1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Un malheureux dans la cour

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Comte de
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MessageSujet: Un malheureux dans la cour   Mer Sep 07 2005, 18:45

[->appartements du comte de guiche]

Le comte était descendu dans les jardin pour refléchir un peu. Mais il n'y arrivait pas, ses seuls pensées étaient pour Madame. Comment était-il possible d'aimer une personne à ce point? Il se rappella de la façon dont il l'avait quitté et n'en était pas fier du tout. Il aurait du insister ou faire quelque chose, peut-etre aurait-elle accepté? Les remords déchiraient son coeur mais une toute petite voix vint le consoler de l'intérieur. Elle lui disait que peu importait la façon dont il avait conclu cette discution, tout ce qu'il devait savoir c'est qu'il l'aimait et elle non. Cette voix le consola en lui rappellant des faits et actes et lui conseillait de partir pour ses terres. Mais non! Il aurait fallu que l'autre voix, la voix de l'amour fit taire celle de la raison. Entre-temps, ses pieds l'avaient ménés inconsciemment jusqu'à la cour et lorsqu'il fut sorti de ses pensées, Armand se surprit à regarder vers la fenêtre qui se trouvait être celle d'un appartement d'Henriette. Voulant regarder ailleurs, il tomba comme par hasard sur la fenêtre d'un des appartements de Monsieur. Il se rappella de bons souvenirs passés en sa compagnie, puis il se rappella comment il avait agi avec lui. Honteux, il détourna le regard en serrant ses dents pour ne pas crier et demander l'absolution.
Epuisé de toutes ces pensées, regrets et remords, il s'assit sur un banc et regarda les nobles vaquer un peu partout dans la cour
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Mer Sep 07 2005, 19:24

Contre l'avis du medecin, et peut-être par simple fait d'opposition, Adrien s'était levé de son lit, difficilement, certes, mais a quoi bon jouer la comédie lorsque personne ne nous voie ? Il avait donc réussi au seul prix de quelques grimaces, sans même avoir poussé un soupir.
Il avait enfilé ses bas apres quelques efforts, mais n'avait osé se passer qu'une chemise légere, et laissait son pourpoint déboutonné... Chastignac n'avait pas de miroir, mais ce doutait pourtant bien qu'un tel accoutrement, en plus de sa pâleur nouvelle, ne le laisserait pas passer inaperçu. Ce qui l'aurait plu, mais en d'autres temps.

Il descendit les marches de l'aile du chateau où il logeait, songeur, soucieux même. La désinvolture habituelle dont il faisait preuve ne se ressentait plus : on voyait en Adrien un vieil homme fatigué et préoccupé de la vie....

Lentement, il parvint enfin jusqu'au perron. Il n'avait toujours pas trouvé le moyen de satisfaire son ego et son avenir. Que soutiendrait-il au final ? Réussirait-il a faire taire le plus profond de son être, sa nature même ?

Adrien poussa la porte et l'effort le fit souffler sans simuler cette fois. Descendre les marches avait été en soi un exploit et il dû s'appuyer sur le mur extérieur un moment.

Son regard qui n'avait plus rien de joyeux parcourait les moindres recoins de la cour, et il lui sembla apercevoir un homme aussi pensif, si ce n'était plus, que lui-même. Chastignac l'observa un moment sans rien dire, la tête reposée sur la pierre nue. Ses yeux étaient comme attiré par le malheur, sa pensée s'occupait a examiner plus triste que soi, enfin, il se soulageait quelque part, de ne plus avoir a s'apitoyer sur son sort. Il aimait qu'on le fasse, qu'on le plaigne, mais lui n'était pas taillé pour la pitié : même pour sa propre et misérable existence.

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Comte de
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Jeu Sep 08 2005, 13:47

Toujours l'air absent comme un mort, ses yeux se promenaient sur chaque noble de la cour sans vraiment les voir. Parfois, il croyait appercevoir des gens qu'il connaissait comme madame de Montespan, madame de Tonney-Charente, monsieur de Mannicamp, et quelques anglais qu'il rencontra lorsqu'ils arrivèrent avec Madame. Son regard passa plusieurs fois sur un jeune homme très pale et apparament malade et la cinquième fois que son regard rencontra le sien, Armand se rendit compte qu'il l'observait. Il se dit qu'aller rencontrer une autre personne ne lui ferait que du bien et puis grâce à lui, apprendrait-il peut-être les nouvelles de la cour, lui qui était exilé! Le fils du maréchal de Grammont se leva, et d'un pas lent se dirigea vers Adrien. Il fit sa reverence et lui présenta ses respects pour ensuite se présenter. Puis, il lui dit

-Monsieur, vous voyant si pâle et si mal en point, je n'ai pas pu m'empecher de venir à vous et de demander si vous alliez bien?

En disant cela, il se sentit plus libre, sans doute parce que ses autres pensées ne lui déchiraient plus le coeur.
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Sam Sep 10 2005, 01:49

Chastignac aurait du s'en douter... il s'était fait remarquer. Pourtant, peut-être du a son manque de volonté, peut-être parce qu'il cherchait inconsciemment ce contact, il ne détourna jamais le regard, même lorsqu'il croisait celui du comte.
Quand enfin de Guiche s'approcha, Chastignac l'attendit sans même bouger un poil, sûr qu'il viendrait le voir lui.... je dis "enfin" car c'est ce que pensait en vérité Adrien : il l'attendait sans l'attendre, comme une sorte d'évidence a quoi l'on ne peut, ou l'on ne veut échapper. Mais toute ces nuances échappaient a l'esprit du pauvre bougre, qui ne se releva, dans une position correcte et digne d'un gentilhomme, que lorsqu'Armand le tutoyait du regard.


Citation :
-Monsieur, vous voyant si pâle et si mal en point, je n'ai pas pu m'empecher de venir à vous et de demander si vous alliez bien?

Chastignac sourit gentiment, se reconnaissant peut-être dans ces paroles, mondaines et sans profondeur, qu'il aurait lui-même utilisées s'il avait chercher un interlocuteur quelconque : se vider l'esprit, se confier, voilà peut-être ce que cherchait de Guiche, un exutoire inespéré... Chastignac le sentait, et peut-être n'en était-il que plus enclin a apprécier Armand, apres seulement une phrase, tout ça parce qu'il voyait en cet homme son propre reflet...

-J'ai malheureusement la santé fragile... enfin, elle l'est depuis que mon esprit est en ébullition de toutes ces sottises....de tous ces caprices qu'ont les femmes.

Il semblait n'avoir aucune expression sur le visage, pourtant il se força a sourire, montrant bien par là que ce n'était qu'une petite boutade... qui en dévoilait peut-être plus qu'au premier abord.

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Comte de
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Sam Sep 10 2005, 11:11

Le comte de Guiche se courba un petit peu sous le poids de la souffrance et Adrien, déjà plus grand de quelques centimètres qu'Armand, le dépassait à présent d'une tête. Il le regardait d'en bas, de son oeil mélancolique et perçant, comme un vieil homme voulant lire dans le regard de son interlocuteur ses pensées. Comme à son habitude, et comme à l'habitude de presque chaque courtisan, il analysait sa phisionomie. Cette fois ce n'était pas pour se consoler d'être meilleur que la personne devant lui, non, cette fois c'était pour savoir s'il pouvait avoir confiance en le comte de Chastignac. Son impression fut étrange, de Guiche était persuadé que jamais il n'oublierait cet homme, sans savoir pourquoi. Lui rappelerait-il quelqu'un? Possible... Mais la reponse d'Adrien mit fin à ses reflexions

Citation :
-J'ai malheuresement la santé fragile... enfin, elle l'est depuis que mon esprit est en ébullition de toutes ces sottises....de tous ces caprices qu'ont les femmes.

*tous ces caprices qu'ont les femmes...*

Guy-Armand sourit amerement et fixa un point invisible sur le sol. Puis il poussa un long soupir venant du fond de ses entrailles faisant sécouer son corps tout entier. Après cela, il se redressa lentement. La simple présence et la dégaine de monsieur le Comte l'intimidaient et il se sentait un peu inférrieur.
Enfin droit comme un mur, de Guiche retrouva un tout petit peu de sa fierté et le complexe de l'infériorité ne fut plus. Son sourire sinistre se transforma en un sourire élégant mais triste.


-Mordieu! C'est que la femme est un vrai mystère !

S'écria-t-il en mettant ses mains sur ses hanches et en frappant le sol

-En vérité monsieur, nous sommes bien malheureux tous les deux, car à dire vrai, j'en ai subi égallement. Je ne vois personne d'autre souffrant des changements d'humeurs féminins. Il n'y a qu'un seul moyen de noyer notre peine, parlons de tout hormis d'elles. Cela nous guérira.
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Sam Sep 10 2005, 12:02

Plus de Guiche s'approchait, plus il paraissait morne et dénué de toute vie, ou de toute raison de vivre... Chastignac compatissait sans s'en rendre compte : ce n'était pas un sentiment contrôlé, un sentiment que l'on se force a avoir, ou que l'on se persuade de posséder, par remords ou par conscience... non, ce sentiment là était sincère et impulsif, la définition du caractère d'Adrien envers des égaux ou des inférieurs, des hommes avec qui il n'y avait aucune raison de jouer un jeu, qu'il comprenait plus que tout.
Malheureusement il n'avait pas souvent l'occasion de rencontrer de tels hommes, dépourvus de toute richesse, de tous biens, de tout honneur de l'ancien temps.

Chastignac ce jour plaignait l'homme qu'il avait en face de lui, sans même savoir son nom. Il le plaignait parce qu'il souffrait d'autant plus que lui. Moi, au moins, j'ai gardé ma présence d'esprit, pensait-il. Guiche semblait en effet perpétuellement dévoré de l'intérieur, et il semblait a Adrien qu'il aurait préféré souffrir d'un coup de poignard. Comme ne sachant plus comment atténué ce feu qui le rongeait, il se serait troué la peau : guérir le mal par le mal... Voilà ce que pensait Chastignac de son interlocuteur inconnu, et soudain il se sentit chanceux, oubliant ses propres soucis qu'il aurait trouvé soudain ridicule s'ils lui étaient revenu a l'esprit.
Rien n'accrochait plus Chastignac, tout coulait sur lui comme l'eau d'une source et même le plus grand danger ou la plus triste situation n'aurait jamais altéré son visage a en devenir comme celui de Guiche. Il en avait conclu que la douleur de celui-ci devait dépasser jusqu'a son entendement.

Non, Chastignac ne voyait pas tout le monde autour de lui comme une copie conforme de lui-même, et comprenait les hommes qui éprouvaient des sentiments qu'il ne pouvait pas comprendre, pas ressentir. Il comprenait les hommes qui aimaient, ou plutot il comprenait qu'on puisse aimer, et toute l'amertume qui en découlait, lui-même ayant déja aimé.... une fois. Bien sûr, certains comportements l'agaçaient : ceux des rêveurs, des poetes et les amoureux exaltés aussi. Mais jamais il ne s'enfermerait dans son propre monde en accusant d'anormalité tout ce qui ne lui ressemblait pas.

Son air compatissant lui fit perdre un peu de cet air triste et sans vie qu'il affichait jusque là. Guiche aussi sembla reprendre un peu de prestance, et alors Adrien remarqua comme il était beau, beau et élégant. Pour un chien, on aurait dit "racé"... même ces petites rides d'amertume sur les coins de ses yeux lui donnaient un air d'acteur de tragédie, de grands seigneur qui chercheraient désespérément a échapper a un destin trop lourd pour lui...


Citation :
-Mordieu! C'est que la femme est un vrai mystère !

Adrien sourit a cette remarque accompagnée de mimiques théâtrales... il ne s'était pas trompée en pensant "acteur". De Guiche devait avoir eu quelques histoires avec des femmes qui l'aurait déçu ou agacé... mais, beau comme il était, quel femme l'aurait refusé ? Peut-être justement se sentait-il frustré là où Chastignac se serait senti ragaillardis et boosté : une femme lui tenait-elle tête ? Le comte imagina toute sorte de situation qui aurait amené Armand a tenir de tels propos.
D'un autre coté, il ne répondit pas a cette parole, ne voulant pas dévoiler son point de vue sur la question a ce qui semblait être un galant en tout point. La femme ? Un mystere ? Fis donc ! Elles ont toutes leur propre mode d'emploi, pensa-t-il en se visualisant peut-être une sorte de machine, mais la recette de base est la même : quelques mots doux a l'oreille, des gestes courtois, un petit duel si cela s'impose, et le tour est joué !


Citation :
-En vérité monsieur, nous sommes bien malheureux tous les deux, car à dire vrai, j'en ai subi également. Je ne vois personne d'autre souffrant des changements d'humeurs féminins. Il n'y a qu'un seul moyen de noyer notre peine, parlons de tout hormis d'elles. Cela nous guérira.

Chastignac sourit a nouveau, comprenant que non seulement Guiche avait été frustré par une femme, mais que c'était surement aussi la raison de son état... ou l'une des raisons.

-Votre bon sens m'impressionne monsieur, et je suivrais votre jugement avec un certain plaisir. Pourquoi alors ne pas commencer par nous présenter ? Vous avez le modique honneur de trouver le comte de Chastignac devant vous monsieur.

Dit-il en lui tendant la main, dans un geste lent et hésitant, quoique non dépourvu d'une certaine grace d'habitude. Il esperait que la poignée de main ne serait pas trop franche afin de ne pas avoir l'humiliation de faire la grimace, voir de se retrouver inconscient, au pire....

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Comte de
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Sam Sep 10 2005, 14:10

Le très court instant de silence qui se fut installé entre les deux comtes avant que Chastignac ne reponde permit à de Guiche de reprendre ses reflexions. L'analyse de sa phisionomie était plus que satisfaisante. Il fallait avouer qu'il avait un certain don de connaître, d'avance, un peu de la personnalité d'une personne avant qu'elle n'eut le temps de parler. Tout ce qu'Armand espèrait c'est de ne pas se tromper cette fois car dans la personne qu'il avait apostrophé tout à l'heure, il voyait un homme loyal. Mais comme tout homme malheureux, son arrière-pensée, et elle était involontaire, était de trouver égallement un ami. Depuis qu'il avait été exhilé par le Roi, il ne trouvait que des hostilités sur les visages hypocrites des courtisans, qui n'affichaient cet air que pour plaire à sa majesté, et ceux qu'il croyait être ses amis ne les étaient plus. Seulement quelques gens de coeur lui souriaient-elles honnêtement. Mais ces gens-là étaient très peu et toutes n'étaient pas disponibles pour cause de travail et obligations.
Et il se trouva que de Guiche se retrouva sans amis. Et comme tout à l'heure, c'est à dire, il y a moins d'une minute, Chastignac le coupa dans ses reflexions


Citation :
-Votre bon sens m'impressionne monsieur, et je suivrais votre jugement avec un certain plaisir. Pourquoi alors ne pas commencer par nous présenter ? Vous avez le modique honneur de trouver le comte de Chastignac devant vous monsieur.

Il était si étourdi, ou plutôt si préoccupé par ses passions, qu'il négligea de se présenter. Pour toute punition, de Guiche se mordit la lèvre avant de dire :

-Et vous monsieur, avez devant vous votre égal en noblesse : Comte de Guiche.

Et c'est avec un grand plaisir qu'il serra la main d'Adrien de Chastignac. Sa peine était si grande qu'elle avait emporté presque toute son énérgie, et c'est en voulant serrer fort la main de monsieur le Comte, caractérisant ainsi la majesté et la force d'une vraie poignée digne d'un gentilhomme, qu'il ne reussit, simplement, que de toucher la paume de sa main avec la sienne.
Un peu honteux de cette médiocre poignée, Armand voulut se ratrapper tandis qu'il était encore temps. Mais ne trouvant rien à dire, force lui fut de rougir un petit peu.


-Asseyons-nous, rester sur pieds ne nous apporterait que fatigue, déjà que nous sommes bien malades...

Il invita de la main Adrien à s'assoir sur un banc à un pas d'eux, lui fesant comprendre qu'il resterait débout tant qu'il ne serait pas assis..
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Dim Sep 11 2005, 13:26

La poignée de main aussi rude que l'aurait été une caresse de femme, soulagea tout d'abord Adrien. Il laissa tomber de nouveau son bras le long de son corps, et puis se sentit ridicule soudain. Pourtant, voyant la mine dépitée de Guiche qui devait ressentir la même chose, il eut plus envie de rire que de se cacher dans un trou de souris. Tout lui paraissait si grotesque, de deux tragédies naissaient une farce.

Citation :
-Et vous monsieur, avez devant vous votre égal en noblesse : Comte de Guiche.

Un nom tres connu a la cour, que Chastignac n'avait pourtant jamais réussi a associer a un visage... jusqu'a maintenant. Il connaissait l'histoire de ce personnage dans les grandes lignes, comme quoi une certaines affaires compromettantes avec Madame l'auraient conduit a quitter la cour... le voici donc revenu.

-C'est un honneur pour moi, monsieur le comte, de vous rencontrer enfin.

En vérité cela ne faisait ni chaud ni froid a Adrien de parler avec un homme aussi connu. Lorsqu'on voyait en effet l'état de Guiche, on pouvait se demander ce que lui avait apporté la célébrité. Et puis Chastignac s'intéressait plus a l'homme en ce moment qu'au nom qu'il portait. Il était venu a lui en total inconnu, et les deux comtes avaient commencé a s'apprécier mutuellement sans penser une seule seconde que l'un était démuni et l'autre exilé mais insigne.

Il s'assit sur le banc que lui présentait Guiche, en soupirant de soulagement, apres avoir retenu sa respiration par l'effort. Chastignac se sentait soudain vieux....


Citation :
-Asseyons-nous, rester sur pieds ne nous apporterait que fatigue, déjà que nous sommes bien malades...

-Oui, et bien soucieux.... savez vous qu'en plus d'être souffrant, me voilà dans un combat de loyauté ? Dois je mentir en préservant l'honneur d'une puissante famille ou dire une vérité qui ne leur plairait pas... mais qui garderait mon intégrité ?

Peut-être Chastignac n'aurait pas du le dire... mais il se sentait un besoin de vider son sac, un besoin d'aide : Guiche semblait le comprendre depuis le début, chacun de ses gestes, peut-être aussi de ses pensées, tel un miroir déformant, reflettant ceux de Chastignac...

Peut-être aussi n'attendait-il pas de réponse, peut-être parlait-il tout autant pour lui-même, comme si la résolution du problème se trouverait plus facilement en énonçant celui-ci a haute voix... comme si les mots qui flottaient dans l'air devenaient soudain visibles et compréhensibles.

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Saint-Aignan
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Lun Sep 12 2005, 18:30

Saint-Aignan rentrait de la chasse, érinté, un peu avant les autres... le sanglier était agonisant, et il avait préféré les précéder, trouvant que le moment n'était pas au jeu.

Il marchait a pas lents dans la cour, essayant de retarder ce qui était inévitable. Le Marquis était surement déjà au courant par sa fille qui avait décidée de s'accuser, mais il avait du l'enfermer, jouant la carte de la folie passagere. Mais si Chastignac donnait crédit a cette accusation... tiens ? Il était là celui là ? François s'aretta un instant dans son mouvement, puis repris sa marche, apercevant de Guiche au coté d'Adrien. Il aurait aimé lui dire de retourner s'aliter, afin de faire d'autant plus pitié au juges de l'affaire, mais tant pis...
Le gentilhomme avait de moins en moins de volonté a mesure que s'avançaient les heures...

Il pénétra finalement dans le chateau préparer le terrain de l'entretien. Lorsque le Roy reviendrait, l'audience pourrait commencer...


( http://1663.forumactif.com/viewtopic.forum?p=6455#6455 )


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Comte de
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Mar Sep 13 2005, 12:22

De Guiche s'assit sur le banc après Adrien. Il mit une jembe sur l'autre et s'adossa contre le dossier. Certaines personnes prirent cette position pour de l'arrogance mais en fait il n'en était rien. Le comte se sentait fatigué, et seulement cette position-là lui permettait de se reposer aisément. Il se sentit très agréablement surpris que son interlocuteur lui dise ceci :

Citation :
-Oui, et bien soucieux.... savez vous qu'en plus d'être souffrant, me voilà dans un combat de loyauté ? Dois je mentir en préservant l'honneur d'une puissante famille ou dire une vérité qui ne leur plairais pas... mais qui garderais mon intégrité ?

Jamais auparavent, personne ne lui avait fait une telle marque de confiance dès le début. Mais pourquoi donc c'est à lui qu'il le disait? Parce que c'est lui qui est venu l'apostropher ou bien parce qu'ils se ressemblaient? Armand pencha pour cette dernière. Et sans savoir pourquoi, il se promit à lui même de l'aider autant qu'il le pouvait.
Le fils du maréchal de Gramont n'était pas un homme sensible à la flatterie, et doutait de la véracité des dires trop brusques de certaines personnes. Mais pas cette fois-ci. Quelque chose lui disait que le comte de Chastignac était sincère et avait d'un soutien moral comme il avait besoin lui même.


-Monsieur, en tant que gentilhomme je vous conseillerais de mentir, même au pape s'il le faut...Mais en tant que confident, car je suis touché par la confiance que vous me portez et je n'en doute pas qu'elle soit vraie, je vous dirais de rester fidèle à vous même et d'être honnête

Répliqua le comte de Guiche, même en étant pérsuadé que cela n'aiderait pas et ne ferait pas avancer le comte de Chastignac. Car il savait bien que la conscience d'Adrien lui avait déjà conseillé la même chose et il hésitait donc.
Cependant il lui restait encore plusieurs conseils à donner qu'il ne donna pas. Car comme le lui avait appris un grand ami, les conseils étaient donnés à une personne pour que, justement, celle-ci ne les applique pas. Ou si elle les applique, c'est pour, ensuite, rejetter la faute sur l'inspirateur si les recommendations ne fussent pas bonnes.
Aussi, se tut-il et essaya de consoler ce pauvre homme par son propre malheur.


-Et moi donc, saviez-vous que le seul vrai amour de ma vie ne peut être?

Comme Adrien, il ne cherchait pas à être pleint, seulement essayait-il à le reconforter
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Mer Sep 14 2005, 14:09

Adrien ne fut pas surpris de la réponse qui lui fut donnée : de Guiche était ce qu'il laissait paraitre, un gentilhomme avisé, d'honneur et amoureux. Surement qu'un autre homme moin scrupuleux se serait indigné, refusant même l'idée d'entacher le nom d'une grande famille, un autre plus vertueux se serait offusqué pour la raison inverse... mais de Guiche était-elle une conscience, pesant le pour, le contre et ne prenant aucune décision. Il n'était surement inconscient qu'en amour...

"-Et moi donc, saviez-vous que le seul vrai amour de ma vie ne peut être?"

Les yeux dans le vague, Chastignac répondit avec un naturel déconcertant, tel un homme déçu puis résigné, se soumettant a la providence avec un haussement d'épaule. Sa réponse fut dites avec si peu d'hésitations et d'entrain qu'on aurait pu croire qu'il l'avait préparée depuis longtemps.

-L'amour a déserté ces lieux, comte.

Et il réfléchissait... convaincu non pas que l'amour avait quitté Fontainebleau, mais tout simplement que cette notion n'était que chimere, le mot qu'un homme avait donné a ces pulsions éphémeres qui nous font aduler l'ordinaire et souffrir de s'en apercevoir ensuite.

Deux hommes apparurent dans la cour, a la vue des compères. Deux hommes au visage sévères et a la démarche sèche, assurée. Le comte pensa vivre ses derniers moments. Les bourreaux, les juges, les voilà. De Guiche serait probablement sa derniere rencontre, et il accorderait a sa derniere rencontre un dernier sourire.
Tournant la tête vers celui-ci, il attendit sans le montrer que ces deux seigneurs s'approchent assez pres pour lui parler. N'entendant plus les gravillons craqués, Chastignac sourit.


"Comte de Chastignac ?"

Adrien leur fit face, pas une seule ride de peur ne creusait son visage. Il se leva lentement pour se mettre a la hauteur du marquis de Louvais et du duc d'Eperneau, il fallait y aller.

-Lui-même.

Il adressa finalement un au revoir a son compagnon d'infortune, un ami d'une heure.

-Adieu monsieur le comte. Ce fut un plaisir.

Il se détourna ensuite rapidement, aussi difficile soit-il, encadré par le pere et le futur de sa maîtresse.... Il avait refusé de jouer la tragédie, les violons et les larmes, ce n'était pas son dada.
Bientot il grimpa les marches du perron. D'Eperneau lui ouvrit la porte, le devança, passa en dernier le marquis...

on avait donc si peur de le voir fuir ?

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Comte de
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Mer Sep 14 2005, 14:40

Ce qu'Adrien lui repondit, le frappa en plein coeur. Il trouva cette remarque si adequate qu'il se mit à y méditer. Les yeux lévés vers le ciel, l'air absent, la bouche entre-ouverte...Il ne vit même pas les deux nobles arriver devant eux. Ce n'est que lorsqu'ils s'adresserent à son nouvel ami qu'il revint à lui en secouant la tête pour reprendre sa lucidité et écouter. Son coeur se mit à battre fort, très fort. Et il ne savait même pas à quoi cela était du? A l'adrenaline peut-être? En tous les cas, c'est avec grande inquiètude que le comte de Guiche suivait la suite des evenements. Il vit Adrien se lever et repondre à ces deux hommes. Tout cela se deroulait d'une lenteur inimaginable. Comme si c'était un rêve.
Aussi, Armand sut que c'est maintenant que son destin allait changer selon la décision qu'il allait prendre. Mais à sa grande surprise, ses membres étaient comme paralysés. Il ne pouvait pas bouger, on aurait dit que la Providence lui interdisait toute action.
Il vit le sourir de son ami et comprit que c'était un adieu! Intrigué, il ne donna pour reponse qu'un coup d'oeil inquiet vers les deux hommes. Puis il les vit partir. De Guiche ne pouvait même pas dire un mot. Que lui arrivait-il? C'est seulement en voyant les trois hommes gravir le perron qu'il reprit le contrôle de soi-même.
Sans rien demander de plus, il sauta sur pieds et courrut vers eux. En deux sauts il fut à la porte où était entrain de passer Adrien . Il le saisit par le bras et l'entraina vers lui. Ensuite il recula tout en lui fesant signe de reculer lui aussi pour leur permettre d'avoir une liberté totale d'action.
Enfin, à distance raisonable, le comte mit ses mains sur ses hanches et demanda d'une voix forte et solenelle


-Excusez-moi messieurs, mais l'entretien que je tenais au comte n'est pas encore terminé. Je vous prie d'attendre s'il vous plaît. Ensuite il sera tout à vous

*...ou peut-être pas...*

Il se força à avoir l'air sérieux, pour que ces deux hommes ne puissent mettre en doute ses paroles. Mais le sérieux melé à l'inquietude qu'il ne parvenait toujours pas à contrôler lui donnèrent l'air très sinistre. Son sourcil gauche commençait à trembler legerement tout comme le coin de sa lèvre inférieure

[bon, je te laisse jouer les pnj ^^ je connais pas le scénar que tu as mise au point =D]
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Ven Sep 16 2005, 17:59

Ses chaussures bon marché claquaient sur le carrelage d'une façon inégales, répercutant dans le froid couloir cette parole muette "je suis blessé et je le montre"... Deux autres paires de jambes pourtant encadraient celles de Chastignac, mais leur démarches assurées et les talons neufs les rendaient moins impressionnantes....

Il faisait froid dans cette piece d'intermittence, froid et clair pourtant, comme une promenade dans les jardins un matin d'hiver. On était en été. Adrien fit peu attention au bruit métallique du gond de la porte, tout occupé qu'il était a tenté de passer ce qu'il pensait être ses derniers instants en homme libre, avec l'esprit d'un philosophe, l'esprit du rêveur qu'il n'était pas. Le gémissement de la porte de bois, la lumiere vive qui jaillissait durant une seconde derriere lui échappa également, tel le vague rêve d'une vie passée qu'il ne reverrait jamais.

Il ne se réveilla soudain que lorsque la douleur le pris a sa blessure, une vrai souffrance cette fois, le feu ravivé par un mouvement brusque qui le jeta a terre : de Guiche l'avait tiré par le bras, il avait aussi, surement involontairement, tirés ses traits...
Adrien se retrouvait donc un genoux a terre, la main crispée sur sa chemise, pendant que les plaignants restaient immobiles, abasourdis de voir ainsi le comte de Guiche lui-même les empêcher de faire le proces de l'homme trop arrogant pour la cour du Roy de France.


Citation :
-Excusez-moi messieurs, mais l'entretien que je tenais au comte n'est pas encore terminé. Je vous prie d'attendre s'il vous plaît. Ensuite il sera tout à vous

Adrien vit a lui s'ouvrir un échappatoire difficile, une petite lueur qui perçait a travers les nuages. Pourtant, cette espoir, il le refusa, se relevant impassible, voir souriant : mais ses yeux étaient tristes et indulgents... on aurait pu croire que Chastignac avait soudain compris la vie, et souriait de l'ignorance de Guiche, lui affirmant du regard : "tu sauras un jour"... Ce qui n'était pas le cas, mais l'approche de l'inévitable destin nous fait plus ou moins penseur, comme un regard en arrière, regrettant cette vie qui s'efface.... Regrettant l'inutilité de nos actes passés, ce passé qui n'existe plus que dans notre esprit, cet esprit qui s'en va avec notre vie...

Il posa une main virile sur l'épaule d'Armand, qu'il laissa comme un suspens, comme une transition entre la découverte de l'espoir et son refus, préparant son ami a ce qui allait se passer.


"Monsieur, cet homme est attendu par le Roy !"

Chastignac se détacha de la main qui le retenait toujours fermement, sans cesser de lancer des regards entendu a son propriétaire.

*Laissez moi devenir le héros que je n'ai jamais été... *

Laissez le jouer la comédie jusqu'au bout. Laissez le mourir en hypocrite, pour la seule raison qu'il aura refusé, par dédain, par simple désir de contredit et d'envie de défier les grands du monde. Les rendre cocus, les déshonorer et profiter au maximum de leur femme...

Il tourna la tête vers de Louvais et d'Eperneau, et fit un pas, avant d'ajouter :


-Et il ne faut pas faire languir le Roy.

Satisfaits, les deux hommes encadrèrent comme s'ils n'avaient été interrompus Chastignac, jetant un dernier regard de mépris a Guiche. Chastignac, lui, ne se retourna même pas.

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Sylvie d
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Ven Sep 16 2005, 20:53

Sylvie, sortant de son service chez madame, se rendait a la grande chasse du mois dans les bois. Elle se dirigeait ddroit devant elle sans se soucier des persones qu'elle poiuvait rencontrer. Il fallait qu'elle se depeche ! Dans des tourbillons de taffetas rouges cremes et blancs, elle deboula dans l'entrée.

Au sortir d'un couloir, continuant a marcher vite, elle fallit bousculer une petite troupe. Plus precisement un homme blessé. Elle s'etait retenue juste avant de le bousculer. Un peu plus et elle le mettait par terre.


-Veuillez m'excuser...

elle n'eut pas le temps de finir elle reconaissait deja l'homme. Celui qui l'avait accueillie lors de son entrée a Fontenebleau. M de Chastignac. C'etait son nom. En esperant ne pas lui avoir fait mal elle continua :

-M de Chastignac veuillez m'excusez j'espere ne pas vous avoir fait mal.
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Comte de
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Lun Sep 19 2005, 19:31

[Marat c'est moi]

Une veine de la tempe droite de de Guiche commençait à gonfler et sa main droite tremblait, impatiente de saisir son épée et de frapper ces deux hommes. Cependant les duels étaient interdits, qui plus est dans le palais lui-même! Il serait puni d'un exil à perpétueté et la seule petite flamme qui brulait en lui pour Madame, duchesse d'Orléans, serait éteinte sous un petit souffle. Pourtant défendre son nouvel ami le tentait bien et il essayait de trouver une issue à ce dilemme quand un des hommes lui annonça

"Monsieur, cet homme est attendu par le Roy !"

En pleine reflexion, il ne remarqua même pas son regard et sa voix mesquine. Tout d'abord il ne le crut pas, pensant que c'était une ruse pour gagner le duel sans armes qui s'était engagé. Armand jetta un coup d'oeil à Adrien pour se rassurer mais il n'y vit que la fierté d'un homme à l'agonie. Le comte de Guiche croisa ses bras et allait repondre dédaigneusement quand enfin de Chastignac se décida à parler

-Et il ne faut pas faire languir le Roy

C'était donc vrai! Surpris et déçu, Armand les regarda tous les trois, chacun à son tour, ne sachant quoi repondre

*il n'a pas encore été jugé...laisse le partir...tu pourra toujours le sauver par la suite !*

Pensa-t-il. Et c'est ce qu'il fit : d'un geste las, il laissa pendre ses bras le long de son corps et poussa un long soupir comme il avait l'habitude d'en pousser lorsqu'une bataille était perdue.
Nonchanalement (plus sûr de l'ortho...) il leur fit comprendre par un simpe hochement de tête qu'ils pouvaient emmener Adrien et ajouta


-C'est fâcheux, mais si c'est le Roi...

Et plus personnellement encore, avec un regard, à de Chastignac, qui voulait dire :"si cela va mal, je serai là, comptez-sur moi" quand tout à coup une jeune dame, celle qu'il avait vu dans le salon de Madame apparament, déboucha, d'on ne sait où, et faillit renverser encore une fois Adrien.
Il se tourna vers elle et l'interrogea avec son air hautain


-Qu'est-ce que cela?
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Sylvie d
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Mar Sep 20 2005, 16:04

Citation :
-Qu'est-ce que cela?

Un souffle d'indignation monta en elle. Non, elle n'etait pas un objet ! Pourtant elle pensait connaitre l'homme. Ou quand et qui ? elle ne savait absolument pas.En attendant de se souvenir qui etait-ce l'indignation etait toujours presente. Ainsi elle n'etait qu'un "objet" ?

La memoire lui revint d'un coup. C'etait le comte de guiche ! Elle l'avait rencontré chez madame. Le comte lui avait surement fait un discours enflamé et vu sa mine, cela se voyait que l'entretien etait tombé a l'eau, que Guiche c'etait fait rabroué.


-JE SUIS Mlle de l'Isle, il me semble que nous nous soyons deja vus ?

Les deux premiers mots etait accentués volontairement. En disant la derniere partie de sa replique, elle avait imaginé comment le comte s'etait fait humilié.
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Adrien de Chastignac
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Mer Sep 21 2005, 12:20

Adrien compris le regard de Guiche qui semblait lui accorder soutient et défense au cas où... mais il n'y aurait pas de "au cas où". Chastignac était bien décidé a rester dans ce role d'acteur de tragédie qui lui allait si mal.

Il se retourna donc, sûr qu'Armand ne fera rien pour gacher sa mise en scène. Mais a peine eut-il avancer d'un pas que Sylvie, sortie de nul part, le culbuta de plein fouet, coupant sa respiration durant un moment. Elle sembla genée, mais le comte, plié en deux, soutenu par d'Eperneau, agissant par sécurité plus que compassion, s'occupait bien plus de reprendre son souffle que d'excuser Sylvie.

Finalement, ce fut Guiche qui l'interpela, et L'Isle en parut offusquée... une aubaine pour Louvais et son acolyte, qui en profitèrent pour emenner Chastignac, le trainant presque au début, loin d'un homme qui pourrait contrecarrer leurs plans...



(http://1663.forumactif.com/viewtopic.forum?p=6349#6349)

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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Mer Sep 21 2005, 12:36

Sans vraiment attendre de reponse de la part de Sylvie, de Guiche regardait Adrien et ses gardes qui s'éloignaient. Il les suivit du regard jusqu'au moment où il ne put plus les voir, et peut-être même au-delà.
Il se gratta légérement avec l'index sa joue, reflechissant à l'endroit où de Chastignac serait emmené et peut-être jugé.
Tel un militaire accompli, il commença à mettre au point une stratégie, tout en envisageant les alternatives secondes quand on lui repondit.



Citation :
-Je suis Mlle de l'Isle, il me semble que nous nous soyons deja vus ?

Il ne remarqua pas, ou ne parut pas remarquer le ton de sa voix.
Se tournant vers elle, Armand repliqua gentiment


-Sans doute!...Je vous demandais tout à l'heure, qu'est-ce que cela? Je n'ai point eu de reponse? Me dédaigneriez-vous mademoiselle....?

Sa paleur disparut un petit peu, et il se sentit guéri après tous ces événements étranges, mais fort sympathiques, qui venaient de se passer. Il avait même reussi à oublier l'amour qu'il portait à Madame.

*J'ai déjà perdu mon ami le Vicomte...je ne perdrai pas celui-ci !*

Comme tout homme de grande nature, il avait la capacité de reflechir à une chose et de parler d'une autre. Et c'est toujours en mettant au point ses deux plans qu'il attendit avec un sourire nostalgique la reponse de Mlle de l'Isle
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Sylvie d
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Jeu Sep 22 2005, 10:36

Citation :
Sans doute!...Je vous demandais tout à l'heure, qu'est-ce que cela? Je n'ai point eu de reponse? Me dédaigneriez-vous mademoiselle....?

Le comte de Guiche semblait ailleurs. Elle se demandait bien ce qu'il voulait dire. Pensait-il a Madame ? C'etait envisageable ! Mais de Guiche semblait plus concentré sur Chastignac que sur elle ou Madame.

L'etrange spectacle qui se passait sous ses yeux la deroutait completement. Les gardes habillés des couleurs de la Royauté semblait emporter M de Chastignac.


- M. de Guiche, que se passe t-il exactement ?
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Jeu Sep 22 2005, 18:00

Une fois totalement convaincu que ses plans étaient de fer et ne pouvaient que très difficilement échouer, il sourit à lui-même et commença à compter le temps qui s'écoulait avant l'execution.

Citation :
- M. de Guiche, que se passe t-il exactement ?

Armand s'attendait à cette question, il prit l'air de l'homme le plus insoucieux du monde et repondit en haussant ses épaules

-Il se passe que le comte de Chastignac est fort mal en point. Allons ne vous en faites pas, tout va bien...

*ah! je n vais quand même pas ruiner l'honneur de de Chastignac ! C'est une femme de cours, c'est à dire une comère !...Laissons-là dans l'ignorence*

De Guiche fit sa plus belle révérence et fit mine d'aller du côté opposé alors qu'il tournerait les talons et irait près de l'antichambre du Roi quand Sylvie de l'Isle aura quitté les lieux.

Sans se retourner, et après quelques pas, il ajouta d'une voix forte pour qu'elle puisse bien entendre


-Je fus bien aise d'avoir échangé deux mots avec vous Mademoiselle, cependant les affaires m'appellent. Je suis dans l'obligation de les accomplir. Adieu donc !

* Diantre! Quand partiras-tu?*
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Sylvie d
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Ven Sep 23 2005, 18:53

Citation :
Il se passe que le comte de Chastignac est fort mal en point. Allons ne vous en faites pas, tout va bien...

Tout va bien ? Sylvie l'esprit plus que critique se demandait ce qu'il se passait exactement. Non, le comte de Chastignac n'etait entre de bonnes mains. Restaient a savoir. Mi-Figue mi-raisin elle voulut commencer a parler mais le comte l'interrompit:

Citation :
Je fus bien aise d'avoir échangé deux mots avec vous Mademoiselle, cependant les affaires m'appellent. Je suis dans l'obligation de les accomplir. Adieu donc !


-[Tout bas] ma presence est-elle de trop ? Dites moi sans vous soucier de moi.
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Sam Sep 24 2005, 11:30

Le comte était déjà à une dizaine de pas de Sylvie quand celle ci lui demanda quelque chose. Il ne fit pas attention donc et emprunta un autre couloir qui traversait celui où il était.
Feignant d'être parti, il se cacha derrière une grande statue d'un des dieux grecs et attendit que la jeune femme parte.


*Ventre-saint-gris ! Si elle était au courrant de ce qu'il se passait, toute la cour serait au courant dans les vingt prochaine minutes! Il n'y a que trop de monsieur de Saint-Aignan au palais ! ... *

Et tout en jurant dans sa tête, il écouta attentivement le moindre bruit de pas, essayant de savoir si elle partirait ou au contraire elle le suivrait
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Sam Sep 24 2005, 21:18

Sylvie etait figée sur place. De Guiche avaait fait expres de ne pas l'ecouter Etait-ce si important ? de Guiche s'etait caché, elle avait l'oeil tres subtil, elle l'avait vu se cacher. Les sentiments se brouillaient dans sa tete. La prenait-on pour une idiote,une commere ou voulait-on ne pas la mettre en danger ? Elle se demandait ce qu'elle devait faire. Rentrer tranquilement, ou suivre le comte qui l'observait.

Pour finir elle se decida a rentrer dans ses appartements. Quand, soudain, un groupe de femmes apparue. Sylvie ne mit que peu de temps a reconnaitre le groupe de dames. La Barone de Puyguilhem ! La pire commere de la Cour. et uen commere bien entourée, de plus ! Une petite voie percente retentit derriere elle.


-Mlle de L'IIIIIIIslllleeee !!!

Feignant de n'avoir pas entendu elle se mit en marche vers deGuiche en esperant qu'il avait une solution pour eviter un scandale.
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Comte de
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Sam Sep 24 2005, 21:51

Il ne manquait plus que ça! Une bande de comères! Décidement, il n'allait pas s'en sortir avec toutes ces femmes. Il se mordit la lèvre jusqu'au sang. Rien n'allait plus, et tout allait au pire ! Il vit Mlle de l'Isle qui s'approchait.
Comment? Elle l'avait vue se cacher !? Il fesait un piètre homme discret. Henriette avait raison sur ce point là. Mais vallait mieux une seule comère, qu'une dizaine. Et puis après tout, elle pouvait être loyale? Il ne la connaissait pas, comment pouvait-il prétendre qu'elle en était une?
Le fait était qu'il vallait mieux mettre au courrant une personne que plusieurs. Et finalement, cette damoiselle lui paraissait être faite pour ce rôle : d'ailleurs il n'était pas obligé de tout lui dévoiler, juste une petite parcelle rien de plus...

Cela l'amèna à sortir de sa cachette et de son plus beau sourire, faire semblant qu'il venait d'arriver.
Il salua donc Mlle de l'Isle :


-Oh Mademoiselle, je suis très content de vous trouver ici. J'ai à vous causer!

Il jetta un coup d'oeil furtif sur sa main comme pour lui dire de la lui donner pour qu'il fasse un baise-main

*oh! oh! Si Henriette apprenait cela, elle me dédaignerait toute l'éternité*
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Sylvie d
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MessageSujet: Re: Un malheureux dans la cour   Dim Sep 25 2005, 19:36

Citation :
-Oh Mademoiselle, je suis très content de vous trouver ici. J'ai à vous causer!

Un peu amusée, Sylvie remarqua que le comte etait deçu de voir qu'elle l'avait vu se cacher. En temps normal elle aurait peut etre osée un epetite plaisanterie. Mais l'heure etait grave. Elle ne savait rien de ce qu'il se passait et voulait savoir.

-Mme de Puyguilhem est a mes trousses. je ne sait pas si vous savez qu'elle est un ecommere de la cour et j'ajouterais que son entourage suit va voie.Dites moi ce qu'il se passe. Qu'est-il arrivé a M.de Chastignac ?

Une Ombre passa dans son regard : que penserait Madame de tout ça ?
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