1663 : Face aux Feux du Soleil

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 La nuit, tout les chats sont gris!

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Lou Tacc
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MessageSujet: La nuit, tout les chats sont gris!   Lun Juil 24 2006, 22:54

Une ruelle de Paris, dans les bas quartiers de la ville.... Il fait nuit, et la fraicheur de l'air est mordant. La pluie qui est tombée toute la journée à laissée une atmosphère fraiche et brumeuse, faisant luire les pavés délavés sous lafaible lueur de la lune. La brume envahie l'atmosphère, donnant l'impression d'avoir figé le temps.

Pourtant, dans la calme froideur de cette rue apparemment deserte, des pas claquants et troublant le silence, résonnent... Un chat traverse la rue en crachant alors que les pas continuent de se raprocher, et une fine silhouette, enveloppée dans une longue cape noire se découpe peu à peu dans la brume.

Son visage, caché dans l'ombre de sa cape reste invisible. L'ombre s'arrette enfin et frappe quelques coups discrets à une vieille porte en bois délabrée.... La main est fine et blanche. Un anneau d'argent représentant un serpent mordant sa queue est à son doigt.

Elle patiente quelques instants, mais personne ne vien ouvrir. Elle recommence, puis une voix de femme s'élève de dessous le manteau, etouffant un juron. La femme attend encore quelques secondes avant de reprendre sa route dans la nuit glacée....


"Oh apothicaire de malheur! Je savais que je ne pouvais pas compter sur toi...."

Elle s'arrète pourtant une nouvelle fois, hésitant à continuer dans cette direction semble t'il.... Est ce de la peur, de l'incertitude, est elle perdue, ou as t'elle simplement sentit une présence? Comment le savoir.... ses yeux semble fixer la brume, droit devant elle, comme si elle s'attend à voir surgir une ombre devant elle.... Sa main semble se serrer sur sa ceinture, l'eclat d'une lame luit quelques secondes....

"Qui va là?"

Aucunes réponses.... Elle hésite, sans lacher des yeux le coin de la rue.... Elle fait quelques pas en avant, et un chat sort de l'ombre. Il se hérisse, crache en sa direction, les oreilles couchèes en arrière. Femme et bétes se fixent toutes deux en silence.... L'animal semble alors s'apaiser, et s'assoit au milieu de la rue, faisant face à l'ombre.... Elle renuaine alors son arme, et une très légère ébauche de sourire vien relever le coin droit de sa lèvre....
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Mer Juil 26 2006, 19:03

" Qui va là ?"

Une voix agressive qu'Adrien ne s'attendait pas à entendre dans cette ruelle sombre, alors qu'il rentrait chez La Fère... Voilà ce qui le glaça.
Il ne bougeait plus, il n'osait même plus respirer. Ses yeux, seuls encore mobiles, cherchaient à apercevoir celui (ou celle) qui avait crié à son encontre dans la rue. Mais dans l'obscurité, il ne vit personne.

Une satanée bête cracha dans la rue perpendiculaire, et Chastignac ne compris pas bien en quoi un chat furieux pouvait être un signal de départ, mais des pas de plus en plus proches résonnèrent dès ce moment.
Le comte alors osa se mouvoir, et chercha à éviter, dans un moment de peur irrationnelle, la personne qui s'approchait dangereusement.

Il arrêta soudain de chercher des yeux, de la tête et des pieds une cachette, un échappatoire, n'importe quoi, et tenta de se calmer, s'adossant au mur d'une maison. Il appuya sur ses yeux avec l'index et le pouce tandis qu'il posait son autre main sur son cœur.
Ce n'était pas digne de toi, cette frayeur, mais digne d'une femme.

Dégoûté de sa réaction après ces réflexions, Adrien ne chercha plus à éviter l'inconnu, et peut-être inconsciemment, au contraire, à le croiser.

Il reprit donc son chemin vers la ruelle d'où provenaient les pas, décidément de plus en plus proches. Bientôt une silhouette se découpa dans la brume et la nuit. Simplement aidé d'un rayon de lune, Chastignac devina qu'il devait s'agir d'un jeune homme efféminé, ou bien d'une demoiselle.

Déglutissant, il fit face aux vestiges d'effrois qui lui restaient encore au fond de la gorge.


-C'est vous qui hurlez ainsi au risque d'éveiller tout le quartier ?

L'aborda-t-il en levant le menton et en voulant se donner une attitude ferme et assurée.

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Lou Tacc
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Mer Juil 26 2006, 22:11

Lou, après un moment passé à contempler le chat, et surtout à récupérer son calme interieur, repris sa marche. Son pas assuré et sonnant retentit de nouveau dans la ruelle. Elle fixait droit devant elle, avec assurence et détermination.

Elle avait vraiment été béte de paniquer pour un stupide chat de goutière, qui de plus avait du avoir plus peur qu'elle! Elle chercha à se changer les idées, afin d'arretter d'imaginer qu'il pouvait se trouver quelqu'un dans les rues à une heure pareil, quelle idée! Qui, à part une personne aussi folle et inconsciente qu'elle se baladerai dans une ruelle pareil à cette heure?

Des voleurs, des briguands, des trousseurs de jupons et des détrousseurs de bourses, des... Non! Arretter de penser à ça.... Elle décida alors de fredonner très doucement un petit air pour se donner du courage, mais au moment même où la première notte allait franchir la barrière de ses lèvres, un sentiment fort désagréable l'étreignit....

Une présence! Elle avait sentit une présence, dans la ruelle d'à coté! Son coeur se mit à battre aussi fort que celui d'un lapin apeuré, et elle hésita à partir en courant sur le champs!

Mais non, elle n'était pas une jeune pucelle effarouché, elle ferai face au danger! Elle se retourna donc vers la rue, et vit avec horreur que son intuition ne l'avait pas trompée... Il y avait bien quelqu'un dans la rue! Elle voyait sa sombre silouhette se découper dans l'ombre....

Instinctivement, sa main rejoignit sa ceinture, où se tenait coincé son poignard, dont elle sera la garde avec force.


"-C'est vous qui hurlez ainsi au risque d'éveiller tout le quartier ?"

Lou resta interdite.... Non, cette voix ne lui disait absolument rien! Elle n'avait pourtant pas hurlé! L'homme qui se tenait face à elle, bien qu'elle ne distingue pas son visage, avait une attitude calme et assurée. Elle fit alors de même, et répondit de sa voix froide et cinglante.

"Je suis désolée d'avoir troublé votre chemin, mais il me semblait avoir sentit une présence, j'ai simplement voulu m'en assurer. Il n'est pas courant de croiser du monde à une heure pareil...."
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Jeu Juil 27 2006, 15:19

Adrien plissa les yeux, espérant apercevoir un petit quelque chose dans la silhouette de l’inconnu qui puisse le rassurer totalement. L’arrêt brusque de celui-ci, apparemment aussi surpris que lui de cette rencontre, aurait peut-être pu lui susurrer à l’oreille une mélodie apaisante, et c’est vrai que durant une demi seconde la respiration d’Adrien se fit plus calme.

Cependant, rien n’avait à lui inspirer confiance chez l’autre, ni ce mouvement subtil du bras, ni ce silence qui pesa sur leur tête durant un moment.
Alors, l’insouciant, comme pour bien montrer qu’il n’avait peur de rien (hum), se mis les poings sur les hanches, bien en évidences, dans une attitude désinvolte qui avait l’avantage de dévoiler qu’il n’avait pas d’arme, ou bien qu’elle était au fourreau.

"Je suis désolée d'avoir troublé votre chemin, mais il me semblait avoir sentit une présence, j'ai simplement voulu m'en assurer. Il n'est pas courant de croiser du monde à une heure pareil...."

Un faible sourire de mépris lui étira les lèvres. Mépris pour qui ? Pour elle, elle qui n’était qu’une femme ( une telle voix ne pouvait être que celle d’une donzelle) ou pour lui, lui qui justement, avait été paniqué de la présence d’un être si… et bien justement, méprisable, qu’une femme.

Il se demanda durant un instant si la dernière partie de la phrase n’était point un reproche.


-En effet, surtout lorsqu’il s’agit d’une femme… l’on est en droit de s’interroger.

Le comte avait réagis au quart de tour, sans même savoir si, oui ou non, la donzelle l’accusait en fin de compte d’être un rôdeur malfaisant. Il n'avait pas même besoin de préciser "sans défense" ou "faible" apres femme, cela lui paraissait d'une évidence... d'ailleurs il avait pris un malin plaisir à accentuer ce mot avec toutes la morgue dont il était capable.

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Lou Tacc
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Jeu Juil 27 2006, 16:30

Lou releva un sourcil.... Quelque chose, dans l'attitude de la personne qui lui faisait face semblait tellement..... Faux! A quoi jouait il? Voulait il se faire passer pour ce qu'il n'était pas? Quoi qu'il en soit, son instinct lui indiquait qu'elle n'avait pas de risques à courir dans l'immédiat, sauf s'il aprennait la raison de sa présence ici, mais pourquoi le saurait il?

Elle fut curieuse de voir le visage de cette personne qui lui faisait face, et de pouvoir enfin superposer des traits à cette voix.


"-En effet, surtout lorsqu’il s’agit d’une femme… l’on est en droit de s’interroger."

Sa voix se fit plus douce alors, plus moqueuse aussi, et alors qu'elle reprennait la parole, elle s'approcha d'avantage de lui. Elle avait laché sa dague, et sortit un éventaille pour cacher le bas de son visage. Seul ses yeux perçant restaient visible à présent.

"Et pourquoi donc? Une femme n'as t'elle pas le droit de se promener dans les rues le soir?"

Elle le regardait avec plus d'attention, allant de ses pieds à sa tête.

Le mépris de sa voix lorsqu'il c'était adressé à elle ne lui avait pas echappé, ce qui la faisait plutot sourire. Il ne savait aparemment pas à qui il avait affaire, bien que croiser une femme à une heure pareil, dans ce genre de rues aurait pu le renseigner sur sa nature.

Elle avait envie de le tester, voir comment il réagirai à son jeu, s'il mordait, peut être alors pourrait il lui être utile, il n'avait pas l'air de vivre dans ces quartier, son costume était bien trop parfait!


"Mais il est tard monsieur, et votre présence ici pourrait vous porter préjudice. Qu'êtes vous donc venu chercher?"
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Ven Juil 28 2006, 09:15

Bien campé sur ses pieds et fier comme un roc, Adrien perdait une certaine mobilité, salvatrice à ses heures.
En effet, la dame s’avança vers lui tel le chat qui avait été le déclencheur de tout, jouant de son déhanché et déployant son attirail de tissu dont elle joua pour paraître, peut-être, plus mystérieuse, alors que la nuit la cachait déjà bien assez.

Elle s’amusait de lui.
Chastignac ne savait ce qui, dans ses gestes ou dans sa voix, l’avait libérée, en tout cas le résultat était bien là : elle se voulait prédatrice.
Le comte l’observa un moment le sourcil levé, et, en réponse à son approche, leva le menton plus haut et bomba le torse, plus sûrement pour éviter, toujours hautain, un éventuel contact que pour faire le fanfaron.

L’attitude de femme fatale ne laissait croître aucun doute dans l’esprit d’Adrien ; celle-là avait l’habitude de se frotter à la gent masculine, et de très près. Elle était sûrement d’un âge déjà mûr, peut-être même approchant la trentaine, car il fallait du temps pour inculquer toutes les turpitudes de la vie.

"Et pourquoi donc? Une femme n'as t'elle pas le droit de se promener dans les rues le soir?"

Elle le jaugea en prononçant ces mots d’un œil inconvenant, et humiliant même, pour un homme du monde. Chastignac lui ne s’arrêtait pas à ce genre de détails.
Dubitatif, il se pinça les lèvre en un petit bruit de succion. Non, elle avait la voix trop fluette _ quoique elle en usait très bien des hauts et des bas pour la rendre sensuelle _ pour être de beaucoup son aînée. Elle était peut-être même plus jeune que lui. Tout ça était bien difficile à apprécier dans le noir, et cachée derrière cet éventail provocateur qu’il avait bien envie d’arracher de ses mains et de lui envoyer en pleine face.

Enfin, que t’importe son âge ?!

Il se demandait à son tour quel rôle devait-il jouer dans l’affaire. Il avait de la répugnance à se laisser dominer, c’était un fait, et c’est cependant ce qu’espérait, au vue de son attitude, la donzelle. Un toutou à sa botte qui lui bave sur les genoux.
Il sourit en coin.


-Oh, non, non. Je ne crois pas. Une femme a toujours un père ou un mari, voire un frère, madame, pour l’empêcher de faire de telles folies. Elle pourrait, par exemple, rencontrer un chat plein de mauvaises intentions… c’est bien trop dangereux.

Il observa Lou dans les yeux un instant. Sa fraîche victoire d’avec Cassandre le mettait d’assez bonne humeur pour ne point passer son chemin à la vue d’un jupon et de grands yeux dissimulant toujours plus de perfidie…. Au contraire.

"Mais il est tard monsieur, et votre présence ici pourrait vous porter préjudice. Qu'êtes vous donc venu chercher?"

Quelque chose qui ne te regarde pas, petite.

Il sourit d’un air que Machiavel lui-même aurait pu lui envier, avant de prendre un virage à 180° et de nous faire un faciès parodique de quelqu’un qui pense, l’index sur les lèvres, les yeux aux étoiles. Le manège fini, il reprit :


-Je suis un homme seul qui déambule dans une ruelle plutôt douteuse, et selon vous, j’aurais un but précis ?
Je suis peut-être insomniaque, flâneur, à la recherche inconsciente d’une victime jeune et innocente afin d'assouvir mes besoins fantasques et sanguinaires…

Il prit une petite pause calculée, observant d’un œil amusé la réaction de l’autre.

-Ou j’étais peut-être simplement en mal d’affection…

Ce n’était pas tout à fait la vérité, mais ça approchait certes plus du rendez-vous galant que l’insomnie, quoique sûrement moins que la recherche d’une victime pour ses besoins fantasques…
Enfin, bref, il observa Lou d’un œil malicieux en se demandant comment elle interpréterait ces mots…

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Lou Tacc
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Ven Juil 28 2006, 10:08

"-Oh, non, non. Je ne crois pas. Une femme a toujours un père ou un mari, voire un frère, madame, pour l’empêcher de faire de telles folies. Elle pourrait, par exemple, rencontrer un chat plein de mauvaises intentions… c’est bien trop dangereux."


"Oh.... Mais quand une dame décide de faire quelque chose, pensez vous réellement qu'il y ai qui que se soit pour l'en empécher?"

Dit elle avec un sourire charmant. Ses yeux petillaient d'une lueur étrange, comme de l'excitation, de la moquerie, et surtout beaucoup de malice. Elle continua de s'aprocher de lui, passant sur son coté d'une démarche lente et démarquée, puis tourna autour de lui comme pour l'observer sous toutes les coutures, avant de lui faire face de nouveau.

Elle éventa encore un peu son visage, puis fini par replier son éventaille. Son visage n'exprimait pas autant d'espièglerie que ses yeux, mais son sourire laissait penser qu'elle avait une idée derrière la tête, ou qu'elle cherchait à analyser toutes les facettes de son "adversaire".


"-Je suis un homme seul qui déambule dans une ruelle plutôt douteuse, et selon vous, j’aurais un but précis ?
Je suis peut-être insomniaque, flâneur, à la recherche inconsciente d’une victime jeune et innocente afin d'assouvir mes besoins fantasques et sanguinaires…"


"Insomniac? Vous? Même si c'était le cas, je douterai fort que vous veniez tromper votre ennui dans ce genre de rues, cela serait bien trop dangeureux......."

Elle laissa un leger temps de silence s'installer avant de rajouter d'une voix semi-moqueuse, semi-innocente:

"A moins que vous aimiez le danger?"

Son sourire s'étira encore un peu avant qu'elle ne reprenne son sérieux, redevenant dans le seul coup une jeune fille tout à fait normal, perdant ses mimiques et son assurance provocatrice, juste un leger sourire d'excuse courtoise.

Mais la phrase qui suivit ramena sur le champs tout ses effets, et son sourire moqueur.


"-Ou j’étais peut-être simplement en mal d’affection… "

"Vous monsieur? En mal d'affection? Je n'oserai l'esperer de la part d'un homme si bien fait! Fort et courageux comme vous me le paraissez, il me semble inconscevable qu'il reste encore une femme à la cour qui ne soit pas tombé sous votre charme!"

Elle laissa entendre deux très faible nottes d'un petit rire chantonnant, puis repris d'une voix plus umble et sur un ton d'excuse encore une fois.

"Mais gardez pour vous la raison de votre présence ici, ça n'a pas grande importance au fond...."
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Mar Aoû 01 2006, 10:04

Lou le vautour prenait son noir envol, elle planait de son hypnotique rotation et jaugeait avec ses yeux d’animal si la carcasse valait le coup.

Lou l’enfant sautillait autour de son nouveau caprice du marchand de jouet. Elle avait de quoi se le payer, mais, elle voulait le meilleur.

Entre le carnassier et l’enfant gâté, Adrien avait du mal à choisir duquel des deux il préférait être la proie.

"Oh.... Mais quand une dame décide de faire quelque chose, pensez vous réellement qu'il y ai qui que se soit pour l'en empêcher?"

Chastignac se passa la main dans ses cheveux en étouffant un début de rire un tantinet désorienté. On se rappelle que ce geste est une sorte de tique qui lui sert peut-être à détourner l’attention lorsqu’il ne se sent pas vraiment à l’aise.
Il se trouvait que le prédateur ce n’était pas lui, cette fois, et ça l’horripilait. Mais cette fille, à la fois si banale dans son rôle de tigresse, et si intrigante sous ses cils allongés à l’excès, se satisferait peut-être de quelques minutes de domination qui lui laisserait croire qu’Adrien exécuterait tous ses caprices tandis que peu à peu, il reprendrait le contrôle de la situation.
Encore donc faudrait-il avoir assez de patience pour faire le pantin durant suffisamment de temps pour arriver à ses fins, quoiqu’il ne sache pas encore de quelles fins il s’agissait. Peut-être était-ce simplement le fait de contenter son ego.

Il se fabriqua un joli sourire tout niais et suivis la fin du tour de manège de Lou des yeux, alors qu’il l’avait tout d’abord laissé tourner autour de lui en restant stoïque.

"Insomniaque? Vous? Même si c'était le cas, je douterai fort que vous veniez tromper votre ennui dans ce genre de rues, cela serait bien trop dangereux......."

Sans réfléchir, avec pour seul attrait un sourire forcé teinté d’un regard noir que la nuit ne parvenait point à dissimuler, Chastignac reprit derechef, sûrement plus agressif qu’il ne l’aurait voulu :


-Je ne crois pas me souvenir que nous avons élevé les cochons ensemble. Si ?

Alors qu’Adrien semblait être pris d’une crise d’amnésie soudaine, nous, nous nous rappelons parfaitement que Chastignac en colère n’était que Chastignac le butor et qu’il perdait le peu d’esprit qu’il pouvait se targuer d’avoir.

Il sembla s’apercevoir qu’il avait été … un peu… brutal dans les yeux de son interlocutrice, et se radoucit d’amblée.


-Enfin, je suppose que les sous-entendus comme quoi vous me connaissiez, n’étaient que simple rhétorique.

Plutôt crever que s’excuser.

"Vous monsieur? En mal d'affection? Je n'oserai l'esperer de la part d'un homme si bien fait! Fort et courageux comme vous me le paraissez, il me semble inconscevable qu'il reste encore une femme à la cour qui ne soit pas tombé sous votre charme!"


Alors, on passait à la flatterie maintenant ? Oh, certes, ce serait mentir que d’affirmer qu’Adrien en était insensible… Il bomba le torse et nous fit un sourire de tombeur. Décidément, toutes les bonnes résolutions venaient de tomber à l’eau avant même qu’il ait eu le temps de les dire à voix haute : elle le menait par le bout du nez, sans même qu’il s’en rende compte.
Le seul désavantage que pourrait avoir Lou en cet instant, c’était son statut de femme : Chastignac en était naturellement méfiant, il faut l’avouer.


"Mais gardez pour vous la raison de votre présence ici, ça n'a pas grande importance au fond...."


-Oh mais non, vous avez raison, j’ai pas mal de trophées féminins à mon actif…

A quoi jouait-il ce benêt ? A la faire fuir ? Peut-être… c’est que lui aussi, pouvait jouer un rôle. Quitte à être un pantin, autant que se soit le moins de temps possible.

-… Et il se trouve que je rentrais d’un rendez vous galant qui s’est tout à fait bien terminé.

Son sourire jusqu’aux oreilles en disait plus long que ce qu’il c’était réellement passé, peut-être.

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Dernière édition par le Mar Aoû 01 2006, 14:43, édité 1 fois
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Lou Tacc
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Mar Aoû 01 2006, 13:07

"-Je ne crois pas me souvenir que nous avons élevé les cochons ensemble. Si ?"

Ce petit acces de colère la fit sourire. Et le fait qu'il ne s'excuses pas encore plus...

Malgrès son jeune age, Lou en savait sur la gente masculine, bien plus qu'il ne pouvait s'imaginer! Elle en avait connu de toutes les sortes, de tout les ages, de tout les milieus, sauf peut être les gens très haut placés, et encore....

Depuis le plus longtemps qu'elle s'en souvienne, elle aimait à "jouer" avec les gens, s'en était même devenu une mauvaise habitude.

Au premier regard, elle établi quelques traits de caractères grossiers au personnage qui lui faisait face: Fiere, probablement de haute naissance ce qui pourrait expliquer son attitude arroguante face à elle, méfiant, et peut être même idéalisateur, avec une pointe d'aigreur contre les femmes!


"-Oh mais non, vous avez raison, j’ai pas mal de trophée féminin à mon actif…"

Elle retein à grand peine un éclat de rire, et se mordit la langue pour ne pas faire de commentaires. Elle l'imaginait assez mal courri la gueuze dans les rues de Paris!

"-… Et il se trouve que je rentrait d’un rendez vous galant qui s’est tout à fait bien terminé."

"Trophé féminin?"

Dit elle alors d'un ton surpris. Son visage avait perdu son sourire espiègle, et on pouvait sentir que sa voix était plus sèche, comme s'il l'avait blessé.

"Ce mot dans votre bouche m'ettonne! D'après vos aveux forts éloquant, la jeune personne qui vien de vous accorder ses faveurs est une pauvre sotte? Qu'a t'elle donc de si particulié pour que vous l'ayez choisit pour ajouter du poid dans la balance de vos conquêtes? Une femme mariée peut être, pour attirer la disgrâce du mari! Ou alors, quelques dames de compagnie, afin d'aprocher plus facilement la maitresse, ou même une jeune fille fraichement arrivée à la cour, encore étincellante de jeunesse et tout aussi naïve qu'un oisillon tombé du nid....?"

Voilà qu'elle se faisait moralisatrice maintenant! C'était le comble.... Elle retennait son sourire et son envie de rire à ses propres paroles avec une maitrise parfaite, depuis le temps... Elle avait vraiment décidé de tester ses réactions au maximum, afin d'être sure de ne pas se tromper sur son compte....

"Pardonnez mon emportement, je me mèle de ce qu'il ne me regarde pas. J'ai du me tromper sur votre compte, et ma déception a parlé à ma place...."
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Ven Aoû 04 2006, 08:35

"Trophé féminin?"

Dit-elle dans un hoquet de surprise, et peut-être d’indignation, qu’Adrien prit pour feint. Il sourit à son tour de ce grossier manège.
Elle aurait vite fait de reprendre son jeu de l’éventail, pensait-il… En effet, la veuve noire devait elle aussi se targuer de pas mal de trophées masculins… alors, pouvait-elle se révolter du contraire ?

Mais justement, Chastignac se trompait. La péronnelle continua sur sa lancée. Etait-elle alors réellement outrée de sa conduite qu’il insinuait si bien ?
Elle se fit bigote et dame de vertu, lui débitant toute une série d’imbécillités sur un ton sec que le comte avait bien du mal à supporter venant d’une femme.
Il hésita alors à se laisser emporter, à l’étrangler au coin de la ruelle sombre, sans témoin, et à abandonner le corps… ou bien rire à son tour comme si cela lui passait outre.
Il hésitait sur sa réaction tout simplement parce qu’il ignorait si le scandale de Lou était joué ou non.

Une petite veine cogna sur sa tempe, mais il rit. Peut-être un peu trop, mais puisque c’était forcé…
Cependant jamais Lou ne l’avait entendu s’esclaffer, elle n’avait pas de raison de deviner que c’était joué…


-Mais vous n’avez donc pas compris ?

Dit-il en s’essuyant une larme inexistante au coin de l’œil.

-Elle était tout à la fois ! Une dame de compagnie mariée fraîchement arrivée à la Cour…

Engageant une nouvelle danse, il s’approcha d’elle, ce qu’il n’avait jamais fait encore jusque là… Tentant d’apercevoir dans les mimiques de l’autre si elle se foutait bien de lui où s’il l’avait choquée d’autant plus.

"Pardonnez mon emportement, je me mèle de ce qu'il ne me regarde pas. J'ai du me tromper sur votre compte, et ma déception a parlé à ma place...."

Adrien se sentit vexé, mais n’intervint pas. Depuis tout à l’heure cette étrange femme ne cessait de le titiller et lui ne cessait de s’emporter ou de se retenir de justesse. Il décida de rester calme, c’était à lui de jouer et pas l’inverse !

Aussi il analysa sa dernière phrase, et finalement ce qui l’avait vexé lui parut soudain un zeste étrange et déplacé… Aussi, il ferma la bouche qu’il avait ouverte pour sortir une débilité insolente quelconque, claqua sa langue contre son palais, et lui parut d’un air méfiant et sondeur…


-Euh… pardon ? Déçue de quoi ?

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Lou Tacc
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Ven Aoû 04 2006, 13:11

"-Euh… pardon ? Déçue de quoi ?"

Le visage fermé, presque même tiré par la fatigue et le désanchantement, Lou regardait le sol avec insistence.... Elle laissa même entendre un très léger soupire, et releva des yeux désabusés, et une mine d'une neutralité impecable. Son ton c'était calmé, et il ne laissait plus entrevoir aucune émotion, si ce n'est une pointe d'ennui et de désinteressement.... Seul une très légère lueure dansante au fond de ses yeux pouvait encore la trahir, si l'on y regardait de très près.

"Vous ne le remarquez peut être pas, étant donné la profondeur des ténèbres qui nous entoure mais.... Je suis relativement jeune. Je n'ai pas grandit à Paris, et depuis toute petite, ma mère me parlait de la cour, et des seigneurs qui y siègeaient. Elle me parlait de l'amour, de ses sentiments que seule une petite fille peut croire vrai, de ces histoires chevaleresques de beaux messieurs et belles dames, follement amoureux, qui vivaient heureux et avaient beaucoup d'enfant."

Elle marqua une petite pause, s'amusant de lire dans l'oeil de l'autre la perplexité quand à l'histoire qu'elle lui racontait. Où voulait elle en venir en passant par ces détours?

"J'étais tellement charmée par ces histoires, tellement prette à y croire, que lorsqu'un jour un homme demanda ma main à mes parents, j'étais folle de joie et toute prette à en tomber follement amoureuse, comme dans les contes de fées les plus romantiques...
Hélas.... La vérité fut bien différente de la fiction, et je connu la douleur, l'ennuie et la tristesse de ne pas être aimée pour moi même, mais pour les terres de mon père.
Pourtant, je n'étais pas encore assez désabusée pour renoncer à toutes ces histoires fantastiques, qui vous font esperer qu'un jour, oui peut être un jour, la vie vaudra enfin la peine d'être vécue....
Mon mari n'était pas un grand seigneur, et il n'entra jamais à la cour. Il me restait à croire enfin que les gens plus haut placé, ceux qui sont l'hélite de notre pays, ceux qui ont de l'instruction.... Que ceux là au moins étaient aussi brillant que je les imaginais.... Mais en quelques mots, vous venez de détruire toutes mes illusions de petite fille...."

Elle sourit presque tristement, et haussa les épaule d'un air lasse.

"Mais ce n'est pas si grave en réalité, il fallait bien que je grandisse encore un peu, c'est maintenant chose faite...."
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Ven Aoû 04 2006, 16:16

Le discours de Lou ne le surpris pas, ou tout du moins l'étonnement fut-il vite étouffé sous une vague de désillusion et d'agacement.
Il en avait assez ! Cette fille était soit une fausse femme fatale, soit elle se raillait de lui de plus belle. Adrien, qui venait tout juste de quitter l'innocence incarnée en Cassandre, ne jugait pas le premier rôle plus flatteur que le second.

Il leva les yeux au ciel mais Lou semblait n'en avoir rien à faire et continuait sur sa lancée. Finalement, alors qu'elle avait presque fini, il la pris par les bras, la souleva et la reposa sur le côté, libérant ainsi le passage.

Il la lâcha bien vite et retint un rictus de mépris... et de douleur.


-C'est bon ? T'as finis ton cirque ? Je peux y aller ?

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Lou Tacc
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Ven Aoû 04 2006, 22:02

Lou savait qu'elle franchissait la limite tout en parlant, étant donné les réactions d'agacement de son interlocuteur... Pourtant elle fini sa tirade, bien décidée à aller jusqu'au bout de son jeu....

Malgrès tout, sa réaction la surpris plus qu'elle ne l'imaginait! Elle avait vraiment du le pousser trop loin, se retrouvant presque projeté sur le coté! Elle mit quelques secondes à acuser le coup, rassurée d'avoir retrouvé le sol sans trop de fracas. Elle le regarda un instant avec une expression de rage et de mépris, avant de sourire narquoisement.


"Mais je vous en pris monsieur, je ne vous retiens pas."

Elle restait droite et fière, aussi froide qu'un morceau de glace à présent. Ses yeux refletaient la haine et un mépris son nom contre cet homme qui avait osé la pousser de son chemin. Si elle avait pu s'y attendre, ce n'aurait pas été ces ongles qu'elle lui aurait plantés dans les bras pour qu'il la lache....
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Sam Aoû 05 2006, 05:25

Adrien avait fait le pas, il ne pouvait plus reculer : la réaction de Lou ne lui en laissait pas la possibilité.
Seulement, il ne ressentait aucune culpabilité quant à ce qu'il avait fait. C'était elle, et elle uniquement, qui avait lancé les hostilités!
On ne se moque pas des gens impunément...

Aussi, il leva son chapeau dans un geste de courtoisie ironique, et lui sourit une dernière fois, un peu trop pour que ce ne soit pas forcé.

Sur ce, il s'en fut tout droit sans se retourner. Si elle pensait qu'une réaction sèche de sa part le ferait regretter, elle se mettait le doigt dans l'oeil.

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Lou Tacc
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Sam Aoû 05 2006, 08:24

Elle le regarda s'eloigner et disparaitre assez rapidemment dans la nuit. Elle ne bougea que quelques minutes après son départ, légèrement troublée par l'entrevue qu'elle venait d'avoir.

Il fallait vraiment qu'elle apprenne à controler ses pulsions, et en particulier avec les gens haut placé. Mais peut importe avec celui là, elle ne regrettait pas de l'avoir plus ou moins malmené, si ça pouvait le faire ruminer quelques jours, elle en serait ravie!

Elle repris donc sa marche tranquille, maintenant, elle savait où elle avait envie d'aller! Elle avait envie de la compagnie de Diane. Direction la taverne du masque rouge donc!
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Muhammad
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MessageSujet: Re: La nuit, tout les chats sont gris!   Mer Sep 06 2006, 16:34

Muhammad Sulaymân traversait la rue étroite pour reconduire Soraya, son amie, à la demeure de sa maîtresse.
Ils étaient tombés l'un sur l'autre sur la place du marché.
L'esprit tranquille après avoir fait quelques courses, le pas rapide, car la nuit tombait, ils avaient emprunté ce raccourci.
Il ne prêta pas attention, au premier abord, aux trois hommes accoudés à une rambarde, dans un coin sombre, au milieu de la ruelle.
Muhammad ne remarqua que celui qui, le teint mat et les cheveux frisés d'un berbère, se tenait un peu plus loin, à cheval, semblant attendre, il ne savait quoi.
Un bruit, un toussotement. Muhammad repéra les trois hommes dans l'ombre.
L'homme à cheval fit un signe de tête aux trois autres.
Muhammad poussa légèrement Soraya derrière lui, dans le renfoncement d'une porte cochère. Lui remit une dague.
Soraya, comme lui, avait compris ce qui les attendait.
Les trois hommes s'approchèrent de Muhammad, ricanant, la main sur leurs rapières.
Ils ne dirent pas un mot, sortirent leurs armes pour envoyer Mo dans l'autre monde, direct.
Muhammad évita la première lame qui frôla son bras droit. La deuxième qui lui passa au-dessus de la tête, puis évita l'estocade du dernier.
Il fit un grand pas vers ses agresseurs en poussant un cri, ce qui fit reculer ceux -ci.
Mo éclata de rire, dévoila des dents blanches et brillantes dans la nuit.

-On ne dit pas bonjour au cannibale les petits blancs ? Je vais vous manger, au diable les épices, j'ai trop faim.

Et sur ces mots, il sortit sa propre rapière, restée dissimulée jusque-là sous sa cape de feutre noir.
Les trois hommes revenaient encore plus mauvais devant ce grand noir qui osait se moquer d'eux ainsi.
Plaçant sa lame pointe vers le haut, pommeau face à son visage et faisant un fouetté en brisé, comme le salut des bretteurs. La posture servit de diversion à Mo qui en profita pour placer son fouetté au niveau du visage de son premier adversaire.
La sentence pour ce manque d'attention de ce dernier, la perte d'un œil et une belle cicatrice.
Un puissant coup en brisé, porté au niveau des jambes du second, suffisant pour briser net son tibia, puis, par une manoeuvre subtile enfonça sa lame au niveau de son genou .
Cette blessure ayant pour résultat immédiat soit la perte de la jambe, soit une blessure permanente.
Mo sentit la lame du troisième pénétrer son bras. Il fit un saut de côté et donna un coup sur la main de son agresseur, celle qui tenait l'arme, le déstabilisant. Enfin mo fit tourner l'adversaire sur lui-même dans un beau mouvement de hanches et le désarma, fit sauté sa propre rapière dans sa main gauche, et frappa l’homme entre les deux yeux.

-Oui, vous avez raison, c'est très vicieux, mais, l'escrime n'est pas pratiquée que par des gentilshommes, que voulez-vous...

L'homme à cheval, qui avait sorti sa rapière, lança son cheval au galop sur Mo, lui assenant une blessure à l'épaule gauche.
Soraya réagit aussitôt, lançant la dague vers le cavalier.
Ce dernier la reçut dans la cuisse et tomba de cheval.
Il n’en fallut pas plus pour que Mo, oubliant ses blessures, se saisissent de l'homme et, le soulevant à 20 cm du sol, lui colle son souffle dans la figure.

-Pourquoi ? Qui es-tu et pourquoi vouloir me faire assassiner ? Moi, un simple serviteur ? Parle ou je t'envoie rejoindre tes comparses.

Mo, le tenant maintenant d'une seule main, tout en conservant les 20 cm, posa sa seconde main sur la dague, l'enfonçant davantage dans la chair.

L'homme hurla.

-Arrêtez, je n'ai fait qu'obéir aux ordres de mon maître.

Mo retira la dague de la cuisse de l'homme et la replanta dans l'autre avec un grand sourire en entendant l'homme pousser à nouveau un cri de douleur.

-Qui est ton maître ? Parle où je perce à un endroit qui t'empêchera de procréer à l'avenir !

-Moulay Ahmad, c'est sur son ordre, je vous en prie, lâchez-moi, j'ai mal.

Moulay Ahmad ! Le fils de Moulay Ismail, roi du Royaume du Maroc ? Pourquoi vouloir le faire assassiner et si loin alors qu'il l'avait quitté quelques jours plus tôt en compagnie de son père et de Jean de la Bruyère, et cela sans aucun conflit !

-Et pourquoi il voudrait me faire tuer alors que nous nous sommes quittes il y a quelques jours, sans aucun incident ? Tu mens !

Mo ressortit la dague et la planta une troisième fois, mais ce coup-ci, dans le genou de l'homme, qui transpirait à grosses gouttes et perdait son sang dans le caniveau, tel un porc qu'on saignait. Mo était sourd au cri de l'homme. Soraya elle, se cachait dans le renfoncement de la porte cochère, horrifiée.

-Vous êtes l'héritier légitime, le fils adultérin de Moulay Ismail, répondit l'homme dans un hoquet. Vous passerez devant Moulay Ahmad si votre père vous reconnaît comme l'aîné, ce qu'il veut faire.

Mo n'eut pas l'occasion de poser d'autres questions. L'homme rendit son dernier soupir.
Mo prit la main de Soraya.

-Du monde arrive, nous ferions mieux de prendre la fuite, ce porc a ameuté tout le quartier.

Mo chuta, un genoux à terre, il ressentait maintenant ses blessures, à chacune de ses épaules.
Il grimaça, se releva, et, avec Soraya, s'enfuit lorsque des hommes commencèrent à pénétrer dans la ruelle. Des mousquetaires peut-être.
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