1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Appartement d'Evangéline

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Old_D'Artagnan
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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Sam Sep 23 2006, 00:40

[Hj : oui je me souviens très bien de ce sketch des inconnus "Télé magouille" il s'appelait. "-Votre belle mère s'electrocute avec la machine à laver, qui appelez vous ? - Darty !" Razz ]

D'Artagnan déplia le parchemin avec lenteur et le lut avec encore plus de lenteur, s'arrêtant presqu'à chaque mot pour être certain d'en bien saisir tout le sens.
La première question qui lui vint à l'esprit après la fin de sa lecture concerna l'autenticité du document.

L'écriture était celle du Roi. Il la connaissait bien car le Roi lui adressait souvent à lui-même des missives écrite de sa propre main, privilège rare, réservé à ses plus proches serviteurs, le souverain utilisant le plus souvent les services de secrétaires pour son courrier courant.

Il soupesa le grain du papier entre ses doigts, grattant doucement un coin pour vérifier si le vieillissement apparent n'était pas obtenu artificiellement avec de la cendre, selon la technique classique des faussaires.
Il s'interessa surtout avec un très grand soin au sceau brisé. Il vérifia d'abord le sceau lui même et reconnut toutes les petites imperfections propre à l'authentique sceau royal. Ensuite il scruta avec son oeil à la lueur du foyer
[Hj : mais à distance suffisante pour pas risquer de la bruler, pauvre Evy sinon Mr. Green ] l'attache du cachet de cire, pour vérifier s'il n'avait pas pu être décollé d'une autre pièce.

[Hj : toi qui aime les Rois maudits et Robert d'Artois, ça doit te rappeller des souvenirs Razz ]

Toutes ces opérations de "contrôle", il les effectua sans aucun soucis de discrètion, Evangéline pouvait donc parfaitement comprendre ce qu'il était en train de faire.
Quand il fut tout à fait convaincu de son authenticité, il relut encore une fois la lettre et ses pensées tournèrent à nouveau.

Ainsi donc Evangéline était un agent du Roi. Mais pourquoi le roi avait-il signé une telle chose ?
On ne rédige pas un ordre secret, on le donne... Il fallait que le Roi ait bien besoin d'elle pour accepter de mettre un tel pouvoir dans les mains de cette femme, mais surtout cette femme...

Il sentit combien il fallait être dévoué au Roi pour accepter une telle preuve de service. En effet, si elle pouvait servir à se couvrir, vis à vis d'autres agents royaux comme elle était en train de le faire, posséder un tel papier était aussi d'une dangerosité extrême car si jamais un jour la belle comédienne tombait en disgrâce pour une bonne ou une mauvaise raison, c'est à dire une raison d'Etat, l'existence même de ce papier signifiait son arrêt de mort immédiat.
Les rois détestent qu'on les tienne, par quelque moyen que ce fut...
La belle se condamnait donc à servir Louis avec une fidèlité totale...jusqu'à... sa mort...

Même s'il ne se l'avoua pas immédiatement, perturbé qu'il était par les révélations sur la corruption l'ordre, il fut très impressionné et ne vit plus du tout Evangéline de la même manière.
Il se mit à la considérer avec respect, presqu'avec crainte : un soldat courageux est toujours troublé de rencontrer quelqu'un qui redoute moins la mort que lui.

Il lui rendit le papier avec précaution, comme s'il tenait un objet extrêmement fragile et dit d'une voix blanche (ce qui était rare chez D'Artagnan)


D'Artagnan : " Cachez la bien ou détruisez la et faites savoir que vous l'avez détruite. Surtout ne dites jamais, même à qui de droit, que vous me l'avez montrée..."

Seulement, une fois ces paroles dites il se retrouva face à l'ignoble vérité : si la belle était au Roi, totalement au Roi alors elle disait vrai sur les Mousquetaires.

D'Artagnan eut soudain l'impression qu'une brêche avait été pratiquée dans son esprit comme dans une muraille de forteresse percée par la science de Vauban et que la substance s'en échappait.

Il s'affala brusquement sur le siège, son esprit ruminant toutes les paroles d'Evangéline. Et à chaque parole qui remontait, son terrible sens lui éclatait dans la tête comme une bombe (ça existait les bombes).
Il était si mal qu'il but cul-sec son Armagnac qui trainait sur l'accoudoire pour se remonter, involontaire mais ostensible signe de confiance envers son hôtesse.

Il murmura, mais mumurer pour D'Artagnan équivaut à parler normalement chez le commun des mortels :


D'Artagnan : " Une conspiration immense... Impliquant l'ordre tout entier... Diable il y en a que je trouvais bizarres mais j'étais loin de me douter qu'ils étaient vendus !"

Il secoua la tête :

D'Artagnan : "Bigre, cela veut dire qu'il va me falloir faire un joyeux ménage, je ne vais plus pouvoir m'aller dormir sans craindre de me réveiller avec un couteau entre les omoplates. Voilà qui annonce de belles nuits blanches en perspective..."

Il soupira et sembla si triste en regardant son verre vide que Marie le resservit. Mais comme elle emplit le verre qu'à mi hauteur et que ça ne lui suffisait pas, il lui fit signe de lui passer la bouteille.
Il remplit son verre à ras bord et but à nouveau.
L'Armagnac d'Evangéline avait la vertu de l'aider à remettre de l'ordre dans sa tête.


Il dit :

D'Artagnan : "Un conspirateur dans les hautes sphères...
C'est son nom qu'il faudrait, avec son nom nous pourrions faire quelque chose d'efficace, sans cela même si nous démasquons les mauvais Mousquetaires, la source maligne ne sera pas tarie.

Mais comment le découvrir ? Peut être avez vous quelques idées madame ?"

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Sam Sep 23 2006, 22:05

["On en a plein les fouilles!" lool! On connait ses classiques! Razz]
[PS: Eh ouais! Vive Roby le rouge! Mr. Green mdr!]

Evangéline portait son verre d'armagnac à ses lèvres, tandis que Marie elle ne pouvait détacher son regard de l'impétueux capitaine qui, lui-même, semblait vouloir traverser le papier qu'il tenait entre les doigts de son seul regard. La blondinette ne l'avait pour ainsi dire jamais vu ce papier, les rares fois où il avait été déplacé en même temps que sa maitresse, celle-ci avait agit avec tant de précaution et d'égards que la suivante aurait pu croire là à une bulle papale, pas moins!

Et effectivemment, pour l'espionne ce bout de papier avait tout autant de valeur! Ce document lal'enchainait autant qu'il l'émancipait à ses yeux. Il lui assurait des ressources, un statut et ce n'était pas négligeable. Elle ne se défiait certes pas du Roi, mais tout de même pensait-elle l'avoir plutôt bien cerné dans les années précédant son accession au pouvoir... Il tenait ses fidèles serviteurs en haute estime, mais pourvu que l'on trébuche, il n'hésitait pas à abaisser le pouce. "Légitime" pensait-elle, assez sûre de ses propres capacités, orgueilleusement peut-être, mais toujours était-il qu'en deux ans, ce n'était que la seconde fois qu'il lui servait... [peut-être connaitra-t-on la 1ère dans certaines mémoires à venir... Wink]

Il se passa de longues minutes pendant lesquelles D'Artagnan demeurait le nez penché sur le pli, au dessus du feu, à en examiner toutes les coutures, si bien qu'Evangéline craignit un instant qu'il ne tomba dans l'âtre la tête la première. Elle se garda de le lancer sur sa loooooongue étude et préféra garder le silence attendant que ce soit lui qui le brisa:


Citation :
" Cachez la bien ou détruisez la et faites savoir que vous l'avez détruite. Surtout ne dites jamais, même à qui de droit, que vous me l'avez montrée..."

Avec un pâle sourire, l'intéressée se ressaisit de la missive et la garda par la suite contre elle. Pas de cris. Elle en déduisait que la garde du mousquetaire était désormais abaissée... Pour le coup, il n'y avait pas grand chose en lui qui tenait encore le coup. La volubilité gascone s'était éteinte plongeant le salon dans une torpeur glacée.

Citation :
" Une conspiration immense... Impliquant l'ordre tout entier... Diable il y en a que je trouvais bizarres mais j'étais loin de me douter qu'ils étaient vendus !"

"Bigre, cela veut dire qu'il va me falloir faire un joyeux ménage, je ne vais plus pouvoir m'aller dormir sans craindre de me réveiller avec un couteau entre les omoplates. Voilà qui annonce de belles nuits blanches en perspective..."

Même à présent qu'il se remettait à parler, l'accent ne chantait plus pareillement. Le soleil avait bien déserté l'hiver et Evangéline qui s'était attendue à une poursuite dans le ton des vociférations et autres jurons s'en trouva pour ainsi dire peinée. Il lui semblait être assise en face d'un roi de tragédie, peut-être le vieux Priam devant sa ville assiégée... En tout cas, plus le Samson qui était entré quelques minutes auparavant.

Marie l'interrogea du regard alors qu'elle avait vue la bouteille d'armagnac changer de mains, la courtisane lui indiqua de ne rien en faire. S'il pouvait lire des réponses dans l'alcool! Le foie n'est probablement pas le soucis majeur à l'annonce d'un complot général...


Citation :
"Un conspirateur dans les hautes sphères...
C'est son nom qu'il faudrait, avec son nom nous pourrions faire quelque chose d'efficace, sans cela même si nous démasquons les mauvais Mousquetaires, la source maligne ne sera pas tarie.
Mais comment le découvrir ? Peut être avez vous quelques idées madame ?"

Evangéline se redressa légéremment sur son siège. Il lui demandait son avis à présent, c'est bien que définitivement il n'avait plus de réserve sur son compte. Sans savoir pourquoi, elle s'en trouva flattée, bien plus que par n'importe lequel des compliments. Peut-être parce que ce n'est pas aux vieux singes que l'on apprend à fairela grimace et qu'une telle marque de respect de la part d'un homme tout autant respecté et respectable lui donne toutes ses lettres de noblesse et se savoure comme du bon... armagnac... Razz

-Remonter le cours pour arriver à la source aurait été ma méthode, mais si les mousquetaires sont l'élite de ce pays, il n'est pas sorcier de comprendre pourquoi... Tout ce que nous avons pu tirer de cette sinistre captivité fut en tout et pour tout la tête de simples renégats plus inspirés sans doute par la promesse une bourse sonnante et trébuchante que par de réels idéaux... Si, un nom est ressorti _elle réfléchit un moment puis finit par dire en plissant le front, cherchant l'approbation chez le capitaine_ Voyons, Maranda, je crois me souvenir... Eh bien celui-ci devait servir d'intermédiaire. Intermédiaire obéissant aux directives d'un autre intermédiaire encore? Cela est quasiment évident au vu de la taille de l'engrenage...

Quoiqu'il en soit, De Verchères, au faite de ces nouveaux éléments, a dû partir sur les traces de ce traite là. A la vérité, je crains même qu'il l'ait retrouvé...


Elle s'arrêta se souvenant du sang qui maculait les vêtements d'Elrohir deux jours auparavant. Elle tenta un sourire mal à l'aise:

-Et vous savez ce que c'est lorsqu'un corps est malade... Pour évacuer les mauvais éléments on précaunise une purge... Si je pratiquais le cynisme en des heures bien peu propices à l'exercice, je parlerais de "saignée"...

J'ose espérer qu'Elrohir n'en est pas arrivé à détruire tout ce que nous avions comme maillon entre "eux" et "nous"... C'est pourquoi je m'en remet à vous afin de le retrouver au plus vite. Avant qu'il ne soit gravement en péril et avant qu'il n'entame aucune action hasardeuse et inconsidérée.


Evangéline, au fond, ne croyait pas qu'il n'ait pas déjà franchi ce pas... Qu'il tue mais au moins qu'il fasse parler! Comment aurait-il pu risquer de réduire à néant tous leurs efforts jusque là?!

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Lun Sep 25 2006, 15:02

Entendant la délicieuse bouche rose d’Evangéline prononcer le nom d’un de ses mousquetaires, D’Artagnan fut de nouveau pris de fourmis dans les jambes et se leva, gardant cette fois son verre à la main.

Il laissa la belle dame parler, on n’interrompt pas une dame qui parle, mais déjà la gamberge avait commencé dans sa tête.
Quand elle eut fini il dit :


D’Artagnan : « Maranda… Vous avez bien dit Maranda ? Le sous lieutenant Maranda ? On ne l’a plus vu depuis 2 jours maintenant, comme Verchère d’ailleurs… Je ne m’en inquiétais guère, les mousquetaires sont coutumiers de ces escapades que rien n’interdit en dehors des périodes de grandes cérémonies officielles.
Maranda… Il serait donc mêlé à l’histoire… C’est bien le dernier que j’aurais soupçonné, il a toujours eu un comportement irréprochable. Vous me direz dans certains cas cela suffit à être suspect ! Méfions nous des gens normaux, ils cachent forcément quelque chose. »

Il but une gorgée et commença à marcher de long en large devant le fauteuil d’Evangéline. Il songeait à ce qu’elle avait dit à propos de Verchère et pensant tout haut :

D’Artagnan : « Elrohir l’aurait tué en découvrant sa trahison… Voilà qui lui ressemblerait bien, mais pour savoir s’il l’a convenablement fait parler avant, il n’y a qu’un seul moyen : le retrouver.
Ça ne va pas être commode… S’il mène l’enquête, Dieu sait où la piste des malfaisants a pu le conduire. Il va me falloir tout reprendre depuis le point où il est parti... »

Puis s’énervant un peu et oubliant une certaine décence :

D’Artagnan : « Mais pourquoi ce bougre d’âne n’est-il pas venu m’en parler ! »

Il serra le poing (celui qui ne tient pas le verre Mr. Green) et leva les yeux au ciel.

D’Artagnan : « Est-ce que j’ai l’air d’un traitre ou d’un conspirateur mordioux ! Est-ce que j’ai une tête à avoir envie de faire tomber celui à qui je dois tout ! »

Le poing retomba mais les dents restèrent serrées.
En réfléchissant, D’Artagnan ordonnait peu à peu les pièces du puzzle qu’Evangéline lui livrait, puis une question lui vint.
Il cessa de marcher et considéra la jeune femme :


D’Artagnan : « Je m’interroge soudain : Vous ignorez comment il a découvert cette conspiration, cela je crois l’avoir compris, mais vous ? Comment se fait-il que monsieur de Verchère se soit trouvé captif avec vous ?
Et comment vous êtes vous trouvée mêlée à cette affaire ? Est-ce lui qui est venu vous voir ? Savait-il pour… enfin… pour votre deuxième vie ? »

[Hj : je suis obligé de mettre plusieurs questions à la fois même si ça fait bizarre sinon ça ferait des post de deux lignes. On perd en dynamique de conversation mais si tu veux je te propose d’y répondre comme si je les avais posées après avoir eu la réponse de chacune. Wink Mais g encore des questions à te poser, elle est pas couchée Evangéline Razz lol]

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Dernière édition par le Mar Oct 03 2006, 16:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Jeu Sep 28 2006, 15:23

Décidément, le capitaine n'était pas au bout des ses réflexions intenses en cette fin d'après-midi. il était certain que les révélations qu'il venait de recevoir en plein face nécessitaient que l'on s'y attarde et qu'on les considère avec la plus grande mesure... De long en large sur le tapis, il laissait aller ses larges bottes et un instant, Evangéline crut que l'une d'entre elle allait venir s'écraser sur son pied à elle qu'elle ramena prestement vers son siège. Enfin, de ce qu'elle venait de comprendre, D'Artagnan était tout disposé pour s'occuper du cas Elrohir lui-même et tant mieux, car vraiment la courtisane se sentait désoeuvrée. Que faire? Aller s'aventurer dans le quartier des mousquetaires? Revenir dans les coupe-gorges puants de Paris? Le Masque Rouge peut-être?! Ah ça non! Bon Dieu et s'il avait commis l'irréparable...! Vraiment le moins qu'elle pouvait dire c'est qu'il savait se montrer horripilant...

Marie ne détachait pas ses yeux impressionnés du Gascon, jamais elle n'avait entendu voix plus forte et autant de jurons débités à la fois! Tout le château devait assister à ses questions existentielles... S'il continuait à marcher de la sorte, il finirait par faire un trou au plancher c'était certain!

Citation :
« Je m’interroge soudain : Vous ignorez comment il a découvert cette conspiration, cela je crois l’avoir compris, mais vous ? Comment se fait-il que monsieur de Verchère se soit trouvé captif avec vous ?
Et comment vous êtes vous trouvée mêlée à cette affaire ? Est-ce lui qui est venu vous voir ? Savait-il pour… enfin… pour votre deuxième vie ? »

Evangéline secoua la tête et expliqua:

-Voyez-vous j'ais été informée de certains doutes concernant l'ordre, il y a quelques temps maintenant, mais loin de nous tous l'idée que cela fut d'une ampleur telle que celle que je viens de vous dépeindre. Quoiqu'il en soit, le sous-lieutenant et moi étions en charge d'affirmer ou d'infirmer ces doutes et pour cela nous avons véritablement _Evangéline hocha la tête en réfléchissant à la formule la plus appropriée_ donné de notre personne, je dirais...

Le souvenir du bordel et des trois femmes enragées prêtes à déshabiller ce pauvre Philippe _bref, à la déshabiller_ lui sauta à la gorge et elle aurait voulu, elle, passer par le plancher...

-Bien sûr, tout ceci s'était fait sous couvert d'identité, enfin du moins en ce qui me concerne, mais force fut de constater que cette tentative de dissimulation tourna à l'échec cuisant après avoir marché un vague temps...

Non, ça n'avait vraiment pas été glorieux...

*Minable, j'aurais même dit!*

-Enfin, De Verchères éluda donc ceci et nous en étions venu à jauger la monstuosité du complot lorsque ces messieurs sont venus me chercher pour une promenade champêtre au clair de lune... Malgré tous leurs efforts, elle m'en laissa un bien désagréable souvenir, je vous le confesse. Et si vous n'y voyez pas d'inconvénients, je ne juge pas nécessaire de me perdre en détails qui me sont encore...


Evangéline déglutit et enfin releva la tête en ayant retrouvé un semblant de sourire
:

-Grâce à Dieu, trois sauveurs me furent envoyés: Elrohir, le frère de celui-ci et ma petite Marie... _elle leva les yeux vers sa suivante qui trouva le moyen de faire semblant de s'éclipser pour cacher son péché d'orgueil_ Des ravisseurs de ce soir-là tous sont morts, sauf un qui est embastillé. Si vraiment maranda ne le peut plus, peut-être celui-ci pourra-t-il parler, mais je crains qu'il ne nous soit pas d'un grand secours. Soit parce qu'il tient trop bien sa langue, mais cela encore la peur de la corde pourrait la lui délier, ou bien soit parce qu'il ne sait tout simplement rien de plus que nous...

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Mar Oct 03 2006, 18:51

[Hj : bon, grâce aux liens que tu m'as envoyés j'ai lu une bonne partie de vos aventures ce qui va me permettre d'orienter un peu mes questions.
Et un petit pavé pour Evy, un ! Razz ]

D'Artagnan écoutait le résumée des dernières évolutions de l'enquête, non sans manifester une certaine impatience.
Tout cela était fort intéressant, mais restait tout de même dans les grandes généralités. A mesure que la belle comédienne de Montberry égrennait les épisodes de ses aventures, les questions explosaient dans la tête de D'Artagnan comme des fusée de feu d'artifice, mais sans qu'il les posât, ne voulant pas interrompre le récit.

Il fallait cependant que le plancher de Fontainebleau, qui en verrait bien d'autre à l'avenir (Napo et sa bande de maréchaux Mr. Green ), fût en effet très solide pour soutenir les piétinements nerveux du grand capitaine. Mais le chêne de France dont on fait les parquets est tout comme son peuple : dur à l'épreuve du martèlement des bottes de ceux qui le dirigent.


Citation :
Voyez-vous j'ais été informée de certains doutes concernant l'ordre

*D'Artagnan : "Comment, par quel biais ?"*

Citation :
que cette tentative de dissimulation tourna à l'échec cuisant après avoir marché un vague temps

*D'Artagnan : "Tout cela est très évasif... Comment ça dissimulé ? De qui ? Où ? Cette trop belle brunette finasse beaucoup ! Des faits Mordioux, des faits ! Des éléments pour m'aider !"*

Citation :
Et si vous n'y voyez pas d'inconvénients, je ne juge pas nécessaire de me perdre en détails qui me sont encore...

*D'Artagnan : "Pas de chance ! C'est justement ce genre de détails qui auraient pu m'aider..."*

Puis elle évoqua Gaspard, son tortionnaire d'un soir qui croupissait désormais dans une geôle de la Bastille.

Soudain ses yeux s'allumèrent il dit :


D'Artagnan : "Ah ! Voici quelque chose d'intéressant ! Il y a donc un quidam qui s'est retrouvé en geôle ! Au secret j'imagine... "

D'Artagnan ressentit cette nouvelle comme une bouffée d'air. Si la belle continuait à ne rien vouloir raconter pour des raisons de pudeur que l'on pouvait comprendre ou de trous de mémoire, moins pardonnable chez une espionne de classe royale, il pourrait toujours aller faire causer celui là.
A condition de connaître son nom, mais le gouverneur de la Bastille était un ami, ce ne serait pas difficile de le trouver.

Bien sûr on ne peut pas faire parler un homme qui ne veut pas, mais il connaissait au moins deux moyens de délier une langue : la méthode Portos à grand coups de giffles bien placées et la méthode d'Artagnan, faite de ruse et de subtilité.

Réfléchissant un instant en regardant le plafond, ses yeux retombèrent sur Evangéline. Il avait déjà conçu son plan et il dit simplement :


D'Artagnan : "Bon, j'irai voir ce gibier de potence en sortant de chez vous. Il faudrait juste que vous m'aidiez un peu en me donnant le nom sous lequel il a été engeôlé..."

Son plan "d'artagniesque" était monté, mais il n'avait pas encore assez confiance en elle pour lui dire ses intentions. Pourtant, en cette minute, il n'y avait rien que D'Artagnan ne désirât plus ardemment que de faire confiance à Evangéline car depuis ses révélations il se sentait l'être le plus seul du monde, pas seulement parce qu'il avait été trahi pas ceux qu'ils considéraient comme ses fils, mais aussi parce que le Roi, son Roi avait préféré s'adresser à une espionne et à son sous lieutenant Verchère pour enquêter plutot qu'à lui même. Une marque de manque de confiance, un soupçon sur sa propre personne.
Oui, cette blessure là était la plus profonde et il savait qu'elle était de celle dont on ne se remet jamais.

Il reprit la parole, d'une voix ferme mais dénuée de violence :


D'Artagnan : " Je devine que vous avez subi des épreuves pénibles ces derniers jours... Mais le service du Roi l'exige, vous le savez autant que moi. Mon corps est parsemé de nombreuses cicatrices honorablement gagnées à son service, les vôtres quelles qu'elles fussent, je ne les considère pas moins honorables que les miennes.
Les loyaux sujets se font rares de nos jours, nous avons donc devoir de resserrer nos rangs."

Il baissa les yeux, par reflexe, voulant cacher à Evangéline la tristesse qui était en train de les envahir.

Il continua avec un bel effort sur lui même :


D'Artagnan : "Oui... Nous devons unir nos savoirs et monter un plan d'attaque commun.
Mon dernier plan pour le dernier complot que j'aiderai à déjouer..."

Se ressaisissant par étape, il leva d'abord les yeux vers la jeune Marie avant de revenir à Evangéline. La beauté des femmes a quelquefois de cette puissance que leur seule vue suffit à vous redonnez du coeur.

D'Artagnan : "Oui, ce sera mon dernier... Je ne vous cache pas que ce que je viens d'apprendre me meurtrit profondément et je sais ce que ça signifie : à la fin de cette histoire, je ne serai plus le premier des Mousquetaires.
Le Roi fera de Verchère le digne capitaine de son corps d'élite purgé de ses mauvais éléments. S'il est en vie, il le mérite et il a toute sa confiance manifestement...
Tandis que de son côté le mauvais capitaine, celui qui n'a pas été capable de renifler la gangrène qui rongeait le corps se retirera pour un commandement plus digne de ce qu'il est devenu. Dans un régiment de la frontière, ou dans les colonies, pourquoi pas... "

Cela ressemblait à une confession, confession couteuse mais il fallait se forcer à ouvrir son coeur si D'Artagnan voulait créer la confiance indispensable entre eux.

Il s'approcha brusquement d'Evangéline et tomba à genoux devant cette femme assise, il lui saisit le bras. Il se mit à chuchotter :


D'Artagnan : " Aidez moi ! Voici ce que je peux dégager de mon côté: plusieurs mousquetaires sont manquants, d'habitude je ne m'en inquiète pas car comme je vous l'ai dit, en dehors du service ils sont libres de leur mouvement. Maranda était mon second à égalité de rang avec Verchère, si l'un a tué l'autre, il me faut retrouver le cadavre. Un cadavre parle souvent et il peut nous mener sur les traces d'Elrohir. Verchère a surement dit quelque chose lorsqu'il vous en a parlé qui pourrait m'y conduire.

J'ai besoin de vous Evangéline, vous êtes la dernière qui puisse m'aider à retrouver Verchère et à denouer cette histoire.
Peut-être y a-t-il quelque chose, un nom, un prénom, des prénoms qui ont été prononcés en votre présence qui puissent m'aider à retrouver les mauvais mousquetaires.
Vous devez faire effort de vous souvenir des paroles prononcées pendant votre enlèvement, même si je sais que ce que cela ravive est pénible...

Où vous avez vous été emmenée, en quel lieu, combien d'hommes vous gardaient... Tout cela sont des choses qui peuvent nous aider.
Verchère et son frère vous ont sauvée dites vous ? Peut-être pouvons nous essayer de retrouver son frère qui a aussi disparu. Ils y a du y avoir des combats pour vous libérer, alors où sont les morts ? Sont-ils restés à pourrir là bas ?
Je dois enquêter partout, tout explorer, ne rien négliger et je serai seul pour accomplir tout cela...
Rassemblez vos idées, concentrez vous et ..."

Il lui tendit son verre d'Armagnac :

D'Artagnac : "Buvez, c'est excellent pour réfléchir."

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Mer Oct 04 2006, 16:26

[Vous voyez la Chaussée des Géants?! Faites par un seul et même homme, ici présent! Expldrrr! Mr. Green]

Gaspard, bon Dieu, il fallait qu'il lui parle de ce triste sire! Elle qui aurait aimé le voir se balancer au gré du vent ou bien aux îles, rongé par la malaria et le typhus, mieux encore, oublier jusqu'à son nom, voilà que ses souvenirs le concernant devaient les aider à résoudre cette affaire une bonne fois pour toute! Oui, mais elle n'en avait pas! Ou plus... Enfin du moins, avait-elle fait une croix sur tout ce qui concernait de près ou de loin cette bicoque dans les bois et ses ravisseurs... Elle n'avait pas été en état cette dernière semaine de reprendre le fil de l'intrigue et puis à quoi bon? Ils étaient tous morts là-bas, sauf l'autre dans son trou, la seule piste c'était Maranda. Si encore, ils en avaient appris plus! Maranda et c'était tout... Et encore, un Maranda peut-être mort à cette heure-ci... Tout ça pour ça... Tortures et humiliations pour une seule piste devenue depuis sans doute une impasse... Un goût amer trainait dans la bouche d'Evangéline et il y avait de quoi.

-Sous quel nom? Vous me prenez au dépourvu, capitaine... Comment pourrais-je le savoir? Je ne connais pas la moitié de vos homme set encore moins leurs patronymes. De Verchères aurait pu vous renseigner, hélas...

La jeune femme haussa les sourcils dans une expression lasse et quelque peu exaspérée, heureusement D'Artagnan reprit la parole. Et sa voix ne trompait guère, elle avait tout de celle d'un homme fatigué, non pas du corps, parbleu, il briguait la cinquantaine avec succès, mais une fatigue de l'âme. Sûr qu'après tant de batailles menées, de complots déjoués, la sagesse aurait exigé d'un gentilhomme qu'il se retire sur ses terres pour y goûter la quiètude d'un repos bien acquis. D'Artagnan n'était pas de cette trempe là et Evangéline s'y reconnaissait, « retraite » devait sonner pareillement aux oreilles du capitaine, qu' « époux» ou « enfants » à celles de la courtisane. Pourtant en ce qui concerne une éventuelle disgrâce, le pauvre homme devait savoir qu'il ne craindrait rien de l'ombre d'Elrohir... Celui-là n'était plus_ l'avait-il seulement été un jour?_ en odeur de sainteté auprès de Sa Majesté... Evangéline nia d'un mouvement de tête:

-Cessez ces fables mon cher, vous êtes bien trop précieux au Roi pour qu'il---

Le geste de l'homme qui se mettait à terre l'arrêta et la laissa interdite. Si elle s'y attendait! Elle lui prit le bras et le pressa doucement pour le prier de se relever, mais D'Artagnan ne semblait plus avoir guère le soucis de sa superbe. Elle demeura muette tout du long et l'écouta presque religieusement. Il fallait voir tout ce qu'il lui demandait aussi! Les tempes d'Evangéline se mirent à l'opresser et ses oreilles à bourdonner.

A la fin devant le verre d'armagnac tendu, elle plaisanta:

-Je vous crois sur parole, je comprend mieux d'où vient le flair des gascons...


Si d'Artagnan se livrait autant dans ses doutes pour engager sa confiance, Evangéline, elle, prit le verre plein à la moitié, et le but d'une traite pour engager la sienne. Un gage qui lui coûta de s'étouffer à demi et de ne plus sentir sa bouche pour un long moment. [Vs avez déjà essayé le synthol?! Razz mdrr!] Elle commença:

-C'est à cela que ressemble vos interrogatoires, monsieur, étrange que les ennemis de la France soient pourtant si nombreux!

Le ton se voulait léger, et pourtant le coeur n'y était pas. Il voulait décidément TOUT savoir, elle savait pourtant comme chaque indication est précieuse, combien chaque détail compte, mais présentement elle se retrouvait dans la situation de l'interrogée au lieu de l'interrogatrice... Et cela avait quelque chose de très pénible... Elle lâcha:

-De Verchères ne m'a rien dit! Je ne l'ais vu que avant-hier au soir, comme je vous l'ais expliqué, depuis le soir où il m'a sorti de ce bourbier! A aucun de ces deux moments, il n'a parlé de Maranda, ni d'aucun autre en particulier. Il a laissé ceci qui me fait seulement craindre qu'il ne se soit mis dans quelque situation périlleuse...

Evangéline tendit la note qu'avait griffoné Elrohir avait de disparaître, deux jours auparavant: « L'heure n'est plus à la peur, mais à l'action »


-Vous reconnaissez la patte, je présume?

Tandis qu'elle laissait D'Artagnan avec le morceau de papier, elle s'accouda sur son fauteuil, retenant son menton avec ses doigts dans une attitude profondément pensive. Dans son esprit, tout se comptait: les hommes, les uniformes, les gifles, les coups de feu... Après un long moment, elle entama laconique, allant de pause en pause, pesant chacune des informations qu'elle donnait:

-C'était dans une masure, dans un bois ou une forêt, je l'ignore. Il n'étaient que deux à me garder: Gaspard et Arthur. Mais ils étaient bien plus nombreux dans ma chambre. Au moment de ma libération, ils étaient... neuf: les deux et puis sept autres. Ils sont tous morts, sauf Gaspard. Si leurs cadavres ont été enlevés ce n'est pas de notre fait, je suppose que l'endroit était connu de la rébellion pour qu'ils s'y retrouvent ainsi, il ne serait guère étonnant que d'autres y soient passés pour effacer toutes traces.

Se tirant finalement de sa réflexion, Evangéline se retourna vers D'Artagnan:

-Des noms sont venus oui, et je peux vous citer chacun d'entre eux: Besméatix, Athos, Aramis, David et Elrohir De Verchères, Maranda... et... vous-même, capitaine... Je vous laisse faire le tri qui vous semble le plus approprié...

Gaspard avait lâché tous ces noms à la volée pour semer le doute dans l'esprit de sa prisonnière et à présent, elle allait elle aussi aussi insuffler ce même doute à d'Artagnan. Car voilà où ils en étaient, tous suspects, pas tous coupables, mais comment savoir?

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Jeu Oct 05 2006, 00:00

[Hj : beaucoup de réflexion dans ce post, qui est aussi, pavéiquement parlant, digne des géant Irlandais Razz ]

D'Artagnan lut les quelques mots d'Elrohir, il leva les yeux vers Evangéline au moment où elle achevait sa dernière phrase.

Il voyait bien qu'elle se gênait un peu d'être ainsi cuisinée, mais il faut reconnaitre qu'il n'en avait cure.
Tout ce qui comptait c'était d'en savoir plus sur cette affaire pour pouvoir agir et reprendre les pistes qui étaient mortes, voire en trouver de nouvelles.
La raison d'Etat qu'implique le service du Roi était une chose que D'Artagnan avait toujours servie, compris et justifiée, depuis la Fronde en tout cas.
Peut-être avait-il trop fréquenté Mazarin et que le puissant ministre lui avait transmis une part de ce cynisme d'état, qui est le pire de tous, hérité de Richelieux.

Pour lui, une espionne comme Evangéline, c'était un pion dans l'échiquier royal, tout comme lui d'ailleurs.
L'important était d'en être conscient, c'est seulement au prix de cette conscience qu'il pouvait demeurer honorable à ses propres yeux et endurer ce qu'il y avait à endurer.

Un pion peut être le pivot central d'une attaque mais il doit s'attendre à être broyé, piétiné, voire sacrifié. Dans ce domaine, il n'y a plus de femme, plus d'homme, il n'a que des pions, des tours, des cavaliers et des fous...

Il ignorait si Evangéline s'en rendait compte, elle était encore bien jeune et si lui même ne connaissait pas les souffrances qu'elle avait du endurer, ils se dit qu'elle s'appercevrait bientôt que ce n'est là qu'une des composantes du service secret du roi avec laquelle il faut apprendre à vivre.
Il se surprit à penser qu'il eut aimé qu'elle fût plus agée et moins attirante.
Certes elle donnait un peu plus, mais c'était encore très peu.
A part la liste de noms dont le sien et celui de ses vieux amis. Cela faisaient plus ressembler cette conspiration à un complot de retraités qu'à celui d'une bande de jeunes mousquetaires. Cependant Aramis et Athos avait fricotté avec la Fronde autrefois, alors pourquoi ne seraient-ils pas derrière...
Puis il songea aux violences exercées sur Evangéline et chassa l'hypothèse : Athos et Aramis étaient incapables d'engager des hommes de mains pour violenter une femme.

L'ensemble restait quand même maigre, le laissant sur sa faim. Elle ne disait même pas si les individus étaient en livrée de mousquetaire ou en habit civil.
Ce manque de densité dans les informations venait peut-être de son manque d'expérience ou de ce qu'elle ne lui faisait pas vraiment confiance.
A considérer son aspect extérieur, qui était celui d'une femme intelligente et déterminée, il pencha finalement pour la deuxième hypothèse. Après tout elle était comédienne et l'indisposition qu'elle affichait n'était peut-être qu'une feinte pour ne pas lui dire l'important.
L'expérience de Mylady lui avait appris à se méfier des créatures féminines qui rôdent autour du pouvoir.
Cette pensée le gagnant, il regretta un peu de s'être ainsi ouvert à elle quelques instants plus tôt, mais heureusement elle ne l'avait pas compris : il ne craignait pas la disgrâce royale, il démissionnerait de lui même à la fin de cette histoire car pour un homme tel que lui, on ne peut servir d'aussi près un roi qui ne vous fait pas confiance.
Ce n'était même pas le Roi en personne en cette heure qui l'informait de tout cela, mais une de ses espionnes et elle n'agissait pas sur ordre cela était manifeste.

En tout cas, comédienne ou sincère, il comprit qu'il n'apprendrait pas grand chose de plus de cette femme et cessa ses questionnements.

Il la regardait, ses yeux verts légèrement plissés avant de les reposer sur le papier et de se relever avant de dire :


D'Artagnan : "Très laconiquement Elrohir... Et qui ne présage rien de bon... Vouloir agir c'est une chose, agir intelligemment c'est encore autre chose."

D'Artagnan soupira et dit d'un ton presque plus jovial :

D'Artagnan : "Bon, vous n'avez pas grand chose à dire, mais il faudra faire avec ce que nous avons.
Me voici au moins avec deux prénoms et un chiffre : 7 individus.
Il ne me sera pas aisé de les trouver parmi les Mousquetaires manquant les noms de ceux qui faisaient parti de vos ravisseurs.
En effet les mousquetaires manquant sont en moyenne à peu près 50 ! Il va falloir s'enquérir de chacun ce qui va être long.
Remarquez il suffirait de convoquer tout le monde et d'attendre de voir ceux qui ne reviennent pas...
Enfin je ne sais pas si c'est une si bonne idée, car je manque de temps pour cela et puis je prends le risque de me faire repérer.
Ah oui et pour la liste de noms... Je ne vois pas Athos ou Aramis faire enlever une femme pour la torturer. Cette liste me parait fantaisiste et à vous aussi je pense : vu que j'y figure, vous ne m'auriez pas fait venir sinon.
Cela ne veut pas dire toutefois que tous ceux qui s'y trouvent sont innocents, je pense à Besméatix nottament...
Bigre tout ça n'est pas simple..."

Encore une fois D'Artagnan pensait tout haut. Il lui semblait important de connaitre les noms des morts à la cabane dans les bois car à partir de ces morts là, il suffisait de chercher parmi les amis, les cercle de jeux ou les bordeaux qu'ils fréquentaient pour avoir des suspects. La gredinerie se fait souvent entre amis et qui était ami avec qui cela D'Artagnan le savait ou pouvait le savoir.
Le nom de Maranda avait déjà fait apparaitre dans son esprit une liste de mousquetaires qui le connaissaient bien qu'il allait surveiller de plus près que les autres.

Une piste perdue en apparence ne l'est jamais tout à fait...

Il ne releva même pas la présence de son nom dans la liste fantaisiste

Mais tandis qu'il repliait le mot de Verchère entre ses doigts, une autre idée germa dans son esprit.
Ce qui était extraordinaire avec D'Artagnan, c'est que son intellect était capable de fonctionner en même temps qu'il parlait.

Il regarda Evangéline, non plus avec l'air abattu, mais avec un oeil malicieux de conspirateur. Seuls ses amis connaissaient cet oeil là qui voulait dire que D'Artagnan avait un plan.

Il refit un pas dans sa direction, mais sans s'agenouiller cette fois il lui rendit le message de son amant en lui disant à voix plus basse :


D'Artagnan : "Madame, j'ai peut-être une idée qui pourrait faciliter ma tâche. Mais je vais avoir besoin de votre concours et de vos talents. Vos talents de commédienne et de femme de cour il s'entend, même si je sais que c'est un pléonasme."

La toisant depuis le sommet de ses longues jambes, il ajouta :

D'Artagnan : "Je suis sûr que vous ne me dites pas tout... Nottament concernant les haut personnages impliqués dans cette histoire. Mais très bien, gardez cela pour vous si vous le voulez. Chacun sa partie après tout... Je ne m'occuperai que du volet Mousquetaire de cette affaire, mais par contre j'espère que ce que je vais vous proposer n'entravera pas l'action que vous comptez mener dans "la sphère de la cour", appelons la ainsi. Si action prévue il y avait..."

Entre pion, il faut s'entraider...

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Jeu Oct 05 2006, 16:35

D'Artagnan se releva et Evangéline le suivit des yeux tandis qu'il réagissait aux indications qu'elle lui avait fourni.

-Bien sûr, qu'elle est fantasiste! Il me l'a sortie tout de go, comme on jette un pavé dans une mare! [Et tu t'y connais en plus! Lol!] Si vous parvenez à trouver à Elrohir, lui pourra vous dire tout ce que moi je ne sais pas, il les aura sans doute reconnu ceux qu'il a tué, il en va de même pour son frère. Cependant vous devez savoir que le premier s'est vu délester de l'affaire par les mains royales... Il n'a donc officilement pas plus de légitimité que vous dans tout ceci, mais cette histoire a déjà conduit à bien des entorses au protocole. Une de plus, une de moins, quelle importance...

Sa soif n'avait pas été étanchée, elle le devinait bien, on ne presse jamais un témoin jusqu'à la dernière goutte, il y a toujours un fond qui reste fermé. Ce fond là chez Evangéline n'était pas sciemment gardé par elle, ou peut-être si... Enfin, il y avait là à traiter avec l'inconscient et l'époque n'était pas encore à la psychanalyse. Néanmoins, elle avait compris que l'esprit a tendance à étouffer ce qui lui est pénible de garder en surface et peu à peu les supprime, en totalité ou par bribes... Non, le capitaine avait raison, elle n'en dirait pas plus, car tout ceci la dépassait de loin. Il est dur de constater ses propres échecs, mais c'était là une évidence: ce monde-là lui était inconnu, ses codes, ses règles. Elle y avait pénétré bien contre son gré et s'était retrouvée, au sens propre comme au figuré, pieds et poings liés... La jeune femme se félicitait bien d'être allé cherché D'Artagnan, car sans De Verchères, elle ne concevait pas de continuer seule et la perspective d'une victoire était d'ailleurs impenseable. Maintenant, le brouillard se levait petit à petit sur son esprit et elle poussa ce qui ressemblait à un soupir de soulagement:


-Je m'en remet à vous, monsieur, pour retrouver le sous-lieutenant et délier des langues et quelques fils de cette histoire. Pour honorer, aussi, la fleur de lys bafouée et montrer qu'il reste bien encore un peu d'honneur ici bas...

Le message d'Elrohir lui fut rendu et D'Artagnan s'adressa à elle avec cette fois, un ton tout différent. Ce ton de conspiration qui avait le don de lui faire tendre les oreilles et écouter avec toute son attention. Le capitaine lui promettait de l'intrigue, tiens donc! On pourrait penser qu'elle en avait eu son lot jusque là, oui mais voilà une fois que l'amorce était lancée, il lui fallait tout savoir, sinon s'aurait été retirer un jouet des mains d'un enfant... Ce qui s'ensuivit ne fit que confirmer cette entrevue et la salive commençait à affluer dans sa bouche, ses doigts à picoter et ses yeux briller. Mais alors que le noeud approchait, D'Artagnan se tut.

-Les impliqués? Je ne jugeais pas cela d'importance là où nous en étions, mais enfin s'il faut assouvir votre curiosité, retenez que le nom de Madame est ressorti... Maintenant que vous avez piqué la mienne, achevez je vous prie! Il n'est aucun service que je ne pourrez vous deniez, capitaine!

A condition qu'il ne s'agisse pas d'égoûts ou de bordel, mais Evangéline se croyait plutôt à l'abris: un D'Artagnan, ça n'avait pas les mêmes idées qu'un De Verchères... [et toc! Mr. Green mdr!]

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Ven Oct 06 2006, 11:54

(HS Je prends la dernière phrase comme une qualité Wink)

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Ven Oct 06 2006, 15:28

Au nom de "Madame", les sourcils de D'Artagnan se soulevèrent de surprise, pour retomber assez vite. Il pensa :

*D'Artagnan : "Madame ? Encore ! Il faut dire qu'en étant marié à un bougre tel que Monsieur, je comprends qu'elle ait besoin de se distraire par d'autres... voies Mr. Green . S'amuser à s'entourer de complotteurs peut être une voie : les hautes dames de la cour s'ennuient tant... Enfin, interessant... Je retiens."*

La tonalité du discours d'Evangéline ne lui échappa pas et son soulagement non plus. Sa mâle morgue fut satisfaite de constater qu'elle n'allait pas lui disputer le commandement suprême des opérations et puisqu'il en était ainsi, il était tout à fait disposé à lui laisser l'initiative dans son domaine de prédiléction dans lequel Evangéline était plus à l'aise que lui : la cour.

Comme elle lui demandait de lui exposer son plan, il allait se faire un plaisir de lui en faire part.
Il alla d'abord chercher son fauteuil qu'il rapprocha de celui où trônait la belle Evangéline.
Il fut si vite que Marie eut à peine le temps d'esquisser un mouvement d'approche pour l'aider.
Le fauteuil était lourd aussi les pieds racclèrent le sol tandis qu'il le tirait avec force et sans aucun soucis de ruiner le beau tapis.
[Hj : Quel sauvage Razz ]
Les Gobelins allaient avoir du travail dans les jours à venir... Mr.Red


Une fois assez près d'Evangéline, il s'assit en face d'elle et se pencha :


D'Artagnan : " Voici notre situation actuelle : nous avons perdu pratiquement toutes les pistes en perdant la trace de Verchère. Le trouver peut me prendre du temps et nous n'en avons que fort peu. Quand bien même je parviendrais à le retrouver, il n'est même pas garanti qu'il en sache beaucoup plus que vous.
Quelques noms, peut-être de ceux qui sont morts en vous enlevant, mais vous savez, les Mousquetaires sont près de 400 ! Je ne les connais pas tous et Verchère non plus, même avec des têtes nous n'aurions pas forcément de noms.
Reste le marraud enfermé à la Bastille, mais même lui, rien ne m'assure que je parvienne à le faire parler, peut-être même qu'il ne sait rien.

Aussi, plutot que de nous perdre dans des recherches stériles et des positions attentistes qui ne feront que nous enliser et nous fragiliser un peu plus, je suggère un bouleversement complet de notre stratégie. Un bouleversement édicté par le comportement de notre mystérieux adversaire..."

L'oeil de D'Artagnan pétillait. Il était vraiment à son affaire : comprendre une situation nauséabonde, la décortiquer et y trouver remède, c'était là qu'il adorait se trouver.
Il poursuivit après avoir pris le temps de reprendre son souffle:


D'Artagnan : " Notre ennemi a eut vent de vous. Par un moyen ou un autre, il sait que vous êtes au courant de certaines choses, sinon il n'aurait pas pris le risque de vous attaquer ici même.
Mais plus encore... Son comportement indique que vous lui inspirez une peur panique !
Y avez vous seulement songé madame ? Avez vous songé à l'audace qu'il faut pour venir vous enlever ici même, dans votre chambre à Fontainebleau, sous le nez de toute la Garde royale !
Vous êtes une dame de qualité, je ne vous ferai pas offense en disant qu'il en est de plus haute que vous en terme de rang, mais vous êtes loin d'être la personne la plus méconnue de la cour."

Il mit théatralement sa main sur son coeur, mais sa voix demeura sans grandiloquence excessive.

D'Artagnan : "Nous ne nous connaissions pas avant ce soir, mais pour tout vous dire je le regrette un peu maintenant. J'avais entendu parler de la fameuse Evangéline de MontBerry et je m'en veux aujourd'hui d'avoir écouté les préventions que j'ai à l'égard des gens de votre profession. Enfin laissons cela et revenons à notre affaire...

Tout ceci pour vous montrer à quel point notre ennemi vous redoute, vous et ce que vous savez peut-être, pour oser prendre un risque aussi inconsidéré..."

D'Artagnan fit encore une pause, d'une part pour laisser à Evangéline le temps de bien digérer ses paroles et d'autre part pour réorganiser ses propres idées afin de les bien dire.

Il reprit :


D'Artagnan : " Entendez moi bien madame... Cette sorte d'affaire est comme une partie de cartes ou une bataille en rase campagne, choisissez la métaphore qui vous convient.
Lorsque l'on abbat une carte offensive, si l'on échoue, alors on se découvre en révélant une faiblesse à l'adversaire et on perd l'initiative, chose vitale au jeu comme à la guerre.
C'est ce que notre ennemi a fait en s'attaquant à vous.

Evidemment, vous ne savez pas grand chose, mais lui l'ignore et l'ignore encore plus maintenant que ses séides ont été tués sans réussir à vous faire parler.
Imaginez une seconde l'état de panique dans lequel la seule évocation de votre nom doit le mettre aujourd'hui..."

Il se tut, un fin sourire de complice aux lèvres. Il laissa Evangéline déguster le plaisir que pouvait procurer la pensée de son ennemi terrorisé ainsi.

D'Artagnan : " Je pense que vous commencez à percevoir ce que j'ai à l'esprit ma mie..."

C'était la première fois que D'Artagnan appelait Evangéline "ma mie" (mon amie si vous préférez, au sens amical), cela lui échappa sans qu'il s'en rendit compte.

D'Artagnan : "Puisque c'est lui qui a choisi de porter l'offensive sur votre personne et bien c'est donc vous à présent qui êtes le pivot central de cette affaire, et c'est donc par vous que nous allons remonter... jusqu'à lui !

Il nous faut exploiter son ignorance. Il faut entretenir, faire grandir, développer cette peur qu'il ressent jusqu'à le rendre fou pour le pousser à commettre une faute irréparable.
Il faudrait faire croire, par tous les moyens que vous connaissez tout, que vous en savez très long sur ses affaires.
Faites ce qu'il faut, user de votre science : Agitez et infiltrez les cercles de la cour en privilégiant ceux d'Henriette d'Angleterre. Usez d'allusions, équivoques, mensonges, messes basse, faux messages codés, tout ce que vous voulez ! Affichez vous, montrez vous sûr de vous. Provoquez-le !

Notre ennemi, s'il est bien aussi haut personnage que vous le subodorez, comprendra le message et qui sait peut-être même que cela pourrait le pousser... à négocier votre silence...
A ce moment là nous pourrons lui tendre notre piège et les attraper tous, lui et sa clique de malfrats ! "

Le visage de D'Artagnan s'assombrit soudain.

D'Artagnan : "Je crois que vous n'ignorez pas les dangers qu'implique un tel procédé et ce qu'il signifie pour vous...
Alors qu'en dites vous ?
Avant de me répondre, sachez une chose madame : même si vous rejettez ce plan, je m'engage à fournir protection à votre personne contre les dangers que vous courrez, foi de gentillhomme.
Le bras de D'Artagnan ne se retire jamais parce qu'on lui a opposé un refus."

En prononçant sa dernière phrase, il espérait de toutes ses trippes qu'Evangéline accepterait son plan.


[Hj : y a un truc que je dois dire en partant, mais il faut absolument que j'y pense, il faudrait un pense bête Mr. Green ]

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Lun Oct 09 2006, 13:59

D'Artagnan était à présent assez proche d'elle pour qu'elle put l'entendre sans tendre l'oreille, pourtant dans un réflexe_ tout féminin sans doute_ elle se baissa un peu plus pour s'assurer qu'aucune des paroles du capitaine ne tombe dans le néant et surtout que toute impreignent bien son esprit.
Que disait-il? Elle inspirait la crainte aux comploteurs?! Diable, elle était bien loin d'imaginer que ces brutes féroces en étaient à s'effaroucher d'un éventail et de taffetas... Mais enfin, son raisonnement se tenait: il était vrai qu'elle ne comprenait toujours pas cette audace de la part de ses ravisseurs pour avoir osé s'introduire dans le château, au nez et à la barbe des gardes suisses, en pleine nuit pour aller ravir celle qu'ils croyaient être la maitresse du sous-lieutenant. Soit étaient-ils aveuglés de suffisance, soit complétement imbéciles, et elle ne croyait rien de cette alternative...

Il était certain en tout cas que le bruit de l'évasion de la captive ainsi que du massacre qui l'avait accompagné avait dû maintenant revenir aux oreilles de ceux qui étaient la source de l'affaire. Evangéline n'y avait encore jamais réellement songé depuis, mais il était bien certain que cette entorse dans la mécanique huilée du complot avait dû faire levé des sourcils et peut-être bien d'autres morts... Elle sourit en penseant que c'était bien là une marque du pouvoir, ce qui s'était passé dans les bois avait tout d'une victoire. Le mot n'était pas vraiment le plus approprié mais tout de même, le vent avait tourné un moment, assez pour que l'ennemi en perde le nord et ne sache plus ce qui avait été divulgué, su, échappé... d'un côté comme de l'autre...

Enfin D'Artagnan exposa son plan clairement: l'espionne ne devrait plus se dissimuler, mais se rendre encore plus publique qu'elle ne l'était déjà. Parler à tord et à travers, laisser échapper des bribes de savoir _fictif_ comme on laisse tomber un mouchoir en dentelle, être de tous les salons, de toutes les discussions, bref dans un langage plus provincial: manger à tous les râteliers. Un travail de femme somme toute!
La jeune femme ne doutait pas qu'elle put l'accomplir sans trop de peines: les portes ne se fermaient pas aisémment au nez d'une femme de scène. On voulait être vu à la Cour et si pour cela il fallait graviter autour d'une personne qui avait, de fait, l'attention de tout Fontaineblau, c'était toujours bon à prendre. Pour ce faire on avait trois champs d'action: la famille royale, difficile et aléatoire, le clergé royal, austère et réducteur ou enfin les protégés royaux: auteurs, comédiens, musiciens, peintres, le choix était nettement plus large et à la portée de tous, pour peut qu'on ait un semblant d'esprit et de conversation. Il s'agissait de relations et Evangéline ne doutait pas de ses appuis en la matière.

Néanmoins, ce fut lorsqu'elle songea aux conséquences que pourrait avoir une telle attitude qu'elle se rembrunit. Bien sûr, D'Artagnan voulait faire réagir les traitres, mais justement à trop tirer sur la queue du Diable... Evangéline comprenait qu'ils pourraient y gagner beaucoup mais en contre-partie elle s'exposait à revivre des similitudes avec ce qu'elle avait expérimenté la semaine précédente. Le capitaine avait terminé, elle releva la tête vers lui, la mine piquée, le front sévère et l'oeil noir:


-Si je comprend bien vos intentions, monsieur, il s'agit de me vendre en pâture aux loups?


Son ton sec et froid laissait l'impression que le vent de l'extérieur avait rampé jusque dans son salon. Pas un bruit pendant une longue minute, puis ses commissures se plissèrent et elle se remit à sourire, dévoilant ses dents:

-C'est une idée magnifique, capitaine!
Je n'ignore pas dans quelle situation délicate cela me met, mais eau regard de celles passées et en songeant à quelle folie un tel péril pourrait conduire notre ennemi... Il ployera c'est certain! Et je crois qu'il serait encore plus fou de ne pas saisir la chance de le conduite à la faute...

Cependant, vous devez comprendre que comme Paris ne s'est pas fait en un jour, et même si je suis déjà dans de nombreux cercles, les choses ici prennent du temps...

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Mar Oct 10 2006, 22:20

[Hj : je vais faire "court" pour une fois Razz ]

Lorsqu'Evangéline fronça le nez, D'Artagnan craignit y voir l'ombre du refus pendant une minute qui lui sembla aussi fatale qu'interminable.

*D'Artagnan : "Mordioux, c'est cuit..."*

Pensa-t-il...
Puis, le visage d'Evangéline se transforma. Le beau sourire qui soudain l'illumina, bien soutenu par les paroles prononcées d'une voix enjouée, balaya les derniers doutes : Evangéline était d'accord.

Il est peu dire que D'Artagnan fut soulagé, à tel point que ne se contrôlant plus trop, il s'exclama tout haut une chose qu'il aurait voulu garder pour lui :


D'Artagnan : "Bigre ! J'avais peur l'espace d'un instant que vous me déboutassiez...
Quelle excellente comédienne vous faites ! Cela me donne presque envie d'aller au théâtre !"

[Hj : c affreux parfois l'imparfait du subjonctif Mr. Green ]

D'Artagnan se reconcentra assez vite sur ce qu'avait évoqué Evangéline : le temps. Il leva les mains au ciel.

D'Artagnan : "Oui bien sûr... Cela peut prendre du temps... Comme cela peut n'en prendre que très peu...
En fait tout dépend de notre ennemi, de la façon dont il a encaissé son dernier échec.
S'il est rendu nerveux, vous n'aurez pas besoin de beaucoup vous agiter qu'il se découvrira. S'il a réagi avec un peu plus de calme et de sang froid, il aura préféré se mettre en sommeil quelque temps, se faire oublier.

Mais l'important pour vous, c'est de faire les choses avec méthode et surtout de vous organisez pour prendre le minimum de risque possible.
Et pour cela il faut être très rigoureux dans vos choix d'angle d'attaque à la cour. Mais je vous laisse faire la dessus, vous êtes meilleure maitresse que moi dans cet art.

De mon côté, j'entreprendrai mon enquête discrête sur les morts récents et le quidam de la Bastille. A moins qu'il ne soit déjà pendu dans sa cellule. Les "suicides" de prisonnier d'Etat ne sont pas rare"

D'Artagnan eut un air qui en disait long sur le sens de sa dernière phrase...

D'Artagnan : "Parallèlement à cela je tâcherai de faire tout ce qu'il faut pour vous protéger physiquement, vous et votre servante. Je doute que notre ennemi tente de refaire son numéro de l'autre nuit, mais on ne sait jamais."

D'Artagnan se tourna vers Marie et s'adressant à elle :

D'Artagnan : "Voici quelques conseils de base que je puis vous prodiguez :
Verrouillez soigneusement la porte de l'appartement et débrouillez vous pour placez en travers quelque chose qui lorsqu'il tombe fait un potin du diable. Une jarre de cuivre remplie de clous ferait l'affaire.
Vissez des barres de bois à toutes les fenêtres pour les condamner, laissez les toujours closes et mettez de même que pour devant la porte des choses qui font du bruit en tombant devant.

N'ouvrez à personne la nuit, même à moi. Si votre maîtresse veut me voir, il faut convenir d'un moyen de se le faire savoir. Un foulard rouge à la fenêtre par exemple signifiera que je dois passer le soir, mais toujours avant la tombée de la nuit.

Soyez armées en permanence toutes deux.
Vous même ou votre maîtresse avez vous des pistolets et de la poudre ?"

Dans des circonstances normales, s'adresser directement à une servante en présence de sa maitresse ne se faisait pas, mais là justement les circonstances n'étaient pas normale : on était entre agent du contre espionnage.

[Hj : bon cété "relativement" court Mr.Red lol ]

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Mer Oct 11 2006, 12:35

Lorsque la grosse voix du Gascon se posa sur elle, Marie se figea et resta immobile, s'attendant presque à être passée en revue. Elle l'écouta de toute son attention mobilisée, opinant du chef à chaque nouvel ordre. Ca, elle voulait bien le croire en tout s'il disait pouvoir prévenir une autre agression! Elle obtempérerait religieusement car pour rien au monde la jeune fille ne se sentait les nerfs de revivre un tel cauchemard.
Depuis le début, elle ne perdait aucune miette de tout ce qu'il se disait entre sa maitresse et le capitaine et elle avait commencer à pâlir tandis que D'Artagnan exposait son plan, et pis encore lorsqu'Evangéline l'avait accepté. Marie s'efforçait de son mieux de ne pas se mettre martel en tête, mais il fallait admettre que cette histoire avait toujours tournée d'une façon déplorable et que dans celle-ci, plus dans aucune des autres missions de sa maitresse, elle s'était retrouvée plongée jusqu'au cou. Elle irait prier ce soir, avec une ferveur redoublée, car si Dieu n'entend pas les supliques au soir de Son Avénement quand donc les entend-t-Il?!


Tandis que D'Artagnan s'inquiètait de savoir s'il y avait des armes dans cet appartement, Marie se tourna brièvement vers Evangéline puis réfléchit rapidement:

-Bien... Oui un pistolet, je crois... Quant à la poudre...


Perdue, elle interrogea du regard la courtisane qui fixait, elle, le capitaine. celle-ci plissa les yeux et dit d'une voix sensiblement incisive:

-Voulez-vous faire de mes appartements une annexe du château d'If, capitaine? Je crois pas que de telles mesures s'imposent...


Avait-elle oublié que depuis plusieurs nuits, maintenant, elle dormait avec un poignard sous son oreiller? Qu'elle sursautait au moindre craquement de parquet? Non, et en y réfléchissant, elle ne croyait pas le moment venu de faire son importante. Mine de rien, elle concéda:


-Néanmoins, je ne me permettrais pas de discuter vos recommendations, mon cher. Aucune imprudence de notre part, vous avez ma parole...

Là-dessus, Marie assura D'Artagnan d'un hochement de tête fièvreux: pas d'imprudence! Ouh là non!

[Lol! Tu t'es bridé ma parole! C'est short pour moi aussi mais qui va piano va sano! Razz]

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Mer Oct 11 2006, 23:33

[Hj : je continue à faire short, mais tu vas voir... Mr. Green ]

D'Artagnan se retourna vers Evangéline et s'inclina avec grâce.

D'Artagnan : "Je me réjouis de l'entendre dire de votre bouche madame... Un pistolet ne suffira pas, il faut que vous en ayez au moins un chacune.
Je vous en ferai apporter, des modèles plus petits qui s'adaptent bien au mains fines des femmes et que l'on peut cacher n'importe où sur soi.
Dans les plis d'une robe ou... dans le tiroir secret d'un corsage...
Je vous laisserai le mien en attendant. "

Le pistolet était dans son manteau, il le déposerai au moment de partir. D'Artagnan eut subitement un petit air gêné qui se mêlait pourtant à un plaisir visible que l'on lisait dans ses yeux. La question qu'il allait aborder était... délicate :

D'Artagnan : "J'ai une dernière recommandation pour votre sécurité... ou plutot deux..."

Il regarda alternativement Marie et sa maitresse, semblant chercher les meilleurs mots pour s'exprimer.
Se fixant sur Evangéline, il dit :


D'Artagnan : "Je pense qu'il serait prudent que... Que vous échangiez vos lits avec votre servante.
Je veux dire qu'il faudrait que votre Marie dorme dans votre lit et vous... dans le sien."

Il tourna la tête vers Marie.

D'Artagnan : "Vous semblez une personne très dévouée à votre maîtresse.
J'ai souvenance combien ce brave Planchet se faisait joie de partager les dangers que je courrais.
Hein ! Il a une telle notion de ce partage qu'il m'a même interessé pour moitié dans sa florissante affaire d'épicerie, au nom des risques pris en commun jadis, c'est dire...

[Hj : c authentiquement dans les livres de Dumas ça, dans "20 ans après" je crois Razz ]

Alors je veux vous croire dans les même dispositions à l'égard de Dame Evangéline que ne l'est ce loyal Planchet ! La substitution vous fait courir des grands risques, mais vous ne vous déroberez pas n'est ce pas ? "

[Hj : la deuxième recommandation viendra après, puisque tu es là souvent j'en profite pour faire un peu plus dynamique Smile (Je fais aussi durer le plaisir, c'est si bon le RP avec Evy Wink ) ]

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Jeu Oct 12 2006, 10:08

Evangéline commençait à véritablement se demander si elle allait pouvoir continuer à recevoir du monde ici... Les fenêtres barricadées, les portes à demi-bloquées, une arme sous chaque coussin, oui vraiment du dernier chic! On adorerait venir converser ou jouer aux cartes dans un endroit pareil!
D'Artagnan se rendait-il seulement compte?


*Je me demande si c'est comme cela chez lui...*


La courtisane se retint de pouffer, mais en vérité son inquiétude allait grandissante. Elle ne pourrait pas agir convenablement s'il lui fallait sans cesse s'inquièter de sa sécurité, c'était comme aller à l'eau en craignant de se mouiller. Dans un coin de son esprit, elle laissa une petite porte entrouverte, celle de l'indicipline...


Citation :
"J'ai une dernière recommandation pour votre sécurité... ou plutot deux..."

*Ah non, par pitié, ça suffit!*

Evangéline ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel et d'afficher une mine déconfite. S'il continuait, elle allait se retrouver avec autant de possibilités d'action qu'un manchot, borgne et cul-de-jatte!
Elle entama de se lever de son siège avec l'intention de tempérer le capitaine lorsque celui-ci commença sa première recommendation.


-Je vous demande pardon?
lâcha-t-elle, abasourdie, lorsqu'il eut fini.

Puis elle s'avança vers lui sans savoir si c'était du lard ou du cochon:


-Mon ami, mon ami, voyons-vous n'êtes pas sérieux? ... n'est ce pas?

Puis voyant que l'air de D'Artagnan demeurait imperturbable, la courtisane se composa un sourire aimable et lui prit le bras, avec un soupir empreint de légéreté:

-Charles..._quelle familiarité! Mr. Green_ Il faut être raisonnable... Ce n'est qu'une enfant, pour l'amour de Dieu, je me refuse à lui faire courir un tel risque!

Une petite voix lui parvint vaguement aux oreilles:


-Cela ne m'effraye pas, madame...

Mais Evangéline l'arrêta d'un mouvement de main. Pas effrayée, tu parles! La voix chevrottante et le visage exangue?!
Marie n'en menait pas large effectivement mais devant le mousquetaire à la grosse voix, elle n'allait pas se dérober tout de même... Oui, oui, elle serait comme Planchet!


*C'est qui d'ailleurs ce Planchet?!*

-Nous dormirons ensemble, si cela peut vous appaiser, mais il est hors de propos que Marie soit l'appât, je m'y oppose! Elle a une famille qui l'attend et j'en suis garante...

Le ton s'efforçait de gardait toute son aimabilité et sa caresse, mais transparaissait un aplomb qui laissait penser qu'elle entendrait bien suivre son idée.
Enfin, elle lui lâcha le bras en agrandissant un peu plus son sourire et tapota un peu comme pour lui lisser le vêtement qu'elle aurait froissé. Pour conclure sur le chapitre précédent, elle entama innocemment:


-Il y avait une seconde recommendation je crois...?

[Profite, profite... En revanche j'ai mon 2nd td à rendre (dactylographié en plus marre ) pour dans 10j alors je garantie pas la rapidité dans les réponses!^^]

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Jeu Oct 12 2006, 22:40

Evangéline a écrit:
-Nous dormirons ensemble, si cela peut vous appaiser, mais il est hors de propos que Marie soit l'appât, je m'y oppose! Elle a une famille qui l'attend et j'en suis garante...

D'Artagnan se raidit un peu en entendant cette phrase. Il mit ses mains sur ses hanches, comme s'il était un peu agacé. Il répondit à Evangéline une fois qu'elle eut fini :

D'Artagnan : " Mais il ne s'agit point de servir d'appât ! Il s'agit d'organiser les priorités...
La vie de votre petite Marie m'est précieuse, autant que la vôtre... Mais c'est votre personne qui est au centre de cette affaire, c'est vous "l'appât" en quelque sorte, et tout comme lorsqu'on pêche dans la Dordogne : on n'attrape le poisson qu'avec un appât vivant !"

Il n'osa quand même pas ajouter "et qui frétille", même s'il en avait grande envie.
Il se mit à arpenter la pièce de long en large à grandes enjambées avant de s'arrêter pour dire avec un grand geste du bras :


D'Artagnan : "Raah ! De toutes façons si vous suivez mes recommandations, il ne vous arrivera rien ! Quatre précautions valent mieux que trois n'est ce pas ?
Et je me charge du reste de votre sécurité...
Faire l'enfant n'est pas de mise dans ce genre d'affaire ! "

"organiser les priorités", voilà une phrase que Richelieu ou Mazarin n'auraient pas reniée. Encore une preuve que ses fréquentations de jadis avaient quelque peu déteints sur D'Artagnan.

D'Artagnan : "Bon... Hum... Je suppose que ma deuxième recommandation va vous déplaire aussi !"

Il se campa droit dans ses grandes bottes de cuir qui craquèrent un peu. Ce qu'il avait à demander était un peu délicat, finalement il fit comme à la bataille et se lança de front :

D'Artagnan : "J'ignore quelle est l'étendue de votre vie galante Madame, et loin de moi l'idée de chercher à en connaître l'importance, mais quelle qu'elle soit il va falloir... Disons la mettre en "repos" pour le temps de cette affaire...
Il est si facile d'atteindre une femme en utilisant un de ses amants que je ne saurais trop vous recommander d'une part de ne jamais passer la nuit chez un homme qui vous y inviterait et bien entendu de ne jamais en amener un chez vous.
Pour ce qui est des dames..."

Une pensée grivoise traversa son esprit, pensée peut-être provoquée par l'image d'Evangéline dormant avec sa servante. Mais elle apparut à peine sur son visage sous la forme d'une furtive esquisse de sourire.

D'Artagnan : "Je vous laisse le soin de juger en fonction... de la profondeur des relations que vous entretenez avec elles...
En tous cas vous pouvez chercher des alliées, mais méfiez vous de tout le monde, et ne pipez mot de cela à personne !"

Cette recommandation de sevrage galant était tout naturellement guidée par la réputation de légèreté de moeurs qu'avaient les comédiennes.
D'Artagnan, tout ignard qu'il était de la vertu d'Evangéline
[Hj : tu parles Charles Mr.Red ] , ne faisait qu'appliquer ce qu'il en savait...

[Pauvre Nessie, c quoi ton TD cette fois : l'étude d'une facture d'un marchand de vin de la ville de Tyr au centurion Caïus Ruinus sous le règne de Néron. Mr. Green Bon courage en tous cas Wink ]

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Jeu Oct 12 2006, 23:19

(HS Pardon, loin de moi l'idée de vous dire d'aller plus vite (au fond, c'Est pas vrai, c'est le but premier de mon intervention) mais il y a des mousquetaires qui attendent D'Artagnan pour qu'on aille trancher ses têtes traitresses... donc svp.... merci Wink)

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Ven Oct 13 2006, 09:55

[Hj : il serait pas un peu jaloux notre ami Elrohir. Mr. Green T'en fais pas ! Je vais te la rendre ta maîtresse ! Pas mon genre de piquer les femmes des autres, nonnnnnn... Mr.Red
Mais je ne vous oublie pas vous autres, en fait je pensais que c'était à Athos Razz. Je répondrai ce soir alors. Wink ]

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Ven Oct 13 2006, 11:54

(HS Jaloux moi?? Désolé, mais Elrohir n'a pas le luxe d'être jaloux, il n'aurait pas de raison pour le moment Razz Bon, on vous attend, capitaine Wink Rien de mieux qu'une bonne bagarre pour nous remettre sur pied:))

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Ven Oct 13 2006, 13:23

D'Artagnan a écrit:
[Hj : en fait je pensais que c'était à Athos ]

(HJ: Eh bien, Athos et Aramis sont joués par la même personne, mais, cher ami, si vous préférez, je puis toujours offrir une réponse, quoiqu'en la circonstance, et le message d'Aramis, et celui d'Elrohir demandent à ce que ce soit vous, très cher, qui répondiez Wink )

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Sam Oct 14 2006, 09:10

[Lol! Non, non, on ne peut pas tjrs s'ammuser comme ça! Là c'est un acte de donation de 897 par Abselme, évêque de Limoges... Mr. Green Et en plus mon pc m'a laché alors... thumbs up mdr!]

Citation :
"Bon... Hum... Je suppose que ma deuxième recommandation va vous déplaire aussi !"

Evangéline ne répondit rien mais n'en pensait à l'évidence pas moins et le silence qu'elle affichait ainsi que l'expression qui se peignit sur son visage n'étaient pas faites pour contredire le capitaine...

Ca, D'Artagnan s'était lancé de front... Et la courtisane avait été frappé de plein fouet! Sa vie galante?! Non, mais en quoi...?! Qu'est ce qu'il...?! Interroger ainsi une dame sur un sujet si tut et dissimulé par tous ceux qui avaient un peu de sens chrétien, c'était bien là les manières d'un Gascon! N'oublions point cependant que ces secrets n'avaient pas de scrupules a être livrés dans la discrétion d'une oreille bien tendue par ces mêmes personnes...
Une telle franchise dans les propos, venant d'un gentilhomme, avait tout d'inconvenant et de désarçonnant. Evangéline se trouva ainsi entre deux humeurs, l'une, sa raison, qui lui faisait entendre les propros du mousquetaire, l'autre, son honneur, qui lui faisait s'indigner de telles insinuations ouvertes.
S'entourer de quelques amants bien choisis, avait cela d'utile que les confidences se faisaient bien plus facilement... Ce que les hommes pouvaient s'oublier dans les bras d'une femme! C'était pourtant bien peut prudent alors que l'ennemi la connaissait. Evidemment, elle n'allait pas si crûment faire part de ses considérations à D'Artagnan qui était rudement entré dans le sujet! Allons, elle n'était pas fille d'auberge!

Evangéline agit donc en précieuse et, les lèvres résoluement pincées, le menton un peu plus haut, ferma d'un geste sec l'eventail qu'elle tenait à demi-ouvert dans sa main gauche. Cette réponse sans parole avait le mérite de laisser parler justement ces deux humeurs, que D'Artagnan choisisse d'y voir celle qu'il voulait!
Pareillement, lorsqu'il évoqua le silence qu'elle devait observer concernant toute cette affaire, l'espionne en fut piquée.


*Une telle recommendation est-elle bien nécessaire, capitaine?*

Puis, derrière eux, la pendule tinta un coup pour la demie-heure, il était 16h30. L'office était à 17h ce soir, il y en aurait un autre à minuit, et encore un autre le lendemain dans la matinée... Il fallait y être, le Roi comptait les présents et surtout les absents...
Dans le salon de la Montberry, tous savaient ce qu'ils avaient à faire. L'entreprise promettait des moments délicats mais tout du moins la jeune femme ne se sentait plus seule avec sa charge et libérée un peu de son fardeau...
En s'avançant Evangéline, s'étant départie de son sentiment d'outrage et revenue à une mine plus agréable, entama la conclusion de leur entrevue:


-Vos conseils ont bien été entendus, monsieur D'Artagnan et soyez assuré de ma reconnaissance pour tout votre dévouement et votre peine. Je ne doute plus du succès de cette mission maintenant qu'elle est entre vos mains.
Si vous voulez bien m'excuser, néanmoins, le Christ n'attend pas...

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Sam Oct 14 2006, 16:28

La figure d'Evangéline, son silence et son petit jeu d'évantail ne manquèrent pas de faire comprendre à D'Artagnan ce qu'on pensait de ses conseils.
Mais en réalité peu lui importait que la belle se sentît un peu choqué sur le moment, ou feignît de l'être.
Il savait de toute manière que l'on peut leur donner les conseils les plus sages, les femmes n'en font toujours qu'à leur tête. Ce qui n'est pas forcément un gage d'insuccès : il est parfois payant de se montrer imprudent, si l'on a de la chance...
Pour être encore en vie, Evangéline en avait de la chance et cela n'échappait à un vieux soldat comme D'Artagnan qui sait combien c'est un facteur décisif à la guerre comme à la cour.

En fait ses conseils il ne les prodiguait que parce qu'il fallait les dires : libres à elle de s'organiser après comme elle le voulait et d'en faire son profit. L'important, c'est que les choses eussent été dites.

La dernière phrase qu'elle prononçât en face de lui le fit sourire. Il lui répondit :


D'Artagnan : "En effet... Et comme nous allons avoir grand besoin de son concourt, mieux vaut ne point le négliger. Je vous missionne de lui faire une petite prière de ma part car j'ai malheureusement beaucoup à faire de mon côté : je ne serai donc pas à l'office."

Il tendit le bras vers Marie qui alla tout de suite lui chercher son manteau.
Pendant ce court laps de temps, D'Artagnan qui avait encore d'autres conseils à formuler : ne jamais rien toucher lors des dîner public, ne jamais longer un mur extérieur au risque de prendre "accidentellement" une tuile sur le crâne, ne jamais rien écrire préférer retenir, ect... préféra détendre un peu la lourdeur de l'ambiance, l'air aimable d'Evangéline l'inspirant sans doute :


D'Artagnan : "La prochaine fois que vous me ferez venir ici, n'ommettez point l'Armagnac ! Vous avez vu à quel point ce breuvage est magique. Le vôtre est d'ailleurs succulent : fin, épicé, sans trop d'alcool, il chante en bouche comme baiser de femme !
Son odeur me remémore le pays... Quand enfant je me cachais dans les fourrées du bord de la route pour effrayer le curé qui passait après une messe disons... bien arosée.
Je mettais deux petits bâtons sur ma tête et le pauvre croyait avoir vu le diable ! "

D'Artagnan en parlant avait comme subitement retrouvé son accent du sud ouest, cela se produisant toujours lorsqu'il parlait de son pays natal, comme le verni parisien se trouvait brusquement balayé par les souvenirs.
Mari arriva et lui tendit son manteau et son épée.

Il remercia la jeune servante d'un petit mouvement de tête.

Une fois revêtu, comme promis il sortit son pistolet d'un plis de sa pelisse.
C'était un pistolet de taille moyenne, mais déjà très grand pour une femme. Une arme magnifique par ailleurs...
Il le donna à Marie ainsi qu'un petit sachet de poudre et de balles.


D'Artagnan : "Tenez. Je vous en ferai mener des plus petits, mais en attendant cela pourra servir au moins à se rassurer. "

Puis se tournant vers Evangéline, il inspira fortement et se résolut à prendre congé.

D'Artagnan : "Madame de Montberry, seul le plaisir de vous mieux connaître me permet de supporter les douleureuses nouvelles dont vous êtes porteuses.
Je continue l'enquête de notre ami de mon côté, tandis que vous mettez en place votre piège à loup.
S'il existe encore je retrouverai Verchère et s'il n'est plus de ce monde, je le vengerai !

Tenons nous informé régulièrement des évolutions de chacun : Marie pourrait être notre agent de liaison, elle est fine, discrète et m'a l'air fort dégourdie. Souvenez vous du foulard rouge à la fenêtre si vous désirez me parler d'urgence. Je les surveillerai régulièrement."

Il prit délicatement la main d'Evangéline et dit :

D'Artagnan : "Maintenant que nos deux forces sont associées, assurément nous sommes invulnérables.
Pour le Roi, madame."

Il se pencha et déposa un léger baiser du bout de ses lèvres sur la deuxième rangée de phalanges des doigts parfumés d'Evangéline. Il fit si légèrement qu'elle ne sentit point sa moustache cette fois ci.

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Dim Oct 15 2006, 20:39

Un Gascon qui félicitait son armagnac, il y avait de quoi s'en trouver flattée, assurément et Evangéline eut l'orgueil de savourer le compliment. On disait que les meilleurs vins venaient à la Cour, bien sûr, mais avec cette manie de tout couper avec de l'eau, les parfums laissaient tous ce goût d'inachevé dans la bouche. L'armagnac, lui, ne souffrait pas d'être dénaturé, il était plein et entier lorsqu'il flirtait avec le palais et la gorge, bien facile en somme d'y voir là le caractère du pays...

Puis il fut offert à la courtisane la vision farfelue d'un D'Artagnan en culotte courte qui défiait le regard de Dieu et elle prit une mine faussement réprobatrice mais ne dissimulait pas son air plus qu'amusé par cette pensée:


-Gare à vous d'avoir à en répondre devant le tribunal divin, capitaine...

Alors que D'Artagnan était paré de ses atours pour sortir, Evangéline vit passer devant elle un pistolet qui avait la longueur de son avant-bras et Marie qui le reçut, lâcha un hocquet de surprise lorsqu'elle l'eut entre les mains qui s'abaissèrent violemment sous le poids de l'arme.

L'hôte se tourna vers son invité qui se retirait:


-Le plaisir est partagé, mon ami. Merci de vous être déplacé si vite, il est loin d'être trop tard, tout reste encore à être fait. Puissiez-vous retrouver Elrohir sain et sauf, je lui suis redevable de tant...

Marie qui se trouvait complimentée piqua un fard et baissa un peu les yeux. Si ses vertus étaient nombreuses, il n'en demeurait pas moins qu'elle savourait la moindre parcelle de gloire qui lui était donnée...
Alors que D'Artagnan se penchait, Evangéline assura:


-Je prierais pour la France...

La France, le Roi, la même chose en somme. Evangéline avait souvent recours à Dieu _de façon bien toujours intéressée il fallait l'avouer_ et jusque là il ne l'avait jamais abandonnée. Elle espèrait secrètement qu'il ne se rendrait pas compte de la supercherie cette fois...


[Voilà messieurs les mousquetaires, le capitaine est tout à vous! Razz]

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Mar Oct 17 2006, 23:00

[Hj : je prends congé, même si c'est avec regret. On est bien chez Evy : l'Armagnac est bon, l'hôtesse est charmante, il s'embête pas le petit père Verchère Mr. Green ]

Se relevant après le baise main. Il refit une gracieuse révérence que ses jambes de quasi cinquantenaire lui permettaient encore et après un sourire pour toutes deux, il se dirigea vers la porte qu'il ouvrit lui même avant que Marie n'ai eu le temps de bouger.

Remettant son chapeau emplumé, qu'il tenait à la main jusqu'ici, il allait sortir lorsqu'il se retourna brusquement.
La main sur la poignée il dit :


D'Artagnan : "Une dernière petite chose : il est fort probable que vos faits et gestes soient épiés en permanence. Notre entrevue de ce soir n'est certainement pas passée inapperçue aux yeux des agents de notre ennemi.
Aussi, dans votre jeu si cela vient sur la table, ne niez pas m'avoir mis au fait, jusqu'au point qui vous conviendra, mais ne le niez pas : quand on est découvert, il est inutile de continuer à se cacher.

Saluez sa majesté de ma part.
Adieu"

Et il sortit pour rejoindre la salle des mousquetaires, après une balade dans le froid de canard de ce 24 décembre 1663.

La suite dans la salle de réunion du quartier des Mousquetaires

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MessageSujet: Re: Appartement d'Evangéline   Jeu Jan 04 2007, 15:08

.: Dîner de fête chez la marquise de Sévigné :.


Une belle soirée qui s'annonçait. La table était bellement garnie chez la marquise de Sévigné, tant du côté de la chère, que de celui des invités. La dame savait s'entourer, de sorte que sa compagnie fut recherchée et qu'elle put s'accorder le luxe d'accorder allégremment son amitié ou non. Les conditions n'étaient somme toute pas exorbitantes pourvu que l'on sache aligner les bons mots comme des perles, que l'on soit bien en Cour et que l'on en connaisse tout, bref la marquise se chargeait de faire s'élever les "espoirs", d'entretenir les "confirmés" et tout ce bouillon intellectuel autour d'elle l'assurait d'une place unique et d'un éclat assuré à Fontaineblau et dans le tout Paris. Un échange de bons procédés en somme...
Nous retrouvons là Evangéline que nous avions laissé un peu plus tôt dans un échange assez vif avec Elrohir de Verchères au sortir des vêpres, mais à cette heure, celle-ci avait rangé ses intrigues et ses masques dans sa garde-robe et elle s'ébrouait avec délice dans son costume de courtisane qui ne lui demandait aucun effort, aucune dissimulation. Ou plutôt si, en réalité, c'était tout ce dont il s'agissait: côteries, "on dit", murmures... Bien alors c'est peut-être pour cela qu'elle y excellait!
On parlait à n'en plus finir, on riait de tout, de rien, de tout le monde et de chacun, de soi même aussi, le tout avec une désinvolture toute apparente et pourtant toute étudiée, le but étant d'être pris au sérieux sans se prendre au sérieux, toute une gymanastique qui brisait les moins lestes et portait aux nues les plus prompts. Un mode de vie qui avait ici force de loi.
Bref, on en était à parler du trépassement de la Florensac aux pieds du Roi et de la brûlure fatale des rayons du Soleil _étrange d'ailleurs cette brûlure, ne l'aurait-on pas aidée par quelque breuvages que ce fut?! La marquise déjà faisait passer ses propres suspicions pour fait avéré_ lorsque les sorbets firent leur entrée: là un vert émeraude, là un jaune poussin, là un rouge passion, Evangéline se vit poser devant elle un bleu violacé. Elle considéra un instant l'orbe de givre qui la fixait dans les yeux et trouva bien étrange de donner à manger à ses invités ce qu'il suffisait de ramasser sur un branche en cette saison-ci... Mais enfin, lorsqu'il fondit sur la langue, le délicieux goût de mûre lava en un instant la lourdeur des cailles qui venaient de passer juste avant...
Un valet de la marquise fit le tour de la table et vint se pencher à l'oreille de celle-ci, personne ne remarqua quoi que ce soit jusqu'à ce que celle-ci pousse un cri alerté:


-Notre Reine se meurt!

Aussitôt, l'assemblée reprit en choeur sa mine effarée et stupéfaite. Evangéline demeura interdite. Marie-Thérèse?! Elle ne la savait pas malade... Ah non... L'autre Reine! Les autres avaient tous fait le lien, il lui avait fallut cinq secondes... Non vraiment, ces fichues complots de mousquetaires allaient lui bouffer ses réflexes de société! il lui fallut encore une seconde pour se lever alors que tous déjà étaient sur leurs deux jambes prêts à courir vers la chambre de la mourrante. Hors de question de ne pas y être! Difficile de savoir s'ils s'inquiétaient plus du salut de la matriarche qu'à leur propre rang. A vie publique, mort publique.

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