1663 : Face aux Feux du Soleil

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 première répétition ...

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Molière
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MessageSujet: première répétition ...   Sam Jan 20 2007, 19:14

un deux trois quatre .... un deux trois quatre ... un deux trois quatre ...

un homme se tenait les yeux clos sur la scène du petit théâtre vide et silencieux.
Il semblait emporté par une musique muette, les bras gesticulant, brassant les airs, les pieds caressant le sol dans une danse diabolique.
Mais qui est cet hérétique ? cet illuminé transcendé, convulsant sur les airs de sa folie.


Cet incongru n'était autre que ce cher molière. Se moquant bien de lui même et de la relativité des choses et des hommes
L'inspiration, les idées, la création embrasant son corps, son esprit. Il envahissait la scène en des gestes sans but, les pensées embrumaient par son imagination.
Tout lui apparaissait maintenant, à chaque pas une autre idée venait le posséder.
Une effluve d'idées, une découverte des sens


A ses oreilles, les notes ... la musique de son ami de compositeur qu'il avait entendu il y a quelques jours. Tout s'enchaînait, s'accordait, s'assemblait comme un puzzle.
Ce serait un spectacle grandiose, il le voyait, les décors, les danseurs, les acteurs autour de lui
Il fallait ...


Vite, il s'assit sur le sol sortit un manuscrit de sa poche.
Ses idées couchaient sur feuille et personnifiées avec l'encre de sa plume.
Il vomissait son imagination au fur et à mesure des phrases, des mots, des lettres ...
Immortalisées, elles l'étaient ! N'en pouvant plus il se laissa choir de tout son long, un rire machiavélique emportant son corps, interrompant le silence de la pièce.


Le temps de reprendre ses esprits, il se releva aussitôt comme possédé de nouveau, la folie revint encore, au plus profond de lui.
Il courut à l'arrière de la scène, derrière le mur.
Trésor de tissus et d'objets en tout genre. il empoigna sauvagement une énorme robe rose deux fois trop large pour lui.
Il retourna rapidement à sa place initiale.


il se tenait au milieu de scène, tout lui apparaissait comme une évidence.
Les lumières, les musiciens, les acteurs, les danseurs ... tous semblaient envahir la scène, ses pensées. Il fit de grands gestes, fit quatre pas qu'il se voulait danser.


" Qu'il est joli, Gentil, poli! Qu'il est joli! qu'il est joli!
Est-il des yeux qu'il ne ravisse? Il passe en beauté feu Narcisse,
Qui fut un blondin accompli. "


Il imita grossièrement une jeune pucelle, l'exagération emportant comme toujours son jeu, la mine farouche, et le regard excité ; Il ne faisait plus qu'un avec son personnage.
La scène, la pièce, il reproduisait ses idées sur scène dans un rythme effréné
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: première répétition ...   Lun Jan 22 2007, 11:05

L'idée était une pièce, Athénaïs refusait le statut de femme de Cour, volage, destinée uniquement à être butinée par qui le souhaiterait. Elle avait une plus haute idée d'elle... De puis sa tendre enfance, agréable, aisée et aimante, elle avait eut envie de ce petit plus que l'on appelle à la Cour esprit et qui se résumait à un mot pour elle "culture". Elle lisait, se faisait lire aussi de nombreux ouvrages, le plus souvent ceux permis aux gens de sa classe sociale de son milieu celui de la haute noblesse... Et qu'y avait-elle découvert ? Simplement que le rôle de la femme quand il se cantonnait pas à celui d'épouse et de mère, didèle, aimante, était celui de la belle pour qui le chevalier soupirait. Réducteur était le mot qui convenait, réducteurs était ces ouvrages, seules quelques mystiques et réligieuses sublimaient l'amour manqué par l'amour de dieu... ceci la tentait peu.

Molière, un amuseur ? Pas seulement, chacune de ces pièces avait un message, souvent critique, souvent révolutionnaire même ... elle eut aimé qu'il dédie aux femmes qui se voulaient un tant soit peu cultivées une pièce. Mais, ne savait comment passer ce message, Molière n'était pas un rat de Fontainebleau, un ces auteurs flatteurs courrant la pension dans les froids couloirs du château.
Alors, pouquoi ne pas aller à sa rencontre puisqu'elle savait qu'il répètait dans ce théâtre ?
Le carosse des Mortemarts l'emmena donc dans ce petit théâtre... dont elle poussa la porte. Le concierge ne jugea pas opportun d'interdire l'entrée du lieu à une dame, couverte d'une cape du meilleur tissu, sortant d'un carosse armoirié. Mal lui en pris, il l'eut fait qu'elle lui eut versé quelques pièces... qui valaient toujours droit de passge, non ?

Au fond du théâtre, dans l'ombre, elle voyait l'esprit de l'auteur cogiter, n'osant l'interrompre... Elle le vit se métamorphoser, revêtir son grotesque costume pour devenir sublime jeune fille malgré ce déguisement, juste par la force de son vouloir, juste parce qu'il était la jeune pucelle effarouchée... Impressionnée, elle n'osait intervenir, juste parce que cela lui plaisait, juste parce qu'elle regardait la justesse du rôle, l'impressionnant travail de l'auteur acteur...
Elle eut du mal à ne pas pas battre des mains... discrète, elle le laissait aller jusqu'au bout du rôle.

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Dernière édition par le Lun Jan 22 2007, 17:57, édité 1 fois
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Evangéline
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MessageSujet: Re: première répétition ...   Lun Jan 22 2007, 17:11

Se pensait-il réellement seul? Ou bien se livrait-il au regard d'un public qu'il savait tapi dans l'ombre, sans en avoir l'air? Tant pis pour ses intentions, le public était bel et bien là...

Voyons, une répétition lui avait-il glissé? Quelle répétition d'ailleurs? Y avait-il une pièce sur le point d'être jouée? La respiration courte par un pas hâté ne rendait pas plus aisée la réflexion d'Evangéline. Trop de temps passé dans les complots, trop longtemps loin des affaires de la troupe et elle sentait loin déjà les odeurs des planches et des bougies qui brûlent sur l'avant-scène... Eloignée aussi du quotidien de ces jongleurs des lettres, une famille à part entière à qui elle avait l'impression de tourner les talons. Ce vide... Un appétit cruel qui sans cesse la tenaillait dans ses entrailles.
Pourtant, elle l'avait bien quotidiennement le souffle du danger, de la peur et de l'excitation... L'improvisation de l'enquête ne tenait étrangement à ses yeux que d'un ersatz de celle de scène. Mille yeux braqués en attendant un blanc être comblé, un faux pas d'être fait, un mauvaise intonnation lâchée... Ca, c'était du sport!
Un sport qu'Evangéline se croyait toujours assez forte pour mener de front avec ses activités clandestines. Qu'elle devait toujours mener de front! Il n'était pas trop tard pour se dégager un peu de l'étouffante menace des mousquetaires, c'était salutaire.
L'évidence était apparue à la jeune femme en se prenant à lire la veille, MacBeth d'un seul trait. A 4 heures du matin elle avait fini, à son lever à 6 heures, elle n'avait pas fermé l'oeil. Il lui fallait trouver le temps d'en avoir un peu pour elle, il lui fallait trouver le temps de vivre, ou plutôt de revivre... Ce serait bénéfique pour la courtisane, la comédienne, l'espionne et par dessus tout pour la femme qu'elle était.

Personne n'était arrivé? Si empressée qu'elle était de poser de nouveau le pied dans le théâtre, elle se croyait bien en avance pour le coup. Dans les étroits couloirs de l'arrière scène, il lui semblait pourtant déjà entendre raisonner la voix de Molière. Puis alors qu'elle entrait dans les coulisses à proprement parlé, elle vit une silhouette tournée de dos, une silhouette féminine, le regard résoluement porté vers la scène. Evangéline reconnut Armande, pauvre épouse du pantin qui s'agitait sur scène dans un accoutrement que d'aucun aurait jugé grotesque.
A sa hauteur et après un brève instant que contemplation tant amusée que désespérée, les deux jeunes femmes se risquèrent à échanger un regard complice.
Armande porta une main à son ventre arrondi de plusieurs mois déjà et soupira:


-Qu'il est beau le père de mon enfant... Devra-t-il lui ressembler? Je le crains horriblement... Quoique, étrange paradoxe, je le désire tout autant... [Je me suis permis de l'intégrer... Wink]

-Contente toi de craindre seulement! Ca, c'était le risque ma pauvre Armande d'ouvrir ta couche à cet énergumène!

Un gloussement les secoua toutes deux qui s'intensifia alors qu'elle reportèrent un nouveau regard à l'auteur qui évoluait gracieusement dans les atours ravageurs, bien que faiblement dotés des harmonieuses formes du sexe pastiché. Du génie à la folie, il n'y avait qu'un pas disait-on. Une ligne d'encre, aurait dit Evangéline, à propos de son ami et maître.

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Molière
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MessageSujet: Re: première répétition ...   Dim Fév 11 2007, 17:01

embarquait et berçait par son vent de folie, il ne prit attention aux quelques regards qui s'étaient immiscés dans le théâtre.
Tournant et gesticulant toujours autant parlant ou chantonnant des mots qui se suivaient en une ode sans but
toutefois quelques bruits de fond lui fit reprendre le cours sensé de ses pensées, brusque retour à la réalité, ses hallucinations envolées, le voici redevenir ce qu'il était un auteur acteur, homme avant tout, enchaîné à des barrières les traînant comme des boulets, ayant pour seul paradis de liberté une de ces chère scène.


la noirceur de la pièce que cachait ces spectateurs impromptus lui fit plisser les yeux, il remarqua dispersées trois silhouettes, à vu d'oeil féminines, ses yeux ne le trompaient jamais !
Il entreprit de faire une gracieuse révérence comme s'il finissait de jouer une pièce devant un large public à l'exception qu'il ne jouait pas de pièce et que son public était d'une discrétion probante, aucune n'osait dire mot


Un silence ?.. voilà qui est suffisant pour expliquer un coeur !
Au plaisir de vos yeux mesdames


il entreprit de descendre de scène, à la conquête de son public si discret.
Toujours aussi silencieux, seul le bruit du tissu de son costume sonnait dans la salle
Il reconnut ces trois minois mais se demanda bien ce qu'ils faisaient par ici, dans la noirceur d'une pièce là où naissait complots et conflits, l'heure des esprits mauvais rôdant et hantant les coins des châteaux


Il s'approcha d'abord de la marquise de montespan car moins intime qu'évangéline et armande ( armande de par sa position de femme et épouse, et évangéline en tant que membre de sa troupe et donc membre de sa famille )
Il lui fit un baise main tendre et respectueux

Madame la marquise ... Votre beauté rend à ce lieu le prestige qu'on lui doit.
Veuillez excuser mon apparence, votre personne mérite meilleurs atours, mais votre présence m'a pris par surprise et je suis fort honoré de vous voir mais incroyablement honteux d'avoir dérangé une aussi grande dame pour peu


Il se tourna vers évangéline et armande un grand sourire illuminé l'accompagnant.
Son épouse engrossée, plus belle de jour en jour, et évangéline qu'il n'avait croisé depuis bien trop longtemps pour s'en souvenir
Il embrassa amoureusement la main de sa femme et posa religieusement une main sur son ventre arrondit


Ma muse, vous voir ici me pèse, je ne peux supporter l'idée de vous fatiguer plus que vous ne l'êtes déjà !
Je serai soulagé vous sachant reposer à votre couche


Il pressa tendrement son petit nez puis y déposa un léger baiser.
il se tourna enfin vers son amie de tout temps la prenant amicalement dans ses bras, essayant de se remémorer les derniers instants qu'ils avaient partagés ensemble, comme un frère retrouve sa soeur, s'empreignant de son odeur et de l'assurance que cela lui redonnait


Mon amie, cela fait si longtemps ... ceci est impardonnable de faire attendre et languir le génie des mots !

il la regarda, un sourire trahissant ses émotions, et la resserra dans ses bras comme si elle allait s'envoler, partir, et cette fois pour ne plus la revoir

ne fais attention à ce que je dit, je suis si ravi de te revoir !..
l'absence de ceux qu'on aime, quelque peu qu'elle dure, a toujours trop duré !


Puis comprenant que la proximité qu'il affichait avec elle et son épouse pouvait rendre mal à l'aise la marquise il se reprit et se tint entre elle deux la mine réjouie
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Evangéline
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MessageSujet: Re: première répétition ...   Mer Fév 14 2007, 16:49

[Bon ben je continue à pnjiser alors! Razz]


En le voyant s’approcher d’Armande et d'elle, ce grand magicien de la langue française, Evangéline se dit que décidemment, on n’avait point su faire honneur à son grand élan créatif, aussi lança-t-elle un « Bravo » et se mit elle à battre des deux mains avec ferveur, quoique bien trop tard et avec un petit quelque chose de tout de même bien ironique sur ses traits et dans ses yeux taquins.
Armande, qui avait un caractère assez affirmé et entier depuis toujours, et la grossesse ne la rendait pas plus sereine pour autant, se dégagea de la main qu'il posait sur son ventre et croisa les bras:


-J'en serais soulagée aussi, figure toi, Poquelin! Et s'il n'y avait pas tant de Molière en toi, je pourrais peut-être compter t'y voir à mes côtés! Mais non! Je suis obligée de courir Paris pour que notre mariage mérite encore ce nom!

Plus d'emphase tu meurs! Elle avait le feu de ses vingt ans et sa répartie fit pouffer Evangéline. Décidemment le théâtre, ça vous prenait et ça ne vous quittait plus jusque dans le ménage conjugal! Entrer dans le foyer des Poquelin, c'était s'assurer de passer un bon moment cocasse!

Dans son étreinte quasi fraternelle, ou peut-être paternelle, car Molière était tout à la fois : ce père trop exigent que l’on hait parfois mais aussi qui vous tend sa main pour avancer, ce frère complice ou ingrat...
La comédienne, tout comme la femme, reconnaissait volontiers qu’il la connaissait mieux sans doute qu’elle ne se connaissait elle-même, il avait ce don_ car oui, ce ne pouvait être que l’œuvre divine_ de savoir déceler en chacun le meilleur comme le pire et d’en jouer pour donner corps à ses personnages. Jamais dans ce qu’elle avait eu à jouer ne s’était elle sentit inconfortable, elle enfilait chaque caractère que le maître avait écrit comme une nouvelle robe parfaitement ajustée.
Elle fonça les sourcils un instant puis répliqua :


-Le génie des mots ? Le connaîtrais-tu qu’il faudrait que tu me le présentes, car dans ce théâtre je ne crois avoir rencontré que le satyre de la farce…

Puis tandis qu’il riait, elle s’y mit à son tour et répondit cette fois avec tout le ton de l’affection mêlée au regret :

-Tu ne peux être plus désolé que moi, Jean-Baptiste. Loin de cette scène je mourrais chaque jour un peu plus du feu de ta prose qui me dévore. Mes affaires, quelles qu’elles soient, trouveront leur temps, mais pour l’heure, je me livre toute entière à ton dessein ! Allons, pourquoi nous rassembles-tu de nouveau ?! Quelque nouvelle écriture ?!

Elle attendit sa réponse les yeux brillants et avides. Déjà Armande s’était avancé vers la Montespan qui demeurait en retrait et Evangéline, quittant un bref instant l'auteur, esquissa elle aussi un pas dans la direction de la belle Athénaïs qu’on disait aussi terrible. Elle n’avait eu guère l’occasion de s’y frotter, donc jamais piquée. S'inclinant bien bas devant la marquise, rang supérieur oblige, elle présenta ses hommages :

-Madame… Vous honorez notre bien modeste compagnie de votre présence. On vous dit amie du verbe, je me félicite de pouvoir en témoigner.

Au même moment derrière elle, un énorme juron retentit des escaliers qui menaient à la scène. Gros-René était arrivé… Evangéline se raidit, voilà que son compliment passerait inaperçu assurément. Armande et elle se jetèrent un coup d’œil mortifiées. Et le voilà, le bougre, qui continuait à pester contre les marches qui avaient failli le voir s’étaler face contre terre et qu’il avançait bien en avant sur scène, espérait-il peut-être se faire applaudir pour son entrée du plus bel effet… Lorsque les yeux du petit replet rencontrèrent l’extrême finesse des atours de la Montespan, il fût cloué sur place comme un crucifié sur le Golgotha ! Il bredouilla quelques compliments à peine compréhensibles et s’en fût ruminer sa honte derrière un rideau sombre.

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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: première répétition ...   Lun Fév 19 2007, 14:03

En fin de compte, il eut fallu applaudir ... effectivement cette salutation en forme de pirouette finale dans ce silence absolu était assez détestable. Mais il est clair que la Marquise voulait ne pas être remarquée...
Trop tard, l'auteur sautait dans la fosse rejoignant les dames... Que faire sinon abattre son loup et sourire... sinon tendre la main pour un baise main légèrement trop tendre bien que respectueux.


- Monsieur Molière, vous connaissez surement ma faiblesses pour vos pièces, faiblesse qui va même jusqu'à me faire perturber vos répétitions ... chose que je regrette, bien que l'interruption, si elle avait été à la hauteur de votre talent, eut du être terriblement plus bruyante...

Après un petit rire, elle se tourna vers les dames, les saluant avec respect, plus qu'il ne le du...

- Mesdames, je suis enchantée d'enfin vous voir, actrices de notre divin auteur... sachez que vous avez en moi une admiratrice et un réel soutien en notre Cour et que je ...

Sa diatribe qu'elle souhaitait longue et élogieuse fut coupée net par un entrée fracassante... d'un homme titubant et vociférent comme Athénaïs en voyait peu... cela la laissa sans voix... stupéfaite, avec diverses envies ... pour dédramatiser l'instant , elle choisi le rire et lança donc son joli rire perlé typique et charmant...

- Monsieur, laissez moi donc complimenter ces dames, sinon que penseront-elles de moi ?

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Molière
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MessageSujet: Re: première répétition ...   Mer Fév 28 2007, 20:06

sous ces montagnes de bienséances et autres compliments, jean baptiste se sentit " Molière " à travers leurs regards, car il parlait de lui en deux termes, le premier fut " jean baptiste " celui de l'homme qu'il était unique certes, mais tout aussi banal qu'un autre, et le deuxième terme étant celui de " Molière ", celui d'un grand homme de par ses talents, comme un modèle qu'il ne pourrait jamais atteindre intérieurement, car bien qu'on le lui répétait chaque jour ( et qu'il aimait entendre d'ailleurs ), il avait la ferme pensée qu'il ne faisait jamais assez bien, assez fort, assez grand pour mériter ce nom de " Molière ".

Quoi qu'il en soit, il était là entouré en très galante compagnie, et qui plus est, inondé d'honneur
Il regarda, pour commencer, son épouse tendrement. Il n'était qu'un saugrenu, la pauvre devait avoir du mal à suivre ce trublion, il se sentit tout d'abord honteux, comme un enfant qu'on réprimandait, mais reprit ses airs faussement d'assurance au souvenir de son projet qu'il voulait grandiose


Ma très chère, tes affaires t ont elles tant occupées que tu ne sais encore rien de ce qui ce trame ?!

J'ai rencontré il y a quelque temps ce grand Lully, et il s'avère que nous collaborons ensemble à la mise en scène ...


Il se retint soudain, il ne voulait dévoiler son oeuvre aux yeux ( et surtout aux oreilles ) de tous; Il s'enquit seulement de faire un clin d'oeil à son amie d'actrice qui comprendrait sûrement ce geste.

Il se retourna vers la marquise, lui fit une révérence en guise de remerciement mais n'eut le temps de produire un son que l'entrée fracassante ( au combien ! ) de ce gros-rené, qui le coupa net dans ses remerciements.
Le pauvre, honteux de tout les regards ( et surtout celui de la marquise ) qui se projettaient sur lui, ne sut dire mot ni faire de mouvement
Molière vint le chercher directement à son secours comme avec tous les autres membres de sa troupe, il les protégeait ( tant bien que mal ! )


viens donc par ici gros béta ! la marquise nous fait l'honneur d'assister à notre " réunion "

il s'avança donc près de lui puis pris la main de la marquise afin de lui faire grossièrement un baise main, qu'il voulait respectueux ( mais il n'avait guère l'habitude de prodiguer ces coutumes sur les paysannes qui passaient à sa couche ! )

... merci bien dame la marquise d'être ... parmi nous .
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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: première répétition ...   Jeu Mar 01 2007, 09:30

Ainsi le divin Molière s'associait avec le grand Lully, uhm, voici une oeuvre qui promettait... Athénaïs, elle, se promettait d'en savoir un peu plus.

Le grand personnage, aux entrées fracassantes, lui apposa sur la main un baise main campagnard, elle ne fit mine de remarquer que cela était déplacé pour lui de baiser la main d'une fille de pair de France... elle laissa le cordial pataud lui rendre hommage à sa façon.


- Vous n'avez à me remercier, Monsieur, l'honneur est pour moi d'assister au répétition de notre gand auteur et de me permettre d'entrevoir cet aspect coulisse de ses créations... C'est un honneur pour moi, petite et simple dame de cour de pouvoir de rencontrer de grands artistes hors représentation ... puis se tournant vers Molière ... et d'apprendre qu'une pièce commune entre le Grand auteur et le grand compositeur puisse naitre, voilà qui promet succès ... et certainement grand oeuvre. Avez-vous déjà un thème ? Je brûle d'en savoir plus... et il serait certainement désobligeant de me laisser me consummer sous vos yeux, non ?

Son regard se faisait charmeur, ses beaux yeux noirs et profonds brillaient d'une nette pointe d'intérêt non forcé... intérêt aiguisé.

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Evangéline
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MessageSujet: Re: première répétition ...   Lun Mar 12 2007, 15:57

[Pardon pour ce retard!^^ Pas facile de trouver le fil! Razz]

Citation :
- Monsieur, laissez moi donc complimenter ces dames, sinon que penseront-elles de moi ?

Gros-René, harangué par Molière, son bourreau, était toujours rouge comme une pivoine _image fort pittoresque pour un homme qui ne l'était pas moins! A pleine vue et lorsqu'on le pressa pour saluer la Montespan comme il se devait, la pivoine devint homard (un des mystères de l'Evolution sans doute! Razz) et n'en put plus de bafouiller toujours plus de "Je suis confus, madame la marquise..." "Milles excuses, madame la marquise..." Bref, la disgrâce du cancrelat devant la grâce de celle dont la présence dans cette pièce devait bien être un reflet de celle de Thalie, Muse de la Comédie...
Evangéline, si vitalement attachée à la salvation des apprences quoi qu'il en coûte, n'en pouvait plus d'avoir honte pour lui! Qu'il s'arrête par pitié, qu'il s'arrête! La marquise jouait son jeu, elle était bonne comédienne elle-aussi, nulle doute qu'elle eût sa place dans leur troupe, encore que l'immense mascarade de la Cour était un terrain de représentation bien plus adapté à sa personne et à son talent.
"Petite et simple dame de Cour"... Evangéline fit jouer ses sourcils fins et ses lèvres en un haussement et un sourire en coin habillement dissimulés. La renommée de la flamboyante et divine Athénaïs n'était plus à faire, au sein de la Cour et même au delà, si une Rochechouart-Mortemart était petite et simple, une Montberry était microscopique et aussi dépouillée qu'une pénitente!
La marquise prodiguait les compliments et les honneurs comme personne et à la vérité, ceux qui présents avaient de l'orgueil _ c'est à dire tous, on n'est pas acteurs de Monsieur par acte d'humilité_ s'en trouvaient touchés et émus. Leur vie était en même temps une vie de labeur et de sacrifices pour le plaisir et le loisir des autres, toute marque de reconnaissance pour leur travail était appréciable et apprécié à juste titre.

Elle en demandait plus, comme tout le monde d'ailleurs, Molière serait forcé à parler par les plus beaux qui soient et du ton le plus doux que s'il eût été un enfant.
Evangéline voulait tout connaître elle-aussi. De la teneur de la pièce bien sûr, de la trame, des personnages, de la longueur, de l'échéance aussi, bien souvent leur lot pour satisfaire les envies théâtrales de leurs royaux mécènes. Mais plus encore, voilà que la belle humeur de la jeune femme était devenue chagrine lorsque Molière avait évoqué le nom de Lully...
Oh oui, le grand, le beau, le merveilleux Lully! Le tyrannique, le despotique, l'exécrable Lully oui! La comédienne cachait mal son irritation lorsque le compositeur se mêlait d'un peu trop près des affaires de la troupe. Elle se souvenait de certains échanges acerbes qui avait terni bien des journées de répétitions par le passé et déjà son esprit formualait quelques piques bien tournées mais surtout bien senties à lui envoyer la prochaine fois qu'il se montrerait dans son mauvais jour. C'était bien trop de concentration et d'investissement de sa personne pour s'entendre rabrouer par un lunatique parce que la mesure de la déclamation n'était pas bonne!
Evangéline, pourtant, ne broncha pas. Pas tout de suite... Poquelin semblait bien trop survolté par ce projet et la présence de la Montespan ne rendait pas les langues propres à se délier et à cracher du fiel sur la coqueluche de tout Fontaineblau. Plus tard...
Allons! Un peu de détails pour se mettre du baume au coeur! Elle se tourna vers Athénaïs qui espérait toujours aussi avidement une réponse et dit d'un ton enjoué:


-Désobligeant, assurément! Mais notre ami aime à jouer avec le feu et à tourmenter les pauvres âmes qui dépendent de son génie! _elle s'adressa cette fois à Molière_ Ne fais pas attendre madame la marquise, ô génie de la plume, elle nous sauve d'un mystère qui n'a que trop duré! Voyons, partons sur les devinettes!

Il plissa les yeux et fit mine de réfléchir avant de lancer:

-Il y aura de l'amour je le sais, je le sens!

Armande fit entendre son rire:


-Ca n'est point hasardeux, il y a toujours quelques intrigues d'amour!

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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: première répétition ...   Lun Mar 12 2007, 16:34

Avoir trois dames à ses pieds, et quelles dames, voilà qui aurait flatté tout courtisan de base... des comédiennes, deux vraies, estampillées troupe de Monsieur, estampillées est le bon mot. Athénaïs savait combien pouvait être dure la condition des"saltimbanques" au bon royaume de Louis le Quatorzième...
Deux vraies, donc, et une dame de Cour, toute en comédie humaine, devant jouer sa représentation à chaque instant et quasi pour tous du mousquetaire au Roi en passant par un Tsarévitch ...
Quelquefois la lassitude la gagnait ... mais à qui se confier ? A qui faire part de ses états d'âmes sans risquer ce qu'elle ne pouvait risquer : la disgrace ...
Mais ce nuage, passant dans la jolie tête bien faite d'Athenaïs, ne fit aucune trace sur son visage trop beau... Elle offrait à l'auteur et à ses dames un visage charmant, seuls ses yeux pétillaient d'une réelle curiosité.



- Cher Auteur, une dame qui brule de connaitre la suite... une amie qui tente de deviner par un jeu... faites nous la grâce d'au moins quelques indices... Y aura-t-il un peu d'impertinence ? Cela va si bien à l'amour ... puisqu'amour il ya toujours ...

Amour, voilà un mot vil et mesquin, amour ... une fille de Duc avait-elle droit à ce qui semblait accordé à tous ? Elle garda son masque, en public elle n'avait besoin d'un loup, son visage restait neutre, dans sa plus belel expression. Ses yeux, par contre, brulaient...

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