevaux de la route. David descendit le premier et il alla aider Marie à descendre de son cheval. Il la prit sous les bras et il la déposa par terre.

David et Elrohir prirent soin de bien attacher les chevaux à un arbre et il regardèrent si on les avait vu au rebord de la forêt. Après un bref instant, Elrohir fit signe à David et Marie de le suivre.

Lentement et sans faire de bruit, le petit groupe approchèrent au creux de la forêt. Surveillant les alentour à presque tous les pas, ils progressèrent très lentement.

À la suite de 30 minutes de marche, ils finirent par observer une cabane, bien dissimulée parmi les arbres. David regarda autour et il vit un amas de branche pour bien se cacher non loin de la cabane. Comme cela, ils pourraient bien observer l'ennemi sans se faire voir. Il prit la tête pour ouvrir le chemin vers l'endroit alpha.

Les trois personnes arrivèrent à l'endroit, prirent le temps de déposer les fusils au sol et ils se placèrent pour pouvoir observer à l'intérieur de la cabane. Elrohir regarda par la fenêtre qui portait sur le seul mur du coté de la cabane. Il fit Evangéline qui était en train de subir un interrogatoire des plus... interrogeant. Il vit le mousquetaire frapper Evangéline en plein visage. Un petit réflexe envoya Elrohir presqu'à l'assaut à ce moment, mais il se retint. Il remarqua une plaie qui saignait à la cuisse d'Evangéline... non mais, quelle manque de savoir vivre, torturer une femme de la sorte.

Elrohir se tourna vers David pour lui dire que c'était sa cible, mais il entendit un bruit métalique qui attira l'attention d'Elrohir. Il regarda par la fenetre et il vit Evangéline, la tête penchée par en bas. Il ne pouvait l'avoir tuée, qu'elle en serait l'utilité? Non, elle devait être inconsciente.

Il sentit Marie s'agiter aux cotés de lui. Elrohir lui saisit une épaule et il lui dit:

- Non Marie, ne panique pas, pas ici. Elle n'est pas morte, elle est seulement inconsciente. Ils n'ont pas encore d'utilité à tuer Evangéline tant qu'elle n'a pas parlé. Connaissant Evangéline, elle est têtue comme un mulet, alors il faudra bien plus qu'un coup de poignard dans la cuisse pour la faire parler. Elle a bien plus de courage dans le sang que bien des hommes.

Elrohir fut rassuré lui meme en voyant les deux hommes parler et voir que Evangéline qui respirait toujours. (Que Dieu bénisse le système nerveux central Wink)

Elrohir vit qu'ils n'étaient que deux pour le moment à l'intérieur. Était-ce le temps d'attaquer? Non, il devait attendre la nuit, car il y aurait plus de personnes, et plus de traitres du même coup. L'élément de surprise, voila ce qui était important pour cette attaque. Bien qu'en nombre inférieur, s'ils pouvaient attaquer au moment propice, le nombre sera réduit rapidement.

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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Sam Juil 29 2006, 21:39

retour au quartier des mousquetaires

Lorsque les chevaux s'arrêtèrent dans la forêt, Marie s'arrêta presque de respirer. Pour elle, entrer dans les bois, c'était déjà être près de cette fameuse cabane dont on leur avait parlé, celle où sa maitresse étaiprobablement retenue prisonnière, celle où les malfrats se terraient... Elrohir l'aida à poser pied à terre et une fois que ce fut fait, tous ses muscles se tendirent, s'attendant à voir surgir d'un instant à l'autre toute une horde de mousquetaires renégats assoiffés de sang. Bien sûr, elle ne connaissait rien des tactiques d'approches et elle cacha son étonnement lorsqu'elle comprit qu'il leur faudrait marcher un long moment...

Et en effet... Seulement 30 minutes plus tard, derrière les épais buissons, le bâtiment apparut. Qui aurait pu croire que dans cette misérable bicoque se cachaient des bandits et assassins notoires?! Marie tourna la tête vers ses deux compagnons d'infortune: pas difficile de se compter, trois, ils étaient trois... Ou plutôt, selon elle, deux et demi. Elle ne savait pas exactement le rôle qui serait le sien dans cette affaire, mais en acceptant de venir, elle avait aussi accepter l'éventualité de ne pas revenir indemne et surtout d'être une aide, plutôt qu' une entrave... Cela demandait de prendre sur soi, mais en Marie n'avait jamais eu à faire de gros efforts. Il y a des milieux et des épreuves dans la vie d'une jeune paysanne de souche qui vous apprennent à vous taire et à endurer...

David fit signe de le suivre en direction de la cabane. A pas de souris, la jeune fille suivit le mouvement et vint se placer aux côtés de ses complices. La pauvre s'était vu remettre un pistolet entre les mains. Il paraitrait que ça pourrait lui sauver la vie... Soit, mais encore fallait-il ne pas craindre de s'en servir. Avec un tel objet, Marie se sentait comme une criminelle en puissance.

De là où elle était elle pouvait entendre la voix de sa maitresse. Dieu soit loué! Elle n'avait pas perdu sa langue au moins! Puis une voix d'homme, grave, menaçant, sifflante. Et enfin un coup sourd, un moment de flottement et un autre bruit mat d'un corps qui s'effondre à terre. Le visage de Marie pâlit en un instant.
Il y avait une fenêtre au dessus de sa tête, Elrohir jeta une oeillade discrète à l'intérieur de la pièce mais Marie n'en avait pas le courage. Non, elle ne voulait surtout pas voir ce qu'il se passait. Et aussi, elle ne voulait pas être vue.

Avec toute cette pression, cette attente qui n'en finissait pas et cette angoisse permanente, Marie sentit monter en elle une envie qui aurait nécessité une petite absence furtive à l'abris des regards indiscrets, mais quelque chose lui disait que dans la situation où elle était, ce n'était guère un luxe qu'elle pouvait se permettre... Elle se mit à changer de position pour éviter de se focaliser là-dessus et Elrohir tourna la tête vers elle:


Citation :
- Non Marie, ne panique pas, pas ici. Elle n'est pas morte, elle est seulement inconsciente. Ils n'ont pas encore d'utilité à tuer Evangéline tant qu'elle n'a pas parlé. Connaissant Evangéline, elle est têtue comme un mulet, alors il faudra bien plus qu'un coup de poignard dans la cuisse pour la faire parler. Elle a bien plus de courage dans le sang que bien des hommes.

Marie rougit brusquemment d'embarras. Elle ne pouvait pas le détromper, c'était gênant... Mais pour une fois qu'elle n'avait pas si peur que ça! Tant pis, personne ne connaitrait jamais son instant de bravoure intérieure! [LOL!]
Elle murmura tout de même:

-Inconsciente?! Mais on y va pas alors?!

Elle jeta un regard dubitatif aussi à David qui lui semblait échanger un accord tacite avec son frère. Elle comprenait maintenant qu'Elrohir se soit sentit bien seul entre elle et Evangéline au Masque Rouge quelques semaine auparavant! Si on lui demandait d'attendre, alors elle attendrait, mais il y avait une chose qui ne pouvait guère souffrir de longs délais... Enfin, elle penserait à autre chose, aux marguerites, aux oiseaux, aux cascades... Ah non! Pas les cascades!


[MDR! Bon je me sentais d'humeur humoristique ce soir! Allez savoir pourquoi! lool!]


Dernière édition par le Dim Juil 30 2006, 17:01, édité 1 fois
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Sam Juil 29 2006, 22:13

Des voix... Des voix lui criaient dans les oreiles. Des voix fortes, des rires, insupportables!

Evangéline n'osait ouvrir les yeux. Elle savait que ça ne lui plairait pas. Déjà sa tête était prise dans un étau et elle voulait vraiment avoir un peu de répit.

Malgré tout, elle nota un détail bien différent. Elle n'était plus assise comme tout à l'heure mais couchée. Et sous elle, elle pouvait sentir une texture molle, pas très agréable, mais tout de même moins dure que la chaise ou le sol.

Elle garda les yeux clos et essaya d'appaiser ce mal de crâne qui la tenaillait. Autre chose la tenaillait. La faim. Rien qu'à cause de cela, la jeune femme ne se sentait pas la force de bouger le moindre orteil. Gaspard et l'autre parlaient toujours ensemble. De ce qu'elle comprenait, ils faisaient à présent une partie de cartes, tout en s'empiffrant joyeusement.

Soudain un doute affreux la prit. Allongée, sur un lit... Ils n'auraient pas osé... Elle ouvrit les paupières brusquemment, la lumière la fit cligner un long moment, puis ses esprits lui revinrent. Non, ils n'avaient pas... Elle le savait. Et grand bien leur fasse d'ailleurs!

Evangéline leva les yeux vers la fenêtre un peu à sa droite. Le soleil semblait décliner, la journée devaient être nettement avancée. Pourtant cela restait une heure d'hiver, il ne devait pas être plus de 17h...
Elle reporta son regard vers la table et croisa briévement celui de fouine du petit gros qui était tourné dans son sens, alors qu'elle ne voyait Gaspard pratiquemment que de dos.


*Oh non...*

Arthur ne dit rien mais désigna le lit à Gaspard d'un coup de menton sec. Celui-ci fit alors volte-face et afficha un sourire carnassier à l'attention d'Evangéline découvrant des dents d'une santé douteuse. Il s'accouda nonchalament au dossier de sa chaise:

-Alors madame De Verchères? On a bien dormi?

[dsl Etienne je te pique un instant ton cher Gaspard mais c'est pr rebondir! Razz]

La prisonnière poussa un soupir de lassitude et laissa tomber sa tête en arrière sur l'oreiller.

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Jean Winderfield
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Lun Juil 31 2006, 12:03

Gaspard fit signe à Arthur et ce dernier alla saisit Evangéline pour aller la retourner sur sa chaise, solidement attachée sous les yeux observateur de Gaspard. Il prit même soin de vérifier les liens qui semblaient forts solides et qui semblaient également irriter la peau de la prisonnière.

Gaspard alla vers le feu et il prit le tissonier qui était maintenant rouge de chaleur. Il le mit à deux pouces du visage d'Evangéline et il lui dit:

- Maintenant, si on continuait? C'est pas difficile, juste des noms, nous voulons des noms

Devant le silence de l'espionne ou son ironie déplorable, selon Gaspard, il n'eut d'autre choix. Il allait devoir coller cette source de chaleur contre Evangéline, la marquant à vie. Il vie signe à Arthur de dénuder la cuisse de la femme qui n'était pas blessée. Alors qu'il s'apprêtait à appliquer sa médecine, quelqu'un entra précipitament dans la cabane. Il s'agissait d'un mousquetaire vêtu de bleu.

Gaspard ne semblait guère surpris de le voir arriver, mais il arrêta son mouvement, n'ayant pas encore touché Evangéline. Il regarda l'homme et il lui dit:

- Tu es bien tardif mon cher. Que se passe-t-il par bleu, tu es tout blême

Le mousquetaire s'écarta et fit entrer un autre mousquetaire. Il dit:

- C'est à propos d'Elrohir, je ne sais pas comment, mais il a attrapé trois hommes au quartier des mousquetaires. Maintenant, il est disparut depuis ce matin, personne ne sait où il est.

Gaspard, qui avait repris son calme, se remit à bouillir. Connaissant Elrohir, il avait trouvé un moyen plus rapide que Gaspard pour trouver l'emplacement de la femme. Il lança le tissonier dans le feu en disant un juron. Il regarda Evangéline qui faisait un petit sourire en coin et il lui donna un autre giffle. Il ajouta:

- Si tu crois que ton mari va te tirer de là, tu te trompes petite. Il ne réussira même pas à franchir cette porte sur ses deux jambes.

Le mousquetaire qui venait d'arriver fit un pas par en avant et il dit:

- J'ai pris la liberté de placer cinq hommes à l'extérieur, juste au cas. Je n'ai pas fait dérangé Maranda pour cela et ses hommes.

Gaspard inclina la tête et il se rassit sur une chaise, tenta de reprendre son calme. Il regarda dehors, juste au cas.
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Elrohir
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Lun Juil 31 2006, 12:20

Le temps avançait et le soleil était maintenant disparut. Il faisait de plus en plus noir dans la forêt. Elrohir jeta un dernier coup d'oeil à l'intérieur et il vit Gaspard et Arthur qui déplaçaient Evangéline pour la remettre sur sa chaise. Elrohir se tourna vers ses deux compagnons et il dit:

- Bien, ils ne sont que deux, ça va être plutot simple. David, avec le fusil, tu tireras au travers de la fenêtre pour atteindre l'un des mousquetaire. Je me charge de l'autre. Rien ne sert de les prendre vivant, ils ne méritent pas de mourir, tire pour tuer David.

David inclina la tête. Alors qu'Elrohir se préparait à se lever ils entendirent des chevaux qui hénissaient. Ils regardèrent ce qui venait d'arriver et Elrohir constata rapidement qu'il y avait sept nouveaux mousquetaires qui descendaient de cheval. Un homme les positionna de façon stratégique autour de la cabane.

Elrohir en compta cinq qui était à l'extérieur et deux de plus qui rentraient dans la cabane ce qui faisait un total de quatre. Les cinq hommes à l'extérieur se déplaçaient, faisant un tour de garde. Il regarda à l'intérieur et il vit que les hommes surveillaient la porte, mais également les fenêtres. Une diversion, voila ce qu'ils avaient de besoin.

Elrohir se retourna vers les deux autres et il dit:

- Marie, quand David aura tiré, charge le fusil le plus rapidement que tu pourras.

Il se retourna pour regarder le champ de bataille et il se retourna vers David avec un petit sourire:

- Il n'y a qu'un seul homme qui surveille l'extérieur de la porte, facilement contournable. Je vais le prendre à revers. Quand je sifflerai tire un coup par la fenêtre, cela attirera leur attention. Mais prends garde David, les quatre hommes de l'extérieur viendront te voir. Ce qui veut dire que tu devras les abattre toi-même.

Il regarda Marie et il lui pointa le pistolet:

- Au besoin, tirez vous aussi Marie

Il se retourna vers David et il lui dit:

- Avec nos uniformes noir, cette noirceur qui demeure, nous sommes bien camouflés, mais pas invisibles. Je compte sur toi David.

David inclina la tête et il regarda son frère qui parti, silencieusement, en direction de sa première cible qui devait atteindre de dos. Elrohir marcha silencieusement, prenant grand soin d'attendre que l'homme bouge pour ne pas faire trop de bruit. Il prit également soin de ne pas passer devant les fenêtres et devant les champs de visions des autres gardes.

Une fois à une courte distance derrière l'homme, Elrohir sortit sa dague silencieusement et il saisit l'homme par derriere, lui bloquant la machoire. Il lui coupa la gorge et il le déposa sur le sol, délicatement. À part quelques oiseaux nocturnes, le reste de la forêt n'y vit que du feu.

Maintenant, il était derrière la porte, prêt à foncer. Il siffler une fois, deux fois, et il attendit que son frère commence l'assaut

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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Lun Juil 31 2006, 16:26

Une fois posée de nouveau sur son siège de prédilection, Evangéline soupira d'aise autant que d'exaspération. A chaque mouvement sa cuisse meurtrie se rappellait à son bon souvenir, sa tête était prête d'exploser et des ecchymoses parsemaient son corps de haut en bas. Elle avait vraiment tout à rédire de la qualité de l'hospitalité chez ces gens-là!
Le petit gros crut même bon de faire dans l'excès de zèle et prétendant vérifier la solidité de ses liens, les resserra un peu plus sur ses veines où déjà le sang commençait à se raréfier. (merci Eli! Razz) Elle adressa à son attention un juron mal dissimulé, elle crut que ça lui vaudrait un nouveau coup, mais elle se rendit compte que celui-ci craignait de la toucher et on pouvait le comprendre, vu ce qui lui était arrivé depuis le début de la soirée...

En retournant la tête, elle eut la surprise_ inutile de préciser "désagréable"_ de voir une pointe flamboyante s'agiter sous son nez. Si près qu'elle pouvait presque sentir ses cils brûler. Rien qu'en imaginant la douleur que ce pourrait être, les larmes commencèrent à piquer ses yeux.


*Oh mon Dieu non...*

Citation :
- Maintenant, si on continuait? C'est pas difficile, juste des noms, nous voulons des noms

Evangéline serra la machoire. Si il espérait se faire prier, se faire supplier, elle ne lui donnerait pas tant de satisfaction. Et de toute façon, elle n'avait rien à dire, elle se contentait simplement des noms que lui avait cité pour essayer de continuer toujours son tri.
Arthur alors s'approcha de sa cuisse droite et tira un pan de tissu anciennement blanc, il sursauta lorsque celle-ci se dégagea de son emprise pour rejoindre la gauche, un peu plus loin sur la chaise. Gaspard tenait son fer blanc tourné vers le bas, vers la peau de la jeune femme. La chaleur s'approchait de plus en plus et Evangéline, ne supportant pas un tel spectacle, détourna la tête dans un rictus de douleur anticipé attendant l'inévitable, et douloureuse, rencontre entre le tison et son (ancienne Razz) peau de pêche...

Mais soudain, le battant de la porte s'ouvrit avec fracas et les paupières de l'espionne aussi. Un mousquetaire dans l'embrasure, pâle comme seule sans doute Evangéline pouvait l'être. Puis un second qui entra:


Citation :
- C'est à propos d'Elrohir, je ne sais pas comment, mais il a attrapé trois hommes au quartier des mousquetaires. Maintenant, il est disparut depuis ce matin, personne ne sait où il est.

Si Evangéline avait été à ce moment là libre de ses mouvements, elle se serait laisser tomber à genoux pour remercier le ciel. Au lieu de ça, tout ce qu'elle ne fut capable de faire fut de sourire en coin et de reporter son regard triomphant et muet vers Gaspard qui devenait aussi rouge que le fer qu'il tenait entre les mains.
Devant son attitude effrontée, il ne sut que lui administrer une nouvelle gifle. Cela aussi devenait une habitude...


Citation :
- Si tu crois que ton mari va te tirer de là, tu te trompes petite. Il ne réussira même pas à franchir cette porte sur ses deux jambes.

Evangéline rit cyniquement:

-Vous avez raison, le connaissant peut-être bien qu'il trébuchera sur le perron, mais cela n'empêchera pas qu'il arrive à un moment ou à un autre!

Gaspard s'effondra sur une chaise lorsque l'autre mousquetaire eut finit de parler. Là dessus, la prisonnière fit mine de dresser l'oreille et fit un léger "Chuut", accompagné d'un long silence.

-Vous n'entendez pas?! La bruit de la corde qui se tend et qui grince... il me semble qu'elle vous appelle!

La jubilation intérieure qui était la sienne était difficile à ne pas lire sur tout son visage. Elle la tenait sa vengeance. Il ne suffisait plus d'attendre et d'espèrer que cela ne prenne pas des lustres à Elrohir pour la retrouver. Elle jouait sa dernière carte, après elle serait bonne pour manger les pissenlits par la racine...

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David de Verchères
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Lun Juil 31 2006, 17:22

David regarda son frère partir vers la cabane. il prit un des fusil et il se le posa sur l'épaule. Il enligna la fenêtre de la cabane et il attendit le signal.

Tandis qu'il était concentré, Marie lui prit l'épaule et il l'agita un peu. David savait qu'elle ne ferait pas cela pour rien. Elle lui pointa un homme qui arrivait vers eux de façon non-chalent. David ne pouvait prendre la chance de tirer maintenant et il ne pouvait prendre la chance d'attendre car il était bien trop près. Il donna le fusil à Marie et il lui chuchota:

- Si ça va mal, tirez dans la fenêtre et sur les autres.

Sur ce, David disparut dans l'obscurité de la forêt. Il marcha à pas de loup, comme il avait dû l'apprendre dans l'armée. Il se positionna en accroupit pour faire le moins de silouhette possible et il avait prit soin de couvrir ses lames de charbon, pour éviter tous reflets depuis la lune.

L'homme s'approcha toujours de Marie et David n'était pas très loin. Appuyez sur son arbre, David le regardait qui s'approchait de sa position. Il se pencha pour saisir une roche. Discrètement, il la jeta au loin, directement de l'autre coté de l'homme. Celui-ci se retourna pour voir le bruit. Son erreur était fatale. David sortit de la pénombre et il saisit la bouche de l'homme pour l'empecher de crier et il planta la lame dans la gorge, coupant immédiatement la trachée et l'oesophage.

Comme son frère, il déposa le corps au sol. Durant cette manoeuvre, il entendit son frère siffler comme un oiseau de nuit. David se disait un instant dans sa tête. Il ne voulait pas que son frère pense qu'il n'était pas prêt ou bien qu'il ne l'avait pas entendu.

Il revint le plus vite qu'il pouvait auprès de Marie. Il s'agenouilla aux cotés d'elle et il prit un fusil. Il l'arma et il fit un sifflement à l'attention de son frère qui venait de siffler pour une quatrième fois. Il enligna la fenêtre et entre deux respirations, la détonation se fit entendre, atteignant un homme, un petit gros, à l'épaule.

Au même moment, Elrohir enfonça la porte avec un pistolet au poing
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Elrohir
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Lun Juil 31 2006, 18:05

À la porte, Elrohir venait de serre sa dague pour sortir son pistolet. Il en avait deux, mais il voulait s'en garder une au cas. Il siffla une troisième fois. Il se demandait bien ce que pouvait faire son frère. Mais il ne paniqua pas, peut-etre avait-il des ennuis, peut-etre voulait-il son aide. Il allait siffler une dernière fois et puis sinon, il rebrousserait chemin pour aller le voir.

Alors qu'il siffla pour la quatrième fois, une réponse lui vint, un sifflement. Elrohir arma son pistolet et il attendit la détonation. Quand le coup parti, il enfonça la porte au même moment pour voir les quatres mousquetaires, dont un qui tombait au sol, blessé à l'épaule. Il remarqua que le plus gros, qui devait être le chef, alla derrère Evangéline, très bien caché et il lui mit son pistolet sous la gorge. Elrohir dit:

- Bonsoir messieurs. Ai-je besoin de vous annoncer que vous êtes en état d'arrestion pour le kidnapping de ma femme ou bien je dois tous vous tuer. Et toi Gaspard, sors de là, espèce de petit salaud.

Il remarqua qu'Evangéline avait l'air épuisée et avait subit de nombreuses tortures. Tout en observant les trois autres du coin de l'oeil, qui ne semblait pas avoir de pistolet, Elrohir écoutait Gaspard qui lui criait apres depuis l'arrière d'Evangéline:

- Si tu crois que tu vas la rammener, tu te trompes. Rends-toi à la place et jete tes armes. Sinon, tu devras aller au paradis pour retrouver ta chère bien aimée.

Elrohir ne répondit pas. À la place, il saisit fermement son pistolet à deux mains et il enligna directement la tête d'Evangéline. Il fit un clin d'oeil à la femme qui semblait... pas en confiance et Elrohir fit feu.

La balle atteint le pistolet de Gaspard qui tomba, brisé en deux. Aussitôt le coup parti, Elrohir lacha son pistolet pour sortir son épée, tout comme les trois autres hommes. Gaspard demeura derrière Evangéline.

Elrohir évita la projection du premier qui tomba contre le mur. Ils entendirent des coups de feu de plus. Probablement que David était en train d'abattre les autres à l'extérieur. Elrohir envoya son poing dans un des mousquetaires. Il se pencha pour reprendre son souffle et Elrohir en profita pour lui piler dessus et sauter par dessus le troisième. Il tomba aux cotés d'Evangéline. Il envoya maintenant son pied dans le visage de Gaspard qui alla tomber lourdement plus loin. Elrohir se retourna pour bloquer l'attaque d'un autre mousquetaire et il dit à Evangéline:

- Alors, j'espère que je ne vous ai pas trop manquez et que je n'ai pas été trop long?

Evangéline répondit à la petite blague. Il était évident qu'elle voulait être libérée sur le champ pour se défendre. Elrohir la regarda alors qu'il était en train de bloquer deux attaques coups sur coups sur ses deux flancs, voulant lui faire comprendre qu'il n'avait pas encore le temps. Elrohir échappa son épée après avoir bloquer une autre attaque. La lame alla dans le feu.

Alors que les quatre hommes se regroupèrent un peu plus loin, Elrohir donne un coup de pied sur une chaise pour la faire voler pour ensuite la saisir dans sa main et la projeter sur un mousquetaire. Ce dernier la bloqua et la chaise brisa en morceau.

Elrohir était entre Evangéline et les quatre mousquetaires. Alors que les hommes foncèrent vers lui, Elrohir se retourna pour saisir Evangéline et il lui dit:

- Pardonnez moi

Elrohir souleva Evangéline et il la fit faire un tour complet dans les airs, se servant des pattes de la chaise pour frapper les hommes. Elrohir déposa lourdement la chaise au sol, qui se brisa, libérant partiellement Evangéline.

Elle était maintenant couchée au sol sur le dos et Elrohir avait tombé sur elle car il n'avait pas prévu qu'elle était si lourde (Razz c'est pour ton il va tomber sur le balcon). Du coin de l'oeil, il vit une lame qui allait se planter directement dans la gorge d'Evangéline. Pour éviter cela, Elrohir mit son bras et la lame alla se planter entre son coude et son épaule.

Il s'appuya sur ses deux mains pour tenter de se relever, toujours avec Evangéline sous lui. Il fit un énorme grimace de douleur, ne voulant pas crier. La lame continuait lentement son chemin et Elrohir commença à suer à grosses gouttes, regardant Evangéline droit dans les yeux.

Elrohir fouilla à sa ceinture et il saisit sa dague. Dans un geste de survie, il alla la planter dans le pied de son assaillant qui lacha prise sur son épée, tomba à la renverse avec son arme. Elrohir, dont le bras coulait abondamment, donna la dague à Evangéline.

Sans un mot, il se releva et il bloqua l'épée et allait le frapper. Il saisit le bras de Gaspard et, en tournant sur lui-même, il l'envoya à l'autre bout de la pièce. Il avait prit soin de se garder l'épée de Gaspard dans les mains

Un homme se jeta sur lui, mais Elrohir feinta de le frapper à la tête. L'homme tenta de se bloquer la tête mais Elrohir fondit la lame dans sa cuisse. Il sortit la lame et il frappa l'homme avec le manche à la machoire. Il tintuba et Elrohir en profita pour passer à coté, faire tourner la lame dans sa main et planter la lame au travers du dos, atteingant le coeur.

Du coin de l'oeil, il observa un autre mousquetaire qui aligna Evangéline avec un pistolet. Cette dernière ne semblait pas l'avoir vu. Elrohir sortit son arme et tira sur le mousquetaire avant qu'Evangéline se fasse tirer. Elrohir atteint l'homme à la tête et, dans un dernier effort, il tira vers Evangéline. Par chance que la balle alla à ses pieds, ne lui touchant pas.

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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Mar Aoû 01 2006, 21:17

Une détonation. Evangéline poussa un léger cri. Arthur s’effondra, sa main sur l’épaule. A peine une fraction de seconde, la prisonnière crut que les mousquetaires commençaient à régler des comptes entre eux et qu’elle allait se retrouver au beau milieu de leurs affaires de linge sale. Puis une autre détonation. Non ,c’était la porte qui venait de céder pour laisser entrer Elrohir ;

En voyant son compagnon d’infortune se tenir là, bien entier et surtout solidement armé, Evangéline leva les yeux au ciel et poussa un soupir de soulagement.


Citation :
- Bonsoir messieurs. Ai-je besoin de vous annoncer que vous êtes en état d'arrestion pour le kidnapping de ma femme ou bien je dois tous vous tuer. Et toi Gaspard, sors de là, espèce de petit salaud.

Son expression s’évanouit lorsqu’elle sentit le canon froid d’une arme sur son cou. Elle n’avait pas vu Gaspard, ce sournois, qui s’était glissé juste derrière elle et qui la tenait en joue. L’instant n’était pas à la superbe et subitement Evangéline ne trouva rien à dire. Elle ne voyait que le pouce du mousquetaire prêt à abaisser le chien et à presser la détente. Ca vraiment, il avait perdu son sang froid, mais la jeune femme priait tous les dieux de tous les panthéons pour qu’il ne le perde pas entièrement.

Citation :
- Si tu crois que tu vas la rammener, tu te trompes. Rends-toi à la place et jete tes armes. Sinon, tu devras aller au paradis pour retrouver ta chère bien aimée.

*Ce n'est vraiment pas le moment de faire le malin, De Verchères… *

Evangéline ne respirait plus, ne bougeait plus. Au moment de sa dernière heure, elle se demandait bien ce qu’ils pouvaient bien tous lui vouloir à la fin, elle avait une tête à se faire enlever, maltraiter et menacer de mort… ce serait une habitude qu’elle n’aurait pas le temps de prendre…
Le canon d’Elrohir se baissa à cet instant précis et ceci ne la conforta pas beaucoup dans l’espoir de sortir vivante de là. Elle écarquilla les yeux de surprise et lorsqu’il cligna de l’œil, son expression passa finalement à la colère :


*Ah le--- *

Elle n’eut pas le temps de finir sa pensée que le pistolet d’Elrohir fuma et que la balle la frôla pour venir faire exploser celui de Gaspard.

Tandis que les deux de la chaise, celle dessus et celui derrière, essayait de comprendre ce qui venait de leur arriver, Elrohir s’occupait, avec il fallait bien le dire un certain brio, des trois larrons qui étaient jusque là restés sur leur garde.

Alors qu’il était de passage près de l’espionne saucissonnée, De Verchères trouva le moyen de plaisanter :


Citation :
- Alors, j'espère que je ne vous ai pas trop manquez et que je n'ai pas été trop long?

-Non, pensez-vous ! Les compagnie de ces messieurs était tout à fait agréable. Ils manquent cruellement de conversation cependant. Je ne sais pas comment vous éduquez vos hommes, monsieur le sous-lieutenant… _puis le regardant subir les assauts de deux lames à la fois, elle proposa _ Autrement, vous comptez me laisser comme ça longtemps ? M’emporter pour décorer vos appartements peut-être ?!

Il lui fit un petit regard désolé, et on aurait pu le comprendre, c’était sans doute dans son intérêt de laisser la jeune femme immobile et pourtant, hélas pour lui, pas muette.

Désarmé, le mousquetaire se trouvait dans un bien facheuse position : Evangéline et sa chaise d’un côté _elles ne faisaient presque plus qu’une !_ les quatre mousquetaires de l’autre. Sans crier gare, la chaise, et son occupante furent soulevées dans les airs. Impossible à dire pour la chaise, mais Evangéline trouva, elle, son estomac dans ses talons…
La contact avec le sol lui semblait salutaire, bien mal lui en prit ! Certes elle se retrouvait à demi-libérée de ses liens, mais avec un mousquetaire sur l’estomac. Elle en eut le souffle coupé et la plaie de sa cuisse se réveilla.
Elle en était à serrer les dents sous la douleur qui irradiait sa jambe, qu’elle ne vit pas la lame qui allait se planter dans son cou et lorsqu’Elrohir y interposa son bras, elle se demanda quelle folie allait encore le prendre.

En voyant le mousquetaire se remettre sur ses deux pieds, elle ne savait rien de ce qui venait de se passer. Ce ne fut qu’en voyant le tissu se tacher et le visage de l’homme se liquéfier qu’elle comprit qu’il avait été touché. Auparavant simplement préoccupée par sa seule blessure, Evangéline ne sut que dire. Elle le dévisagea seulement, abasourdie, puis comme un automate prit la dague sanglante qu’il lui tendait.

Elle essaya de se relever en prenant appui sur un coin de table, mais ses jambes se dérobèrent sous elle. Pas seulement à cause de sa blessure, mais surtout parce que les liens et le manque de mouvements avaient ralenti l’alimentation de ses membres et ses muscles étaient presque tétanisés. Elle crut en pleurer de rage. Enfin libre et complétement impotente. Sa maladresse l’avait d’ailleurs fait lâcher le poignard qui était parti tinter un peu plus loin. Elle rampa sur le sol pour l’empoigner. Sentant une présence dans son dos, elle se retourna et vit Arthur, canon pointé sur elle. Fut-ce la grâce divine qui lui épargna la mort à cet instant là ? Peut-être plutôt la rapidité d’esprit d’Elrohir. Toujours est-il que l’homme fut touché au front et qu’il s’effondra sans avoir atteint sa cible.


Avec peine, Evangéline tint sur ses deux jambes de nouveau qu'elle se dirigea à pas mal assurés, trainant la jambe gauche [manque plus qu'un bandeau sur l'oeil et un perroquet sur l'épaule! MDR!], vers Elrohir:

-Votre bras... Vous saignez... Ca va aller?

Elle attendit un long moment pour se rassurer sur l'état de sant de son compagnon. Le dernier mousquetaire encore debout, malgré son mauvais état, se remit en garde. Mais Evangéline avait déjà son esprit ailleurs. Lorsqu'elle tourna la tête, la première chose qu'elle vit en surplombant la pièce fut Gaspard, face contre terre, complétement sonné de la valse forcée que lui avait fait suivre Elrohir et qui l'envoya dans le décor.

Dague à la main, regard noir, elle se dirigea vers lui, se mouvant avec lenteur. Arrivée à son niveau, l'homme était toujours plongé dans sa léthargie et elle se laissa tomber à genoux. L'empoignant sans ménagement par les cheveux, elle le souleva de toutes ses forces, et Dieu sait qu'à ce moment là elles n'étaient pas nombreuses! L'autre laissa échapper une sorte de râle tandis qu'il était brusquemment sorti de son état. Evangéline, qui ne ressemblait pour ainsi plus beaucoup à celle qu'elle était en temps ordinaires, le força à s'adosser au mur:


-Alors mon vieux, pas trop dur le réveil?

Là-dessus, elle lui administra une gifle retentissante qui faillit lui faire perdre son propre équilibre. Ah il avait bien joué! Et bien, il fallait espérer pour lui qu'il en avait bien profité, car la jeune femme entendait bien lui faire revivre point par point, religieusement, tous les sévices qu'il lui avait infligé avec sadisme...

[Mouahaha! Gaspard serait-il tombé dans une mauvaise période du mois?! rambo MDR!]

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Dernière édition par le Mar Aoû 01 2006, 21:44, édité 1 fois
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