1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Mauvaises fréquentations

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Evangéline
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Jeu Fév 23 2006, 21:04

Une fois son message arrivé à bon port, Marie sentit un poid s'enlever de ses épaules, d'autant que la mine aimable d'Elrohir inspirait confiance pour le devenir de sa maitresse. Elle se retourna alors pour rejoindre la chambre de celle-ci. A la vue de ce qui l'attendait avant d'etre saine et sauve, elle manqua brusquemment de courage.
Voyant sans doute son désarroi autant que la situation, le sous-lieutenant se proposa de l'accompagner jusqu'à l'escalier. Elle le dévisagea, interdite. C'était bien la première fois que l'on se proposait ainsi de l'escorter... Elle esquissa un petit sourire timide et baissa légèrement la tete avec un petit rire:


-Ce n'est pas de refus, Monsieur... Il faut s'accomoder de la vie parisienne, mais celle de province semble bien plus calme à mon gout...

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Elrohir
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Ven Fév 24 2006, 14:14

Elrohir sourit à la remarque de la servante et il lui dit:

- Vous avez raison. Mais pour le moment, la province n'est point ici.

doucement, il se dirigea vers la foule, secondé de très près par Marie. Elrohir lui saisit même la main pour ne pas qu'elle s'éloigne à son insu.

Le petit parcours se passa sans trop de perturbations, si ce n'est qu'un soulard qui voulait s'approprier Marie pour satisfaire ses besoins. Mais Elrohir lui avait poliment dit qu'elle était déjà prise par lui. Il espèrait ne pas avoir fait de mal à Marie en disant un telle chose. Au fond de lui, il se dit que c'était la meilleure chose pour ne pas qu'elle se fasse davantage approcher pour le moment.

Une fois rendu au escalier, il dirigea lentement Marie avec sa main vers les premières marches. Il n'y avait plus personne pour perturber la jeune femme:

- Voila, gente dame. Désolé d'avoir insinué que vous étiez mienne, mais je crois que c'était la réponse la plus facile pour ne pas vous faire aborder davantage. Il faut dire que rarement de jolies jeune femmes viennent ici

Il s'éclaircit la voix et il continua:

- Bref, vous voila en sécurité maintenant. N'oubliez pas de transmettre mes salutations à votre maitre et que je l'attends avec grande vigueur. J'espère simplement que vous n'aurez pas à rester ici lors de notre départ, c'est bien trop dangereux pour vous.

Elrohir s'inclina et il dit:

- Mes salutations à vous aussi pour une femme aussi dévouée.

Il baisa la main de Marie et il retourna dans l'auberge, pour y voir la jeune femme qui avait reçu un coup sur la joue. Il se tira une chaise et il lui dit:

- Puis-je prendre ce siège? Je dois dire que je ne vous avais pas remercié pour ce que vous aviez fait. Vous permettez?

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Eloïse T
Invité



MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Ven Fév 24 2006, 17:33

La jeune femme était perdue dans ses pensées depuis que l'autre personne avait accaparé le mousquetaire. Eloïse s'était assise tranquillement à une table, et regardait le fond de son verre sans rien dire, en esquissant aucun geste.

Elle sursauta légérement en entendant la voix du mousquetaire qui lui avait tiré d'affaire

"oui biensûr"

le regarde

"mais ce n'est rien c'est tout à fait normal"


HJ:dsl pour le petit poste mais je me suis connecté que 5 minutes, je vais étoffer un peu plus
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Evangéline
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Ven Fév 24 2006, 21:52

Marie n'osa pas s'écarter d'un pouce du sillage tracé par Elrohir et lorsqu'un rustre aviné lui enveloppa la taille elle ne put réprimer un petit cri de frayeur. Diable! Mais quelle était donc cette ville où les femmes se consommaient comme du vin? Non, il ne faisait pas bon porter des jupons ici! Madame n'avait peut etre pas si tort que cela de se travestir...
Elle avait été un peu choquée par les dires du mousquetaire, mais elle avait aussitot compris dans quel but avait-il fait ce geste qui finallement s'assimilait à un sauvetage!
Une fois saine et sauve sur les marches de l'escalier, la jeune servante esquissa un franc sourire au sous-lieutenant et une petite révérence bien apprise:


-Merci, Monsieur. Votre bonté vous honore et puisse Dieu vous la rendre! Je ne manquerais pas de transmettre votre salut à mon maitre et je vous remercie encore mille fois!

Puis, elle escalada les marches avec la rapidité du zèle pour son devoir autant que de la fuite d'un quelconque autre assaut. Là où l'escalier faisait un coude, elle heurta de plein fouet un homme qui descendait vivement.
Confuse, elle se perdit en excuses et croisa subitement le regard de l'inconnu. Elle se mit à rougir. C'est qu'il n'était pas désagréable à regarder... Décidemment, quelle journée!
L'homme l'attira alors sans plus de ménagement dans le retour de l'escalier à l'abris des regards de la salle du bas, elle faillit hurler mais une main gantée de cuir se posa sur sa bouche et empecha le moindre son de sortir de sa gorge.


-C'est moi...

Toujours muette par la force, Marie se débattait et regardait son agresseur d'un air féroce.

-Ah! Tigresse! C'est moi te dis-je! Remarque, si tu ne reconnais pas ta maitresse, c'est bien que l'illusion doit etre réussie...

La jeune fille calma soudain ses assauts et dit dans un souffle:

-Madame? C'est vous?!

-Bien sur, sotte, c'est ce que je m'évertue à te dire depuis tout à l'heure! D'ailleurs je crois que tu m'as fait un bleu! Quelle poigne!

Evangéline/Philippe massa son bras avec une grimace pendant que Marie n'en croyait pas ses yeux... Ca alors! N'importe qui s'y serait trompé! Puis ses pensées de tout à l'heure lui revinrent en mémoire et elle rougit de nouveau cette fois mais de honte. Elle n'oserait plus jamais regarder la comtesse en face! Finallement, elle se reprit sans tarder:

-Monsieur de Verchères vous attend. C'est un homme tout à fait aimable et courtois...

-Très bien, très bien! Mais je ne recherche pas sa courtoisie, mais sa coopération! Puisque tout est en ordre, en scène!

Et Philippe de Rocroy continua d'un air nonchalant son chemin vers la salle commune...

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Elrohir
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Sam Fév 25 2006, 15:03

Elrohir était content de voir que la jeune femme semblait bien s'en tirer avec cette vilaine blessure. Il n'y avait pas à dire, elle avait vraiment une gueule de bois pour s'en sortir avec si peu de cicatrice. Elrohir lui fit un léger sourire et il lui dit:

- Si vous pensez que j'ignore que vous m'avez sauvé, vous vous trompez. Merci pour votre aide, bien que moi je n'ai pu arriver à temps pour vous sauver

L'aubergiste passait près de leur table et Elrohir commanda un vers d'eau. Ne jamais boire d'alcool lorsqu'il est en mission. Pour Elrohir, il ne buvait seulement jamais d'alcool.

Quand son verre arriva, il le leva et il dit:

- Je bois à votre santé et à votre grande coeur pour avoir sauvé un vieux mousquetaire telle que moi. Vous avez ma reconnaissance pour toujours, heu... Dame??

Il ne savait pas son nom, et d'Ailleurs, elle non plus. Bien, il ne le cachait jamais, alors pourquoi commencer à ce moment:

- Moi je suis Elrohir de Verchères. J'ai longtemps combattu au front avant de me retrouver ici. Mais ne nous attardons pas sur mon histoire. Buvons à vous

Elrohir prit une bonne gorgée de son verre d'eau. Il faisait horriblement chaud depuis son arrivée ici. Il avait tout de même hâte de rencontrer son contact qu'il puisse commencer sa mission. Il avait hâte d'en finir avec cette mission un peu... suicidaire, comme toujours

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Evangéline
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Dim Fév 26 2006, 12:29

[Dsl mais impossible de trouver une illustration satisfaisante! ^^]

Arrivée en bas de l'escalier, Evangéline/Philippe regarda autour d'elle. Quel étrange pouvoir avait-t-on dans les vêtements d'un homme! Aucun regard, ni geste déplacés de la part des ivrognes embrumés, pas de nécessité d'imposer quelconque respect... Quelques uns levèrent légèremment la tete en le voyant passer devant eux et retombèrent aussitot dans les limbes ithylliques.
Il faisait tellement chaud dans cette maudite auberge et sous ce chapeau, avec ce corset improvisé, Evangéline commençait à avoir de sérieux problèmes pour respirer. Peut etre qu'avec la sueur le tissu se détendrait un peu...
Enfin, elle apperçut de Verchères à sa table en discussion avec une jeune demoiselle. Il lui sembla alors qu'elle se mettait à transpirer un peu plus de nervosité. Après tout, Marie ne l'avait pas reconnu, il n'y avait pas de raison pour que lui le puisse... Tout du moins, priait-elle...
Arrivant à la hauteur de son contact, Evangéline fit sa plus belle voix, tombant dans les graves à l'attention de l'aubergiste:


- Sur mon compte le verre...-son regard tomba vers la boisson d'Elrohir-...euh...d'eau... de monsieur...

*Ah oui! Très bien! Bonne entrée en matière... Depuis quand les mousquetaires boivent de l'eau aussi?!*

Sous son postiche, elle esquissa un sourire, qui se voulait détendu, à Elrohir.

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Elrohir
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Dim Fév 26 2006, 18:42

Elrohir discutait quelque peu avec Éloise quand un grand homme vint lui demander de mettre sa boisson d'eau sur son compte. Il se retint pour ne pas rire. Il s'éclaircit la voix et il dit en riant un peu:

- Il peut être rare de voir un mousquetaire qui ne boit pas d'alcool, je vous l'accorde. Mais en service, j'essai de rester sobre, si vous voyez ce que je veux dire monsieur.

Elrohir se leva et il tendit la main vers son contact. Il la serra vigoureusement et il dit:

- Bien, de petites mains, probablement rapides pour le combat, ce qui est bien.

Il se tourna vers Éloise et il s'inclina en disant:

- Veillez m'excuser gente dame, j'ai affaire ailleurs. Merci pour tout

Il désigna une table à son contact et il l'accompagnant. Ils se prirent chacun une chaise et Elrohir commença alors à regarder son contact pour l'analyser. Il scruta son visage pour tenter de trouver une parcelle de quelque chose de pas normal, de méchanceté ou de piège. Mais il ne trouva rien. Il fut cependant frappé par le regard de cette homme. Il lui rappellait quelque chose, mais Elrohir ne saurait dire quoi. Il demanda:

- Avez-vous de la famille dans la cours? Désolé de ma question, passons s'il vous plait, nous ne sommes pas ici pour cela. Alors, par où devons-nous commencer?

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Evangéline
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Lun Fév 27 2006, 14:42

Evangéline/Philippe sensiblement destabilisée par l'impair qu'elle venait de comettre, aussi insignifiant soit-il, serra la main que lui tendait le mousquetaire avec toute la poigne qu'un homme pouvait avoir. Pas question de retrouver ici la grâce d'une courtisane. Malgré tout, Elrohir fit une petite remarque amusée et certes, Evangéline dut admettre que quoi qu'elle fasse, elle n'avait pas des mains de charpentier...
Elle suivit Elrohir qui la menait à l'écart tout en saluant la dame à qui elle l'enlevait. Au fond de son coeur, elle espèrait vivement qu'elle ne trébucherait plus, ou du moins pas plus durement, à l'avenir... La lourde pression sur ses épaules se faisait sentir de façon plus oppressante à présent que Philippe avait été présenté. Philosophe, elle se résonna en se disant qu'il en était de meme à chaque fois et qu'elle n'avait jamais échoué. Il n'y avait donc pas plus de raisons que cette mission-ci se passe plus mal que les autres...


Citation :
- Avez-vous de la famille dans la cours? Désolé de ma question, passons s'il vous plait, nous ne sommes pas ici pour cela. Alors, par où devons-nous commencer?

Evangéline eut une bouffée de panique en entendant la première partie de sa phrase et elle s'imagine un quart de seconde avoir à se justifier d'une famille imaginaire avec le risque que cela comportait d'incohérences et d'étrangetés...
Finalement, Elrohir ne crut pas utile pour leur mission de poursuivre dans cette voie et Philippe répondit à sa seconde question, d'une voix discrète:


-On m'a chargé monsieur de vous contacter car il semble que l'ordre des mousquetaires soit fortement agité ces derniers temps... Et quand je dis "agité", je n'entend pas seulement le zèle militaire pour lequel votra ordre est réputé... Mon rôle ici est de déterminer si oui ou non il y a des éléments perturbateurs chez les mousquetaires capable de nuir aux intérêts de Sa Majesté. Et si oui, qui sont-ils? Je pense que vous avez été mis au courant de cette entreprise et que nous avons sensiblement le meme objectif...


[Lisible ou pas trop ce bleu?!]

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Elrohir
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Lun Fév 27 2006, 17:06

(HS Wink je devrais survivre, n'aie pas peur)

Elrohir écouta le récit de son contact. Il n'avait pas entendu parler de cela, avant son entretien avec le roi de ce matin. Il était lui-même le premier surpris de cela, mais dans toute bonne armée, il y a des militaires traitres, cela fait partie de la vie. Il leva les épaules et il dit:

- Je ne sais pas pour la division de la ville, mais je sais que celle du chateau est plutot calme. À moins que j'aille manqué des détails, il est vrai que j'ai été plutot absent les dernieres semaines, missions par dessus mission, à croire que le roi m'en veut

Il sourit à moitié, car ce qui venait de dire n'était pas totalement faux selon lui. Depuis qu'il était épri d'Héloise, on dirait que le roi lui envoyait des foudres.

- Si vos dires sont corrects, il doit y avoir des évènements qui le confirment, des actes qui se sont produits ici ou bien au chateau? Avez-vous des exemples ou bien seulements des présomptions?

Elrohir tenta de se remémorrer un réseau de contact qu'il avait pour étudier les mousquetaires de la ville. Il y avait cette fille qui travaillait au bordel, bien qu'il n'y ait jamais mis les pieds pour son plaisir personnel. Elle savait des choses. Mais il voulait attendre la réponse de Philippe avant de lui en faire part

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Evangéline
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Mar Fév 28 2006, 14:45

Citation :
- Je ne sais pas pour la division de la ville, mais je sais que celle du chateau est plutot calme. À moins que j'aille manqué des détails, il est vrai que j'ai été plutot absent les dernieres semaines, missions par dessus mission, à croire que le roi m'en veut

Philippe sourit légèrement:

-Ou peut etre estime-t-il votre mérite à sa juste valeur... Voyez-vous, j'ai compris le Roi blessé de savoir l'ordre des mousquetaires se corrompre dans les complots et les intrigues. Je prendrais ceci comme un honneur d'avoir ainsi la confiance de Sa Majesté comme vous l'avez en ces temps de méfiance...

Evangéline estimait grandement la droiture et l'honneur, De Verchères n'en manquait pas, elle le savait, et son "duel" contre le Roi avait tout d'honnête et de loyal. Malgré tout, le mousquetaire restait fidèle aussi à son ordre et ce n'était certes point blamable, mais rendait la tache plus délicate...

Citation :

- Si vos dires sont corrects, il doit y avoir des évènements qui le confirment, des actes qui se sont produits ici ou bien au chateau? Avez-vous des exemples ou bien seulements des présomptions?

-C'est le Roi lui meme qui m'a fait part de ses doutes, c'est donc qu'il n'y a pas de fumée sans feu. On dit que des incidents ce sont produit récemment à la loterie royale... Des Princes de sang bafoués, des épées prêtent d'etre tirées... Est-ce bien là le signe d'une eau qui dort? Pour ce qui est de Paris meme, je n'ais eut aucun écho de rien... Mais peut etre pouvez-vous m'en dire plus sur cette garnison...

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Elrohir
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Mar Fév 28 2006, 16:42

Elrohir inclina la tête et il dit:

- Merci pour ces compliments

Elrohir ne savait que dire de plus, mais lorsque Philippe lui parla d'un prince pur sang bafoué. Elrohir regarda quelques secondes ailleurs(avec un sifflement d'épais non....) et il s'éclaircit la voix:

- Pour ce prince, bien que dire de plus qu'il s'agit d'un mauvais accident. Mais pour la garnison, tout ce que je sais et que je vais vous dire c'est que nous avons trouvé des armes neuves dans les égouts, des armes que les brigands avaient et qu'ils nous tiraient avec. Ils ont même troué mon uniforme bleu ainsi que mon chapeau, imaginez le suplice.

Il prit le temps de prendre une gorgée d'eau et il continua songeur:

- Je sais que peu de compagnie fabriquent des armes, et qu'elles avaient des écussons royales. Donc, il y a anguille sous roche, je vous l'accorde Monsieur de Rocroy

Il resta songeur quelques secondes et puis il dit:

- Bien, par où nous suggérez-vous de commencer. J'attends vos suggestions

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Evangéline
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Mer Mar 01 2006, 14:01

[Dire que ce matin j'avais fait un tout joli post bien construit et qu'un vilain petit bug à la "forumactif" ou bien de ma fac m'a tout fait perdre... *se rase le crane et file dans une lamasserie tibétaine* Zen...]

Citation :
- Pour ce prince, bien que dire de plus qu'il s'agit d'un mauvais accident. Mais pour la garnison, tout ce que je sais et que je vais vous dire c'est que nous avons trouvé des armes neuves dans les égouts, des armes que les brigands avaient et qu'ils nous tiraient avec. Ils ont même troué mon uniforme bleu ainsi que mon chapeau, imaginez le suplice.

L'image d'Elrohir de Verchères se faisant tirer comme un lapin, le chapeau troué, traversa une seconde l'esprit d'Evangéline qui se retint de rire.


-J'imagine, oui, en effet. Des brigands vous dites? Comment ça?

Citation :
- Je sais que peu de compagnie fabriquent des armes, et qu'elles avaient des écussons royales. Donc, il y a anguille sous roche, je vous l'accorde Monsieur de Rocroy

A ses oreilles, le nom de "Monsieur de Rocroy" sonna bizarrement et elle se dit qu'il ne vaudrait mieux ne pas etre interpellée dans la rue par ce nom ou elle serait bien capable de ne pas se retourner...
Mais Evangéline se concentra sur les paroles d'Elrohir:


-Très peu... Et une seule meme est habilitée à apposer la marque royale... La Manufacture Royale...[chuis pas sure qu'elle existait déjà en 1663...me semble que c'est un chouia plus tard... whistle ] Quelle sorte de brigands pourrait avoir accès à ces armes? Certes elles peuvent très bien avoir été volées, mais pourtant leur transport et leur conservation font l'objet d'un controle très rigoureux... A moins qu'elles n'aient été fournies à ces messieurs...

Evangéline réfléchissait ardemment à tout ceci, on ne pouvait décemment pas croire que ces armes aient été commandées dans le but de les voir dans les mains de brutes... A la question du sous-lieutenant Philippe répondit:

-Ceci m'intrigue grandement en vérité... N'avez-vous rien vu d'autre à l'endroit où vous avez trouvé ces armes? Rien qui vous interpelle?


Philippe se leva et poursuivit:

-Si vous le voulez bien, j'aimerais que vous me montriez cet endroit... Nous parlerons en route...

suite

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Dernière édition par le Dim Juil 30 2006, 14:24, édité 1 fois
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Elrohir
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Mer Mar 01 2006, 14:57

- Bien, parlons en chemin si vous le voulez bien

(HS suite dans la rue, je vais répondre à tes questions à ce moment Wink)

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Cabellion
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Mer Mar 01 2006, 15:25

[HS ah enfin ca y est ca commence. Et bien dites donc il vous en a fallu du temps pour commencer à réfléchir la dessus. lol. Mais au moins vous avancez c'est bien.]

[merci de ne plus flooder dans les parties RP]
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Laura de
Invité



MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Ven Mar 03 2006, 08:37

**Reprise du topic - un autre jour**


Un carrosse orné d’or et d’argent s’arrêta devant la seule auberge de la ville. Bien qu’elle soit placée dans un quartier mal entretenu, elle était charmante. Son allure lui donnait tout de même une gracieuse impression. Laura ne se fit pas prier pour entrer, en descendant de son carrosse, elle entre prit de fouiller dans une de ces bourses et donna quelques pièces d’or au coché qui servait sa famille depuis presque deux générations. Mais il était vieux et fatigué, ses cheveux blancs et sa peau craquelée en donnaient la preuve. La rousse aux yeux bleus entra dans l’auberge bien qu’un grincement aigu provenant de la porte, l’obligea à grimacer. Une ambiance joviale s’émanait de la pièce. Tout le monde riait et parlait les uns avec les autres. Au fond de la pièce, une femme s’était mise à chanter pour tous les buveurs renommés qui préféraient sourire niaisement et regarder les formes avantageuses de la belle.

Laura ne perdit pas de temps à s’asseoir à une petite table en retrait de tous. Elle scruta rapidement la pièce, se sentant à l’étroit dans cette atmosphère. Ce n’est qu’un peu plus tard, qu’une jolie fille assez mince, de taille moyenne et souriante s’avança vers Laura pour lui demander ce qu’elle désirait prendre. La comtesse sourit nerveusement, elle n’était pas habituée à vagabonder dans les tavernes la nuit. Mais elle répondit tout de même à la demoiselle qui n’était en fait qu’une serveuse.


-Une cruche d’eau et un verre me suffiront.

La serveuse fronça un sourcil mais s’efforça de sourire et tourna les talons en direction du tavernier. Quelques minutes plus tard elle revenait avec une cruche remplie d’eau et un verre. Elle les déposa soigneusement sur la table où avait prit place Laura et voulu s’en aller quand la comtesse déposa sa main sur le bras de la jeune fille et l’attira vers elle.

-Tenez. Elle lui donna des pièces d’or sachant bien que les serveuses n’étaient pas très bien payées. La jeune fille sourit et s’en alla, les joues écarlates. Laura quant à elle, sortit une lettre de son manteau et l’examina longuement.
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Dom Juan
Invité



MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Ven Mar 03 2006, 09:47

[Mais euh c'était juste un chti commentaire. Pas un étalage de truc qui n'ont rien à voir...]

Yeux ternes, fatigués, accoudé à la table regardant au travers la fenetre la pluie des mauvais jours. Son charme était assombrit par une quelconque facheuse mauvaise fortune. Dom Juan était las. Pensif. La tete se reposant dans ses mains. Il a veillé toute la nuit à sa table. Que de beauté il vit ce soir là, mais cela le dégoutait. Il avait subit un revers severe. Peut etre n'aiment elles pas les directs. Peut etre que les parisiennes aiment les gens complexes? Il devait se reprendre. Toute la nuit il l'a passé à se morfondre. Heureusement ce petit coin pres de la fenetre se tenait écarter de tout le reste. Le Matin arriva, doucement le Soleil bercait la ville de ses doux rayons, chose qui importait peu à Dom Juan. L'aubergiste se levait, fit un bonjour souriant à son premier client ne sachant pas qu'il était là depuis la veille. Pour toute réponse l'américain fit une moue qui fit soupirer le tenant de l'auberge. Celui ci commenca le balet interminable du nettoyage des tables... Et les premieres personnes arriverent. Un borgne pour commencer, une grosse dame ventripotente avec toute sa razzia de petits tapageurs, trois homme haut de taille dans un costume noir et à la longue barbe entrain de parler comme les italiens c'est à dire plus avec les mains qu'avec la parole, deux soldats, un porteur, une multitude de petit valet, un palefrenier boiteux, un aubergiste concurrent déguisé pour connaitre les dernieres recettes, un soi disant prince, et plusieurs brigands... Tant de monde et tant de différence. L'auberge devint un endroit de vie, ce bruit énerva encore plus Dom Juan à qui ce bruit causait une terrible migraine. Mais que faisait son valet. Il commence à se faire tard et ils devaient repartir. Fontainebleau était sa future cible. Deux heures passerent. Dom Juan n'en pouvait plus. Attendre toujours et encore attendre. Il ne voulait pas prendre la peine de se lever pour aller le chercher alors il hella un de ces serveurs.

"Veuillez chercher mon pandard de valet en 11 et souffletez lui de venir s'il ne veut point que je l'estourbisse!"

Il prit une vingtaine de café venant de son pays. Il était cher ici. Il se souvenait le café se buvait comme eux européens buvaient du vin ou de l'eau. Il se sentit un peu ragaillardit. Le valet descendit doucement les marches, baillant longuement. Il appela vivement celui ci, qui cherchait son maitre des yeux:

- Ah maraud! Que faisses tu que je ne te fasse point bastonner toute la journée.
- J'attendais que Monsieur me levât.
- Peste soit le loir que tu es. Allez viens boire un coup!

Soudain les battants de la porte résonnerent à nouveau. Cette fois cela valait le détour. Ce n'était pas un badaud de grands chemins, mais une ravissante et jeune Dame. Elle vint comme par hasard de leur coté et s'assit juste à coté mais dos à leur table. Il avait une vue magnifique sur un valet qui commencait à rougir du vin et des cheveux rouges. Il se frotta meme les yeux pour se persuader qu'il n'était point sujet à des hallucinations. La jolie servante vint lui apporter un verre d'eau??? C'est pas fréquent dans ces tavernes où le vin est roi. Elle était entrain de lire une lettre à présent. Sganarelle était entrain de rire betement, croyant parler à son maitre alors qu'il parlait à un mur. Il se balancait en tout sens sur sa chaise. Une idée vint à son esprit. Chaise, lettre, eau. Il regarda à sa gauche voir si personne ne les regardait puis donna un petit coup de pied dans la chaise de Sganarelle, qui vint s'étaler sur la jeune dame de derriere, renversant par la meme occasion de l'eau sur la lettre mais surtout sur sa robe...

Dom Juan se leva prestement, l'air révolté, et accouru préter main forte à la jeune demoiselle en détresse... Il releva son valet et lui dit:


- Tu pourrais faire attention au lieu de faire ton intéressant sur ta chaise. Vous allez bien Madame? Mon valet ne vous a point dérangé?
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Laura de
Invité



MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Ven Mar 03 2006, 10:39

Cela faisait un moment qu’elle scrutait cette lettre. L’air pensif, l’air ailleurs, elle pensait à un homme qui lui avait secoué tout son être, qui avait fait battre son cœur encore jeune. Elle baissa la tête sur cette lettre qui n’était qu’un bout de papier après tout. Les cris des ivrognes retentirent soudain. Laura sursauta sur sa chaise prise d’une angoisse qui s’estompa au fil des minutes. Elle reposa son regard sur cette lettre qu’elle tenait dans sa main et après un long moment à l’examiner, elle l’ouvrit en faisant attention à ne pas l’écorcher dans sa hâte. L’enveloppe tomba sur la table pendant qu’elle lisait les premières lignes. C’était une lettre de sa mère longtemps portée disparue. Comment pouvait-elle lui écrire maintenant ? Et pourquoi ? Elle qui ne lui avait pratiquement jamais apporté d’affection ? Néanmoins, sa curiosité l’incita à tout lire bien qu’un air débité apparut sur son visage.

Quand elle voulut déchirer cette lettre qui n’avait plus aucune importance à ses yeux, un homme vacilla de sa propre chaise et s’effondra sur la table de Laura. La cruche d’eau se renversa sur la lettre que tenait la jeune femme et sur sa robe couleur grenat. Bien sûr, elle était trop abattue pour exprimer son sentiment de colère qu’elle arriva à contrôler juste au dernier moment. Elle se leva brusquement, faisant tomber sa chaise derrière elle et regarda ce bout de papier mouillé tâché d’encre et qui ne ressemblait plus à rien. Voilà, le travail a été fait à sa place, le seul inconvénient, c’est que cela s’est fait avec quelques complications. Laura porta son regard au pauvre volet affalé sur la table, presque assommé par sa chute. Mais un autre homme arriva, celui-ci était richement habillé. Il portait des vêtements d’homme important et portait sur son visage un air arrogant. Il rappela à l’ordre d’une voix sec cet homme qui semblait être son valet et le releva immédiatement.
Il adressa ensuite la parole à Laura par la tache humide qui s’étendait sur sa robe.

-Oui ça va, ce n’est que de l’eau. Puis-je savoir le nom de celui qui m’adresse la parole en cet instant ?
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Dom Juan
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Ven Mar 03 2006, 19:11

Sganarelle ne broncha point et il avait deux bonnes raisons. La premiere est qu'il en avait l'habitude. La seconde, le seul fait de contredire son maitre représentait à ses yeux un acte tellement dangereux que ce n'était pas du courage qu'il fallait mais bien de la folie. Il avait cette peur de son maitre alors que celui ci le menacait certe, mais il ne l'avait jamais puni. Don Juan était peut etre un traitre commetant quelque ruseries auquels vous ne vous y attendez pas. Mais il a toujours été un bon ami. Cependant il n'en avait jamais eu de vrai à part son valet, à cause de ses coups en traitres.

Sa réaction, le valet le savait les yeux fermés. Attendre derriere à droite de son maitre. Approuvant les paroles de celui ci au cas où il le fallait pour affirmer qu'il avait toujours raison. Tel était sa destiné. D'un autre coté il n'en avait pas à se plaindre. Il était à coté de l'un des hommes les plus riches sur Terre. Détenteur d'un fabuleux trésor dont nul ne connaissait sa cachette. A part son maitre. Alors en étant son valet, vous aviez tous les avantages du monde. Mais bizarrement, Don Juan était plutot économe, préférant user de son coeur que de ces petites pieces en métal. De son coeur pfff. Coeur de tigre!

Dom Juan lui fut plutot soulagé que les dégats ne soient pas aussi important qu'ils pensaient. Le vin aurait pu tacher si ca avait été le cas... Mais la question que lui retournait la Dame ou qui sait la Demoiselle, lui surpris un peu. Elle souhaitait le connaitre? Ce n'était pas coutume, ni habituel. Mais bon fi des mondanités, il allait se présenter. Il apercut aussi qu'elle avait un visage rongé par la colere. Aparemment il ne fallait pas la déranger remarqua le valet. Mais Don Juan ne pensa point du tout à si il pouvait déranger et se présenta, chapeau à la main:


- Iago Don Juanes pour vous servir. Voyageur de contrées lointaines, aventuriers des sept Mers, homme de richesse et de coeur, qui n'égale en rien de vos yeux leur splendeur.

*fieffé menteur* pensa Sganarelle. Lui le savait parce qu'il le connaissait. Homme de coeur. Qu'est ce qu'il fallait pas entendre. Enfin rajouter un mot de faux dans une phrase aussi vrai qui de plus est prononcé de la maniere la plus sincere qu'il soit. Jamais personne ne peut se douter que ce n'est que faribole et poison que toutes ses paroles. A moins d'etre un devin au grand pouvoir ou le Ciel lui meme.

Iago fit un petit sourire. Pas le sourire charmeur comme il le faisait si souvent, mais le sourire complice. Comme s'il aurait pu tout aussi bioen faire un clin d'oeil. Mais ce serait plus visible et de toute facon elle comprendrait.


Puis il reprit d'une voix détendu et apaisante sans qu'elle ne parlât:

- Et à qui ai je l'honneur?
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Laura de
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Sam Mar 04 2006, 09:22

Laura en conclut que celui qui s’était complètement effondré sur sa table, était le valet de cet homme qui lui faisait à présent face. Son serviteur n’avait pas bronché un seul mot et même après la remarque que lui avait formulé ce blond au regard espiègle et arrogant, il s’efforçait de rester impassible, complètement de marbre. Il était clair qu’un serviteur n’avait pas le droit à la rébellion, il devait écouter et faire ce qu’on lui demandait, mais au moins, il fallait avoir un minimum de respect envers lui. Laura inspecta du regard les deux hommes. Le volet en retrait et le grand blond aux allures de seigneur face à elle. Elle en avait presque oublié la tache d’eau qui avait finit par s’étendre sur tout le bas de sa robe couleur grenat. Elle répondit automatiquement au jeune homme, quand celui-ci lui dit son nom et son prénom ainsi que son rang :

-Enchantée, je suis Laura de Langeac, Comtesse de Langeac et marquise d’Auvergne.

Elle avait perçut une lueur malicieuse dans les yeux de Iago. Dans tous les cas, il pouvait lui dire les plus beaux compliments qui existent, elle n’en avait que faire. D’où pouvait bien t-il venir ? Il avait un léger accent espagnol dans la voix et ses habits prouvaient bien qu’il était doté d’une certaine richesse. Mais tout naturellement, elle sourit et réajusta sa robe trempée d’eau. Son manteau quant à lui était de couleur noir et l’avait protégé des flots qui auraient pu lui envahir tout le haut de sa robe. Mais après tout ce n’était qu’une tâche d’eau et elle finirait par sécher au soleil en marchant dans les rues de Paris. Bien qu’elle n’avait reçut aucune excuse de la part du serviteur de Iago, elle gardait un sourire naturel et chaleureux.

-À votre accent, je suppose que vous n’êtes pas originaire de France ? Dites moi donc d’où vous venez, Monsieur Don Juanes.
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Dom Juan
Invité



MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Sam Mar 11 2006, 09:35

Auvergne? Ah oui il était passé en Auvergne. Contrée au centre de la France avec pleins de montagne et pleins de vaches. C'était le souvenir qu'il en gardait de cette région. Marquise cela est un haut rang, ce n'était pas n'importe qui et il se devait lui tenir un profond respect.

Citation :
À votre accent, je suppose que vous n’êtes pas originaire de France ? Dites moi donc d’où vous venez, Monsieur Don Juanes.

- Bien je crois qu'on ne peut rien vous cacher. D'apres vous je viens d'où?

Comme d'habitude dans ces scenes Sganarelle se sentait tout bonnement inutile. Mais il arrivait parfois que son maitre lui fasse intervenir. De toute façon il n'avait qu'à rester bien sage et tout se passerait bien pour lui. Dom Juan rejeta ses longs cheveux en arriere. Et écouta avec grande attention et avec plaisir la réponse de la jeune marquise

[HS Alors 1 dsl de mon retard, et 2 dsl pour la longueur, mais je dois tout de suite décrocher]
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Lord Jam
Invité



MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Dim Mar 12 2006, 15:59

James entra dans l'auberge.
Il portait son chapeau aux larges bords pour éviter de se faire reconnaître avant de le vouloir.
Il adressa un signe de tête à tous les habitués qu'ils connaissaient.
Qu'il soit paysan ou aps.
James n'avait jamais vraiment adressé de l'attention à l'étiquette.
Ce que bien de monde lui reprochait.
Il s'assit à la table prés du feu.
SA table pensa t'il avec son habituel petit sourire en coin, les auberges du royaume de France n'avait plus de secret pour lui.
Il héla l'aubergiste:

"Une pinte mon vieux"
L'aubergiste hocha la tête.

James reporta son attention aux autres clients de l'auberge et ...ô merveille, une beauté aétait assise sur la table d'en face.
Mais un homme semblait déjà au prise avec elle.
Qu'importe!
Une perle pareil est pour le meilleur des pêcheurs.

"Moi" pensa t'il avec un sourire béat.
James savait bien que la vantardise ne fesait rien obtenir mais au moins, elle regardaillissait.
Il regarda un instant l'autre chasseur.
Il était bon le bougre.


James but la pinte que l'aubergiste lui avait amené..cul sec.
Et d'un pas tranquille et sûr il s'avança vers la tablée.

Il passa devant le blond en feignant de l'ignorer.
Enleva son chapeau et esquissa une révérence.


"Permettez moi, ma dame."
Il recommanda un pichet d'eau.
"Ce serait absurbe de laisser se fâner une telle beauté, quoique je doute que ce fut possible"
L'aubergiste apporta le pichet.
"Excuser mon intrusion pour le moins..barbare, mais votre beauté lumineuse attire. Et je fais partit des pauvres bougres qui se laissent illuminer"
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Besméatix
Poete


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Date d'inscription : 12/08/2005

MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Lun Mar 13 2006, 06:06

Attablé dans un coin, devant plusieurs pinthes vides, un Mousquetaire cuvait son malheur, buvant tout son saoûl à sa prodigieuse malchance et sa trop grande dévotion au blason qu'il défendait! Certe, il avait pêché... mais de là à servir une semaine le porc qu'il avait à demi-noyé, il y avait une limite!

- D'ARTAGNAN! tu vas me le payer...

Alors qu'il avait gueulé le premier mot, il avait murmuré la suite... Il leva son verre :

- À ta santé, mon ami, où que tu sois!

Oh, le Sous-Lieutenant de Castelneau-Magnoac savait pertinemment ce qu'il encourait lorsqu'il avait répondu à l'appel silencieux de son Lieutenant... néanmoins, bien qu'en apparence faible, cette punition lui répugnait. Aussi, dans toute la grandeur de ses sentiments, qu'il n'avait pas pour habitude de refreiner, le Sous-Lieutenant buvait son effondrement, maudissant Mousquetaires, D'Artagnan et Roi, institutions qu'il vénérait pourtant. Mais tout au fond de lui-même, Besméatix savait très bien qu'il pourrait toujours tirer profit de cette situation. Sauf qu'il n'avait pas eu depuis des années aussi bon prétexte pour boire!

- À votre santé aussi, Mademoiselle la Duchesse, si vous m'entendez!

La Duchesse de Goyave ne l'entendait certainement pas... mais ses voisins si, par contre. Mais qu'importe : le Sous-Lieutenant était un habitué de la place, et une récente victoire aux dés, qui lui avait permis de rembourser l'aubergiste, lui assurait une plus grande patience de la part du propriétaire des lieux... Comment aurait-il pu virer si bon client, client qui, de plus, prendrait certainement une chambre s'il n'arrivait pas à sortir de l'auberge sur ses deux pieds! Dans les circonstances, il pouvait bien continuer de se parler à lui même.

Un peu plus loin, Besméatix aperçu soudain une table fort occupée... et il lui sembla qu'une jeune femme allait bientôt être courtisée par deux jeunes hommes tout à la fois. Il est fort à parier que, ceux qui se trouvaient autour, le trouvèrent, par la suite, fort agile pour un homme de sa prestance... et ayant tant consommé!

- À VOTRE SANTÉ, OH NOBLES COURTISANS! Mademoiselle... MADEMOISELLE! Méfiez-vous des trop bien vêtus qui, dans les faits, n'en ont qu'après votre vertu!

Était-il vraiment debout sur la table, et venait-il vraiment de pointer du doigt le drôle de trio, attirant dans un premier temps tous les regards avant qu'ils ne soient tous détournés vers les trois protagonistes? Sans doute, il lui faudrait le demander demain à l'un de ses aides de camp, car il lui semblait maintenant qu'il se retrouvait au sol et que sa table s'était renversée...! On s'empressa de tout redresser, et de remettre le Sous-Lieutenant dans sa chaise, mais il n'y avait maintenant plus rien à faire pour ce pauvre plat de gigot, gâcher par la semelle qui avait déposé le Sous-Lieutenant dans le cadre de sa drôle de déclaration...


(HRP : Et oui, je fous la merde... mes excuses... mais pas tant que ça...! demon )
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Lord Jam
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Mar Mar 14 2006, 07:52

James se tourna vers la voix qui venait de brailler ces quelques mots.
Un homme était debout sur la table, les pointant du doigts et braillant des mots mi-incompréhensible, quel pandard.
Ce dernirs s'écroula par terre, vaincu par ce vieux démon d'alcool.
Mais James bien accoutumé à ce genre de situation se mit à rire.
Il aurait aimé voir cet homme au réveil à l'aube, cela devait valoir le coup d'oeil assurément.
James fit une profonde révérence à l'homme et héla l'aubergiste.

"Un bouteille pour monsieur l'égosilleur"

Il dépensait ainsi ses derniéres piéces mais qu'importe, l'homme était drôle et déjà bien saoulé.
Sur ce il sortit de l'auberge, non sans avoir salué la dame et le chasseur d'une profonde et moqueuse révérence.
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Laura de
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Dim Mar 19 2006, 19:56

( désolé j'ai pas trop suivit )

Laura était en compagnie de Don Juanes et s’apprêtait à lui répondre quand un homme d’une prestance digne d’un prince s’invita à leur table. Il était fièrement habillé et ne manquait pas de charme. Néanmoins, Laura resta elle-même, étant très peu touchée par le charme des hommes en général. Très peu ? Et bien le seul homme qui avait réussi à la toucher vraiment n’était qu’un commandant italien au service de sa majesté… Bref, Laura sourit tranquillement et fit un signe de la tête au nouvel arrivant. Un bel inconnu qui dépensa quelques sous pour lui payer un pichet d’eau. Quel geste ! La gaîté qui s’échappait de l’auberge allait de bon train, ce n’était pas plus mal !

Mais elle n'eut pas vraiment le temps de le saluer qu'il quitta l'auberge aussitôt venu...Dommage, elle aurait volontiers bien voulu faire sa connaissance. Bref, elle se retourna vers Don Juanes et reprit poliment leur conversation tout en se souciant attentivement des bons conseils que venait de lui souffler un homme qui semblait bien entamé par l'alcool ou peut-être jouait-il la comédie?


-Je donne ma langue au chat, Juanes! Dites moi donc d'où vous venez ...

Dit-elle rêveuse, pensant à une autre personne qui avait un accent tout aussi prononcé que lui.Mais au bout d’un moment, elle réalisa qu’elle devait partir afin d’aller au palais et de rencontrer le monarque de France. Tandis que Don Juanes traînait à lui répondre, elle se leva poliment, écartant son pichet d’eau et ramassa par la même occasion sa lettre tachée d’encre. Elle la rangea dans sa veste et salua le grand blond et son valet assit plus loin, qui les regardant d’un œil attentif, essayait de suivre leur conversation.

-Excusez moi, mais je dois vous laisser. J'espère que nous aurons l'occasion de discuter une autre fois. Aurevoir.

Elle quitta la pièce chargée d’une ambiance trop lourd pour qu’elle puisse la supporté d'avantage et rejoignit son carrosse garé dans une petite cour. La comtesse donna quelques instructions à son cochet. Le véhicule disparut illico au coin d'une ruelle voisine.
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Dom Juan
Invité



MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Mer Mar 22 2006, 20:17

Elle était ravissante, non pas pour sa beauté comme on pourrait croire de Dom Juan, mais il trouvait que c'était une femme d'une grande gentillesse, qui n'était pas l'une de celles qui la suppliaient et dont les cris histériques le rendait fou. Il éprouvait certe un amour fou comme à l'accoutumée, mais une pointe de sympathie, une envie de la connaitre. Pas en la brutalisant mais en le faisant petit à petit.

Mais avec grande surprise un homme vint s'intercaler entre eux faisant la cour à la dame. Dom Juan fut tout d'abord géné par le manque de politesse de ce gentilhomme. S'imiscer dans une conversation sans y etre inviter, c'était déjà limite, mais la coupée nette en s'intercalant de la sorte était franchement un manque de respect indigne d'un gentilhomme. Il n'avait peute etre pas tous ces préceptes en tetes, car lui meme était tenté par des lachetés. Mais il savait le strict minimum. De plus il recevait les panaches du poivrot dans sa figure. Elles n'étaient pas si propre et remplis de crasse qui vinrent s'étaler sur son visage. Celui là prit au moins la peine de retirer son chapeau et, Dom Juan, discretement sans le géner dans ses avances et dans son dos, demanda à son valet de lui passer un mouchoir. Puis Dom Juan ne broncha pas, agacé, se frottant avec le mouchoir. Il se tenait debout lanca des brefs coups d'oeil à la jeune dame, lui montrant ainsi sa gene et s'il ne fallait pas continuer ailleurs.


Puis soudain, un autre poivrot vint s'y ajouter à la scène. Ces cris d'ivrognes l'exaspérerent à un plus au point qu'il s'asseya à une chaise. Lui qui était acteur de la conversation s'était fait voir éjecter. Il se fit donc spectateur à sa chaise regardant la comédie que jouait les deux arrivants... Mi amusé, mi exaspéré, il attendait que le calme fut revenu pour continuer la conversation qu'il avait entammer. Et ce fut fait...

Citation :
Je donne ma langue au chat, Juanes! Dites moi donc d'où vous venez ...

Il se réveilla et se releva soudainement de ses songes. Ah! Enfin! C'est à son tour. C'était un outrage qu'on lui avait fait. Il se vengerait en temps et en heure. Le poivrot, il n'en avait que faire, c'était juste un de ces saoulards qui voulait faire son interessant. Non ses projets de vengence s'était tourné vers l'homme qui lui avait fait l'affront de le considérer comme un moins que rien. Mais il n'entrava pas sa gaieté devant la jeune dame.

- Ah madame j'éspere que vous n'avez pas mal pris ces importuns. Je viens des Amériques, pays des jungles luxuriantes et aux créatures d'une bizarrerie pour vous occidentaux...

Il fit un sourire.

- Un endroit enchanteur et magnifique. Si un jour vous avez du temps devant vous, allez y, vous ne serez pas décu.

Citation :
-Excusez moi, mais je dois vous laisser. J'espère que nous aurons l'occasion de discuter une autre fois. Aurevoir.

Sa tete se baissa de dépis.

- Vous m'en voyez de meme tres chere. Au plaisir de vous revoir, et que le Ciel puisse vous prendre sous son aile...

Et elle s'en alla. Sganarelle leva les yeux aux ciels secouant légerement la tete. Comme si ce coeur de tigre pouvait croire au Ciel. Alors que Dom Juan y montrait un réel conflit. Le plus étrange est le fait qu'il n'ait jamais été chatié pour ses hérésies. Enfin cela n'altéra en rien l'esprit de Dom Juan qui parlait du Ciel comme d'une chaussette sur l'étalage. Il finirent leur repas et s'apreta à s'en aller de cette auberge, à la recherche d'aventure...


Dernière édition par le Sam Mar 25 2006, 12:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mauvaises fréquentations   Aujourd'hui à 14:08

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