1663 : Face aux Feux du Soleil

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 La dépendance de Racine

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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La dépendance de Racine   Lun Avr 24 2006, 23:40

Alors qu'Adrien continuait péniblement sa périlleuse progression, zigzaguant malré lui, on vint l'aborder... serait-ce son sauveur?

Citation :
- Bonsoir Monsieur.

Chastignac ne répondit que d'un "humpf", n'osant se retourner afin de ne pas troubler l'équilibre précaire où se trouvait Racine. Il s'arrêta tout de même en chancelant, mais stoppa sa course amorcée il y a quelques seconde avec un succès qui relevait de l'exploit.

Citation :
Je suis le comte de la Fère, et voici mon pupille, le jeune vicomte de Bragelonne. Vous semblez avoir quelques difficultés. Puis-je vous aider de quelque manière?

Enchanté messire comte de La Fère... pensa ironiquement Chastignac. C'est à dire qu'il n'avait pas trop l'esprit aux présentations.

-Si ça ne vous dérange pas trop... réussit-il à articuler.

Citation :
Vicomte, donnez-moi le révulsif qui se trouve dans le sac de voyage.

Le comte n'en pouvait plus : il posa Racine à terre, et se massa l'épaule douloureuse. Il était bien lourd, lui! Jamais se fier aux apparences.

Alors que le vicomte apportait le révulsif, Adrien tendit sa main au comte de La Fère, un homme qui paraissait avoir fait son temps, mais avec des yeux encore vifs et un maintient encore droit : il imposait respect.


-Comte de Chastignac, votre obligé.

Il désigna d'un geste piteux de la main, accompagné d'une moue, l'inconscient au sol:

-Jean Racine, dramaturge.

Puis, Chastignac se mit les mains sur son dos et se cambra, décoinçant son corps capricieux. Il n'était pourtant pas si vieux pour avoir de telles crampes!

Après cette démonstration pour le moins... peu protocolaire, Adrien observa un instant le vicomte qui ranimait Jean. A son tour, le jeune homme subit l'examen des yeux alertes du comte, juste assez pour que trois adjectifs lui viennent à l'esprit : jeune, beau... candide?

Enfin, l’attention de Chastignac revint à Athos, car c’était lui qui paraissait le plus expérimenté des deux, celui qui en imposait le plus, et donc en quelque sorte le « chef ». Qui plus est, Adrien ne connaissait aucunement la relation des deux nouveaux arrivés, et La Fère pourrait peut-être prendre ombrage d’un regard trop insistant à l’enfant.


-Tenez, lorsqu’il rouvrira les yeux, nous irons tous chez moi boire un bon porto ! Pour vous remercier…

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MessageSujet: Re: La dépendance de Racine   Mar Avr 25 2006, 03:18

Citation :
-Comte de Chastignac, votre obligé.

Athos serra la main du jeune comte avec un sourire.

- Allons, ce n'est rien, monsieur le comte. Enchanté de faire votre connaissance.

Il regarda d'un oeil indulgent le jeune homme s'étirer, l'air soulagé. Pendant ce temps, Raoul tentait de ranimer le pauvre homme que le comte de Chastignac lui avait présenté comme étant Racine. Devant le peu de succès de son jeune protégé, Athos, quelque peu inquiet, examina le jeune dramaturge. Il semblait s'être évanoui sous le coup d'un émotion très forte, et il était crispé.

- Laissez, Raoul, il faudra porter cet homme dans un lit. Il semble avoir subi un choc important.

Prenant le dramaturge dans ses bras avec délicatesse, il le hissa aisément sur son cheval. Raoul rangea le flacon dans le sac et tendit la main au comte de Chastignac en souriant.

- Heureux de faire votre connaissance, monsieur le comte.

Citation :
- nous irons tous chez moi boire un bon porto ! Pour vous remercier…

- Je vous remercie de votre aimable invitation. J'avoue qu'elle est fort bienvenue. Mon jeune pupille et moi-même arrivons de Blois et nous sommes fatigués. Savez-vous s'il y a non loin d'ici une auberge où nous pourrons loger? Je répugne quelque peu à retourner à la ville à cette heure tardive.

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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: La dépendance de Racine   Mar Avr 25 2006, 09:10

La poignée de main d'Athos était ferme, mais elle fut serrée sans effusion, de même que lorsqu'on parle à un égal, après tout ils étaient tous deux comte. Cependant, ce sourire indulgent eut le don d'agacer Chastignac, et il préféra détourner les yeux pour ne pas faire d'éclat pour rien. L'ancien mousquetaire venait pour l'aider et ce n'était pas un sourire qui gâcherait tout, surtout que l'autre ne pensait pas à mal. M'enfin, c'était Chastignac, poitilleux jusqu'au bout... Il pensait peut-être qu'Athos le traitait en enfant. C'était pourtant ce qu'il était : un enfant. Un enfant irresponsable qui plus est.

Il s'intéressa donc à Raoul et Racine, l'un occupé à réanimé l'autre qui semblait au contraire, prendre un malin plaisir à rester inconscient.

Racine ne s'éveillait donc pas tout à fait malgré les soins du tout jeune homme (plus jeune que lui d’ailleurs), et La Fère pris l'initiative de déposer le pâmé sur son cheval. Adrien ne quitta pas des yeux le spectacle, la bouche entrouverte, interloqué : Alors qu’il avait vécu un périple, Athos lui était le véritable Hercule : il prit Racine comme on soulève un brin de paille. Où cachait-il cette force ? Chastignac l’avait donc bien mal jugé tout d'abord… le temps n'avait pas prise sur cet homme.


Citation :
- Heureux de faire votre connaissance, monsieur le comte.

Chastignac détourna difficilement son attention de La Fère, surpris qu'on lui adresse la parole. Il reconnut Raoul qu'il avait oublié, regarda un instant sa main sans comprendre, puis la serra avec enthousiasme, le visage radieux.

-Et moi de même.

Décidément Adrien devrait apprendre à être un peu plus flegmatique et à cesser de s'enflammer pour rien. Il en jugeait très mal les gens. Ces deux personnes étaient les plus déférentes qu'il n'eut jamais rencontré et Athos ne le prenait pas de haut, il était simplement d'une sérénité à toute épreuve et Chastignac reconnut enfin dans ce trait une preuve que le temps avait fait son œuvre : l'expérience lui apportait la paix.

Citation :
- Je vous remercie de votre aimable invitation. J'avoue qu'elle est fort bienvenue. Mon jeune pupille et moi-même arrivons de Blois et nous sommes fatigués. Savez-vous s'il y a non loin d'ici une auberge où nous pourrons loger? Je répugne quelque peu à retourner à la ville à cette heure tardive.

Chastignac ne répondit pas tout de suite... son esprit divagua un moment... Blois, ville de son enfance, Blois... Avaient-ils des nouvelles de sa famille? Non point! Il ne s'abaisserait pas à leur poser cette stupide question, il n'avait plus de famille. Il n'avait plus que lui-même.

-Malheureusement, vous ne trouverez rien dans cette campagne. C'est assez perdu... Mais vous verrez, la lassitude se soigne bien ici. Restez donc autant que vous voudrez chez moi!

Adrien entama la marche qui menait à sa dépendance, invitant de la main les deux hommes à le suivre.

-Venez, je vais vous présenter mon petit monde...!

http://1663.forumactif.com/viewtopic.forum?p=12417#12417

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MessageSujet: Re: La dépendance de Racine   Mar Avr 25 2006, 09:53

Adrien de Chastignac a écrit:
Racine ne s'éveillait donc pas tout à fait malgré les soins du tout jeune homme (plus jeune que lui d’ailleurs), et La Fère pris l'initiative de déposer le pâmé sur son cheval. Adrien ne quitta pas des yeux le spectacle, la bouche entrouverte, interloqué : Alors qu’il avait vécu un périple, Athos lui était le véritable Hercule : il prit Racine comme on soulève un brin de paille. Où cachait-il cette force ? Chastignac l’avait donc bien mal jugé tout d'abord… le temps n'avait pas prise sur cet homme.

Athos haussa légèrement les sourcils, surpris de l'étonnement du jeune comte. Il aida son jeune protégé à monter en scelle auprès du dramaturge, afin qu'il puisse le soutenir.

- Vous me semblez étonné, monsieur. Il n'y a là rien d'extraordinaire. Lorsque l'on a comme moi fait la guerre, on est forcé de trouver en soi des ressources qui peuvent surprendre...

Citation :
-Malheureusement, vous ne trouverez rien dans cette campagne. C'est assez perdu... Mais vous verrez, la lassitude se soigne bien ici. Restez donc autant que vous voudrez chez moi!

Adrien entama la marche qui menait à sa dépendance, invitant de la main les deux hommes à le suivre.

-Venez, je vais vous présenter mon petit monde...!

- Eh bien! Je ne m'attendais pas à trouver un logis si facilement, et surtout un hôte aussi accueillant! C'est très aimable à vous.

Le comte, après un dernier coup d'oeil sur les deux jeunes gens en scelle, prit les deux chevaux par les rennes et marcha auprès du comte de Chastignac.

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Jean Racine
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MessageSujet: Re: La dépendance de Racine   Jeu Avr 27 2006, 22:26

Et encore un petit trajet pour le Dramaturge qui ne semblait toujours pas remis de ses émotions... On le transporta rapidement jusqu'à sa dépendance. Enfin "Sa" dépendance, c'était sur le papier ! En effet, sous les divers soins de l'apothicaire, le malade finit par réouvrir les yeux. La fièvre étant tombée... Par contre, il était quand même resté une bonne partie de la nuit inconscient. Et malgré tout le savoir médical de l'homme qu'avait été chercher Jeanne au pas de course, Racine porta un regard complètement ébêté sur le décor qui l'entourait. Nous n'étions donc pas sorti de l'auberge ! Loin de là ! Il ne reconnaissait rien !

Il devait l'avouer, ces appartements lui étaient très agréables. Le lit était moelleux, on lui avait rajouté des oreillers afin qu'il se sente bien. Physiquement, on pouvait dire que l'Ecrivain était quasiment tiré d'affaire. Bien sûr, il lui faudrait du repos afin de regagner des forces et il avait un médicament à prendre tout les jours (c'était d'ailleurs fort mauvais) qui devait atténuer voire estomper complètement ses migraines.
Malheureusement, il n'en était rien du côté mental. Après les divers délires qu'il avait eu sous l'effet de sa forte fièvre pendant quelques heures, le jeune homme était sujet à une crise de paranoïa aiguë. Même l'apothicaire avait du mal à l'approcher.

En effet, Racine regardait avec suspicions tous ceux qui lui parlaient, persuadé que tous mentaient au sujet de la date. Après tout, on pouvait très bien être en 1662 !
Mais pour l'instant, le Lettré tenait sa langue...

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MessageSujet: Re: La dépendance de Racine   Sam Avr 29 2006, 12:05

Au matin, Racine se sentait beaucoup mieux. Il ouvrit les yeux et vit l'apothicaire profondément endormi sur un fauteuil ainsi qu'un autre homme qu'il ne connaissait pas mais pourtant qui semblait l'avoir veillé...
Le champ étant libre, il était temps pour l'Ecrivain d'agir ! Et le plus vite serait le mieux.
Il se leva donc, vit qu'il était encore un peu chancelant, ce qui ne l'empêcha pas de ramasser son pourpoint qui reposait sur une commode et de le passer. Il devait avoir les cheveux en bataille et il sentait une barbe naissante sur ses joues mais il n'en avait cure. Il contourna habilement le siège où se trouvait l'homme de science et entrouvrit la porte d'entrée. Malheureusement pour lui, celle-ci émit un effroyable grincement. Le jeune homme se figea en entendant quelqu'un bouger derrière lui. Jetant un coup d'oeil par dessus son épaule, il vit que l'apothicaire était debout. Ce dernier dévisagea son malade et dit :


- Voyons, Monsieur ! Vous devez garder le lit...

Il posa une main sur le bras de Racine qui se laissa reconduire sans trop de protestations.
Une fois recouché, l'homme apporta un verre au Dramaturge. Il contenait une eau légèrement blanchâtre. Il le prit et l'observa longuement, l'air interdit avant de demander sèchement :


- Qu'y-a-t'il là dedans ?

L'apothicaire répondit, doucement :

- Votre médicament pour soulager vos migraines. Vous vous êtes abondament plaint cette nuit.

Racine haussa les épaules et répondit catégoriquement :

- Je n'en veux pas !

Il reposa le verre sur sa table de nuit et tourna la tête, laissant son interlocuteur dans le plus grand flou :

- Enfin...

L'Ecrivain n'essaya pas d'expliquer sa réaction. Il n'avait pas à répondre de ses actes devant tous ces inconnus. Il en avait plus qu'assez ! Tout ce qu'il voulait, c'était rentrer à Paris... Et puis, il ne savait pas exactement quel était ce médicament ! Peut-être voulait-on l'empoisonner, ou lui faire perdre complètement la mémoire afin qu'il finisse par admettre qu'on était en 1663 ! Balivernes ! Lui vivant, jamais !

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Jean Racine
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MessageSujet: Re: La dépendance de Racine   Sam Mai 06 2006, 12:26

Racine entrouvrit ses paupières, ne laissant passer qu'une infime lumière jusqu'à sa rétine. Assez tout de même pour s'assurer que l'apothicaire n'était plus dans les parages. Il mit pied à terre, se rajusta -cette fois-ci, il avait toujours son pourpoint- et évolua lentement, à pas de loup, jusqu'à la fenêtre. Oui, cette fois-ci, plus question de se faire avoir par le grincement de la porte !
Avec bonheur, il vit que les battants des volets intérieurs s'ouvraient sans émettre le moindre son. Il continua donc et dévérrouilla la vitre qu'il fit basculer. Là encore, pas un bruit... Il regarda en tous sens : Heureusement, personne en vue ! L'Ecrivain n'avait plus qu'à donner une impulsion suffisante à son corps pour escalader la chambranle et il serait dehors. Et donc, libre ! Loin de tous ces fous qui étaient en Octobre 1663 !

Une... Deux... ça y était ! Devant lui, la campagne à perte de vue et le soleil, derrière lui... derrière lui, une main sur le pan de son pourpoint ! Il jeta un regard accusateur au propriétaire de la main qui n'était autre que l'apothicaire ! Revenu d'où ? Mystère ! Racine fronça les sourcils quand l'autre lui dit, implorant :


- Mais enfin... Monsieur ! Soyez raisonnable ! Descendez !

Monsieur, qui en avait plus qu'assez des "mais enfin", donna une petite claque sèche sur la main qui le retenait ancré à cette dépendance en s'écriant :

- Veuillez me laisser tranquille, j'ai à faire !

L'homme de science, qui avait été habitué à la toute docilité de son patient, encore faible à l'aube, fut plus que surpris de cette réaction vive et... lâcha prise ! Il n'en fallut pas plus au Dramaturge pour s'eclipser et sauter dans l'herbe haute tout en raillant :

- Et bien vous voyez quand vous voulez... Vous êtes tout à fait rai-so-nnable !

A présent, tout ce qu'il fallait, c'était courir ! Il serait trop dommage de se faire attraper maintenant que le plus difficile était accompli. Quelques pas et il se retrouva dans ce même chemin où il avait rencontré... Qui déjà ? Adrien, oui c'était ça. A gauche, la maison, à droite, Paris ! Malheureusement, à pied, ce n'était pas envisageable. Racine se décida donc à retourner vers le Manoir. Il trouva facilement les communs et les écuries où il "emprunta" un cheval.

Enfin ! Parti ! Les cheveux au vent, sa monture lancée au plein galop, Racine respirait plus librement. Il n'avait même plus mal à la tête ! Tout ce qu'il savait c'est qu'il retournait à la Capitale. Comment savait-il d'ailleurs exactement le chemin ? Bah ! Peu importait... Bientôt, de retour chez lui, il serait tout entier à son Ode à la Grandeur de Sa Majesté !


La Suite : Port-Royal

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Cabellion
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MessageSujet: Re: La dépendance de Racine   Jeu Mai 11 2006, 17:53

Cabellion qui dormit profondément avait suivi tout cela. Par ses entrainements il avait appris à écouter les plus infimes mouvements. La mouche qui passait derrière les carreaux à 1h00 du matin ne lui a pas échapper. Ni ce doux gasouilli de l'oiseau perché à un arbre se trouvant à un bon 20 metres de la maison. Mais il avait aussi la particularité de classer ces bruits, ceux qui n'avaient pas d'importance, ceux qui en avaient. Et ceux qui n'en avaient point ne le réveillait jamais dans son sommeil. Il en avait juste conscience intérieurement. Mais pour les autres qui se trouve proche où en lien à tous dangers lui mettait en alarme. Alors le réveil de Racine ca n'a pas passé inapercu. Il l'entendit dés son lever du lit. Il se dirigeait vers la porte. Personne ne réagissait. Jeanne n'étant pas là, puisque sa préférence était de rester au chateau. Il ne restait que l'apothicaire qui dormait à poing fermé, la tete vers le haut, la bouche grande ouverte. Quand Racine ouvrit la porte, l'apothicaire se leva tout d'un bond, et le fit ramener au lit. Cela l'ammusa la facon dont jouait l'apothicaire, un brin naïf. Il voulait revoir cette scene se reproduire, en espérant que Jean ait plus de chance. Souhait réalisé, Jean se réveilla une nouvelle fois, mais cette fois ci sans aucun bruit qui pourrait réveiller l'apothicaire. Cabellion attendit qu'il dépasse la fenetre pour donner un fort coup de pied au tibia de l'apothicaire qui se leva tout d'un bond et qui se mit en campagne de le ramener. Casachris rigola intérieurement. Enfin Racine était parti face à sa liberté qu'il souhaitait. Cabellion n'avait pas bougé d'un poil, et de peur de le déranger l'apothicaire attendit les yeux grands ouverts fixant son maitre.

- Merci Patrick de ton aide, n'attend pas que je te le dise pour aller où bon te semble

Il avait dit ca les yeux toujours fermer, et d'une voix monocorde. Il entendit l'apothicaire se lever et d'un merci poli s'effaca aussi de la pièce. Il était seul, face au silence et ses songes. Il repensait à ces trois derniers jours. Il y a deux jours, il avait envoyé au lac, le baron et son secrétaire. Il était revenu au manoir pour saluer sa soeur qui était arrivé au petit matin. Elle qui s'empressa de joindre son amant. Pendant ce temps là il s'était enfermé dans son bureau et était parti sous les traits du baron à Reims. Là il avait vu le chevalier, avait fait croire à la disparition du baron et de l'alchimiste était reparti normalement, arrivé dans le manoir dans la soirée, à regagner son bureau qui était resté fermer. Puis avait rejoint les convives autour de la table se plaignant d'un long dossier à finir. Puis sa soeur était revenu avec le drame de Racine. Il y accourut et voilà. Tout cela l'avait completement lessivé. Vendredi. Tcheng était parti en ville à Paris pour gagner la bibliotheque. Une information capitale s'y trouvait. Demain, Samedi, Li Fu partirait au point de rendez vous, avec la nouvelle légion qu'il avait mis sur place pour remplacer temporairement la CL qui se ferait plus discrete à cause des évenements survenus dans les égouts. Poulignon prendrait une part importante. il s'était fait de nombreux amis parmi les policiers, notamment par sa qualité de gérer l'ordre. Et surtout il était dune grande sympathie. Il aura pour role de rallier à lui les polices francaises avant que le gouverneur ne fasse tout casser, et mettre des hommes sans foi ni loi aux postes. Il se demandait bien comment réagissait les gens de reims. Apparemment il était satisfait, si apres tout ca il n'y a pas un sentiment de révolte c'est bien le diable...

Enfin il a montré à certaines personnes les fondements de ses dires. Le gouverneur incarnait l'absolutisme, et les gens de Reims ont du voir que par cette tyrannie il n'y a point de vie. Il avait fait renaitre la révolution. Peut etre l'avait il manipuler un peu, mais il faut toujours tricher un peu pour faire avancer le progrès. Tout le monde l'a fait, même d'Artgnan...
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