1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Sur la route de Paris...

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Alexei
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MessageSujet: Sur la route de Paris...   Jeu Déc 21 2006, 10:52

RP 01

CRAC!!!

La roue du carosse fatiguée d'avoir parcouru tant de lieux...presque la motiée du monde à vrai dire...céda, le carosse s'affaisa dans la poussière de la route qui se dirigait vers cette cité qui était alors le centre du monde.

L'on entendit un juron en Russe(qu'il est inutile de traduire ou de mentionner) parvenir de l'intérieur du carosse.

L'escorte de gens qui se constituaient d'une trentaines d'individus, donc des hommes solidement armées mais habillés d'une facon bien étrangère à ce pays, s'arrêta également. Et lorsqu'on entendit le juron, tout retenirent leur souffle, dans un climat de crainte.

Qui allait oser s'approcher? Le capitaine Vassili Pojarkov fit signe à un cavalier d'aller s'enquérir du bien-être de leur précieux passager. L'homme dut se résigner. Il s'approcha de la porte du carosse qui était à demi ouverte...

Quelques mots furent prononcés. Mais l'homme fut alors poussé avec force par un individu qui se trouvait à l'intérieur du carosse...tout cela accompagner de mots toujours pas très jolie. L'homme atterit durement sur le sol. Mais personne ne fut surpris.

Le capitaine Vassili fronca les sourcils. Ce contretemps étaient fâcheux. La campagne était toujours dangereuse pour un homme bien né et riche. Il avait hâte d'arriver enfin au but de leur voyage. Cela n'irait pas non plus pour arranger l'humeur du jeune Duc...

Il regarda du regard la jeune Edvokia, la servente du Duc. Elle n'avait que 18 ans. Et semblait frêle et pâle.

Le regard du capitaine était sa facon pour lui de commander. Un regard froid et dur. La jeune femme comprit qu'elle aurait la délicate mais périlleuse mission d'aller calmer son maître. Elle frémit de peur, une peur si quotidienne mais donc elle était incapable de se débarasser. En Russie l'on dirigait ainsi ; par la Peur.

Le capitaine fit trotter son cheval prêt du carosse alors qu'Edvokia s'en approchait aussi. Le capitaine ne descendait presque jamais de son cheval.

Edvokia voulut monter dans le carosse mais elle fut projetée sur le sol sans aucun ménagement elle non plus. Elle se releva rapidement, et s'inclina en excuses et elle cessa de bouger.

Le Capitaine ignora la scène ,lorsqu'il fut à portée de voix près de la porte du carosse il écouta les ordres donc il répéta machinalement l'essentiel:


Mon Duc...Oui mon Duc... L'essieu est cassé....oui plus que quelques lieux... réquesitioner un Attelage et un Carosse?...Entendu je m'en charge...de la Vodka, bien sur...que je punisse le responsable du bris, cela serait aussi fait...trouver un endroit ou passer la nuit? J'envoi des hommes...autre chose?

Il inclina la tête et s'éloigna tranquillement. Edvokia voulut le suivre, mais c'est alors qu'un bras sortit du carosse et lui aggripa fermement le sien, puis elle fut tiré sans ménagement à l'intérieur du carosse ... la porte se referma durement. Elle ne cria pas.

Le capitaine Vassili distribua ces ordres.

Il aurait été simple pour le jeune Duc de terminer le voyage à cheval. Mais il aurait fait vilaine entrée...il aurait perdu la face devant tous. L'honneur et le prestige en Russie était plus important que la vie parfois...et cela le Capitaine Vassili le comprenait et l'acceptait parfaitement...
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Jeu Déc 21 2006, 13:44

Le Carosse aux armes des Ducs de Mortemart faisait route vers Fontainebleau. Athénaïs était "à bord", elle culpabilisait, elle venait de rendre une très brève visite à sa fille, cette pauvre enfant qu'elle n'avait pas désirée du Marquis de Montespan. La brave nourrice était une amie de la mère de la marquise, Mme de Volange, une brave femme de quarante ans possèdant un petit manoir à quelques lieux de Paris. Cette brave femme avait dessoucis financier comme quasi toute cette noblesse campgnarde non pensionnée qui pourassait dans ses châteaux minables, des gouffre financiers. Elle avait donc accepté avec reconnaissance l'aubaine de recevoir un revenu d'une Dame de Cour, plus fortunée ...
Pour aller voir la petite Montespan, comme l'appelait Athénaïs, cette dernière n'avait pas su être simple, de toute façon elle ne savait même plus ce que ces mots voulaient dire. Le monde de la Cour était coupé du monde réel. Elle avait quasi rougi en voyant la pauvre robe à la mode Louis XIII, aux dentelles mille fois rapiècées de Mme de Volange. Rougi, car en comparaison sa robe de brocard, aux decoletté profond, assortie aux bijoux précieux semblait provocatrice.
Mme de Volange n'avait pas commenté ce costume ostentatoire, décalé en cette campagne pourtant si proche de la Cour. Cela n'avait fait qu'exacerber le côté mal à l'aise de la Marquise.
Elel avait donc abrégée sa visite, se contetant de remettre quelques louis à la Volange, caressant distraitement la tête de la petite enfant dont les grands yeux disaient "qui est cette si belle dame, une fée ?".

Athénaïs était pensive, on le serait à moins. Sa situation à la Cour était précaire, la Reine Mère se mourait... sa protectrice disparue elle n'aurait de choix que de gagner les appartements des Dames sans affectation ou pire de prier Madame, belel souer de Roy, de bien vouloir la reprendre à son "service". Le Montespan était pauvre, la riche dot de sa femme que celle ci gaspilait allègrement ne durerait pas si longtemps. Athénaïs n'était plus si jeune, soit on lui disait souvent qu'elle était une des plus belles femmes de la Cour, elle n'en doutait pas un instant, mais pour combien de temps ? Quelle imporatance tout cela n'est que vanité... Mais la belel Athénaïs ne se voyait pas finir en Me de Volange, oubliée de tous dans un petit château de Province... Cela ne seraitpas le cas, son père était riche, mais tout de même se retirer sur ses terres d'Aunis lui serait insuupportable.

Bien sûr, ses pensées revenait après toutes ces possibilités à Louis, non pas Louis de Montespan, mais Louis, le Grand, l'Unique... Une grande partie de la Cour voyait toujours en elle une favorite en présomption, Louis l'avait remarquée -eut-il pu ne pas le faire ?- il lui avait même parlé en public... et elle le savait, il l'avait à quelques reprises dévorée des yeux.
Ah, il est certain qu'une favorite en titre n'aurait aucune difficulté à rester en Cour. Elle serait ... le centre de Cour si Louis voulait enfin concrétiser toutes ses approches, tous ces regards échangés... mais il n'en faisait rien ! Athénaïs en arrivait à douter de son charme, soit quelques vieux courtisans et un génaral lui avait signifié d'un regard qu'elle ne pouvait en douter un seul instant, mais celui qu'elle rêvait de conquérir ... qu'elle savait qu'il devait lui appartenir ... lui résistait tant et tant. De plus, elle était uen jeuen femem, encore, au corps désirant et Louis de Montespan ne l'avait plus approchée - à sa propre demande, on pouvait donc l'en excuser- depuis son retour de couches... un an déjà, un an de perdu.

Le carosse roulait sur la morte route de l'est de Paris, Atrhénaïs était donc maussade... très maussade ... quand le cocher arrêta l'attelage... la Marquise en fut surprise, elle lui avait bien dit à cet ane bâté de se sa hâter ... Elle entendait des gens parler ... en langue étarngère.
Elle se trouna vers cette jeuene bretonne qui lui servait de dame de compagnie.

- et bien, ma Chère, il semble que l'on s'arrête, ouvrez moi cette porte et faites moi descendre, je n'ai pas envie de moisir dans ce coin perdu et s'il s'agit de bandits, je saurai faire bonne figure. Ne prenez donc pas cet air de biche aux abois, une Mortemart sait faire front !

La petite ouvra la porte du lourd carosse armoirié, et aida Athénaïs à en sortir en lui tendant le bras.
La Marquise avait des yeux combattifs quand elle sorti du lourd attelage. Mais elle constata d'un simple coup d'oeil qu'il ne s'agissait en rien de bandits de grand chemin, mais plutôt d'une riche escorte d'un étrange carosse comme on en voyait pas par ici... la carosse semblait accidenté.
Rassurée, son visage repris son attitude de grande dame de la Cour.
Son cocher lui dit un :

- Ben m'dame la Marquise, on dirait qu'y ont un gros problème ces gens. Alors, ben, j'me suis dit qu'a ce serait bien d'vouèr si qu'on pourrait pas...

- C'est bon, Jean, j'ai vu et cessez de heurter mes oreilles avec votre langage de charretier...


Elle regarda l'escorte, les amoireries -parfaitement inconnues- "tiens il me faudra réviser mes notions héraldiques"... et chercha de son beau regard, des très grands yeux noirs, vifs et intelligents qui pourrait bien être le chef de cet escadron en ballade....

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Alexei
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Jeu Déc 21 2006, 14:18

Le capitaine Vassili Pojarkov fit approcher son cheval du Carosse inconnu. Quelqu'uns de ces hommes discutaient avec les hommes de l'autre attelage. Mais les uns parlaient Russes les autres Francais... Les mots Russes sonnaient durement.

Monsieur l'Ambassadeur de Russie à Paris devait avoir prévu les services de quelques traducteurs, et engager du personnel approprié à Paris; le personnel de l'ambassade. Le Duc pour sa part parlait bien Français, mais lui même, Vassili ne prononcait que quelques mots en francais. Mais il comptait bien apprendre rapidement, car il se devait de protéger le Duc.

Le grand Cosaque Sombre aux allures de chasseur avait un regard dur mais noble. Au moins ces gens n'étaient pas des brigands. Un carosse... Dieu mettait sur son chemin ce qu'il avait besoin! Il sourit brievement, très brievement, c'était bien connu le capitaine Vassili ne souriait jamais, ou plutot il avait perdu ce sourire...

Il regarda un dame descendre du Carosse. Elle semblait bien vetue et son regard n'était pas de ces simples femmes que l'on pouvait aisément bousculer. Vassili se moquait bien des femmes. Mais il devait être diplomate, et ne pas placer le Duc dans une position fâcheuse.

Il avait toutefois besoin du Carosse de cette dame..restait à déterminer si le rang de cette dernière pouvait l'empêcher de régler la situation à "la facon Russe"...

Ensuite il aviserait le Duc...

Il scruta le visage de la Dame, cherchant un signe, une quelqu'onques indications. Ce n'était guère poli mais le Capitaine Vassili se moquait de la politesse. Bien entendu il restait aussi sur son cheval.


-Chariot (il ne trouva pas d'autres mots pour Carosse) du Tsarévitch être cassé... vous qui être? Princesse? Duchesse? Tsarévitch Alexei vouloir savoir qui vous être.

Il regarda alors le Carosse de la Dame, puis revint sur la dame du regard, pour essayer de lui faire comprendre ce qu'il voulait. Il serait certes mieux pour la dame qu'elle leur facilite les choses.
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Jeu Déc 21 2006, 15:04

Un grand homme de style rustre de l'est, d'une certaine allure, bien qu'effrayant s'approcha d'Athénaïs et de sa Dame... le jeune fille était appeurée mais la fille du Duc de Mortemart ne pouvait se premettre de jouer la dame effrayée, d'ailleurs elle ne l'était pas ... elle voyait que cet homme était dans le besoin, perdu dans ce coin de France avec ce carosse hors d'usage, elle se devait de se montrer à la hauteur de la réputation de la Cour de France... Beaucoup de nobliaux étrangers avait un statut envié à la Cour. "Tsarevitch" s'avèrait proche de Tsar, toute dame de Cour avait entendu ce nom.

Elle écouta calmement l'homme, soutenant son regard sans ciller, bombant ce torse qu'on disait la plus beau de Paris.

- Duchesse Monsieur, ou du moins ayant rang de Duchesse, je ne peux l'expliquer dans votre voccable... Je suis Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, Marquise de Montespan, Première Dame de Compagnie de son Altesse Royale Anne d'Autriche, Reine Mère de France.
J'ignore qui est la Tsarévitch Alexei mais le suppose de la famille royale de Russie... Si je puis être d'une aide quelconque à Monsieur votre Maître, considérez moi comme à votre disposition tant qu'il na s'agit pas d'oser envisager une réquisition de mon attelage...


Elle essayait de voir s'il comprenait, reconnaissant que son français trop chattié, de précieuse qu'elle était, pouvait déconcerter mais elle ne pouvait faire mieux... elle attendait la réaction du bohomme ... l'air aimable mais ferme.

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Alexei
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Jeu Déc 21 2006, 15:39

Le capitaine Vassili comprit le mot Duchesse. Il ne pouvait donc pas agir à sa convenance. Elle semblait vouloir offrir de l'aide. Cela n'était pas de la décision du capitaine. Il s'éloigna vers l'attellage du Duc. Il s'approcha de la fenêtre et prononca quelques mots. Puis il recula. C'est alors que la porte s'ouvrit. Un homme qui voulu en sortir perdit alors pied et tomba, et il se retrouva sur le sol.

Ce fut comme une catastrophe! Tous se précipitèrent pour aider le Duc Alexei à se relever. Cet évènement devint alors le centre de l'univers. L'on l'aida à réajuster ses vêtements, et à enlever toute traces de saleté de ses vêtements si blanc. L'on aurait dit des esclaves s'affairant à polir la statue de leur dieu!

Une jeune femme descendit du carosse, la servente du Duc, elle passa un grand peigne dans les longs cheveux noirs et rebelles du Duc.

Le duc semblait jeune, mais sa tenue et sa démarche le vieillisait. Il était plutot beau et bien virile, d'une stature moyenne. L'on devinait que c'était un jeune homme, mais il semblait avoir manger du lion.

L'homme repoussa la servente et regarda autour de lui légèrement confus.


-Vodka?

On lui tendit immédiatement une bouteille. Il en but une gorgée et jetta la bouteille.

Le Capitaine Vassili descendit alors de cheval et s'approcha d'Alexei et lui murmura quelques mots. Le Duc hocha nonchalament la tête.

Il jeta un coup d'oeil en direction de la "Duchesse". Le Duc ne voyait pas très bien de loin, ou avait-il le regard embrumé par l'alcool? Sans doute quelque peu...

Il était curieux de voir de plus prêt ce à quoi ressemblait une duchesse francaise, l'on disait beaucoup de bien de ces femmes. Sa servente déposa son manteau, une grande cape, sur les épaules du Duc. Elle voulut y déposer un chapeau de fourrure mais le chapeau glissa de sa chevelure mais le jeune homme s'avanca néanmoins. D'un pas hésistant.

Tout les hommes s'assurèrent de s'écarter de son chemin et de voir si aucun obstacle ne risquait de faire faire faux pas au duc. L'on regarda aussi avec méfiance les serviteurs de la duchesse. L'on voulait être sur qu'ils ne seraient pas dangereux pour le Duc.

Ce pays était fort gris pensa le Duc, cela lui rappellait l'Ukraine. Mais bon ce qu'il en avait vu de la France...toujours allongé dans un carosse à s'enivrer ou se distraire. Il était temps que ce voyage se termine! Les jambes d'Alexei ne tenait plus en place...il lui fallait bouger!

Mais bon sang il avait pris un peu trop de Vodka...se rendre jusqu'a la Duchesse lui semblait difficile. Au moins il aurait un transport pour Paris. Cela était acquis!

Il lui était inconcevable que la jeune femme ne se mette pas automatiquement à sa disposition. .

Lorsqu'il fut en face d'elle, il put enfin prendre le temps de la regarder. Ces yeux clignèrent comme s'éveillant d'un rêve. Son regard se mit alors à briller d'un éclat très éveiller.

Un regard que possède ces aristocrates issus de la classe guerrière. Ce regard de Loup, louveteau dans le cas du jeune Duc. Un regard difficile à saisir, mais charismatique, un regard qui sondait les êtres, mais qui s'émerveillaient de tout ce qu'ils voyaient. De profond yeux sombre avec une lueur de gris. Des yeux encore novice de bien des secrets, mais affamés.

Avant le parler il préférait l'observer. Les paroles n'étaient pas toujours la meilleur facon de communiquer.

Il jetta donc son regard à l'assault du corps et de la personne de la Marquise. Il la voyait enfin car il ne l'avais pas encore vue véritablement....
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Jeu Déc 21 2006, 16:21

Le militaire semblait avoir compris... il semblait la juger du regard pendant tout son pallabre ampoulé mais le mot "duchesse" -elle l'était en tant fille unique de Duc- l'avait titillé.
L'homme alla vers le carosse de travers, il était pensif... et sembla s'entretenir au travers de la porte... drôle de coutume pensa Athénaïs.
La belle n'était pas au bout de ses surprises, loin de là !
Un homme, jeune, bien vêtu se présenta à la porte... se présenta fort brièvement. Elle eut à peine kle temsp de noter une belle prestance, une carrure imposate, un corps bien découpé que ce corps fit une chutte dans la boue !
La panique s'empara de l'escorte ! Elle voyait chacun de précipiter pour qui épousseter, qui recoiffer, qui essayer d'enlever les salissures qui déparaient ce bel habit blanc ... ses yeux de femmes ne purent que voir une jeune femme qui semblait à la fois intime et craintive recoiffer son maître.
La Marquise ne réagit pas, en bonne courtisane qui ne remarque pas maladresse. Sauf si le Roi... mais là, elle n'avait rien vu. Elle constatait que la garde de ce ce seigneur étranger paraissait soupçonneuse. Elle fit tout pour les rassurer ... d'ailleurs qu'aurait pu faire un cocher, un valet et une petite dame de compagnie bretonne face à cette escorte armée ? Elle même ne se comptait pas... une dame n'est jamais un danger, sauf si elle vous humilie...
Le jeune homme relevé s'avèrait plaisant... des yeux cruels mais un fort joli homme. Mais plus il approchait, plus Athénaïs s'apercevait qu'il était ivre, il avait d'ailleurs vidé devant son carosse un fond de bouteille encore fort bien garnie. Mon dieu... cela lui rappelait ces horribles amis de son père, voir les petits amis de Monsieur, elel savait que le contrôle du gentilhomme peut s'oublier avec l'alcool. Jamais on avait maltraité Athénaïs, elle n'avait donc pas d'angoisse face à cet ivrogne étranger.
Elle restait de marbre, c'est d'ailleurs à cela qu'elle devait ressembler. Son tein était naturellement si blanc qu'elle n'avait jamais poudré son beau visage, ovale et avenant. Ses cheveux chataisn foncés étaieit très fournis et fort longs, ramenés en une demi chignon, laissant des longues mèches libres dans son dos. Ses yeux étaient très grands, noirs, profonds intelligents et brillants. Sa bouche petite, rouge vif, artificiellement. Elle était grande, ne faisait pas ses 26 ans et personne n'eut pu trouver trace de la maternité qui datait d'un an déjà. Sa robe de soie ivoire, surbrodée de pierres du Rhin et de perles mettait en valeur ce tein unique à la cour. Elle était mince, un gentilhomme affirmait que l'on faisait le tour de sa taille des deux mains -il n'avait jamais osé vérifier ses dires- , et son buste était une légende à Fontainebleau, une poitrine ferme, bien développée, mise en valeur par un décolleté audacieux. Ceci était encadré par deux épaules si pales et qui semblait si douces que beaucoup d'hommes en étaient troublés, ses épaules n'était couvertes que de soie diaphane, tansparente, de celle qui ne cache rien qui ne doive se montrer...
Elle regardait, aimablement mais fermement le jeune homme s'approcher.
Il tenait difficilement sur ses jambes et ses yeux, forts beaux, nota-t-elle, semblait avoir du mal à la dicerner (ivresse ou myopie ?). C'était un aristocrate, sûr de lui, un peu jeune, novice mais affamé... Un côté sauvage habillé de soie, pas déplaisant mais un peu effrayant. Son corps de femme et de courtisane lui disait "il peut te donner un plaisir fou mais aussi te broyer par simple caprice".
Elle était sur ses gardes, mais ne pouvait s'empêcher de jouer son rôle, Athénaïs aimait plaire, elle était une redoutable séductrice... par jeu, par provocation, par envie de plaire.
Sa dame de compagnie avait peur, elle non, pas vraiment peur, elle était à la fois attirée par ce jeune aristocrate sauvage tout en ayant la volonté de lui signifier son rang, elle n'était pas fille que l'on renverse sur une banquette, il fallait qu'il le sache.
Elle le laissa arriver quasiment au contact, fit la plus charmante des révérences de Cour, le corps plié, le geste plein de grâce, et relevant la tête, foufroyant le regard embué du jeune homme :

- Françoise Athénaïs Duchesse de Rochechouart de Mortemart, Marquise de Montespan, Première Dame de Compagnie de son Altesse Royale Anne d'Autriche, Reine Mère de France. A qui ai-je l'honneur ?

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Alexei
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Jeu Déc 21 2006, 17:02

Son regard suivit les courbes de son corps et la douceur de ses traits. Il plongea dans l'éclat de ces yeux et dans cette poitrine si souveraine. Il remarqua chaque grain de beauté, et se laissa enflammer par cette chevelure si admirable parée. Lorsqu'elle s'inclina dans un geste élégant ses yeux clignèrent comme s'ils venaient d'être privée de la lumière du soleil, mais découvrirent immédiatement dans la grâce corporelle de la Marquise qu'elle était une ivresse pour le regard.

Il ne remarqua pas le regard foudroyant qu'elle lanca. Ses yeux étaient encore pris sur son corps, et quand ses yeux remontèrent,il vit qu'effectivement la jeune femme la regardait sans ciller.

Seule la mère du jeune homme se serait permis ce genre de regard. Il prit donc cela pour du courage et de l'audace. L'émotion de s'amuser à casser ce courage naquit en lui, mais en même temps il préférait pour le moment la contempler t'elle qu'elle était. Incapable pour le moment de se libérer de ces découvertes.

Elle avait prononcer quelques mots, il les avaient entendus à motiés...elle s'était présenter. Elle aurait du le laisser se présenter d'abord. Encore cette audace! Mais dans le feu de l'action et de son propre corps il était incapable de rétablir les choses. Il leva légèrement un doigt néanmoins. Il n'aurait pas la honte d'avoir à se présenter lui meme en plus!

Un homme pris la parole et parla à haute voix:


-Son Excellance le Tsarétich Alexei Alexeïevitch, fils de l'empereur Alexis Ier Mikhaïlovitch de toute les Russies et seul défenseur de la véritable Foi.

Les membres de l'escortes du Duc s'inclinèrent un genoux au sol. Même le Capitaine Vassili dut s'exectuer, bien que sans déposer le genou.

Cela plaisait au Duc d'attendre son nom bien scandé. Un nom terrible! Mais elle, LA duchesse, ne semblait pas trembler outre mesure.

Lui tremblait légèrement...Vodka... Qui était-elle? Ces yeux retournèrent sur LA duchesse. Il appréciait de la regarder.

Il prit enfin la parole.


Le Capitaine Vassili m'a informer que vous mettiez votre Carosse à MA disposition. Nous ferons donc route vers ce lieu appellé Fontainebleu.

Il tenta d'être généreux d'un compliment.

Votre compagnie sera des plus agréable je n'en doute pas....Marquise de Montespan.

Effectivement après tant de monotomie, terminer le voyage en une compagnie si intéressante sera une alternative ravissante et amusante.... peut-être aimait t'elle la Vodka? Il ne faudrais pas oublier d'en charger à bord du carosse...
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Jeu Déc 21 2006, 17:41

"Effet réussit" se dit-elle... Elle connaissait le goût des hommes pour ce corps et ce visage que beaucoup trouvaient proches de la perfection, elle avait reçu tant et tant d'hommages à son apparence quelle se serait étonné d'indifférence de la part de celui-ci. Bien sûr Monsieur goûtait peu les charmes de l'ancienne Première Dame de Madame mais le Tsarevitch ne devait pas partager les goûts de Philippe d'Orléans.

Le jeune homme semblait étonné. "Pourquoi" se demanda-t-elle ? Incapable de comprendre ce fait, elle le dédaigna... "je comprendrai... plus tard"

Elle le laissait la regarder, elle aimait qu'on la regarda, le jeune homme n'était pas Louis de France, soit, mais il était noble, étranger, d'une famille royale et plaisant...

Elle eut un mouvement de surprise quand la voix tonna la nom du Tsarevitch... se repris vite.
Elle fut impressionnée par cette voix, et surtout par cette adoration de toute la suite, elle refis sa parfaite, elle l'avait tellement faite que cela en était naturel, révérence de Cour. Cela pu sembler dédaigneux, c'était la seule marque de respect possible, eut-il voulu qu'elle mette genou à terre ? Une Mortemart ne le ferait jamais, le race des Ducs de France avait le dos flexible mais il ne fallait lui en demander plus ...

- Votre Altesse - cela convenait-il ?- J'ai offert à vote capitaine de vous rendre service, c'est certain, il n'est pas coutume de France de laisser un étranger dans la détresse...
Il vous est donc possible de partager mon carosse jusqu'à Fontaibleau qui se trouve être ma destination. Je n'ose douter que votre compagnie me soit agréable, votre Altesse. Et j'essayerai de me montrer bonne hôte jusqu'au Palais. Nous pourrons signaler au prochain relai poste le lieu où devra malheureusement rester votre attelage, il va de soit qu'une partie de votre escorte devra rester sur place.
Permettez moi de vous présenter ma Dame de compagnie Melle d'Arvor.

Narcissa, veuillez veillez que les bagages indispensables de son Altesse soit bien chargées à bord.


Révérence de la demoiselle ... qui, accompagnée du valet, veille à tout.

Elle le regarda yeux noirs dans les yeux aux reflets gris... lui proposa son bras délicat, ganté de soie ivoire. Laissant la soie diaphane qui couvrait ses épaules se nicher au creu du coude, d'une geste plein de grâce, exquis aurait dit Saint Aignan.

- Accompagnez moi, votre Altesse, il m'est peu commun d'avoir à marcher ainsi au coeur de la forêt... et vous avouerez que ma tenue, entre autre ces petites chaussures trop précieuses -elle dévoila légèrement de ravissantes chaussures légères de soie parsemée de perles fines- , n'est pas très adaptée à ce genre de terrain.

Elle avait envie d'un petit contact, furtif, mais d'un contact sollicité par elle... Elle n'aurait pu dire pourquoi, par jeu, pour le troubler, pour s'accorder un léger plaisir innocent... qu'importe !

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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Jeu Déc 21 2006, 18:53

Elle semblait sûre d'elle...! Peut-être un peu trop. Après tout elle était une femme, ce qui était féminin était synonyme de faiblesse. Qui était-elle pour se dénuder de cette prudence? Mais pour le moment cela lui plaisait.

-Votre Excellance suffira...

Il dit cela un peu séchement, elle venait de lui rappeller qu'il n'était que le SECOND fils, et que le sûpreme pouvoir lui était donc innacessible. Être si près, et pourtant si éloigner... Elle venait de lui rappeller qu'il était en voyage loin de sa patrie, dans une région perdue et désolé... Un voyage pour s'amuser... ah oui s'amuser...donc il s'amuserait.

Il reprit.


-Une hôtesse de votre qualité ne serait me déplaire. Votre fraicheur est aussi vive que les eaux brillantes de la Volga.

Elle lui présenta sa dame de compagnie. Il resta indifférent. Pourquoi lui présentait-elle sa servente? Elle et lui n'était pas du tout du même rang. Elle était négligable. Ou voulait t'elle lui signaler qu'il pouvait en disposer comme bon lui semblait? Intéressant mais elle ne pouvait rivaliser devant sa maîtresse. Il ignora simplement la demoiselle.

-Il n'y a nul détresse dans ce contretemps.

Il était hors de question d'avouer une faiblesse. Il n'y avait pas de détresse. La jeune femme le conduirait à Fontenaibleu, parce qu'IL avait décidé qu'il en serait ainsi. Elle obéirait...

Accompagnez moi? Voila qu'elle commandait! Subtilement la jeune femme, sous ces bonnes manières et sa grâce, veillait à tout et imposait toute sa direction à chaque opération qui nécessitait une décision. Elle était duchesse. Mais elle semblait plus que cela...

Alexei était encore un peu trop affaibli par la Vodka pour y redire. Elle était trop rapide pour lui en ce moment. Et visiblement très expérimentée.

L'attrait exercé par les charmes de la Marquise préocupait beaucoup plus Alexei.

Comment résister à ce genre d'offre de prendre sa main? Pendant une fraction de seconde il se trouva si loin de tout les conseils de sa mère à propos de ces intriguantes. Mais le doute fut court. Il était Alexei, permis les hommes les plus puissants de Russie sinon au monde...Il ignorait le doute et la peur.

Il ne portait pas de gants. Mais il prit néanmoins le bras que lui tendait la marquise. Il la prit fermement, d'une dureté qu'elle devait ignorée. Mais il relacha un peu la pression, une fois la prise effectué l'on pouvait se permettre de relacher un peu. Notion de chasse primaire. Et l'on peut chasser des animaux ou bien des femmes.

Il apprécia ce contact avec LA marquise. Convaincu en quelques sorte qu'elle était sous l'emprise de son charme. Cela avait été presque trop facile...

Elle dévoila ces chaussures. Cela le rassura qu'elle démontre sa féminité, sur cet aspect frivole bien féminin de démontrer ces attraits vestimentaire. Le Duc aimait les beaux vêtements, mais cela n'était pas vraiment important, ce n'est pas cela qui plaisait à Dieu, ce n'était pas cela qui faisait d'un homme, un homme.


-Une promenade en foret? Vous tenez tant à ce que les loups viennent renifler ces chaussures qui vous plaisent tant et qu'ils mordent vos pied si délicat?

Le Duc ignorait beaucoup de chose de la France. Pour lui une foret était un lieu pour chasser ou de danger...et dans les forets il y avait des loups...les loups étaient des ennemis des hommes. Il ne dit pas cela à la duchesse avec de la peur, ou sur un ton de refus mais comme une constatation surprenante à son invitation.

Pendant ce temps l'on chargait à bord du carosse de la Marquise les" bagages indispensables" du Duc. C'est à dire la Vodka et quelques effets...
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Ven Déc 22 2006, 09:23

La pression sur son bras la surpris, il y avait si longtemps que personne n'avait porté la main sur elle ... le Prince ne portait pas de gants, elle en fut surprise ... c'était ferme et marqué... comme une prise de possession ... n'était-ce pas ce qu'implicitement elle avait souhaité ?

Elle le voyait comme un fauve à apprivoiser, c'est en gros ce qu'est un Prince Russe, un peu rustre, pour une parfaite, voir la perfection même de la courtisane, de la Dame de Cour qu'est Athénaïs.

Elle se montrait à la fois frivole et ferme, décidée et douce comme une chatte persanne ... douce avec des griffes acérées est l'image qu'elle pouvait donner.

Elle se laissa guider vers la carosse par le Tsarévitch, pendant que Melle d'Arvor faisait charger quelques menus bagages...

- Vous savez, si les forêts de France ne sont pas très sûres, il y a peu à craindre des loups si proche de notre capitale, il y a longtemsp que ces fauves ne se trouvent plus guère dans notre pays si ce n'est dans quelques régions reculées. Quelques uns, venus de du lointain est s'égarent bien ici de temps en temps mais c'est rarisssime.

Elle adorait les messages doubles, les sous-entendus que Saint Aignan appelle "esprit français".

- Vos bagages sont chargés, je crois qu'il est temps pour nous de prendre la route si vous voulez bien commander notre départ, bien sûr.

Laissons lui cette initiative, ou plutôt cette transmission d'ordre suggéré.

- Me permettrez-vous une petite question ? Simple curiosité qui est souvent un défaut si féminin, êtes vous attendu à la Cour de notre Roi Louis ? Y avez-vous un contact ? Vous savez, je n'en doute pas, que cette Cour est réellement un monde à part du monde "normal", tout y est si codifié, si délicat à apréhender que vous aurez certainement besoin d'aide pour vous y retrouver - petit rire- Je me sens du fait de ce sauvetage un peu responsable de vous et serais chramée, honorée même, de pouvoir vous apporter mon aide, qui bien que modeste, pourrait vous être utile ? Le permettez-vous Excellence ?

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Alexei
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Ven Déc 22 2006, 14:12

La Marquise était très agréable à tout les points de vue. Il n'y avait pas de Loups à chasser dans ce pays, mais le gibier était tout aussi intéressant! Et cela avait été plutot simple!

Une heureuse rencontre...cela était agréable, car en Russie l'on ne fesait que des mauvaises rencontres! Quand qu'on avait la chance de rencontrer quelqu'un bien sur...car le pays était immense.


-Les Loups sont entrés dans Paris...lorsque les hommes n'ont plus de bêtes sauvages à combattre, ils combattront entre eux. J'y vois un mauvais signe.

Le Duc avait de ces éclairs de sagesse et de philosophie parfois. Il était très intelligent, mais il était aussi accoutumé à la paresse de ne pas trop réfléchir. Trop réfléchir affaiblissait la force, la détermination et la virilité d'un homme.

Il ne releva évidement pas le sous-entendu sur les loups étrangers. Il buvait certes les paroles, ou plutot la voix, de la jeune femme, mais il buvait beaucoup plus l'éclat de sa peau et de ces courbes.

Elle réclamait qu'il ordonne le départ. En effet il s'était trop attardé déja, il avait hâte que ce voyage arrive à terme. Il n'était pas fatigué, mais ennuyé de tout ces distances accomplis...

Elle posa une autre question.


-L'ambassadeur de mon pays est évidement au courant de mon arrivé, il lui revient l'honneur et la charge de s'occuper de la réception approprié de ma personne. Quant au Roi de France, il serait malvenue qu'il ne soit pas au courant des allées et venues des étrangers dans son royaume. L'étiquette de la Cour est une chose, l mais je suis de ceux qui fixe ce qui est l'étiquette...avec l'aide de Dieu...

Elle lui fit également une offre de protection. C'était amusant. Mais cela voulait sans doute dire de sa part qu'elle souhaitait s'assurer de garder contact et de se rapprocher de lui. Il était étrange de voir une femme assuré la protection d'un homme, sauf quand il s'agissait d'une mère pour ses fils. Bien que la France était un petit pays, il aurait du mal à la retrouver pour le moment, mieux vallait ne pas s'éloigner trop d'elle, si il voulait un jour jouir des charmes de ce trophée.

Mais il fallait lui répondre de facon approprié, et ne pas lui confier trop d'ascendance sur lui.


- Vous avez la permission de rester à mon bras puisque Vous le désirez et le reclamez de cette voix mélodieuse qu'il me plaît d'entendre. Nous irons à la Cour ensemble.

Il apprécia sa réponse, assez bien tournée pour plaire et qui soulignait que c'était elle qui s'accrochait à lui et le désirai. Il conservait donc toute sa fierté et rehaussait son prestige et il ne montrait aucune faiblesse envers elle. Mais son intuition lui disait que la jeune femme avait révéler d'autres signes qui pouvait le trahir, sur une "faiblesse" envers elle.

Mais le désir n'étais jamais une faiblesse pour Alexei... sauf si on en perd le contrôle...

Il se tourna vers le capitaine Vassili et parla alors en Russe.


-Capitaine Vassili, je continurai ma route avec la Marquise de Montespan, j'assurai également sa protection. Dites à vos hommes de se tenir prêt, nul ne doit retarder ma route désormai. Vous prendrez des dispositions pour que mes autres effets parviennent au chateau très rapidement.

Il laissa la Marquise monter à bord du Carosse la première afin qu'elle s'installe.

- Dites au cocher de fouetter ses bêtes, et s'il l'on me dérange pendant que je m'entretiens avec la Marquise, qu'il fouettte ces imprudents qui oseraient désobéir.

La Marquise était désormai assise et l'attendais.

Un peu plus loin Edvokia ,qui était hors de la vue de la Marquise, la jeune servente du Duc avait cueilli des fleurs et en placait dans ces cheveux pour se parer. Alexei lui prit la plus belle sans ménagement:


-Ingrate ! Maladroite! Tu aurais du réfléchir qu'il me fallait des fleurs pour la Marquise! J'aurais la honte de lui en offrir une seule, plûtot qu'un bouquet! Tu resteras avec le carosse accidenté pour t'apprendre. Je veux des fleurs, beaucoups de fleurs...!

La jeune femme blémit, il savait qu'elle détestait être séparer de lui. Rester seule en ce pays inconnue était si effrayant pour elle!

-Mon Prince vous oubliez vôtre...

Le Duc s'était déja détourner et s'appretait à grimper dans le carosse. La jeune servente pesta. Comment pouvait il oublier cela! Et puis zut! Il était terrible après tout! Mais elle ne reverait jamais la Russie, si elle perdait Son Prince....

Alexei avait cepandant complètement oublier la précense de la dame de Compagnie de la Marquise....


(À toi...!)
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Ven Déc 22 2006, 14:43

Comme il était charmant de le voir se placer dans la position du charmeur chasseur, qu'il ait l'impression de l'initiative importait peu à Athénaïs. Elle avait amorcé, ferré, et savait dans son son joli cerveau si bien parré que le Tsarevitch la désirait. Elle savait aussi qu'il considérait qu'elle n'était que gfemme, elle ignorait tout de la condition des femmes russes mais n'aurait jamais partagé seule, en tête à tête un carosse avec quelque homme que ce soit ... le Roi mis à part, voir Monsieur dont elle risquait peu !

Elle s'installa mais nota que la pauvre "servante", charmante jeune fille accrochée à son seigneur se faisait rudoyer. Il semblait pourtant à Athénaï, peu dupe de ce genre de situtation, qu'il y peu de temps le dit seigneur batifollait gentillement avec elle.

Elle s'installa donc ... et se tournant vers le Prince :

- Excellence, je suis flattée, réellement honorée que vous condésendiez à partager mon humble carosse (le Duc de Mortemart eut été mortifié que l'on appela ainsi son carosse à 6 chevaux, lourdement armoirié et décoré, mais bon...) mais vous comprendrez qu'une femme, mariée, encore charmante ne peut faire une entrée à la Cour voir à l'Ambassade de Russie en compagnie d'un beau jeune membre d'une famille Royale... Il en va de ma réputation, et je ne veux pas de plus vous aussi risquer de vous compromettre. Il va donc de soit que Mademoiselle d'Arvor soit mon chaperon et nous évite ainsi, à tout deux, un scandale à votre arrivée officielle en France. Il va de soit aussi que je ne permettrais pas du tout de mettre en doute vos intentions, qui ne peuvent qu'être honorables (elle eut envie de rire mais resta horriblement sérieuse, comme naïve).
Montez Narcissa, je vous en prie...

La petite semblait toujours effrayé par le beau Prince mais bravement elle monta à bord du carosse, rester avec la Marquise valait surement mieux que rester en forêt avec une bande de cosaques...
Athénaïs était tout sourire, armée de son éventail de soie légère, elle n'était que charme et délicatesse, une porcelaine translucide ornée d'or et de soie.

- Jean, le Prince et moi sommes pressés, faites donner le maximum aux chevaux de Monsieur mon Père...

Le lourd carosse s'ébranla ....

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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Ven Déc 22 2006, 15:39

Il sourit et rit un peu. Pour un peu il croirait entendre sa mère...se préocuper de ce genre de chose, de ce que les gens pouvaient penser, de préserver son image de jeune femme vertueuse et mariée.

Qu'aurait pu t'elle faire si il lui avait pris la fantaisie de disposer d'elle de la facon qu'il lui plaisait? Qu'aurait pu t'elle faire face à une démonstration éclatante et incontestable d'une virilité indomptable?

Qu'une femme cherche à préserver son image, il trouvait cela étrange, mais qu'elle protège l'image de son Père ou de son Mari, cela il pouvait comprendre, encore que ce n'était pas à elle de s'en charger directement. Si son Père et son Mari avait tenu à ce que la jeune femme ne provoque aucun scandale, ils ne l'auraient pas laisser voyager seul ainsi, et s'adresser à lui ainsi, même si il était Prince.

Il savait donc qu'elle était marié désormai. Finalement elle devait être plus vieille que lui maintenant qu'il y songait. Mais elle savait préserver sa jeunesse et préserver ce pouvoir d'affoler follement les jeunes hommes qui croisaient son corps...

En plus sa dame de compagnie était négligable,mais elle semblait lui accorder une certaine importance. Oh certes lui même avait une servente. Et elle était utile pour se distraire, pour s'occuper de ces effets, il y était attaché quelque peu, mais pas plus que cela. Plus que cela aurait été très disgracieux. Peut-être madame de Montespan gardait t'elle cette Narcisica près d'elle pour mettre encore plus en valeur les attraits féminins unique qu'elle possédait! Signaler qu'elle était la seule femme à présenter cette affolante beauté, qui irradiait de chaque endroit ou l'on pouvait poser les yeux sans rougir ou sentir le sang vous fouetter chaque membre. Oui c'était sans doute cela. Il sourit content d'avoir trouver une explication logique.

Il jouait avec la fleur entre ces doigts un moment. Cette fleur représentait la Marquise en quelque sortes. Il pouvait jouer avec un moment, mais il faudrait savoir butiner le pollen avant que la fleur se fâne...

La vodka s'était dissipé de son sang, peut-etre remplacer par une dose de testétorone brute, mais il était maintenant clairement plus éveillé d'esprit. Il prit une allure plus enthousiame, plus propre à son jeune âge. Avec une pointe de machiavilité, et cette assurence de contrôler tout les évènements..

C'est pourquoi il osa déposer dans les cheveux de la Marquise la magnifique fleure qu'Edvokia avait trouvé dans la foret. Son geste fut lent, afin qu'elle soit rassurée et qu'elle comprenne qu'il n'y avait aucun danger. Cela choquerait peut-etre cette Narcissa...mais cela lui ferait enfin un prétexte de "s'occuper" d'elle...


Il souriait à la Marquise en déposant la fleur.

-Pour vous chère amie...dans mon pays une femme n'est bien parer que lorsqu'elle est couvertes de fleurs, le parfum de votre chair se mêlera à ce parfum naturel et gatera mon pauvre nez... ainsi je serai nostalgique lorsque je resentirai le parfum des fleurs...

Il avait appris cette facon "Courtisane" de se comporter à Vienne. De la Poésie! Quelle sotise en fait...la seule poésie intéressante était le choc des armes et les hurlements sur un champ de bataille... mais la Marquise apprécirait peut-être ce style. Alexei était du genre à ne pas donner une seule image de sa personnalité. Tel un diamant, mieux vallait briller de plusieurs facons. Mais quant il fallait être dur, il savait laisser se déchainer cette force masculine qui conquérait alors TOUT.

-Je comprend très bien que vous vouliez préserver cette vertu qui émane naturellement de vous. Mademoiselle d'Azor (il la regarda avec ce regard virile à frissoner de peur ou d'envi et laissa la Marquise l'entrevoir également) ne pourra que témoigner admirablement que le "scandale" ne serai approché la personne d'un fils du Tsar...et que la perfection est votre second nom.

Il se surprenait à rivaliser en habile métaphores. Était ce le francais? Cette langue plutot mélodieuse aspirait sans cesse à cette beauté des mots et à plaire. Il pensa que le francais était une langue bien efféminée...il devrait prendre garde... mais cela ne pouvait être mauvais puisque le Francais semblait bien convenir au charme de ces créatures francaises...

Il parlait trop en ce moment...pour un homme. Mieux vallait laisser la Marquise parler d'avantage. Sa voix de toute facon était un régale pour l'âme et le corps. Il appréhendait le moment lorsqu'il pourrait démontrer plus de virilité devant la Marquise. Il était sur que cela lui plairait. Mais la Marquise était trop sophistiqué pour une démonstration qui serait maladroite, hâtive ou injustifié.

"Ce n'est pas parcequ'un homme possède un épée qu'il doit frapper inutilement, Alexei, disait son père, laisse les autres craindre ton épée et frappe quand ils ne s'y attendent pas...


-Parlez moi un peu de la Cour de Sa Majesté Louis de France, madame la Marquise...
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Mer Déc 27 2006, 08:27

Elle était fière d'elle, et pensait que l'avertissement donné, le fils du Tsar -elle ne connaissait rien à l'immense Russie- ne pouvait que respecter sa condition de Grande Dame, mariée, mal mariée ... Au fond d'elle, elle le savait, trainait une vague envie ... elle la refoulait.

Quand le Tsarévitich devint poête, elle se contenta de rougir... elle savait qu'elel conserverait la fleur des champs offerte, gage de sa "victoire", gage de son plaisir de plaire...

Elle la remercia, d'un signe de tête, vaincue, pas capable de plus... elle s'en voulait, elle lui en voulait aussi ... mais lui reconnaissait une habileté qu'elle ne lui soupçonnait point.

- La Cour -elle lui était reconnaissante de ce dérivatif, malgré elle, elle s'en emparra comme on s'accroche à une planche dans un naufrage, trop vite et plus avidement qu'elle ne l'eut souhaité-. La Cour, disais-je est intallée à Fontaibleau, elle est une assemblée de tous les pouvoirs, assemblée voulue par le Roy, qui compte avoitr toout ce qui compte en France sous ses Yuex. Chacun y cherche la faveur royale, chacun essaye de prouver qu'il y a bien sa place. Habile non ?
Le Roi en est le centre, sa Mère, que j'ai l'honneur se servir en est un autre centre mais Anne d'Autriche est mourante, le roi en est bien chagriné mais à contre oeuvre de la nature même le roi ne peut rien. A la Cour, les grands se pressent, complotent, se montrent cherchent pensions et honneurs, à la Cour chacune essaye de retenir l'attention, chacune tente d'y trouver place. Cela devait suffire à vous donner l'image de ce qu'est actuellement la Cour de Louis le Quatorzième, non ?

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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Mer Déc 27 2006, 12:13

La Reine-Mère est mourante?

Alexei en fut affecté, il ne pouvait pour sa part ne pas concevoir ce qu'il deviendrais si sa mère se trouverait dans un pareil état. Il eut un rare élan de symphatie.


Cela me chagrine...vous lui direz que je lui souhaite un bon rétablissement et la grâce de Dieu, je prierai pour elle.

Il inclina légèrement la tête pour accompagné ces paroles pieuses.Il fit un moment de silence pour respecter la Marquise.

La jeune femme lui expliqua pédagogiquement ce qu'était la cour, cela il le savait déja, il lui aurait plus intéressé de savoir le "ton" de la cour, l'émotion, l'ambiance qui en dégagait... Il aurait été incourtois d'ennuyer d'avantage la dame sur ce sujet, d'ailleurs ce n'était pas important, car c'était surtout sa voix qu'il voulait entendre.


Le Roi est sans doute bien heureux de pouvoir parer sa cour de somptueux "joyaux" (il la sous-entendait) qui brulent le coeur de plusieurs feux ardents. Je lui ferai un cadeau également, mais désormais je sais que mon cadeau ne pourra d'avantage plaire que votre grâcieuse précense. Vous me fâcher madame.

Il la regarda avec des yeux un peu plus colérique, mais il sourit rapidement pour lui signaler qu'il plaisantait bien entendu.

Vous devrez me dédommager de cette honte.

Il était curieux de voir comment elle se débrouillerait pour lui répondre, il avait vu qu'elle n'était que volupté de corps, mais qu'en était-t-il de son esprit?
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Mer Déc 27 2006, 12:49

- Cher Tsarévitch, sachez que son Altesse a en sa Cour une favorite officielle, il est venu à mes oreilles que Mdademoiselle de la Vallière serait l'heureuse élue... heureuse ? Uhm mes oreilles qui ont tendance à se tendre en ce cas ont cru entendre qu'elle l'était peu, il semble cependant qu'un joli fruit ait couronné leur union. En ce qui me concerne je n'ai avu Louis le Grand qu'en des rares occasions, il semble qu'il ait bien voulu m'effleurer des yeux... ce qui vaut certainement hommage de la part du Souverain à sa Sujette.

elle l'écoutait...

- Je ne suis pour le Roi que la première Dame de sa Mère, l'amie et confidente d'Anne d'Autriche, c'est peu pour lui, beaucoup pour elle. Si joyau je représente, je ne le suis pas à ses yeux !
Je suppute que tout cadeau venant de la Grande Russie flatterait certainement mon suzerain... et il est surement cadeau à sa convenance dans vos contrées que l'on dit fort étendues. Quand à vous dédomager, uhm, je ne vois pas outrage à n'être que ce que je suis, il n'est pas convenable psour un gentilhomme d'exiger quoi que ce soit d'une Dame. Il ne peut qu'espérer que la Dame de ses pensés daigne lui accorder ce qu'elle même souhaite. Sachez qu'en ce qui me concerne, en ce moment, je ne souhaite que vous amener à Fontaibleau, il me serait certainement agréable que nous nous y recroisions.
J'avoue prendre un certain plaisir à votre compagnie et ... Fontainebleau n'est pas si vaste que l'on ne puisse s'y croiser. Peut-être en cette occasion vous proposerais-je de vous dédommager du seul fait que j'existasse, il ne serait donc question, du simple fait que je ne puis ne pas exister, que d'un très léger dédommagement ... Vous conviendrez que c'est très généreux de ma part, non ?


Un joli sourire sur ces lèvres, qu'elle cacha de son éventail de soie, ne se voulait pas moqueur, mais joueur puisque le Tsarévitch jouait ...

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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Mer Déc 27 2006, 13:43

Si Gentilhomme je suis madame...je suis le fils du Tsar, ces fils ne sont pas réputés pour être de "gentils garcons". La gentilesse à outrance affaiblit un homme.

Nous nous contentons pas d'espérer les faveurs des dames de nos pensées... nous allons les cueillirs, les revendiquer, les obtenirs.... Nous vivons pour conquérir.

L'espoir n'est pas approprié pour une personne de mon sang. L'espoir cela est plutôt "paysan"...

Il était temps de s'affirmer devant elle. Elle tentait trop d'établir les règles de Son jeu. Elle devait comprendre qu'il existait une autre facon de faire ; la facon virile, la facon russe. Elle devait sentir à nouveau le danger qui émanait de lui.

Toute femme recherchait ce danger qui émanait des hommes et qui les étourdissaient. Car ce danger pouvait ce transformer en une douce force de protection qu'elles convoitaient également.

Il ne voulait pas l'inquiéter exagérement ou lui expliquer toute la facon de se comporter qui était bonne pour un Russe. Elle devrait découvrir cela autrement. Les mots n'étaient pas tout.


Soyez heureuse que le Roi ait préféré vous effleurer de ces yeux, que de vous effleurer de la pointe de son épée. Encore qu'un regard peut être parfois plus dommagable qu'un coup de lame au coeur.

Bien entendu, le simple fait que vous m'offrez à nouveau votre poignet, dissipera tout dédommagement, la fierté que suscitera votre compagnie sera très délicieuse.

Elle jouait également et se cachait derrière son éventail. Il continua donc également sur cette voie.

Générosité? La Tsartista, ma mère, m'a déja dit qu'il était disgrâcieux pour moi d'accepter tout forme d'aûmone...

J'apprécie votre générosité, mais je vous préfererai plus égoiste... ainsi il me serait possible de combler ce que votre coeur peut désirer...

Il laissa la phrase en suspend. Mais si il ne rajouterai rien, elle pourrait prendre cela pour une déclaration affective. Il voyait maintenant qu'il était important pour la Marquise de ne pas franchir trop rapidement certains ponts entre eux... de toute facon il était hors de question qu'il soit le premier à ce rapprocher si rapidement et d'avantage. S'y il la désirait, il souhaitait également qu'elle tremble de désir et d'anticipation. Lui il pourrait toujours tempérer ces ardeurs dans la vodka ou avec une créatures.

L'on disais l'hiver francais plutot chaud. Pas étonnant que la Cour de France soit toujours en folle agitation devant ces grandes dames aux belles jambes et ces messieurs bien poudré! Comment calmer son ardeur sans ce froid qui vous rassure et vous remets les idées bien en place !?


Il y a t'il un voeu que votre coeur désire?

Cette phrase diminurait la puissance de la dernière et détournait sa portée en une signification plus anodine et courtoise.

Miss Narcissa après tout jouait toujours au chaperon. S'y il devrait continuellement supporter ce chaperon, il lui faudrait l'aquérir.
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Mer Déc 27 2006, 14:42

Elle jouait avec un feu qui couvait sous la glace, feu qui de temps en temps refaisait surface, elle savait, de plus, que s'il la voulait vraiment. Mais non, n'y pensons pas.

- Là, votre Altesse, vous touchez du doigt une des différence entre Russie et Cour de France. Chez nous le manant prend là où le chevalier soupire. Et ce que Madame votre Mère appellerait "aumone", je le nommerais "faveur" ce qui est, vous me le rendrez, plus noble, non ?
Sachez que je ne crois pas que Louis puisse porter l'épée à une dame, il préfère le frémissement au déchirement de la soie. Du moins je ne fais que le supposer, n'ayant eut l'heurs que de retenir quelques peu son attention en de si rares occasions. Mais mon éducation pressent ce que j'ignore.


Elle plaisait, soit, il lui plaisait se devait-elle de reconnaitre, mais non, pas comme ça et pas ici. Alexeï pouvait lui servir, elle imaginait ... plus tard se dit-elle, plus tard.

- Un voeu que mon coeur désire, il ya en a tant. Il est de certaine tradition d'en offrir trois, vous permettrez que je me les accorde. Aujourd'hui, j'ai rendu visite à une mienne amie, dans son manoir de province, vous ne ferez certainement jamais connaissance avec elle. Elle a rapport à mon voeu du jour, ne jamais finir dans ce genre d'endroit sinistre, loin de toute vie, profiter pendant que je le puis encore de ce que la vie peut offrir est mon premier voeu. Mon confesseur verrait en ce voeu un voeu peu pieu... Mais mon confesseur est mal placé pour comprendre réverie de dame !

Petit rire...
Narcissa frémissait, elle n'osait se mèler de ce jeu de chat et souris qui dépassait ses jeunes connaissances et lu faisait un peu peur. Elle s'effaçait, et tentait de ne pas exister face aux deux fleuretistes chevronnés.

- Vous voyez que c'est malgré tout voeu réalisable, j'y compte bien !
Le second voeu serait que mon amie et protectrice ne fut pas rappeler aussi tôt à Dieu, mais là je crains que le créateur ne veuille pas m'entendre... le voeu le plus cher, le troisième et dernier, serait ... secret dirons-nous ! Ne dit-on pas que révéler voeu vaut qu'il ne puisse se réaliser, comme il est le plus cher épargnons nous de le dire tout haut.
Et vous, votre Altesse, un ou plusieurs voeux que vous escomptiez voir se réaliser ?
Je me suis pliée au jeu, à votre tour si vous le voulez bien !

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Alexei
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Mer Déc 27 2006, 21:37

L'on ne peut accorder des faveurs que lorsque l'on a une position supérieur à la personne à qui nous voulons en accorder une.

Il semble que les gens de votre pays, sous-entende que les délices qu'une femme puisse accorder à un homme soit "des faveurs" et qu'ils par le fait même place la gente féminine sur un piédestal qui ne peut que diminuer l'éclat de leur propre virilité. Et qu'au lieu de cueillir raissonablement les grâces des femmes ils doivent se contenter de quémender...d'espérer...de rusé....

En Russie une personne de rang inférieur n'a que des "obligations" envers ceux que Dieu à choisi pour le représenter.

Il ne précisait pas clairement, que toute femme, quelques soit son rang sociale, à nécessairement un statut inférieur devant un homme. Il commencait à percevoir ces différences culturelles entre elle et lui. Il n'était pas venu en France pour imposer "l'étiquette Russe", mais pour de tout autres raisons.

Tout Roi possède la force du Lion et sa cruauté naturelle. Sans quoi ces ennemis auraient tot fait de prendre son trône. Je suis persuadé que "Louis", sa Majesté Louis, possède cette puissance à la fois animale et divine qui lui permait de faire fléchir un homme, soit il par simple caprice afin de démontrer sa puissance. Ou bien Sa Majesté vous accorderait-elle quelques "faveurs" à ces dames, en jouant le jeu du savoir-vivre et de la galenterie.

Il sourit de son propre esprit , et de sa facon de faire d'adroits rapprochements.

"Louis" elle avait appellé le Roi Louis prononcer quelques titres avant son prénom . Une familiriaté étrange. Il l'avait bien sur relever. Un oubli peut-être. Parlait t'on si légèrement du Roi en ce pays? Ou la Marquise était-elle sufficament proche du Roi pour éviter les blâmes d'un léger accroc au protocole? Peu importe...tout cela ne le concernerait pas directement.

Le jour ou elle devrait se "dénuder", il ne serait évidemment pas bien loin... Il rougit légèrement à la pensée de ce concept sur la personne de la Marquise.


Quelques voeux? Je ne serais dire...Mon coeur est simple et austère. Vous le verrez bientot je crois... Que pourrais-je demander à Dieu sans avoir honte de ma propre arrogance?

Je n'ai que quelques voeux pour la Tsarista ma mère...

Il démontrait sans trop s'en rendre compte une faiblesse envers la personne maternelle. Il était encore jeune.

Votre Carosse à bon train. Les bêtes qui le tire ont les qualités de fougue et de noblesse de leur maîtresse. Le sang leur bats les tempes comme le pourpre envahit les joues de votre doux visage quant j'ai posé cette fleur dans votre flamboyante crinière.

Il tirait dessus la marquise à boulet rouge de compliments. Il parlait toujours trop...cela devait lui venir de sa mère. Mais la Marquise était effectivement à l'image des pure sang qui tirait le carosse. Il était difficile de monter un pure-sang sans préalablement le disposer à accepter votre précense. C'était voir dangereux.
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Ven Déc 29 2006, 11:43

- Chère, vous permttrez je pense ce "chère", Excellence, je note que vous avez donc l'intention d'adopter un tant soit peu nos étranges coutumes, fussent-elles en désaccord avec les principes de votre Mère, la Tsarine.
Sachez que je vous en suis... reconnaissante, il eut été dommageable pour la suite de nos relations qu'il en eut été autrement.
Rougir, dites-vous, oui, sous la carrapace dorée de Dame de cour plus qu'accomplie, il reste une simple femme, femme piédestalisée en France, trop ? Peut-être....
Nous en sommes presque à des confidence, cet accident de carosse a surement des conséquences dont je ne sais si je les aurais souhaitées. Mais sachez, votre excellence, que je passe un agréable moment en votre fortuite compagnie, un moment comme je le partage si rarement...


Ses joues d'ivoire se colorèrent encore un peu, allait-elle trop loin ? Indéniablement, elle jouait une autre carte, celle de la sincérité. Le Tsarévich lui était agéable, bien au fond d'elle, il lui fallait le reconnaitre, et elle le reconnaissait, il y aavit une certaine envie, pregnante, pas pressante, mais une vraie envie de femme comme elle en avait eut si peu malgré les flatteries et les attentions de trop nombreux gentilhommes.

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Alexei
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Ven Déc 29 2006, 13:23

Je peux me preter au jeu, d'imiter et de respecter les coutumes de votre peuple et l'étiquette de la noblesse, tant que cela n'ira pas en contradiction avec mes valeurs, mon honneur et mes croyances. Je n'irai pas plus loin.

Il délimitait clairement les limites de son orgeuil.

Je ne serais jamais en déssacord avec les principes de ma chère mère cepandant.

Un point important à préciser. L'autorité familiale n'était pas une chose que l'on pouvait aisément outrepasser en Russie.

Je crois qu'il est approprié pour une femme de rester humble.

Évidemment une conduite contraire à cela le déroutait quelques peu par manque d'habitude.

Vos confidences m'honoreraient, tout moment agréable est toujours partagé....et l'avidité me saisit l'âme et le corps.

Devait il lui révéler une confidence également? Il n'était pas habitué à cela. Il lui avait déja signifier de nombreuses choses. Mieux vallait attendre une opportunité approprié.

Vous ne serez pas oubliée...

Oh que non, il se demandait déja comment il dormirait ce soir sans être tourmenter par l'image de ce corps adorable convoité.

....il sera donc organisés quelques réceptions ou occasions pour que je puisse à nouveau avoir le privilège de saisir cette main tremblante et douce...si cela peut vous rassurer...
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Lun Jan 08 2007, 09:27

Le carosse pénétrait dans la cour de Fontainebleau, Athénaïs était à la fois heureuse et malheureuse de ce petit événement. Heureuse et malheureuse d'avoir échappé à la "barbarie" du Tsarévitch.
Elle échappait à toute barbarie se dit-elle ... ses "soupirants" la respectaient, Dame de France ne se bouscule pas, c'ets un fait.

- J'ose espérer que la Cour fêtera comme il se doit votre arrivée, et vous pouvez être certain que je ne manquerais pour rien au monde une fête en votre honneur... sachez que votre compagnie me sied, et qu'apprendre les us et coutûmes de la Grande Russie me plait. Le monde que vous allez arpenter est si petit que nosu ne pouvons que nous y croiser et ce sera pour moi un grand plaisir que de vous y voir, que de comparer nos usages... et faire plus amplement connaissance. Je ne sais qui je dois remercier pour avoir pu faire votre connaissance mais je trouverai bien qui remercier...

Audace, pour elle ce genre de déclaration était audacieux... Néanmoins elle n'en rougit pas... Elle fit arrêter le brillant attelage des Mortemart... Abandonna Alexeï non sans regret, lui laissa plus qu'elle n'eut du sa main.

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MessageSujet: Re: Sur la route de Paris...   Aujourd'hui à 20:20

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