1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Le Roy donne de son temps aux Russies...

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Louis XIV
Roy


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MessageSujet: Le Roy donne de son temps aux Russies...   Sam Jan 20 2007, 20:03

Un vague soupir spectral fit trembler les vitres rendues opaques par le givre.
Louis se tenait debout devant l'âtre, les mains tendues au dessus des flammes qui crépitaient, infatigables. Il se savait fatigué, et peu impressionnant. Il observa son reflet dans le miroir qui trônait sur la cheminée, et, même encadrée d'or et de fioritures de rinceaux, son image ne le satisfaisait pas. Il se passa une main sur le visage, en étira les traits, soupirant.
Il n'avait plus rien de la Majesté d'Atan. La maladie d'hiver avait tout détruit. Il semblait que tout apportait tellement de changements, trop vite. Devait-il devenir si vieux en si peu de temps ?

Que nenni! Louis se secoua l'âme et rajusta sa chemise d'un air fier et suffisant. Voilà... comme ça... il pouvait paraître imposant.
Il leva le menton. Ce sera dans cette attitude qu'il recevra le Grand Duc.
Les Russies avaient la réputation d'accoucher d'hommes vigoureux et respectueux de la force brute seule, et, malgré les salutations du Tsar que lui avait apporté Hildegarde de Savoie Carignan, Louis ne voulait pas passer pour un faible.

Un valet fit son apparition.


-Plaît-il?

"Le Grand Duc est là, Votre Majesté."

-Faites entrer.

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Alexei
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MessageSujet: Re: Le Roy donne de son temps aux Russies...   Lun Jan 22 2007, 21:00

Une suite d'homme se présenta, un laquais bien vetu venait le premier, suivit du Grand Duc lui même, et de l'ambassadeur de Russie, qui transpirait d'une lègère inquiétude. Alexei avancait dignement et fièrement à grande enjambés. Le laquais qui le précédait l'annonca.

-Son Excellance, le Tsarévitch Alexis Alexeïevitch, fils de l'Empereur de toutes les Russies ; Alexis Ier Mikhaïlovitch , défenseur de la vrai foi, et descandant des empereurs romains.

Alexis arrêta de marcher, il regarda le roi d'un regard rapide; avant de s'incliner bien plus bas que de coutume. Il resta ainsi un bon moment. Puis quand il jugea avoir été sufficament poli envers le souverain étranger, il releva la tête.

-Votre Majesté...Roi de France et de Navarre... Je suis le Duc Alexei.

Il avait été présenter déja, mais devant une personne de rang supérieur, il convenait de se présenter de sa propre voix.

-Je viens de la Cour du Kremelin, ou le Tsar, vous transmet ces humbles salut et sa bénédiction, son amité et ses respects. Que Dieu vous bénisse vous et votre famille, que votre règne soit prospère et grand.

Toutes ces formalités...mais il le fallait bien. Il observait le Roi...jeune encore...mais il semblait fatigué et vieux, étrange ce n'est pas ce qu'il avait entendu dire. L'hiver l'affaiblissait t'il? Possible... Il fut alors content d'être Russe et d'être endurci et véhément contre cette élément. Le Roi brillait néanmoins, et la seule allusion à une faiblesse, lui vaudrait une épée au travers le corps, cela était évident.

Mourir...mourir de la main d'un homme aussi bien né et respecté... cela serait une noble fin...Alexei avait quelques idées suicidaires, surtout en voyant ce qu'il aurait pu être également, souverain et maître... Pourquoi ne pas en finir? Mais sa famille le maudirait d'avoir déplut à un souverain étranger, qui présentement était allié de puissance hostiles à la russie.


Il fallait donc chercher les faveurs de la France. Mais la France était si loin...pourquoi la craindre? Qu'elle vienne jusqu'en Russie si elle le pouvait, et là elle se briserait au contact du froid, comme le Roi souffre de cette douce brise hivernale! Mais son père, le Tsar, était un homme plus prudent que lui...il cherchait à ménager les états voisins, et éviter les conflits. Quelle honte! La Russie avait le potentiel pour être la première nation d'Europe...il avait vu la cour de Fontainebleu, gouverné par des pulsions indignes et quelques femmes qui dispensaient leur charmes au plus offrant...! Il espéra que le Roi ne se prêterait pas à ces petits jeux.

-Votre Cour et votre demeure est très accueillante et grandiose, cher "cousin", vous êtes un hôtes exemplaire. Je n'aurais qu'une légère critique que pour les dames qui parent si délicieusement vos gentilhommes... un léger manque de discipline... Mais il ne convient pas de continuer plus loin sur des préocupations si négligable.

Il osa l'appeller cousin, comme la coutume le voila entre des princes royaux, puis il le remercia de son hospitalité en le glorifiant, comme le voulait une coutume encore plus vieille. Puis comme il se l'était promis il voulait prévenir le Roi de l'Indiscipline de certaines dames de la Cour, et de leur manque de soumission à l'égard des hommes, particulièrement à ceux qui de sang sont plus élevé qu'elles. Mais il aurait été aussi disgrâcieux pour deux lions comme lui et Louis de trop se préocuper des ces jeunes paonnes. Que les lionnes agacent le Lion, n'empechait pas le Lion de faire sa loi.

-La charmante Marquise de Montespan, m'a informé de la terrible situation de Madame votre mère. Sachez que je souffre avec vous de cette situation. J'aime aussi beaucoup madame ma mère, et la voir infligée ainsi me chagrinerais profondément l'âme et le corps. Aimez sa mère est le premier devoir d'un homme. Puisse Dieu la garder près de vous.

Des doléances appropriés. Presque monotome, mais obligatoire, car seul le Roi pouvait prendre l'initiative de briser la stricte étiquette du protocole.

-Je vous ai apporter un cadeau comme le veux la tradition, afin de vous remercier de votre hospitalité. Bien que tout ce qui est à moi, vous appartient déja, puisque j'ai les pieds dans votre royaume, j'ai pris sur moi néanmoins l'initiative de vous remercier de vos bienfaits.

-Comme l'Aigle parcours les vastes étendues célestes, de son regard accérer et puissant, et de son vol prestigieux et délicat, de ses serres accérer il sait poser sur le monde la marque de son courage, de sa détermination et de sa noblesse. Le seigneur Ladislav 1er souverain des Polognes, comprit que le monde terrestes des hommes étaient bien éphémère malgré tout le courage qu'un homme peut entreprendre pour le modeler à une image plus vertueuse aux yeux de dieu, le Roi comprit donc qu'on ne pouvait laisser sa marque dans le monde terrestre que si on n'avait que la conduite du prince des cieux ;l'Aigle. La noblesse et le courage de l'aigle, sont ce qu'on retient de lui , ainsi c'est par sa vertu et sa grandeur homme sera inspirés aux autres hommes sa gloire, son prestige et la crainte qu'il dégage naturellement. Soyez l'Aigle, comme celui qui hornais les enseignes de la Grandiose Rome, et des cieux nul créatures ne vous échappera... L'Aigle est le souverain et le prédateur, sa noblesse à elle seule rallie l'admiration des hommes et leur allégence, ainsi que la crainte de ces ennemis.

L'Ordre de L'Aigle Blanc est un très vieil ordre...peu sont ceux qui s'en souviennent, rare sont les aigles désormai, peut-être le surpeuplement de vermines les as t'il dégoutés de se pencher sur leur misérables sorts. Mais les Aigles sont toujours là, attendant patiamment le moment de foncer et de surprendre les faibles afin de démontrer qu'ils sont eux seuls les Seul Rois de la voûte étincellante bleuté!

L'Ordre de l'Aigle Blanc nous apprend que seule notre conduite à un sens véritable en ce monde. Et que tous ne retiennent que la grandeur et la noblesse de l'Aigle. Donc étant moi-même chevalier de l'Ordre de l'Aigle Blanc et mandaté par le grand-maître de l'Ordre ,Jean-Georges III de Saxe, je vous nomme et vous remets les insignes et les couleurs de l'Ordre de l'Aigle Blanc ; Louis 14 Aigle de France. Que la pureté et la bravoure de l'Aigle vous distingue des communs mortelles et que vos ennemis s'enfuient en attendant le sifflement de votre vol.

Alexei sourit légèrement. En espérant que son cadeau serait plaisant pour le Roi.
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Louis XIV
Roy


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MessageSujet: Re: Le Roy donne de son temps aux Russies...   Sam Jan 27 2007, 16:24

Louis avait beau être un jeune Roy, il commençait à être rompu à l'exercice du pouvoir: baigné dedans depuis tout petit et apprenant très vite de ses erreurs, il pouvait se vanter d'être promis à un bel avenir.
Aussi n'était-il plus dupe à l'apparente soumission du prince des Russies, plus humble que l'humble Saint Vincent de Paul, semblait-il.
Il se rappelait en effet l'ostensible révérence du Prince de Savoie-Carignan lorsqu'il fit son entrée à la Cour, alors qu'il s'était révélé par la suite un intrigant averti, ambassadeur du pharisaïsme.


Nous réclamons au lecteur toute son attention et son intelligence, afin qu’il remarque la subtilité qui se cache sous ce paragraphe : réserve ne signifie point soupçon.

Aussi accueillit-il le prince avec Majesté mais non pas avec froideur, et lui accorda même un sourire.


-Grand Duc Alexeivitch (il ignora le reste de son apanage, n’entendant pas vraiment le russe, et craignant d’avoir piqué du nez avant de terminer sa phrase.), votre venue Nous honore, et soyez certain du bon accueil que vous réserve Notre Cour.

Le reste du discours le laissa mi-figue mi-raisin. Quoi ? Aurait-il eu quelques mésaventures avec la noblesse au féminin ?
Cela avait beau n’être qu’une petite phrase parmi le grand discours du prince, Louis savait faire attention à ce genre de détails.
En fervent amoureux de tout ce qui portait jupons, tout en étant bon vivant et un peu dédaigneux des frivolités féminines, le Roy hésitait entre rire et s’indigner. Après tout, les femmes présentes à la Cour n’étaient autre que la fine fleur de la noblesse française et la fierté de sa Cour face aux autres Cours étrangères.


-Vous apprendrez bientôt à connaître le tempérament libre de nos femmes, Prince. Dans ce pays, sous l’influence des salons parisiens, elles revendiquent le droit à la dignité et se disent les égales de nous autres les hommes.

Louis, prenant une pause dans la conversation badine, proposa un fauteuil au Duc alors que lui même s’asseyait.


-Je n’y peux rien y faire. Les mœurs évoluent, tel un torrent furieux qu’un seul homme, fut-il Roy, ne pourrait retenir.
Ici, à Fontainebleau, femmes et hommes sont soumis à l’étiquette et les nouvelles lubies de ces dames n’éclatent point au grand jour. Aussi, si d’aventure elles vous auraient déplu, je vous déconseille fort de vous promener dans la capitale.

Louis ne sut si son conseille plu ou déplu au prince des Russies, car alors le voici qui clame un discours grandiloquent qui, il faut le dire, flatta Sa Majesté au plus haut point.
Il accueillit les joues rosies de satisfaction le présent fait de plumes et d’honneur, quoiqu’il n’oublie pas l’adage anachronique en 1663 « tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute (cette leçon vaut bien un fromage, sans doute) ». Ainsi, si ce cadeau lui faisait certes bien plaisir, ce n’était pas en étant devenu membre de l’Ordre du Royal Rapace qu’il serait prêt à tronquer un bout de Royaume pour la Russie.


-Sachez que Nous portons en grande estime le présent que vous Nous faites.
L’arrivée du prince avait fait retrouver un peu à Louis la vigueur d’avant la rougeole. Un sourire même illuminait en permanence ce portrait déformé de Roy.

Il n’avait pas de cadeau pour le prince, lui. Il l’accueillait, c’était déjà énorme. Enfin, ce qui était énorme, c’était dans les conditions qu’il l’accueillait. L’homme avait le droit à la plus belle suite du château apres la sienne propre, et Louis avait commandé un bal en son honneur durant lequel il espérait l’impressionner, afin qu’il reparte en Russie avec l’idée en tête d’une Cour riche et extrêmement puissante.

Le cérémonial de la remise de la décoration finie, chacun se rassit.
Louis paraissait légèrement émue mais toujours maître de lui-même.


-Nous reconnaissons en vous le digne fils des Glorieuses Russies…

A son tour, Sa Majesté se faisait flatteur, mais ça, on ne l’est jamais de trop.


-… Dont Nous nous affirmons aussi alliés qu’Elles le sont à Nous.

Et voilà qui était dit. Louis n’avait pas eu besoin de Colbert sur ce coup, il savait bien qu’un conflit avec la Russie serait stupide et complètement inutile, en plus d’ajouter du poids sur ses épaules qui devaient déjà supporter les relations tendues avec la Hollande.

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Alexei
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MessageSujet: Re: Le Roy donne de son temps aux Russies...   Sam Jan 27 2007, 23:50

De tout le discours d'Alexei, le Roi revint à la charge sur le sujet des femmes. Intéressant. Mais en même temps légèrement décevant. Décevant de constater qu'un Roi si illustre puisse lui aussi être à la merci de ces créatures et qu'il doive accorder de son attention à toutes cela de cette facon.

Accorder trop d'attention à des plaisirs physiques étaient très dangereux lui avait t'on appris. Mieux valait se combler d'une facon guerrière et sauvage, sans embarquer dans les jeux d'intrigues et d'émotions de ces dames. Voila la méthode Russe...

Le temps des salutations étaient terminées puisque le Roi l'invitait à s'assoir. L'on pourrait donc parler plus cordialement et sans ses ennuyantes formules. L'ambassadeur semblait lui ravi, de l'acceuil du roi, il semblait rassuré. Vieil idiot! Comment pouvait t'il seulement douter d'Alexei! Il verrait cela plus tard.


Le roi voulait parler de femmes, en temps que mieux né et titré que lui, il avait le privilège de mener les discutions comme il l'entendait. Alexei se plit, Alexei respectait l'autorité et la discipline plus que quoi que ce soit. Il commenca par une politesse. Il ne tenait pas tant à s'étendre sur ce sujet délicat.

-Nul doute que les femmes de votre royaumes, ait une beauté sans égale et difficile à tenir devant tant de rayonnement...et que dans toutes leur revendications et leur dignités elles n'aient point d'arrière pensée douteuses ou vilaines, mais je crois qu'elles doivent apprendrent que l'Étiquette est elle même soumise à la noblesse, au sang et au rang.

Sans quoi l'Étiquette n'est t'elle pas vide de sens? Pourquoi ces belles manières si ce n'est que pour vous plaire, à vous, Majesté et Seigneur de France? L'étiquette est donc là pour la noblesse... je crois que les dames ne doivent pas perdre cela de vue. Il convient pour un Lion de rugir parfois afin de remettre ses gens à l'ordre.

Je sais que la conduite légère de ces dames est pour le moment un jeu, une facon de rehausser leur gloire ou leur attraits... mais je dis qu'il faut rester sur nos gardes, le jeu pourrait devenir plus ...sérieux... et à ce moment l'indiscline passagère deviendra des vices scandaleux.

Votre Gloire...ne dites pas que vous pouvez rien faire...vous êtes Louis le 14...Roi de France...vous êtes le maître absolu dans votre demeure...les moeurs vous pouvez les bridez. Écrasez vos ennemis comme la vermine qu'elle est! Ne doutez pas de la puissance de votre virilité! Dieu vous à choisi...et en vous couvre des émotions capables de raser des villes et des royaumes... de cette énergie virile...un homme peut accomplir de grandes choses...un Roi lui peut entrainer tout les éléments du ciel et de la terre dans sa suite...

Un homme sage, maintient toujours sa virilité triomphante. Faire geindre et gémir une femme... est une facon très démonstrative d'entrainer toutes les qualités qu'un homme à besoin pour diriger ses gens.

Il se permit un sourire.

Oh je ne crains pas la conduite de ces jeunes dames sufficament pour me priver des charmes de votre capitale. Mais j'estimerais néanmoins votre conseil.

Votre hospitalité vous honore et je suis comblé par la chaleur de votre demeure. Vos forêts regorgent de beaux animaux donc j'ai hâte de chasser.

Tout ce luxe ne l'impressionnait cepandant pas... Alexei était d'une trempe d'homme qui préférait des démontrations d'actes de puissance personnels. Un Seigneur d'une tribu de bousseux pouvait aussi être noble si ca conduite était approprié. L'apparât pouvait venir ensuite. Alexei se demanda comment le roi percevait cela. Mais il ne serait pas approprié de lui demander. Il aurait eu beaucoup de question pour le Roi, mais il ne savait pas comment lui demander...il était si rarement en précense de personne supérieur à lui, qu'il en était presque déconcerté.

Il se demanda si un geste serait plus approprié que des paroles. Sans doute. Un geste pour un homme était toujours plus appréciables. Il avait déja offert un cadeau au roi. Mais il fallait autre chose pour se rapprocher d'un autre pas. Il se demanda si il avait besoin néanmoins de ce pas... le Roi lui offrait déja tout ce dont il avait besoin... " ce n'est que le pouvoir qui t'aveugle et que tu convoites , Alexei" lui dit un petit démon intérieur..." tu dois y renoncer..." dit un voix plus sage.

Votre Majesté...je suis sans voix devant votre puissance...

Il était déconcerté un moment par son silence. Choqué. Sa voix et son contenu était réellement sincère. Ces propres yeux dévoraient le roi d'envi et de curiosité. " Cesse Alexei, tu es indignes!" Son regard redevint stoic et illuminé de sa propre puissance personnel, l'autorité de la sauvagerie des steppes. Oui il était une bête...

-Le Loup que je suis est comblé de partager la compagnie du Lion que vous-êtes. Ma meute est à votre disposition... Peut-être pourrons nous partager quelques bonnes "chaires"ensembles....

Il sourit amicalement à la comparaison certes enfantines mais combien emplis de sens simple mais de significations profondes. Alexei appréciait vraiment, il donnait là une image de sa personnalité. Bien entendu la chaire donc Alexei sous entendait n'était pas celle que l'on prenait lors d'un repas. Cette chaire pouvait être de nombreuses choses; une ou des femmes, un repas, une partie de chasse, une activités quelqu'onque, voir un vice, leur rang leur permettaient ce genre de folie, si quelqu'un y redirait, il serait mort l'instant suivant.Il laissait donc une porte ouverte vers le Roi. Et de d'autres mots il signalait qu'il n'hésiterait pas à rendre service au roi si celui ci lui faisait signe. Et en utilisant le mot loup, le roi verrait l'étendue de ses moyens et sa facon de se comporter.

Ahh cela était parler! Cela était simple et peut-etre pas tres sophistiqué pour les amoureux des mots et de la langue, mais Alexei se moquait de l'incompréhension des courtisans. Il était bien supérieur à cela. Il avait parler tranquillement, en guidant la signifaction de ces mots de son regard, afin d'espérer que le Roi comprenne.
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Le Roy donne de son temps aux Russies...   Ven Fév 02 2007, 13:32

Louis, si jeune pourtant, réagit comme un père plein d'expérience agit face à l'impétuosité d'un fils : par un sourire indulgent.
Il savait ce qu'il avait à faire, et comment régner au milieu de ces dames, qui, quoique libres d'esprits, lui devaient non seulement respect, mais servaient à son rayonnement européen. Par l'admiration que lui vouaient ces dames, il tenait leurs hommes, et en cela il ne devait en rien les brimer comme des êtres inférieurs.

Jamais en France la femme ne fut réellement maltraitée. Quoique toujours plus ou moins de société patriarcale, ce royaume fut influencé par les pays nordiques où la femme tenait parfois une place plus grande que l'homme, en tout cas plus que dans les pays méditerranéens. En vérité, dans toute l'histoire de France, la femme eut la plus mauvaise place durant le XIXe siecle, lorsqu'elle n'avait droit ni à un compte personnel, et qu'elle passait de la tutelle de son père à celui de son mari. Sous Louis XIV, quoiqu'on en dise, on était pas si macho.

Aussi, plutot que de répondre sans cesse sur ce sujet où ni l'un ni l'autre ne démordra de son point de vue, Louis préféra rebondir sur la chasse.
Le jeune homme, bien qu'un peu fougueux, ne lui était pas désagréable, et cela lui plairait en effet qu'ils partagent ce sport qu'il appréciait tant.


-Nous vous faisons la promesse que les chemins dégelés, nous irons chasser le loup et le lièvre ensemble.

Un bon loisir qui défoule, un bon loisir bien masculin comme les aiment les russes, partagé par les deux princes pouvait annoncer un rapprochement certain entre les deux puissances.

Quant aux "bonnes chaires", Louis préféra en ignorer le sens libidineux. Il avait déjà suffisamment conscience de ses responsabilités et n'était pas assez en confiance avec le grand duc pour se laisser entrainer dans des bacchanales immondes aux conséquences plus ou moins enflées sur la Cour. Il ne se laisserait pas piéger comme un marcassin.


L'entretien touchait à sa fin. Louis se leva et Alexei fit de même.


-Soyez grandement remercié de votre visite, prince. Sachez toute l'estime que Nous portons à votre égard, et l'empressement avec lequel Nous ferons en sorte que votre séjour soit des plus agréables possible.
Vous serez également le premier informé de la reprise de la chasse.

Ajouta-t-il malicieusement.

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