1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Cabinet de Travail de son excellence

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Freiherr
Invité



MessageSujet: Cabinet de Travail de son excellence   Jeu Aoû 24 2006, 20:53

Une grande pièce située au premier étage, une grande table... le drapeau frappé de l'aigle rouge croisé à celui à l'aigle noir dans le fond de la pièce... une table secondaire recouverte de cartes, de cartes du Royaume de France, de cartes de toutes les régions du Saint Empire... Des livres : l'histoire, les moeurs de France... et des notes. des lettres. des milliers de notes classées, répertoriées, en provenance des agents de la maison Hohenzollern dispersés partout en Europe, relatant, rapportant à leur souverain et à ses plus importants représentants les évolutions diplomatiques et les dangers pour les intérets du Brandebourg... Un grand état ne se constitue pas sans efforts, sans enquètes, sans documentation, voir sans espionnage... or le Brandebourg a pour but de devenir une grande nation... il est en plein essor, en pleine montée de puissance que bientot, les Hasbourg ne pourront plus s'opposer à sa prise de tête sur le Saint Empire... Mais pour cela, il faut continuer. continuer à enquèter. continuer à consolider ses alliances. continuer à affaiblir la monarchie autrichienne. continuer à satisfaire le Roy de France, notre allié le plus sûr... et donc devenir un incontournable à la cour de France....

... Ainsi pensait, dans son fauteuil, Hans Wilhelm von Falkenhausen und Prittwitz, nouvel ambassadeur du Grand Electeur en France, le jour même de son arrivée en son manoir...
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Freiherr
Invité



MessageSujet: Re: Cabinet de Travail de son excellence   Lun Aoû 28 2006, 18:34

Le Freiherr Hans Wilhlem von Falkenhausen, ambassadeur de sa majesté le Grand Electeur, Prince Electeur de Brandebourg et Duc de Prusse auprès du Roy de France était dans son cabinet, méditatif, penché sur les cartes de la Région de Minden et de Clèves... le dessein du Grand Electeur était de parvenir à créer une unité entre ses possessions rhénanes et la Weser... Une politique matrimoniale s'imposait, mais le risque de conflit était important... il fallait obtenir la bienveillance du Roy de France..

Soudain, le secrétaire du Freiherr, von Sangershausen pénétra dans la pièce par la porte qui faisait communiquer trésorerie et cabinet... Il attendit quelques instants puis, le Freiherr l'auyant interrogé du regard, prit la parole :

"- Votre excellence... l'ambassadeur de Hongrie s'est invité... il patiente dans l'antichambre... il souhaite être reçu..."

Le Freiherr eut un regard dur, puis se fendit d'un sourire en coin :

"- Il semblerait que notre présence aie déjà été remarquée... Mais cet homme s'est imposé, sans invitation... ce magyar, ce semi barbare... ce représentant d'un royaume soumis aux turcs... ce décadent n'est pas en position de suppériorité, il attendra que nous ayons expédié nos affaires... celà châtiera son impudence ! faites lui savoir que je le recevrais... bientot... quand tel sera mon bon plaisir ! Pour l'heure, faites entrer nos agents... il est temps de les envoyer en mission..."

"- Bien Excellence...."

Sangershausen sortit de la pièce après s'être incliné et claqué des talons... quelques minutes plus tards, huit hommes en manteau et chapeau noirs portant épée, dague et pistolet à leur ceinture pénétrèrent... ces hommes étaient tous issus des milliers de familles de paysans et serfs travaillant sur les terres du Freiherr... celui ci les avait remarqué pour leur intelligence, et leur avait permi de s'élever socialement : en conséquence, ils étaient dévoués corps et âmes à leur maitre et à la cause des Hohenzollern... ils firent claquer leurs talons et attendirent leurs ordres... Le Freiherr se leva et prit une première lettre scellée...

"- Heinrich ! [l'homme savança d'un pas] Vous irez à La Rochelle. Voyez l'avancement de nos affaires commerciales. Une fois vos ordres de missions lus, brûlez le pli !"

"-Bien monseigneur !"

L'homme sortit. Le Freiherr

"- Karl, Gerbert, Sigismond, Ralf, Gert ! Vous partirez pour Paris. Collectez des informations. recrutez des informateurs. Collectez des informations sur les grands de ce monde, sur les modes, les attitudes à tenir à Fontainebleau... soyez efficace, discrets, comme vous l'avez toujours été..."

les cinq hommes lancèrent en coeur "oui monseigneur !" et sortirent...

-"Wilfried... Allez à Fontainebleau, trouvez quelque lieu confortable apte à me recevoir... quant à vous, Friedrich... répendez dans les milieux "bien informés" la nouvelle de mon installation... je pense que cela nous fera de la visite et sera interressant..."

Les deux hommes sortirent... Von Sangershausen entra :

-"l'ambassadeur de Hongrie attend toujours d'être reçu..."

Il fut fusillé du regard :

"- Nos affaires courantes passent d'abord... si cet homme est si peu occupé qu'il se permet de manquer aux plus basiques civilités... nous lui montrerons qu'un ambassadeur d'un état non soumis et non décadent travaille à sa grandeur et peut ne le recevoir que quand tel sera son bon plaisir... disposez..."

Cinq heures plus tard, Vladimir de Hongrie fut enfin autorisé à pénétrer dans le cabinet...
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Freiherr
Invité



MessageSujet: Re: Cabinet de Travail de son excellence   Sam Sep 23 2006, 21:53

Von Sangershausen sortit du cabinet pour annoncer à l'Ambassadeur de Hongrie que son Excellence était disposé à le recevoir, mais, lorsqu'il pénétra dans l'antichambre quelle ne fut pas sa surprise quand il s'apperçut que celle-ci était vide, tandis qu'il perçut, s'éloignant, un pas rapide descendre les escaliers... Perplexe, il pénétra de nouveau dans le cabinet et commença :

- Monseigneur.... Il semblerait que l'ambassadeur de Hongrie est... parti...

Le Freiherr eut un petit rire méprisant :

- Il semblerait que la vermine ait eu peur du ridicule... pauvre crétin Habsbourg dégénéré... Mais cette visite montre l'intéret que notre arrivée a sucité auprès de ces gens, il serait, je pense, utile d'envoyer une missive à Postdam, celà interressera de très près mon cher cousin Friedrich-Wilhelm... Des nouvelles de la cour de France ?

- Oui monseigneur, nous concernant directement, on nous annonce l'arrivée de la duchesse Helena von Autwirtz und Friek

Un silence pesant s'établit jusqu'à ce que von Falkenhausen le rompe :

- Ainsi cette pimbèche imbécile est ici... emporte t-elle en voyage les répugnants petits nobliaux autrichianisés qui lui servent de familiers ?

- Pardon monseigneur ?

- Je plaisantais Sangershausen... du moins à moitié, apprenez, que cette femme est la pire espèce d'intrigante qui existe sur terre, un véritable danger pour notre mission ; elle n'est issue que d'un vulgaire milieu affairiste ayant acheté son titre mais a trop d'ambition et de prétention... Mais si cette trainé a l'outrecuidance de perturber nos desseins, nous saurons la détruire à l'état de loque, de prostitué de caniveau, croyez moi, ça n'est pas cette... chose qui arrètera Hans Wilhelm von Falkenhausen und Prittwitz, Hohenzollern et cousin du Prince Electeur, Freiherr et Generalleutnant là où tous les suédois de Charles et les Polonais de Casimir ont échoué... Nous la BRISERONS, comprenez bien Sangershausen, si elle constitue le moindre obstacle nous abattrons son pathétique ego avec toute la froideur et la dureté nécéssaire par les récits ridicules de ses frasques postdamiennes, nous en ferons la lie de la société, et s'il est nécessaire, nous ferons saisir ou brûler tous ses biens présents en terre d'Empire, ce avec la bénédiction des Princes de Brandebourg et de Saxe... Cette femme n'est rien, elle vit comme une moins que rien et finira dans le néant le plus total si elle tente quoi que ce soit... Ce n'est pas un animal lubrique qui arretera la cours des choses par ses intrigues...


Au fur et à mesure de la progression de son discours, les traits du Freiherr se durcirent progressivement, ses yeux parurent devenir de plus en plus clairs jusqu'à ressembler à de la glace, ses grandes mains se fermèrent lentement, crispées jusqu'à littéralement faire exploser dans ses gants sa petite tabatière de porcelaine... Sangershausen blêmit , oui, dans ces moments son maitre, cet homme froid, calculateur, intelligent et capable -il avait pu le constater quand il n'était que son ordonnance dans la Guerre du Nord- de la plus grande cruauté... Cependant, il se maitrisa : être secrétaire du Freiherr, cousin du Prince Electeur et héros de campagnes était un véritable honneur, et von Falkenhausen lui faisait pleinement confiance... Il ne fallait pas le décevoir, mais, dans les circonstances présentes, il comprit qu'il était préférable pour lui de se retirer. Il s'inclina rigidement et sortit...
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Helena D
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MessageSujet: Re: Cabinet de Travail de son excellence   Dim Sep 24 2006, 19:34

Helena entra dans le cabinet pas trés rassurée mais gardant un air de défi. Elle ne fit même pas la révérence et se posta devant le bureau, elle prit une profonde inspiration et commenca sa tirade.

Bonjour Sire. Vous ne m'aimez pas, même me méprisez, Je n'ai guère plus d'estime pour vous.
Vous vous croyez supérieur a moi, Hierarchiquement vous l'êtes mais sur terre nous somme tous pareil, nous avons le même sang.

Bref je m'arreterais là, je ne suis pas ici pour vous faire la leçon vous êtes assez grand et intelligent pour réfléchir a ce sujet par vous même.

quoique je me demande, seriez-vous si aveugle pour ne pas voir que ma réputation sulfureuse n'est qu'une facade. Que j'aspire a de bien plus nobles desseins que mon plaisir?!

Je pense avoir le même objectif que vous. Mais faisant partie du sexe faible je ne dispose de pas beaucoup d'armes en ma faveur mais je m'en sort bien.


Helena reprit son souffle et planta son regard pétillant d'intelligence dans celui froid du maître des lieux.
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Freiherr
Invité



MessageSujet: Re: Cabinet de Travail de son excellence   Dim Sep 24 2006, 20:05

Devant ce ridicule spectacle, Hans Wilhelm riait intérieurement. Cette pimbèche l'amusait... ce défi ridicule, ces propos insensés... Mais il fallait bien qu'elle comprenne qu'elle n'était rien, et que cette poussé de fierté grotesque était insensé. Alors qu'elle reprenait son souffle, prète à continuer, un grand "clac" retentit. Elle sentit une douleur à sa joue... Elle venait d'être souffletée... Elle en resta estomaquée... et elle ne pouvait rien dire : elle était ici en territoire de Brandebourg, devant le propre cousin du Grand Electeur qui venait de l'humilier... et elle ne pouvait rien faire... en vérité, il lui faisait peur, avec ses traits durs, ses yeux bleus glaçés. Elle ne sut que faire, et ce fut paradoxalement lui qui la "sauva" quand d'une voix cassante il lui dit :

-" Silence ! Asseyez vous !"

Machinalement, elle s'assit, sur le misérable tabouret qui avait été déposé là... encore un moyen de l'humilier... Il la regarda dans les yeux, et elle ne put s'empecher de les baisser quelques secondes avant d'oser les relever... Il reprit :

"- Puisque vous semblez si pressée de mettre les choses au point, nous allons nous en charger... sachez que vous n'êtes rien, que vous n'êtes qu'un être lamentable, inférieur au plus misérable de mes serfs poméraniens...

Helena s'estomaqua de nouveau... Il reprit :

- vous vous donnez des apparences de pimbèche que ne désavouerait pas la dernière des putains de Charlottenburg... en soit, celà ne me dérange pas, que vous ne soyez qu'un déchet arriviste de basse extraction... Non, ce qui me déplait souverainement, c'est votre arrogance imbécile, c'est votre aventurisme. Une femme d'intrigue, une dangereuse ambitieuse capable de sacrifier amis, famille, et PIRE, votre patrie pour votre personne... Tout ce que vous pourrez prétendre n'a aucune valeur, mais, voyez-vous, suite à une mienne missive, j'ai reçu un courrier du Grand Electeur, mon cousin... qui vous concerne...

Helena parut interressée...

-... Or le Grand Electeur, dont nul ne désavouerait la clairvoyance partage la même opinion que moi à votre sujet... et j'ai des ordres stricts à votre sujet

Ses sentiment se brouillaient... elle était partagée entre la curiosité et la peur... Il continua

- Vous êtes un être douteux et incontrôlable... Mais je pense que vous n'aimeriez pas voir toutes vos propriétés partir en fumée, vos biens saisis et votre faveur réduit à néant...Mais ne vous inquiétez pas, au moindre obstacle que vous établierez, conscientement ou involontairement, je saurais vous BRISER, vous détruire, faire de vous une loque lamentable et honteuse qui retournera dans le caniveau d'où vous sortez... Et si par lâcheté -car vous êtes une lâche- vous tentiez de fuit, je suis en regret de vous dire que j'ai assez d'agents en France pour vous retrouver, vous capturer et vous renvoyer en Brandebourg où je crains que vous ne finissiez vos jours dans une geole humide et moisie du bord de la Spree, où votre "beauté" aura tôt fait de pourrir...

Au fur et à mesure de la progression de la phrase, le visage du Freiherr se fit plus dur, son regard plus froid, son ton plus cruel... Helena sentit un ruissellement de sueur dans son dos... Elle avait réellement peur... Elle balbutia :

- Que... que puis-je donc faire ?

- Simple... Vous SOUMETTRE... Je laisse ça à votre entendement...

Puis sautant du coq à l'ane, profitant du desarroi visible d'Helena, il reprit d'un ton faussement affable accompagné d'un sourire cruel :

- Mais... Quel est donc l'objet de votre visite ?
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Helena D
Invité



MessageSujet: Re: Cabinet de Travail de son excellence   Dim Sep 24 2006, 20:35

(hj: j'aimerais faire aprler moi-même mon personnage s'il vous plaît rolling eyes )

Helena préférait mourir que de finir en prison. De plus cet homme bien lâche de frapper une femme se méprenait.

Mon cher ami,
Je crois que vous vous méprenez sur ma personne.
cette Helena que vous décrivez comme aventureuse, arrogante, lâche et égoïste, ce n'est qu'une facade. Comme quoi je suis bonne comédienne j'ai même réussi a berner vôtre cher cousin.

Mon but, c'est de réussir a rendre la Prusse indépendante, qu'elle forme un grand empire. Puissant. Plus puissant encore que la france.

Aussi suis-je venue voir comment ce cher Roy Louis le quatorzième gouvernait son pays.

Je suis venue ici pour vous proposer une alliance. Mes aventures en prusse ne m'ont servi qu'a obtenir des informations polithiques.

Maintenant que vous me connaissez meiux moi et mes dessins si vous voulez me cnfisquer mes biens faites je vosu en prit je n'en ai que faire, mais finir en prison jamais! Je préfère al mort et je me la donnerais.
Je ne suis pas aussi lâche que vous le dites!
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Freiherr
Invité



MessageSujet: Re: Cabinet de Travail de son excellence   Dim Sep 24 2006, 20:56

Un rictus de dédain apparut sur les lèvres du Freiherr...

- Rien que pour ce que vous venez de dire, je serais en droit de vous éliminer... Vous devriez savoir que votre parole n'a aucune valeur... C'est là l'inconvénient de se présenter sous un jour putassier... "extorquer des informations politiques"... et qu'en faisiez vous de vos "informations politiques" ? Nul en Brandebourg n'en a jamais reçu de votre part... Par conséquent, de deux choses l'une : soit vous les gardiez pour vous -ce qui constitue un cas très grave d'ingérence dans des affaires qui vous dépassent, soit vous en faisiez don à une puissance étrangère, ce qui constitue de la haute trahison. Dans les deux cas, celà s'apparente à de l'aventurisme personnel, et dans les deux cas, je serais en droit de vous faire pendre dans les minutes à venir...

Un silence s'instaura... visiblement von Autwirtz ne savait que dire... Il reprit :

- Par ailleurs, vous semblez être fort marie de ce soufflet... mais soyons clair : pour moi vous n'êtes pas une "femme", encore moins une "Dame". Vous êtes une femelle, semblable à toutes ces polonaises porcines et pire, tout aussi vulgaire et sans éducation... Otez de votre misérable cerveau toute idée de suicide : vous survivrez si JE le veut, votre libre arbitre a totalement disparu du moment que vous êtes entré en ces lieux... Peut être est-ce ça votre faiblesse : être venu ici et... avoir cru que vous pouviez quémander une... "alliance" ? Touchante naïveté... Non, vous vous trompez d'ordre de relations... Vous n'êtes pas en position de force, et je ne m'"allie" pas. J'asservis. Or vous êtes en position d'asservie, peut être est-ce ça votre unique chance de survie ? VOUS ferez ce que MOI, j'exigerais de vous. Je ne peux accepter que par maladresse un être dont la nature est plus que douteuse puisse déservir nos desseins... N"oubliez jamais que JE tiens VOTRE vie entre MES mains, et que vous broyer ne serait pas plus touchant que de faire pendre deux-cent polonais... Vous avez votre destin devant vous : servir ou périr -périr de mort ignominieuse, par pendaison.... Aucune "alliance" n'est envisageable... A vous de décider, mais dans le cas où vous choisiriez la vie, je vous serais gré d'apprendre à vous comporter de manière civilisée et protocolaire...
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Helena D
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MessageSujet: Re: Cabinet de Travail de son excellence   Dim Sep 24 2006, 21:01

Helena ria puis se leva fit une brève révérence et commenca a s'éloigner puis se retournant une dernière fois, elle dit


Vous disposez de ma vie, mais sachez que cette vie je n'y tiens pas. Prenez-là moi si vous le désirez je vosu en serais reconnaissante.
Peu m'importe ce que vous pensez de moi.
Vous avez raison sur un point au moin, j'ai fait une erreur en venant ici.

Adieu!


Helena tourna les talons avec un petit sourire insuportable sur les lèvres.
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Freiherr
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MessageSujet: Re: Cabinet de Travail de son excellence   Dim Sep 24 2006, 21:29

A peine avait elle tourné les talons qu'Helena se sentit prise par les deux bras. Elle tenta de les bouger mais ne put. Ils étaient bloqués et leur torsion la faisait souffrir. Une marque de douleur apparut sur son visage. Elle tourna la tête et comprit : deux Saxons l'avaient saisi et la retournèrent, puis, toujours en lui tordant les bras, la mirent à genoux sur le sol, la face contre le plancher. Juste devant ses yeux apparurent deux bottes cirées et une voix froide s'éleva :

- Vos bravacheries ne serviront à rien... Attitude grotesque se voulant grande... Vous savez, je meurre d'envie de vous écraser la face de ma botte ferrée... je ne l'ai plus fait depuis la guerre du nord, sur une espionne suédoise... Elle est morte sans demander pitié, mais pour vous, j'ai d'autres desseins...

La torsion de ses bras devint de plus en plus insupportable... de la pointe de sa botte, le freiherr lui souleva légèrement le menton et reprit :

- Voir un être comme vous souffrir est un véritable plaisir... Je pourrais vous laisser nue dans la campagne et vous laisser violer par ces paysans français qui sont, me suis-je laissé entendre, des gais lurons... Je pourrais vous relâcher dans la nature après vous avoir marqué au fer rouge de la marque des voleurs -ho, quelle humiliation quelle souffrance pour vous... Plus amusant, je pourrais aussi vous expédier à Marseille sur une frégate à destination d'Alger, ou vous finirez esclave du Bey... Mais non, tout celà ne m'amuse pas autant que ce que je vous prévois... Vous voyez cette caisse, là bas, au fond du cabinet ? Vous rendez vous compte, vous pouvez y tenir recroquevillée... elle est percée de trous pour vous permettre de respirer... En deux semaines vous serez à Berlin pour de très, très longues années d'enfermement... A moins que je ne vous garde enfermée dans une de ces pittoresques oubliettes françaises de mon Manoir... Après tout, je ne peux pas me permettre de laisser quelqu'un d'aussi dangereux que vous en liberté...

De la pointe de son épée, le Freiherr coupa les rubans décoratifs de la robe...Un claquement sec se fit entendre dehors...

- Tiens ? il semblerait que votre équipage ne soit plus de ce monde... et nul n'a le pouvoir d'enquèter sur leur devenir puisque vous êtes en terre de Brandebourg en ce lieu, et le prétexte est déjà trouvé : espionnage... Il est regrettable pour vous que vous n'ayez jamais compris ce précepte de base dans notre Brandebourg : l'OBEISSANCE à une autorité supérieure... Maintenant vous n'avez plus de moyen de partir, que choissisez vous ? Un enfermement insupportable, long, sale, ou le service honorable et soumis à votre pays ?

Un court silence se fit... Il reprit :

- Mais de toutes façons, tant que vous n'êtes pas en liberté, peu m'importe votre choix. Wasserfalls !

Un garde prussien en casaque noire entra :

- Ja, Meinherr ?

- Emportez cet être dans l'oubliette, attachez lui pieds et poings avec des chaines. Prenez toutes les dispositions pour empecher son suicide... Je statuerais de son sort demain.

Toujours trainée par les Saxons, une Helena perdue fut dirigée vers les escaliers...


Dernière édition par le Lun Sep 25 2006, 21:13, édité 1 fois
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Helena D
Invité



MessageSujet: Re: Cabinet de Travail de son excellence   Lun Sep 25 2006, 11:07

Helena avait mal aux bras, mal a la tête aussi.
Mais elle était heureuse, elle allait enfin mourir. Enfin! Elle n'attendait que celà!
Toutes ses débauches n'avait pour objectifs que la faire souffrir, il allait lui aussi la faire souffrir.

Helena retint un sourire mais ses yeux pétillaient.
Et puis, il fallait l'avouer, il avait quelque chose de trés attirant. Qui produisait sur Helena un effet assez troublant.

Bon dieu! était-elle devenue folle? c'était l'être le plus machiavélique et vil qu'ele connaisse! Il devait la répugner au plus haut point au lieu de celà elle le trouvait irrésistible!
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Freiherr
Invité



MessageSujet: Re: Cabinet de Travail de son excellence   Ven Sep 29 2006, 12:15

Pensif, le Freiherr leva ses yeux qui tombèrent sur le portrait de son cousin Friedrich-Wilhelm... Il venait de lire le pli qui lui avait été remis par le secrétaire de l'ambassadeur des Provinces Unies... Devant lui, rigides, von Altenburg et von Sangershausen attendaient... Le Freiherr brisa le silence :

- Messieurs... demain, l'ambassadeur des Provinces Unies va venir en ces lieux... Sachez tout d'abord que je n'ai aucune estime pour ce genre de financiers répugnants, a fortiori quand il s'agit de carrieristes ignobles. Je vous avouerais que l'hypocrisie de ce secrétaire m'a déplu souverainement... Néanmoins, vous n'êtes pas sans ignorer que la Hollande est une alliée du Brandebourg et de la Saxe... Je souhaiterais donc que tout soit pret pour une réception élégante... non, je ne veux pas en imposer par le faste à ce décadent... Nous lui montrerons ce qu'est une puissance militaire en devenir, ce que l'austérité peut produire de meilleur... Altenburg ! Vous diviserez vos saxons en deux moitiés. L'une fera office de haie d'honneur, tandis que la seconde sera disposée de garde... Envoyez vingt de nos spadassins pour acceuillir en chemin cet ambassadeur.. En uniforme noir. Pas de franfreluches... Les vingt hommes restants contrôleront la masse paysanne, s'il y a des échaffourées, n'hésitez pas à massacrer les agitateurs. Nous ne pouvons accepter les travers du hasard...

Claquant des talons, s'inclinant, Von Altenburg sortit. Le Freiherr s'adressa alors à Sangershausen :

- Inutile de vous donner plus de détails... Je connais vos compétences... A ce propos, contactez l'agent Dietrich afin qu'il organise une cabale contre ce petit secrétaire hollandais qui m'a souverainement déplu... S'il pouvait finir en disgrace ou exécuté, ma colère à son égard serait appaisée...
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