1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Dans le Marais, Salon de Mme Scarron

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François
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MessageSujet: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Sam Jan 13 2007, 08:31

Monsieur Scarron avait été un homme qui toucher terriblement par le sort, avait néanmoins sut sauvegarder son esprit. Un esprit plûtot illustre à cette époque. Et s'il avait été atteint d'une affreuse paralysie, son esprit aiguerri avait garder le sourire. Il s'était réfugié dans la comédie. Son âme souriait toujours. Il se disait aussi poète, mais sa plume en ce domaine n'était pas des plus fameuses. Son éloquance était mieux.

Son prestige lui fit sufficant pour qu'au moment ou il s'installa à Paris, dans un prestigieux quartier de la cité, pour qu'il ouvrit un salon, qui allait devenir l'antre de quelques familiers de la cour du Louvre. L'on venait y parler d'esprit...d'art...de poésie...de culture...dans un bienséance que l'on appréciait beaucoup. L'endroit était chaleureux, coquet et accueillant.

Monsieur Scarron était généreux et dans son malheur, cela ne l'avait pas empêcher de se marier à une jeune orpheline qu'il recueillit comme épouse.


"deux grands yeux forts mutins, un très beau corsage, une paire de belles mains, et beaucoup d'"esprit"

Voila comment il se plaisait à décrire sa petite femme. Françoise d'Aubigné, fille du chevalier d'Aubigné, aventurier à la réputation douteuse. Mais il était mort, et on ne pouvait faire de ragots sur un mort.

Mme Scarron était donc fort ravissante, de corps et d'esprit. Elle était bonne hôtesse, et l'on se plaisait à sa tendresse et sa sincérité naturelle. La jeune femme avait un penchant vertueux et pieux. À ce contact de si beaux esprits...écrivains, poètes, elle s'était aussi enrichie d'une culture raifrichissante et intelligente. Son esprit était vif. Mais Mme Scaron n'était pas une allumeuse, ou une ambitieuse. Sa modestie plaisait beaucoup, et les mauvaises langues affirmaient que l'on se rendait en sa Salon pour faire d'elle un paragon de poésie et chercher son regard et ses faveurs, mais bien en vain! Car Madame évitait tout vices. On ne pouvait d'ailleurs pas ne la soupconné d'aucun accroc lorsque l'on croisait son regard innoncent, généreux et chaleureux.

Et lorsque Monsieur Scarron mourut, que dieu ait son âme, l'on ne cessa point de fréquenter le salon de la petite veuve. Mais on s'inquièta. Car on savait que la belle héritait d'un belle esprit, mais l'écrivain la laissait sans le sous. L'on s'indignait à la pensée de voir une si ravissante dame à la rue. Des amis du poète et de madame se précipitèrent à la cour, et implorènt madame la Reine-Mère, de verser une modeste pension, pour la pauvre veuve. La générosité de la Reine était grande, elle lui accorda donc et tous furent heureux de savoir Mme Scarron à l'abri du besoin, et heureux aussi de n'avoir point à débourser eux-mêmes, car le métiers des arts n'enrichissait pas ces hommes qui voulaient le bonheur de la Veuve Scaron.

C'est ainsi donc que la Reine-Mère devint la protectrice de cette jeune madame. Et que cette dernière put donc continuer à garder son Salon ouvert à ses amis...qu'ils soient amoureux des arts, de sa personne, simple curieux, ou de ces habitués affamés d'esprits qui fréquantait le Louvre et la Cour de sa Majesté, ou bien de quelques dames qui trouvaient en ces lieux une frâicheur et une pureté qui détendait l'âme. Car le Salon de Mme était bien loin des scandales, des intrigues, et honte à celui qui aurait osé amener ces vices, dans ce lieu propre et sacré!

La porte de Mme Scarron était donc ouverte à tous pour autant que l'on respecte scrupuleusement les règles de courtoisies et que l'on ne soit n'y sot, n'y hérétique. L'on la disait bonne et accueillante. Et Françoise aimait cultivés de nombreuses amitiés et relations.
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Emelyne
Invité



MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Mar Jan 16 2007, 18:51

Poussant un grognement peu distingué pour son rang, demoiselle Descartes fit un pas sur le côté, sortant le pied gauche de la boue dans laquelle elle venait par mégarde de le mettre.
Voyant sa belle chaussure maculée de saleté brunâtre, la jeune femme lâcha un autre juron peu raffiné.
Mais où une dame de son éducation avait-elle donc entendu de telles horreurs ? Jamais on aurait pu imaginer ces mots sortir d’une si jolie bouche, et pourtant...
Les apparences peuvent être quelques fois trompeuses.

Jetant un regard autour d’elle – comme si soudainement la belle se rendait compte de ce qu’elle venait de dire – Emelyne constata qu’elle était seule sur la petite place.
Elle ne devait cependant pas s’en inquiéter : il était tout à fait normal qu’à une heure aussi proche de midi les gens dînent et ne soient pas en rue. Même les mendiants rentraient chez eux, pour le moins qu’on puisse dire qu’ils aient un « chez soi ».

Ses talons faisaient résonner d’un bruit sourd les pavés gris, tandis que la jeune femme se dirigeait vers sa destination.
Elle du se pencher au dessus de plusieurs noms de rues et observer plusieurs demeures avant de trouver celle qu’elle cherchait. Heureusement que le garde au château lui avait si bien expliqué.
Et maintenant qu’elle était sur place, la demoiselle trouvait sa description vraiment réaliste.
Seule une imbécile de première classe n’aurait pas trouvé !

La jeune femme s’autorisa un petit sourire.
Elle ne s’était pas perdue, malgré son père qui lui répétait sans cesse que son sens de l’orientation laissait désirer car présentait quelques malformations.
Il en venait même à dire que c’était chez elle une vraie malédiction !
Eh bien non, Emelyne triomphait, à deux pas du fameux « salon de Mme Scarron » ! Une piètre victoire sur son père et ses critiques infinies.
Il était bien de son genre de se formaliser sur un si petit détail...

Maintenant que demoiselle Descartes se trouvait à destination, il fallait avouer que sa curiosité était éveillée.
A quoi ressemblait donc cet atelier d’art ?
Serait-il à la hauteur de ceux qu’elle visitait régulièrement en Suisse ?
Et surtout : répondrait-il à son besoin immense de rencontrer des gens ?
Elle l'espérait.

Sonnant la cloche qui annonçait sa visite, la jeune femme se souvint de sa chaussure.
S’empêchant une grimace, elle tenta avec plus ou moins de succès d’essuyer la boue sur un carré d’herbe fraîche.
Lorsque Emelyne s’estima à nouveau présentable, elle releva la tête, s’arma d’un sourire et attendit que quelqu’un daigne venir lui ouvrir.
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Invité
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Mar Jan 16 2007, 19:29

Louise avait demandé au cocher de la laisser à quelques mètres de ce salon ,pensant qu'un peu de marche à pied lui ferait le plus grand bien possible et imaginable.
Durant sa courte marche ,elle pensa que se montrer ainsi à un salon convenait plutôt à ces gens érudits du peuple qu'à une jeune noble provinciale ,qui certes avait des connaissances mais sans plus,toutefois l'on disait que ce salon était fort animé et la curiosité légendaire de la jeune baronne l'avait perdu .
Le bruit des rues de Paris l'horrifiait ,quel horrible remue ménage .....
elle pensa soudain que Fontainebleau était bien calme comparée à ces ruelles sales et sombres.
Elle se décida enfin et opta pour voir à quoi ressemblait cet endroit .Elle arriva bientôt devant la porte du logis de Mme Scarron mais ne prit pas la peine de sonner la cloche puisqu'une jeune femme attendait déjà
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Mer Jan 17 2007, 08:49

Anne d'Autriche avait "déléguée" sa Première Dame pour visiter sa petite protégée, la veuve Scarron, fille d'un obscur et controversé petit noble au titre de "chevalier". Athénaïs, connue pour sa beauté, l'était assez pour sn esprit, de Cour, certes, mais nul n'aurait eut l'outrecuidance de lui contester une intelligence rare.
Elle décidé, néanmoins, de se rendre au domicile de la petite Scarron, que l'on disait charmante, en grand équipage. C'est donc le beau carosse du Duc de Mortemart qui s'engoufra tant bien que mal dans une ruelle peu ragoutante.

Le cocher, fort doué, su bien s'y prendre, et la belle Dame de la Reine Mère pu en sortir en toute dignité. Accompagnée de sa propre dame, elle laissa sa dernière aller l'annoncer, comme il siet à toute grande dame qu'elle estimait être. Il lui plaisait de sortir de l'athmosphère pénible de la cour, la chambre de la Reine sentait la mort et malgré son courage et toute l'amitié que cette dernière offrait à sa première Dame, Athénaïs, jeune femme pleine de vie étoufait un peu dans les appartements royaux. Elle était reconnaissante à la grande REine de lui offrir l'opportunité d'aller trouver un peu de fraicheur chez une gentille veuve que l'on disait pleine de verve en sus de ses indéniables charmes physiques.

La petite d'Arvor, qu'Athénaïs aimait de moins de moins, alla donc sonner à la porte de la veuve Scarron.

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François
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Mer Jan 17 2007, 16:38

(Bon Dieu Tant de Gens à ma Porte!)

C'était donc un doux matin d'hiver. Pas trop froid, mais sufficament pour dorer les joues des jeunes femmes d'une autre façon que les jolies compliments des beaux jeunes hommes. Françoise était toujours debout dès que le soleil se levait, elle faisait ensuite une petite prière, et s'occupait de préparer son salon afin que tout soit convenable pour recevoir ces amis et des invités. Elle s'en faisait un devoir, et françoise était si perfectionniste. Elle supportait mal le désordre, et elle aimait que tout soit à sa stricte place. Et bien sur elle n'aurais pas pu supporter une seule critique sur ce qu'elle était ou entreprenait.

L'on alluma des petites bougies, et l'âtre fut bien attisé, afin que tous soit très confortable. Françoise se tourna vers son domestique: Charles.


-Pas trop chaud Charles! Je ne veux pas que ces dames aient des vapeurs ou des chaleurs! L'on m'a raconté que c'était une ruse de ces messieurs que de chauffer leur âtre, jusqu'à ce que ces dames doivent légèrement se dêvetir afin de ne pas être étourdie... L'on peut ainsi contempler leur peau plus facilement. Mais je ne veux pas que mon Salon soit le lieu d'un tel stratagème est ce-bien compris!? Les hommes qui viennent ici se régalent de l'esprit de ces dames et non de leur chaires. Je ne veux pas qu'il en soit autrement! C'est un Salon convenable ici, non comme ceux de la rue St-Germain!

Elle pensait à ces salons l'ou de jeune créatures se pavanaient afin de satisfaire les envies lubriques d'hommes qui se souciaient plus des plaisirs du bas ventre, que de leur réputation et de leur nom! Que Dieu la préserve de toutes ces conduites répréhensibles!

Il y avait déja des gens à sa porte. Beaucoup de gens! Mais Mme Scarron ne paniquait pas. Elle était habituée à toute cette affluence. Mme Scarron était vêtue sobrement, mais joliement, ces épaules étaient légèrement cachés, mais sa tenue dans l'ensemble était très ravissante. Elle se rendit dans le vestibule pour accueillir dignement ces invités. Elle se faisait un devoir d'être polie, chaleureuse et cordiale envers tous et vers toutes, sans distinction pour leur rang ou leur nom, à condition bien sur que ce soit des personnes respectables, c'est-à-dire sans vices connus associés à leur personnes.

Une jeune femme très jolie était arriver la première. Ces joues étaient plutot rouge vif. Était-elle venue à pied, alors qu'il faisait si froid? Jésus Marie! Pauvre dame! Il convenait de la faire entrée rapidement afin qu'elle puisse se réchauffer. Françoise ne la connaissait pas, mais son intuition lui disait qu'elle était étrangère à cette cité, et la cour du bon roi louis. Aucune dame habitués aux rigeurs d'étiquette, n'auraient osées se déplacer à pied. Mais la dame devait être très courageuse. Pieuse et Stoique peut-être. Le fils de Dieu, allait lui même à pied, pour sauver les âmes. Et Caton d'Utique, bien que grande personnalité de Rome, allait aussi à pied afin de démontrer les dogmes du Stoïcisme. Elle s'adressa à Emelyne:


-Oh mademoiselle (elle espéra ne pas se tromper) mais je vous en prie, ne restez pas ainsi sur le pas de la porte, l'on pourrait murmurer. Venez vous réchauffez les mains près de l'âtre. Ma pauvre enfant vous semblez à peine vêtue contre ce froid. Je dirais à mon domestique de vous donnez un beau manteau chaud. Un cadeau d'amitié, ce n'est pas de la charité rassurez vous! Hélas, je suis bien sotte car je n'ai pas l'honneur de connaître le nom d'une si adorable personne. Je suis Mme Scarron, je suis l'hôtesse de ce lieu ou j'espère tous se plaisent. Je fais de mon mieux afin que cet endroit soit digne et chaleureux. Venez parlez moi de vous, je veux surtout tout savoir. Désirez vous du miel et de l'eau? De quoi désirez vous m'entretenir charmante amie? Parlez et pardonnez ma curiosité.

Une autre dame, que Françoise identifia comme la Baronne de Frelonec, la Dame de compagnie de la jeune Duchesse d'Agenois. Une dame très en vue à la cour. Françoise craignait un peu pour elle, on lui avait murmurer des rumeurs inquiètantes...mais il fallait penser à autre chose.

-Ahh Madame la Baronne...! Je suis émue de vous acceuillir. Comment ce porte votre jeune maîtresse? Et vous-même? Vous êtes très vertueuse, de nombreuses dames se réfugient l'hiver dans le château, afin de se protéger des rigueurs de cette saison, mais vous restez pour protéger votre dame.... Il ne faut pas oubliez que c'est en servant qu'on l'on s'élève devant Dieu et le Roi. Mais servir est hélas bien épuisant, car n'y le Roi et Dieu ne peuvent souffir qu'on faiblisse à leur service. Jurez moi de ne pas quittez les pas de votre maîtresse. J'ai parfois un peu peur pour elle! Si jeune et il tourne autour quelques hommes animés je crains de vilaines attention. Le roi devrait vite la mariée pour assurer sa protection! Il n'est pas convaneble que cette jeune personne n'ai pas d'époux pour la protéger, bien que le Roi lui même protège la jeune Duchesse. Entrez, venez prendre un morceau de gâteau. Je veux tout savoir de vos dernières aventures. Vous me rapellez la charmante Pénélope, l'épouse de l'ingénieux Ulysse.

Une autre personne se présenta. Mademoisselle d'Avor. Donc sa maitresse n'était pas loin... Mme de Montespan. Athénäis!

-Mademoiselle d'Avor ne faites pas attendre un instant de plus ma chère et tendre amie Athénäis! Dites lui de venir m'embrasser et de se réfugier dans le confort de la modeste maison que m'a légué feu mon époux, le gentil monsieur Scarron. Et que la protectrice de mme, dans sa si grande générosité me fait le don d'une pieuse pension, sans toutes ces faveurs, je ne pourrais vivre. Allons pressez vous Mademoiselle d'Avor...( françoise laissé parfois voir ce coté ferme, impératif et décidé) je me languis de ne pouvoir accueillir mon amie. Qu'elle fasse bien attention en descandant de carosse, le sol est froid et trâitre. Donnez lui votre bras et soyez bonne. Le roi serait furieux si il apprendrait que Mme de Montespan souffrirait d'un mauvais pas devant ma porte. L'hiver est si froid sans la chaleur des amis...
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Mer Jan 17 2007, 17:02

Louise fut ravie de pouvoir rentrer et ainsi se réchauffer devant l'âtre.Cet âtre lui rappelait ce diable de grand duc.......Elle avait fini par lui trouver une qualité:la tenacité.
Mais elle était là avant tout pour se détendre et sortir un peu de ce tourbillon,cette spirale infernale qu'était la cour
Soudain elle entendit la douce voix de Mme Scarron ..
Elle lui sourit .

-Madame ,vous me voyez plus que satisfaite de votre accueil si chaleureux.
Mais appelez moi mademoiselle ...Je ne suis point mariée.
Je vous remercie,je suis flattée car je ne suis point du tout aussi vertueuse que vous le dites,j'attends désespérément quelqu'un à Fontainebleau...mais il ne vient pas.

Elle se reprit car elle ne faisait que parler d'elle et manquait donc à ses devoirs

-La duchesse va fort bien rassurez vous si ce n'est qu'elle s'est lié d'amitié avec le fils du czar ,un Russe que je n'apprécie guère,mais mon avis a certes peu d'importance ,je ne suis qu'une baronne .
Le roi?La marier?Vous n'y pensez pas,il n'a rien fait pour elle à part l'humilier en public.

Elle rougit de sa violente déclaration

-Veuillez je vous prie m'excusez je n'ai jamais su retenir ma langue ,Pénélope était plus discrète que moi à n'en point douter .

Mme Scarron l'invita à prendre un morceau de gateau ce qu'elle fit de suite
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Emelyne
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Mer Jan 17 2007, 18:10

Dame Emelyne se retourna avec une élégance toute calculée lorsque les pavés gris annoncèrent l'approche imminente d'une femme.
Oui, la manière dont les chaussures de celle-ci frappaient le sol, à pas réguliers et legers, semblait tout à fait féminine.

Accueillant la nouvelle venue d'un sourire courtois, Emelyne ouvrit la bouche pour briser le silence, lorsqu'un nouveau bruit résonna à l'angle de la ruelle. Elle referma promptement la bouche. Le roulement de roues et le claquement de sabots sur la pierre dure.
La jeune femme eut une courte hésitation, suivie d'un large sourire.
Un carosse !
Et il s'arrêtait devant le salon de dame Scarron !
Cette fois-ci, Emelyne jubliait.
Ainsi, ce salon attirait plus que de simples bourgoises. Ainsi, une dame digne de voyager dans un carosse - certainement un des plus luxueux que la demoiselle avait jamais eu le loisir de contempler - se rendait également à ce fameux salon.
Voilà une nouvelle qui emplit de joie le coeur de miss Descartes.
Elle qui était ambitieuse comme pas deux se voyait déjà en train de faire le portrait des plus riches nobles de la cour, plaisantant avec eux et rajoutant discrètement sur ses tableaux à leur beauté, histoire de ne pas leur déplaire.
Dés le début son père avait raison : cet endroit serait parfait pour voir du beau monde. Oui, ici, la jeune femme aurait l'opportunité de se faire connaître.
C'est pleine d'espoir que Emelyne accueillit la gracieuse dame du regard alors que celle-ci approchait.

Sa chaussure salie qui l'avait si fort ennuyée, appartenait désormais pour de bon au passé.


La porte s'ouvrit, révélant la silhouette d'une assez jeune femme dotée d'une beauté simple et pure.
L'accueil fit très bon effet à la jeune Descartes. Cette dame, Mme Scarron, savait ouvrir sa porte au monde comme il se devait. Et c'était une qualité fort appréciée par la jeune noble.


-Bien le bonjour, chère Mme Scarron ! Laissez-moi me présenter : Emelyne Descartes de nom, je viens de Suisse. Peut-être avez-vous déjà entendu parler de mon grand-père ou de son oeuvre ?
Mais je m'écarte ! Votre inquiétude me touche beaucoup, mais laissez-moi vous rassurer : il ne fait pas aussi froid que vous disiez, ou bien y suis-je habituée ?


Dame Emelyne prit une longue inspiration, sourit à nouveau et reprit :

-Votre salon me semble parfait. Je suis sûre d'y passer de bons moments en votre charmante compagnie...

Elle fit ensuite trois pas en avant, histoire de laisser la place d'entrer aux deux femmes qui suivaient.
Maintenant que la douce chaleur en venait à caresser ses joues rosées, la jeune femme se rendit compte qu'en effet, dehors le vent soufflait.
Mais dans son envie d'arriver vite, elle n'avait ni prit la peine de se faire accompagner, ni de se couvrir un peu.
La demoiselle - dame Scarron ne s'était pas trompée - aimait cette indépendance qui faisait d'elle une fille libre, et depuis qu'elle avait ouï dire que certaines hautes dames ne savaient plus se déshabiller seules tant elles étaient habituées à ce qu'on le fasse pour elles, Emelyne répugnait cette idée.
D'ailleurs, de la ribambelle de servantes qu'elle possédait en Suisse, elle n'avait gardé que la plus fidèle : Juliette.

Puis elle tendit l'oreille, histoire de capter déjà les informations importantes à propos de ses futures "relations".
Cette toile de contacts se tisserait d'autant plus vite si elle y mettait un peu d'ardeur...
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François
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Mer Jan 17 2007, 18:43

En patientant après Athénaïs, françoise se tourna vers les dames qui étaient déja près d'elle. Elle écoutait chaque mot attentivement.

Elle se tourna vers Miss Descartes.


Bien entendue je connais votre ancêtre et son oeuvre Miss Descartes. Je me régale de philosophie à mes heures. Un homme si charmant et intelligent. Je suis si désolée qu'il soit mort dans un pays si froid. S'éloigner de la France et du Soleil, n'est jamais une excellante idée, sauf le respect que je dois à M. Descartes. La Reine Christine est je crois comme nous, éprise d'art et d'esprit, mais la Suède est si froide dit-on. Pauvre Monsieur Descartes. Vous n'oublierez pas de vous couvrir chère amie. Ah Charles vous rajouterez au manteau que j'offre à Miss Descartes, une grande écharpe poupre brodée. Vous revenez donc de Suisse? Il faudra nous raconter tout cela, chère dame. Nous essayerons de trouver un monsieur pour vous protéger, quelqu'un de poli avec un bel esprit, car vous le méritez. Mademoiselle de Frelonec aidez moi pour l'amour de Dieu, vous devez bien connaitre un monsieur comme nous le désirons pour notre délicate amie?

Mais vous même, Baronne, vous n'êtes pas encore mariée! Cela est est... incorrect. Une dame ne peut rester seule! Je ne voudrais pas cepandant vous blâmer, je sais bien que de nos jours, les hommes sont plus intéressés aux charmes des dames, qu'aux bonne vertue qu'une bonne épouse peut leur apporter. Je suis très choquée de ces conduites puérils de ces hommes. Je vous comprend.

La Duchesse s'est liée d'amitié avec un Russe? Un barbare de ces pays lointain et à demi-paien! Par la Sainte Vierge! Mon éventail... Pauvre madame d'Agenois! Vous devez la raissonez chère amie...qu'à donc ce ce rustre étranger, pour plaire à une dame si bien née? La richesse et l'exotisme ne sont pas tout! Il faudra lui parler. Je puis vous aidée si vous le désirer, je lui parlerais, guidez là à moi.

Mademoisselle je vous en prie, ne dites point du mal du Roy en ces lieux. Prier rapidement Dieu pour vous faire pardonner. Tenez prenez mon chapelet. Le Roy fait ce qu'il lui plaint, nous n'avons pas à juger ces actes et encore moins d'oser formuler une critique. Cela serait fort incorrect! Notre bon Roi est l'homme le mieux avisé, et je suis certaine que tous ces actes vis-à-vis la Duchesse d'Agenois sont justifé, prudent et excellant. L'humiliation pour une femme, n'est point une malédiction, si cela est pour sauver l'honneur et la situation de son roi ou de son époux. Être humble est une grande vertu. Il faut y réfléchir.

Mais je vous en prie vous pouvez parler librement, à condition de rester correct. Mes amis encouragent la liberté d'expression et de pensées, et je suis fort aisé aussi de prôner tout cela! Que d'aventure ma chère "Pénélope" que toutes ces idées fort...nouvelles! Pénélope est un très bon modèle.

Désirez vous du Thé?
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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Mer Jan 17 2007, 18:56

[MDR! Même sans grande description narrative, je trouve la réponse de Madame Scarron fort... fort... amusante et piquante!
Avec Emelyne et son RP digne d'un roman (Ainsi que nos très chères Montespan et Frenolec, de belles valeurs sûres), je vais suivre avec attention vos jeux hmmm ]


Dernière édition par le Mer Jan 17 2007, 21:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Mer Jan 17 2007, 19:17

La jeune bretonne réfléchit un instant à la question qui venait de lui être posé.

-Et bien ,non je n'en connais point ,les rares gentilhommes que je croise sont de parfaits inconnus pour moi et ne m'adressent pas la parole ..Je suis trop jeune à leur goût ,ils pensent que je ne suis pas capable d'entamer une conversation.D'ailleurs cela m'est égal ils ne traitent que des questions futiles tels que :Le roy va t il me remarquer?
Non franchement je ne regrette rien!

Mais ne vous méprenez pas je suis en bonne passe de trouver un époux..un chevalier vaillant chevauchant sur son destrier blanc à travers les champs afin de rejoindre sa dulcinée tant aimée,tant désirée....Hum je m'égare je crois ,je n'arriverais donc jamais à enlever ce caractère rêveur et planeur de moi.Mais rassurez vous je ne divague pas ,il est comte ,comte de Gilead.
Je suis depuis fort longtemps sans nouvelles de lui ,cela m'attriste profondément.

Louise contint son émotion,sa voix ne devait pas être amoindrie par de quelconques tressaillement de douleurs ,sa fierté était mise à rude épreuve.

-Chère Madame,n'écoutez point tout ce que je vous dis ,vous savez c'est purement subjectif .Elle l'a simplement aidé alors qu'il avait un malaise ...Il était trop fier cependant pour admettre cela ..Il a prétexté qu'il avait eu cette réaction en voyant ma beauté ..Alors que je sais parfaitement que ce Goujat m'en veut.Les hommes de nos jours sont parfois si stupides et puérils.

La pauvre baronne ne put refuser ce chapelet,mais elle n'en voyait guère l'utilité car sa repentance serait feinte .
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Mer Jan 17 2007, 19:58

HRPCher saint aignan la baronne rougit d'être assimilé à mme de montespan car elle n'en a pas le panache......ni même votre don!!!!HRP
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Jeu Jan 18 2007, 08:53

Athénaïs attendait le retour de cette gourde d'Arvor, elle avait voulu une entrée "annoncée", petite erreur qu'elle ne referait plus. Elle ne pouvait voir qui entrait derrière les lourdes courtines du carosse des Mortemarts et le regrattait, savoir à quoi s'en tenir ets primordial.

Enfin, la petite bretonne vint ouvrir la porte et lui faire part de l'accueil chaleureux de Mme Scarron... Sans attendre, elle sauta d'un pas de biche dans la ruelle, faisant attention de ne pas souiller ses trop précieuses chaussures de soie ivoire sur-brodées.

Toujours accompagnée de sa dame, qui relevait un peu sa robe de cour, elle passa la porte.
Le lieu était chaleureux, tiède en cet hiver rigoureux, décoré sans top de moyens, mais d'un goût féminin assez sûr... charmant, en fait. Le genre de gentille retraite que de nombreuses dames auraient aimé posséder. Athénaîs était peu habituée à ce genre de petite demeure privées parisiennes. Elle n'avait connu, dans sa jeunesse que ces lourds châteaux de province et depusi son arrivée à la cour que les appartements ostentatoires, sans intimité, de Madame et de la Reine Anne. Elle fut charmée de ce lieu bien iosole de la sordide ruelle, décoré par une maitresse de maison sans trop d'argent mais décoré "main" ...

Plusieurs dames se trouvaient déjà présente. Elle reconnu immédiatement la petite Frénolec, maintes fois croisées à la Cour, la dernière fois qu'elle avait vu la Dame de Mademoiselle d'Agennois c'était ... en compagnie de Winterfield, qand cette petite demoiselle l'avait accusé en public d'être l'auteur du fameux "mot", cause de malaise de sa maitresse, elle se rappelait que le petite baronne s'était fait rabrouée par la Reine Mère en personne. Elle la salua, d'une digne révérence, agrémentée d'un charmant sourire... qui en ôtait à dessein le côté de convention.

- Enchantée de vous voir ici Melle De Frénolec, c'est une agréable surprise que de vous voir ici, en compagnie de cette chère Françoise - elle pris les mains de Mme Scarron- qui se trouve être une protégée de ma maitresse, la Reine Anne. Je n'ai pas l'honneur de connaitre cette charmante demoiselle -dit-elle en se tournant vers la jolie Descartes-
Mademoiselle je suis Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, Marquise de Montespan, et suis ici, outre pour mon plaisir personnel -petit rire perlé- en tant que Première dame de Compagnie de la Reine Anne, Mère de notre Roi à qui sa mauvaise santé ne permet pas de venir honoré ce salon en personne .
Françoise, votre maison est tout à fait charmante, très à votre image d'ailleurs, on y sent sous la modestie de l'ensemble, la chaleur du lieu qui rayonne, à votre image elle aussi.

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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Jeu Jan 18 2007, 09:06

[hj : je suis heureuse de voir que ce salon a le succès qu'il mérite, et heureuse aussi de trouver ici deux nouvelles joueuses et la charmante Baronne de Frenolec. Bon, je vais m'appliquer à en pas décevoir François de Saint Aignan, mon bon ami, et lecteur de ce post ! ]

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Emelyne
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Jeu Jan 18 2007, 20:03

De l'extérieur, Emelyne semblait toujours la même, souriante et décontractée. A l'intérieur par contre, la demoiselle ressentait un tout petit début d'agacement.

Puisqu'elle n'avait pas froid, pourquoi Mme Scarron ne cessait de lui parler d'une écharpe et d'un manteau ? Quels qu'ils soient, elle refuserait poliment. Se faire offrir des vêtements pour la noble raison qu'elle attirait la pitié ! Non mais !
Il en allait de son honneur !
Elle n'avait rien d'une mendiante et sa robe était très bien ainsi.

La jeune femme n'en tint pourtant pas rigueur à la maîtresse du salon : après tout, celle-ci n'était guidée que par sa grande bonté. Le fait qu'elle s'inquiète pour ses visiteuses.


-Hélas oui, Dieu à invité mon grand-père aux cieux alors que je n'avais que dix ans. Sa philosophie et ses livres sont, eux, heureusement immortels et demeureront en ce bas monde jusqu'à la fin des temps, rappelant la naissance d'un tel génie.
Mais ceux que la mort semble nous ravir ne nous quittent pas, ils nous restent. Paix à son âme...


Puis elle soupira, l'air plongée dans ses souvenirs.
Pour une jeune fille, pleine d'admiration envers son ancêtre qu'elle n'avait, hélas, que trop peu connu, l'homme en question en devenait un dieu.
Et littéralement, la jeune fille vénérait le père de son père.
Ses prières étant toujours adressées au Dieu créateur, elle avait pourtant à chaque fois qu'elle répétait les mots saints, l'image de son grand-père en tête.

Puis, chassant ces pensées si inutiles en pareil moment par un petit rire, Emelyne reprit :


-Un protecteur ? Hum ! Je crois que mon père suffit amplement à ce rôle...

Hé oui, pas tout le monde pouvait se vanter d'avoir un père-poule ! Et pourtant, le petit poussin Emelyne n'adorait pas cette position, malgré les nombreux avantage que cela lui offrait...

-Oui, merci, un thé sera délicieux... dit-elle encore à l'adresse de Mme Scarron.

Ensuite elle écouta les propos échangés entre la Baronne et la maîtresse du salon. La pauvre Louise ne s'était pas mise dans une situation bien agréable, obligée à se repentir un chapelet entre les mains.
Emelyne la plaignait un peu : elle-même n'aimerait pas se retrouver dans pareille impasse.

Une nouvelle dame entra, qui de sa beauté et de son élégance indiquait son statut.
Emelyne crut voir quelqu'un de très influent à la cour du Roy, et constata qu'elle ne s'était pas trompée aussitôt la Marquise présentée.
Elle lui rendit son salut avec un sourire admiratif - calculé.


-Je suis enchantée, Marquise de Montespan, de faire votre connaissance... Je me nomme Emelyne Descartes.

Oui. Emelyne Descartes tout court. Pas de Marquise, pas de Baronne, ni même de Duchesse... Il fallait faire avec.

-Vueillez transmettre un prompt rétablissement à la Reyne Mère. Je suis désolée que sa fragile santé ne lui permette pas de se rendre jusqu'ici...

En effet, comme il était dommage que Emelyne ne puisse pas la rencontrer en personne ! Elle qui était passionnée par les hautes personnalités, quelle occasion ne ratait-elle pas ?
Enfin, sa Dame de Compagnie, voilà qui n'était quand même pas si mal que cela...
Oui, le déplacement ne serait en aucun cas vain.


[Hj: Merci pour le compliment, Saint-Aignan, que je suis ravie de pouvoir vous retourner Wink]
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Ven Jan 19 2007, 08:31

Athénaïs attendait le salut de Madame Scarron mais fut charmée par la jolie et quasi naturelle Mademoiselle Descartes... Elle nota son coup d'oeil appréciateur sur sa tenue de Cour.

- Mademoiselle Decartes, vous me voyez enchantée de faire votre connaissance et je ne manquerai pas de transmettre vos voeux à son Altesse Royale... Descartes, voici un fort joli nom, mademoiselle, dans le milieu des érudits il vaut mieux que nos fades particules qui ne représentent que le valeur de forts lointains ancêtres.
Si le votre est celui auquel je pense, il se trouve surement être plus proche que le premier Mortemart
-rire perlé- dont quasi plus personne n'a souvenir et qui n'a du laisser que trainée de sang qui vaut moins que celle de l'encre, à mon goût.

Elle lui souriait, amicale.

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Emelyne
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Dim Jan 21 2007, 17:28

Emelyne appréciait cette réponse franche dans toute sa finesse...
Son petit doigt ne cessait de lui souffler que la Marquise de Montespan allait être une femme avec qui elle s'entendrait à merveille.
Ce n'était là qu'une impression, mais peut-être se vérifierait-elle par la suite, qui sait ?

Rendant son sourire à son interlocutrice, Emelyne répondit :


-Vous pensez juste, Marquise de Montespan, je suis bien la petite fille du fameux René Descartes, l'inventeur du doute méthodique et du rationalisme ! Comme lui, je m'intéresse fort à la métaphysique, aux mathématiques et à la morale.
Mais s'il vous plaît, ne parlez pas en négatif de vos ancêtres ! Tout comme les miens, ils avaient leurs défaults, mais également - et c'est cela qu'il faut voir - leurs qualités, même si elles sont oubliées.
La vie s'écoule comme un torrent, tout passe et Dieu seul demeure.
Un jour viendra où l'encre aussi s'éclaircira au point de disparraître...


Même que Emelyne se réjouissait de penser qu'elle serait morte lorsque viendrait le triste moment ou l'oeuvre de son grand-père ne serait plus.
Les recherches et les pensées révultionnaires de son ancêtre lui manqueraient fort. De plus, elle en tirait un peu de fierté. Qu'elle descende d'un si grand homme ! Quand même !

Un tableau entré dans son champ de vision attira un instant l'attention de la jeune femme. Déviant son regard vers la pièce d'art, elle reconnu un champ de blé en train d'être moissonné.
L'artiste devait être inspiré car les couleurs, très vives et très belles, avaient le luxe de plaire aux yeux.

Après avoir cherché le nom du peintre, en vain, Emelyne reporta son entière attention sur la Marquise de Montespan, qui, on ne pouvait le nier, était une très belle dame.
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Lun Jan 22 2007, 08:32

Ainsi, elle avit vu juste, il s'agissait bien de la petite fille du grand Descrates, si Athénaïs connaissait ce nom, elle n'avait qu'une approche trop frustre et réductive de sa philosophie. La haute noblesse, dont elle était issue, ne donnait aux jeunes filles qu'une culture un poil trop superficielle ... sauf dans des domaines retreints comme l'étiquette. Si la jeune femme avait beaucoup lu, ses lectures allaient vers des ouvrages bien en Cour, pas que le philosophie humaniste et rationaliste ne l'interessa point, elle n'avait juste que peu eu l'occasion de la découvrir.

- Mademoiselle, je vous remercie de bien vouloir faire preve de compassion pour mes ancètres batailleurs. S'ils n'ont pas eut la porté de Monsieur votre grand-pêre, ils m'auront au moins apporté les moyens de m'intéresser à autre chose qu'à leurs exploits passés !
Sachez que je suis curieuse de savoir ce que vous pourrez nous narrer des écrits de votre parent philosophe et suis toute acquise à élargir en ce domaine mes trop maigres connaissances ...


Elle vit que la jeune femme portait son attention ailleurs, un tableau lui semblait-il qu'elle n'arrivait pas non lus à situer...

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François
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Lun Jan 22 2007, 18:46

Françoise était ravie de la tournure conviale des consersation. Il ne pouvait pas en être autrement. Mme de Montespan était enfin arrivée.

-Ahh Madame...Ma très chère amie...

Elle s'approcha mi-timide, mi-audacieuse. Elle lui prit le bras chaleureusement.

-Je suis bien aisée enfin de vous voir. Ainsi la rumeur est vrai... Madame... la sainte mère de notre Roi, ma protectrice et votre dame, est souffrante et son oeil vacille...

Elle trembla un moment véritablement. Que deviendrait-t-elle si la Reine-Mère viendrait à mourir? Elle ne supporterait pas de mendier... n'y la honte d'être jetée à la rue, elle pourrait retourner au couvent...mais non cela elle en avait encore plus de dégoût! Dieu était grand et ses enseignements était tout ce qu'une jeune dame avait besoin de savoir, mais pas le couvent encore, elle en avait assez donnez!


Cela me trouble prondément...que Dieu la rapelle près de lui je peux comprendre, mais la savoir loin de nous et de notre Roy, m'effraie... son inspiration pieuse est salutaire pour l'âme de tous... je prie à chaque soir pour son rétablissement, mais je désespère maintenant... je m'inquiète, je m'affole et je me pâme...

Pardonnez le spectacle que je donne mesdames.

Ahh Athénaïs... m'apportez vous un mot pour me rassurer, une nouvelle pour me faire espérer?

Ahhh mademoiselle Descartes ,vous êtes un rayon d'esprit et de beauté. Je crois que vous serez fort appréciée de tous. Charles vous rajouterez une broche à mes cadeaux pour mademoiselle Descaretes, afin qu'elle puisse aggrafer son manteau et être vu comme une amoureuse des arts et non de la vulgarité.

Les jeunes gens du faubourg portent tous ces broches, pour ce reconnâitre, de jeunes poètes et artistes, des gens très prometteur, mais qui ont besoin d'une tutelle féminine et légèrement sévère pour ne pas tomber dans les mauvaises tentations.
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Mar Jan 23 2007, 08:59

Athénaïs trouvait charmante Mme Scarron, et comprenait qu'Anne d'Autriche ait été séduite et les ait mises en relation. La Reine Mère était assez adepte de ces présentations en chaine de ses protégées.

- Madame, je suis heureuse d'être dans votre charmant et douillet salon, je suis fière d'avoir à y représenter ma Dame, même si je crains de ne pas être à la hauteur... Mais je ne peux vous rassurer sur la santé défaillante de la mère de notre Souverain bien aimé - souverain bien aimé, oh combien bien aimé- ...
Toutes les dames de la Cour, et je suis heureuse de vous y compter, prions pour que notre Seigneur daigne retarder son rappel inéductable...

Sachez que quoi qu'il arrive, même le pire, je ne vous laisserai pas à l'abandon, vous pouvez compter sur moi, même si mes moyens ne sont pas, loin de là, ceux d'Anne d'Autriche.
Si même vous le souhaitez, sachez que je suis prête à vous offrir une place à la Cour... Elle ne vaut pas votre salon
-rire- mais l'un peut aller avec l'autre !
Que diriez-vous si je vous proposais de evenir une de mes compagnes en ce triste château ? Une place de première dame de la Marquise de Montespan n'est pas si grande situation, soit, mais vous elle assurerait un revenu convenable, et certainement plus pérenne que la pension de Madame ma Maîtresse...
Mais réflechissez y, je ne vous demande pas d'accepter sur le champ... Nous avons le temps, mais considérez que cette proposition est valable quand vous le souhaiterez, par amitié pour une charmante protégée de celle qui me fait l'honneur de m'appeler du doux nom d'amie.

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Emelyne
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Mer Jan 24 2007, 16:39

Emelyne écouta la conversation des deux femmes avec un intérêt discret.

Ainsi Sa Majestée était-elle si malade que ça... La jeune Descartes avait entendu des rumeurs à propos de cette saloperie de santé fragile, mais de là à imaginer que la grande dame en était bientôt au point que Dieu la rappelle ! Il y avait un monde !
Son sourire s'effaça légèrement et ses yeux refletèrent un quelconque chagrin intérieur.
Quelle grande âme le peuple Français et la cour à Fontainebleau ne perdraient-ils pas quand viendrait ce triste jour ?
Emelyne se promit d'ajouter un voeu de plus à sa prière cotidienne.
Que la Reine Mère guérisse...
Oh si peu !
Le Seigneur, créateur de miracles, pouvait dans son immense sagesse certainement réaliser celui-là pour le bien du monde, non ?
Ce sujet la touchait profondement car la jeune Descartes idéalisait en secret la Reyne Mère, dont elle n'entendait que des louanges où qu'elle aille.

Revenant sur terre, la jeune femme s'apprêtait à révéler combien cela lui ferait plaisir d'ouvrir les portes du vaste monde de la philosophie à Mme de Montespan, lorsque la maîtresse du salon lui balança un compliment.

Il était tellement imprévu que demoiselle Emelyne ne pu empêcher une délicate couleur rouge de teinter ses joues.

Un rayon d'esprit et de beauté, voilà qui d'une si jolie bouche sonnait bien flatteur.
Malheureusement, la deuxième phrase mentait.
Avant sa venue à Fontainebleau, combien n'avait-elle pas espéré se voir vite entourrée d'amies et d'amis ?
Sympathisant avec tout le monde, rigolant et passant, lors des bals, d'un bras à l'autre ?
Oh oui, elle avait osé y rêver...
Et puis non, rattrapée par la réalité, la jeune femme était à peine arrivée qu'elle avait déjà des ennuis.
Elle qui en Suisse avait toujours été le nombril du monde se confrontait enfin à la dure vérité : les gens ne sont pas tous sociables par nature.
Quelle désillusion !

Elle sourit amicalement, ses yeux trahissant légèrement sa frustration.


-Merci, chère madame Scarron, pour vos prévisions si gentilles, mais hélas, à peine arrivée, je crois déjà m'être attirée les foudres d'un homme...

Emelyne ne voulait pour rien au monde critiquer l'homme en question, mais s'estimait tout à fait innocente par rapport à l'injustice qui lui était tombée dessus sans prévenir.
Aussi attendit-elle que ses nouvelles amies s'intéressent à son problème.
Elle ne souhaitait pas vraiment jeter ce sujet si désagréable sur le tapis, mais voilà, elle avait besoin de conseils.
Il était bien embêtant d'être étrangère à une cour dont visiblement toutes les règles ne sont pas encore connues...
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Mer Jan 24 2007, 17:21

Emelyne Descartes a écrit:
[i]Emelyne écouta la conversation des deux femmes avec un intérêt discret.

-Merci, chère madame Scarron, pour vos prévisions si gentilles, mais hélas, à peine arrivée, je crois déjà m'être attirée les foudres d'un homme...


Athénaïs imaginait mal une aussi charmante jeune personne s'attirer le foudres d'un homme, ou alours il s'agissait d'un de ces amis de Monsieur, voir d'un rustre....

- Chère Demoiselle, je vois mal en vous ce qui pourrait attirer les foudres d'un vrai gentilhomme, je n'y vois moi que charme et intelligence vive ... ce qui ne peut déplaire.
Soyez en sure, si un homme vous hait, c'est qu'il aveugle ou sot, voir inverti ou rustre
-elle avait failli fourcher sur Russe, et son "rustre" y ressemblait fort- ! A moins qu'il ne s'agisse d'exister à vos yeux et ce n'est la que tentative de vous séduire !

Elle eut un petit rire à sa propre pique...

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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Jeu Jan 25 2007, 18:50

Emelyne se laissa aller à quelque chose qu'elle n'avait pas l'habitude de souvent faire.
Elle soupira.
Comme pour lâcher la tension qui, depuis là tantôt, la retenait prisonnière à la gorge, tel un serpent qui ne laisse pas sa proie fuir facilement.
C’est que se disputer et contre argumenter coûtait beaucoup d’énergie !
Surtout quand mettre cette énergie ailleurs aurait été plus utile...


-Ma dame, n’en dites rien ! Cela ne vous attirerait que des ennuis de parler de lui en terme de « rustre » !
Malheureusement, je n’avais pas été prévenue que certains hommes influents ici au château se sentent si vite piqué au vif. Je me suis retrouvée dans une très mauvaise impasse et je peux vous assurer que ce n’était point une tentative de séduction...


Et dire que le rustre en question avait même été jusqu’à la menacer d’une gifle !
Pouvait-on se montrer plus brutal encore ?
Existait-il plus vulgaire ?
Une ombre passa devant les yeux de la jeune fille, mettant en valeur ce qu’elle venait de dire.
Mais le moment de doute et d’hésitation disparut à nouveau lorsqu’elle sourit, chassant ses petits problèmes de relations.
Madame la Marquise était vraiment une grand dame, pleine de bon sens et dotée d’un grand coeur.
Emelyne appréciait également son humour, léger et pertinent à la fois.
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Ven Jan 26 2007, 08:22

-Chère Mademoiselle Descartes, plus ils sont influents, ou plus ils se sentent investis d'un pouvoir, moins ils sont éduqués et respectueux... cela ne s'applique pas systématiquement et le Roi par sa stricte demande du respect de l'étiquette tente de corriger ces travers de nos puissants. Mais, ce respect demandé ne traverse pas nos frontières, j'ai, il ya peu pu rencontrer Prince de maison royale étrangère et n'ai put que constater que notre vieil adage "autres temps, autres moeurs" peut devenir "autres lieux, autres moeurs" !
A nous, Dames de conditions, de savoir corriger, dans la mesure de nos moyens d'action, ces rustres ... le mépris, le refus, le raffinement sont des armes aussi affutées que dagues ou épées, faites moi confiance pour savoir les employer sans mouche !
Il vous faudra apprendre à vous en servir ! J'ai sur vous l'avantage de l'âge, mais votre charmante jeunesse vous en donne d'autres...


Elle aimait beaucoup la fraiche jeune fille, intelligente, vive et sensible... et se sentait en verve de confidences dans ce milieu féminin, raffiné, à la fois léger et subtil.

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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Sam Jan 27 2007, 00:18

L'un des serviteurs de son excellence l'ambassadeur des Provinces-unies en France, le marquis Niklaus Van Haack d'Orange-Nassau( ouf!), qui avait eut vent de la présence en ces lieux de Madame De Montespan, frappa doucement à la porte d'entrée du salon...
Une des servantes de Madame Scarron vint ouvrir et intérrogea le visiteur du regard... Ce dernier fit un signe de tête, puis déclara d'une voix claire et rapide :



Bien le bonjour ! Veuillez je vous prie aviser votre maîtresse qu'un messager porteur d'une missive, émanant de son excellence l'ambassadeur des Provinces-Unies, à l'attention de son invitée la marquise de Montespan est ici ! ...


( hj : désolé pour le dérangement, je ne fais que passer ! whistle )
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François
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MessageSujet: Re: Dans le Marais, Salon de Mme Scarron   Sam Jan 27 2007, 21:56

Elle accusa le choc des propositions de la Marquise.

Moi à la cour?? La pauvre veuf du vieux feu Monsieur Scarron. L'on dit la cour très gai...et je porte le deuil de mon mari. Les mauvaises langues murmuront... Je ne voudrais être arrogante. Madame mon amie...votre offre est touchante et généreuse, et je serais la 1er honorée de devoir être permis vos excellantes dames que je comparent aux nymphes du cortège d'Artémis.

Mais je dois admettre qu'il me faut aller pleurer au pied de ma protectrice, sans quoi je passerai pour une igrate et une vilaine fille! Ma mère se meurt et moi je sourirai, la honte m'accable maintenant.

Sa peur de la cour, était vaincue par ses sentiments envers la Reine-Mère. Françoise craignait un peu la Cour...après tout elle était la fille d'un aventurier...un demi bandit..que dirait les gens? Que dirait t'il si l'un deux se rappellait du nom de son père?

Je réfléchirais à votre délicate proposition, ma chère amie. Mais j'accepte déja de vous suivre jusqu'au chevet de la Mère de Notre Roy...si vous accepter de me guidée. Oh j'espère que j'aurais la force de m'y rendre sans palir.... Que Dieu m'aide.

Oh mais je suis désolée je me conduit bien sottement, toute ces émotions m'étourdissent. Charles , corsé le café, un soupcon de chocolat dans ma tasse, cela me redonnera de l'aplomb.

Elle reprit une pause droite, bomba le torse et la poitrine, levant la tête, les yeux et les orreilles à nouveau au aguets de tout ce qui l'entourait. Elle était ainsi ravissante et elle même énigmatique. Sa curiostité naturelle brillait et son éloquance était si adroite.

Madamoisselle Descartes parlait d'une rencontre avec quelque rustre à la cour.

-Oh ma pauvre amie...vous êtes bien malchanceuse...pour ma part je crois que je survivrai pas à pareil rencontre...je vous admire d'être capable de tenir la tête haute devant tant de de..de disgrâce. Comment est-ce possible? Il vous faut vite un protecteur...miss Descartes...si on vous sait seule vous serez vite la proie des opportunistes et des arrivistes. Vous ne pourrez rester sans protecteur longtemps à la cour, sinon les mauvaises langues s'agiteront.

-Madame la Marquise, mon amie, est certes une fine lame. Mais soyez prudente avant de vous engager dans une pareil joute. L'adversaire doit être à votre mesure. Je suis cepandant d'accord qu'il nous faut agir contre les vilaines moeurs de toutes nos forces. La Reine Mère nous as donné l'exemple par sa conduite et ses valeurs.

Elle pensait à la conduite admirable de la Reine-Mère, mais aussi de ce "groupe secret", donc sa Protectrice était membre et avait voulu l'initiée. Même Athénaïs, devait ignorer tout cela...ou du moins une partie. La Marquise était vertueuse certes, mais elle n'était pas une dévote. Elle aimait charmer et combattre, comme elle l'avait indiquée dans sa dernière intervention. Elle même que devait elle faire? Sa protectrice voulait la voir joindre définitivement les rang de la Compagnie du Saint Sacrement.... Elle laissa pour le moment ces pensées secrètes. Mais la petite Descartes la poussait à réfléchir.

Un serviteur et une missive venait de la déranger.

-Une missive? Pour la Marquise de Montespan? Ahhh de Monsieur l'ambassadeur, cela est correct alors...encore que son absence est plutot incorrect, je le gronderais de déserter ainsi mes fauteuils! Donnez la Missive à Madame, jeune homme, puis allez aux cuisines l'ou Charles vous donnera un chaud bouillon pour votre peine.
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