1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Les appartements de la Reine mère

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MessageSujet: Les appartements de la Reine mère   Lun Aoû 07 2006, 03:02

Anne était fatiguée après sa promenade du matin et décida donc de se retirer dans ses appartements, en compagnie de sa suivante. Son corps était douloureux, et en voulant prendre un livre dans le tiroir de sa coiffeuse, elle se courba de douleur. Sa suivante vint tout de suite à son secours, mais la Reine était orgueilleuse et repoussa la jeune fille.

- Allons! Je ne suis pas encore une incapable...

La demoiselle recula d'un pas, le regard bas. Anne prit place sur la petite chaise de sa coiffeuse pour reprendre son souffle. Le cancer la rongeait depuis déja plusieurs semaines mais elle reffusait encore de rester allitée et de prendre tous les médicaments que lui prescrivaient les medecins royaux. Le Roi l'avait même presque obligé à en voir un. Louis et elle s'était un peu éloignés l'un de l'autre en 1661, quand il avait prit les rennes de ses affaires, mais depuis qu'Anne était malade, son fils lui rendait un peu plus souvent visite et mettait tout à sa dispositon pour qu'elle se sente bien. Malgré tout, Anne était maussade. Elle se réveillait chaque matin en sachant que son heure approchait et n'était que très rarement de bonne humeur. On la voyait sourire surtout en présence de son fils, Louis. Il était sa fiertée et sa réussite. Une fois qu'elle se sentit mieux, Anne se leva et alla s'étendre sur son grand lit à baldaquin pour dormir un peu.
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Mer Aoû 09 2006, 01:50

La Reine se réveilla au bout de quelques heures avec une envie de promenade. Elle fit mander la petite demoiselle d'honneur qui arriva avec son manteau. Se levant péniblement de son lit, elle replaça ses jupes un peu froissées et enfila des escarpins plus chauds.

-Merci...

Grommela-t-elle en enfilant le manteau que lui tandait la demoiselle. Puis, d'un pas lent mais sûr, elle se dirigea vers la porte et sortit de la pièce, se dirigeant vers les jardins.
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Ven Nov 24 2006, 04:40

Anne était étendue dans son lit, le teint livide et les gestes lents. Une violente douleur la tenaillait, de l'aiselle jusqu'à la taille sur tout son côté gauche. Elle savait que la maladie la rongeait et ne la laisserait pas tant qu'elle ne l'aurait pas tuée. Toute en sueur, elle parvint à formuler une requête. Une servante approcha, un linge blanc humide à la main, et se pencha sur la Reine Mère pour entendre sa voix faible murmurer ces quelques mots:

- Faites chercher Mes Fils...Dites-leur que je dois les voir tout de suite, qu'ils délaissent leurs occupations futiles, leur mère se meure...

La servante acquiesça et murmura un timide "oui, Madame."
Elle épongea le front trempé d'Anne, qui trouva un second souffle pour demander:

- Faites venir aussi Monsieur Winderfield et Mme de Montespan...et Marie-Thérèse

La servante hocha la tête une seconde fois puis déposa le linge et alla directement chercher Mme de Montespan dans ses appartements. Tout le monde savait que maintenant, Athénais de Montespan était la favorite de la Reine Mère. Avant de quitter définitivement la pièce, la servante fit entrer un petit page pour qu'il veille la Reine et en envoya un autre chercher Le Roy et Monsieur...et Madame bien sûr.


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Marie Thérèse d'Autriche
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Ven Nov 24 2006, 15:09

Dès que la Reine eut le message annonçant qu'il fallait qu'elle rejoigne le lit de mort d'Anne d'Autriche elle pris peur...
Peur, parce que la Reine Mère était la seule à lui avoir offert un peu d'amitié en cette cour de France. Peur parce qu'elle savait qu'autour de ce lit se trouveraient MOsieur dont elle détestait les manières qui offensait sa foi... la dernière fois qu'elle l'avait aperçu, son beau frère portait des colifichets qu'une Dame n'eut osé porter, il était de plus accompagné de son "favorit", un homme horrible, trop beau, trop... Et Madame ne valait pas mieux, une horrible intrigante d'Outre Manche, séduisante et séduc trice dont le Reine pensait qu'elle n'hésiterait à aller jusqu'au lit du Roi... Par la Madone, cette famille, Anne mise à part, n'était faite que de monstres.
Malgré tout, pour Anne d'Autriche, il lui fallait être présente, elle délaissa à regret son ouvrage de broderie, une délicieuse représentation de la Madone à la levée du tombeau qu'elle destinait à Louis... et accompagnée de sa Premmière Dame, une vielle espagnole, Isabelle de las Oyos, pris le chemin de l'appartement de la Reine Mère.
Les courtisans la regardaient passer comme une bète curieuse, certains, la croyant tellement négligeable ne lui accordant même pas le moindre regard. Courageusement elle les passa... Une jeune femme, terriblement belle, qu'elle ne connaissait pas, suivie de peu par un homme d'allure martiale passèrent devant elle... en trombe.
Serait-ce la cette petite marquise de province dont on disait qu'Anne s'était entichée... Marie Thérèse regarda sa propre robe, triste et compasée, et eut un regard de haine, incontrôlable, incontrôlé d'ailleurs vers cette ... femme. Car femme elle l'était sans doute aucun, une taille à ravir, une visage d'une telle beauté que ne déparait même pas une coiffure un peu défaite par sa course dans les couloirs, au contraire cela lui donnait un air sauvage, sensuel dirait un auteur français... Sensuel quelle horreur ... Elle la suivi malgré elle, pour Anne, il fallait oublier ce genre de ... puta... pardonne Madona ... Elle entra donc à la suite de l'intrigante qui lui avait volé l'amitié d'Anne d'Autriche.
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Lun Nov 27 2006, 04:39

Anne pu à peine entrevoir Athénais et Marie-Thérèse qui entraient, une à la suite de l'autre, dans sa chambre. Elle était en sueur, serrant les dents sous la douleur.

-Vous voila....

Soupira-t-elle. Elle devait impérativement parler à Athénais, et bien sûr à sa chère Marie-Thérèse.

-Athénais, je me meurs...Cette fois je ne crois pas pouvoir vaincre la maladie. Vous devrez être sans pitié pour vous rendre là ou je vous menait...vous commencerez par habiter mes appartements...vous...je veillerez à ce qu'on vous les assignes...

Elle regarda ensuite Marie-Thérèse.

-Ma chère petite, vous devrez écrire à notre famille...Dès que je serai décédée...

La Reine fut prise par une violente quinte de toux.
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Lun Nov 27 2006, 09:11

Athénaïs était aussi pale que la Reine... Elle s'approcha la première du lit d'Anne ... Mon dieu qu'elle semblait aller mal... Elle pris sa main, avait envie de la baiser pour qu'elle sente comme sa Dame l'aimait.

- Madame, cela ne peut être qu'un malaise passager...
Elle se tourna vers une des dames de la cour de la Reine.

- Mademoiselle, faites quérir le médecin du Roi... et veillez à ce que sa Majesté soit prévenue que Madame sa Mère souhaite le voir de toute urgence....

Et de nouveau vers Anne....

- Madame, votre Altesse, nous procéderons à mon installation plus tard, nous avons le temps de régler ce genre de détail, sachez que quoi qu'il arrive, vous m'avez à vos côtés, vous ne trouverez pas servante plus fidèle et aimante... je vous le promets Madame... je vous le promets...

Les beaux yeux noirs d'Athénaïs s'embrumaient ...sa voix s'était étranglée sur le dernier " je vous le promets".

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Marie Thérèse d'Autriche
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Lun Nov 27 2006, 09:27

Marie Thérèse vu sa protectrice si faible qu'elle en fut saisie...
Elle entendait la voix faible de la Reine Mère, la voix de celle qui vait tenté de faire d'elle une Reine de France ... Le froufrou de la robe de la Dame de Compgnie d'Anne la sorti de sa torpeur, elle voyait la jeune femme, visiblement émue qui tentait de rassurer Anne d'Autriche. L'émotion dégagée par la scène la toucha... elle ne voyait qu'une dame de petite vertue dans cette courtisane trop chevronnée... Et réalisait maintenant qu'il semblait que la courtisane aimait la Reine ou le simulait bien en tout cas...
Elle laissa donc cette dernière parler à Anne la première contrairement à ce que la préséance eut exigéé... et, de plus, les premières paroles de la Reine Mère étaient allées vers sa Dame de compagnie... et pas à sa parente.
Elle s'approcha néanmoins du lit, pris l'autre main d'Anne, et glissa son propre précieux chapelet d'ambre et d'or dans cette main. En espagnol, elle mumura à se parente :

- Madame, je prie pour vous notre Divin Sauveur et sa Sainte Mère ... je vais faire appeler un prêtre pour vos Derniers Sacrements... Je prie pour vous, Mère.

Ainsi, Anne avait à ses côtés ses deux protégées, toute deux touchées par son malaise, différentes mais complémentaires.
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Helena D
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Lun Nov 27 2006, 17:04

Helena D'Autwirtz n'avait fait qu'apercevoir tantôt la Reine mère dans les jardinc de fontainebleau.
Cependant, cette femme, majestueuse, battante, pleine de dignité, si forte pour son âge l'avait frappé.
Même si elle n'avait guère parlé gentilment a Helena, celle-ci éprouvait un profond respect envers cette femme qui c'était battue toute sa vie pour son fils, pour l'état, pour le royaume.
Lorsque la nouvelle de la maladie de la reine mère était parvenue jusqu'au oreilles d'Helena, celle-ci s'était empréssée d'aller au chevet de la royale malade.

Même si, ne faisant nullement partis de la famille royale ou des proches de la reine mère, Helena avait su entrer dans la chambre.

Vêtus de couleurs plutôt sombre, dans une robe trés simple, Helena était entré dans la chambre de la mourante.
C'est avec douleur qu'elle la vit si pale, si faible. Contrairement a ce qu'elle avait vu dans les jardins.
Helena, pleine d'humilité s'approcha timidement du lit de la malade où elle reconnu la Reyne de France devant laquelle elle s'inclina bien bas, puis la Montespan, devant laquelle elle s'inclina aussi.

Helena ne sut si les deux femmes l'avaient vus, mais elle se recula dans un coin et regarda Anne d'Autriche.
Même sous la douleur cette femme restait digne. Helena sentit ses yeux s'embués. C'était bien la seule personne au monde qui réussit a la faire pleurer. Helena s'agenouilla a même le sol, et pria. Pria comme jamais elle n'avait prié auparavent. Elle pria pour cette femme qu'elle respectait au plus haut point. Qu'elle adorait comme certains adore l'Idole d'un Dieu, sans jamais le connaître vraiment.
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Lun Nov 27 2006, 18:50

Anne sentait les regards sur elle et le chapelet de sa chère petite Marie-Thérèse la réconforta. Elle se sentait si vulnérable...Quelle répugnante sensation!

-Athénais, il faut que vous vous prépariez, vous êtes destinée à de grandes choses mais vous devrez sans doute les obtenir sans moi...J'ai abusé de mon temps sur cette Terre j'en suis consciente...Si Dieu me permet de passer la nuit, c'est que je suis bénie de Lui...

Anne toussa encore une fois et tendit la main vers Marie-Thérèse. Cette pauvre enfant...Elle n'avait pas été gâtée par Dieu...qui l'était de toute façon dans leur famille? Anne avait tenté de faire d'elle une grande Reine mais la petite été effacée, elle ne recherchait pas la même grandeur qu'Anne avait recherchée et atteinte à une époque.

-Marie-Thérèse, ma chère, chère enfant...Ne doutez jamais que votre présence rend mon fils heureux. Malgré toutes ces favorites...C'est vous qui mettez au monde les enfants royaux. Ne l'oubliez pas!

Anne se voulait rassurante, si elle n'était plus la pour réconforter la Reine, qui le ferait? Elle voulait lui laisser une citation qu'elle n'oublierait pas, quelque chose qu'elle pourrait se remémorer en période difficile.

-J'ai vécu tant d'années, et pourtant j'ai l'impression de ne pas avoir eu assez de temps...

Une larme failli perler sur la joue de la Reine Mère mais il n'était pas question, même sur son lit de mort, qu'Anne d'Autriche paraisse faible.

-Ou sont mes fils?...Ou est Louis??
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Mar Nov 28 2006, 09:25

Athénaïs avait laissé la place à Marie Thérèse et, en bonne Dame conciente de la bienseillance se plaça un peu en retrait... elle entendit les douces paroles que lui adressait la Reine. Soit, elle ne pourrait plus rien pour elle, c'était pour la Marquise une lourde perte que cette quasi mère... qu'elle aurait tant souhaitée en quasi belle mère ... Mon dieu ne laissez pas mes pensées revenir au trop beau roi !

- Madame, vous avez tant fait pour votre Servante et nos moments partagés m'ont tellement marquée... Sachez que leur souvenir perdurera autant que ma petite personne...

Elle restait néanmoins très proche du lit de la Reine, ne voulant pas manquer l'arrivée éventuelle du Roi... en se plaçant, au premier rang de la foule elle remarqua une dame qui la saluait... Mais oui, c'est cette belle étrangère, celle qu'Anne avait rabrouée dans les jardins après la mort de cette petite dinde. Elle la salua. Elle nota qu'elle avait l'air touchée par la mort promise de la Reine... Et cela la toucha. Elle l'observait, la trouvait belle, mais avec un je ne sais quoi se sulfureux... Etrange femme, pas inintéressante nota-t-elle.

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Marie Thérèse d'Autriche
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Mar Nov 28 2006, 10:18

Marie Thérèse priait, priait pour que l'âme d'Anne d'Autriche reçoive l'accueuil digne de sa grandeur... Elle réagit seulement quand la Reine lui parla des enfants royaux.
Elle se tourna alors vivement vers sa dame de compagnie.
Et, en espagnol lui dit d'aller quérir la Dauphin pour que celui-ci puisse saluer une dernière fois sa grand mère. Elle avait, malgré son intelligence peu vive, perçu la peut-être dernière leçon d'Anne, Marie Thérèse est la mère de l'héritier de la maison de France... et cela n'est pas petite position.
Elle était fière que malgré ses favorites, ces dépravées sans foi ni morale, Louis continue à l'honorer assez régulièrement, en tout cas assez pour assurer une continuité monarchique. Elle savait que cela lui assurait un statut sans équivalent à la Cour.
Marie Thérèse était trop émue et perturbée pour remarquer qui que ce soit, elle ne regardait que de temps en temps le trop belle Marquise avec qui elel partageait la faveur d'Anne. Négligeament, elle saluait mécaniquement celles et ceux qui rendaient hommage à la Reine Mère en étant présents.Ces courtisans, et surtout ces femmes, toutes celles qui partageaient la couche de Louis, ces femmes fardées, apprêtées comme des prostituées... qui la méprisaient et qu'elle haïssait.

Mais, la duègne empressée revint avec dans les bras Louis, le Dauphin, ce charmant et tout rond garçonnet de 2 ans et 1/2 encore en nourrice... Marie Thérèse le pris tendrement et le déposa au pied du lit sur lequel gisait la Reine Mère...

- Louis, saluez Madame ma tante, votre grand mère qui peut nous quitter pour rejoindre le ciel où sa place est déjà prête.

Le petit garçon semblait intimidé, il y avait tant de monde dans cette chambre, la vieille dame qui était sa grand mère, sentait la mort, le cancer qui la rongeait l'avait décharnée... Courageusement il déposa un baiser sur la joue déjà creuse de la Reine.

[HJ : ma belle mère, ma tante (puisque Anne est la soeur du père de Marie Thérèse) ... et ma grand mère pour Louis et ma grande tante ... je vais me perdre dans cette consanguinité ! ]
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Jeu Nov 30 2006, 06:07

Une larme perla sur le coin de l'oeil de la Reine Mère. Pleurait-elle? mais oui! Comme c'était bizarre, cette sensation de vide soudain. Elle était heureuse d'avoir redonné un peu de confiance à sa chère Marie-Thérèse mais elle ne serait bientôt plus là pour le faire tous les jours ou elle en aurait besoin. Et puis ce petit Louis, tout petit Louis, qui ressemblait tant à son père, qui venait de la gratifier du plus agréable des petits baisers.

-Cher petit, comme tu ressemble à ton père!

Sa voix se cassa sur les derniers mots. Anne voulait voir ses fils, surtout Louis, mais ils tardaient et elle craignait que la mort ne vienne la chercher avant que le Roy n'ait pu tenir la main de sa mère une dernière fois.

-Marie-Thérèse, restez près de moi tant que mon fils ne sera pas arrivé, je ne veux pas que l'on m'approche, il y a trop de monde ici qui sont venu quêter leur dernière vision de la Reine Mère. Par contre, laissez Athénais prendre place près de vous...

Anne n'était guère d'accord avec les aventures de son fils habituellement, surtout qu'il fréquentait de plus en plus de petites sottes sans personalité propre et que ce genre de femme répugnait Anne au plus haut point...Mais Athénais était différente. Elle était d'une grande beauté, et il était bénéfique pour n'importe quel homme de connaitre une telle beauté. Bien sûr, Anne adorait Marie-Thérèse, mais la pauvre ne s'affichait pas, ne récoltait pas ce qu'elle pouvait de droit. Quelqu'un devait le faire, une femme bien sûr, et autant que ce soit une femme qu'Anne affectionnait. Ainsi, La Reine Mère désirait voir Athénais dans les bras de son fils (voir est un bien grand mot) et surtout, elle souhaitait voir Athénais devenir une grande parmis les grandes, et ce, probablement par égocentrisme. Comme si elle désirait revivre sa propre jeunesse à travers la jolie marquise.

Mais puisque maintenant la mort approchait à grands pas, tout ce qu'Anne pouvait espèrer était que son cher Louis voit en Athénais ce qu'elle avait tout de suite remarqué. La grandeur.
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Lun Déc 04 2006, 08:37

Flattée était Athénaïs, flattée certes mais surtout reconnaissante...
Elle voyait clair dans le "jeu", le dernier jeu de la Reine Mère.
Simple et efficace cete dernière semblait choisir une prétendante au titre de favorite, plaçant sa candidate au titre envié de maîtresse royale. Sagement, la Marquise pris place aux côtes des deux reines et du Dauphin... Elle eut un sourire à l'attention de Marie Thérèse, non pas de pitié, trop facile, mais de complicité d'amies d'Anne d'Autriche, de soutien à la perte commune, d'appel à une alliance à venir.
Le Roi, comme Monsieur et Madame, tardaient. Louis, pourtant, Athénaïs l'avait constaté de visu, aimait sa royale mère... La Marquise craignait comme Anne qu'il ne vint trop tard... trop tard pour elles deux, une tenant à saluer une dernière fois son fils-roi, l'autre manquant un opportunité en or de devenir plus proche du souverain....
Les courstisans, en nombre dans la future chambre mortuaire, pourraient témoigner que la Marquise était aimée d'Anne, aimée comme l'image de la jeunesse, de la pleinitude, de la beauté et de la fidélité ... ce dernier terme n'étant que provisoire, bien sûr !

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Jean Winderfield
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Mer Déc 06 2006, 15:14

Jean était toujours à l'extérieur à attendre, sans nouvelles de ce qui se passaient à l'intérieur. Un instant il était assis, et l'autre à faire les cents pas dans le corridor. Il en profita même pour regarder à l'extérieur, voyant la beauté du paysage si calme

Mais maintenant, la reine-mère se mourrait. Une des amies de Jean allait peut-etre rendre l'âme aujourd'hui, ce soir et ce, sans que personne ne puisse quelque chose. Jean se rappellait que dans les champs de combats, il y a souvent des blessés à mort que l'on ne pouvait rien faire de plus que de leur tenir la main en signe de compassion et de les guider vers le ciel en attendant que le tout-puissant vienne les quérir. La mort était parfois si longue, si souffrante...

Il n'y avait rien que personne ne pouvait y faire, sauf regarder et espèrer que ce n'est qu'un mal passager. Alors Jean, resta devant la porte en attente de nouvelles
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Jeu Déc 07 2006, 15:39

En face de la mort annoncée se sa protectrice, elle avait oublié le Général, elle regarda sa tenue de gala, faite pour plaire et en eut quasi honte.
Elle chercha dans la foule des courtisans, bande de vautours qui entraient et sortaient si elle apercevait Winterfeild et ne le vit point.
Tant pis, elle ne pouvait quitter Anne dans cet instant, et se devait à la demande de la Reine Mère d'attendre Louis, en quasi piéta au chevet de la mourante, en pendant magnifique de la triste Marie Thérèse...
Quelle étrange compositions que celle de la Reine mourante assistée de chaque côté de deux femmes si différentes... La Reine à la triste mise de duègne espagnole, laide, mal à l'aise et la courtisane chevronnée en habit de brocard, belle comme le jour.

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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Ven Déc 08 2006, 00:03

Un souffle sembla traverser soudainement la pièce et la porte s'ouvrit plus royalement qu'auparavant : le Roy Louis fit son entrée.

En bon chien fidèle, le capitaine D'Artagnan le suivait de près de son pas de militaire en costume d'apparat chatoyant.

Pas de chance pour la circonstance, mais c'est ce qu'il portait lorsque l'on vint lui annoncer la nouvelle qu'il attendait et redoutait depuis des semaines.


"La Reine se meurt monseigneur."

Voilà ce que la jeune servante qui courrait dans tout le château lui avait dit quand elle l'avait croisé presque par hasard.

Il sentit que c'était à lui qu'echoyait le devoir d'aller l'annoncer au Roy et pourtant il s'y déroba. Lâcheté, faiblesse ou ruse de vieux praticien de la cour auquel l'expérience avait appris qu'on ne doit jamais se faire porteur de la mauvaise nouvelle ?
On ne sait...
En tous D'Artagnan avait envoyé un huissier se charger de la chose alors qu'il attendait lui même dans le couloir.
L'homme avait fait les choses très bien. Il s'était présenté devant son souverain avec une mine de circonstance et avait simplement dit : "Majesté, la Reine votre mère..."
Louis avait compris et fait mander D'Artagnan qui sortit comme par magie de derrière un vantail d'une porte du couloir.


[Hj : D'Arty express à votre service M'sieur Cool ]

Il l'avait alors suivi jusqu'au appartement de la mère de son maître et se trouvait là, à deux pas derrière lui quand il pénétra dans la chambre et que tout bourdonnement cessa.

Alors que les regards se tournaient vers l'entrée, D'Artagnan de là où il était, c'est à dire à un point avec splendide vue imprenable sur la royale crinière, tentait de se représenter ce qui pouvait bien traverser son Roy en cette minute.

Louis était là, le Roy, superbe malgré le chagrin qui fatalement devait lui broyer le coeur.

Non le roi ne pleurerait pas : depuis Louis IX, le Roy de France ne pleurait plus.
Les cinq Louis qui le séparaient de Saint Louis avaient lentement asséché ces larmes qui, si elles seyaient aux Rois de jadis, étaient signe de faiblesse dans cette monarchie Française à l'âme durcie par un siècle de guerre de Religions.

Les âmes simples se demanderaient : le Roy ne pleurera pas, mais qu'en sera-t-il de l'homme ?
Il en sera de même, car il n'y avait pas d'homme, il ne devait plus y en avoir.
Il n'y avait plus qu'une charge.

Louis devait faire effort pour se contrôler, D'Artagnan crut le sentir et il admira son jeune Roy.
Louis ne regardait pas sa mère, pas encore. Il toisait l'un après l'autre les présents d'un regard aussi bref qu'il était perçant.
D'Artagnan, qui avait la perception déformée par son métier, voyait en son souverain un général qui évalue les forces en présence, près à adapter sa tactique en fonction de ses observations.
Il y avait peut-être de cela dans ces regards et pour D'Artagnan c'était clair : le Roy nottait mentalement chaque présent pour adapter son comportement. Un évènement aussi tragique ne manquerait pas de voir s'agglutiner les courtisans opportunistes parce qu'il y avait gros à raffler.
En effet, être témoin de la douleur et de l'affection d'un Roy force la création de liens entre lui et le vampire spectateur, et pour chaque larme versé pour la Reine en même temps que celle du Roy, on se rapproche un peu plus de la faveur que l'on convoite.
Même quand votre mère agonise, on ne peut cesser d'être Roy.

Telles étaient les pensées qui troublaient l'esprit du Mousquetaire posté derrière son Roy.
Puis soudain, une main se leva et D'Artagnan fit un pas en avant, répondant à ce qu'il savait être un appel.
Le deuxième pas fut accompagné de ces mots sortis de la royale bouche :


Le Roy : "Capitaine."

Le phase d'observation était achevée, les ordres allaient maintenant tomber et ils tombèrent :

Le Roy : "Faites de l'air pour ma mère ..."

L'ordre était clair, codé mais clair pour l'homme lige : évacuation générale des courtisans, hormis la famille royale et les favorites de sa mère.
D'Artagnan savait et il s'éxécuta.
Il pria poliement et silencieusement à chacun de sortir avec toute la finesse et discrètion coutumière qu'il savait déployer pour ce type d'affaire.


[Hj : Quand il veut Mr. Green ]

Il ne laissa dans la place que les plus proches de la Reine mère, dont Athénais, ses serviteurs, le châpelain ainsi que les femmes et les hommes qui semblaient prier avec une sincère ferveur, [Hj pauvre Héléna je allais pas la chasser quand même Razz ] se disant que dans ces circonstances, il fallait bien que quelques uns plus dévoués que les autres restassent à prier. Qui le ferait sinon...

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Charles de Batz Castelmor

de son petit nom :

Capitaine d'Artagnan
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Ven Déc 08 2006, 08:21

"Enfin" pensa la Marquise ... "Enfin" le divin fils vient rendre l'hommage du à la Grande Anne, Anne, la Reine qui a maintenu pendant la Fronde la Trône de son fils... La Reine qu'Athénaïs avait vue de ses propres yeux si aimée de son fils ...
Athénaïs était émue, elle serra un peu la main gauche de la Reine Mère, restant à ses côtés prête à céder sa place au Roi, mais par cette pression plus forte, voulant saluer sa protectrice, son amie, celle dont elle restait Première Dame de Compagnie et qui, de par cette fonction, faisait d'elle un des membres du premier cercle. Elle n'eut qu'un léger regard vers le capitaine des mousquetaires du Roy, le célèbre d'Artagnan... bref regard, sorte de muet remerciement au messager de l'entrée de Louis. Son coeur palpitait... ses chairs, ignorées du Marquis depuis la naissance de son héritier se rappelaient à son souvenir de jeune femme... Une bouffée de chaleur la saisi, elle fit tout pour la maîtriser...
Elle repris son allure de piéta, pendant de Marie Thérèse. Elle ne remarqua pas les courtisans écartés par la Capitaine, menue pietaille encombrante revoyée à ses foyers. Elle eut un regard pour la belle étrangère et constata que sa dévotion, fort marquée, lui avait permi de rester assister aux derniers moments de la la Reine. Soit, se dit-elle, qu'elle reste...

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Marie Thérèse d'Autriche
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Ven Déc 08 2006, 09:10

Marie Thérèse, à droite d'Anne d'Autriche, était émue de voir l'adieu du Dauphin à Madame a Grand Mère. Elle ne remarquait plus la favorite de la Reine Mère.
La Reine priait, elle n'avait plus son précieux chapelet offert à sa tante et belel mère mais cela n'entamait en rien sa réelle ferveur.
Louis, le Dauphin se serrait contre sa grand mère, on le disait peu vif et assez apathique mais le garçonnet sentait la gravité de moment, il regardait alternativement sa grand mère, livide et décharnée, sa mère si recueillie et la jolie dame si triste et malheureuse... et savait déjà qu'il se devait à sa fonction et à son rang.

Marie Thérèse, elle aussi, pensa, mais en espagnol, un "enfin" quand le bon d'Artagnan annonça "Louivi"... Elle ne voyait pas si souvent son Royal Epoux, il ne venait que temps en temps assurer un ennuyeux devoir conjugal et ne cachait pas son ennui. Il ne l'aimait pas, elle le savait. Mais, elle lui reconnaissait au moins la reconnaissance de son rang d'épouse et savait qu'Anne n'était pas si étrangère que cela à ce simple fait. Quel serait son rôle après la disparition de la Reine Mère ? ... Cette dernière l'avait rassurée, elle restait Reine de France et mère du Dauphin.

D'Artagnan dispersait les courtisans qui étouffaient la salle, elle lui exprima sa reconnaissance d'un regard. Seuls quelques "témoins" furent autorisés par le vigoureux capitaine à rester. Cela aussi était bien, une Reine de France se devait de mourir devant témoin, comme ellle aviat toujours vécu, la Cour exigeait ces mises en scène, jusqu'au bout, c'était là leçon d'Anne que Marie Thérèse avait acquise.
Marie Thérèse attendait , là, priante, étrange pendant d'Athénaïs l'entrée du Roy. Elle savait l'importance qu'avait sa Mère dans le coeur de Louis le Grand...
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Helena D
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Ven Déc 08 2006, 17:41

Helena toute dévouée, corps et âme, a ses pensées et a ses dévotions n'avait point remarquée l'arrivée du Roy et celle de son Mousquetaire.
Elle n'avait pas non plus remarqué que tous, ormis les membres de la famille royale et les trés proches, avait été chassés.
Sauf elle.
Helena ne savait que faire. Peut être ne l'avaient-ils pas vu.
Elle décida de ne pas bouger et d'observer la scène.
Elle vit le Roy, malgré sa beauté qui époustouffla la belle Duchesse, il était en peine.
Il avait les traits tirés par la tristesse.
Elle porta son regard sur la Reine. Petite, pas trés belle, on se demandait comment Louis pouvait fréquenter sa couche plutôt régulièrement.
Quand a la Montespan, Elle était magnifique. D'une beauté sans équivoque.
Le Roy lui-même, a ce que l'on disait, n'était pas insensible a ce charme ravageur.
Mais, tous savaient que la Montespan se mourrait d'amour pour le Roy.
Du moins, c'est ce que répendait les comérages, mais Helena en acquit la certitude en voyant le regard de la marquise se porter sur le Roy.

Helena revint a la reine mère.
Elle avait pleurée.
Elle pâlissait a vue d'oeil aussi.
"Mon Dieu! La fin est proche!" se dit Helena en se signant.
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Ven Déc 08 2006, 21:10

Le coeur d'Anne sembla avoir un regain de vitalité quand elle vit son fils, le Roy Soleil, Louis le Grand, entrer dans la chambre morne et sombre.

-Mon fils...

Soupira-t-elle. Elle était si heureuse qu'il soit enfin là.

-Mon cher Louis, approche-toi. Viens près de ta mère...

Anne était satisfaite. Marie-Thérèse était à ses côtés et avait amené son fils, le petit Louis, avec elle. Athénais aussi était là, priant pour son âme. Louis venait d'arriver et il s'approchait d'elle. Tout ceux qu'elle voulait voir étaient là...Tous? Non. Il manquait Phillipe.

-Ou est donc ton frère Louis...Enfin, tu es là au moins, je peux contempler ma plus belle réussite!

La Reine Mère sentait la fin approcher et regardait tous les gens présents comme pour les imprimer dans sa mémoire. Elle prit un peu de ses forces diminuées pour serrer un peu ce petit-fils qu'elle avait à peine connu contre elle.
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Lun Déc 11 2006, 09:15

Elle serrait la main d'Anne, qui semblait, comme à chaque fois où elle voyait sa royal rejeton reprendre un peu de vitalité. Debout, à côté du lit de sa protectrice, elle n'osait poser ses yeux sur Louis, sur le Roy de France, sur le fils de cette grande Dame qui quittait notre monde.
Elle voyait le petit Louis, serieux garçonnet, serré cotre cette grand mère qu'il connaitrait si peu... et cela la touchait... cela la blessait un peu aussi, son propre enfant, fils non désiré du Marquis de Montespan, que penserait-il de cete mère qui l'aimait si peu quand elle rendra son ame à Dieu ?
Elle voyait d'un oeil la belle étrangère, en prière, qui avait été épargnée par d'Artagnan, laissée là comme un e pleureuse antqiue au milieu des familiers de la Reine Mère. Elle voyait la Reine de France, maladroite, mal fagotée, qui fixait de ses yeux son royal époux. Toute l'assemblée avait les yeux fixés sur ce fils et sa mère qui se mourait. Tous sentaient qu'ils vivaient un moment historique, un moment fort. Où était donc Monsieur ? Sûrement en train de préparer sa tenue pour une entrée ramrquable... S'il arrivait à choir ses rubans, pensait Atrhénaïs, il finira par venir ...

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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Mar Déc 19 2006, 00:23

[Hj : alors toujours pas de nouvelles d'un de nos Roy ? Mr.Red Très bien je continue alors Razz ]

Une fois "l'aération" faite, D'Artagnan avait regagné la place qui sied à un homme de son rang, c'est à dire très en retrait près de la porte.
Cette position, toute modeste qu'elle put sembler, présentait toutefois le grand avantage d'offrir une imprenable vue sur l'ensemble de cette scène attendue et redoutée depuis si longtemps qu'on aurait pu croire que tous y étaient bien préparés.
Pourtant il n'en était rien... L'émotion était grande, la tristesse semblait avoir envahie jusqu'aux murs et aux peintures qui étaient accrochées. Même les poutis fessus semblaient perdre leurs sourires joyeux devant ce spectacle d'une agonie royale.
S'il avait été un Velasquez ou un Lebrun, il aurait sûrement déjà vu surgir dans son esprit les couleurs et la lumière sombre d'un tableau qui aurait eu sa place aux côtés d'un "enterrement du Comte d'Argaz" ou "des Menines" au panthéon de ces illustres oeuvre de cour.


[Hj : dont même les ignares en peintures comme moi ont entendu parler Mr. Green ]

Mais D'Artagnan n'étant que D'Artagnan, plus versé dans les coups d'épée que dans les coups de pinceaux, il se contenta d'observer la scène de son oeil de vieux buzard gascon qui ne manquait pas de sagacité.

Il vit le Roi rester un instant à regarder sa mère le visage fixe.
Il était manifeste que le jeune roi dissimulait à grand peine la douleur qui étreignait son coeur et combattait ses larmes pour les repousser avec autant de bravoure qu'une horde de tisserans protestants hollandais.
Il tint bon, comme toujours.

Si ses yeux regardait sa mère au corps vieilli et au visage ravagé par la souffrance d'une trop longue maladie, ils ne pouvaient éviter d'embrasser aussi Athénaïs de Montespan dont la douleur semblait si sincère et si profonde en cette heure, qu'il en fut touché.

C'était étrange pour lui, il y avait comme un équilibre : athénaïs semblait aussi purement belle que sa mère était hideuse. Cet oxymore visuel amenait finalement une sorte d'étrange paix dans la scène qui rendait la vue de sa mère qui portait déjà le masque de la mort moins douloureuse.
Etrangement dans son coeur, il en fut gré à Athénaïs et, s'accrochant à sa beauté pour ne pas sombrer dans le désespoir, il s'approcha lentement.

Il entendit sa mère l'appeler et évoquer son frère.

La fugace moue méprisante à l'évocation de Philippe qui apparut sur la face royale n'échappa pas à D'Artagnan, tout comme l'ignorance totale que le Roy semblait avoir de la présence de Marie Thérèse.
Louis avança jusqu'à son chevet et s'assis sur le lit près d'elle.

Il murmura sans oser la toucher :


Le Roy : "Oui... Je suis ici mère. Près de vous..."

Il inspira, contrôlant le début du tressaillement d'un sanglot. Il jetta un oeil rapide à Athénaïs avant de replonger ses yeux vers cette mère qui allait mourir.

Pour Louis, la mort d'Anne d'Autriche n'était pas seulement la mort d'une mère, c'était aussi le dernier trait qu'il devrait tirer sur son enfance, si souvent houleuse. Son mentor Mazarin était mort après son père et c'était maintenant au tour de sa mère.
Tous doivent donc finir un jour...

Triste ? Oui le Roy était triste, d'une tristesse de fils mais comme il le ressentait désormais plus que jamais il était le Roy de France, seul maître de la plus grande nation du Monde.

[Hj : allons y franco Cool Vive la France ! ]

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Charles de Batz Castelmor

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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Mar Déc 19 2006, 08:47

Athénaïs ressentait la douleur de Louis... elle fut étonnée que ce soit aussi fort, cela venait telle une vague au fond d'elle même, cela venait-il du fait qu'elle partageait cette douleur. Anne était devenue son amie, sa protectrice, tellement plus importante pour elle que sa propre mère qu'elle se sentait presque soeur du Roy en ce moment si intime. Elle remarqua l'agacement de Louis quand Anne parla de Philippe d'Orléans... elle oublia cette tache au tableau, rapidement, se concentrant sur l'adieu à son amie, sur l'intimité qu'elle partageait pour la première fois avec le Roi... Moment douloureux, soit, mais grand moment.
Elle serrait encore la main décharnée d'Anne. Ne cédant pas sa place de Première Dame de la Reine et de dernière amie de la grande dame.
Louis était si proche ... qu'elle ne savait plus pourquoi elle frissonnait. Etait-ce de douleur de perdre son amie, était-ce de dèsir pour celui qu'elle aimait, elle en était sûre, elle le désirait, était-ce de bonheur pour cette complicité inattendue ? Elle ne cherchait pas à analyser le moment... il était pour elle au delà de l'analyse.

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Marie Thérèse d'Autriche
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Mar Déc 19 2006, 09:02

Exclue, elle se sentait exclue... quelle comble de l'horreur !
Sa tante, et belle mère, sa plus proche parente à la Cour, celle qui avait vainement essayé de faire d'elle la Reine de France se mourait sous ces yeux et elle était comme déjà exclue du deuil qui s'annonçait.
Louis n'avait d'yeux que pour sa mère, cela elle l'admettait, et pour la Dame de celle-ci, pour cela elle le haïssait. Cette femme trop belle, plus si jeune, mais parfaite femme à la plénitude de sa beauté, la tuait.
Elle pris dans ses bras le Dauphin, ce gros petit Louis, cet héritier qui ferait peut-être d'elle une future Reine Mère, cet enfant qui la légitimait dans son désormais seul rôle celui de génitrice royale.
Elle mumurait ses prières, en espagnol, implorant la Madone d'accueillir Anne comme il se devait... se retenant de ne pas demander que le ciel ne s'ouvra pour foudroyer cet époux qui l'ignorait et cette créature qui retenait sa royale attention.
Une larme perla dans ses yeux, elle ne la reteint point, cette larme, symbole de la douleur de perdre Anne, de la frustration de ne point exister pour le Roi... de ne pas exister pour qui que ce soit.
Elle regarda autour d'elle, embrassa d'un regard désespéré les présents, la eblel étrangère en transe, le Capitaine des mousquetaires qui la regarad brièvement... Désespérée elle l'était. Affreusement triste.
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Helena D
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MessageSujet: Re: Les appartements de la Reine mère   Ven Déc 22 2006, 19:23

Helena, ne quittait pas la scène des yeux.
Elle constata, sans la moindre compassion, la douleure de la génitrice Royale.
Car c'était ce qu'elle était, une génitrice, pur et simple, bonne a remplir de temps a autre la couche du Roy par sa présence peu désirable.
"Elle n'était aps déstinée a un trône, elle ets trop sotte!" pensa-t-elle.
"Une Reyne née aurait sur prendre la place qui lui était due, s'imposer.
Une femme comme moi..." pensa-t-elle avec sûreté.
Son attention se reporta sur le Roy.
"Dieu qu'il est beau...." affirma-t-elle tout bas, dans un souffle.
Imposant, de son profil royal émanait la puissance, la sécurité, quelque chose d'éffrayant aussi, le pouvoir.
Ses yeux étaient, a ce moment précis, emplis d'uns tristesse douloureuse et sincère.
"Le Roy doit être quelqu'un de passioné..." se dit-elle avec délice.
"Si j'arrive un jour a être sa maîtresse je serais comblée...."
La duchesse soupira.
Ayant mal aux genoux, elle décida de se lever. Avec une profonde révérence laissans voir, par le décolleté, un poitrine parfaite et généreuse, elle décida de s'éclipser et attendre dans le couloir.
Lors de al révérence, elle n'avait pas omis de regarder le Roy longuement dans les yeux, puis ele avait reguardé la Montespan et lui avait fait un sourire sincèrement amical.
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