1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Rencontre de la Marquise

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Alexei
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MessageSujet: Rencontre de la Marquise   Mar Jan 09 2007, 16:55

Alexei inspectait le salon, la petite pièce joliment décoré, qu'il avait choisit pour sa nouvelle rencontre avec la Marquise de Montespan. Les couleurs étaient belles, l'on était intime, la pièce n'était pas trop grande, elle ne pourrait donc faire autrement que de se rapprocher de lui!

Une table avec des coupes et du vin avaient été installés. Angélique et Edvokia se tenait debout près de lui.


-Bien...mon invitée sera la bientot... je vous explique donc votre rôle mademoiselle d'Angennes. Vous offrirez du champagne à mon invitée et à sa dame de compagnie, ainsi qu'à moi. Vous serez aussi courtoise et jolie hôtesse.

La dame en question qui est mon ivitée s'encombre d'une dame de compagnie également, moins sauvage que vous néanmoins, déja dressé ce qui est bien!

Mais elle agit comme chaperon! Cela m'irrite! Sa précense et son regard m'empeche de monter à l'assault de la marquise. Edvokia qui est quelque peu herboriste comme sa sorcière de mère...elle connait bien les plantes médicinales. Elle a donc préparer une somnifère. Il sera glissé dans le verre que vous tenderez à la dame compagnie de la Marquise! Cela est simple! Choissisez le bon moment surtout!

Puis Vous l'inviterez à s'assoir sur un fauteuil et bavarderez à l'écart, puis elle s'endormira sans que la Marquise le remarque car je m'occuperai de son regard évidament.

Puis vous boirez également un somnifère, votre regard pourrait également être indécent....pas pour moi, car je vous plairait cela est évident, mais pour la Marquise, c'est une jeune femme fort pudique, comme vous...vilaine manie qu'il me faut vous déssaprendre à toutes! Et je le ferai!

Non ,n'ouvrez pas la bouche, ne discutez pas! Obéissez cette fois! Ou je demanderais à Edvokia une potion pour vous ensorceler définitivement! Ou sont mes fleurs?


Ah les voila.

Il prit des fleurs dans un pot, en sifflant joyeusement, cela était étrange. Il en glissa une dans les cheveux d'Angélique et une à son propre manteau. Il avait fait envoyé un mot à madame de Montespan pour qu'elle vienne le retrouver, il appréhendait depuis un moment cette nouvelle rencontre. Et cette fois ci, il n'y aurait pas de chaperon! Il recouvrirait son corps de fleur.... Son plan était préparé comme un petit soldat, et il jouait au petit soldat comme un adolescent. Mais avec image si viril et prestigieuse qui contrastait étrangement.
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Mer Jan 10 2007, 12:55

Quand Athénaïs reçu le mot la conviant à un tête à tête avec Alexeï -oui, déjà dans sa tête elle osait un "Alexeï", l'excellence ou le votre Altesse reviendrait bien sûr en sa présence- elle hésita.
Alexeï avait une sorte de virilité débordante, supportant mal la contrarièté, cela la touchait, en plein coeur -est-ce bien là que...- mais cela la gènait. En fait cela la gènait que cela se sache... Non, elle n'était pas habituée à une "cour" aussi explicite, des Saint-Aignan -uhm, ne disait-on pas qu'il avait par moment des tendances le portant vers l'autre sexe ?- jouaient plutôt le rôle du soupirant malheureux, se plaçant en victime plutôt qu'en conquérant. Le Roi de France la regardait avec désir, certes... mais se contentait de lui dire du regard qu'elle était belle... Quand au Marquis de Montespan... il acceptait qu'elle le tienne loin de sa couche depuis la naissance de cet enfant peu désiré.
Alexeï agisssait en guerrier, en rustre, cela la surprennait, cela l'aiguillonnait, cela la gènait mais ne lui déplaisait pas totalement. Elle se sentait gibier en lieu et place de son rôle habituel de chasseresse. Indéniablement il était beau, riche certainement, jeune et avenant...
Il allait se soit que Mademoiselle d'Arvor serait son chaperon à ce nouveau tête à tête... bien que le petite bretonne ne se soit pas montrée très courageuse et moyennement efficace dans le carosse. Elle ne voyait pas qui pourrait l'accompagner à ce rendez-vous, Anne d'Autriche était au plus mal, et la présence de la Reine Mère donnerait un ton trop officiel à cette entrevue. Madame, uhm, il y avait bien longtemps que cette dernière ne donnait de nouvelles à Athénaïs, elle en voulait surement à son ancienne Première Dame de l'avoir abandonnée au profit de la Reine.
La petite d'Agennois, pas assez proche, sa petite Baronne de Dame de compagnie ne convenait pas non plus. Athénaïs se sentait seule dans cette cour, elle aurait voulu que François de Saint-Aignan fut présent, il l'aurait conseillée, voir l'aurait accompagnée. la présence du roué et vieux courtisan l'aurait rassurée. Elle envoya aussitôt les servantes de la Reine disponibles à la recherche de François.
En attendant, elle décida de se parer, Mademoiselle d'Arvor l'aidant à passer une robe de cour éclatante, mais la plus prude qu'elle puit trouver -comme si Athénaïs en possèdait une qui convienne pensa Narcissa-. Ses longs cheveux chatains tirant sur l'auburn furent rammassés en un improbable chignon, ils étaient en fait trop long et lourds pour être totalement domestiqués.
Elle décida d'attendre un peu que François se manifeste... et faire attendre la fauve Alexeï lui plaisait, une Dame, encore plus si elle est noble, française et belle, peut faire attendre un vague fils de Roi de Russie, non ? Elle ria à sa propre plaisanterie, sachant que son Excellence serait surement furieux de ce petit retard qu'elle estimait à ... une toute petite heure. Elle envoya un mot, par une servante, prévenir Alexeï qu'il aurait à ... attendre un peu.

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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Mer Jan 10 2007, 16:05

[c'est avec un immense plaisir que je me dédouble en cet instant solennel *aïe* je précise néanmoins que ma présence risque de ralentir fort le RP!]

C'est une soubrette dévouée qui vint prévenir, la mine basse, que madame -LA dame- de Montespan souhaitait sa présence auprès d'elle, au plus vite.
Sa présence! La sienne!

François, qui depuis quelques jours se terrait dans ses appartements suite à de mauvaises rumeurs, dont il connaissait l'intouchable auteur, en fut troublé. Fort troublé. Emu, même.
Il ne sut d'abord quoi répondre à la jeunette, et puis lui commanda d'attendre: il n'était en effet pas présentable. Il n'avait rien d'un gueux, mais l'absence de devoirs auprès du Roy ( ce n'était en effet plus son quartier de service ) ainsi que sa discrétion volontaire se faisaient ressentir sur sa toilette par un certain laisser-aller.

Il se doutait bien que cette invitation n'était pas là un rendez vous galant, mais l'affaire visant la boiteuse qui avait été laissée en suspens pouvait avoir pris un nouveau tournant dont il n'avait pas eu vent, puisque se terrant comme un lapin.

Alors le récent duc et pair se fit enfiler une perruque mieux arrangée, ainsi qu'un pourpoint de velours mauve qui se mariait fort bien, ma foi, avec les fanfreluches de ses chausses.

Enfin prêt, ayant par ses habits retrouvé une nouvelle fraicheur, le duc suivit la servante avec un sourire naissant.

C'est ainsi qu'il apparut devant la belle, la ô combien merveilleuse, la divinissime Athénaîs, un brin fringant, ayant par sa seule vue presque oublier les quolibets qu'engendrait le clop-clop de sa canne sur son passage.

Il s'inclina de suite, comme un galant épris, mais dominé par le respect qu'il éprouve pour celle sur qui il a jeté son dévolu.
Tel un Racine creusé par les sillons de l'expérience et ankylosé par l'arthrose de la sagesse (...), François considérait encore et toujours Françoise comme une Muse -parfaite, d'esprit et de corps, simplement parfaite- qui l'aiderait à trouver l'inspiration et à combler son âme de beauté, et qu'il aiderait en retour, à en perdre son souffle, à s'embellir (si c'était possible) au contact de ce soleil adoré.

Mais cela, tout le monde le sait, déjà.


-Madame de Montespan... Vous m'avez appelé, je suis là.
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Mer Jan 10 2007, 17:05

[hj : votre présence enchantera le post... même s'il faut pour cela faire attendre notre empressé Tsarévitch]

Athénaïs entendit le familier "clop-clop" se hater dans le couloir... ah, pensa-t-elle, je peux compter sur le dilligence de François et, j'ose l'espérer sur son intelligence.

- François, je suis fort aise de vous voir en mon appartement et vous remercie pour être venu si vite. J'ose espérer ne pas avoir interrompu une de vos activités, activités qui sont certainement plus importante que le défense de la vertu d'une simple dame de compagnie, si chère soit-elle à votre coeur.

Elle roucoula cette introduction, ses grands yeux noirs dans les yeux de François. Sûre de son charme, belle comme toujours.

- Sachez que l'affaire est d'importance, vous ne pouvez ignorer que le fils du Tsar de Russie est à Fontainebleau. Il convient que vous sachiez que ce noble étranger est entré au château dans mon propre carosse, enfin celui du Duc mon Père, celui du marquis faisant pitié ... mais je m'égare.
Le Tsarevitch Alexeï a été victime d'un incident rendant son atelage inutilisable, passant par la, je n'ai pu le laisser au bord de la route et l'ai invité ... à monter à mon bord. Il convient que vous sachiez que son excellence est un fort beau jeune homme que je qualifierais de .. fort entreprennant. Et c'est un euphémisme François.

Ses joues, à la commande, s'emprouprèrent légèrement, elle les dissimula derrière son éventail de soie.

- Enfin, son Excellence me fait l'honneur de m'inviter à une collation légère dans ses appartements... je crains, comment dire, que notre conversation, au demeurant fort cordiale, dans le carosse ne l'ait un peu trop séduit. Et je pense que la conversation n'est pas totalement déterminante dans le fait qu'il m'invite.

Nouvelles rougeurs délicates et jeu d'éventail

- François, je crains que ma nature féminine soit par trop attirante ... qu'y puis-je ?
Mais comment se refuser sans offenser ... et au fond, entre nous, faut-il impérativement et éternellement se refuser ?

Là, vrai et sincère rougissement, fin du jeu de l'évantail

- Je ne peux poser cette question qu'à vous, François, mon seul ami, la Reine Anne mise à part, à la cour...

Se dédouanner d'une faiblesse sur Monsieur de Saint-Aignan était certainement le mettre au supplice. Mais Athénaïs pensait pouvoir le faire... elle savait qu'elle le pouvait.

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Alexei
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Mer Jan 10 2007, 18:45

(Bien sur plus on des fous plus on rit! demon )

Pendant ce temps dans le petit Salon....


L'une jeune servente empressée et craintive tendit un mot au Duc et s'éloigna rapidement, voyant ces yeux de loups s'enflammer.

Attendre? Attendre LUI? Attendre après une femme! Décidement l'on lui prêtait des vertus qu'il ignorait totalement, non il repoussait délibérément, la PATIENCE! Cette chose paysanne et inadmissible!

Il écrasa le papier dans sa main sans s'en rendre compte. Puis il parla à voix haute:


-Comment ose t'elle me faire patienter!!?

Il jeta un regard vers Angélique comme si la jeune femme aurait une explication, et comme si elle était tout aussi fautive de cette situation. Mais il continua à parler. Et il parlait vigoureusement, sans crier, mais avec des éclats de poignards à chaque syllabe.

-Qui suis-je dame d'Angennes pour patienter moi? Pour être à la merci d'une dame, aussi adorable et désirable soit-elle?

-Me prend t'elle pour un simple courtisan, un vulgaire mendiant de ces soupirs, être à la merci de ses faveurs comme un voleur!

-Ne sait t'elle pas que faire attendre un loup affamé, c'est sonnez le signal de la chasse, que la faim du loup n'attend pas! Je comprend maintenant lorsqu'elle me disais qu'il n'y avait plus de loups en France! Sans quoi, le museau de cet noble animal, sur ces délicats talons, elle aurait appris à ce presser!

Il prit le premier object qu'il trouva à porter de main, le pot de fleur. Il le lanca contre le mur. CLAK! Il se fracassa. La servente du Duc, Edvokia se précipita pour ramasser le désordre.

-Ne bougez pas! Personne ne vous a dit de bouger!

Elle s'immobilisa figée de peur.

-Le Roi de France à bien mal discpliné les dames de sa cour. Il leur permet le privilège "de se faire attendre"... Je lui en parlerai. Si il ne prend pas garde, ce sont les femmes qui dirigeront son beau palais. Pauvre France...

Il prit son souffle. Il fallait se calmer. Se mettre hors de soi...pour une femme était inadmissible. Une faiblesse. Cela faisait le Jeu de la Marquise. Mais il n'était pas un jouet!

Il reprit une respiration froide...un regard froid, une attitude froide. Heureusement aucun messieurs n'avaient vu se léger manque discpline.? Manque de discpline? Non un éclat ardent de virilité! L'oeuvre d'art...la statue de l'homme nu dans l'entrée...le privilège de la fracasser...le privilège MASCULIN de la force. La seule loi des hommes. La seul parure qu'un homme devait posséder. Sa colère n'était que virilité.

Que la Marquise se prépare maintenant, et qu'elle tremble! Oui il voulait la voir trembler...de désir, de peur, qu'importe!


-Miss d'Angennes...vous qui êtes ma confidente et ma guide en pays étranger...( il se plut à lui donner une grande importance soudainement)...que devrais faire un Tsarévitch dans cette situation? Comment me conseillez vous d'agir? L'attendre ou partir? Devrais-je demander un fouet pour punir la Marquise de son insolence? Ou en France il y a t'il quelques règles de courtoisie qui arrêterait ma main? Dictez moi vos conseils sur la suite des choses. Quelle conduite adoptez?

Il sourit, il plaisantait bien sur, il n'allait pas agir ainsi avec une aussi grande dame, un terres étrangères en plus, mais il dit cela très sérieusement, afin de choquer Angélique, il savait maintenant comment choquer les francaises... la violence les paralysaient. Non juste le fait de parler d'une virilité sauvage suffisait en fait.

Edvokia regardait tristement ses pauvres fleurs qu'elle avait ramassé pour le Duc et la Marquise qui trainaient désormais sur le sol....
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Ven Jan 12 2007, 14:49

[ j'ai manqué quelque chose moiii ?? whistle Wink ]

Angélique souriait intérieurement, le duc enrageait, elle l'avait prévenu les femmes de la cour se font toujours attendre, c'est ce qui les rend plus désirables et leur arrivée mieux appréciée.

Et lui qui fulminait, la marquise se jouait de sa patience, c'était bien fait pour lui !
Il parlait d'oser le faire attendre, foutaise ! lui osait la faire passer pour sa servente aux yeux d'autres courtisans ! Angélique ne disait certes rien, mais dans sa tête un plan lui occupait l'esprit ! Il n'allait pas être déçu !.. ou peut être fou de rage ! encore une fois, ça ne le changera pas beaucoup !

Perdu dans ses pensées, elle n'entendit pas le duc lui parler, ni prendre le vase de fleurs qu il jeta contre le mur.
Elle sursauta légèrement, la pauvre servante, elle, était complètement pettrifiée, et alors qu'elle allait faire son travail, ramasser les pots cassés, il lui ordonna le contraire, il s'en prenait maintenant à elle aussi !
Si la marquise n'arrivait pas dans l'heure, il serait peut être amené à tuer quelqu'un pensa t elle ironiquement.

Contre toute attente, il reprit un air glacial, et se tourna vers elle lui mander conseil, comme si sa vie en dépendait.
Pourlui montrer qu'il l'avait blessé agissant ainsi, elle attendit avant de lui parler, et alla ramasser les quelques fleurs tombées par terre, il l'avait interdit à sa servante mais pas à elle, elle sentait la servante derrière elle appréhendant la réaction de son maître, mais angélique restait sereine, apportant au duc les fleurs ramassées.

Et bien pour commencer ... Hurler comme vous le faite, ne la fera pas arriver plus vite !

Elle alla vers la jeune servente, lui demandant de sortir de la pièce quelques temps, puis se tournant vers la duc la mine hautement neutre, elle voulait lui montrer que tout cela lui était égal, pendant que lui perdait tout contrôle

Ne vous avais je pas prévenues des habitudes des femmes de la cour ?..

Aussi, je ne peux être bonne conseillère en cette situation ... vous ne m'avez rien dit sur la personne concernée, ni sur la nature de votre prétendue ... "relation" !

tout du moins, avec le peu de choses que vous me dites, je vous déconseille fortement de lui démontrer quelque signe d'impatience ! Ou vous finirez hors de sa liste de favoris !..

elle le regarda froidement lui projettant en face sa colère passée, elle sa confidente ?! il faudrait le torturer pour ne serait ce que connaitre une simple petite information ! et encore ...
Et maintenant il veut lui faire partager ses histoires de coeur ( ou d'autres choses ! ), elle n'en avait cure, et voulez lui paraitre hautaine à cet instant, ces confidences qu'il se les garde pour lui, si c'était pour la rabaisser au même rang que celui de sa servante, elle préferait de loin faire la potiche aux bras d'un quelconque homme, enfin elle le pensait
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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Ven Jan 12 2007, 16:40

Ainsi c’était donc vrai ; l’affaire était urgente. Saint-Aignan crut en effet voir les signes timorés de joie ou de soulagement dans les yeux de la marquise lorsqu’il fit son entrée.
Rien n’était moins sûr, car comme l’habile courtisane qu’elle était, Athénaïs savait faire taire son faciès avec maestria, maîtrisant ainsi parfaitement l’art du faux-semblant, devenu vertu à la Cour de France.
Cependant le duc, un des plus grands et vertueux artistes de ce théâtre permanent, pouvait se vanter de savoir déjouer certains pièges et de déchiffrer les codes les plus ardus : un battement de cils pouvait pour lui signifier la plus violente des rages, et pour lui, le battement de cils de La Montespan exprimait toute la délivrance que lui apportait sa venue.
Ce pouvait n’être aussi qu’une déformation d’un esprit exalté.

Pourtant le marivaudage délicieux dans lequel elle se perdit en guise de préambule sembla le conforter dans ses impressions premières ; il était plus que bienvenu… ! Mais… que signifiait « défense de la vertu… » ? Que ? Quoi ? Comment ? Pourrait-on s’en prendre ainsi à une marquise dans cette Cour si civilisée ?

Alors François resta coi et n’osa plus bouger. Il fixait la marquise d’un regard quelque peu anxieux… il aurait bien préféré parler de La Vallière.


« Sachez que l'affaire est d'importance, vous ne pouvez ignorer que le fils du Tsar de Russie est à Fontainebleau. »


Si, en vérité (honte à lui !) il l’ignorait. Mais fou serait-il de le lui dire, aussi prit-il une expression de circonstance: une petite moue d’assentiment et une attitude d’attente.


La suite du récit lui plut un peu moins. A dire vrai, il en eut le souffle court. Athénaïs semblait elle aussi gênée par son propre discours, et dissimulait puis découvrait sans arrêt son nez derrière son éventail.
Les bras ballants s’il ne s’accrochait à sa canne, les yeux de plus en plus exorbités au fur et à mesure de l’avancée narrative de Françoise, Beauvilliers était simplement outré.
Encore, si l’on parlait du Roy ! Ou d’un duc ! Ou de n’importe qui ! Mais pas d’un… barbare oriental !


Il était si bien scandalisé que la phrase finale sensée se faire de miel en le désignant comme un ‘ami’ passa sous son nez sans qu’il put la sentir.


-Madame!

Commença-t-il, contenant toute la virulence que faisait naître en lui pareille histoire…


-Madame, je vous en prie ! Les Russes ne sont que des hommes grossiers, violents, vulgaires et cruels.

On connaît la répugnance de François pour tout ce qui ressemblait de près ou de loin à du grossier, du violent, du vulgaire et du cruel.


-…Vous savez tout cela, n’est ce pas ?
Dans toute l’Europe ils sont considérés comme des barbares, et à juste raison. Alors si ce peuple est ainsi, je n’ose m’imaginer les mœurs de leur Tsar. Je ne peux que vous intimer la plus extrême prudence et la plus fraîche distance avec cet homme.
Gardez vous bien de vous laisser dominer, je ne le connais point, je vous l’avoue, mais je tremble à l’avance de ce que pourrait vous faire cet homme, et de ce dont il pourrait se vanter à la Cour.

Oui, Saint-Aignan avait peur, mais il aimait également peindre un portrait diabolique de cet homme car il se sentait vexé qu’un étranger, qu’un rustre ait les faveurs de celle qu’il n’oserait jamais même penser toucher.
Il ne voulait pas la savoir salie, et tout cela pour rien, non, il n’en était simplement pas question.


Enfin, il sembla retrouver son calme habituel, et rentrer de nouveau dans ses gonds. C’est vrai qu’offenser le fils de La Russie, même si c’était pour préserver l’intégrité de la plus belle dame de la Cour, n’arrangerait sans doute pas les affaires de notre bon Roy.

Aussi faudrait-il jouer finement. Finement, pour convaincre Françoise qui ne semblait pas renâcler à l’idée de passer sous la courtepointe de monsieur, finement, pour ne point vexer le prince au point que toutes les Russies ne viennent aux portes de notre bon pays nous chercher noise.

Mais enfin, on ne peut cueillir ainsi la fine fleur française sans une Cour assidue ! Apparemment, celui là y était arrivé. Ce n’était pas des méthodes !


-Oui, Madame, je pense qu’il faut se refuser. Le faire attendre… le faire espérer… éternellement. S’il le faut, s’il devient trop pressant, j’irais jusqu’à lui chercher dans l’ombre une dame à sa convenance pour combler ses appétits.

Tout sauf vous !

François s’approcha d’Athénaïs, cherchant peut-être par là à donner plus de poids dans ses dires : oui, il s’inquiétait réellement.

Comment réagirait Sa Majesté s’il apprenait la chose ? Leur entreprise serait définitivement perdue…
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Ven Jan 12 2007, 17:08

La Marquise, en partie, s'amusait, si François avait pu voir son reflet dans un miroir quand elle lui avait naïvement affirmé qu'il ne pouvait ingnorer que le fils du Tsar...
Elle s'amusait aussi quand il pris son air courroucé quand elle avait évoqué d'un air si candide pouvoir céder à cet ... autre.
Jamais elle n'avait été aussi loin dans le le marivaudage avec Monsieur de Saint-Aignan, mais elle y prenait goût.
Mais, bon, s'amuser n'est pas tout. Il fallait une solution.


- Cher François, si cher ami, si je conçois fort bien que dans ces contrées reculées de l'est la galanterie soit quelques peu différente de nos pratiques de Cour, je ne sais s'il est opportun de froiser un fils de prince rêgnant.
Je ne peux lui refuser une visite sous pretexte que je suppute qu'il y ait manifestement anguille sous roche voir mauvaise attention... encore que... non, je vous taquine, mon ami.
Vous admettrez que je ne peux éviter l'entretien sollicité, ce Tsarevitch, Alexeï, c'est un peu moi qui l'ait introduit ici, c'est même totalement moi ...
Et puis, imaginez que sa mission soit officielle, et qu'il vienne à se plaindre au Roi qu'une petite Marquise, soit, fille de Duc, mais petite Marquise, lui ait fait offense, que penserait de moi le Roi ?
Je pense qu'il y va de l'honneur des Dames de France de m'y rendre, mais, et là le mais est énorme... Imaginez que celui que vous décrivez comme "violent" voir "cruel" se permette...

délicieux rougissement

- Se permette quelques attitudes que notre morale réprouve... Je pourrais, je devrais refuser... mais que puis-je contre la violence brutale, moi ?

Joli geste, bras écartés, laissant voir la faiblesse d'Athénaïs et sa gorge parfaite, sa taille de guèpe ...

- Que puis-je faire, y aller, certes mais comme une simple biche offerte au loup des steppes ?

Une biche, tiens, jamais Athénaïs n'avait pensé à ce charmant animal comme image à s'appliquer, chatte, oui, mais biche... Songeuse, elel perdait un peu le fil de sa conversation, mais cet air songeur pouvait tromper.

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Alexei
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Ven Jan 12 2007, 18:25

-Vous ne m'aidez pas Madamoiselle d'Angennes. Vous êtes odieuse. J'aurais aimé entendre un conseil avisé et vous m'en privez. Avez vous oubliez ce pourquoi je vous ai offert mon bras?

Avait-t-elle deviné qu'en fait il se moquait d'avoir un conseil, car il était capable de décider seul. Mais entendre un autre avis parfois, pouvait permettre à la sagesse d'être plus fluide, d'apparaître, de compléter une pensé, d'écarter une hésitation. Elle voulait en savoir plus? Elle était contradictoire songea-t'il. Que voulait t'elle réellement au fond?

Il prit une fleur...l'observa sous divers angle. Comme si la fleur détenait toute les réponses qu'il cherchait désormai.

"tout du moins, avec le peu de choses que vous me dites, je vous déconseille fortement de lui démontrer quelque signe d'impatience ! Ou vous finirez hors de sa liste de favoris !.."

Vous ne comprenez pas Miss d'Angennes, je ne cherche pas à être sur une liste de favoris d'une dame aussi belle ou prestigieuse soit-elle. Croyez vous que cela plait vraiment à Dieu et que paraitrai plus glorieux devant lui? Mon sang est au dessus de ces jeux de cour. J'ai une image à préserver certes...mais mon âme aspire à quelques horizons beaucoups plus grands... je n'attend pas cette dame uniquement pour lui sauter dessus comme la bête sauvage auquel vous pensez... si je voudrais seulement combler mon corps je vous aurais déja prise...à cet instant, à cet endroit. Que vous le vouliez ou non.

Des horizons déja perdu...Alexei... tu n'es que le deuxième... Tuer Dimitri? Son frère? Le fracticide était défendu par Dieu. Et hériter du trône de l'Empire par des méthodes d'assasins...aurait été la honte ultime...mieux vallait mourir sois-même. Si jeune...et déja plus d'avenir...la France l'userait il le sentait...mieux aurait valu partir pour les grandes plaines de Sibérie, méditer dans cet univers ou le froid était votre seul compagnon et l'ennemi mortel.

l Il s'était assis, perdu dans ses pensées nostalgiques. Voila ce qu'il arrivait quand on était patient! L'on réfléchissait trop, et inévitablement on s'affaiblissait, car un homme n'avait pas besoin de trop réfléchir. Et maintenant patienter ou non? Quel dilemne! Que d'implications...

Il respira. Il devait être lui même. Il expliqua.


-Je ne puis attendre, je suis Duc et fils de Tsar. Dieu lui même m'a baptisé. L'aura de prestigise que j'ai hériter et qui est aussi celle d'un pays choisi par Dieu, ne peut souffrir d'entorse à son encontre. Pour cela je dois renoncer à certains de mes désirs même. Je ne peux attendre qu'une personne de rang supérieur à moi. La Marquise de Montespan devra le comprendre...et j'espère qu'elle comprendra que mon coeur n'est pas en colère contre elle. Je sacriferai peut-être mon rang de favori sur sa liste comme vous dites, mais pas ma dignité car alors je serais disgrâciez auprès des miens... Madame de Montespan verra aussi que je ne puis être qu'un simple favori et que les règles du jeu ne sont pas les mêmes désormais.

-Vous resterez pour lui expliquez dame d'Angennes. Avec toutes les autres paroles approprié qu'il faut prononcer. Sans quoi je paraitrait insolent que de lui laisser qu'une simple servente en mot d'explication. L'éclat de votre rang, soulignera l'importance que je lui porte, n'oubliez pas de souligner votre importance auprès de moi afin qu'elle comprenne que mon geste n'est pas insolent, car je dois maintenant tout ce temps me passez de votre charmant compagnie. Je compte sur votre habilité habituelle.

Il lui prit le visage entre ces deux mains, tendrement, doucement, comme si elle était une fleur. Comme une caresse. Alors sa prise se ressera autour de son menton,

-Mais ne me décevez plus... Que la Marquise soit toujours éprise de moi malgré cette situation fâcheuse est maintenant votre tâche. Si jamais elle venait à penser que je ne la désire plus... Vous auriez ma mort sur la conscience...

Il était cynique. Mais Sa voix était une sorte d'avertissement. Tout rôle était déplaisant à jouer parfois...courtisane..Tsarévitch... qu'elle considère cela désormai.

Il se dirigea vers la porte, sa cape et ses gants qui reprenaient leur place. Il parla d'une voix forte et sans hésitation.

-Vous direz à la Marquise que j'ai profiter du temps perdu pour aller hardiment conquérir quelques parures pour sa main ou quelques royaumes pour ces enfants. Peut-être aussi pourrez vous lui apprendre la patience également... encore que je préférais que vous lui apprenez la célérité. Certaines choses n'attendent pas...n'en déplaise aux règles de courtoisies de cette cour...mais je ne suis qu'invité et je profiterai de mes privilèges. Un invité n'attend pas, encore moins un Tsarévitch.

Il ouvrit la porte et la franchit.

-Je vous souhaite malgré tout une bonne journée dame d'Angennes... Ce n'est qu'a regret que je vous quitte, et je suis sincère. Je vous envoi rapidement un gentilhomme pour égayer votre compagnie, une dame de votre rang ne serait n'avoir aucun homme viril à ce délicieux poignet et souffrir de sollitude.

Toute sa superbe qui avait été ébranler un moment, il l'avait reprise. Mais à quel prix? Il aurait voulu tant voir la Marquise...elle était si appaisante pour son âme...mais il ne pouvait pas supporter l'humiliation. Il avait dit à Angélique un jour. "Vous ne savez rien de la fierté, tant que votre âme n'est pas possédez par elle."

(Si tu veux postés à la volée sur mes paroles Angélique c'est ok, je suis conscient d'avoir bouger rapidement dans ce rp, aussi je suis encore sur le pas de la porte.)
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Ven Jan 12 2007, 20:11

Et vous, auriez vous oublié le but de ma présence auprès de vous ?!

elle ne comprenait plus rien, que cherchait il avec tout ça ? Lui prouver qu'il était digne, la fierté lui rongerait elle le coeur, au point d'en oublier tout le reste ?
L'ambassadeur lui avait prédit un rôle de guide, pas celui d'une nourrice ! Il voulait qu'elle reste ici affronter la marquise, sa favorite, mais à quoi tout cela rimait il ?
Elle aussi avait sa fierté, mais il était tellement odieu que son rang aveuglait son âme, il ne prenait plus temps de faire ce que son coeur lui dicté, sa fierté toujours coupable

Je ne pensais, en vous accompagnant, servir d'entremetteuse entre un duc et une marquise !

Elle sourcilla légèrement la mine agacé, que cela se finisse rapidement, ainsi elle n'aurait plus de compte à lui rendre, il en finirait ainsi de son tourment car cet homme aimait se jouer d'elle et cela elle ne pouvait l'accepter, quitte à retourner dans son cher salon sans trésor !
Encore plusieurs jours avec lui et elle ne pourrait plus se contenir, il fallait que quelqu'un lui apprenne réellement la sociabilité et l'humilité !

Et maintenant il l'a prenait pour une sotte, se croyait il vraiment intouchable ?
il osait caresser son visage, elle était à deux doigts de tourner son visage, s'enfuir sans rien dire, lui devenir inconnue, mais son corps ne répondait plus elle restait plantée là, aucun son ne sortant de sa bouche, elle voulait, elle voulait...

Déjà il commencait à partir, il se tenait à la porte, il le fallait !
Elle commencait à avancer vers lui mais s'arréta hésitante
N'en tenant plus un pris un verre contenant encore un fond de vodkja et le lanca contre la porte qui commencait à se refermer et elle hurla comme pour mieux contenir un autre sentiment

Pour qui me prenez vous ?!
Je ne suis pas une suivante ! et si vous voulez faire passser un message à cette marquise, et bien se sera sans moi, je ne suis pas là pour vos muses


Elle commencait à passer à la même porte que lui, décidée d'en finir là avec ce fils de tsar, recouvrir sa dignité et ses convictions d'antant

Je suis fille de marquis, je n'ai d'ordre à recevoir de quiconque, aucun dieu m'a baptisé mais la lignée de mon père s'en ai chargée, et jamais je ne laisserai quelqu'un le baffouer sous aucun prétexte, je suis digne descendante et son nom je veillerai à ce qu'il soit respecté comme il ce doit

elle se tourna vers lui, pensant que ce serait peut être la dernière fois, son visage, son corps, sa virilité, et le respirait comme une odeur que vous ne voudriez oublier, car pour sûr elle ne pourrait se séparer rapidement de son image, mais il le fallait, son arrogance cachait tout son potentiel

aussi si votre comportement ne change, je me vois dans l'obligation de vous quitter, non sans regret, mais pensez bien que je veillerez à ce qu'une remplacante se joigne à vous

Elle était blessée, il voulait lui envoyer un jeune homme, comme un lion auquel on donnerait pour repas un animal déjà mort, cela ne pouvait continuer ainsi, elle s'affamerait et se rendrait encore plus faible, sa tête l'appellait à la raison mais pourtant cela l'attristée tant de devoir partir ainsi


Je vous souhaite moi aussi une belle journée

Elle ne le regardait plus, elle se retourna rapidement, si elle restait là elle allait faire demi tour, craquerai pour mieux s'affaiblir, sa fierté s'eintdrai elle ne serait plus que ...
elle ne voulait pas y penser, d'ailleurs elle ne pouvait plus penser, il embrumait son âme
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Alexei
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Ven Jan 12 2007, 20:44

Il se retourna. Il s'approcha d'elle et lui pris la main. Puis il éclata.

Vous n'y êtes pas! Vous aurais-je offensé, votre rang ou votre personne? Si vous seriez une servente, je ne vous parlerai même pas! Ou avez vous pêcher cette ignoble idée? Ayez plus d'amour propre de votre personne je vous prie...ignorez ces idées. Vous ne serez jamais servente.

Je vous livre mes émotions, mon coeur et mes soucis, et vous vous y voyez offense, méfaits et fierté vilainement déplacé! Quelle honte!

Je vous ai traiter selon votre rang. Un geste et je dépose à vos pieds tout ce que vous désirez. Richesse, prestige, hommage, que sais-je! L'on vous envie, et le Roi lui même aura bientot le plaisir de vous appercevoir à mon bras...La cour vous découvrira sous un angle nouveau.

Vous me déplaisez, vous lui déplaisez également. Vous êtes sujette.

Oh certes la tâche de sujette est bien ingrate! Mais celle de Seigneur tout aussi croyez moi...vivre sans pouvoir vraiment vivre, vivre pour que d'autres puisse trouver quelques significations à leur misérable vie!

Ce que vous refusez c'est d'inclinez la tête...vous aimez que l'on vous plaise, mais plaire cela vous aimez moins, ou seulement en souriant peut-être! Vous aspirez à être une personne plus adorable, excellante et digne, sans vous réfugiez que dans votre simple beauté, mais vous refusez d'en faire les efforts...de souffrir, de payer le prix! Car tout à un prix...même moi Dieu me le fait payer tout les jours avec ce mal infâme qu'il refuse d'exorciser!

Il respira. Il en avait trop dit...Il continua néanmoins.

Oubliez cette dernière réplique...

Vous n'aimez pas les ordres? Soit voyez y une faveur exigée! Mais lorsque l'on est dans une suite il y a des obligations auquel on doit se plier...! Envers le Sang et Dieu. Il faut apprendre à répondre à une faveur sans baisser la tête...tout est dans cet art à votre rang.

Que pensiez vous donc, quand vous avez acceptez ce role Mademoiselle? Que vous seriez l'object et la dame de mes pensées, et que plierais le genoux et mes voeux envers vous? Vous vous méprenez! Vous étiez là pour m'aider! Mais de simples irritations suffisent à vous faire reculer. Je vous croyais plus forte.

Vous voulez me quittez? Soit abandonnez Dame d'Angennes.... l'opportunité et le défi était pourtait à votre taille et vous aviez à y gagner.... vos rêves étaient à votre portée peut-être plus même....

C'était l'Apocalypse que ce duel de personnalité. Mais le déferlement d'émotion était libérateur... La colère était maintenant envolé. Alexei respirai.

-Angélique...je...

Il murmura son prénom dans un souffle appaissant et fatigué. Il voulait qu'elle se calme également. Il devait convenir qu'il avait sous-estimé Madamoiselle d'Angennes. Elle était d'un fer assez solide, mais comme une épée que l'on forgait, elle avait encore à être travailler. Tout homme désirait l'épée la plus merveilleuse.

Mais qu'elle elle allait aussi également trop loin. Comment lui dire maintenant?
Il la retenait par le poignet. Mais il la relâcha.

-Nous avons des mises au point à faire je crois....Souhaitez vous en discutez ou désirez vous toujours me quittez? Vous êtes libre de le faire...mais je serais...profondément chagriné...de vous voir...disgracié.

Comme il était difficile d'être désolé et de l'exprimé. De vouloir la retenir sans lui avouer aucune faiblesse. La Dignité avait un prix terrible.

Il la regardait sans l'attaquer du regard pour une rare fois. Pourtant il le savais désormai, il ne supporterai pas qu'il la quitte. La fierté allait le détruire... Il se maudissait lui même. Mais il la regardait, était-ce seulement la fierté qui le retenait? Il avait peur de ces émotions...son visage le trahissait et il en tremblait presque...

L'arrogance vous irrite n'est-ce pas? Et vous ne savez pas comment vous en libérer pour éclaircir les éclats de votre âme et garder votre sérénité si merveilleuse. Laissez moi vous aidez... je peux vous apprendre si vous le désirez... Je n'aime pas faire ce genre de pédagogie habituellement mais puisque vous le faites pour moi je peux vous le rendre.

Il essayait de chercher une réconciliation malgré lui. Pauvre toi Alexei... éloigne toi! Criait sa raison. Mais sa raison était moins puissante en ce moment...moins puissante que l'éclat de leur yeux affaibli mais plus brillant par ce déferlement d'émotions.
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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Sam Jan 13 2007, 10:01

Devant la folâtrerie évidente de la marquise, qui se permettait de plaisanter sur un si grave sujet, François se sentit soudain ridicule.
Tous deux ne voyaient pas les choses de la même manière, et jamais Saint-Aignan n'aurait pu dénigrer la manière de penser d'Athénaïs.

Elle utilisait l'esprit légendaire des Mortemart pour faire passer tout le sérieux de ses inquiétudes sous du badinage tout féminin, tout courtisan.
François s'efforçait de tailler à la hache l'écorce du discours pour n'en garder que le coeur: il faisait ça parfaitement, depuis le temps qu'il y était rompu.

Théâtralement, Montespan alla jusqu'à mettre en scène sa faiblesse en écartant ses frêles bras, dévoilant son décolleté exquis et sa gorge vulnérable au pauvre duc, qui baissa pudiquement les yeux.
Il n'allait pas jusqu'à en rougir, car, habité par le souci présent, il n'en était plus à jouer les futilités des midinettes-galants... cependant, la marquise savait pertinemment à quel point il était sensible à ses atours, et il se doutait qu'elle en jouait consciemment.


Et alors que les rideaux filtraient de beaux rayons glacés qui flirtaient avec les joues rosés d'Athénaïs, François se demandait s'il serait capable de la défendre face à un jeune homme vigoureux. Il n'était plus de premiere jeunesse... Sa présence servirait-elle à quelque chose ? Dissuaderait-elle à elle seule le Tsarevitch de toute tentative sur son adulée ?
Esperons que s'il faille intervenir, ce soit à coup d'esprit...
Et puis, était-ce vraiment là où voulait en venir la marquise ? A se faire accompagner ?

Toujours soucieux mais calme, cette fois, François reprit:


-Est-ce que la présence d'un vieux bouc aux cotés de la biche durant son escapade dans les steppes rassurerait madame ?


François n'ajouta rien. Le vieux bouc connaissait bien le Berger Couronné, ainsi, c'était peut-être un moyen de rendre la visite plus... moins... oh, certes, toujours légère, St Aignan n'était pas homme à rendre les conversation lourde et formelle (au contraire) mais plus... civilisée, peut-être. François était les yeux et les oreilles du Roy, le Tsarévitch le saurait dès son entrée, peut-être se tiendrait-il droit, alors.
Et puis, diplomate comme il l'était, il saurait délier sa langue sans choquer son Altesse...
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Sam Jan 13 2007, 13:59

Alos qu'elle se retournais elle sentit la main d'alexei la retenir, pourtant son corps lui dictait de s'enfuir, courir à toute jambe pourvu qu'ils en restent là.

Mais elle ne fit rien elle restait là, lui tournant le dos pendant qu'il lui parlait.
Il essayait de la faire changer d'avis, jamais il n'avait encore osé lui faire comprendre qu'elle devait rester à ses côtés. même si sa fierté l'empêchait de s'excuser elle comprit qu'il avait besoin d'elle, mais serait elle assez forte pour faire face à ces exigences

Je ne pensais pas occuper vos pensées loins de là, mais je ne pensais pas non plus devoir affronter vos états de coeur.

Aussi ce que vous me demandez de faire aujourd'hui, ma fierté et mon rang me l'interdisent

J'ai tenu ma place jusque là mais là je crains fort de ne pouvoir vous servir


Elle pensa à ce qu'il lui avait dit, il venait de lui dire une chose qu'elle n'oublierais pas.
il semblait souffrir, pas sur lui mais à l'intérieur, pendant que son corps criait sans cesse à la victoire, son âme hurlait de douleur, et là ce grand duc lui apparaissait sous un autre jour comme une évidence.

Pourquoi n'avait elle pas compris, pourquoi n'avait elle pas essayé de le comprendre même si sa carapace était aussi dur que les murs d'une maison, à force de taper dessus les fondations risqueraient de s'écrouler, et aujourd'hui une faille s'était entrouverte

Mais elle ne voulait lui démontrer de la pitié, une chose dont elle détestait;
Elle prit simplement sa main entre les siennes comme le feraient deux amis et osa lever les yeux vers les siens doucement emplis de tendresse

Alexei ... Je suis désolée si je vous ai peiné
La fierté nous aveugle et la colère nous fait dire des choses que l'on ne voudrait


S'apercevant de leur proximité elle détacha son emprise, elle aurait ellement voulu qu'il se libère de ce poids transparent, mais son rang le lui interdisait,
Dès lors elle décida de rester à son service, peut être un jour lui révèlerait il le sens et le pourquoi de cette faiblesse qu'il s'interdisait à montrer
Elle voulait se conduire en tant qu'amis, mais elle savait que trop vite il la remettrai à sa place, fallait il qu'elle risque une nouvelle fois de se brûler les ailes ...
Elle reprit un peu de distance

Monsieur Ce n'est point votre arrogance qui m'irrite mais votre silence.
Comprendriez vous un jour ...


elle ne finit sa phrase mais continua de le regarder comme si c'est yeux pouvait trahir son corps, comme si elle pouvait y déceler ce poignard qui le menace
Elle, elle comprenait, leur chemin s'était croisé, une sorte d'entité peut être, elle ne devait l'aimer mais se devait de l'aider, elle le resentait au fond d'elle même si lui restait encore sourd à cet appel, elle attendrai, elle patienterait ...

Partez maintenant, nous nous reverrons plus tard

elle mit fin à cette atmosphère pesant qui les approchaient tout en les éloignant.
elle garderait ce secret au fond d'elle pendant qu'il reprendrait sa place, ce moment restera l'unique moment où ils se seront parlé ainsi, l'émotion avait pris le pas sur la raison, jamais plus il en serait ainsi elle se le promi
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Lun Jan 15 2007, 09:38

Athénaïs était assez fine pour comprendre que François de Saint-Aignan, même s'il la trouvait toujours aussi exquise, commençait à se lasser de son jeu... Dommage, se dit-elle, ces jeux de marivaudages galants étaient un de ses seuls plaisirs. Mais, soit, s'il le souhaite.
Elle repris donc une digne attitude, plus posée et moins poseuse.

- François, j'avoue que vous présence, justifiée en tant que diplomate officiel, pourrait, ne peut que me rassurer. Si je sais jouer à la rouée courtisane, j'avoue savoir aussi quand le jeu va trop loin et je crains que rapidement le jeu ne s'embale avec ce visiteur venu de l'est. Vous savez que nous avons plus qu'intérêt, moi encore plus que vous, que je sache tête garder, et corps conserver pour un autre... Un autre qui tarde, soit, mais un autre qui m'apporterait un autre statut que celui de maîtresse du moment d'un fils d'un roi lointain.
Je ne vous voit pas comme un vieux bouc, François, mais comme un cerf expérimenté, un de ces chefs de harde, habitué à combattre, pas par la force, soit, mais en France, à Fontainebleau, l'esprit me semble encore plus puissant que la force brute, ou c'est à n'y plus rien comprendre.
J'ai fait promesse au Tsarevitch d'être un guide pour lui en cette Cour, quoi de mieux pour lui que de lui présenter un diplomate, un courtisan qui a ses entrées auprès de Louis le Grand ? Peu ont ce privilège même si tant et tant s'en vantent ...
Enfin, vous vous êtes toujours mis sur les rang pour être mon protecteur, François, j'ai besoin de vous me sentant en péril... Vous savez que je vous rendrai la pareille dès que je le pourrai, et vous savez que je crois fortement le pouvoir un jour.


Là, François devrait y trouver son compte, et ne pourrait la décevoir.
Au fond d'elle Athénaïs avait un regret, un regret de ne pas pouvoir, pour son avenir céder à un jeune homme qu'au fond d'elle, une petite source désirait. Mais la raison voulait qu'elle ignore cette petite source pernicieuse, et Athénaïs savait raison garder quand son avenir était en jeu.

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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Lun Jan 15 2007, 23:56

Quelques choses venaient de changer au fond des yeux d'Angélique. Bien au mauvais? Il détestait ignorer quesque c'était! Il cherchait à la percer à jour en scrutant le plus profond de ces yeux. Mais elle se dérobait... elle cachaient bien ses pensées! Mais il revint vite à ses propres esprits...était il si important de savoir la pensée de la jeune dame? Non... bien d'autres choses comptaient bien avant cela...

Elle pris sa main...gentiment, tendrement, non il ne fallait pas qu'elle lui touche ainsi! L'on aurait dit un geste d'une soeur à un frère, d'une mâitresse à un amant, d'une bonne chrétienne à un mendiant, d'une mère à un fils, un de ces gestes aimaibles mais qui signifait un ascendant affectif entre eux...émanant désormais d'elle puisqu'elle en prenait l'initiative. Mais il était incapable de la repousser fermement, persuadé qu'avec le temps, il rétablirait les choses comme il le fallait!


Je ne suis n'y peiné, n'y en colère...et je n'ai rien d'un aveugle...car je vous vois vous, splendide et radieuse, la cécité ne peut venir que si l'on vous regarde trop.

Mon silence? Le silence est très précieux dame d'Angennes, c'est un refuge mais aussi une arme. Il convient de ne pas être bavard pour un homme d'action. Pour une femme, un baiser est la meilleur facon de se taire tout en disant tout... mais je vous épargne cette demande...pour le moment...

Il souria machiavéliquement. Elle lui dit de partir. Il hésitait. Il était un peu déconcerté. Il cherchait à se resituer dans l'action et le temps.

Il retourna dans le salon.

...entrez dans le salon mademoisselle d'Angennes, si vous restez dans le pas de la porte les mauvaises langues pourront murmurer des affreuses rumeurs... je dois me raifrichir un moment... détournez le regard si cela vous gêne...bien que je vous crois plutot curieuse...

Il y avait un petit bassin avec de l'eau fraiche. Il retira d'un geste sa veste et sa chemise. Sa poitrine était dénuder. Il s'aspergea le visage d'eau frâiche, tel un guerrier la veille d'une bataille dans son camp. Cela fit un bien fou. De sentir l'eau frâiche sur sa peau...brrr. Quel délice.
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Mar Jan 16 2007, 13:28

Athénaïs ne laissa pas à François le temps de répondre, il fallait y aller, elle pris en elle tout son courage. De plus, elle ne marchait pas à la mort, au fond, elle aimait bien Alexeï, un garçon un peu rustre, mais il l'avait respectée, même s'il trouvait sa façon de faire déconcertante, voir ingérable.
Qui plus est, le pire l'était-il vraiment ? Oui...

Donc ils sortirent à deux des appartements de la Reine Mère et sans flaner se dirigèrent vers ceux qui avaient été attribués au fils du Tsar. Athénaïs passait délicatement, mais dignement dans ces couloirs où chacun observe son chacun, le bras donné à François de Saint Aignan, affirmant par là leur intimité. Elle était fière de s'afficher aux côtés de celui que beaucoup craignaient, que chacun savait proche de Louis, que chacun savait en faveur, elle qui n'était que belle et favorité d'Anne d'Autriche.

Elle n'avait cure que d'aucuns voient en eux le barbon et la belle, elle appréciait François, un ami, un ami de Cour, chamant et fidèle envers celle qu'il voyait encore comme favorite en présomption.

D'un bon pas, ils arrivèrent dans l'aile qui abritait les appatements d'Alexeï... et se firent annoncer.


[hj : me donner l'occasion de voir le beau tsarevitch torse nu ne se manque pas]

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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Mar Jan 16 2007, 18:06

Saint-Aignan n'eut pas le temps de répondre devant la tempête Montespan: il fut soufflé et entraîné par sa volonté et sa force de caractère.
Cependant, il n'en pensait pas moins, et il était sûr que Françoise avait remarqué son changement de physionomie, le coin de son oeil humide.

Il fut d'abord touché, lorsqu'elle le compara à un cerf, cet animal majestueux et fier (qu'il était pourtant certain de ne pas être... il se voyait plutôt comme un doux cocker).

Ensuite, il fut émerveillé par sa présence d'esprit (venant de sa Belle, il s'émerveillait de la moindre des choses des plus évidente : bien sûr qu'Athénaïs avait de l'esprit!), quand elle lui exposa l'utilité de sa présence. Ils s'étaient compris.

Enfin, il fut ému par sa promesse de lui rendre un jour la pareille à ses efforts. Promesse de Cour, certes, promesse de circonstance, promesse éphémère, mais dite avec une telle conviction qu'elle ne pouvait que partir d'un sentiment de reconnaissance.

Au fond de lui, François lui assura qu'il ne voulait rien en retour, et qu'il était satisfait de n'être que l'homme de l'ombre qui lui offre son bras.

Son bras, qu'elle prit avant même qu'il n'eut le temps de le lui déclamer, de lui dire que si son aide n'était jamais gratuite, elle était largement payée par son sourire et sa voix chantante, par ses jeux de mots et jeux d'esprit, par la vie tourbillonnante qu'elle lui faisait vivre.

Il marchèrent dans les couloirs aussi fiers que deux coqs, ou qu'un cerf et une biche, levant le nez et le menton afin de ne pas sentir l'odeur nauséabonde des quolibets qui franchissaient quelques fois le filet de respect que l'on avait pour eux deux.

Devant l'huis qui les séparaient encore du fils des Russies, François se sentit soudain anxieux: il devrait improviser.
Et même s'il était rompu à l'exercice, toujours le même, chaque fois était une nouvelle fois et comme la première, une petite graine de trac germait dans son coeur; La future plante était d'autant plus nourrie et arrosée que l'enjeu était important...
Le but du jeu consistait alors à ne rien laisser paraître.
Et pour le coup, François y arrivait très bien.
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Alexei
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Mer Jan 17 2007, 17:36

La porte s'ouvrit avant mêmes qu'Alexei et Angélique puisse prendresleur souffles! Alexei avait encore les mains dans l'eau, et l'eau coulait sur sa figure. L'on annonca.

-Mme la Marquise de Montespan et sa suite!

Par la Barbe du Grand Patriache! Il avait presque oublié que la Marquise venait! Un homme qu'il ne connaissait pas l'accompagnait. Il jeta un oeil à sa tenu. Singulier hum! Il s'autorisa un sourire. Pendant une seconde la honte l'envahit, mais il retrouva vite la mentalité Russe et Virile. Son corps était beau et puissant, et digne d'être montrer...voir adorer, bien que le mot adoration sonnait comme un terme paien! Il méprisait tout ce qui ne baissait pas la tête devant Dieu. Il n'y a qu'un seul Dieu.

Et puis cela serait un avant-gout amusant pour la Marquise, un avant-gout destiné à la faire frémir. Il bomba donc le torse légèrement dans la direction des nouveux venus et les regarda afin de souligner respectueusement qu'il les avaient appercu. Mais il continua machinalement ce qu'il avait déja commencé. Il s'aspergea à nouveau le visage et ensuite parla:

-Oh Madame la Marquise...Madame de Montespan. Je suis ravi et honorer de vous rencontrer à nouveau...malgré quelques fâcheux... (il laissa ce mot suspendu un moment, pour signaler une irritation)...retards. Vous me voyez donc en train de me raifrichir. Oh certes la saison est fraîche, mais en mon pays il fait encore plus froid à ce temps de l'année.

Il fit quelques pas en s'essuyant le visage avec une petite serviette.

-Vous n'êtes pas venu seule, quelle charmante initiative. Je suis désolé monsieur de vous surprendre ainsi par la vue de mon corpus. Mais Madame de Montespan s'est fait attendre pour mieux préparer le sien je crois... Je n'aime pas attendre... (sa voix était plus froide, et il s'adressait à l'homme, mais en fait il dirigait ces reproches vers la Marquise)... l'attente n'est pas pour un invité, encore moins pour un fils du Tsar. En Russie nous aimons la ponctualité. Je suis sur monsieur que vous convenez avec moi la valeur de ma position et de mes arguments. Je ne voudrais pas que cela se reproduise. (il fronca une dernière fois les sourcils avant de les détendrent.)

-Bien, ceci étant régler... (sa voix était puissante et autoritaire) Je dois me faire présentable je crois. (il reprit un ton naturel.) Oh miss d'Angennes, je vous prie humblement de venir m'aider à me revetir de ma chemise et de mon veston, il nous faut sauver la pudeur je crois. Vous seriez très bonne de m'aider. (il la regarda gentiment sans son arrogance habituelle.)

Il appréciait aussi la ruse, la Marquise serait sans doute jalouse de voir une autre femme venir l'aider à se vêtir.

-Madame la Marquise , Monsieur, connaissez vous Miss d'Angennes? C'est une personne très charmante et intelligente, donc j'ai jugez bon de vous faire aussi partager sa ravissante compagnie. Je suis honoré de vous la présentez. Miss d'Angennes voici mon invitée...la Marquise de Montespan.

Il glissa sa chemise sur ces épaules, mais attendit l'aide d'Angélique pour l'attacher convenablement. Il leva tranquillement les bras.

-Vous avez aussi apportez un invité chère dame... très bonne initiative, je n'ai malheureusement pas l'honneur de connaitre cette personne. J'aimerais que vous nous présentiez. ( Il était impératif mais doux néanmoins) Cela doit être un fameux homme pour qu'il ait l'honneur et le plaisir de tenir ainsi votre bras...

Il regardait son bras, avec une légère jalousie et fureur dans ses yeux. Cet homme était donc des amis d'Athénaïs, pour être aussi proche d'elle. Il n'aimais pas les imprévus, mais cela ne l'effrayait pas. Mais il souhaitait aussi que cette main masculine, lâche immédiattement le bras de la Marquise. Comment osait-il... Il jeta son regard sur l'homme, une certaine noblesse dégagait de lui. Intéressant.... Mieux valait avoir un adversaire digne, qu'un adversaire pitoyable. Mais l'homme ne serait pas nécessairement son adversaire, à condition qu'il laisse Alexei "chasser" Athénaïs comme il le désirait.

-Sinon chère dame. Je suis très ravi d'avoir à nouveau le privilège de croiser votre regard et de soupirer après ces mains si parfaite, comme l'éclat entiers de votre personne. La beauté n'a de rivale qu'en vous, et la beauté est aussi définis par vous. Votre dualité est pour moi un terrible dillemne. J'espère que vous vous portez bien? Sinon un mot... et je me fait le défenseur de votre humeur.

La derniere phrase était prononcé avec ces intonations si viriles, et sous-entendait qu'elle pouvait diriger l'aggresivité d'Alexei dans la direction qu'elle désirait. Mais par contre que cette aggresivité était terrible et dangereuse. L'agressivité des Princes... cette détermination était d'un fer qu'on ne pouvait briser.
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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Mer Jan 17 2007, 18:50

La porte s’ouvrit enfin, et tous deux avancèrent comme deux chrétiens dans l’arène de Néron vers les lions : calmes et illuminés par l’assurance d’être sauvés dans l’au delà.
A la différence que François et Athénaïs ne marchaient pas sur le sable du Colisée mais sur un parquet ciré d’un salon aux allures baroques et feutrées ; que les lions n’étaient qu’un dans la personne du Tsarévitch des Russies ; que François, tirant comme un boulet tous les péchés de son existence, n’était pas du tout certain d’être accueilli par St Pierre les bras ouverts au paradis.

Il y eut un moment de flottement où tout le monde se jaugea. Malgré la tenue (ou l’absence de tenue) d’Alexei, le regard de François restait ferme, assuré, mais courtois ; celui du Tsarévitch ressemblait à un regard animal… carnassier, même.
Ce fut durant cet instant, où seuls les crépitements du feu dans l’âtre et les clapotis de l’eau que se jetait le prince sur le corps rompaient la monotonie du silence, que François se fit l’opinion de l’homme.
Arrogant, tout d’abord, audacieux, ensuite, dangereux, enfin.

Ce fut lui qui parla le premier, reprochant à Athénaïs son retard sous couvert d’excuses pour son torse dévoilé. François fut troublé, et choqué à la fois, sans le montrer toutefois.
Déjà, il ne comprenait pas qu’on puisse sermonner une marquise de la qualité de la Montespan, même le Roy ne l’aurait pas fait, il en était sûr.
Enfin, même s’il était évident que ses regrets n’étaient pas sincères, un courtisan digne de ce nom aurait dissimulé son outrecuidance sous un ton véridique, tandis qu'il ne s'en donnait même pas la peine.
Outrecuidant. Voilà. Alexei agissait ici comme en pays conquis, regardant de haut son monde…

Une autre culture.

L’homme ne cessait de parler, de parler, de parler. François connaissait bien cette tactique de prince qui consiste à impressionner l’adversaire par de la verve limpide et éclatante, ne leur laissant ni le temps de penser ni de répondre, même lorsque l’on s’adressait à eux, ne leur laissant que le temps d’accuser le poids des mots.
Dans ces cas là, mieux valait se taire, ne pas chercher à s’affirmer, à répondre avant qu’il ne s’épuise, ne pas mordre à l’hameçon tendu. Saint-Aignan le fit très bien.
Il garda la bouche close, se donnant un faciès intéressé mais distant d’un respect certain et d’une noblesse encore plus certaine, ne répondant ni lorsqu’on lui parlait, ni lorsqu’on lançait des piques. Il aurait d’autres occasions de défendre la Montespan.
Ce n’aurait pas été une bonne initiative que de commencer sur des bases orageuses avec le prince simplement par des jeux d’esprits qu’il mourrait d’envie de partager.

Alexei baissa néanmoins dans son estime, quoiqu’il fut déjà bien bas. Il avait touché le fond du fond, et il creusait… La raison ? Le simple fait que, par trois fois, il répéta et accentua son mécontentement pour un malheureux retard… sous des airs de menaces.

Néanmoins, jamais François ne laisserait paraître son opinion pour cet homme ; il craignait plus le châtiment des puissants que celui de Dieu.

Le Grand Duc revint sur sa présence encore une fois, cela devait l’importuner, avant de peindre une éloge colorée de la marquise, qui, ma foi, lui allait fort bien.
Le duc espérait cependant que la Belle ne se pâmerait point pour si peu dans les bras du beau prince, qui se révèleraient, à n’en point douter, d’âpres filets.

Cette fois, le Tsarévitch se tut pour de bon, et son silence ne fut point seulement une petite pause toute rhétorique : il attendait un retour à son fort long et fort animé discours.

François, en parfait étranger, se dit qu’il devait avant toute chose se présenter et présenter ses hommages…


-Monsieur, permettez moi de formuler au Grand Duc des Russies que vous êtes, les humbles respects de François de Saint-Aignan, duc et pair, et premier gentilhomme de la Chambre de Sa Majesté. (Il s’inclina) J’accompagne Madame de Montespan qui se sentait de santé fragile, et je dois vous avouer à ma grande honte que je suis cause de son retard ; N’étant pas présentable et introuvable, elle dut elle-même attendre. C’est impardonnable, j’en conviens.

Ainsi, François espérait justifier la dame et surtout sa présence. Il n’en rajouta pas, sentant que d’en faire des tonnes n’était point la bonne méthode. Il faudrait jouer finement.
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Jeu Jan 18 2007, 09:33

Surprise, elle l'était, mais rouée courtisane elle ne laissa pas passer le moindre regard laissant deviner son trouble de trouver Alexeï -uhm, son excellence- en "petite tenue". Comme il doit se faire, elle ne sembla même pas le remarquer et ne fixait que son visage, comme si le corps du charmant jeune homme, qui indéniablement la troublait, n'existait pas. Elle laissa ce dernier lui repprocher son retard, constatant qu'il, comme à son habitude, ne faisait pas les choses à moitié, trois fois c'était trois de trop.

Elle le laissa, sans même frémir énoncer ses repproches, accentuant juste un peu la pression de sa fine main sur le bras de François pendant l'hommage final.

Elle conservait donc une attitude digne, digne d'une Dame très bien en Cour, digne de la première Dame de la Reine Mère, fille de Duc, appuyée au bras d'un Pair du Royaume, son ami.

- Votre excellence, je suis fort honorée par votre invitation, honorée soit, mais je l'avoue un peu souffrante... les voyages dans nos lourds carosses au coeur de l'hiver ne sont peut-être pas faits pour moi. Monsieur de Saint Aignan a bien voulu, par pure amitié pour ma personne, m'accompagner et je lui en suis très reconnaissante, puisqu'ignorant si j'aurais la force de traverser ces froids couloirs menant jusqu'à vous.
Il ne me semble pas avoir été présentée à Mademoiselle d'Angennes, que je crois avoir apperçue à la Cour, mais je suis charmée de lui être enfin présentée. Je suis désolée de me présenter à vous, mademoiselle en de si piètres conditions
-petite toux- mais je ne savais pas que vous faisiez partie des invités de son excellence mais en suis fort aise.

Piètre Athénaïs ? Uhm, ce serait exagérer. Sa mine semblait radieuse, son tein de lait semblait peu altéré par ce refroidissement si soudain.
De plus, sa tenue était parfaite, pas une sortie de lit, un vêttement digne d'une grande réception.

Elle avait voulu réhausser Mademoiselle d'Angennes, qu'Alexeï semblait considérer comme une intime, digne de lui passser chemise, en la considérant comme une Dame invitée, comme elle par le Tsarévitch.

La demoiselle était fort belle, semblait à la fois génée et un peu en colère, Athénaïs essayait vainement de comprendre les relations entre elle et Alexeï, sans un frémissement de front qui laisserait voir sa perpléxité. Jalouse, uhm, non, mais elle était certaine que ce démon russe l'eut voulu jalouse... c'était risible.

Elle décida de ne pas entrer dans ce jeu grossier, la jalousie était sentiment rustre et vulgaire... une sentiment de valet ou ,au mieux, de bourgeois.
Athénaïs n'avait pas connu d'amour qui eut pu tempérer ce sentiment, elle n'était pas, de loin, amoureuse du fils du Tsar, il titillait juste sa chasteté forcée. Comme n'importe quel beau jeune homme bien né un tant soit peu viril et entreprennant l'eut fait. Et Alexeï était fort joli, vous jettait sa virilité au visage comme un coup de fouet - de "knout "eut mieux convenu- et était fort bien né.
Elle ne l'aimait pas vraiment ... Athénaïs était pleine de certitudes, n'est-il pas ?

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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Sam Jan 20 2007, 17:31

angélique fut surprise par l'arrivée de la marquise et de son ami, elle n'eut à peine le temps de répondre au duc.
d'ailleurs lui même qui restait torse nu devant ses invités, drôle de manière d'accueillir des gens de noblesse.Cela devait etre coutume en russie !


Soit, cette affaire passée, elle attendit que chacun prirent la parole, non sans supplier intérieurement le duc d'arréter ses petits reproches quand au retard de la marquise, elle lui avait pourtant intimée de faire le contraire !
Mais la marquise ne semblait pas relever cette remarque, mieux valait pour le duc et son admiration.


Elle fut éttonée d'ailleurs qu'il lui demande de l'aider à se revêtir, machiavélique intention dans l'espoir de faire jalouser la marquise peut être, mais elle ne le voulut ( Elle ne cautionnait en rien son attitude ) et réalisa cette tâche rapidement sans un regard vers lui, intimement elle aurait préféré la déchirer sa chemise et le griffer par la même occasion mais devant ses invités elle resterait calme et reprit sitôt sa place discrète.


elle se mit à détailler les deux invités, ils semblaient à la hauteur de leur réputation et de leurs titres; L'homme semblait regarder d'un air perplexe le duc, mais qui n'en ferait pas autant, face à tant ... d'assurance ?!
La marquise semblait être sous sa protection, on eut dit un chien de garde pret à jouer de ses crocs face au danger personnifié en la personne du duc.
Angélique restait effacée face à tout ça, ne voulant y laisser ses quelques plumes, les deux présences féminines ne semblait en rien apaiser l'atmosphère pesante qui régnait dans la pièce.
Les deux duc se défiant du regard, ce qui contrastait considérablement avec le minois délicat et innocent de la marquise, qui ne semblait s'apercevoir de l'électricité qu'elle faisait naître entre ces deux hommes


Afin d'apaiser ne serait ce qu'un temps très court ces esprits échauffés, elle s'executa dans la présentation et s'approcha des deux invités le visage et le sourire tentant de les accueillir au mieux, en tout cas mieux que ce qu'avait fait le duc auparavant
Elle leur fit une révérence courtoise et baissa un temps son regard devant eux en signe de respect


Madame tout les honneurs sont pour moi car il n'est point de piètre condition quand il s'agit de votre personne

Monsieur le duc

Puis elle se plaça aux côtés d'Alexei comme le devait son rôle " d'accompagnatrice ", sans même lui lancer un regard
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Alexei
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Sam Jan 20 2007, 19:28

L'homme présenta ses hommages. Un pair de sa Majesté...et il prétendait être la cause du retard de la Marquise, ou du moins il en prenait habilement le blâme... sans doute pour la protéger. Mais pour un Pair et un si noble gentilhomme...comment pouvait t'il prendre un tord qui n'était pas le siens, au risque de parâitre alors moins parfait, glorieux et noble? Quelques choses des règles d'étiquette françaises lui échappaient t'il?

Alexei le soupconnait bien sur d'être là pour protéger la Marquise, mais quel était donc son lien avec elle, pour être si protecteur... il devait être très proche d'elle, oui c'est cela. Il le jalousa un instant, comme un enfant jalousait son frère d'avoir les attentions de sa mère, et lui pas. Mais Alexei n'était pas un sot. Il ne cherchait pas des ennemis supplémentaires inutilement, et certainement pas pour la simple main d'une dame... sauf si elle aurait sa femme bien entendue.

Il s'approcha de françois, tout près de lui, le regard ferme mais avec une ouverture dans les yeux. Il l'enlaca à demi, non tendrement comme un homme enlace son amante, mais d'une poigne-semi viril, que les hommes affectionnaient pour saluer un ami très proche.


-Je vous pardonne de votre retard, puisque c'était pour les yeux de la Marquise...cher monsieur François de St-Aignan, pair et gentilhomme de sa Majesté...

Sa voix n'était plus qu'un souffle, le contenu des paroles même n'avait plus d'importance. Un geste était beaucoup plus puissant.

-Sincèrement...votre courage vous honore...vous êtes un homme... digne de la confiance de la très chère Madame de Montespan.

Il l'embrassa sur chaque joue à deux reprise. Il l'avait embrassé comme un homme en Russie saluait, un vieil ami, ou un camarade de combat. Ce n'était pas le cas ici, mais les liens de noblesse, de coeur, étaient aussi à considérer. Alexei était sincère, dans son acceuil à l'homme, et il lui signalait également que cet amitié chaleureuse et virile, aurait le prix... aurait le prix de la Marquise bien évidement. Alexei se demanda comment l'homme prendrait la signification de son geste. Il savait désormai que l'étiquette française lui échappait quelque peu.

Il se retourna laissa l'homme méditer sur tout cela. Nul doute qu'il avait été totalement déconcerté. Mais il devait voir qu'Alexei, n'était pas un simple homme, et qu'on pouvait y gagner beaucoup de ses faveurs en lui plaisant...et il y avait tant de facon de plaire. Et certaines choses étaient plus importantes que les jeux de cour, qui franchement irritait beaucoup Alexei. Il avait demander l'aide d'Angélique à ce sujet, mais cette dernière était si distance dans sa colère et son irritation. Il ne comprenait pas son besoin de le défier.

Elle faisait semblant de ne pas le voir en plus! Elle jouait à l'hôtesse, mais sans plus de coeur que cela, froidement, comme une poupée. Tout ce qu'elle ne désirait pas être. Elle pensait qu'elle le blesserait ainsi...sans doute, mais elle oubliait que sa propre conduite serait jugée et que l'honneur passait avant les sentiments. Mais les femmes s'abandonnaient si souvent à leur sentiments.... Il était maintenant près d'elle. À son tour d'être déconcertée donc.


-Miss d'Angennes, je vous en prie souriez... votre pose est aussi froide que la glace qui flotte sur la Volga. Vous ne seriez que plus jolie avec un sourire à la figure, et cela m'enleverait quelques soucis...ne soyez plus faché... la colère est une prison bien morose...

Il était si direct. Il était conscient de lui parler de choses beaucoup trop familière, pour être aborder devant des invités. Mais il se moquait bien de certaines règles d'étiquette française. Il était russe...il était lui même... pourquoi ce privé de ce qu'il avait vraiment envi de faire ou de dire? Non il ne serait pas l'esclave de conventions... il y avait déja tant de châines qui emprissonnaient les hommes...

Il se dirigea donc vers son but ultime. La Marquise de Montespan. Il s'approcha d'elle et observa d'abord sa robe, sa peau, sa figure, ses yeux. Pas trop longuement, pas trop intimidant. Il ne voulait pas la blessée ou la rendre mal à l'aise.

Elle prétendait être souffrante? Se moquait t'elle de lui? Sa peau était rose et frâiche! Elle se tenait le front fière et le torse bombée! Pourquoi feindre la maladie? Pourquoi mentir? Pourquoi ce retard? Pourquoi ce protecteur si important? À quel jeu jouait t'elle?

Ou était passé l'audacieuse, et provocante Marquise qui avait osé , arrêter son carosse devant son escorte si dangereuse, de marcher jusqu'à lui dans le froid et lui demander sa main, puis proposer qu'il embarque dans SON carosse? Ou était cette frâicheur d'esprit maintenant? Il lui avait semblé qu'elle était différente...plus grande, plus noble.


Ou n'avait-ce été qu'une illusion.... ou était elle vraiment souffrante ...peuh tant de questions...si peu de réponses. Et Alexei n'aimait pas les devinettes. Il n'aimait pas non plus comment l'entrevue se présentait. Il savait bien qu'il n'aurait jamais du être présent, puisqu'elle était en retard... ainsi il n'aurais pas été froissé du retard et il n'aurait pas eu à le lui reprocher...mais Angélique l'avait empecher de partir. La main de Dieu?

-Vous êtes souffrante Madame? Je ne voudrais pas être le bourreau de ce corps plus longtemps. Vous pouvez vous retirez pour vous reposer si vous le désirez, je ne voudrais pas faire de cette rencontre une épreuve souffrante pour vous.

Il ne tenterait certainement pas de séduire une femme si bien née, alors qu'elle était souffrante, cela aurait été déshonorant et grossier. Il en éprouvait un peu de regret. Il avait eu des attentes si hautes... Mais encore une fois il retombait durement sur terre. Comme cela faisait mal...

-Monsieur..."mon frère" le duc de St-Aignan saura certainement vous offrir à nouveau son bras pour vous y appuyer.

Son esprit vagabondait déja ailleurs. La Marquise n'était venu le voir que pour répondre poliment à son invitation... simplement pour ca... elle n'était pas venu pour lui...elle n'était pas venue pour elle... quel idiot de lui il avait fait!

Sa passion avait été allumé d'un soufle doux... mais maintenant le vent du nord frappait de plein fouet. Oh certes il aurait pu comme un guerrier, aller chercher néanmoins le trophée du corps de la Marquise... il en avait les ressources, car il ne connaissait pas la peur des dangers physiques. Mais ce n'est pas cela qu'il désirait...


Il reprit énigmatique.


-C'est vrai qu'il fait froid dans ce chateau... mais je crois que cela est voulu à dessein madame.

-Et puisque l'ardente flamme qui réchauffait les coeurs, vous, est ainsi souffrante...moi aussi j'ai froid désormai.... vous m'avez comblé d'un souffle audacieux et rassurant en venant rassurer mon regard et atteindre le fond de mon âme...je vous en remercie. Mais sans la lueur des bougies de vos yeux je suis aveugle au fond de la nuit... la nuit est froide et emplis de loups voraces.

-Brillez de milles feu, comme les milles brasiers que vous avez allumés dans le coeur des hommes, mais le feu s'étiole lorsqu'on l'empeche de se consommer. La flamme et le souffle est faites pour s'entrêméler, les braises pour être brulante. Lorsque l'on est le feu, il faut certes briller, mais il faut aussi dévorer de ces flammèche flamboyante, le matérieux qui brûle...sinon le feu perdera de sa superbe.

Il était encore séducteur et habile malgré sa mélancolie. Il lui indiquait subtilement de se laisser guider par ses profondes passions. De les consommer. Il espérait à nouveau allumer le feu dans ces yeux... et la faire trembler sous le souffle poétique et romantique.

Mais par le Diable, ou était la Vodka?
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Lun Jan 22 2007, 09:09

Athénaïs faillit pouffer quand Alexeï embrassa François de Saint Aignan, décidemment François attirait en ce moment le contact masculin... Uhm, pardon, pensa-t-elle.
Le Tsarévitch semblait contrarié, contrarié par la'ttoude de mademoiselle d'Angennes, il lui en fit par, contrarié par la présence de François, il sut ne pas lu en faire part... un progrès pensa Athénaïs.
Bien que, cette notion de "courage", abordé par le fils de Tsar, pouvait laisser supposer qu'il y eut danger, non, et que François se posait nettement en position de chevalier de la Marquise. C'est effectivement ce qu'il était, pour Athénaïs, un vieux chevalier, noble pair de France, opposant son esprit à la violence qui émanait d'Alexeï. Violence qui rebutait Athénaïs, la rebutait mais lui causait aussi au creux du ventre une chaleur qu'elle n'avait que rarement connue. Elle luttait contre cette sensation, elle luttait et en posant François en témoin avait cru pouvoir gagner.
Quand le Tsarévitch sembla la renvoyer dans ses foyers, elle ne pu s'empêcher de blémir... Comment osait-il ? Alors que "souffrante", elle avait fait le déplacement jsuqu'à ses appartements, comment osait-il lui signifier qu'elle pouvait repartir ? Elle n'arrivait pas à analyser cet affront, elle ne voyait pas la déception du jeune homme, ne retenant que le le "retirez-vous si vous ne pouvez rester".

- Votre excellence, je n'ai pas fait le déplacement dans ces froids couloirs pour le faire à nouveau si tôt, vous me permettrez donc, je l'espère, de ne pas me retirer aussi promptement ... Je ... Elle s'arrêta net, ne voulant céder à quelque pulsion agressive, ne voulant pas plus lui dire qu'elel avait très envie de rester.

Le jeune Grand Duc la déconcerta quand il se lança dans une longue diatribe, car il y exprimait sa déception, romantique. Elle était bouche bée... L'ame russe, sa violence complétée de brusques envolées mélancoliques dépassait son système de compréhension. Elle devait réagir mais comment... Comment répondre en présence de deux témoins à ce fleuve de sensibilté dévoilée ? Comment, mon dieu, se devait-elle d'agir ou du moins de répondre à cette déception beaucoup trop sensible, terriblement mise à nu ?
Il lui repprochait d'avoir allumé un feu et de l'éteindre brutalement mais ignorait-il qu'en cette Cour tout n'était que séduction, séduction pour le jeu, pour la survie, que le chevalier devait souffrir, mais en silence, les chauds et froids dont la belle jouait. Oui, il l'ignorait...

Séduite, oui, elle l'était, un peu, déconcertée en tout cas et sans voix. Sa pression s'accentua sur le bras de François.

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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Mer Jan 24 2007, 15:20

Ca n’était pas correct de prendre un vieil homme ainsi au dépourvu. Non, si tout ceci était une plaisanterie, elle était bien de mauvais goût.

Le fait est que François se préparait à pourfendre un ennemi, ou, plus probablement, à attendre stoïquement d’être pourfendu afin de défendre l’honneur de la marquise.
Bien campé sur ses pieds, paré psychologiquement, le regard fixe et l’œil brillant, il ne réagit pas à l’avancée du Tsarévitch sur lui, certain qu’il allait se prendre une raclée, voulant se donner un air digne dans la déchéance.

Aussi, lorsqu’il le prit dans ses bras, ce ne fut pas de la surprise, ce ne fut pas de la frayeur, ce fut tout bonnement de l’épouvante qui le tétanisa sur place. C’est simple : son cœur aurait été fragile qu’il aurait succombé sur l’heure.
Cependant certainement que personne ne vit ce moment de faiblesse ; caché sous le fard, on ne le devinait point blanchir ; dans les bras du Grand Duc, on ne le vit point se décomposer.
Ses jambes, elles, contrairement à son faciès, ne fléchirent pas et François redevint vite maître de lui-même, même s’il ne sut pas vraiment comment réagir devant l’effusion d’Alexei.
Décidément les coutumes russes étaient bien étranges et bien loin des convenances. Enfin, il rendit tout de même au Tsarévitch un peu de son étreinte, quoique ce fut fort hésitant et le plus maladroitement du monde.
Il ne devait surtout pas déplaire.

Lorsque le Grand Duc libéra le cœur de François d’un étau qu’on appelle gène, il n’en avait cependant point fini : il fallut au duc supporter le baiser de l’amitié sonore et expressif, que, cette fois, il n’osa pas rendre.
Alexei lui pardonna de suite d’avoir mis la marquise en retard ; apparemment, c’était un homme plus machiste qu’autoritaire et Saint-Aignan vit là le portrait russe et princier de son ami oublié le comte de Chastignac, quoique en moins subtil, si c’était possible de faire moins subtil qu’Adrien.
Il avait ainsi en respect les marques de la virilité. C’était bon à savoir.
Imperceptiblement François bomba le torse et fit la révérence les yeux brillants, semblait-il, de gratitude pour l’honneur qu’on venait de lui faire.
Lorsqu’il se releva il parut plus ferme et plus homme qu’à l’ordinaire. Ce n’était pas sa vocation première d’être ainsi l’air droit et martial (bien qu’il ait déjà vécu un champ de bataille) mais il était suffisamment intelligent pour savoir s’adapter à toutes les situations, même les plus incongrues.

« Sincèrement...votre courage vous honore...vous êtes un homme... digne de la confiance de la très chère Madame de Montespan. »

De nouveau il s’inclina, mais il n’était point dupe. A son tour, il voulut faire passer un message plein de subtilités sous couvert d’un sourire presque sincère :


-Je remercie grandement Son Altesse, mais je n’ai aucun mérite. Il n’y a nul besoin de courage pour accompagner la Marquise, à qui il n’arrive jamais malheur : protégée par la belle sœur et la mère du Roy, remarquée par le Roy lui-même, jamais perle ne fut plus respectée et crainte des maux de ce monde.
En vérité, il suffit d’un zeste d’esprit pour éloigner les fléaux les plus téméraires, qui, bien souvent, préfèrent profiter de cet esprit et de mes influences à la Cour plutôt que de s'aventurer plus avant.

François savait bien que ses influences pouvaient paraître bien fades pour un prince, néanmoins, on parlait d’un prince étranger, qui n’avait donc aucun point d’ancrage en ce lieu. Le duc ainsi s’était promis, si l’homme se tenait à distance de la Marquise, de passer outre sa naturelle répugnance pour ce qu’il considérait comme rustre et sans finesse afin devenir un allié du prince russe.
Si, au contraire, l’homme par ses simples appétits venait à gâter l’immaculée marquise et par de là sa réputation et son avenir, il mettrait tout en œuvre pour rendre le séjour du prince à la Cour insupportable, sans pour autant déclencher une guerre entre les deux royaumes. Cela, François s’en savait capable.

La Mademoiselle d’Angennes le salua d’un « monsieur le duc », et celui-ci lui répondit d’un signe de tête respectueux. Même s’il n’enviait pas ce qu’il voyait de la position de cette demoiselle, il savait fermer les yeux sur ce qui ne le regardait pas. Aussi ne s’intéressa-t-il pas outre mesure au petit jeu qu’il avait remarqué entre elle et le Grand Duc.
Celui-ci pouvait en effet se targuer d’avoir déjà assez de griefs contre Beauvilliers sans qu’il ait besoin d’en rajouter.

A nouveau, le prince revint à la charge avec la marquise, oscillant toujours entre déclaration brûlante et cinglants reproches ; comme si le mépris faisait partie intégrante de la galanterie russe.
Montespan s’en sortit à merveille ; cependant, François sentit ses frêles mains serrer un peu plus son pauvre bras. Il comprit. Mais… que dire ?

Il tourna la tête vers la marquise, lui jetant un regard doux, afin de lui signifier qu’il ne cesserait jamais de la défendre, jamais.

Il ne savait si le prince prendrait comme un affront le fait qu’il réponde lui-même aux avances faites à Athénaïs, alors que celle-ci restait sans voix.


-Votre Altesse, je pense que la marquise ne pourrait souffrir un incendie dont la chaleur, intense certes, mais éphémère, ravagerait et réduirait en cendres du bois qui pourrait être poli, ciré, sculpté, paré de feuilles d’or, et admiré telle l’œuvre d’art qu’il serait devenu.

François donnait un air convaincu mais non point conquérant à ses mots ; il restait sur ses positions sans agresser le prince. Il n’oserait pas…


Dernière édition par le Mer Jan 24 2007, 17:47, édité 1 fois
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Rencontre de la Marquise   Mer Jan 24 2007, 16:19

Athénaïs voyait qu'elle ne s'était pas trompée en jouant le renard français François contre le loup des steppes Alexeï.
Elle faillit applaudir à la citation de ses puissants appuis, faillit dire "vrai, le Roi m'a remarquée"... mais savait que cela était vrai...
Vraiment, son ami allié se transphormait en son coeur de femme en vaillant chevalier défenseur de sa belle outragée... Outragée, uhm, pas encore, disons susceptible de l'être, ce qui pour la Cour revennait quasiment au même.

Elle se voulait vierge d'aventures, et, à son grand damn souvent, l'était. Elle ne pouvait , si elle voulait arriver "loin" se permettre d'être volage, qu'en aurait-on dit si cela arrivait ?
Au fond de son corps, un regret planait, dangeureux, insidieux et puissant... mais avoir mis François de Saint Aignan face à sa faiblesse passagère brulait les ponts, impossible de savourer dans ces conditions un petit morceau de russe, si joli soit-il !
Elle espérait que le Tsarévitch ne lui en tiendrait pas rigueur, il lui semblait que ce dernier, par ailleurs, courtisait toutes les femmes de la Cour, la présence de Mademoiselle d'Angennes laissait suposer qu'il se consolerait vite de la perte de tout espoir de conquérir la fière et droite Athhénaïs, fière et droite en attendant mieux que lui, cela allait de soit.

Elle espérait profondemment que le bruit du refus arriverait aux oreilles de Louis, ne pas passser pour une femme qui se donne à tout vent ne pourrait que lui donner envie de tenter sa royale chance, non ?
Elle rêvassait donc à des amours royales, après son refus Grand Ducal... On se console comme on peut, non ?

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