1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Amazone

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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Amazone   Mer Juil 11 2007, 08:16

Athénaïs s'ennuyait ... il est vrai que depuis quelques temps sa vie se résumait à jouer le rôle de garde malade de la Reine Mère.
Si la Marquise adorait la Reine, la monotonie de ses semaines et de ses mois commençait à lui peser, n'était-elle pas un jeune femme, ayant besoin de plus que quelques lectures -si agréables soient-elles- et de tenir la main d'une vieille femme, adorable, comme une amie pour elle... elle faillit penser comme une mère et réalisa l'ampleur du blasphème au dernier moment.
Quelquefois, elle regrettait ses aventures avec le fils du tsar, qui avaient mis un peu de piquant dans sa triste vie, elle regrettait le temps où elle pouvait croiser Saint Aignan, le temps où la Cour était brillante et pas comme un couvent endormi... Le couvent, voilà ce que Fontainebleau lui rappelait. C'était totalement comparable, de vieils gens, des livres, une odeur de médecine, un marquis qui depuis son accouchement n'osait la toucher -elle l'en eut découragé s'il en avait eut la moindre envie-...

Donc, ce matin, puisque Fontainebleau offrait autant de réjouissance qu'une rustique demeure de gentilhomme de campagne, elle décida de faire comme si elle se trouvait au fin fond de sa Charente natale et de partir chevaucher comme une bonne petite noble l'eut fait.
La chasse ne l'avait tentée, elle detestait la mise à mort et la cruelle poursuite du gibier, par contre elle adorait lancer son cheval au galop, sentir la forte musculature d'un destrier entre ses jambe- uhm, elle n'avait jamais pu, quand elle était seule, monter en amazone-, sentir le vent froid de l'hiver rougir son tein de lait, sentir ses lourds cheveux se figer plein de glaçons.

Passant donc aux écuries, elle se fit attribuer un destrier puissant et fougueux... qu'elle monta, en amazone, sagement, le retenant - comme pour mieux le lancer plus tard- jusqu'au moment où on ne pouvait plus la voir du château.

Arrivée à cette limite, elle changea de position, relevant ses jupes de soie, enserrant entre ses jambes fines et musclées le fort étalon et le laissant donner son maximum. Le cheval en était aussi heureux que sa cavalière, il fumait dans le froid du matin hivernal, elle jubilait, se senatnt libre, sentant l'animal heureux ... elle parcouru au grand galop des kilomètres de prairies et de sous-bois, riant par moment, tentant de pousser l'étalon à sauter des haies accessibles.

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MessageSujet: Re: Amazone   Ven Juil 13 2007, 09:07

Elle parcouru ainsi, à un train d'enfer, un long chemin, se fichant du temps que cela prendrait, elle avait signalé aux dames d'Anne d'Autriche qu'elle serait absente toute la journée. Ces dernières avaient du penser qu'elle irait voir sa fille, placée en nourrice chez une dame vieillissante... à qui elle ressemblerait d'ici peu.
Anne mise à part, les autres gens de cour se fichaient de ce que pouvait devenir une marquise de Montespan, même fille de duc, même première dame de la Reine Mère...
La cour se fichait de tout, elle pourrait mourir dans ce bois ... Elle arrêta l'étalon qui commençait à s'essouffler, elle était aux environs de Barbizon, dans un environnement champêtre magnifique. Eut-elle été peintre elle aurait aimé fixer cette forêt, ces escarpement rocheux sur une toile. C'eut été un moyen de laisssr trace du passage d'une marquise de cour, passage insignifiant, vie décevante, morne, monotone.
Le cheval allait au pas, à la fosi soulagé de la pause imposée par sa cavalière et déçu de ne pas galoper jusqu'au boût de ses forces. Elle le sentait terriblement vivant et puissant entre ses jambes. Entre ses jambes... elle en rit.
Qui eut pensé que celle que l'on considérait comme une des belles de cour n'avait pas eut un homme dans son lit depuis plus de 2 ans... Ah, les occasions n'avaient pas manqué, elles. Mais il était hors de question de devenir la maitresse d'un barbon ou d'un noble étranger si séduisant soit-il... et si tentant soit-il... et si...
Elle sauta de son cheval, attacha l'étalon à un arbre de cette forêt naissante... s'assit sur un talus, ne faisant aucune façon, ne sentant pas le froid et l'humidité qui gâtait définitivement sa robe trop belle pour la campagne.


- Que vais-je devenir, la Reine est malade, elle est mon seul soutien, elle m'offre une pension qui me permet ce train de vie assez insolent. Si elle disparait, je ne serai plus qu'une dame sans moyens, le Montespan n'est même pas riche, son seul intérêt est d'éloigner les prédateurs de jeunes femmes bien dôtées et d'offrir un joli titre, une entrée à la Cour que l'on eut refusée à une dame de mon age sans époux.

Que faire pour changer cette vie monotone, rébarbative même... elle voyait la Cour comme un lieu de joie, de danses, de rires, d'intrigues et n'y trouve pas plus de plaisir que chez les Ursulines... Et encore, chez les soeurs il y avait les petites compagnes en compagnie desquelles elle déciouvrait la vie, il y avait l'espoir d'une vie magnifique, il y avait le prince charmant qu'elle attendait... celui dont ell espérait qu'il ferait d'elle une reine de coeur.

Elle eut un petit rire, qui secoua merveilleusement sa superbe gorge, dommage que personne en put profiter du spectacle, tout homme normalement constitué y eut pris plaisir.
Le froid s'installait, il lui devenait insuportable, l'obligeant à remonter le puissant ceval qu'elle détacha, remonta, et laissa choisir son rythme. L'étalon choisi un trop léger, elle ne le dirigeait pas vraiment, corrigeant juste sa trajectoire quand il osait passer sous de branches trop basses. Elle était pensive, au XXIème siècle on aurait dit dépressive...

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MessageSujet: Re: Amazone   Lun Juil 16 2007, 08:14

Elle laissait donc son fort étalon trouver son chemin, seul maitre d'un bien curieux équipage.
Il suivait des sentiers forestiers, au trop léger, sans bride il était libre et heureux.
Un "poc", "poc" résonnait dans la forêt, un bucheron, un charbonnier se dit-elle.
Ce bruit était quasi le seul présent, les claquements secs des fers du cheval mis à part.
Comme attiré par lui, la bête trottait en direction de ce son perturbant.
Elle laissa faire, elle n'avait envie que de laisser faire, son esprit, réputé brillant, s'effaçait, pour ne plus penser, pour ne plus geindre.
La forêt s'éclaicissait un peu, le bruit se faisait omniprésent. "Poc", "poc"...
Il s'arrêta soudain, quand le bucheron pu voir un cheval, luxueusement harnaché, portant une dame blanche, de soie vêtue.
Il était sidéré, sa hache en main, le yeux grands ouverts, come sa bouche qui pourtant ne pouvait dire mot.
Qu'était cette apparition ? Un fée de la forêt ? Non... il était intelligent, jeune et vif. Elle ne pouvait qu'être une de ces dames du château, une de ces dames privilégiées qui passaient des journées à se poudrer et se pavaner.
Elle non plus ne disait rien, elle regardait de ses grands yeux fardés le jeune homme, beau, certainement, son corps puissant fumant comme celui du cheval. La comparaison lui mis un peu de feu aux joues. Mais, malgré cette gène, présente, pregnente même, elle ne pu fuir comme il eut été raisonnable qu'elle le fit.
Ils se regardaient sans rien dire, le bucheron à la hache en main, la marquise à cheval...

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MessageSujet: Re: Amazone   Mar Juil 17 2007, 14:11

Elle en bougeait pas et, de fait, ressemblait à une statue équestre, seul l'étalon était nerveux, il sentait, lui, que l'homme à la hache pouvait représenter un danger, un vrai danger, un danger de mort.

L'homme, un bucheron vagabond, un truand de second ordre n'en revennait pas... Qui était cette belle dame, riche et perdue, que faisait-elel donc dans cet endroit sans nom ? Quelle douce aubaine, elle ne bougeait pas, n'avait pas esquissé le moindre geste ni prononcé la moindre parole...

Elle ne voyait pas le danger, prise dans une rêverie morose, une espèce de magie du moment, elle ne voyait pas qu'elle pouvait être un gibier, de choix, une biche face au chasseur ...

Il lui souriait, elle répondit à son sourire, gracieusement comme on le lui avait appris, comme si le truand par la magie de cette forêt se transformait en seigneur de son rang.

Il était intelligent, fort et particulièrement séduisant, et usait de son regard plein d'un charme assez bestial, hypnotisant la trop belle et un peu naïve marquise...
Naïve, certes dans son monde elle ne l'était pas, elle avait su à maintes reprises résister aux diverses tentatives de vaincre les barières de sa vertu. Mais, là, c'était quasi un animal, un fauve, et ses défenses ne valaient rien face à un félin en chasse.

Elle ne réalisait toujours pas le danger, pourtant son cheval lui était fort nerveux, son instinct animal affolé par l'aura de méchanceté qui émanait du jeune homme. Elle sentait entre ses jambes l'animal trépigner, mais lui imposait une certaine maîtrise, une Montespan, née Rouchechouart, ne tremble pas devant un manant... un bien charmant manant par ailleurs.

Il approchait, son sourire encourageant et carnassier aux lèvres, la hache pendait au bout de son bras, pas menaçante, néanmoins présente.

Elle n'était elle qu'interrogation, muettement, il convenait à l'homme de se présenter, voir de la saluer avec respect, elle s'étonnait qu'il n'en fit rien.

Lentement, tel le souple animal qu'il était, il avançait encore, plus que 10 petits mêtres entre la cavalière et lui, entre biche et loup, entre deux personnes qui ne devaient pas se croiser.

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MessageSujet: Re: Amazone   Mer Juil 18 2007, 08:01

Jean, dit la hache, terrorisait Barbizon et ses environs depuis 8 mois déjà. La première dame de son altesse royale la Reine mère l'ignorait, cela va de soit. Barbizon, elle en vait une ou deux fois entendu le nom lors des cahsses relatées par l'une ou l'autre, mais les habitants de Barbizon n'était pas son quotidien.

Jean, lui, ignorait qu'il put y avoir une Reine mère et encore moins ce qu'était une première dame, cela va de soit. Il "habitait" une cabane dans la forêts depusi que quasi toute sa bande avait été pendue, 8 mois avant, comme dit plus haut.

Les deux étaient faits pour ne pas se comprendre, leurs univers étaient tellement éloignée qu'ils eurent pu habiter chacun une planète différente. Pour Jean, c'était la Terre, il était dans son élément, savait que les bijoux de la dame représentait des années de vie, même ne ne comptant que peu. Pour Athénaïs, c'était la lune, elle n'était pas de ce monde en ce moment, elle ne réalisait pas qu'elle pouvait, par l'intermédiaire de ses possessions représenter autant.

Il arriva à sa hauteur, pas tout à fait puisqu'elle était toujours en selle, mais en tout cas à la toucher. Il souriait toujours, aimable, fourbe, les yeux plein d'envie pouvaient-ils faire passer ce vil sentiment pour du respect ?

Non, idéniablement non, l'étalon était on ne peut plus nerveux, ses yeux fous ne quittaient pas l'homme. Athénaïs était un peu inquiète, elle réalisait, tardivement, qu'il put y avaoir danger. Mais que représentaient ses défenses éventuelles face à un jeune homme, courreur des bois, combattant aguerri, comme l'était la beau Jean ? Dans sa main une petite cravache au beau manche d'ivoire ouvragé ressemblait plus à joeut de dame qu'à arme. Elle la serra néanmoins compulsivement.

Il était amical, et tendit sa main gauche, robuste mais non dénuée d'une certaine finesse, une main de jeune adulte quasi une main de vieil adolescent. Par là, il l'invitait à le rejoindre, à quitter son abrit chevalin.

Elle le regardait, tenatant, mais sans les repères nécessaires d'analyser quelles étaient ses intentions. Vraiment, son visage était beua, cordial, avec dans les yeux ce qu'elle pris pour un désir, elle connaissait ce regard que de nombreux hommes posaient sur elle. Elle ne pouvait réaliser que ce désir se portait plus sur ce qu'elle portait que sur elle même. Bien que... Jean sentait l'odeur qui émanait de la belle, tubéreuse, il n'eut pu trouver la fleur, mais ne l'ayant jamais sentie ni même vue.
Il réalisa que la dame était de toute beauté, la taille fine, le visage d'un blanc éclatant, la gorge parfaite et la jambe, le long du cheval merveilleusement faite. Cela ne changea pas son point de vue radicalement, il se dit simplement qu'il pourrait, en sus de mettre la main sur les diamants de la dame mettre la main ... ailleurs. Jolie prime, la journée s'annonçait radieuse pour lui !


- Monsieur, il ne me sied pas de descendre de ma monture sans que nous ayons été au préalable présentés... Il est de tradition que ce soit vous qui commenciez, je vous prie donc de bien vouloir le faire.

Le ton, chantant et léger comme une musique, mais néanmoins teinté d'un autoritarisme du aux origines de haute noblesse d'Athénaïs failli le déstabiliser. Il n'avait pas affaire à du menu fretin, il n'en doutait que peu auparavant, mais là venait d'en acquérir la certitude.

- Belle dame, je ne suis que Jean, Jean Chagnon, dit la hache, bucheron de ces bois... et j'connais peu les "traditions" du monde des fées !

Il eut un rire, un peu gèné, sa plaisanterie lui plaisant. Quand à elle, elle l'avait amené à s'exprimer, le ramenant de fait plus sur son terrain...

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MessageSujet: Re: Amazone   Jeu Juil 19 2007, 08:45

Certes, il était un peu plus sur le terrain de la Marquise, mais conservait de trop nombreux avantages.
Premièrement, il était le plus fort, de tout temps cet avantage avait fait ses preuves, qui ne sait que la raison du plus fort est la meilleure.
De plus, il était déterminé, son seul dilemne était d'opter soit pour viol/meutre/vol soit meutre/viol/vol...


- Merci Monsieur Chagnon, je suis Athénaïs de Rouchechouart de Mortemart, marquise de Montespan, Première Dame de compagnie de son Altesse la Reine Anne.


L'avalanche de titres l'impressionna, du coup il se dit qu'il ne croiserait pas si souvent une dame de cette qualité et une dame aussi gironde... il opta donc pour viol/meurtre/vol. Profiter et ce de son vivant d'une telle dame lui semblait un plaisir enviable.

Elle ne pu lui adresser de révérence protocolaire, non qu'elle ne jugea qu'elle ne lui fut pas due, mais simplement parce que ce genre d'exercice est assez périlleux quand on est juchée sur un étalon un peu nerveux

Le bras gauche de Jean, dit la hache, rapide comme l'éclair, saisi le délicat pied de la Marquise, la désarçonnant mettant ainsi fin à sa gène de ne pouvoir saluer le truant comme elle l'eut du. Le corps quasi parfait de la Montespan, que même le roi avait avoué trouver charmant, chutta lourdement sur le sol gelé.

Elle n'eut qu'un léger cri, accompagné d'un léger "crac" quand son bras se brisa... sa concience de l'horreur de l'instant se trouva amoindrie par cette atroce douleur due à la fracture ouverte qui laissa voir la délicate ossature de la belle.

L'étalon, qui eut pu apporter secours à la Dame, ne demanda pas son reste. Cela faisait déjà quelques minutes qu'il était bridé, et dès qu'il ne senti plus le poids léger de sa cavalière sur son dos, il pris le large, heureux de jouir de cette liberté inespérée. Pour peu qu'il l'eut pu, il eut même remercié Jean de lui accorder ce rare moment de pouvoir galoper, seul, dans les chemins forestiers à sa guise.

La marquise gémissait, tentant de hurler. Elle ne réalisait qu'à moitié ce qui lui arrivait et, en fait, ce n'était pas plus mal.
Sa délicate robe de soie brochée n'offrait qu'un maigre rempart, il va de soit que Jean l'arracha, ce rustre ne pensait pas q'une famille de bourgois eut vécu plus d'un mois avec la valeur de cette robe.



dernier épisode à venir... il sera interdit aux moins de 16 ans.

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MessageSujet: Re: Amazone   Mer Juil 25 2007, 08:05

[personne en vue, alors je continue mon script solitaire]

[Modérateur : post annulé]

La Hache triomphait, le déesse était à ses pieds, sa robe déchirée laissait voir ce qu'il n'avait pu qu'imaginer quelques instants avant... Un corps agréable, mince, ferme, élancé; blanc come le lait avec des rondeurs à damner un saint. Saint, il ne l'était pas et c'est sur le sein rond de la dame qui échappait à son corsage en lambeau que le refgard de Jean se portait.

Dommage pour ce bras un peu abimé, pensa-t-il, il gache un peu la paysage charmant des monts en vallées de la donzelle ... Et oui, Jean était parfois un peu poête, un poête qui se révèle dans la violence.

Athénaïs de Rouchechouart de Mortemart, Marquise de Montespan, première Dame de la Reine Mère était en état de choc, son bras lui faisait horriblement mal. Elle n'était pas du tout habituée à la douleur physique, les quelques féssées données au couvent visaient plus à humilier qu'à faire réellement mal... Pour la première fois, elle ressentait cette affreuse sensation, une douleur inhumaine, atroce, qui à la fois paralyse mais associée à une violente secrétion d'adrénaline réveille un instinct qu'elel ne connaoissait pas, celui que tout être vivant découvre dans ce genre de moment, celui de survie.

L'homme l'admirait, mi nue, le bras gauche inutile pendant misérablement... Il jeta ou plutôt ficha dans un arbre sis à une dizaine de mètres sa lourde cognée... On n'honore pas facilement une jolie femme hache à la main... Surtout si cette dernière ne le veut pas.

Il donna un peu de lache à ses chausses, autant être un peu à l'aise, malgré le froid, et pour ce détourna un bref instant son regard de sa victime. Celle-ci, dopée par la douleur, retrouvant qui sait au fin fond d'elle le sang des Rochechouart, tueurs d'infidèles, guerriers de race, se propulsa, tête la première vers le lieu qui retenait l'attention du brigand.
Il tenta l'esquive, mais était un chouillat empêtré dans ses chausses mi tombantes, il ne put donc que voir, et surtout sentir, la tête si joliment faite de la marquise percuter son bas ventre de plein fouet. Il va de soit que cette délicate partie de son anatomie fut assez secouée par le choc et que Jean, malgré sa résistance hors norme, se plia en deux sous le choc. Il était combattif mais n'en restait pas moins homme et, à ce titre, partageait avec ses semblables une faiblesse bien commune.



suite à venir pour peu qu'il me resta un lecteur

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MessageSujet: Re: Amazone   Mer Juil 25 2007, 10:39

[Modération : Sublime Athénaïs vous avez bien des lecteurs ne vous inquiétez pas. Wink

Mais, et oui il y a un mais, ces mêmes lecteurs faisant partie de l'équipe d'administration je me vois obligé de vous mettre en garde sur la tournure que prend votre RP.

Pas tellement sur la forme, la description d'un viol peut être un exercice qui bien qu'accrobatique peut s'avérer passionnant, mais plutot sur le fond.

Madame de Montespan violée par un bûcheron ? A moins que la chute de votre histoire soit que c'est en fait un rêve ou un fantasme de la plus troublante des dames de la cour, cela est un peu difficile à avaler.
D'autant plus que votre dernière péripétie fait malheureusement tourner un peu l'histoire à la farce : un bon coup de boule dans les parties et paf ! Voilà le maraud à terre avec une Montespan, dame raffinée aux os fins et n'ayant jamais fait le moindre sport, combative comme une catin dans une bonne bagarre de taverne.
Le plus embêtant à mon sens, c'est qu'il serait difficile d'imaginer le Roi encore vouloir la séduire après une telle aventure : partager une dame avec un marquis est envisageable, mais passer après un bûcheron... Qu'il y aie eu consomation du viol ou pas, l'affaire s'ébruitant inévitablement, les cours d'Europe se moqueraient de lui. Il y a des choses qui sont capables d'en verrouiller d'autres, surtout dans ces cours fermées d'esprit.

Alors comme solution, je vous propose ceci :

- Vous allez au bout de votre RP et nous révélez à la fin que c'est un rêve, dans ce cas rien à dire.

- Ou bien si vous le désirez D'Artagnan (ou un pnj militaire quelconque de lui) peut intervenir pour vous sauver des avances d'un bûcheron trop entreprenant, mais dans ce cas nous mettrons de côté les deux derniers posts.

Petite coquine va ! Mr. Green ]

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MessageSujet: Re: Amazone   Mer Juil 25 2007, 11:18

je ne vous cache pas qu'au départ j'avais lancé un mp à Alexeï et ses chasseurs pour venir à mon secours... les chasseurs trainassent, le tsarevtich m'a laissée là !


si les secours arrivent, je renonce aux deux derniers posts qui ne sont que vulgaire provocation ... blush, bien que je pense les avoir écrorits avec une ironie sous-jacente plutôt sympathique, enfin à mon goût ! Laughing

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MessageSujet: Re: Amazone   Jeu Juil 26 2007, 11:53

[HJ : J'ai mis en rouge la partie de post dont je ne tiens pas compte, l'action reprend donc à partir de la fin de l'avant dernier post de la belle marquise]


#PAN# #PAN# #PAN# #PAN#

Soudain un coup de feu claqua, résonnant à travers les arbres. C'était la fin de la récréation qui sonnait et aussi la fin de Jean Chagnon sans doute.

L'homme cessa immédiatement sa besogne et se retourna vivement avec dans les yeux un reste de désir bestial que la peur n'avait pas encore totalement remplacé.

Il aperçut à quelques mètres derrière lui un homme monté sur un cheval bai vêtu de la chatoyante livrée bleu et or des mousquetaires du Roy Louis XIV.

Mais cet homme qui le regardait les pieds fermement calés dans les étriers, ne portait pas seulement un uniforme de soldat royal il portait aussi une moustache frisottée largement passée de mode
[Hj merci à Monsieur pour ce détail important Razz ] et, détail qui intéressait beaucoup plus le dénommé Jean Chagnon, un pistolet dans chacune de ses mains, celui dans la main gauche encore fumant.

Si D'Artagnan, c'était bien lui, se trouvait là ce n'était pas par un heureux hasard. En fait il avait chevauché sur les traces de Madame de Montespan non point par attrait pour le spectacle des formes exquises d'Athénaïs tenant un bel animal entre ses cuisses, mais parce que le destrier qu'elle avait emprunté était un cheval en fin de dressage qu'on devait lui attribuer et qu'il était venu précisément essayer. S'étant fait souffler le bestiau par cette gamine il était normal qu'il lui courût après, ne serait-ce que pour récupérer son bien.
La suivant de quelques minutes il était tombé sur la charmante scène entre Jeannot Lapin et la dame de Montespine, d'où le premier coup de feu tiré en l'air.

D'Artagnan dit avec un calme sec et un fort accent du sud ouest, accent qui lui revenait toujours au coeur de l'action :


D'Artagnan : " La deuxième sera pour ton crâne. Ecartes-toi. Lentement..."

Le quidam Jean se campa sur ses jambes et feignant de se relever il fit glisser doucement sa main vers la hache reposant au sol que la nécessité d'utiliser ses deux mains l'avait contraint à lacher.

Bien sûr l'oeil de lynx des neiges de D'Artagnan l'avait vu et avec un moue faussement désolée il fit non de la tête en braquant plus ostensiblement son pistolet droit vers lui. Il ne fallait même pas y songer.

Jean renonça et une fois debout s'éloigna de madame de Montespan, le canon du pistolet de D'Artagnan suivant sa course.

Quand D'Artagnan jugea qu'il était suffisament loin d'Athénaïs il dit :


D'Artagnan : " Stop ! "

L'autre obtempéra et se figea... Pour la dernière fois de sa vie qui prit fin l'instant suivant.

D'Artagnan relâchant la détente de son arme fit partir le coup qui lui brûla la cervelle.


#PAN# #PAN# #PAN# #PAN#

Un coup qui résonna longtemps dans la forêt comme le premier.

Le cheval du mousquetaire n'avait pas bougé d'un pouce. Contemplant le cadavre derrière la fumée qui s'évanouhissait dans l'air il déclara d'un ton détaché :


D'Artagnan : " Désolé mon brave, la raison d'état..."

Puis d'un mouvement machinal il pointa son pistolet déchargé vers Athénaïs. Pendant quelques secondes D'Artagnan hésita. Cette dame qui était étendu là lui pardonnerait-elle un jour de l'avoir sauvée et surtout de l'avoir vu dans une posture aussi humiliante pour une jeune personne que l'on disait possible future maîtresse et favorite d'un roi obsédé sexuel. Un grand n'aime jamais trop ceux qui les voient petits.

Alors, fallait-il tuer le violeur seul ou le violeur et sa victime ?
Ce qui l'inclina vers la première proposition furent sa vieille allégeance à la reine Anne et les souvenirs émus des exploits accomplis à son service et à celui de son amant Mazarin, peut-être aussi la beauté frêle et désarmée d'une dame de la cour humiliée.
Et puis il était D'Artagnan tout de même ! Pas un petit capitaine qu'on peut éconduire selon son caprice, même si l'on sait qu'il n'existe aucun chêne qui ne pusse résister éternellement même à la plus petite cognée.
[Hj : ça du Shakespear mal cité, mais l'idée est là Mr. Green comme on parle de bucheronnerie...]

Se rassurant un peu il rangea ses armes dans ses fontes et mit pied à terre pour aller relever madame de Montespan qui, fort heureusement, était encore vêtue.

Sans trop se baisser, il lui tendit une main dégantée, espérant qu'elle la prît et ignorant encore qu'elle avait un membre rompu.

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Athénaïs de Montespan
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MessageSujet: Re: Amazone   Jeu Juil 26 2007, 14:21

[voilà qui me convient mieux, soyez-en remercié Capitaine... bon c'est la joueuse qui parle ... passons à la Marquise]

Elle avait vu dans le regard du bucheron lubrique sa fin arriver... et cette impression atroce lui faisait oublier le douleur. Cette belle promenade, cet instant de liberté volé à la Reine Anne, tournait au cauchemard [HJ : cela faillit en être un, non ?] ... elle ne pouvait face à cette brutalité hors de son monde que fermer les yeux, prier pour que cela ne fut que mauvais rêve. Mais non, cet homme, son regard meutrier et manaçant, ce bras inutile qui lançait, le dur sol gelé qu'elle sentait au travers de sa tenue trop légérement luxueuse, tout ceci existait bel et bien.

Le coup de feu lui ouvrit les yeux... elle les tenaient fermés pour oublier tout cela, frèle défense mais la seule à sa portée
.

Le Capitaine des mousquetaire de Louis le Quatorzième se tenait la, ses armes à la mains. Elle eut vu le messie qu'elle n'en eut pas été plus soulagée, fi de sa pudeur, fi de son honneur, l'instinct de survie, l'impression de fin de cauchemard, voici ce qui importait à Athénaïs ...

Quand le bucheron didigea sa main vers la cognée elle cria une joli mais néanmoins strident
NON ... seule réaction qu'elle envisagea. Mais le vaillant militaire avait lui aussi vu ce geste fort déplacé et imprudent du brigand... elle ferma de nouveau ses jolis yeux de biche apeurée... le nouveau coup de feu la fit frémir. L'odeur du sang, le bruit du corps qui tombait lourdement dans le sous bois, voilà plus qu'elle ne pouvat supporter. Mais, bon, l'homme était mort, surement et son mauvais rêve s'évanouissait.

Quand ses délicats iris se révélèrent de nouveau, ce fut pour voir une petite hésitation dans les yeux du mousquetaire, hésitation qu' elle ne compris point, elle y voyait de la gène, gène de voir une dame de qualité alongée à terre, la robe un peu relevée... elle mit fin à ce détail de son bras valide. Bras valide ? Mais oui, la douleur maintenant se manifestait, vive, iradiant dans quasi la moitié de son corps.

Quand le Capitaine, qu'elle savait fort dévoué à son merveilleux souverain, lui tendit une main qu'elle ne vu que secourable et salvatrice, elle esquissa un sourire, malgré les larmes de douleur qui embrumaient ses doux yeux.


- Je crains, Monsieur, de vous faire faux bond, il me semble être blessée...

Assez piteusement, plus qu'elle ne l'eut voulu, elle indiqua son bras gauche du regard.

- Il me faut encore vous demander votre aide, ne fusse que pour me relever... je ne pense pas y arriver seule, à mon grand damn.

Le mousquetaire pouvait être rassuré, pour le moment, la dame avalait toute fierté inutile, elle essayait juste de sauver un minimum de dignité, en ne se faisant pas geignarde comme elle l'aurait pu...

Elle passa néanmois de la position couchée à assise... tenant de son bras droit le gauche assez mal en point... refoulant tant qu'elle le pouvait ses larmes. Son visage était plus blanc que jamais, il était parfaitement à la mode du moment... pas comme cette moustache, pensa-telle, quelle idée de garder cet atribut du reigne précédent...

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MessageSujet: Re: Amazone   Lun Juil 30 2007, 22:06

Bon, les affaires ne semblaient pas s'arranger. Voilà que la dame avait le bras rompu.
Il se dit en lui-même :


*D'Artagnan : " Damne ! Si elle s'était rompue le col cela m'eut simplifié les choses..."*

Les pensées qui fusaient dans le cerveau de D'Artagnan en cet instant n'étaient pas du genre qu'on dit tout haut. L'action avait quelque peu échauffé son corps et son esprit, tout deux restés trop longtemps inactifs dans l'oisiveté de la cour.
Planté sur ses deux pieds, il observa la jeune femme s'asseoir avec peine et la vit tenter de reprendre son maintien de Montespan.
D'Artagnan admirant le courage qu'elle mettait à ne point trop montrer la douleur qui devait lui tancer horriblement l'avant bras, mit enfin de l'ordre dans sa tête. Son intelligence, qui était à la fois vive et pragmatique, commença à se mettre en branle, pesant chaque éléments du problème qui se posait à lui en cette heure et les rangeant bout à bout pour le solutionner.
Parmi ses soucis, il y avait la blessure d'Athénaïs bien sûr mais surtout son déshonneur. Il allait falloir trouver un moyen d'arranger tout sans vague. Un joli casse tête en perspective même pour un homme coutumier à l'exercice.

Mais d'abord ce bras.
Madame de Montespan était intransportable en l'état, le moindre mouvement lui arracherait des hurlements de douleur. Comme il était hors de question de la laisser seule pour aller chercher du secours, donc des témoins en plus, il fallut faire : "à la guerre comme à la guerre", chose à laquelle le Capitaine était habitué, Athénaïs un peu moins.

Il dit de sa belle voix puissante à casser les oreilles d'un lapin :


D'Artagnan : " Madame... Si vous me permettez."

Et sans attendre aucune réponse ou permission, rappelons que nous étions "à la guerre comme à la guerre", il posa sa main gauche sur un des pans de sa propre livrée de mousquetaire dont il déchira brutalement un large morceau.

#SRRIIIITCH# [Hj ça c le bruit du pan de livrée qui se déchire, quand c'est le pantalon ça fait "scrroutch" et le chapeau ça fait "scrutch", sauf s'il est en feutre dans ce cas là ça fait "scratch" enfin passons... whistle ]

Obtenant ainsi un joli lambeau de tissu assez long pour faire une écharpe, il s'accroupit tout près d'Athénaïs dont le parfum mêlé à celui plus bestial de feu son agresseur [Hj :notez le jeu de mot fin Mr.Red] troubla pendant quelques secondes le vieux soldat qui lui pour le coup sentait plutot l'écurie d'Augias aspergée de patchoulli, une odeur un peu comme si Hercule avait détourné un magasin de parfum plutot qu'un fleuve pour les nettoyer.

Ses mains s'avançant doucement vers les bras il dit plus bas :


D'Artagnan : " Je vais devoir vous toucher... Donnez moi ce bras."

Puis un fin sourire apparaissant sous ses fameuses moustaches dont la graisse fixante qu'il badigeonnait dessus chaque matin luisait, il ajouta :

D'Artagnan : " Je ne vous demande pas votre main, juste votre bras..."

D'Artagnan retrouvait un peu son humour, enfin voilà un bon signe : il avait trouvé un plan.

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MessageSujet: Re: Amazone   Mar Juil 31 2007, 09:06

Athénaïs alternait son attitude entre une certaine morgue aristocratique et un regard de biche aux abois... Elle consacrait toues ses pensées au contrôle de la douleur qui était insoutenable.

Elle sursauta au "si vous me permettez" hurlé par le vaillant mousquetaire, ce dernier n'était pas homme de salon, elle le savait, Anne d'Autriche lui avait souvent parlé des manières frustres mais aussi du coeur d'or de monsieur le Capitaine... ce simple sursautement fit iradier la douleur.

Le fait qu'elle sache qui il était, ce qu'il avait fait pour sa Maîtresse la Reine mère, rassurait la marquise. D'Artagnan était bon, au fond, et il ne profiterais pas de la situation pour mettre une dame mal à l'aise ou ruiner sa réputation... le srriiiitch la surpris, voilà qu'il sacrifait son uniforme pour elle, elle avait peu de notions de premiers soins, mais savait que son bras nécessitait de quoi être soutenu... Elle trouva le courage de sourire à la plaisanterie du mousquetaire et donna le bras requéri par son sauveur.


- Monsieur, ma main est dèjà prise, Monsieur de Montespan n'aimerait surement pas que je la donnasse de nouveau... mais mon bras est votre, comme ma reconnaissance la plus totale.
Madame Anne m'a souvent parlé de vous en termes fort chaleureux... et je sais que j'ai affaire à un sauveur exceptionnel... sachez que je vous en remercie, encore et encore...


Des larmes perlèrent à ses yeux noirs et profonds quand du bras driot elle souleva le gauche... mais un sourire illuminait son visage cette fois trop blanc. Elle investissait toute son énrgie à éviter de défaillir comme une péronnelle qu'elel n'était pas, une Rouchechouart ne défaille pas, une Mortemat fait front et oublie qu'elle souffre... affreusement.

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MessageSujet: Re: Amazone   Ven Aoû 03 2007, 22:00

Se contentant de sourire aux expressions de gratitude de la belle dame blessée, D'Artagnan la tira un peu vers l'avant et commença la mise en place de son écharpe de fortune.
La belle allait devoir serrer les dents le temps qu'il immobilise ce bras, et alors qu'il enroulait son tissu autour de son épaule, il se dit que pour la distraire de sa douleur, il fallait lui exposer son plan en même temps qu'il opérait.
Il dit :


D'Artagnan : " Je dois immobiliser votre bras pour qu'il ne bouge pas lorsque vous allez chevaucher, car vous allez chevaucher madame..."

Il commença à envelopper et poursuivit :

D'Artagnan : " Tantôt vous chevauchiez en direction de Bois-le-roi, lorsque vous poursuivant je vous ai hêlé un peu fort. Le cheval a pris peur et s'est cabré puis vous êtes tombée. Votre bras a heurté une pierre et s'est brisée.
C'est ce que nous raconterons, mais avant il va falloir chevaucher assez loin, plusieurs lieues à couvert des bois. Nous mettrons le maximum de distance entre vous et ici puis nous nous montrerons, pour qu'on nous voit bien à Bois-le-Roi."


Tout en serrant doucement son bandage, D'Artagnan continua :

D'Artagnan : " Lorsque nous serons assez près du bourg, je vous laisserai quelques minutes seule et je demanderai aux paysans de l'endroit s'ils n'ont pas aperçu une femme montant un grand cheval.
Ensuite en contournant leurs masures je reviendrai à vous et repasserai devant eux avec vous, blessée et avec le cheval.
Je leur demanderai de l'aide pour vous ramener au château."


D'Artagnan mit un dernier tour au noeud qui serrait fort le bras d'Athénaïs qui avait du souffrir.
Il se releva et poursuivit en se frottant les mains vivement.


D'Artagnan : " Notre première tâche va être de retrouver ce cheval, ça ne devrait pas être trop difficile, il y a des traces de sabots partout dans cette neige.
Espérons qu'il neige avant qu'on retrouve le corps..."


D'Artagnan regarda vraiment pour la première fois le cadavre du bûcheron violeur, il n'avait plus à la place du visage qu'une bouillie de chair à moitié brûlée.
Sans le quitter des yeux, D'Artagnan dit à Athénaïs :


D'Artagnan : " A moins que vous n'ayez quelques réserves à exprimer, pendant que vous vous reposez un peu je vais de mon côté "m'occuper" de notre ami. Pour le rendre encore moins bavard qu'il ne l'est à présent, c'est fou ce qu'un maccabé peut dire comme choses... "

D'Artagnan rougit un peu. Ses dernières paroles n'étaient du genre qu'on prononce devant une dame qui vient d'échapper au viol.

[Hj : voilou madame, la semaine prochaine je suis là en hyper pointillé, je ne pourrai garantir une réponse rapide, mais je ferai de mon mieux Wink ]

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MessageSujet: Re: Amazone   Jeu Aoû 09 2007, 15:43

Elle le laissa lui donner les premiers soins, serrant les dents pour ne pas gémir quand il resserra l'écharpe... Elle bandait toute son énergie pour parraître courageuse, pour donner le change, pour ne surtout pas pleurer comme une petite fille qu'elle n'était plus.

Sourire sur ses lèvres un peu blanches sous la morsure des dents délicates, elle approuvait de la tête le Capitaine des mousquetaire du Roy. Il ne lui convenait pas d'être associée à un quelconque scandale, sa réputation se devait d'être sans tache, sans tache pour ... la suite.


- Monsieur d'Artagnan, Capitaine, il va de soit que je ne souhaite pas faire de la publicité à votre exploit, ce qui n'enlève rien à me reconnaissance pour cete acte exceptionnel... loin de la.
Je partage votre point de vue, l'accident de cheval provoquera quelques moqueries, un peu de pitié de la part de certains mais préservera mon nom et celui de madame ma maitresse de tout scandale.


Elle semblait détachée, comme si cette conversation se déroulait dans le bibilothèque royale et pas le cul sur la glace, le bras en écharpe...

- Il va de soit qu'il vous faut retrouver cet étalon, il est fougueux mais n'a pas du aller bien loin... comme vous le dites vous même .... D'autre part, il va de soit que je crains ne pas pouvoir le monter seule et je me vois dans l'obligation de faire encore une fois appel à votre aide...

Ellle rougissait un peu... humiliée de s'imaginer poussée au derrière ou soulevée par le Mouquetaire préféré de sa Reine... et, bizarement, avait presqu'envie de rire en imaginant mentalement la scène qui suivrait les retrouvailles avec l'étalon.

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MessageSujet: Re: Amazone   Jeu Sep 13 2007, 18:33

Tout en écoutant Athénaïs D'Artagnan "s'occupait" du corps du bûcheron lubrique.
D'abord il le rhabilla, en effet il avait baissé ses défroques et si l'on voulait éviter que celui qui le trouverait un jour eût idée d'un viol, il valait mieux lui ranger le paquet, histoire de brouiller les pistes.
Il le tira ensuite à l'écart du chemin et lui lia les mains avec un morceau de tissu déchiré puis disposa le corps en long pour faire croire à une exécution sommaire.
Après tout un bandit ça a toujours des ennemis, aussi pour ajouter à la supercherie il délesta ses poches de toutes ses pièces et lui remplit les poches de terre comme il avait entendu dire que certaines bandes faisaient avec leurs ennemis.

Il revint à la Montespan en effaçant ses pas dans la neige en la secouant avec son épée.
Il alla récupérer les rênes de son cheval qui attendait tranquillement à quelques mètres puis arrivé devant elle il dit à la future maitresse de son Roi :


D'Artagnan : " Madame, comme vous l'avez dit vous allez monter avec moi sur mon cheval, nous allons chercher l'étalon ensemble en suivant ses traces.
Je vous en prie. "


Et il tendit sa main à la Montespan près à l'amener sur sa propre monture.
Bah s'il fallait pousser au derrière, d'Artagnan pousserait... Un meurtre de sang froid ça vaut bien une palpation des fesses d'Athénaïs...

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MessageSujet: Re: Amazone   Ven Sep 14 2007, 07:59

Elle regarda le capitaine mettre en scène le corps du bucheron, se trouva fort dépourvue, fort inutile... elle pesta intérieurement contre cette stupide éducation des fille de haute noblesse qui faisait d'elles de merveilleuses potiches, au combien inutiles en cas de coup dur.

Elle se prépara psychologiquement à chevaucher, sur le cheval du Capitaine et ce avec un bras en écharpe... la douleur était vive mais elle serrait ses jolies dents avec courage, que faire de plus ?

Quand d'Artagnan eut terminé ses préparatifs, il semblait qu'il eut voulu simuler une sorte d'execution ou du moins de réglement de compte, elle se leva, sans aide, s'appuyant pour cela sur son bras encore vaillant, blanche comme la neige qui parsemait la paysage, mais en souriant, d'un petit sourire un peu triste et forcé...

Elle se redressa, courageuse comme devait l'être femme de son rang, et approcha des étriers de la monture du mousquetaire...

Passant son pied dans l'étrier, elle su rapidement qu'il lui serait impossible de monter seul et cela lui rappela son enfance et ces petits palfreniers du domaine de Saintes qui prenaient plaisir à la pousser ... "au cul" comme ils le disaient.

Son tein pris un teinte plus rose, elle n'avait pas vraiment -doux euphémisme- l'habitude qu'on la touche !

Néanmoins pour surmonter la gène qui l'envahissait, elle demanda un peu crânement, avec un léger tremblottement de voix :


- Comme nous le craignions, Capitaine, je me dois de constater qu'il m'est impossible de monter seule, il vous faudra m'aider...

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MessageSujet: Re: Amazone   Mar Oct 16 2007, 22:16

[Hj : Si tu es encore là Athénaïs...]

Même si D'Artagnan en avait envie, il se retint de sourire à la perspective joyeuse que la belle Athénaïs lui offrait de l"assister" à grimper sur sa monture.
Il se fit une mine grave et aimable à la fois, tant pour signifier qu'il compatissait à la douleur de la dame que pour montrer que le sacrifice lui était agréable.


D'Artagnan : " Madame, je mets mes mains à votre disposition toute entière. "

Commença alors une série d'accrobaties consistant à pousser Athénaïs vers le haut en la palpant tout en tâchant de rester dans les limites de la décence (même si ce ne fut pas facile devant une merveille aussi tentante...).

Après bien des efforts Athénaïs atteignit son Parthénon : le sommet du cheval de D'Artagnan.
Il s'assura qu'elle était convenablement câlée puis grimpa à son tour juste derrière elle.
Le cheval plia les jambes sous le poids, et D'Artagnan s'emparant des rênes le fit avancer doucement pour ne pas brusquer madame.
Il suivit les traces fraîches de l'étalon d'Athénaïs dans la neige.

Il dit à la cavalière assise en amazone devant lui et dont les relents de parfum délicat lui chatouillaient délicieusement les narines :


D'Artagnan : " Il ne doit pas être bien loin, ils ne vont jamais bien loin lorsqu'ils ne savent pas où ils vont... "

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MessageSujet: Re: Amazone   Lun Oct 22 2007, 09:02

[toujours présente capitaine, je passe ... de temps en temps !]


Elle resta de marbre ... essayant quand même de faciliter la pénible tâche de Capitaine des Mousquetaire envers qui elel était reconnaissante de dédramatiser cet instant pénible.

La douleur lui faisait un peu oublier la délicate situation dans laquelle se trouvait Madame la Première de la Reine Mère, fille de Duc, soeur de "l'ami d'enfance du Roi"... bon, Madame la Marquise de Montespan quôa !

Un fois calée sur la selle, après avoir eut l'impression d'y avoir été poussée par l'heureusement costaud gentilhomme, elle senti le poid dudit arsitocrate écraser le cheval qui n'avait surement pas enti celui de la dame d'Honneur !
Elle manqua de rire ... de nervosité, de complicité aussi avec ce pauvre cheval ! Mon Dieu comme je suis nerveuse pensa-t-elle ! Que suis je venue faire ici
[meubler le temps par un post idiot :lol ] ?

- Merci encore Monsieur d'Artagnan ! Je ne doute pas que nous retrouvions ce vil déserteur peu loin d'ici... ne perdons pas de temps, j'avoue mourir de froid -non, elle ne dit pas que sa robe était mouillée au postérieur !- et surtout souffrir un peu de ce bras ...

Elle le laissa guider, c'était son rôle ... le sien était de souffrir en silence maintenant et de ne pas se laisser trop aller contre le large torse du vaillant guerrier royal !

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MessageSujet: Re: Amazone   Mer Nov 21 2007, 23:04

[HJ : Bon on va dire qu'on est sur un rythme d'un post par mois whistle ]

Ils chevauchèrent ainsi pendant quelques minutes en suivant les traces fraîches laissées dans le sol poudreux par le fougueux étalon.
A force de suivre sa piste, il finirent par l'apercevoir. Il avait terminé sa course folle dans creux peu boisé de la forêt, l'endroit lui ayant sans doute semblé rassurant.

D'Artagnan le vit le premier et dit en tendant le bras

D'Artagnan : " Ah ! Voici donc notre fugueur ! "

Il ordonna à sa propre monture de s'approcher doucement.
Il pensait que la compagnie d'un congénère se chargerait d'effacer les dernières traces de panique que ses nerfs pouvaient avoir encore gardées.

Quand elle fut assez près, l'étalon hésita un instant puis toucha du bout de ses naseaux la tête de la docile jument de D'Artagnan.
Le mousquetaire profita de cet instant d'intimité équestre pour observer attentivement le puissant animal qui avait mis à bas la futur maitresse royale.
D'Artagnan admira la beauté et la puissance de l'animal et songea avec un certain amusement que peut-être la belle Athénaïs était encore un peu verte pour monter cette sorte d'étalon.
Ou tout simplement elle n'était pas faite pour le cheval, le lévrier lui convenant mieux...

Reprenant un peu son sérieux, il chassa de son esprit des questions dont il ingnorait que seul son Roi en aurait les réponses un jour et revint à son labeur premier : reprendre la maîtrise de la bête.

Il glissa à l'oreille d'Athénaïs du souffle de sa forte haleine de soldat :

D'Artagnan : " Je vais descendre tout doucement pour m'emparer de lui. Il a l'air calme mais il n'est jamais très sûr de remonter tout de suite un animal emballé.
Souhaitez moi, bonne fortune. "

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