1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Cabane des traitres

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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Mar Aoû 01 2006, 21:40

[Mince je me rend compte que j'aurais dû poster celui-là avant enfin bref! Wink]


Marie vit Elrohir s'éloigner un peu à contre-coeur. Voilà qu'elle restait avec le frère qui, a priori, ne lui inspirait qu'à demi confiance. Il faut préciser que même s'il avait déjà prouver qu'il n'avait rien à faire avec ces mousquetaires corrumpus et qu'il était parent avec Elrohir, la jeune suivante le trouvait bien un peu trop nouvellement venu dans son existence pour lui accorder une confiance aveugle de prime abord.
Là il s'agissait même de lui faire confiance pour sa vie et celle de sa maitresse, on peut donc aisément comprendre qu'il lui fallut refouler bon nombre de ses préjugés.

Une branche avait craqué, elle avait tendu l'oreille. Voilà qu'un homme marchait tou droit vers eux. Mais le regard perdu au devant, celui-ci ne les avait pas découverts, du moins pas encore... Elle se tourna vers David qui n'avait rien vu. Presque poliment, elle lui pressa l'épaule et désigna à coup de menton nerveux, l'homme qui s'était égaré vers eux.
Aussitôt, un fusil lui atterrit dans les mains sans qu'elle ne sut qu'en faire, et David qui lui indiqua le plus naturellement du monde:


Citation :
- Si ça va mal, tirez dans la fenêtre et sur les autres.

Marie bulbutia une série d'onomatopées inaudibles et songea:

*Je préfère que ça n'aille pas mal tout court...*

Elle préféra alors éviter de regarder dans la direction de David et du mousquetaire et détourna la tête vers ceux qui gardaient la porte. Et bien heureusement pour elle, cela évita à ses yeux encore purs, le pénible spectacle d'un mort violente.

Quelques secondes plus tard, David revint et lui prit le fusil des mains pour le charger de nouveau sur son épaule. Ses mains étaient sanglantes "comme s'il avait tué le cochon" se dit Marie intérieurement. Elle ne penseait évidemment pas à toute l'ironie de ces pensées.

Le coup partit brusquement de l'arme que tenait David vers l'intérieur de la cabane. Avec le recul, Marie faillit se prendre la crosse en plein visage, mais elle se redressa vivement. Il ne manquerait plus qu'il ait touché madame! Puis Elrohir jaillit à l'intérieur de la batisse et les événements se précipitèrent...


[Bon je sais c'est pas ultra recherché comme fin mais bon... Razz Ca laisse travailler ton imagination!^^ lol!]
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Elrohir
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Mar Aoû 01 2006, 23:13

(HS on va devoir faire jouer Marie et David après Wink)

Elrohir fut saisit par la main ferme d'Evangéline qui tenta de voir sa plaie. Un peu gêné, Elrohir lui dit que ce n'est pas grave, voulant faire son dur à cuir. Mais bon, Evangéline réussit tout de même à faire ce qu'elle voulait voir avec cette plaie.

Elrohir prit le temps de s'assoir pour prendre un peu d'air. Il venait de neutraliser quatre mousquetaires, fièrement entrainés, en si peu de temps et de plus, Evangéline n'avait rien au sauf les blessures subites lors de son interrogatoire.

Il observa du coin de l'oeil Evangéline en train de se venger du traitement de Gaspard. Il ne pouvait y croire, Evangéline vivait pour sa simple vengeance à ce moment. Elle qui était si douce et si droite habituellement. Elrohir décida de se lever et de mettre sa main sur l'épaule d'Evangéline. Celle-ci se retourna vers lui pour voir ce qu'il voulait:

- Non Evangéline, ne devenez pas comme nous. Lorsque l'on prend une vie, on y est hanté pour le reste de nos jours. Et, sauf votre respect, vous êtes bien trop jolie pour être de la colère de la sorte, vous valez beaucoup mieux que nous, je vous assure. N'oubliez jamais ceci, je partage et je comprends votre rage. Laissez-moi vous montrer quelque chose.

Il saisit Gaspard par le collet et il détacha doucement les mains d'Evangéline pour qu'elle lache Gaspard. Lorsqu'elle le lacha, Elrohir lui envoya son genou en plein dans l'estomac, faisant tomber Gaspard de douleur et par manque de souffle.

Il reprit les deux mains d'Evangéline et il fit trois pas en arrière pour l'éloigner de Gaspard:

- Croyez-moi, je vous comprends parfaitement, mais je vous assure, ne faites pas cela. Si vous tenez à le faire, je ne vous en empecherai pas, mais si vous me laissez faire, seul mes mains seront sales.

Il regarda Evangéline qui semblait songeuse, regardant Gaspard longuement, la rage était fortement apparente sur le visage et les traits d'Evangéline. Elle avait du mal à se tenir debout, mais elle avait la fierté d'un lion à ce moment.

Avant qu'elle ne répondre, Elrohir lui tira une chaise et il l'aida à s'assoir. Il se pencha pour voir la plaie sur la cuisse et Evangéline lui répondit à ce moment. Pendant sa réponse, Elrohir coupa un morceau de tissu d'un mousquetaire morte au sol pour faire un bandage sur la cuisse d'Evangéline (tandis qu'Elle répondait toujours). Au cours de la réponse de sa dite femme, Elrohir entendit un clic derrière lui. Il se retourna et il vit Gaspard qui venait d'armer son pistolet, prêt à faire feu.

Elrohir se leva aussitot, cachant Evangéline derrière lui. La détonation se fit entendre. La balle traversa rapidement la distance entre Elrohir et le canon de l'arme. Il fut atteint directement dans l'abdomen. Il fléchit un genou et il posa une main au sol.

La douleur était intense. Le sang coulait de plus belle. Il posa sa main sur la plaie pour tenter d'empecher le sang de couler et de son autre main, il sortit son épée dont la lame était tombée dans le feu et qui était rouge de chaleur. Il tendit le manche à Evangéline et il dit avec un peu d'humour:

- Savez-vous vous servir de cela, Evangéline?

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David de Verchères
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Mer Aoû 02 2006, 14:57

David déposé le fusil au pied de Marie pour qu'elle le recharge. Il en prit un autre et il visa l'homme le plus prêt d'eux. Le détonation se fit entendre et la balle atteint l'homme dans le thorax. Les coups arrivaient toujours entre deux respirations pour ne pas manquer sa cible.

IL déposa le second fusil pour prendre le troisième et il fit feu sur celui qui venait de tirer sur le thorax. Il tomba par terre raide mort. David posa le troisième fusil et il vit un homme au loin qui visa dans leur direction avec deux pistolets. Il eut à peine le temps de se jeter sur Marie pour la coucher au sol, en lui disant:

- À terre!

Une fois que les deux coups de feu passèrent en haut de leur tête, David se releva et il prit le quatrième fusil pour répondre à la réplique de celui qui venait de tirer. Il tira mais l'homme s'était jeter derrière un arbre, étant à l'abri. Durant sa concentration, il n'avait pas vu le dernier homme qui s'était faufilé derrière eux. L'homme se jeta derrière Marie et il la tira fermement par les cheveux.

David, qui venait de lacher son fusil, fut attiré par les cris de Marie. Il sortit son épée et sans attendre, il frappa la main qui tenait les cheveux de Marie, lui coupant les tendons. Il ne s'arrêta pas là. Lorsqu'le brigand lacha prise sur Marie, David se tourna un peu du coté droit. Il se mit à tourner rapidement sur le coté gauche. Il frappa l'homme avec son coude gauche, directement sur la machoire. En continuant son mouvement, il déplia son bras pour le frapper avec son poing gauche. Il finit de tourner en envoyant maintenant son poing droit à la même place sur la machoire. Le brigand tomba au sol pour se tater la machoire.

David avait perdu sa concentration sur l'autre mousquetaire qui avait prit le temps de charger ses armes. David entendit le clic typique avant de faire feu. Sans penser, il saisit Marie par les hanches et il la fit tourner dans les airs, pour la mettre derrière David. Il plongea derrière un arbre avec Marie dans les bras. Les deux coups de feu retentirent et les balles frappèrent l'arbre de plein fouet.

Sans attendre, David sortit de l'arbre avec son épée. Il prit tout de même soin de laisser ses pistolets à Marie, au cas où si l'homme voudrait se réveiller et s'en prendre à elle.

David marcha d'un pas décidé et rapide, sans courir, vers l'homme qui venait de leur tirer dessus. Il s'arrêta près d'un homme qui venait de tuer pour prendre son épée. Il avait maintenant deux épées.

David attaqua le premier, tentant de frapper l'homme à la tête. Le brigand bloqua l'attaque et se dépecha pour frapper David au thorax, mais fut bloqué lui aussi. Au cours du combat, David se servit de ses épée pour bloquer la lame de son adversaire au sol. Il en profita pour envoyer son pied dans l'estomac. Sans attendre, il envoya ses deux épée en angle, lui perforant ainsi les deux poumons et une lame lui atteint de coeur. L'homme tomba au sol, raide mort.

David se retourna vers Marie pour voir si elle allait bien.
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Mer Aoû 02 2006, 21:23

Evangéline laissa glisser sa main sur le sol et attrappa une généreuse pincée de sel du bol qui s’était renversé de la table. Elle venait de remarquer une blessure sanguinolente sur l’avant-bras de Gaspard… Comme s’il s’agissait de sable, elle le laissa glisser entre ses doigts et l’homme se tordit de douleur. La jeune femme sourit de satisfaction, sans se douter que l’expression qui se dessinait sur ses traits n’était rien d’autre que le reflet de sa haine.
Gaspard et elle se soutinrent du regard un long moment et brusquemment celui-ci lui cracha au visage.


-Espèce de trainée ! Tu vois que j’avais raison, tu aimes ça !

D’un doigt vif, Evangéline balaya la salive sur sa joue. Elle chercha sa dague à tâtons, tout en fixant l’homme. A cet instant, une main se posa sur son épaule :

Citation :
- Non Evangéline, ne devenez pas comme nous. Lorsque l'on prend une vie, on y est hanté pour le reste de nos jours. Et, sauf votre respect, vous êtes bien trop jolie pour être de la colère de la sorte, vous valez beaucoup mieux que nous, je vous assure. N'oubliez jamais ceci, je partage et je comprends votre rage. Laissez-moi vous montrer quelque chose.


Elrohir. Omnubilée par Gaspard, elle en aurait presque oublié le mousquetaire qui était venu sauver sa vie. Ce contact simple, franc et amical la sortit de sa logique de vengeance et elle se releva, sans un mot.
« Lorsqu’on prend un vie, on est hanté pour le reste de nos jours… » Cette phrase résonna dans son esprit. Le coup d’Elrohir partit dans l’abdomen de Gaspard et elle ne détourna pas les yeux.


Citation :
- Croyez-moi, je vous comprends parfaitement, mais je vous assure, ne faites pas cela. Si vous tenez à le faire, je ne vous en empecherai pas, mais si vous me laissez faire, seul mes mains seront sales.

De nouveau sur le sol, Gaspard se trainait en gémissant et se tenant le ventre. Elle le haissait cette ordure qui avait joué avec elle comme on torture des vers de terre quand on est enfant. Elle n’avait été qu’un jouet entre ses mains et il lui était difficile de se taire, de se dire qu’il ne fallait rien faire pour ne pas s’abaisser au niveau de la fange dans laquelle il se roulait. Tout autour de lui respirait la pourriture de son âme. Inutile d’imaginer qu’il avait beaucoup d’idéaux pour trahir ainsi son Roi et sa patrie. Une bourse d’écus sonnant et trébuchant, c’était la seule morale qu’il devait jamais entendre . Elle aurait voulu lui dire combien il la répugnait mais de nouveau, les mains d’Elrohir la forcèrent à s’asseoir.

Il observait sa plaie à la cuisse lorsqu’elle lui répondit :


-Je ne veux pas qu’il meurt, pas tout de suite. Je veux l’aider un peu à réfléchir… _puis elle baissa la tête et vit le mousquetaire qui pansait sa blessure_ Laissez donc ça, occupez-vous plutôt de votre bras, vous avez vu dans quel état vous vous êtes mis ? ! C’est comme ça que je vais vous ramener à votre fiancée, De Verchères ?

Elle rit de bon cœur, d’un rire qui sentait le véritable soulagement. Elle n’avait pas entendu le pistolet s’armer et ne comprit pas pourquoi Elrohir se releva soudain si brusquement. Ce ne fut que lorsque le coup partit que son sourire s’évanouit et qu’elle poussa un cri. Une seconde, elle crut que Gaspard les avait manqué car rien ne bougeait et le silence tomba comme une chappe de plomb. Puis Elrohir ploya. Evangéline se pencha vers lui, le souffle court. Elle le crut mort lorsqu’elle tourna son visage vers elle puis enfin il esquissa un sourire :

Citation :
- Savez-vous vous servir de cela, Evangéline?


En baissant les yeux, l’espionne vit un pommeau d’épée qui se tendait vers elle. Elle hésita un instant. Gaspard pouvait bien attendre. Ca serait lui faire trop d’honneur que de le tuer comme ça, mainteant, froidement, alors qu’un homme d’honneur, véritable gisait dans son sang pour une autre vie que la sienne. Elle mentit en souriant légèremment :

-Non, je ne sais pas.

Elle aurait pu alors dire « Non je ne veux pas. » qu’elle aurait mieux traduit sa pensée, mais la garde s’agita un peu, signe qu’Elrohir tenait vraiment à ce qu’elle l’empoigne. Presque à contre-cœur, elle prit l’épée au fer rouge et se tournant vers Gaspard se mit en position d’attaque.
En réalité, elle avança doucement vers lui et plus elle avançait plus il reculait. Enfin, son dos rencontra une paroi et ce fut pour lui la fin du voyage.
Evangéline baissa la lame au niveau de son torse découvert et dit avec placidité, comme il l'avait fait quelques heures avant:


-Tu connais la marque des traitres?!

Elle passa lentement, avec application, la pointe de lame brulante sur la peau de l'homme de sorte qu'un T se dessine, mélé de sang et de charbon.

-Elrohir? Il y a de la place pour cet homme à la Bastille? Je suis bien certaine que oui. Le gibet t'attendra place de grève, et tout Paris sera là. Moi? Moi, je serais au premier rang...

Sans un mot de plus, elle tourna les talons et jeta l'épée toute entière au feu. Gaspard ne se releverait pas tout seul, elleretourna s'enquérir de la santé de son ami.

[Pfiou! Enfin! Razz lol!]

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Elrohir
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Jeu Aoû 03 2006, 03:35

Elrohir regarda Evangéline qui fit subir le sort des traitres à Gaspard, le même sort qu'il voulait faire subir à Evangéline quelques minutes plus tot. Il la regarda bien faire son T sur Gaspard. Il la regarda aussi jeter son épée dans le feu. Il la pointa et il dit:

- Vous savez, c'est mon épée que vous venez de jeter dans le feu. C'est l'épée d'un sous-lieutenant, il y a un filigramme en or dans le manche. Mais oubliez-la, elle est perdue maintenant et ne soyez pas désolé, ce n'est pas important ce n'est que du matériel alors que vous, vous êtes fait de chair et de sang

Les yeux toujours fixer sur le feu, Elrohir fut solidement saisi par le bras par son amie Evangéline. Elrohir se mit en position debout, trop fier pour se trainer sur le sol. Mais Evangline, avec sa poigne, l'envoya s'assoir sur la chaise.

Il se mit à la tâche de lever sa chemise et son uniforme de mousquetaire pour voir la blessure. La balle avait entrée dans le coté droit de son abdomen, presqu'à l'extérieur de son corps. Il leva la chemise dans son dos et il demanda à Evangéline:

- Dites moi, est-ce que la balle est ressortie par l'arrière?

Evangéline regarda attentivement et fit signe de oui de la tête, un peu soulagée comme Elrohir. Elrohir se pencha pour saisir la bouteille d'alcool qui était tombée au sol au cours de la bagarre. Il tira le bouchon de liège avec sa bouche et il dit à Evangéline:

- Rafurez foue, the n'est pfa phour bloèrhme

Devant la confusion totale d'Evangéline, Elrohir cracha le bouchon au sol et il lui répéta:

- Désolé, mais j'ai dit: Rassurez-vous, ce n'est pas pour boire.

Elrohir se pencha un peu par en arrière et il se versa un peu d'alcool sur la plaie. La douleur était vive mais nécessaire pour la sécurité du mousquetaire. Il fit un grimace, mais toujours pas de cri. La sueur dégouttait de son front.

Après quelques secondes, il tendit la bouteille à Evangéline et il lui dit:

- S'il-vous-plait, pourriez-vous en verser dans la plaie de mon dos, cela m'aiderait car je suis un peu... mal prit. Rassurez-vous, c'Est pour mon bien

Elrohir se pencha et Evangéline s'appliqua à verser une bonne dose d'alcool sur la plaie. Quand le liquide entra en contact avec sa peau, les deux poings d'Elrohir se crispèrent durant quelques secondes.

Après ce traitement de barbares, Elrohir se leva lentement et, comme il n'y avait plus qu'une chaise de disponible, les autres ayant été détruites lors du combat, Elrohir aida maintenant Evangéline à s'assoir, bien qu'elle ne voulait pas. Il l'assit et il termina son bandage sur la cuisse. Il lui dit:

- Je dois vous dire une chose Evangéline, j'ai eu très peur de vous perdre je dois dire. Je suis très heureux de vous avoir retrouvée car je ne me l'aurais jamais pardonnez, même si je sais que cela fait parti du métier. Mais, quand l'autre est dans les problèmes, on doit venir l'aider. Vous savez, un pour tous et tous pour un. Sans être une mousquetaire vous-même, je crois que cette phrase me fera agir de la sorte avec vous. Ou que vous soyez, en danger ou directement dans l'enfer, votre partenaire viendra vous chercher Evangéline, je vous le promets.

Il s'affairait maintenant à regarder le reste du corps de la femme pour voir s'il n'y avait pas d'autres blessures. Il fut rassuré que, sauf les bleus dans le visages, il n'y avait rien d'autre.

Pour finir, il dépouilla un cadavre de son uniforme et il le mit sur les épaules d'Evangéline. Il lui dit:

- Pour vous tenir au chaud. De toute façon, vous portez fierement et avec beaucoup plus d'honneur cette fleur de lys que l'homme qui la portait avant.

Elrohir se releva de sa position à genou. Lentement, mais à mi-chemin, il porta sa main à son coté droit et, avec une respiration ralentie, il dit:

- Bon Dieu, je crois que je me suis cassé une côte... ce n'est pas pour dire Evangéline, vous venez de voir un Elrohir qui s'est autant blessé pour la première fois.

Il finit de se relever et il lui sourit pour lui montrer que tout allait bien, qu'il n'allait pas mourir ni aujourd'hui, ni demain. Il se pencha et il mit un bras sous les genoux d'Evangéline et un autre derrière son dos. Il la souleva facilement puisqu'elle était assez légère. Il lui dit:

- Si vous voulez bien me suivre, mademoiselle de Montberry, votre carosse est avancé pour vous.

Fièrement, sans trébucha ou tituber, il se dirigeait vers la porte avec Evangéline dans les bras.

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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Jeu Aoû 03 2006, 21:16

[Documentation nécessaire pour écrire ce qui suit! lol! J'espère ne pas avoir fait de monumentales erreurs! sinon, mea culpa! Razz]

Obéissant à une cadence effrenée, Marie se tenait dans le dos de David, toujours un mousquet dans la main, une cartouche entre les dents, s'occupant de recharger les balles que celui-ci vidait comme s'il avait lancé des cailloux.
Quelques minutes auparavant, il s'était retourné vers elle et lui avait demandé avec un petit sourire si elle était capable de l'aider. Visiblement, il n'y croit guère et son air, que Marie jugeait suffisant, la piqua.
Alors elle avait empoigné le premier fusil qu'il venait de déposer à terre, avait abaissé le canon et sans un mot, avait pris la cartouche, l'avait ouverte en deux, versé la poudre puis introduit la balle dans le barillet, refermé le canon, abaissé le chien et avait tendu une arme prête à l'emploi à David. Elle ne savait peut-être pas s'en servir, ni la tenir, mais d'avoir vu fait son père avec les fusils de chasse du comte Charles et d'avoir dû le remplacer plusieurs fois, Marie utilisait ses doigts fins et agiles avec dextérité.

C'est ainsi que la jeune suivante aidait comme elle le pouvait le mousquetaire qui faisait feu sur tout ce qui bougeait autour d'eux. Pour tout dire, Marie ne prenait pas le temps de réfléchir à ceux qui tombaient, elle employait tout son esprit à ne pas se tromper dans ses manoeuvres, à verser la bonne mesure de poudre, à faire glisser la munition dans le bon orifice, bref à ne pas faire exploser l'arme au visage du tireur...

Heureusement, elle venait de terminer son troisième fusil lorsque David la jeta à terre. Deux balles ricochèrent au-dessus d'eux, elle poussa un cri, se protégea la tête dans un réflexe puis tandis que l'homme s'employait à recharger lui-aussi, le moursquetair et elle se redressèrent et recommencèrent chacun de plus belle.

Hélas, la main qui l'agrippa aussitôt par l'arrière et qui l'attira la fit lâcher la balle qu'elle tenait entre les doigts. L'ombre tirait de toutes ses forces sur sa chevelure claire et Marie se débattait avec l'énergie du désespoir pour le faire lâcher prise, plantant ses ongles dans la peau dure. La méthode de David fut efficace et radicale, la lame de son épée trancha la chair et les doigts se defirent de leur étreinte.
Une fois libre, Marie oublia presque aussitôt ce à quoi elle venait d'échapper pour une angoisse encore plus tenace. La balle... Elle se mit à tâtonner avec frénésie le sol herbeux à la recherche du projectile manquant. Elle ne pouvait pas se permettre de gaspiller de précieuses munitions de la sorte. Si elle ne la retrouvait pas, elle serait bonne pour nettoyer la poudre et tout recommencer.
Dans le danger permanent qui l'entourait, cet événement imprévu la plongea dans une panique sans nom, ses doigts tremblaient de ne se refermer que sur du vide.

Brusquemment, Marie se sentit de nouveau partir, mais cette fois sur le côté. Elle heurta si violemment le sol avec son épaule qu'elle poussa un nouveau cri, cette fois plus de douleur que de peur. Elle demeura ainsi immobile même lorsque David lui tendit ses pistolets et qu'il sortit à découvert. L'homme qui avait tenté de la prendre quelques instants auparavant gisait face contre terre à moins d'un mètre d'elle. Elle se recula vivement et s'adossa contre l'arbre qui se tenait entre elle et le feu. Un nuage découvrit la Lune a cet instant là et elle put voir à portée de bras, entre les herbes folles, la lueur métallique de la balle qu'elle avait tant cherché.

De Verchères revint vers elle, elle eut un mouvement de recul en voyant une ombre surgir ainsi à ses côtés. Le coeur battant, la jeune fille s'enquit:


-Combien sont-ils encore? Et à l'intérieur? Vous croyez qu'ils ont besoin de nous?

Par son second "ils" elle entendait bien sûr Elrohir et sa maitresse. Il lui semblait que cela faisait un petit moment à présent qu'elle n'avait plus entendu de grabuge. Ce pouvait être bon, comme mauvais signe...
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Jeu Aoû 03 2006, 22:49

-Oh ! Je suis vraiment confuse !

Evangéline s’était mordu la lèvre en réalisant qu’elle venait de ruiner l’épée d’Elrohir, mais au même moment celui-ci lui disait de ne rien en faire. Plus aucune trace de haine sur le visage de l’espionne, seulement une grande fatigue et l’envie de fuir de cet endroit de cauchemard maintenant que tout était fini. Du moins, pour ce soir.
Elrohir, qui avait un trou dans le côté, et un bras en compote ne l’oublions pas, ne trouva rien de plus intelligent que de se relever, faisant semblant d’être frais comme un gardon.


-Eh là grand garçon ! Je vous trouve bien audacieux ! Vous tenez à peine sur vos deux jambes.

D’une main ferme, elle le força à s’asseoir. A sa demande, elle l’examina son dos à l’endroit de sa blessure. Vu de ses yeux, ça n’était pas vraiment ragoûtant : la plaie saignait abondamment et la chair boursouflée par le choc prenait une teinte violette.

Citation :
- Dites moi, est-ce que la balle est ressortie par l'arrière?


Craignant que sa voix ne traduisit son trouble, Evangéline se contenta d’un simple hochement de tête. Heureusement, elle n’aurait pas à voir l’extraction d’une balle des profondeurs du corps du mousquetaire ou pire encore, avoir à la faire elle-même. Elle avait déjà subi son interrogatoire à la limite constante de l’evanouissement, alors elle était bien sûr de ne pas supporter une telle opération délicate.

Une bouteille d’alcool dans la main, Elrohir s’acharnait à dévisser le bouchon avec les dents. Le voyant ainsi faire, Evangéline haussa un sourcil :


-Cela vous met dans de biens drôles d’état, la victoire, Elrohir. Vous m’excuserez si je ne trinque pas…

Le bouchon atterrit au sol et De Verchères se mit à plaisanter. Evangéline rit de bon cœur, elle avait bien besoin de ça à présent. En voyant, l’alcool couler à flot sur la chair à vif du mousquetaire, il lui sembla que ses blessures à elle la relançaient au souvenir du contact brûlant, insupportable, du sel… Elle ferma les yeux et secoua la tête alors qu’Elrohir lui tendait la bouteille cette fois :

Citation :
- S'il-vous-plait, pourriez-vous en verser dans la plaie de mon dos, cela m'aiderait car je suis un peu... mal prit. Rassurez-vous, c'Est pour mon bien

Evangéline plissa le nez et grinça:

-Puisque c’est si gentiment demandé… Pensez à quelque chose d’agréable dans ce cas…

Elle lui posa gentiment une main sur le front et versa d'un trait une grande rasade d'alcool sur sa plaie, histoire de rendre les choses, pas moins douloureuses, mais au moins plus rapides...

Puis elle n'eut que le temps de reposer la bouteille sur la table que c'était son bras cette fois qui était empoigné et qu'elle était forcée de s'asseoir. Elle savait parfaitement qu'Elrohir allait continuer son oeuvre autour de sa cuisse et elle protesta:


-Pas de zèle inutile! Regardez ça ne saigne pas! C'est plus impressionnant que ça ne l'est vraiment!

Et pour cause, le sel avait tout bu. La réaction d'Evangéline tenait plus de l'inconscience que de la fierté réelle, elle savait qu'elle souffrait mais elle ne pensait pas l'entaille sévère. Elle ajouta avec véhémence:

-En tout cas, ne comptez pas me faire subir le même traitement qu'à vous, ce n'est pas même une éventualité!

Néanmoins, voyant qu'il s'appliquait de son mieux, elle resta sans bouger par politesse. Le silence s'installa entre eux pendant un long moment sans qu'il fut géné. Soudain, la voix concentrée du mousquetaire lui remonta jusqu'aux oreilles alors qu'elle regardait dans une toute autre direction et que lui avait le nez dans ses tissus:

Citation :
- Je dois vous dire une chose Evangéline, j'ai eu très peur de vous perdre je dois dire. Je suis très heureux de vous avoir retrouvée car je ne me l'aurais jamais pardonnez, même si je sais que cela fait parti du métier. Mais, quand l'autre est dans les problèmes, on doit venir l'aider. Vous savez, un pour tous et tous pour un. Sans être une mousquetaire vous-même, je crois que cette phrase me fera agir de la sorte avec vous. Ou que vous soyez, en danger ou directement dans l'enfer, votre partenaire viendra vous chercher Evangéline, je vous le promets.

Evangéline baissa le regard dans sa direction, il ne la vit pas, mais pour sûr que s'il avait vu l'expression benoîte de son visage, il en aurait rit. Rien. Elle n'avait pour une fois dans sa vie, rien à dire. Ce témoignage d'amitié franc et sincère la laissa sans voix. Au bout d'un moment cependant, elle réalisa que son silence durait et qu'il pourrait être mal interprété. Elle répondit simplement d'une voix cassée par toutes les émotions accumulées ces derniers temps:

-Je sais.

Une fois qu'elle eut parlé, elle trouva sa réponse bien stupide car elle ne reflétait rien de ce qu'elle aurait voulu y mettre. Pourtant, elle n'avait pas vraiment besoin d'en dire plus, elle n'aurait pu mieux exprimer sa confiance envers le mousquetaire, sa loyauté et son amitié. Elle pouvait bien le chamailler de temps à autres, voire même souvent, ce n'était que pour l'entretenir cette amitié!

Evangéline se vit remettre une veste noire à fleur de lys et il est vrai qu'elle lui tint bien plus chaud que ne l'avait fait son vêtement de lin depuis deux jours. Les manches étaient un peu trop longues, elle était bien mal taillée et surtout elle sentait le fauve mais pour rien au monde, la jeune femme, qui avait dû frolé la pneumonie, n'aurait craché dessus!


Citation :
- Bon Dieu, je crois que je me suis cassé une côte... ce n'est pas pour dire Evangéline, vous venez de voir un Elrohir qui s'est autant blessé pour la première fois.

En passant une main sous son épaule valide, Evangéline l'aida à se hisser depuis le sol:

-Oui et en me sauvant la vie par deux fois. Vraiment, ma dette envers vous va frôler les cieux, j'espère que vous ne tenez pas les comptes!

La dernière syllabe finit dans une exclamation tandis que le mousquetaire lui faisait perdre l'équilibre pour la soulever. Sans qu'elle ne comprit, elle en était à battre des bras et des jambes pour se faire redescendre.

Citation :
- Si vous voulez bien me suivre, mademoiselle de Montberry, votre carosse est avancé pour vous.

-C'est bien le moment de faire le pitre, De Verchères! Vous n'êtes pas assez amoché comme ça? Présentez moi à vos chirurgiens que je leur peigne le tableau!

Ensemble, il passèrent la porte, Evangéline faillit se prendre le linteau en pleine figure et se baissa in extremis. Cela aurait été bien triste de finir comme ce pauvre Charles VIII!

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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Ven Aoû 04 2006, 08:53

[ LOL! Tu m'étonnes, quel con ce Charlot! Etre mort pour avoir été trop grand... ou trop pressé... mdrr]

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David de Verchères
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Ven Aoû 04 2006, 16:35

Quand Marie recula d'un pas en voyant de Verchères arriver, il rangea son arme et il lui fit signe gentiment d'arrêter de ne pas avoir peur. La petite Marie était pleine de vivacité alors qu'elle venait de combattre dans un dur champ de bataille. Il écouta les questions de Marie. Il s'éclaircit la voix et il dit:

- Combien ils sont ici. Bien, je dirais plus aucun. Mais pour ce qui est de l'intérieur, allons voir.

David tendit le bras comme un gentilhomme à Marie pour qu'elle le saisisse. Ils commencèrent à descendre en direction de la cabane lorsque David vit son frère sortir avec Evangéline dans les bras. David se retourna vers Marie et il lui dit:

- Et bien voila, tout le monde se porte bien. Votre maitresse aussi

En se tournant pour dire cela, David remarqua une plaie qui saignait sur la tête de Marie, directement dans le cuir chevelu. Alors que cette dernière continuait sa route vers Elrohir et Evangéline pratiquement en courant, David lui saisit le bras pour l'arrêter l'empecher de partir. Il lui dit:

- Un moment Marie

David enleva quelques mèches qui l'empècherent de bien voir sur la tête avec sa main gauche. De l'autre main, il toucha la plaie pour voir comment grande elle était. Il vit que Marie fit une grimace. Il lui dit:

- Désolé, je n'en ai pas pour longtemps.

Il remarqua que la plaie n'était pas très très longue. Un peu de sang s'y échappait. David relacha les mèches et il dit à Marie

- Nous soignerons cela au chateau. Je vous félicite Marie, vous faites maintenant partie des guerriers de cette terre, vous avez eu votre première blessure de guerre.

Il se tourna et il maintenant, Elrohir et Evangéline était arrivés
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Elrohir
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Ven Aoû 04 2006, 16:48

Elrohir sortit de la porte avec Evangéline dans les bras, et une douleur à l'abdomen qui le faisait souffrir. Alors qu'Evangéline continuait de protester sur sa capacité à pouvoir marcher, Elrohir lui dit:

- Mademoiselle Evangéline, je sais que vous me demandez par fierté de pouvoir marcher seule, mais regardez autour de vous, nous sommes en forêt, en plein hiver et vous n'avez pas de chaussure et votre jambe doit vous faire atrocement mal. Alors, si vous pouviez cessée de vous débattre car moi aussi j'ai ma fierté et je ne laisserais pas une femme dans le besoin se faire du tort.

Elrohir lui sourit, voulant montrer sa bonne volonté dans toute cette démarche. Il ajouta:

- Et puis d'ailleurs, je pense que vous avez déjà montré votre bravoure, il n'est pas nécessaire d'en montrer davantage. vous venez de passer un sale mauvais temps, alors pourquoi ne pas vous laissez traitée en tant que princesse pour un court instant. De plus, j'aimerais rajouter que si vous ne cessez pas de vous débattre, vous allez aggraver ma blessure à l'abdomen qui est déjà assez souffrante pour le moment.

Elrohir lui fit un petit clin d'oeil. Dans toute cette histoire, les deux se taquinaient pour une question de fierté. Il fallait dire, Elrohir ne voulait pas empecher Evangéline de se débrouiller, mais la logique imposait un traitement royal pour la jeune femme en ce temps de lumière après une longue noirceure.

Ils arrivèrent maintenant auprès de David et Marie. Tous se sourirent et se réjouirent de cette opération qui a été voué au succès. Elrohir dit à David qu'il y avait un prisonnier dans la cabane et son frère alla tout de suite le chercher.

Pendant ce temps, les femmes s'échangèrent de belles paroles et des gestes réconfortants. Elrohir commençait à sentir que ses pantalons se mouillaient à l'endroit où il avait été atteint. Il appuya Evangéline sur sa jambe pour se libérer une main. Il prit son chapeau et il le mit au sol. Il regarda Evangéline et il lui dit:

- Voila votre zone de sécurité, ne le quitter pas pour un instant

Il déposa Evangéline directement sur son chapeau qui était au sol. Sa respiration commença à râler un peu, mais rien de bien grave. Il se tourna des deux femmes pour lever sa chemise. Comme il le pensait, la plaie avait continuer à saigner un peu plus. Il perdit pied et il tomba assis au sol. Il grimaça en tenant sa blessure à l'abdomen. Il tenta de se relever mais il sentit une paire de main qui vint l'aggriper.

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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Ven Aoû 04 2006, 21:23

[Eli= en fait de ce que je me souvient c'est que la porte était de toute façon trop basse... Mais c'est vrai que c'est pas très glorieux! ]

Elrohir n'avait pas l'intention de la lâcher, mais Evangéline devait reconnaitre qu'elle ne se sentait pas de gabader dans les herbes mouillées alors que déjà elle se sentait glacée jusqu'à la moelle épinière. Autant pour lui faire plaisir que par véritable nécéssité, elle le laissa faire. Il refusait d'avouer qu'il souffrait le martyre, elle ne pouvait pas non plus lui tirer des supplications de la bouche!

Une petite voix lui fit lever la tête. Marie! .... Marie?! Evangéline s'écria à l'attention d'Elrohir:


-Vous avez ammené la petite là-dedans? Mais qu'est ce qui vous est passé par la tête?

Mais la suivante ne semblait pas du tout choquée par son expérience passée au milieu des coups de feu, bien au contraire, si elle en avait gardé quelques traumatismes, ils s'évanouirent aussitôt que ses yeux bleus apperçurent sa maitresse saine et sauve.

-Oh madame! Dieu soit loué, je vous retrouve! Comme j'ais eu peur!

Elrohir mit son chapeau à terre et il servit d'ilôt pour maintenir la rescapée à peu près au sec. C'était vraiment de la fortune et surtout très provisoire puisque l'humidité commençait à passer au travers de la toile mais elle fut tout de même contente de retrouver le sol et l'usage de ses deux jambes. Aussi sans doute de libérer le pauvre mousquetaire de son poid. Elle ne put s'empêcher de le voir se plier en deux et elle eut mal pour lui.

-Je suis tellement désolée, je ne les ais pas entendu rentrer vous savez...

Marie commençait à avoir le noeud qui serrait sa gorge à chaque fois qu'elle se souvenait de ce soir-là. Evangéline lui sourit et lui posa une main sur la joue:

-Allons, ma douce! Ne te retournes pas comme ça! Ces malpropres ont eu bien leur compte, crois-moi!

Puis son regard se reporta sur l'inconnu aux côtés de la blondinette. Inconnu pas tout à fait, probable qu'elle avait dû le croiser, où? Impossible de le dire, mais son visage avait quelque chsoe de familier.

-Et, je suppose que vous dois aussi, une part dans cette libération musclée, monsieur...?

Elle attendit qu'il se présenta et lorsque ce fut fait, elle se tourna vers Elrohir, dos tourné, et plaisanta:

-Vous avez beaucoup d'autres frères ou cousins que vous nous gardez sous le coude, De Verchères? Je me disais bien aussi, un seul, un unique et notre vie aurait manqué de goût!

Elle rit et un bruit sourd conclut son moment d'hilarité. Elrohir venait de perdre pied et agonisait à demi maintenant sur le sol. Tous les trois autres se dépêchèrent à ses côtés et tandis que son frère le remettait sur pieds, Evangéline souffla:

-Je crois que nous n'avons que trop trainé ici. Les blessures se doivent d'être pansées et les corps doivent prendre du repos. Rentrons. Elrohir vous sentez-vous en état de chevaucher?!

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Elrohir
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Sam Aoû 05 2006, 15:15

Elrohir en revenait pas, Evangéline était faché de voir sa petite Marie la dedans. Si elle savait que c'était elle qui a décidé de venir. Mais bon, ce n'était pas important pour le moment, tout le monde était en vie, et se portait relativement bien.

David se présenta à Evangéline qui ne manqua de plaisanter sur le fait qu'il pourrait avoir d'autres membres de sa famille de cacher qui pouvait venir les aider. Mais Elrohir écoutait bien peu, il était concentré par sa blessure.

Il sentit la main ferme de son frère qui le remit sur pied. Derrière, Evangéline disait qu'il était temps de partir. Quand elle demanda s'il pouvait chevaucher, Elrohir releva la tete vers elle:

- Oui, ne vous inquiétez pas. Nous ne sommes pas si loin du chateau.

Elrohir dit à son frère:

- Dans la cabane, il y a Gaspard, toujours en vie mais salement blessé. Va le chercher, nous l'attacherons derrière ton cheval et tu l'ammeneras à la Bastille. Nous avons beaucoup à lui demander.

Son frère inclina la tête et il s'exécuta en partant vers la cabane. Elrohir regarda Marie et il lui dit:

- Marie, regarde ce mousquetaire mort. Il va falloir que tu fasses quelque chose pour ta maitresse. Prends lui ses bottes et donne les à ta maitresse.

Elrohir avait la respiration rauque et il toussa. Il regarda Marie qui semblait un peu rétissente et il ajouta calmement:

- Marie... par pitié, ta maitresse a besoin de ses bottes. Ça serait bête de la voir se prendre une pneumonie mortelle alors que nous venons de la sortir des griffes du démon. Je sais que c'est difficile pour toi de lui prendre ses bottes, mais au besoin, ferme tes yeux et tire fort sur ses bottes, il ne t'attaquera pas.
Elrohir enleva son uniforme de mousquetaire, lui restant que sa chemise. Il enroula l'uniforme autour de son abdomen et il serra fort, essaya de limiter le saignement un peu. Il toussait de plus en plus, et malgré la froideur de l'hiver, de la sueur apparaissait sur son front.

Marie apporta les bottes à Evangéline. David revint avec Gaspard, les mains fortement attaché. Elrohir fit les deux pas qui le séparait d'Evangéline, maintenant bottée, et il passa son bras sous l'épaule de la femme. Il lui dit:

- Voila maintenant votre revanche Evangéline, j'ai besoin d'un appui et en ce moment sombre, je dois me tourner vers vous. Profitez-en, je confie rarement ma vie aux gens

Elrohir lui fit un faible sourire et sa respiration était de plus en plus rauque. Il s'appuya fermement sur le bras d'Evangéline, étant son seul secours pour le moment. Avant de partir, il lui dit:

- Je pense que votre bravoure de cette journée demeurera longuement gravée dans la mémoire de plus d'un. Maintenant, il faut y aller Evangéline.

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Evangéline
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MessageSujet: Re: Cabane des traitres   Mar Aoû 08 2006, 19:50

[Bien alors rideau et suite chez Evy... Razz --------> suite]

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