1663 : Face aux Feux du Soleil

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 les appartements de Jean-Jean Chanteloup

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Jean de
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MessageSujet: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Ven Aoû 11 2006, 14:49

Louise se rendant à Paris, Jean-Jean se disait qu’il lui fallait trouver au plus vite un petit appartement de fonction, où il pourrait non seulement dormir, mais également recevoir, et enseigner le latin et l’algèbre à Silvio. Il se mit en quête de son propre gîte. Il retourna à la Bibliothèque, et en parla au bibliothécaire, qui, d’après lui, devait connaître bien du monde en ces lieux. Bien lui en prit, le bibliothécaire connaissait le responsable des chambres au palais, responsable qui faisait souvent appel à lui, lorsque des livres bien précis devaient se trouver sur une table bien précise en un temps record. Ils s’en allèrent le rencontrer, et le sieur Chanteloup expliqua ce qui lui ferait plaisir.

Sans s’en douter, nos deux hommes venaient à point : en effet, un vieux Comte, célibataire, avait rendu l’âme à Dieu la semaine précédente, et ses appartements étaient encore à pourvoir. Voulant montrer à son tour sa bienveillance vis-à-vis du bibliothécaire, il les proposa à Chanteloup. Ils visitèrent l’endroit, et les hommes se mirent d’accord : dorénavant, nous nous trouvions dans les appartements de Monsieur Chanteloup.

Ce dernier remercia les protagonistes, et décida de s’installer au plus vite, afin de ne pas déranger la jeune Baronne. Il fit appeler le petit Silvio, et lui demanda de lui apporter ses bagages, ce qui fut fait dans le quart d’heure.

Silvio et Chanteloup décidèrent de reconnaître les lieux ensemble : étant membre du clergé, Jean-Jean avait reçu une chambre plus grande qu’à la normale : en effet, il devait pouvoir y recevoir ses ouailles : l’appartement se composait comme suit : une petite salle avec une cuve pouvant recevoir un corps humain et de l’eau chaude, une grande commode, un lit à une place, un salon composé de quatre fauteuils recouverts de velours cramoisi, une grande table entourée de quatre chaises. Cette table pouvait, sans aucun problème, recevoir les cours de Silvio, il n’était donc plus nécessaire de se rendre à la bibliothèque. Chanteloup ne pouvait contenir sa joie et son émotion en entendant Silvio fredonner :
« PATER NOSTER, qui es in coelis, sanctificetur nomem tuum. Adveniat regnum tuum. Fiat voluntas tua sicut in coelo et in terra. Panem nostrum quotidianum da nobis hodie. Et dimitte nobis debita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris. Et ne nos inducas in tentationem: sed libera nos a malo. Amen. «

Demain, le cours de Silvio serait le suivant : trouver la traduction, en français, de cette prière, et l’écrire. Il verrait alors où en étaient les connaissances du garçon.

Afin de ne pas effrayer la Baronne par son absence, Chanteloup entreprit de lui écrire une lettre de remerciement pour ces premiers moments à Fontainebleau, et il l’invita à venir, le lendemain vers quinze heures, prendre le chocolat accompagnée de la Duchesse d’Agenois et d’Adélaïde d’Artois. Il demanda à Louise de lancer l’invitation, étant donné qu’il ne connaissait pas ces gentes dames, et il l’en remercia d’avance. Gabriel, séjournant encore à Fontainebleau, était le domestique du vieux Comte, et accepta de se mettre au service de Chanteloup : Jean-Jean demandait le calme, le calme et encore le calme. Cette pièce devait être un havre de paix, où chacun se sentait bien, et en confiance. Gabriel s’en alla déposer la lettre sous la porte de la chambre de Louise. Tel fut son premier travail.
Ses connaissances de Fontainebleau aideraient également Jean-Jean.
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Jean de
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MessageSujet: La première nuit à Fontainebleau   Sam Aoû 12 2006, 14:27

Jean-Jean passa sa première nuit à Fontainebleau, celle-ci fut bonne, et, comme à l’accoutumée, courte. En effet, à cinq heures il se réveilla, en bonne forme. N’entendant rien bouger, il décida de lire jusque six heures quelques passages de la Bible.

Ensuite, il appela Gabriel. Celui-ci fut horrifié par l’heure du lever de son nouveau maître : cinq heures…..et appel à six heures…..
Gabriel se permit de faire remarquer à Jean-Jean que six heures lui semblait bien tôt pour se lever, et profiter de la journée, mais Jean-Jean lui expliqua que telles étaient ses habitudes, et qu’il lui fallait bien s’y faire. Il lui demanda d’appeler Silvio, avant qu’il ne doive se mettre à disposition de la jeune baronne.

Jean-Jean partagerait son repas avec le jeune vénitien.

Pendant que Gabriel préparerait la table, Jean-Jean célèbrerait un petit office dans ses appartements, avec Silvio, et lui donnerait la communion. Il fallait créer cette habitude, afin que Silvio puisse aider la Baronne, sans lui poser de problèmes dans la matinée…
Le visage de Silvio fit sourire Chanteloup, le voilà bien fatigué encore : il le salua affectueusement, lui résuma ses futures matinées, et commença à célébrer, tous deux assis sur une chaise, devant une miche de pain et un calice.

Silvio fut rapidement à son affaire.

Par la suite, ils prirent leur repas en riant bien, Silvio n’étant pas habitué à prendre ses repas dans les appartements.
Chanteloup décida également de lui donner, au fur et à mesure, des leçons de maintien.

Cela se sentait, Chanteloup désirait faire de Silvio quelqu’un de Bien, et il se jura de parfaire son éducation.
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Jean de
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MessageSujet: retour du salon pourpre   Mar Aoû 15 2006, 21:03

Chanteloup trouva l'heure bien avancée, et demanda à Silvio de leur apporter de quoi manger, ensemble, avant de se reposer.
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Ven Aoû 18 2006, 16:48

Après une courte sieste, Chanteloup appela son Gabriel, et lui demanda qu’on lui prépare son cheval.

Il s’était décidé à flâner quelque peu autour de Fontainebleau, et en profiter pour découvrir le bois. Demain, ou plus tard, il se rendrait dans les jardins, mais il fallait que le temps le permette.

http://1663.forumactif.com/viewtopic.forum?t=699[/url]
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MessageSujet: après le bois, retour au bercail,   Ven Aoû 18 2006, 16:55

Il rentra vers 19 heures, demanda à Gabriel de lui déposer un bon repas, la sortie à cheval lui ayant ouvert l’appétit. Il proposa que Silvio vienne manger un fruit par la suite, et il en profiterait pour voir où en étaient ses premiers préceptes.
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Mer Aoû 23 2006, 19:36

On frappa trois fois à la porte ,trois petits coups .Jean Jean dit à Gabriel d'aller ouvrir la porte et le jeune Silvio entra en remerciant le valet.Il était paré de son nouveau costume que Louise avait accepté de lui offrir ,il semblait tout fier ,pour une fois ,il n'était pas en livrée.

-Messire Chanteloup ,je vous salue ,j'espère que je ne suis pas en retard ?
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Jeu Aoû 24 2006, 12:17

Jean-Jean était agréablement surpris de voir son “protégé” habillé d’un costume de qualité, il se disait que plus tard, il n’aurait pas de difficulté à quitter sa fonction de valet, et devenir bourgeois : Silvio et la jeune Baronne ne savaient pas que Chanteloup, bien que ne connaissant pas ses parents, était à la tête d’une bonne fortune, gérée non par lui, mais par le monastère, et que cette fortune, après sa mort pourrait aider Silvio. En cette bonne soirée, il se décida à prendre sa plume, et d’avertir le bon Père Abbé, qui lui conseillerait bien un Notaire établi à Paris, ou dans ses environs.

« Non non mon grand, dit-il à Silvio, tu n’es pas en retard. Permets-moi de te féliciter : tu portes là un bien beau costume ! »

Silvio rougit, et fut très fier de préciser que ce costume lui venait de la Baronne de Frénolec !

Les yeux de Silvio s’écarquillèrent en voyant la coupe de fruits apportée par Gabriel, mais Chanteloup lui précisa que l’on se contenterait d’un seul fruit par personne. Jusqu’à ce jour, Silvio avait du se contenter de voir passer poires, pommes, figues, oranges et autres. Il se décida à goûter une orange.

Avant tout, il fallait apprendre à la manger : Chanteloup prit le temps d’expliquer à Silvio comment faire, ce qui les amusa beaucoup.

Le fruit terminé, Chanteloup passa à choses plus sérieuses : une petite révision des premiers cours de latin, le résultat fut à la hauteur de son espérance : Silvio apprenait à une vitesse normale. Il lui fallait aussi apprendre à compter, sans utiliser les doigts, et, qui sait, peut-être un peu de géométrie…

Avant de proposer à Silvio de rejoindre sa chambre, il lui demanda de prévenir la jeune Baronne de son envie de la rencontrer le lendemain : il lui fallait parler de choses sérieuses !

Silvio quitta Chanteloup et le remercia de sa bonté.

Pour sa part, Chanteloup se mit à table écrit au Père Abbé, prit sa bible, et lit bien plus tard que prévu : il rejoignit son lit vers trois heures, heure bien avancée, car le réveil est prévu, par habitude, à quatre heures.
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Jeu Aoû 24 2006, 15:41

Il était six heures du matin ,GABRIEL entendit frapper à la porte ,il ouvrit celle ci .Quelle ne fut pas sa surprise,de voir un jeune gentilhomme ,d'une quinzaine d'année dont le costume était un peu défrechi se présenter ainsi à lui et demander d'une manière de hobereau de campagne à parler à son maitre .
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Jeu Aoû 24 2006, 15:52

Gabriel,
étonné de l'heure à laquelle l'on désirait voir son maître, répondit d'attendre que messire Chanteloup mette un survêtement, afin de recevoir dignement son visiteur bien matinal.
Jean-Jean habillé, il demanda à Gabriel de faire entrer son visiteur...
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Jeu Aoû 24 2006, 16:24

le jeune homme entra alors ,il n'avait aucune manière de cour ,mais l'on s'en doutait à le voir affubler d'un costume de noble trop grand pour lui.C'était un jeune garçon brun,la couleur de ses cheveux contrastaient avec ceux de Silvio,tant la couleur de sa chevelure ressemblait à celle du fard que les anciens égyptiens mettait en guise de maquillage sur leurs figures.Ses yeux d'un marron profond étaient aussi foncés que ceux de Silvio étaient clairs mais néanmoins dans son regard brillait une étincelle vive que l'on distinguait bien.Sa bouche était fine mais ne présentait aucune particularité,son nez était fort beau ,il n'atteignait pas une grandeur astronomique mais il faisait une bonne taille.
A son cou pendait une fine chaine au bout de laquelle on pouvait distinguer une médaille .


-Messire ,louise vous mande dans ses appartements ,elle s'excuse pour l'heure matinale.
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Jeu Aoû 24 2006, 20:16

"Entrez mon bon, dit Chanteloup, en observant son visiteur du coin de l'oeil, attendez que je me chausse, et je suis à la Baronne.
J'ose espérer que celle-ci va bien, et qu'il ne lui est rien arrivé de bien grave!"

Les deux hommes sortirent des appartements de Chanteloup, et prirent la direction des appartements de la jeune Baronne.

Gabriel, sur le pas de la porte, les vit partir, et se dit que la vie était plus calme avec feu le vieux Comte, mais qu'elle était bien plus palpitante avec messire Chanteloup !
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Jeu Aoû 24 2006, 20:25

Le jeune homme sortit avec Chanteloup et lui dit

-Non monsieur ,ma cousine n'est pas souffrante mais vous aviez demandé à la voir et comme elle est réveillée elle a cru que vous l'étiez aussi .Vous savez Louise est très matinale et j'ai été obligé de me lever très tot ce matin et puis il ya ce petit jeunot qui demeure avec moi ,un peu trop sage à pmon gout enfin bon!
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Ven Aoû 25 2006, 10:51

Les deux hommes arrivèrent devant les appartements de la jeune Louise.

Le cousin de Louise fit entrer Messire Chanteloup, et les voilà réunis, à son grand contentement.

Il lui fallait bien évidemment parler de plusieurs sujets.

Louise invita Jean-Jean à prendre place, et lui dire ce qui le tourmentait.

« Baronne, permettez-moi de vous appeler Louise, et de vous remercier de me recevoir ce matin ; j’ignorais que votre cousin habitait ici, il faudra que lui aussi assiste aux offices, et je veux bien être son confesseur également.

Il me faut vous entretenir de divers faits et problèmes qui me tenaillent :

Que pensez-vous du futur de Silvio ? Je ne peux vous cacher que je m’attache à ce garçon, qui, il faut bien le reconnaître, me le rend bien. Je me rends compte que Silvio, après quelques leçons, avance bien dans ses matières…Je ne pense pas qu’il serait bon qu’il reste valet, attaché à votre, ou toute autre personne. J’aimerais pouvoir l’aider, et ce dans tous les sens du terme. Je peux vous dire que ce matin une lettre part pour mon Père Abbé, dans laquelle je lui demande si je peux pousser ses études un peu plus loin que nous ne le pensions, et je lui demande de m’envoyer quelque argent pour acheter papier, livres, et autres instruments nécessaires à son éducation. Si vous me donnez votre accord pour ce projet, je me permettrais de vous demander de lui donner des leçons de musique, et de maintien.
Si cela ne vous est pas possible, par manque de temps, nous pourrions peut-être nous adresser à vos connaissances, que j’aimerais rencontrer.

Enfin, lors d’une de mes promenades à cheval, j’ai trouvé une Bible, éditée hors de France, où j’ai vu apparaître le nom de Luther ; vous m’aviez demandé si je faisais partie de ses suivants, après une très brève lecture, j’ose espérer, en ma qualité de confesseur, que jamais vous ne suivrez le démon ! Si d’aventure on devait vous approcher, restez calme, ne dites rien, et parlez m’en : je souhaite savoir qui suis ce Calvin, car il me semble que la religion n’est pas leur seul sujet de conversation : la politique me semble touchée par le démon également.

Voyez-vous, ces petits problèmes me tiennent éveillés, et j’espère qu’ensemble nous y trouvions une solution."

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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Ven Aoû 25 2006, 14:46

LOUISE écouta tout le discours de son confesseur ,c'était un homme attachant ,silvio avait eu de la chance de le croiser.

-Oh mais bien sur vous pouvez m'appeler par mon prénom,cela ne me dérange aucunement,ha oui j'oubliais voici Nicolas de Ploustel mon jeune cousin de 15 ans ,je l'accueille quelques temps à Paris car sa mère est gravement malade et son père est en voyage,il n'a aucune éducation c'est comme on dit un hobereau de campagne ,il me désespère !

Elle soupira.

-Concernant Silvio ,vous savez........J'ai beaucoup d'affection pour lui ,ce sera difficile pour moi de le laisser partir ,mais si tel est son destin ,je n'y vois pas d'inconvénient.Je peux lui preter de l'argent si cela est nécessaire.Je lui consacrerai quelques heures par jour et il apprendra le maintien et le clavecin .J'essaierai de voir si la montespan pourrait lui donner quelques leçons de maintien en plus.Je viens de la rencontrer et elle est une courtisane modèle ,parfait maintien.Concernant Calvin ,he bien aucune idée ils se cachent bien ,regardez peut etre à paris dans différents lieux tels que les égouts ou bien la taverne je ne sais point.
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Ven Aoû 25 2006, 16:06

“Ma chère Louise, dit Chanteloup, n’ayez crainte, je ne recherche pas la compagnie des suivants de Luther, habités par le démon, mais suis persuadé qu’ils se trouvent parmi nous ; aussi, je ne vais pas aller à leur recherche, je pense qu’ils tenteront de nous contacter.

Quant à votre cousin, ne vous en faites pas, il n’a peut-être pas d’éducation, mais je vois qu’il est bon, qualité première de tout être humain.

Pour ce qui concerne Silvio, vous ne devrez pas lui prêter de l’argent, je me chargerai d’en faire un gentilhomme, sans que vous ayez bourse à délier ! Je vous remercie déjà de l’aide intellectuelle que vous pourrez lui apporter. Pour ce qui concerne ses cours de maintien, votre idée me plaît vraiment : seriez-vous d’accord que nous rencontrions Madame de Montespan ensemble ? Il me ferait vraiment plaisir de la rencontrer.

Voilà bien des choses arrangées de grand matin ! Vous avez eu une bonne idée de me demander si tôt, et je vous en remercie.

Pour ma part, je vais de ce pas, à la Chapelle, faire mes dévotions. »


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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Ven Aoû 25 2006, 16:53

Elle le retint quelques secondes .

-Je me demandais si vous ne pourriez pas inculquer de temps à autre à mon cousin quelques rudiments de l'éducation d'un gentilhomme ,je vous paierai !Si vous etes d'accord dites le moi.Quand à Silvio il a trouvé en vous l'image paternel qui lui manquait et j'en suis heureuse pour lui ,il ira vous rejoindre dans quelques instants à la chapelle je pense .
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Ven Aoû 25 2006, 17:09

"Louise, répondit Chanteloup, pas de question d'argent entre nous n'est-ce-pas : je donnerai quelques rudiments d'éducation à votre jeune cousin, et même plus. Vous ne devrez pas me payer, je peux vivre sans problème à la Cour sans me faire payer.

Quant à Silvio, s'il vous marque son accord, c'est avec plaisir que je remplirai ce rôle de père : je vous demanderai également qu'il ne soit plus valet, et qu'il puisse habiter, dans un premier temps, mon appartement. Qu'il me rejoigne tout à l'heure à la Chapelle.

Je vous souhaite une agréable journée, et, espère vous revoir bientôt, en compagnie de Madame de Montespan."

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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Sam Aoû 26 2006, 15:58

Déjà, dans les cages d’escaliers, Silvio questionnait Chanteloup :

« Vous me demandez bien tôt en vos appartements, messire. Y-at-il un problème, dois-je vous aider à l’une ou l’autre lourde tâche ? Ou, n’êtes-vous pas satisfait de la progression dans mes nouvelles études ? «

Chanteloup le laissa questionner de sa petite voix chantante, et ils arrivèrent dans les appartements. Chanteloup demanda à Gabriel de préparer la table du petit-déjeuner, table que partagerait Silvio. Ce dernier ne comprenait plus rien…

« Viens, mon fils, nous passerons d’abord dans les fauteuils, en attendant que Gabriel soit prêt. »

« Ne dois-je aider Gabriel, messire Chanteloup ? ».

« Non non, lui répondit-il, prends place, et prête oreille attentive à ce que je vais te raconter, te dire et te demander.

Chanteloup commença par expliquer le déroulement de sa vie à Silvio, et lui fit remarquer que sur certains points, leurs chemins se croisaient.

Ensuite, il entra dans le vif du sujet :

« Vois-tu, Silvio, ta gentillesse et ton naturel font que j’ai décidé de m’occuper de toi, de te prendre à ma charge, et ce, non en tant que valet, mais en tant que « fils », fils que je ne peux avoir, étant donné que je suis dans les ordres. Mais je peux être ton tuteur, t’aider à devenir ce que tu mérites, c’est-à-dire un gentilhomme. Tu pourras même, je le pense, porter mon nom, mais tout cela devra se régler devant un Notaire. Ce matin tôt, j’ai fait envoyer une lettre au Père Abbé qui est à la tête du monastère qui m’a éduqué, lui demandant une bonne et sérieuse adresse. Nous aurons rapidement des nouvelles.

Quant à la Baronne de Frénolec, elle a beaucoup d’affection pour toi, et m’a précisé :

« Concernant Silvio, vous savez........J'ai beaucoup d'affection pour lui, ce sera difficile pour moi de le laisser partir, mais si tel est son destin, je n'y vois pas d'inconvénient. ».

Vois-tu, tout est réuni pour que commence pour toi une nouvelle vie. Cette nouvelle vie te plaira-t-elle ? Veux-tu devenir un gentilhomme ? Veux-tu faire ce qu’il nécessaire pour le devenir ? «

Pour toute réponse, Silvio sauta au cou de Chanteloup, et laissa couler quelques larmes, larmes de contentement.

Chanteloup ne savait que dire, ne savait que faire, mais, ce petit, foi de Génovéfain, deviendra quelqu’un. Et pour y arriver, avant tout en ce beau matin d’hiver, il fallait manger, à sa faim, et correctement. Et ensuite, place au latin.

Chanteloup appela Gabriel, le mit au courant de la situation, et lui demanda de trouver, et d’installer un lit pour Silvio.

Ensuite, ils passèrent à table.

A la fin du repas, il demanda à Silvio d’aller chercher le cousin de la Baronne de Frénolec, qui sera, pendant quelque temps, son compagnon d’études.


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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Lun Aoû 28 2006, 11:09

Silvio s'éxécuta et vint chercher le cousin de la baronne ,il n'était pas en très bon terme avec lui mais le bougre n'était aps un méchant garçon.Il frappa à la porte de la baronne qui l'accueillit d'un charmant sourire et appela

-Nicolas ,viens donc ici c'est l'heure de tes études,tu ne verras pas je pense d'inconvénient à etre en compagnie de Silvio tu sais le petit italien qui a partagé ta chambre.

Pour toute réponse ,un grognement se fit entendre .Nicolas n'aimait guère tout ce qui était contraignant comme les études mais il n'avait pas le choix ,quand à ce petit Silvio ,il était jaloux de l'affection que lui portait Louise.

-Cher Silvio ne fais pas tant de cérémonie avec moi.Je sais ce sera formidable ,les études t'aideront souvent mais il faudra t'accrocher mon cher petit et ne me remercie pas c'est normal.

Une voix retentit

-J'arrive ma cousine ,j'arrive .Je suppose que je n'ai aps el choix!


Il arriva alors et ce fut l'étonnement complet pour Silvio car l'inconnu qui s'avançait vers lui ne pouvait etre nicolas!Des cheveux très bruns mais fraichement coupés et coiffés impeccablement,de petites mèches soyeuses encadrant un beau visage quemque peu bronzé,de grands yeux marrons .......ces yeux.....NON.....et pourtant si c'était bien le jeune gentilhomme,le cousin de Louise.Il était vetu d'un costume très à la mode à la cour qui se mariait parfaitement avec sa silhouette .Il rehaussait sa grandeur .C'était ,pensa Silvio,merveilleux ,Nicolas paraissait si beau et élégant ainsi paré.


-Bonjour Silvio ,comment te portes tu ?

-Bien merci messire ,venez ,je vais vous indiquer le chemin.

Nicolas suivit Silvio qui frappa à la porte de Chanteloup.
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MessageSujet: les deux élèves s'y mettent ...   Lun Aoû 28 2006, 12:44

Nicolas et Jean-Jean entrèrent dans les appartements de Messire Chanteloup.

Celui-ci ne reconnut pas Nicolas, il était métamorphosé. Après quelques solennités, Chanteloup proposa à ses jeunes élèves de prendre place à table : aujourd’hui, le latin, la religion, l’histoire et la géographie ne formeront qu’un.

« Nous commençons aujourd’hui, chers Nicolas et Silvio, l’étude de « La Légende Dorée », écrite par Jacques de Voragine. Il s’agit de l’histoire de certains Saints, écrite au XIIIème siècle.
-Nicolas, as-tu déjà quelques notions de latin ? demanda Chanteloup

-Pas vraiment admis Nicolas, que le travail ne rendait pas plus heureux. J’ai bien suivi quelques cours à la maison, mais l’équitation et la chasse me semblent bien plus utiles que l’écriture, il y a bien toujours quelqu’un pour me lire et traduire les rares lettres qui me sont remises !

Chanteloup se dit que ce n’était pas gagné d’avance…

« Messire Nicolas, dit Silvio, nous ne sommes que deux, vous verrez, nous nous en sortirons »

Sur ce, Chanteloup intervint : « mes bons élèves, sachez que pour ce qui me concerne, vous êtes égaux pendant les cours, donc je demanderai à Silvio d’appeler Nicolas par son unique prénom ». Les deux gamins se regardèrent, voilà bien la première fois que Silvio devint l’égal d’un noble, et, vice versa, Nicolas se demandait ce qui lui tombait sur la tête : non seulement, il fallait faire un effort pour étudier, mais, de plus, lui, issu de noble famille, devint l’égal d’un serviteur. Uniquement durant les cours, mais quand même…

Et Chanteloup commença par la première histoire de « La Légende Dorée » : l’histoire de Saint André. Il est vrai que, pendant cette première leçon commune, Nicolas et Silvio n’avaient pas grand-chose à faire : en effet, Chanteloup avait décidé, dans un premier temps, de leur parler de Saint André, de sa vie, ses voyages et miracles.

Cela dura deux heures, Nicolas et Silvio étaient attachés aux lèvres de Jean-Jean, et, se disant qu’il valait mieux poser des questions, afin de retarder l’étude du texte, Nicolas, en tête, posa mille questions après l’histoireSilvio, qui avait compris, s'y mit également….Et les premières quatre heures de cours prirent fin, sans qu’ils aient à écrire quoique ce soit. Demain, suite du programme annonça Chanteloup.

Nicolas, pressé et content, prit congé, et dans un bon vieux réflexe, Silvio le suivit : Messire Chanteloup le rappela, et tous deux se mirent à rire. Nicolas ne comprenait rien, et refusa gentiment d’accompagner Chanteloup et Silvio à la Chapelle. Chanteloup dit à Gabriel qu’ils déjeuneraient dans une heure. Chanteloup et Silvio se rendirent à la Chapelle, et profitèrent du temps sec pour faire une promenade dans le parc.
Gabriel, quant à lui, trouvait que le temps passait bien plus rapidement chez son nouveau maître : l'histoire de Saint-André, ce n'était pas mal !


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MessageSujet: ah vérité, quand tu nous tiens   Lun Aoû 28 2006, 12:54

Entre temps, Gabriel déposa une lettre du Père Abbé sur la table.
Voilà bien rapidement des nouvelles…Si cela se passe très rapidement, Chanteloup sait que le message est d’importance.

Après avoir mangé, Messire Chanteloup s'assit, et lut la lettre, pendant que Silvio apprenait à calculer :

« Mon Cher Père Chanteloup,
Cher Jean-Jean,

Je suis bien aise de recevoir de vos nouvelles, nos Génovéfains peuvent être fiers de leur fils, votre présence à la Cour, la première d’un de nos frères, et d’autre part, votre volonté d’aider spirituellement et matériellement ses membres.

Il va de soi que nous mettons à votre disposition les fonds nécessaires à l’éducation du jeune homme, nommé Silvio. Nous comptons d’ailleurs sur vos connaissances pour en faire d’une part un gentilhomme, et également un bon serviteur de notre Seigneur.

Nous vous proposons de vous envoyer les fonds nécessaires à l’achat des différents livres, et autres matériels que vous ne pouvez trouver à Fontainebleau. Si je ne me trompe, la Bibliothèque est bien fournie, et ceci est un euphémisme, de plus, votre idée d’utiliser « La Légende Dorée » est très bonne, votre protégé y apprendra le latin, en s’amusant, et en profitera pour faire ses débuts en géographie, et en histoire. Bon choix, mon Père.

Vous me précisez, dans votre lettre, vouloir transmettre votre nom au dénommé Silvio…
Voilà que vous nous mettez mal à l’aise…Nous allons vous demander de prendre contact avec un de nos notaires à Paris, Maître de la Plume, excellent notaire, habitué aux demandes quelque peu difficiles : son notariat est composé d’une vingtaine de clercs, qui seront à votre disposition. Nous prendrons, par ailleurs, les frais à notre charge….

Ce qui suit va probablement vous étonner, et peut-être vous attrister : nous avons toujours voulu vous aider, et cela, dès votre plus jeune âge. Et vous protéger également. Mais aujourd’hui, suite à votre envie de transmettre votre nom, il me faut vous avouer, après plus de quarante années, que votre nom n’est pas « Chanteloup ».

En effet, souvenez-vous, enfant, vous aviez à vous présenter à la porterie le quatrième jour de septembre, et vous aurez remarqué qu’un carrosse s’arrêtait durant quelques minutes, avant de reprendre son chemin.

En réalité, en ce carrosse se trouvait votre maman. Jamais elle n’a voulu nous dire qui était votre père. Par contre, elle vous a transmis, en dehors d’une bonne partie de sa fortune, que nous gérons pour vous, également son nom : votre maman était Noble Dame Marguerite, Comtesse de Canteleux, nom que vous pouvez porter dès ce jour, et transmettre à Silvio.

Votre maman n’est plus de ce monde, mais je peux vous dire qu’elle nous venait de la bonne ville de Namur.

J’espère ne pas avoir éveillé en vous de tristes pensées. Je vous connais, Jean, car tel est votre vrai prénom, et le Seigneur vous aidera à porter ces nouvelles, le temps que vous vous fassiez à votre nouvelle identité, que vous pouvez porter avec fierté, votre maman ayant fait tout ce qu’il était possible de faire pour son enfant chéri, que, malheureusement, elle ne pouvait garder auprès d’elle.

Prenez rendez-vous avec le Notaire de la Plume, je lui envoie dès ce jour les papiers attestant de votre véritable identité, et de l’identité prochaine de Silvio. D’après le testament de votre maman, que j’envoie au Notaire, votre descendance, naturelle ou non, pourra également porter vos nom et titre.

Enfin, je vous propose que notre abbaye continue, comme cela était le cas auparavant, à gérer votre fortune, dont le Notaire de la Plume recevra, d’une part, un descriptif, un résumé de la manière dont nous avons géré vos biens jusqu’à présent, et ce que nous proposons pour l’avenir.

Mon Cher Père,
Cher Comte,
Cher Jean,

Je vous remercie de ce beau travail que vous nous préparez, et restons toujours à votre disposition, ainsi qu’à la disposition de Silvio, qu’il nous ferait plaisir de rencontrer bientôt.

Que votre Maison et ses habitants soient bénis,

Votre Père Abbé
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Lun Aoû 28 2006, 12:58

Nicolas ,finalement décida de suivre Silvio et Chanteloup à la chapelle ,il ne pouvait aps chasser ici et guère plus monter à cheval ,de plus sa cousine serait furieuse si il n'allait aps faire ses dévotions ,il soupira un bon coup et puis appela

-Messire Chanteloup ,finalement je vous accompagne,je n'ai rien d'autre à faire .Mais messire allez vous bien vous semblez ......étonné ...ébahi...surpris...et attristé à la fois.J'espère que cette lettre ne vous annonce rien de grave?

Silvio regarda nicolas puis Chanteloup inquiet.
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Jean de
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MessageSujet: Re: les appartements de Jean-Jean Chanteloup   Mer Aoû 30 2006, 12:31

Jean de Canteleux, puisque tel est son nom, regarda les deux petits hommes effectivement avec tristesse : cette lettre le ramena près de quarante années en arrière, il rassura Nicolas, et Silvio. Il leur proposa de continuer d’étudier, à table.

Puisque tel était son destin, il décida, non de se rendre chez Maître de la Plume, mais de le convier, pour ce soir encore, à Fontainebleau.
Il lui écrit en vitesse une missive, et demanda à Gabriel que cette lettre parvint au Notaire dans les plus brefs délais, afin, se disait-il, de clarifier au plus vite la situation : non seulement la sienne, mais également celle de Silvio. Il le regarda étudier, remarqua que même Nicolas était appliqué, il se disait qu’il ne devait pas faire montre de bonne humeur…

Nicolas rejoint sa cousine vers 16 heures.

Silvio, après la leçon, demanda au clerc s’il pouvait disposer, et aller se promener, avant de passer à table.

Jean le lui accorda, mais le retint encore un instant, et lui dit :

« Silvio, mon enfant, es-tu bien certain de vouloir porter mon nom, et de rester auprès de moi ? »

« Oh oui, répondit Silvio, interloqué par ces questions, en doutiez-vous ? »

« Non mon garçon, mais il me faisait vraiment du bien de me l’entendre répéter. Ce soir, après le repas, je vais recevoir un homme qui sera important pour toi et pour moi, je te demanderai de rester dans ta chambre, ou d’aller te promener dans les jardins, durant notre conversation. »

« Sans problème dit le bon garçon, mais si vous me le permettez, je vais me détendre dans les jardins, et, qui sait, j’y rencontrerai peut-être Nicolas, et sa cousine. »

Sur ce, Silvio dévala les escaliers, et partit pour sa petite promenade.

Pendant ce temps, Jean réfléchit longuement, relut la lettre, et se dit que le plus important était la nouvelle condition de Silvio, qui, du jour au lendemain, passera du statut de valet à celui de noble, Silvio, Comte de Canteleux. Il allait falloir agir doucement, afin que celui-ci ne prenne « pas la grosse tête », et continue d’étudier.



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Jean de
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MessageSujet: Jean et Silvio de Canteleux   Mer Aoû 30 2006, 17:24

Aujourd’hui, l’après midi fila à une vitesse inégalable, Gabriel mit le couvert à 18.00, le Notaire de la Plume étant attendu vers 19.00.

Il y avait quelque fébrilité à table, Silvio ne sachant pas très bien ce qui l’attendait, et Jean se demandant ce que le Notaire allait lui annoncer.

Le repas terminé, Gabriel rangea l’appartement, afin que le Notaire ait une bonne impression en arrivant. Annoncé vers 19.00, il se présenta vers 19.15. C’était un homme de près de cinquante ans, aux cheveux parsemés, vêtu, non pas à la dernière mode, mais élégamment.
Jean fit entrer son invité, Silvio le salua, en le scrutant, se demandant ce que cet homme pouvait bien faire « chez eux ! ». Il s’excusa par la suite, et dit qu’il se retirait dans sa chambre, pour réviser la vie de Saint André.

Voilà qui était surprenant pour notre homme, Jean lui présenta de s’asseoir à table, et de lui expliquer ce qui se passait :

« Monsieur, dit le Notaire, suite à votre lettre destinée à votre supérieur, il me fallait vous voir au plus rapidement : le fait que vous vouliez être le tuteur de ce charmant garçon, et que vous avez émis le désir de lui transmettre votre nom, nous ne pouvions plus perdre de temps.
Comme votre Père Abbé vous l’a appris, vous portez, officiellement, le nom de famille de votre maman, ainsi que ses titres. De plus, votre maman, qui a toujours veillé à votre éducation, a été très généreuse avec vos bienfaiteurs.
Néanmoins, dans son testament, que je vous donnerai à lire plus tard, elle stipule que dès que vous porterez officiellement son nom, tous ses biens, gérés actuellement par votre Père Abbé, vous reviendront, ainsi que leurs rapports. »

Jean se demanda ce qui l’attendait, pas vraiment pour lui, mais surtout pour le futur de Silvio.

« Je vais donc, mon Père, vous énumérer vos biens immobiliers, pour ce qui est des biens mobiliers, je vous donnerai une liste, et vous me ferez savoir ce qu’ils doivent devenir, mais ce soir, le temps nous est compté.

Vous héritez donc de votre maman, la Noble Dame Marguerite de Canteleux, les biens suivants :

Le château d’Aische-en-Refail, y situé, composé d’un château, son mobilier, deux fermes, et 300 bonniers de terre et de bois. Sa valeur, avoisine les 80.000 florins.

L’Abbaye d’Heylissem, entourée 800 hectares vous revient par les ducs de Brabant. Actuellement, le lieu est occupé par des moines norbertins.

Enfin, votre maman sachant que vous voyagiez, et que vous passiez du temps à l’Abbaye de Paris, a également acheté deux biens en France : un hôtel particulier à Paris, ainsi qu’un petit château, situé non loin de Saumur, le long de la Loire.

Vos biens sont actuellement loués, sauf l’Abbaye, occupée à titre gratuit par les norbertins.

Comme je vous l’ai dit, vos biens mobiliers sont repris sur une liste.

Pour ce qui concerne le rapport des différents biens, ceux-ci sont bien suivis par votre Père Abbé, et ne sont pas confondus avec les biens de l’Abbaye.

J’avais déjà préparé une lettre manuscrite, afin que vous puissiez immédiatement porter le nom auquel vous avez droit. Je vous propose de la signer, et de préparer ensemble la lettre concernant Silvio, que, m’a appris votre Père Abbé, vous avez pris sous votre protection. Vous pouvez, d’une part, et si vous le souhaitez, plutôt que d’être son tuteur, devenir son père : en effet, s’agissant d’un cas « d’adoption », cela ne présente pas de problème. Pouvons-nous lui demander de nous rejoindre ? Je vous propose, dans un premier temps, de ne pas lui parler des biens que vous héritez, et qui lui reviendront un jour, nous avons le temps de le préparer… »

Silvio vint, les yeux brumeux, s’étant probablement endormi « sur la vie de Saint André ».

Le Notaire de la Plume, prit immédiatement l’initiative :

« Silvio, Messire Chanteloup m’a fait part de son désir de t’aider dans la vie, et de faire de toi un gentilhomme, es-tu toujours d’accord ? »

« Oh oui Messire », répondit-il.

« Veux-tu encore, comme le souhaite Messire Chanteloup, porter son nom ? »

La réponse fut à nouveau affirmative. Sur ce, le Notaire lui dit :

« Mon cher Silvio, à partir d’aujourd’hui, lorsque ces papiers seront signés et contre signés, tu pourras appeler Messire Chanteloup « papa », mais, de plus, tous deux, vous porterez dorénavant un nouveau nom : tu t’appelleras Silvio de Canteleux et ton papa Jean de Canteleux.

Silvio regarda son père, l’embrassa, ne comprenait pas très bien ce qu’il se passait au niveau des noms, et attendait avec impatience que les papiers fussent signés et contresigné. Sur ce, le Notaire de la Plume salua son bon monde, et sortit.

Jean fit venir Gabriel, lui indiqua que lui-même et Silvio s’appelleraient dorénavant Canteleux, Comte de Canteleux, et lui demanda de leur apporter à tous deux une tasse de chocolat, afin de fêter l’évènement.

Dès que la porte fut refermée, Silvio se jeta au cou de Jean, le remercia, et lui dit être très content qu’ils soient à nouveau à deux.


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MessageSujet: ah le chocolat...   Jeu Aoû 31 2006, 11:36

Nulla vi invertitur Ordo.

Nos deux compères dégustèrent leur tasse de chocolat chaud, se souhaitèrent une bonne nuit, et se mirent au lit. Il devait être 23.00.

Tous deux eurent du ma à trouver le sommeil, et entendirent la petite pendule sonner les heures, et les demies.

Lorsque deux coups sonnèrent, Silvio, n’y tenant plus, se leva, et vint reluquer dans la chambre de Jean : celui-ci vit les yeux innocents de Silvio, lui demanda s’il avait un problème.
« Oui, répondit-il, je ne trouve pas le sommeil, et il me semble que vous êtes dans le même cas ! »

C’était la vérité, ils décidèrent de se lever, et Jean prit Silvio près de lui. Tous deux étaient contents, mais fatigués. Peut-être était-ce la surexcitation de la soirée, ou, comme l’avait un jour lu Jean de Canteleux, peut-être était-ce l’effet du chocolat, qui, d’après sa description, pouvait tenir son consommateur éveillé.

Silvio en profita, pour demander à Jean, pourquoi tous deux s’appelaient dorénavant Canteleux. Jean, lui raconta son histoire, ainsi que la visite du Notaire de la Plume, en occultant, bien évidemment certains détails, importants, mais à glisser au compte goutte.
Mais, puisque Silvio le demandait, Jean se voyait dans l’obligation morale de lui dire que tous deux portaient, d’une part le même nom, mais que tous deux portaient dorénavant le titre de Comte. Il promit à Silvio de lui conter le lendemain, ce que cela impliquait.

Silvio, fatigué, mais intrigué, lui demanda s’ils étaient riches. Jean lui répondit que non, mais que la noblesse se portait dans son cœur, et non dans sa bourse.

Sur ce, ils retournèrent chacun dans leur lit, et Silvio s’endormit, en rêvant de chevaliers et de mousquetaires…



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