1663 : Face aux Feux du Soleil

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 Promenade à l'ombre

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Evangéline
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MessageSujet: Promenade à l'ombre   Jeu Nov 24 2005, 13:14

Pour se délasser de toute l'agitation de sa journée, Evangéline était sortie des murs du château et marchait à présent dans les jardins de Fontainebleau.
L'après-midi tirait sur sa fin, mais le soleil était encore haut dans le ciel bleu, semé de gros nuages blancs cotonneux et une gentille brise soulevait rubans et boucles de cheveux. La jeune femme s'approcha du lac où se reflétait l'azur et les arbres qui le bordaient, la présence de l'eau calme avait tout d'apaisante et elle ferma un instant les yeux.
Peu avant de se décider à sortir, elle s'était vu remettre par une des dames de compagnie de la Reine Marie-Thérèse un placet l'invitant à se rendre dans les appartements de celle-ci le lendemain après le déjeuner. Elle avait le souhait que l'actrice lui rende visite pour lui faire un brin de conversation. En réalité, la Reine s'ennuyait à mourir confinée dans ses chambres avec ses dames espagnoles, ses nains et ses chiens... Evangéline avait eut un jour l'idée (mauvaise pensait-elle maintenant) de s'entretenir avec elle en espagnol et la pauvre Marie-Thérèse s'était trouvée toute heureuse de pouvoir parler à quelqu'un à la Cour, sans etre perdue dans un français qu'elle maitrisait, pour ainsi dire, d'une façon exécrable. C'eut pu etre un honneur pour Evangéline, car ça en était un... mais elle avait à présent la perspective d'une après-midi ennuyeuse à mourir à lire du Cervantes à une Reine qui, il fallait bien le dire, manquait cruellement de conversation... Tant qu'on ne la forçait pas à ingurgiter de ce chocolat à la cannelle à nouveau... Une fois, par politesse, elle ne s'était pas vue en refuser à chaque fois qu'il lui en était proposé. Le résultat de sa trop grande courtoisie avait été une nuit blanche en passant du jaune au vert... En repensant au met, elle faillit en avoir un haut-le-coeur...


*Etre courtisane nuit gravement à la santé!* pensa-t-elle en riant à demi.

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Evangéline
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MessageSujet: Re: Promenade à l'ombre   Ven Déc 02 2005, 10:44

Alors qu'elle s'était assise sur un banc pour profiter du calme du soir tombant, une branche craqua derrière elle. Evangéline tendit l'oreille et alors qu'elle allait se retourner un bras passa devant elle et lui colla devant les yeux un parchemin sur lequel était inscrit en grosses lettres tourbillonantes de volutes: "L'Ecole des Femmes". Elle sourit:

"Mon pauvre Jean-Baptiste! Tu ne peux jamais faire comme tout le monde n'est ce pas? Te présenter bien poliment par exemple..."

L'homme lui prit la main et la baisa:

"Molière pour vous servir..."
Puis restant courbé, il s'embarqua dans toute une série de révérences et d'hommages pompeux qui firent rire Evangéline aux éclats.

"Assez! Cesse tes pitreries et montre moi de plus près ce chef d'oeuvre que tu nous prépare! Tu as éveillé ma curiosité!"

Molière se redressa, tout heureux d'avoir attirer son attention sur sa pièce et donna le parchemin à l'actrice:

"Tiens ma belle! C'est un cadeau! Tu sera la première à le lire enfin terminé!"

Evangéline sourit et fit défiler rapidement les pages sans vraiment les lire, mais déjà elle pouvait entrevoir une galerie de nouveaux noms et de nouveaux personnages. Elle plissa le nez, Jean Baptiste lui fronça les sourcils:

"Quoi?! Ca ne te plait pas?"

"Dis donc! Ton titre c'est L'Ecole des Femmes non? Et si je ne m'abuse, je ne vois là que deux roles de femmes: Agnès et Georgette... Une oie blanche et une servante...Que des hommes après! Encore une pièce dénigrant notre sexe?" Elle le regarda d'un air ingénu, attendant une explication de l'auteur. Celui ci rougit et baissa légèremment la tete:

"C'est que... Bonnes actrices ne sont pas choses courantes... Pourquoi faire plusieurs roles médiocres pour deux excellents?!" Molière lui adressa un grand sourire flatteur. Evangéline ne put s'empecher de s'amuser de son air penaud, elle reprit en regardant le parchemin:

"Je te promets de le lire à tete reposée cette nuit et t'en donnerais mon avis demain matin. La journée fut longue, je n'ais pas la tête à cela pour le moment..."

Molière sembla se réveiller d'une longue torpeur et se redressa tout d'un coup:

"Grand Dieu c'est vrai oui! Tu reviens de Paris! Pardonne moi! Cette pièce a été mon seul sujet de préoccupation ces derniers temps! Quel rustre je fais! Raconte moi tout! "

La jeune femme le regarda d'un air entendu, Jean-Baptiste hocha la tete, comprenant:

"Oui, d'accord, pas tout... Je sais bien que tu ne le peux pas... "

"Bien, pour etre brève et concise, tout fonctionné comme prévu. Ceux qui étaient soupçonnés étaient coupables et seront châtiés en conséquences... "

Molière lui avait prit la main d'un geste tendre et amical, à 40 ans, il faisait figure pour elle qui avait 27 ans d'un protecteur, d'un mentor, d'un ami. Il était dans la réputation de l'auteur d'entetenir bon nombre d'affaires de coeur avec ses actrices, mais jamais il n'avait jamais touché Evangéline. Quand bien meme aurait-il voulu le faire, un seul regard d'elle l'aurait refroidi sur place... La méfiance que celle ci entretenait à l'égard des hommes était notoire et elle savait les faire tenir en respect par sa seule présence.

suite

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Evangéline
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MessageSujet: Re: Promenade à l'ombre   Mer Déc 14 2005, 12:22

Après avoir discuté un instant avec la Marquise de Montespan, Evangéline avait profité de ce que le comte de Guiche se soit approché pour tenter une retraite vers le chateau.

"Félicitations pour vos bonnes manières, Melle de Montberry! Vous pouvez etre sure que les échos de cette entrevue déplorable feront le tour de la Cour avant ce soir!" gromella Molière. Evangéline lui jeta un regard assassin:

"C'est ces chaussures neuves! Elles viennent d'Italie, et ont couté une fortune au passage, mais elles me meurtrissent les talons! C'est insoutenable!"

La jeune femme avait passé son bras à celui de son ami et ils se dirigeaient maintenant ensemble dans les allées gravillonnées.

"Tiens, j'ai entendu dire que la Reine réclamait ta présence demain après-midi..."

"C'est juste! Je vais lui faire la lecture! En outre me faire ruiner ma robe par les crocs de ses chiens!"

L'auteur éclata d'un rire franc:

"Tu te rappelles la dernière fois! On avait du te remplacer pour la représentation du soir! Tu avait tellement ingurgité de chocolat que tu en étais blanche! Jaune meme! C'était pas beau à voir!"

Et il continua à rire de plus belle, Evangéline le fusilla du regard avec un hocquet outré. Molière s'arreta subitement et fit mine de prendre un air concentré tout en lissant sa fine moustache.

"Tiens d'ailleurs, vois qui approche!"

Le soleil était déjà bien bas et pas fort, pourtant Marie Thérèse avançait sous une ombrelle. La petite femme replette, un oerroquet sur l'épaule, tenait en laisse trois chiens et était entourée de 8 dames de compagnie qui ne semblait guère s'amuser en sa présence. Evangéline et Molière s'arretèrent net, attendant que la Reine soit assez proche pour pouvoir exécuter les révérences et prodiguer les hommages d'usage. Marie-Thérèse sourit voyant un visage qui lui était amical et s'exclama avec un fort accent espagnol:

"Mademoiselle de Montberry! Comme je suis heureuse de vous voir!"
Après avoir salué convenablement, la jeune femme répondit:

"Tout le plaisir est pour moi Votre Majesté... Je vois que Son Altesse profite de la belle journée que Dieu nous donne pour faire quelques pas..."

Marie-Thérèse répondit évasivemment, trop occupée à dévisager Molière qui était là, visiblemment dérangée par sa présence. En Espagne d'où elle venait, on appréciait guère les illuminés qui faisaient les pitreries pour amuser la galerie.Pervertisseurs qu'ils étaient! Finalement elle reprit à l'attention d'Evangéline:

"Avez-vous reçu la plaçet de mon cabinet, ma chère?"

"Oui, Madame. J'ai d'ailleurs aussitot répondu à votre valet. C'est un très grand honneur pour moi! J'en brule d'impatience!" repondit l'actrice sans crainte aucune de l'emphase.

"Croyez que c'est tout à fait réciproque, cariña!"
Puis reportant un instant son attention sur l'auteur, la Reine continua:

"Peut etre que Monsieur Poquelin peut se joindre à nous si l'envie lui en est..."


L'effort était presque surhumain. Mais après tout la Cour l'appréciait... Plus encore le Roi l'appréciait... Alors...
Molière tout aussi étonné qu'Evangéline fut un instant désarçonné puis il répondit dans une profonde révérence:


"Sa Majesté me comble de joie!"

La Reine prit alors congé d'eux et s'en fut avec sa suite muette. Evangéline et Molière se dévisagèrent.

"Les miracles existeraient-ils Jean Baptiste?! Voilà que le Reine t'assure de ses bonnes graces à ton égard?!"

"Ca je l'ignore! Ce qui est sur c'est que je n'avait pas prévu une si morne journée de demain! " répondit-il en esquissant une moue.

"Bienvenue dans mon monde!" répliqua Evangéline tandis qu'ils montaient ensemble les marches du palais.

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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Promenade à l'ombre   Sam Déc 24 2005, 14:16

Et c'est a cet instant que Louis les descendait, les marches du palais.

Il tourna la tête vers Evangéline et Moliere, surpris de les croiser tous deux ensemble. Il avait perdu l'habitude de les voir au palais, l'un occupé par l'écriture, l'autre occupée par... autre chose.

Finallement, la surprise passée, il s'aretta en souriant.
Respectant le protocole a la lettre, ses sujets s'inclinerent aussitot, mais Louis n'y faisait plus attention depuis longtemps.


-Alors, vous avez croisé la reine ?

Il se retourna vers les jardins, où effectivement des plumes voltigeaient sur le passage de Marie-Therese.

Il ne faisait aucun doute, en entendant le Roy prononcer ces mots, qu'il éprouvait un incroyable dédain, presque du dégout pour celle qu'on lui avait coltiner pour femme.
Elle avait grossis, et s'était enlaidie, et a présent cherchait par tous les moyens a attirer de nouveau Louis dans sa couche : il la fuyait comme la peste. Elle mangeait trop, mais avait beau prétendre cette grosseur passagere, Louis ne pouvait pas, c'était physique, honorer sa couche dans cette état ! Elle en était venue a prétendre une nouvelle grossesse a quelques courtisans bavards, sûre que la rumeur parviendrait jusqu'au oreilles du Roy.
Celui-ci, nullement dupe, avait simplement déclaré : "Grand bien lui fasse ! Je reviendrais la voir a la délivrance."

Mais pour l'heure, Louis ne pensait pas a Marie-Therese, juste a la belle Evangéline qui lui faisait fasse, au talentueux Pocquelin qui semblait rester en retrait.


-Aurions-nous l'honneur de vous voir également a la loterie, Moliere ? J'ai ouïe dire que vous aviez donné votre parole d'être présente, Mlle Montberry. Je vous crois une femme d'honneur.

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Evangéline
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MessageSujet: Re: Promenade à l'ombre   Sam Déc 24 2005, 16:48

Evangéline avait sourit à la vue du Roi. La Reine avait raté son royal époux, elle s'en serait étouffée si elle s'en était rendue compte! Voilà bien un couple mal assorti que ce deux là! Au plus grand Roi du monde était associé une bigote replette et sans aucun sens commun... Parfois, il était aisément apparent que Louis avait honte de sa femme. Il lui était meme parfois difficile de le dissimuler. Elle était fade autant qu'il était brillant... Elle n'avait pas l'étoffe de la Reine-mère, Anne d'Autriche, et manquait de vivacité d'esprit. Elle n'était pas sotte, mais la meilleure des éducations ne pouvait réussir à combler un manque cruel de conversation et de mots d'esprits si prisés à la Cour de France qui n'avait rien à voir avec l'ascèse de celle d'Espagne.

Après les salutations d'usage, Evangéline répondit au Roi.

Citation :
Alors, vous avez croisé la reine ?

"En effet, Sire, elle semble en très belle et grande santé. Que Dieu, dans Sa miséricorde, la garde sans Sa lumière! Elle a eut la bonté de me convier dans ses appartements demain après le déjeuner pour passer une très agréable journée, de meme que monsieur Poquelin ici présent..."

Citation :
Aurions-nous l'honneur de vous voir également a la loterie, Moliere ? J'ai ouïe dire que vous aviez donné votre parole d'être présente, Mlle Montberry. Je vous crois une femme d'honneur.

Evangéline rit doucement en cachant sa bouche de son éventail, d'un geste pudique.

"Votre Majesté n'ignore pas que les divertissements qu'Elle a l'amabilité de nous offrir m'enchantent et m'émerveillent toujours un peu plus! Et puisque j'ai l'immense honneur d'avoir été conviée à la fete, je serais bien entendue infiniment heureuse d'y participer... Quant à mon honneur, il réside dans votre bon plaisir et votre volonté..."

Molière, lui, avait par galanterie laissé Evangéline répondre en premier. Lorsqu'elle eut terminé, il dit à son tour en s'inclinant de nouveau:

"Je vous remercie grandemment, Altesse, de m'honorer de la sorte et j'ais pour plus grand désir d'etre d'avance à ce soir!"

Les deux acteurs ne craignaient pas de faire pleuvoir sur le Roi toute leurs flatteries. Il aimait tellement que ses courtisants trépignent à l'idée d'etre présents à l'une de ses réceptions...

suite à la loterie

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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Promenade à l'ombre   Lun Déc 26 2005, 17:08

Le Roy n'était pas né de la derniere pluie, et savait pertinemment que les diners de la reine était aussi appréciés que les cris stridents de son perroquet.

Citation :
"En effet, Sire, elle semble en très belle et grande santé. Que Dieu, dans Sa miséricorde, la garde sans Sa lumière!

Peut-être la langue d'Evangéline avait-elle fourché, ou peut-être n'était-ce pas innocent, toujours est-il qu'elle arracha un sourire du Roy.

-Certes, certes, la lumiere de Dieu serait bien trop vive pour son teint diaphane...

Citation :
Elle a eut la bonté de me convier dans ses appartements demain après le déjeuner pour passer une très agréable journée, de meme que monsieur Poquelin ici présent..."

Louis feint la surprise, mais ses levres étirées ne trompait pas : il se retenait de rire.
Se retournant vers Moliere, il s'efforçait de paraitre a la fois surpris et interessé, alors qu'il se gaussait en vérité de la malchance de l'écrivain.


-Ainsi, elle vous initie vous aussi ? Je la croyais en froid avec tout ce qui ressemble de pres ou de loin a du génie français... enfin, peut-être egayerez vous sa soirée avec quelques vers bien choisis.
Vous m'excuserez de ne point m'y présenter, n'est ce pas ? Les affaires royales, quel accablement !

Le Roy qui s'excusait, c'était un peu gros pour relfeter ses véritables sentiments... Impossible que Jean-Baptiste ne comprenne pas sa gentille moquerie...
Citation :
"Votre Majesté n'ignore pas que les divertissements qu'Elle a l'amabilité de nous offrir m'enchantent et m'émerveillent toujours un peu plus! Et puisque j'ai l'immense honneur d'avoir été conviée à la fete, je serais bien entendue infiniment heureuse d'y participer... Quant à mon honneur, il réside dans votre bon plaisir et votre volonté..."

Louis ne répondit rien tout d'abord, accordant simplement un sourire bienveillant a la demoiselle... Et puis, la voix un peu plus basse que précédemment, ne dévoilant plus rien de cocasse, mais bien plus de sous-entendus, il répliqua :

-Je m'éfforcerais alors de ne me plaire que dans des activités qui ne puissent vous déshonorer.

Citation :
"Je vous remercie grandemment, Altesse, de m'honorer de la sorte et j'ais pour plus grand désir d'etre d'avance à ce soir!"

-Ah ! Fort bien ! Vous y verrez surement votre ami Racine, s'il daigne venir. Peut-être assisterons nous a quelque joutes verbales, qui sait ?

-Sur ce, vous me voyez désolé, mais je ne puis m'attarder. Je vous retrouve ce soir...

Et Louis tourna les talons, sans autre forme de salutation, l'assurance de voir cet homme et cette femme dont il appréciait tant le jeu sur scene que dans la vie, a la loterie...

( Le chant du rossignol )

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