1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Gerfaut le forgeron

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Jean de
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MessageSujet: Gerfaut le forgeron   Ven Juin 16 2006, 23:13

Jean traversait la place à grande enjambée lorsqu’il passa devant l’étal de Gerfaut, forgeron de métier. Il connaissait la réputation de celui-ci, et le talent avec lequel il forgeait les armes.
Sa rapière avait bien besoin d’être remise en état.
Il s’adressa à lui, présentant sa rapière à l’homme qui l’examina.
Le fort de la lame ouvragé par des feuillures, la garde en Tazza, coupe hémisphérique. La lame de 91 cm.
Finalement, l’homme estima que c’était une fort belle rapière qui avait juste besoin d’être aiguisée et huilée pour couper comme un rasoir.
Il discuta un peu du temps, de tout et de rien avec l’homme pendant qu’il oeuvrait sur la rapière.
Jean apprit ainsi que l’homme avait deux enfants. Charlot et Marguerite, qu’il aurait aimé envoyer à l’école, mais qu’il ne le pouvait, faute de moyens.
Jean comprenait d’autant qu’il savait les précepteurs assez onéreux.
Journée de bonté ou de grâce, Jean déclara alors à l’homme que s’il le souhaitait, il acceptait de servir de précepteur au plus âgé, cela gracieusement. Il pria le forgeron de ne pas répondre de suite, d’en débattre avec sa famille. Et sur ces mots, il lui transmit l’adresse de son hôtel particulier.
C’était un de ces moments ou Jean était dans ses jours de bonté et qui lui éviterait l’oisiveté qui le guettait depuis son arrivée à Paris, hormis la proposition du chevalier d’Herblay et qui ne risquait pas de lui prendre tout son temps.
Et puis quoi, un gentilhomme ne devait-il avoir ses pauvres ? Cela l’arrangeait d’autant qu’il n’aimait guère distribuer ses écus aux mendiants, il savait trop combien étaient plus comédiens que mendiants.
Enfin, comme il se voyait bien poursuivre une carrière de précepteur, pourquoi ne pas commencer maintenant. Ce Gerfaut était suffisamment connu pour le recommander en cas de besoin.
Enfin, le forgeron, apparemment ravi de la proposition de Jean, lui remis sa rapière, comme neuve, aussi effilé que le plus acéré des rasoirs, et lui promis de lui faire connaître sa décision.
Jean le remercia, le paya, largement.
Il resta un instant, devant l'étal, à parcourir la magnifique place du regard, en quête d’une tête peut-être connue, tout en continuant de dévisser avec le forgeron de banalités.
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Ven Juin 16 2006, 23:55

(C'est bon, j'arrive, Monsieur mon précepteur ^^ lol)

Charlot revenait en courant chez lui, talonné de près par sa petite soeur. Il s'était bien amusé avec ses copains et même la soeurette n'avait pas trop retardé les jeux. L'enfant était de bonne humeur, et gambadait en faisant comme à son habitude mille galipettes qui faisaient bien rire les gens dans les rues.

En arrivant devant l'échoppe de son père, Charlot s'arrêta pile, voyant l'homme qui discutait avec son père. Gerfaut vit s'approcher les deux enfants et les montra de la main au gentilhomme si généreux.


- S'sont là mes gamins, Vot'Seigneurie. Ça, c'est Charlot, mon grand de onze ans, et v'là Marguerite, elle a huit ans. V'nez dire bonjour au Monsieur, les enfants.

Marguerite, gênée, se cacha à demi derrière son frère, en rougissant comme une pivoine. Le jeune garçon, quant à lui, se contenta de regarder avec curiosité le gentilhomme. Du reste, les deux enfants répondirent d'une même voix:

- Bonjour, M'sieur!

- Charlot, ce monsieur veut bien devenir ton précepteur. Il dit qu'il pourra t'enseigner tout ce que tu auras besoin.

Le visage de Charlot s'illumina d'un sourire, puis l'enfant posa son regard vif et curieux dans les yeux de la Bruyère.

- C'est-y vrai, M'sieur? Vous voulez bien être mon... mon "répreceteur"?
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Jean de
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juin 17 2006, 07:18

Jean regarda les deux enfants que lui désignait Gerfaut.
Il eut un sourire attendri en voyant ces deux gosses se diriger vers eux.
Ha si Dieu pouvait lui permettre de sauver ce garçonnet avant qu’il ne finisse à la cour des miracles du quartier du temple ! Et qui sait, peut être sa petite sœur.
Les cheveux roux flamboyants du garçon étaient en bataille, sa tenue dépareillée, raccommodé avec des pièces de tissus de toutes les couleurs lui donnait un aspect incomparable.
Il l’avait déjà aperçu dans la rue, réalisant mille galipettes qui faisaient bien rire les gens dans les rues.
Cette agilité, cette beauté ! Cet enfant, sous des airs de garnement respirait le gentilhomme qu’il pourrait devenir.
Les yeux verts du gamin le détaillèrent, curieux.

-Bonjour, M'sieur!

Et en plus, c’étaient des enfants bien élevés !
Jean se retourna vers Gerfaut avec un sourire, puis de nouveau sur Charlot et sa petite sœur.
Il avait un coup de cœur pour ce garçon et ne regrettait pas son offre. Il se voyait déjà faire de ce jeune homme, un être instruit, un gentilhomme. Il rêva un instant. Puis répondit aux enfants.

-Bonjour Charlot, enchanté de te connaître.
(Se courbant légèrement pour se mettre à la hauteur de la fillette)
-bonjour dame Marguerite.


Le sourire qu’il leur adressa était franc et sans malice.
Se tournant à nouveau vers Gerfaut, et lui déclara.

-Selon votre décision, je vous propose de donner mes enseignements l’après-midi à mon hôtel de la rue du temple. Si vous vous mettez d’accord avec la mère et l’enfant, je l’attendrais à 15 h. Si cela vous convient.

- C'est-y vrai, M'sieur ? Vous voulez bien être mon... mon "répreceteur"?

-PREcèpteur, le repris Jean, avec une voix douce et calme, c’est un mot un peu compliqué certes pour désigner un professeur tout simplement. Eh oui, je serai ravi de t’enseigner de quoi te grandir encore et t’aider dans tes ambitions, desquelles nous parlerons plus tard.
Ta sœur est encore trop petite, nous verrons par la suite, mais si cela pose un problème à tes parents, rien ne l’empêche de t’accompagner Charlot, cela ne me gêne aucunement.


Se tournant vers Gerfaut, il le prit un peu à l’écart.

-Voici une bourse mon brave Gerfaut.
La politesse de vos enfants me démontre que vous êtes un brave homme, cela pourra probablement vous aider. Il n’y a pas grande fortune, mais de quoi manger à votre faim pendant quelques jours. Et ne me remerciez pas ! Je sais ce que je fais, je m’amasse une fortune dans le ciel, selon la parole de notre bon Seigneur.


Sur ce, Jean les salua et s’éloigna.
Dieu qu’il était agréable de faire le bien, il ne s’était pas senti en aussi grande forme depuis longtemps. Il se sentait d’une humeur guillerette. Désormais, il considérait ce Gerfaut et sa famille comme sous sa protection, bien qu’il n’ai encore ni titre officiel ni aucun rang à la cour, pour le moment du moins.
Il commençait à avoir des relations, notamment avec le chevalier d'Herblay, mais il savait qu'il était aussi écouté dans les divers cours des miracles.
Il était aisé financièrement et, il était conscient qu’on ne l’enterrerait pas avec sa fortune. Et après tout, c'était son luxe à lui, ce luxe qu'il se payait de jouer les précepteurs pour cet enfant. Il préférait ça qu'une vaisselle en or ou qu'un carrosse qui finalement ne resteraient que des richesses périssables. Ce qui n'était pas le cas avec ce qu'il pourrait enseigner à l'enfant.
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juin 17 2006, 07:56

Charlot fit un large sourire ravi à cette perspective, tandis que Marguerite, amadouée peu à peu par la douceur de voix et la gentillesse qu'affichait le gentilhomme, s'approchait un peu, mordillant l'ongle de son pouce. Elle leva son regard d'azur jusqu'au visage de la Bruyère. Le monsieur l'avait appelé "dame" Marguerite... Comme sa maman! Elle prit une des petites fleurs qui ornaient le bas de ses tresses et la tendit à La Bruyère sans dire un mot. Puis, écarlate, elle entra à l'intérieur de la maison, située derrière l'échoppe.

Gerfaut, qui avait écouté en souriant la conversation du gentilhomme avec ses enfants, fut bien surpris lorsque celui-ci l'entraîna à part pour lui remettre une bourse.

- Je vous r'mercie bien, Vot Seigneurie, mais z'avons point besoin de charité pour vivre, et je gagne ma vie honorablement pour mettre du pain sur notre table. Z'avons point à douter de la providence du Seigneur en travaillant avec vaillance. Mais j'vous r'mercie bien pour Charlot et la p'tite Marguerite. Que Dieu vous bénisse.

Lorsque le gentilhomme se fut éloigné, Gerfaut rentra à l'intérieur, car l'heure du déjeuner approchait. Marguerite le suivit, mais Charlot continuait de demeurer à la même place, indécis. Plutôt que de rentrer, il courut pour rejoindre La Bruyère, que son pas tranquille n'avait pas mené très loin. Il ne tarda pas à le rejoindre et une fois là, se mit à marcher au même rythme, de son petit pas sautillant.

- Pourquoi vouloir nous aider comme ça, M'sieur? Z'avions toujours pensé que les leçons, c'était pour les enfants riches. Maman, elle le sait, elle qui fait souvent des gâteaux pour les grandes dames...
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Luther A
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juin 17 2006, 09:24

Très vite, Jean s'aperçut que Charlot le suivait en sautillant derrière lui, puis le rejoignis.

- Pourquoi vouloir nous aider comme ça, M'sieur? Z'avions toujours pensé que les leçons, c'était pour les enfants riches. Maman, elle le sait, elle qui fait souvent des gâteaux pour les grandes dames...

Jean le regarda un instant. Qu’il aimerait avoir un tel fils !
Il savait qu’un jour, le destin lui en donnerait un, le temps de trouver celle qui serait la mère.

-Pourquoi ? Par idéalisme Charlot.
Je pourrais m’acheter des couverts en or, de belles parures, mais que seront-ils dans quelques années ? Des couverts usés, de vieux vêtements. Ce que je peux t’enseigner ne s’usera point.
Pourquoi ? Par calcul, c’est ma façon de faire ma petite révolution. Tu dis que les leçons ne sont réservées que pour les enfants riches, les enfants de bourgeois ? C’est vrai et il est temps que ça change !
Une poignée de gueux, un peu instruits, feront bouger les choses dans quelque temps.
Mais des incultes analphabètes ne peuvent rien contre des puissances instruites.
Pourquoi ? C’est ma goutte d’eau pour inverser la balance. Je mise sur l’avenir Charlot.
Un jour, des hommes comme toi feront changer les choses si on vous met le pied à l’étrier.
Enfin, selon la parole de mon seigneur, et comme je l’ai dis à ton père, c’est pour m’amasser des trésors dans le ciel.
C’est compliqué pour toi à comprendre hein ! Un jour tu y parviendras.


Jean avait énoncé sa réponse d’une voix calme, un peu rêveur, plein d’ambition pour ce gamin. Peut-être grâce à des jeunes comme lui, l’absolutisme cesserait. L’égalité sociale serait elle un peu plus équilibrée, mais il faudrait en passer par une révolution qu’il ne voyait pas pour demain. Aussi Jean préparait-il l’avenir de son pays, modestement.
Qui donc avait fomenté les plus grandes révolutions à travers le monde sinon le peuple ?
Le peuple oui, mais dirigé par des hommes possédant un minimum d’éducation et de savoir.
Dans tous les cas, et au pire, Charlot pouvait devenir un gentilhomme, du il, à l’avenir, lui acheter un titre. L’enfant avait l’esprit suffisamment vif pour cela. Du moins Jean le ressentait-il ainsi.
Était-ce une pointe d’égocentrisme et d’orgueil chez lui ? S’imaginant dans quelques années, un gentilhomme déclarer que c’était lui, Jean de la Bruyère, qui avait pourvu à son éducation ?
De plus, comme il l’avait dit à l’enfant, Jean misait sur l’avenir, et en soutenant les pauvres, à sa manière, en cas de révolte des gueux, il se mettait à l’abri de toutes représailles.
Il admettait jouer un peu sur les deux tableaux, mais quoi ? Nul n’était parfait !
Cette révolution en tout cas, il en rêvait, surtout quand il voyait tant de pauvreté face à tant de richesse, qui plus est, entre les mains d’un seul homme.
Il en rêvait sans toutefois avoir le courage de s’engager directement.
Serais-je un peu opportuniste ? Se demanda-t-il ?
En tout cas, une chose était sûre, il serait toujours du côté du peuple.
Comment aurait-il pu expliquer à cet enfant son secret ?
L’histoire de son demi-frère, Saul, élevé chez un couple de paysans, parce qu’enfant illégitime. Couple de paysans trop pauvre pour payer l’impôt, raison pour laquelle le seigneur du domaine avait fait brûler la maison de ces derniers, ignorant que le petit garçon s’y trouvait encore et y trouva la mort dans des souffrances horribles.
La mâchoire de Jean se serra à l’évocation de ce souvenir. Ses yeux se posèrent sur Charlot, et à nouveau il sourit. Un sourire qu’il adressa à l’enfant.


Dernière édition par le Sam Juin 17 2006, 10:39, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juin 17 2006, 09:42

(HRP: Je crois que vous vous êtes un peu trompé de perso... whistle ... lol pas grave, je sais bien à qui je m'adresse! ^^)

-Pourquoi ? Par idéalisme Charlot.
Je pourrais m’acheter des couverts en or, de belles parures, mais que seront-ils dans quelques années ? Des couverts usés, de vieux vêtements. Ce que je peux t’enseigner ne s’usera point.
Pourquoi ? Par calcul, c’est ma façon de faire ma petite révolution. Tu dis que les leçons ne sont réservées que pour les enfants riches, les enfants de bourgeois ? C’est vrai et il est temps que ça change !
Une poignée de gueux, un peu instruits, feront bouger les choses dans quelque temps.
Mais des incultes analphabètes ne peuvent rien contre des puissances instruites.
Pourquoi ? C’est ma goutte d’eau pour inverser la balance. Je mise sur l’avenir Charlot.
Un jour, des hommes comme toi feront changer les choses si on vous met le pied à l’étrier.
Enfin, selon la parole de mon seigneur, et comme je l’ai dis à ton père, c’est pour m’amasser des trésors dans le ciel.
C’est compliqué pour toi à comprendre hein ! Un jour tu y parviendras.


Charlot se contentait d'écouter, fasciné, les yeux grands ouverts. Il ne comprenait guère... Mais ce que lui disait le gentilhomme lui plaisait. Il prit la main de la Bruyère en souriant, continuant de marcher près de lui, mi-marchant, mi-sautillant.

- Si vous m'apprenez, M'sieur, un jour, je saurai. Z'avez parlé de trésors dans le ciel! Mince! Y'a un ami à mon papa, il a montré ces mots-là dans un gros livre! Mon papa, il sait pas lire, mais il a le livre chez nous, et il a dit à maman de jamais le montrer!
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Jean de
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juin 17 2006, 10:40

(HRP: Heu oui, blush c'est l'inconvéniant de jouer 2 personnages, pardon, promis je met mes lorgnons le prochain coup: Suite à http://1663.forumactif.com/viewtopic.forum?p=13962#13962)
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Canaan
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Ven Juin 30 2006, 22:00

Un jeune seigneur suivit de son escorte approcha de la demeure de Gerfaut le forgeron.

C'est ici?

Themis, l'homme de main du vicomte: Affirmatif mon vicomte, l'on m'a raconter que cet homme était un des meilleurs forgerons de la cité, habile de ces mains et dans son métier, un maitre dit-on.

Entrons alors.

Holà de la maisonné, nous cherchons un homme qui se désigne par le nom dit de Gerfaut, serviteur d'Hepaistos, forgeron et vilain de son état. Ces services sont demandés par un homme de belle naissance.

Le groupe d'homme ne se gena pas pour entrer dans l'atelier sans retenu. Les hommes curieux observèrent les outils du forgeron et les manipulèrent quelques peu, en faisant des farces. Tandis qu'Alcibiade tapait du pied en attendant le forgeron.
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Ven Juin 30 2006, 22:07

Gerfaut arriva tout courant de l'intérieur de sa maison, étonné de voir tant de gens dans son atelier. Il posa un regard irrité sur la scène, puis s'approchant de l'homme impatient qui était manifestement le chef de ces impolis...

- En quoi puis-je servir Vot' Seigneurie?
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Canaan
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Ven Juin 30 2006, 22:30

Avant de me servir généralement monsieur Gerfaut on s'incline.

Toisa Alcibiade en souriant. Les hommes sourirent, il était évident que ce jeu pour intimider était convenu d'avance.

Mais soi, votre réputation maitre Gerfaut a conduit mes élégantes bottes en votre modeste atelier. Je viens donc ici pour vos talents. Talent que l'on m'a vanter de la province jusqu'à la Cité.

Il montra au forgeron une grande épée, de magnifique d'apparence et serti de pierres précieuses.

Je viens vous demander un travail qui n'est pas coutume... mais que vous êtes le seul à pouvoir effectuer.

Comme vous voyez cette lame est en bon état, coupante et perforante, joliment décoré pour la guerre et pour la cour. Achille lui même en rougirait.

Je veux qu'elle soit comment dire....saboté c'est bien cela.

Je voudrais que la lame de cette arme, puisse se rompre sous un choc violent. Mais qu'elle puisse tenir et paraître intact avant ce choc. Voyez vous je veux faire une blague à un ami... enfin mes motivations ne vous concernce pas.

Alcibiade sourit machiavéliquement.

Pouvez-vous effectuer ce travail? Bien entendu votre prix sera le mien à condition qu'il soit raissonable et honnête.
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Ven Juin 30 2006, 23:15

- Avant de me servir généralement monsieur Gerfaut on s'incline.

Gerfaut regarda le visage railleur de l'homme qui se tenait devant lui, puis il promena son regard sur tous les accolytes, un regard sérieux, et surtout droit. Puis il reporta son attention sans faire de commentaire sur le chef, se campant fièrement sur ses jambes et croisant ses bras musclés par vingt années de travail acharné et d'effort.

- Mais soi, votre réputation maitre Gerfaut a conduit mes élégantes bottes en votre modeste atelier. Je viens donc ici pour vos talents. Talent que l'on m'a vanter de la province jusqu'à la Cité.

Gerfaut écoutait toujours, une moue méfiante sur le visage... Il n'aimait pas les flatteurs, surtout lorsqu'ils venaient avec un rictus de mépris.

L'homme lui présenta une fort belle et surtout solide épée, dont la garde était sertie de pierres précieuses et dont la lame semblait forgée de main de maître. Il fit tout cet examen d'un seul coup d'oeil puis à nouveau regarda l'homme.


- Je viens vous demander un travail qui n'est pas coutume... mais que vous êtes le seul à pouvoir effectuer... Comme vous voyez cette lame est en bon état, coupante et perforante, joliment décoré pour la guerre et pour la cour. Achille lui même en rougirait... Je veux qu'elle soit comment dire....saboté c'est bien cela... Je voudrais que la lame de cette arme, puisse se rompre sous un choc violent. Mais qu'elle puisse tenir et paraître intact avant ce choc. Voyez vous je veux faire une blague à un ami... enfin mes motivations ne vous concernce pas... Pouvez-vous effectuer ce travail? Bien entendu votre prix sera le mien à condition qu'il soit raisonnable et honnête.

Le sourire de l'homme fit frissonner le forgeron jusque dans les reins. Il fixa son regard droit dans les yeux de l'homme devant lui.

- Faisons point de sabotage dans c't'atelier-ci, M'sieur. Aussi bien payé soit-il. Savons trop bien qu'une épée sabotée c'est toujours signe de trouble. Allez demander le sale boulot ailleurs, je ne marche pas dans les affaires louches.
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Canaan
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Ven Juin 30 2006, 23:55

Les hommes de main d'Alcibiade grimacèrent devant le refus audacieux du forgeron. Mais Alcibiade leva la main, les arrêtants net.

Alcibiade sourit légèrement, mais repris un ton beaucoup plus courtois et doux et tenta de raisonner l'homme avec une logique bien raissonné.
Une affaire peut-elle être louche quand elle vient d'un gentilhomme mâitre Gerfaut? Cette épée est à moi ne puis-je pas en disposer comme je le désir? Si il s'agissait d'une affaire troublé comme vous le prétendez, viendrais-je vous demander à vous ce travail? Vous l'un des plus honnête forgeron de la Cité. Je me cacherais alors le visage de honte.

Je serais par trop peiné que vous refusiez de m'aider!
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juil 01 2006, 00:17

Le forgeron surveillait du coin de l'oeil les mouvements des hommes qui les entouraient. Il garda les bras croisés sur sa poitrine, mais il se tint sur ses gardes.

L'homme prit un ton doucereux, qui rendit le forgeron encore plus méfiant, s'il était possible.


- Une affaire peut-elle être louche quand elle vient d'un gentilhomme mâitre Gerfaut? Cette épée est à moi ne puis-je pas en disposer comme je le désir? Si il s'agissait d'une affaire troublé comme vous le prétendez, viendrais-je vous demander à vous ce travail? Vous l'un des plus honnête forgeron de la Cité. Je me cacherais alors le visage de honte.

Gerfaut fit un léger bruit entre ses dents, signe qu'il était en train de réfléchir à ce que lui disait l'autre.

- Peut-être j'avons que peu d'éducation, M'sieur le gentilhomme, mais j'avions assez de logique pour savoir que personne fait saboter une belle ouvrage comme celle-là pour le plaisir de le faire. Z'avez raison: je suis honnête travailleur, j'ai jamais manqué de payer mes impôts à la Couronne de Sa Majesté, puis j'élève mes gamins dans la crainte du Seigneur. Pour ça, j'peux pas faire votre affaire.
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Canaan
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juil 01 2006, 00:30

Alcibiade semblait contrarié. Ce petit forgeron osait lui déplaire.

Bien mâitre Gerfaut, je vous trouve bien audacieux de refuser une bonne affaire et un travail, je me demande bien comment vous payez ces impôts en refusant des clients aux écus sonnants!

J'irais donc chez votre premier concurent. Au revoir maître Gerfaut.

Mais Alcibiade fut le seul à partir, Thémis croisa les bras en souriant.

Eh bien mon gaillard déplaire au vicomte est une bien vilaine idée, tu es trop lâche pour travailler ! Nous allons donc t'aider! Nous allons mettre un peu d'ordre ici...!

Les hommes commencèrent à renverser les outils du forgeron sur le sol, sacager certains outils, l'on déroba un object ou deux, on saccaga le travail déja commencer par le forgeron.

Themis se contentait d'observer le forgeron la main sur la garde de son épée. Puis il rajouta.


Ce désordre ne fait pas sérieux Gerfaut, mais bon s'il vous faut réparer et trouver un client pour reflouer ces dégats, je peux vous trouver un gentilhomme qui à une bonne affaire pour vous....
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Comte de la Fère
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juil 01 2006, 00:47

Le cheval d'Athos semblait légèrement boîter, aussi le comte descendit-il de sa monture pour vérifier le problème. L'animal était en train de perdre un fer. Le comte secoua la tête légèrement, puis posa son regard sur Raoul, qui s'était arrêté tout près, ainsi que sur Gwenaël.

- Attendez-moi ici un moment, Vicomte, je dois aller au forgeron pour faire arranger cela. Restez auprès de Gwenaël, veillez à ce qu'il ne lui arrive rien.

Le comte prit son cheval par la bride et se dirigea droit vers l'atelier du forgeron Gerfaut. Il croisa sur son chemin un jeune homme tenant une épée de belle facture, puis il fut alarmé par un bruit de saccage dans la boutique. Il y entra d'un pas vif, inquiet.

- Eh bien mon gaillard déplaire au vicomte est une bien vilaine idée, tu es trop lâche pour travailler ! Nous allons donc t'aider! Nous allons mettre un peu d'ordre ici...! Ce désordre ne fait pas sérieux Gerfaut, mais bon s'il vous faut réparer et trouver un client pour reflouer ces dégats, je peux vous trouver un gentilhomme qui à une bonne affaire pour vous...

Le sang d'Athos se mit à lui bouillir quand il vit les hommes s'en prendre sauvagement aux effets de l'artisan, pendant que l'un d'entre eux le tenait en respect. Il s'approcha d'un pas vif et posa sa main sur l'épaule de Themis, et le força à se retourner.

- Je suis certain que la clientèle de Messire Gerfaut est plus que suffisante pour qu'il puisse choisir ses besognes.

Il parcourut l'autre de son regard noble, étincelant de colère, puit souris froidement en voyant l'épée.

- Messire Gerfaut ne sait pas se battre à l'épée, je me charge donc de le représenter.

Gerfaut connaissait le comte de la Fère et son visage, rendu horrifié par le saccage de la boutique, redevint serein.

Sans plus de cérémonie, Athos dégaina sa rapière.

- Je vous attend, Messire.

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Canaan
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juil 01 2006, 01:30

Themis se retourna un homme venait de mettre sa main sur son épaule. Qui osait?!

Plait-t-il??

Puis il écouta la triade de l'homme. Les autres également, tous furent légèrement impressionné par le calme et le sang-froid du Comte. Puis quand il sortit son épée, on se demanda comment réagir, maintenant qu'Alcibiade était parti.

Thémis fronca les sourcils. Devait-il combattre ce défenseur improvisé du forgeron? Il prit l'épée dont le litige était la cause de tout cela. Mieux valait ne pas laisser trainer ce genre d'objet compromettant. En l'abscence d'instruction de son maître mieux valait tenter de s'éclipser.... Bien que le sang lui bouillait de faire taire cet homme.


Monsieur nous ne cherchons pas querelle à monsieur Gerfaut. Nous discutions "affaire" quand une dispute nous a tous un peu enflammer... Il est donc inutile que vous le représentiez dans un combat.

Il rajouta avec mépris et ironie.

Regaignez donc votre épée avant que vous vous blessiez!
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juil 01 2006, 01:41

- Monsieur nous ne cherchons pas querelle à monsieur Gerfaut. Nous discutions "affaire" quand une dispute nous a tous un peu enflammer... Il est donc inutile que vous le représentiez dans un combat.

Le comte émit un rire de gorge, terrible dans son mépris, et il plissa les yeux, fascinant l'homme de son regard droit et colérique.

- Discuter affaire, Messire, ce fait fort bien sans saccager les dites affaires de son interlocuteur... Particulièrement à plusieurs contre un seul.

Il fit un sourire ironique.

- Je vous offre la possibilité de "discuter affaires" d'égal à égal, Monsieur. Vous vous attaquez à un commerçant sans armes, et vous reculez devant la lame d'un gentilhomme. Seriez-vous lâche avant d'être méprisable, Monsieur?

- Regaignez donc votre épée avant que vous vous blessiez!

Le regard d'Athos flamboya de rage à cette parole.

- De cette insulte, Monsieur, je vous demande sur-le-champ réparation. Dégainez, ou je hache les oreilles!

Là-dessus, le comte prit la position de garde, seul contre la troupe. Il fit un signe discret au forgeron. Celui-ci, comprenant, s'éclipsa à l'intérieur de son domicile.

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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juil 01 2006, 02:08

Le comte avait touché une corde sensible.

Sang Bleu! Vous m'échauffer le sang !

Ne bougez pas vous autres je vais corriger moi-même ce malotru, qui se mêle d'affaires qui ne le regarde visiblement pas!

Et avec l'épée dérobé du "chevalier" par dessus le marché!


Il prit la fameuse épée qui semblait au coeur d'une louche affaire.

Je vais boire ton sang avec cette lame!

Il fonca agressivement sur le comte visiblement en colère dans un geste destiné à le pourfandre avec la force d'un taureau.
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juil 01 2006, 02:19

Le comte le regarda venir avec ce sang-froid qui chez lui devenait terrible lorsqu'il avait l'épée à la main. Il para d'un battement expérimenté le coup de pointe féroce de son adversaire, puis il engagea la lame en tierce, sa garde favorite. Il sourit sombrement à son adversaire.

- Ma parole, mais vous prenez votre épée ni plus ni moins pour un bélier! Vous venez au pas de charge comme à la cavalerie, mais saurez-vous contrer ma botte, Messire?

La dessus-il fit une feinte hardie, rompit admirablement en changeant de ligne, pour présenter la pointe de sa lame à la gorge de son adversaire avant que celui-ci aie pu esquisser une parade.

- Ça, c'est la botte d'Aramis, le chevalier d'Herblay!

Il recula légèrement, car il voulait ménager son adversaire. De tout temps, le sourire n'avait pas quitté son visage.

(HJ: tu peux essayer de faire intervenir tes accolytes, Athos va faire avec, lolll!)

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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juil 01 2006, 02:24

L'adversaire était coriace, et Thémis s'était laissé emporté par la colère dans sa première attaque. L'homme voulait jouer avec lui? Il payerait cela!

Vous parlez trop messire, gardez votre conversation pour le diable quand vous le verrez!

Allez vous autres! Le diable s'impatiente!


Un des hommes prit une barre de métal avec un tison à son extrémité à son bout , dans le four du forgeron.

Le diable, on va lui organiser ca l'enfer!

L'autre homme s'approcha avec l'intention de se servir du tison comme arme.
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juil 01 2006, 02:43

Athos ne répondit que par un rire. Il rengagea l'épée en quinte, une garde élevée et difficile, et de la main gauche empoigna sa dague attachée à sa cuisse gauche. Ainsi, il pouvait tenir ses deux adversaires en respect.

Il para prime une feinte de Themis, ramena sa lame en tierce, et se baissa juste à temps pour éviter le tison que l'algazil brandissait tel un simulacre d'épée. Souple comme un serpent, il rompit de sa garde et glissant habilement la lame sur la barre de fer qui n'offrait aucune garde, il fit une entaille à l'avant-bras de l'algazil au tison. Puis, rapidement, il revint à Themis. Il souriait toujours.


Il réengagea en quarte, battit l'épée de Themis d'un coup de taille ajusté, et sans que l'autre puisse ramener à la ligne, il lui pointa la lame à la poitrine, arrêtant son élan à un centimètre du corps.

- Ceci, c'est la botte préférée de Porthos, le baron du Vallon!

Il se gaussait en se battant, de la déconfiture de son adversaire.

- À mon compte, Monsieur, si je ne vous ménageais pas, vous auriez déjà rencontré le diable deux fois!

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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juil 01 2006, 02:53

Suffit! Alors je vous réserve la troisième fois pour vous monsieur!

Il prit le tison des mains de l'autre qui gémissait, et le lanca en direction d'Arthos en repartant à la charge profitant de la garde d'Artos un moment abaissé par le projectile improvisé.


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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juil 01 2006, 03:11

(HJ: mdrrrrr, "Artos", c'est qui lui? lollllllll Laughing en passant, j'y pense maintenant, le rouge et l'orange sont réservés aux administratrices, il faudrait changer les couleurs...)

Athos rompit d'un pas et se pencha sur le côté pour éviter le tison. Il abaissa effectivement sa garde, et l'autre en profita pour un coup de pointe audacieux, qui atteignit le comte au bras droit.

Le comte pâlit, mais ne dit mot. Du reste, son regard se fit effrayant de colère. Rapidement, il changea son épée de main, et reprit la garde avec un sourire.


- Votre lâcheté vous perdra, Monsieur, vous vous apercevrez bien assez vite qu'un ambidextre peut être bien gênant...

Là-dessus, il revint en tierce, sa lame fendant l'air avec un sifflement terrible, et il se fendit profondément pour un coup de pointe hardi. Themis para la pointe in extremis, mais le comte ramena la ligne en quarte, rompit de sa ligne avec rapidité, présentant la pointe de sa lame au flanc gauche de Themis. Toujours à un centimètre.

- Ceci, dit-il le regard terrible, c'est la botte effrayante de d'Artagnan, Charles de Batz Castlemore, et lieutenant aux mousquetaires de Sa Majesté!

(HJ: tu vois, je ne suis pas superman! lollll)

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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juil 01 2006, 04:10

Themis jetta son épée sur le sol.

S'en est assez ! Vous m'ennuyez monsieur! On ne joue pas avec la mort! Vous avez le talent pour m'épingler et me pourfande et vous ne le faites pas! Tuer moi si vous le pouvez mais cesser de jouer!

Vous vous moquez et je doute que vous soyez ainsi un gentilhomme. Je vous reprendrai aux armes quand vous aurez décidé d'être plus sérieux et que vous aurez le courage de tuer!


Themis souria légèrement, il venait de trouver une esquive pour sauver son honneur et sa vie. Themis était bien entendu une canaille, mais avait une certaine conception de l'honneur. Il était bouillant de rancune et de rancoeur. Pour le moment mieux vallait rejoindre le vicomte. Il oublia néanmoins l'épée sur le sol....
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MessageSujet: Re: Gerfaut le forgeron   Sam Juil 01 2006, 04:58

Athos regarda le jeune homme avec un léger sourire dédaigneux, tandis que celui-ci, en désespoir de cause, jetait sa rapière sur le sol. Il écouta avec morgue la défaite choisie par l'homme pour se sortir d'un duel où la mort et la moquerie s'alliaient...

Des gens de toutes les nations se battaient à cette époque, mais il n'y avait certes que les français pour se battre en riant...

L'homme et le reste de la troupe sortirent de l'atelier. Athos remarqua alors que l'épée de l'homme était restée par terre. Il la ramassa et l'examina soigneusement. C'était une fort belle rapière, bien équilibrée, dont la garde était richement ornée.

Athos rengaina sa propre rapière et sa dague, puis posant l'épée sur l'établi, s'occupa d'examiner la blessure faite à son bras droit. Elle n'avait répandu que quelques gouttes de sang et la chemise s'était collée à la plaie, alors il n'y avait pas grand dommage.


Gerfaut entra dans l'établi timidement, puis il courut remercier le comte.

- Ah! Je vous r'mercie bien, M'sieur le comte. Mais z'êtes blessé?

- Ce n'est rien, Monsieur Gerfaut, qu'une égratignure.

- Ah... Si vous le dites...

Déjà le forgeron s'attelait à la tâche de ranger son établi. Athos se souvint soudain de la raison de sa venue.

- J'aurais besoin de vos services, Monsieur, pour mon cheval qui est en train de perdre un fer.

- Tout d'suite, M'sieur le comte!

Le forgeron s'empressa autour du cheval avec zèle, et bientôt tout était en ordre. Le comte, après un moment de réflexion, prit l'épée abandonnée, la roula dans un linge et l'attacha à sa scelle. Il serait toujours possible de la rendre à son propriétaire s'il le rencontrait un jour à nouveau.

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